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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 06:28
17 avril - Journée internationale des prisonniers politiques - Liberté pour les prisonniers et prisonnières politiques palestiniens ( AFPS et PCF)

Journée internationale des prisonniers politiques - Liberté pour les prisonniers et les prisonnières politiques palestinien·es

https://www.france-palestine.org/Journee-internationale-des-prisonniers-politiques-Liberte-pour-les-prisonniers

 

Aujourd’hui, 4450 hommes, femmes, enfants, prisonnier·es politiques palestinien·nes sont détenu·es dans les geôles israéliennes.

Parmi eux, 140 enfants (moins de 18 ans), privés de scolarité ; 10 députés (membres du conseil législatif palestinien) privés de leur droit d’exercer leur mandat ; 26 journalistes pour avoir exercé leur droit à informer ; 440 sont en détention administrative (dont des enfants), c’est-à-dire emprisonnés sans inculpation ni jugement, 1 à 6 mois renouvelables indéfiniment.

Ainsi, la députée et militante féministe Khalida Jarrar a été condamnée à 2 ans de prison après avoir attendu son jugement pendant 16 mois. Marwan Barghouti, également député, condamné par les tribunaux d’occupation à 5 fois la perpétuité et emprisonné depuis 19 ans.

Les arrestations sont violentes et on lieu très souvent lors de raids nocturnes par des soldats lourdement armés.

Il s’agit d’une parodie de justice, d’une justice d’occupation. En Cisjordanie, les procédures sont militaires. Ce sont des tribunaux et des cours d’appels composés de militaires israéliens qui siègent au sein de 25 prisons ou centres de détention pour juger les Palestiniens.

Depuis 1967, près d’un million de palestiniens et de palestiniennes ont été emprisonné·es par les autorités militaires israéliennes. Ce chiffre illustre la politique de répression du peuple palestinien par les autorités israéliennes. Les arrestations et l’emprisonnement de masse sont une pratique systémique, pièces maitresses de l’occupation de la Palestine et du régime d’apartheid israélien. Il s’agit d’une attaque contre toute la société palestinienne.

Les conditions de détention sont indignes, les tortures lors des interrogatoires, la négligence et la maltraitance médicales sont d’usage courant.

Toutes ces pratiques violent le droit international des droits humains et le droit humanitaire de la guerre : Déclaration Universelle des droits de l’homme, IVème convention de Genève, Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (C.I.D.E.).

En ce 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens,

L’AFPS dénonce la violation du droit international par l’État d’Israël.

L’AFPS demande que la France prenne les mesures qui s’imposent pour faire pression sur l’État d’Israël afin qu’il cesse cette politique illégales et indigne.

Aux côtés des défenseurs des droits humains palestiniens, nous demandons la libération de tous les prisonniers et toutes les prisonnières politiques palestinien·nes !

Le Bureau National de l'AFPS
Le 16 avril 2021

Rappel: deux conférences en ligne ce week-end sur ce sujet
- ce samedi 17 avril à 15h à l'initiative du réseau Barghouthi des villes françaises ayant pour citoyen d'honneur un prisonnier palestinien
  https://www.france-palestine.org/Visioconference-Solidarite-avec-les-prisonniers-politiques-palestiniens
- ce dimanche 18 avril à 17h, à l'appel de la campagne pour la libération immédiate des enfants palestiniens prisonniers d’Israël (dont l’AFPS est membre)
  https://www.france-palestine.org/Webinaire-sur-la-situation-des-enfants-palestiniens-emprisonnes-par-Israel

17 avril - Journée internationale des prisonniers politiques - Liberté pour les prisonniers et prisonnières politiques palestiniens ( AFPS et PCF)

17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens:

ils sont 4450 enfermés dans les geôles israéliennes, parmi eux, 140 enfants, 37 femmes et 440 détenus administratifs. La crise sanitaire n’a pas ralenti les arrestations puisque depuis septembre 2020, ce sont 100 Palestiniens de plus qui sont dans cette situation insoluble, ce type de détention de 6 mois, sans procès, pouvant être renouvelé à l’infini.

Alors qu’au moins 140 prisonniers auraient contracté le virus depuis le début de la pandémie, le gouvernement israélien par la voix du ministre de la Sécurité publique, Amir Ohana, a enjoint l’administration pénitentiaire d’attendre pour vacciner les détenus palestiniens. Il a fallu la pression d’ONG et de la justice pour qu’il fasse machine arrière.

La question des prisonniers et de leur libération sans conditions reste un acte central des revendications palestiniennes. Selon les derniers sondages du Palestinian Center for Policy and Survey Research, Marwan Barghouti, incarcéré depuis 19 ans et condamné à 5 peines à perpétuité, est même donné vainqueur des prochaines élections qui pourraient se dérouler à l’été.

C’est parce que le PCF soutient les droits du peuple palestinien que nous avons choisi ce moment pour lancer notre premier bulletin « Pour une paix juste et durable ».

La période ne permettant pas les rencontres dans le réel, il nous a paru utile de partager au moins virtuellement des éléments d’analyse de notre collectif sur l’actualité palestinienne et israélienne, les communiqués mais aussi des choix de lectures, de vidéos…

Il a été élaboré par le collectif de travail « Pour une paix juste et durable » qui se réunit depuis une dizaine d’année. N’hésitez pas à le partager !

Pour s’inscrire, contactez-nous par mail : collectif-palestine@pcf.fr

Mathilde Caroly
responsable du collectif Palestine du PCF

 

442 parlementaires européens …

visuel_colonisation-Palestine.jpg

Le gouvernement d’Israël bafoue les droits fondamentaux du peuple palestiniens. Il bénéficie du soutien inconditionnel des États-Unis (seule la résolution 2334 (2016) ne s’est pas vu opposée un véto) et aussi du silence complaisant de l’Europe.

Sous la présidence de Donald Trump les exactions se sont accélérées

Aujourd’hui Joe Biden est au pouvoir à Washington, à l’initiative de quatre anciens hauts responsables israéliens : Zehava Galon, ancienne dirigeante du parti de gauche Meretz ; Avraham Burg, ancien président de la Knesset et ancien député travailliste ; Naomi Chazan, ancienne présidente du New Israel Fund et ancienne députée Meretz ; et Michael Ben-Yair, ancien procureur général, une tribune a été proposée aux parlementaires européens (tribune en français).

« L’annexion se déroule sous nos yeux : la colonisation et les démolitions de maisons palestiniennes s’accélèrent et l’Europe doit prendre des actions immédiates et concrètes pour que cessent ces pratiques destructrices, en travaillant avec l’administration Biden », a déclaré Avraham Burg, ancien président de la Knesset, à l’AFP.

Pour répondre à cette sollicitation, 442 députés et sénateurs de 22 pays d’Europe ont signé la lettre, envoyée dans la nuit de dimanche à lundi à Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et aux ministères des Affaires étrangères des 28 pays européens.

Le PCF rappelle qu’il existe un moyen de pression légitime : la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et l’État d’Israël tant que celui-ci n’en respectera pas l’article 2. Cet article précise que l’ action de l’Union (…) repose (...) sur l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d’égalité et de solidarité, et le respect des principes de la charte des Nations Unies et du droit international », et qu’elle « s’efforce » de développer ses relations avec les pays tiers « qui partagent » ces principes.

Nathalie L'Hopitault
membre du collectif Palestine du PCF

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 06:24
Manifestation contre la dernière agression israélienne à Gaza à Brest

Manifestation contre la dernière agression israélienne à Gaza à Brest

BDS La France ne se plie pas à l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme
Vendredi 16 Avril 2021 - L'Humanité
 

La Ligue des droits de l’homme (LDH), la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) ont saisi le Comité des ministres du Conseil de l’Europe à propos des manquements de la France dans la mise en œuvre de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 11 juin 2020. Elles s’inquiètent notamment de l’attitude du ministère français de la Justice. Celui-ci se contente de demander aux procureurs de mieux motiver et caractériser leurs poursuites et entretient « volontairement une confusion entre le discours militant, dont l’appel au boycott des produits israéliens fait partie, et les propos ou actes antisémites, qui sont inacceptables par nature et réprimés pénalement ».

Pierre Barbancey

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 06:16
Contrôle des ventes d'armes : l'opacité, une spécificité française - L'Humanité, entretien de Tony Fortin avec Marc de Miramon, 17 avril 2021
Contrôle des ventes d'armes : l'opacité, une spécificité française
Samedi 17 Avril 2021

Chargé d’études à l’Observatoire des armements et auteur d’un rapport sur le contrôle des ventes de matériel militaire, Tony Fortin décrypte le retard institutionnel français et montre comment chez nos voisins le travail démocratique progresse. Entretien.

Comment expliquez-vous la faiblesse du débat en France sur la question du contrôle des armements ?

Tony Fortin Effectivement, ce débat demeure faible, à l’exception de quelques indignations conjoncturelles dès qu’on constate que des armes sont massivement utilisées pour commettre des massacres ou dans le cadre de conflits dans lesquels la France joue un rôle prépondérant, tels que le Yémen, le Rwanda ou la guerre du Golfe. Dans les années 1970-1980, déjà, les médias dénonçaient les ventes d’armes de la France à l’Afrique du Sud de l’apartheid. Pourtant, ces initiatives peinent à déclencher un véritable travail du Parlement sur le sujet. Pourquoi ? Parce qu’il y a une place prépondérante de l’outil militaire pour maintenir le rang de la France dans le monde, que l’on n’arrive pas à remettre en question.

Il y a aussi le problème de la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République, qui l’autorise à vendre des armes ou déclencher des guerres. Un relatif consensus existe au sein de la classe politique pour maintenir ces outils de puissance. À cela s’ajoute la faiblesse du Parlement en France, qui est sans cesse dévalorisé par l’exécutif, lequel ne lui donne pas les attributs nécessaires à un véritable contrôle.

Les députés n’ont pas accès aux informations qui sont disponibles dans d’autres pays de l’Union européenne, comme les quantités de matériel livré ou les notifications de refus lorsque des exportations ne sont finalement pas autorisées. Et quand les parlementaires posent une question au gouvernement, on leur oppose une fin de non-recevoir, ce qui est inimaginable ailleurs dans l’Union européenne. Il y a vingt ans, les autres pays de l’Union étaient pourtant au même niveau que nous. Ils ont progressé, contrairement à nous.

Comment s’est développée cette culture de l’opacité qui caractérise la France ?

Tony Fortin Il y a plusieurs aspects, notamment la question de l’emploi dans les sociétés d’armement ; cette idée que, dans une période de crise, il est nécessaire de maintenir l’emploi dans ce secteur, avec des syndicats puissants et des partis politiques sensibles à cette question. Ce qu’on oublie de dire, c’est que les exportations d’armes, c’est juste 1,3 % du total de nos exportations. Or, on pourrait tout à fait faire le choix de reconvertir les sociétés d’armement vers d’autres secteurs et de maintenir l’emploi. C’est une question de choix politique.

De temps en temps, un rapport parlementaire est rédigé et préconise des solutions pour lutter contre cette opacité, mais, lorsque nous sollicitons des députés pour leur mise en œuvre, on fait face à un blocage. Autre exemple, nous avons détecté une prison secrète sur le site de Total au Yémen, et cela fait des semaines que nous demandons en vain l’audition à l’Assemblée nationale de Patrick Pouyanné, le PDG du groupe.

Y a-t-il des modèles en Europe dont nous pourrions nous inspirer ?

Tony Fortin Oui, même s’il ne faut pas non plus idéaliser ce qui se passe à l’étranger, parce que ce n’est pas un simple changement institutionnel qui va tout résoudre : la politique est aussi construite par chacun de nous, par les mobilisations sociales et parlementaires. Ces vingt dernières années, il y a eu des améliorations dans un certain nombre d’États de l’Union européenne, tels que le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou l’Allemagne, sur lesquels notre dernier rapport s’est concentré de manière exhaustive, même si nous aurions pu également nous pencher sur les cas de la Suède et de l’Italie, où il y a eu aussi des progrès. Ces trois pays, qui avaient une transparence quasi nulle au début des années 2000, font maintenant preuve de toute la transparence nécessaire sur les contrats d’armement, les types et les quantités de matériel, les refus d’exportation, etc.

Icon QuoteEn France, c’est aux citoyens ou aux parlementaires de dénoncer l’État lorsqu’il a livré tel ou tel type d’armement suspect.

Au-delà de l’accès à l’information, il y a également des dispositifs qui permettent d’enclencher une surveillance par les parlementaires. Par exemple, en Allemagne ou aux Pays-Bas, ces derniers sont informés sous quinze jours des nouvelles licences d’exportation d’armements qui sont délivrées par l’État. En cas de licence litigieuse, ils sont en capacité de créer un débat en amont, avant même que le matériel ne soit exporté. Cela a transformé les pratiques politiques, mais, en France, c’est aux citoyens ou aux parlementaires de dénoncer l’État lorsqu’il a livré tel ou tel type d’armement suspect.

Au Royaume-Uni, il existe une commission parlementaire dédiée qui mène des enquêtes sur les ventes d’armes britanniques. Par exemple, le débat sur la guerre au Yémen a eu lieu de manière très approfondie dès 2016. Ces « comités », comme on les appelle outre-Manche, ont conclu à la nécessité de suspendre les ventes d’armes à l’Arabie saoudite. Le débat parlementaire et démocratique est donc porteur de changement. Il y a eu des suspensions de livraison concernant la guerre au Yémen en Suède, en Norvège, en Italie ou en Allemagne, qui sont encore une fois la concrétisation de ces avancées démocratiques.

On peut également souligner le travail réalisé sur les ventes d’armes légères en Allemagne, pays qui a pendant longtemps été le quatrième exportateur mondial de ce type d’armement, et qui a abouti à un accord de gouvernement interdisant les ventes à des pays tiers en dehors de l’Union européenne. On a aussi l’annulation d’un contrat de vente de chars à l’Arabie saoudite en 2013, toujours en Allemagne, ou de chars Leopard à l’Indonésie par les Pays-Bas en 2012.

Icon QuoteIl faut mettre en place cette commission d’enquête parlementaire permanente sur les ventes d’armes, qui aurait accès aux données classées secret-défense sur les contrats.

Quelle solution concrète préconisez-vous ?

Tony Fortin Il faut mettre en place cette commission d’enquête parlementaire permanente sur les ventes d’armes, qui aurait accès aux données classées secret-défense sur les contrats. Cela permettrait un suivi régulier et de fond, sinon on va rester sur des indignations sélectives sans pouvoir agir en amont, lorsque les contrats sont négociés et décidés. Les parlementaires ne se substituent pas forcément à l’exécutif ; en restant pragmatique, on sait que ça va être compliqué. Mais le Parlement doit au moins jouer son rôle d’alerte et s’imposer comme une réelle voix indépendante.

Ventes d’armes : pour l’exécutif, pas question que le débat démocratique nuise aux affaires
Jeudi 10 Décembre 2020 - L'Humanité

Dans un document interne au gouvernement, révélé par l’ONG Disclose, un service de Matignon s’oppose clairement à un contrôle plus démocratique des exportations d’armement et cherche à mettre sous cloche les députés. Un enjeu pourtant brûlant depuis qu'a été révélé que des armes françaises ont été utilisées par l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen, y compris contre des populations civiles.

Qu’importe l’éthique, pourvu qu’il y ait la vente. Les exigences de transparence liées aux exportations d’armes ne semblent pas préoccuper la France, à en croire une note gouvernementale révélée par l’ONG Disclose, cette semaine. Ce document, rédigé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), service rattaché à Matignon, s’oppose aux propositions du rapport signé par les députés Jacques Maire (LaREM) et Michèle Tabarot (LR). Publié le 17 novembre, il vise à doter le Parlement d’un contrôle plus démocratique des exportations d’armements. L’intérêt est principalement de savoir quel usage est fait par les puissances étrangères de ces achats. Une question particulièrement brûlante en 2019, lorsqu’il a été révélé que des armes françaises ont été utilisées par l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen, y compris contre des populations civiles, selon les rapports de plusieurs ONG. Ce qui contrevient au traité de l’ONU sur le commerce des armes, exigeant notamment qu’elles ne puissent servir à « des attaques dirigées contre des civils ou d’autres crimes de guerre ».

C’est donc pour éviter cela que le rapport de Jacques Maire et Michèle Tabarot propose la création d’une commission parlementaire spécifiquement dédiée à cette question. Mais, pour la SGDSN, le risque serait que « les clients » soient « soumis à une politisation accrue des décisions » qui nuirait aux affaires. Or, c’est bien pour prendre en compte des considérations politiques, à savoir ne pas vendre des armes pour des usages disproportionnés de la force, qu’une exigence de transparence est défendue. « Cette note semble indiquer que le gouvernement fait passer les intérêts financiers liés aux exploitations d’armes avant la protection des vies humaines, comme s’il s’agissait d’un banal commerce », dénoncent 13 ONG, dont Amnesty International.

L’argument facile du secret-défense

Dans cette note, destinée à l’Élysée, Matignon et aux ministères des Armées, des Affaires étrangères et de l’Économie, la SGDSN avance un autre argument pour empêcher le contrôle parlementaire : « Sous couvert d’un objectif d’une plus grande transparence et d’un meilleur dialogue entre les pouvoirs exécutif et législatif, l’objectif semble bien de contraindre la politique du gouvernement en matière d’exportation. » Une phrase limpide, qui laisse penser qu’en cas de contrôle certaines ventes pourraient être annulées… « La main sur le cœur, l’exécutif nous dit qu’il respecte le droit international. Mais pourquoi dans ce cas-là serait-il réticent à ce qu’il y ait un regard extérieur sur ces ventes et pourquoi y opposer des arguments économiques ? » questionne André Chassaigne, chef de file des députés PCF.

La SGDSN explique même que ce contrôle sur l’usage des armes vendues serait impossible, ces informations étant soumises au secret-défense. « C’est un peu facile pour l’exécutif de se cacher derrière cet argument pour empêcher les parlementaires d’agir. Il faut lever le secret-défense lorsque c’est nécessaire, notamment sur cette question, pour s’assurer que la France respecte les traités qui l’engagent », rétorque le député FI Bastien Lachaud. « On peut comprendre que ce secret existe, mais pourquoi ne pas imaginer que les députés qui siégeraient dans cette commission soient soumis à une obligation de réserve, comme cela arrive dans d’autres domaines ? » abonde André Chassaigne.

L’équilibre des pouvoirs bafoué

Pour empêcher que la proposition aboutisse, la SGDSN propose au gouvernement une stratégie, quitte à bafouer la séparation des pouvoirs : « Il convient de confirmer, avec les principaux responsables de l’Assemblée nationale, qu’ils s’y opposeront », préconise la note. Pour Bastien Lachaud, cette porosité entre l’exécutif et le législatif aurait déjà été à l’œuvre dès l’écriture du rapport parlementaire : « J’ai du mal à penser qu’un député de la majorité comme Jacques Maire ait pu rédiger un rapport, que les députés LaREM l’aient voté, sans qu’il y ait au moins un accord global avec le gouvernement. »

Ce rapport devait-il servir la communication de la Macronie, pour paraître publiquement pour transparence, mais, en sous-main, empêcher qu’elle ne se mette en place ? Une stratégie qui semble se confirmer dans la note de la SGDSN, qui préconise sans vergogne « d’adopter une position ouverte sur les propositions de renforcement de l’information du Parlement ». Tout en les torpillant.

Un président peu regardant avec ses "clients"

Lundi, en marge de la visite controversée du président égyptien Abdel Fattah Al Sissi, Emmanuel Macron déclarait : « Je ne conditionnerai pas notre coopération en matière de défense comme en matière économique à ces désaccords » sur les droits de l’homme. Troisième plus gros vendeur d’armes au monde, la France a pour principaux clients, entre 2010 et 2019, l’Inde, le Qatar, l’Égypte et les Émirats arabes unis.

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 06:00
Jacqueline Héré - Ismaël Dupont - les élus départementaux (vice-présidents PS) Marc Labbey et Marie Gueye, et Yohann Nédelec, secrétaire fédéral du PS - Photo Jean-Yves Cabon: Brest, 16 avril 2021

Jacqueline Héré - Ismaël Dupont - les élus départementaux (vice-présidents PS) Marc Labbey et Marie Gueye, et Yohann Nédelec, secrétaire fédéral du PS - Photo Jean-Yves Cabon: Brest, 16 avril 2021

Signature de l'accord entre le PS et le PCF pour les Départementales dans le Finistère (photo Jacqueline Héré)

Signature de l'accord entre le PS et le PCF pour les Départementales dans le Finistère (photo Jacqueline Héré)

Cet après-midi, socialistes et communistes ont conclu un accord pour le 1er tour des élections départementales dans le Finistère, dans le cadre d'un élargissement de la majorité "Finistère et solidaire", de manière à garder le département à gauche (il l'est depuis 1998) dans un contexte de crise où cette collectivité au cœur des solidarités est si importante. C'est la première fois qu'un tel accord intervient.

Cet accord - dans la lignée des municipales et de ce qui se passe dans les autres départements bretons - devrait permettre de gagner des élus communistes au département et de faciliter la réélection d'une majorité à gauche.

Il est basé sur plusieurs grandes orientations explicitement mentionnées:

1. Répondre à l'urgence sociale

2. Engager la transition écologique

3. Être plus encore la collectivité des solidarités

4. Renforcer l'accueil des mineurs non accompagnés

5. Défendre les services publics, notamment pour les EHPAD

6. Contribuer à un renouveau démocratique.

Le PCF présentera avec le PS, et des citoyens de gauche s'inscrivant dans cette dynamique majoritaire, des candidats dans les cantons de Brest-1 (Bellevue-Lambezellec), Morlaix, Pont-de-Buis, Pont L'Abbé, et peut-être encore dans un cinquième canton encore à déterminer en fonction de l'évolution des discussions.

Le PCF présentera aussi des suppléants dans plusieurs autres cantons.

Cet accord intervient après 6 mois d'échanges, en multilatérale sur 2 réunions, et ensuite avec le PS, et d'autres organisations, en bilatérale, pour tenter d'avancer vers l'union.

Cette volonté d'accord portée par le conseil départemental du PCF comme par celui du PS, et les élus de la majorité sortante, marque pour les communistes une double ambition politique:

1. garder nos collectivités bretonnes (Bretagne, Finistère) à gauche à l'issue des élections du 27 juin en faisant le choix du rassemblement avec les majorités sortantes à dominante PS actuellement, majorités sortantes qui sont les mieux placées pour gagner et résister à la droite, mais aussi

2. conquérir plus d'espace pour influencer les décisions dans le sens des idées communistes pour la participation citoyenne, des collectivités aux services des besoins sociaux, la réduction des inégalités, le service public, la primauté de l'humain, en faisant élire des élus communistes utiles aux habitants au Département du Finistère comme à la Région Bretagne.
Face à Macron, à la menace du RN, avec la fragmentation de la gauche et son affaiblissement, il faut faire front commun si on veut que tout ne soit pas balayé par la droite (l'ancienne ou la nouvelle) et l'extrême-droite, et si l'on veut montrer qu'une gauche de justice sociale peut encore être le meilleur allié des intérêts de la population, tout particulièrement des classes populaires.

Si les électeurs en décident ainsi, cet accord pourrait nous amener à gagner 4 conseillers départementaux communistes dans le département du Finistère, élus sur des binômes de rassemblement et d'union de la gauche.

 Le fait que les élections régionales soient le même jour que les élections départementales a aussi favorisé une volonté de travailler sur une stratégie claire et cohérente d'union, sans "géométrie variable", sachant que dans les autres fédérations bretonnes il y avait aussi la volonté de conserver ou de reprendre les départements à gauche et de gagner des élu.e.s communistes.

Pour un Finistère toujours plus solidaire

Il y a encore quelques années, l’existence même des Conseils départementaux était remise en cause. Le rôle qu’ils ont joué dans la crise sanitaire prouve pourtant à l’évidence qu’ils sont au contraire indispensables pour notre cohésion sociale.

Nous demandons des moyens financiers pour les départements, qui soient la garantie de leurs capacités assumer leur mission sociale, de service public et d’égalité d’accès aux droits.

Dans le Finistère, la majorité départementale de gauche a démontré qu’il est possible d’allier solidarité, attractivité, développement durable, promotion du service public et démocratie.

Les prochaines élections départementales interviendront dans un contexte totalement inédit. L’absence d’anticipation du gouvernement peut faire craindre une très forte abstention. Plus que jamais, l’union de la gauche est nécessaire. La fédération du Finistère du PS et la fédération du  PCF  ont décidé de passer du discours aux actes et ont signé un accord électoral afin de renforcer encore la majorité de gauche du Conseil départemental du Finistère.

L’objectif commun est bien, pour l’ensemble des candidat-es qui se présenteront sous l’étiquette de la majorité départementale, de renforcer, d’améliorer et d’amplifier les politiques mises en œuvre dans le Finistère depuis de longues années déjà.

 

Répondre à l’urgence sociale

La crise sanitaire a accentué ou révélé des situations sociales dramatiques faisant passer le nombre d’allocataires du RSA de 18 à 20 000 en quelques semaines.

Le prochain mandat devra voir un renforcement des moyens du Conseil départemental en particulier dans les domaines de la protection de l’enfance en danger ou de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Plus que jamais, les départements de gauche, et nous souhaitons qu’ils soient encore plus nombreux au soir du second tour des départementales, doivent revendiquer la possibilité d’expérimenter le revenu de base et la possibilité pour les 18/25 ans de percevoir le RSA.

En lien avec les autres collectivités, le département devra apporter une attention particulière à toutes celles et tous ceux qui ont été obligé de cesser leurs activités : restaurateurs, intermittents du spectacle, professionnels du tourisme et des loisirs, commerçants…

 

Engager la transition écologique

Si elle est passée au second rang des préoccupations, l’urgence climatique s’impose pourtant à nous. La promotion du développement durable est inscrite dans l’adn du Conseil départemental du Finistère puisque, sous l’impulsion de Pierre Maille, il fut l’un des premiers départements de France à se doter d’un agenda 21.
Toutes les politiques engagées autour du pacte alimentaire territorial, de l’aide à l’installation des agriculteurs ou du développement des circuits courts seront poursuivies et amplifiées.

Il en va de même pour les transports avec la plateforme https://ouestgo.fr qui doit encore monter en puissance, ou le schéma vélos qui ne demande qu’à se renforcer. Il va de soi que le Conseil départemental interviendra avec détermination pour redonner au transport ferroviaire la place qui lui revient.

 

La collectivité des solidarités

Au cœur de l’action du Conseil départemental se trouvent la promotion et la défense des solidarités. Elles peuvent s’exercer envers nos concitoyennes et nos concitoyens les plus fragiles ou envers les territoires.

Cette recherche permanente d’égalité envers l’ensemble des Finistériennes et des Finistériens est plus que jamais indispensable. Elle passe par un approfondissement des méthodes de participation et d’évaluation des politiques, déjà mises en place.
Elle passe aussi par une exigence d’équité de la part de l’Etat qui a trop tendance à se défausser sur les collectivités locales et à les laisser prendre à leur charge des dépenses qui relèvent de la solidarité nationale.

L’accueil et l’accompagnement des mineurs non accompagnés (MNA) seront renforcés.

Handicap : augmenter le nombre de place d’accueil dans les IME, réduire les délais d’attente, être attentif à l’amélioration de la qualité des internats, augmenter les moyens de la MDPH. Simplifier les démarches administratives pour les personnes en situation de handicap et mieux les accompagner pour leur faire connaître les dispositifs auxquels ils ont le droit et leur permettre d’en bénéficier.

Services publics partout

Cette solidarité ne peut s’exprimer qu’à travers un service public assuré par des agents dévoués et entièrement mobilisés dans la défense de l’intérêt général. Nous aurons à inventer de nouveaux outils de concertation afin d’échanger encore plus avec celles et ceux qui mettent en œuvre les politiques du département dans le comité départemental d’action sociale, les collèges, les routes….

L’accès de l’ensemble des Finistériennes et des Finistériens à ces services publics doit être garanti et amélioré en prenant garde que le développement du numérique ne se traduise pas, pour certains, par une forme d’exclusion.

Les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Finistère sont, et resteront, quasi-exclusivement publics. C’est un enjeu essentiel pour permettre à toutes les personnes âgées qui en ont besoin d’être hébergées correctement.

Un accueil des personnes âgées dépendantes de qualité passe aussi par une revalorisation des salaires des métiers de l’aide à la personne, ainsi que par un travail autour de la formation initiale et continue.

Renouveau démocratique.

La période récente n’a pas été propice aux grands rassemblements. Et pourtant, dès que la situation sanitaire le permettra, le Conseil départemental devra reprendre son rôle de rassembleur des élu-es et des forces vives du Finistère et organiser des moments de rencontres et d’échanges.

Les comités d’évaluation des politiques du Conseil départemental sont désormais systématiques. Cependant, la qualité des diagnostics apportés peut toujours s’améliorer notamment en allant chercher les avis des personnes les plus éloignées de l’action publique.

L’expérience « paroles de jeunes » illustre parfaitement la démarche qui doit être celle d’une collectivité locale du 21e siècle : élaborer les dispositifs avec les usagers.

Pour mettre en œuvre ce projet, la fédération du Finistère du Parti socialiste et la fédération du Finistère du Parti communiste ont passé un accord électoral qui prévoit que des candidat-es titulaires communistes et de progrès représenteront la majorité départementale au moins dans les cantons de Brest 1, Morlaix, Pont de Buis et Pont l’Abbé. Le Parti socialiste apportera son soutien aux candidats communistes et de progrès et le Parti communiste apportera le sien aux candidats présentés par le PS et les candidats issus de la société civile.

Les désignations des suppléant-es interviendront plus tard.

Fait à Brest le 16 avril 2021

Le Télégramme, 17 avril 2021

Le Télégramme, 17 avril 2021

Ouest-France, 17 avril 2021

Ouest-France, 17 avril 2021

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:30
Le Télégramme Concarneau, 16 avril 2021

Le Télégramme Concarneau, 16 avril 2021

Enzo de Gregorio et le mouvement des Jeunes Communistes du Finistère ont écrit aux maires d'un certain nombre de communes du département pour qu'ils s'engagent pour la libération du leader palestinien embastillé Marwan Barghouti en donnant par exemple un nom de rue à ce Parlementaire palestinien très populaire emprisonné depuis 2002 par Israël.

Le Télégramme du jour.

Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti

Message de Enzo de Gregorio pour le MJCF 29 
 
Dans le cadre de la semaine des prisonniers palestiniens cette semaine, la JC  travaille à la signature massive de la pétition pour Marwan Barghouti.
 
Mercredi, nous fêterons un triste anniversaire, le 15 avril 2002, Marwan Barghouti était emprisonné par Israël. Marwan est le premier membre du parlement palestinien arrêté par Israël. 
 
Le 20 mai 2004, après un procès à charge, il est condamné à 5 peines de réclusion à perpétuité et à 40 ans de prison. Lors de son procès Marwan Bargouthi, n'a pas reconnu le tribunal militaire israélien ni sa capacité à juger un ressortissant palestinien. 

Ce procès à largement été condamné à l'international par de nombreux observateurs, notamment le sénateur communiste Jean Claude Lefort et l'avocate Gisèle Halimi. 
 
Il est le symbole : celui d'un peuple entier que l'on enferme, mais aussi de la lutte contre la colonisation. Tout comme Mandela l'a été pour l'Afrique du Sud, Marwan Bargouthi est une figure d'espoir. L'espoir qu'un jour les Palestiniens puissent vivrent libre et unis dans leur pays.
Il sera d'ailleurs de nouveau candidat au législative en Palestine.
La libération de Marwan Bargouthi est un préalable à un processus de paix entre la Palestine et Israël. 
 
C'est pour cela que le Mouvement des Jeunes Communistes de France ce bat depuis des années pour obtenir la libération de Marwan Barghouti. 
 
Ainsi, nous vous proposons de signer la pétition du MJCF pour la libération de Marwan Barghouti.
 
Toi aussi signe la pétition qui sera remise au Ministre des affaires étrangères!
 
Ou pour le Finistère.
 
Via mail : mjcf.finistere@gmail.com
 
Fraternellement, 
 
Enzo De Gregorio, 
Secrétaire Départemental MJCF 
mjcf.finistère@gmail.com
 
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Palestine. Marwan Barghouti, le souffle d’un vent nouveau
Mardi 6 Avril 2021 - L'Humanité

En prison depuis dix-neuf ans, le dirigeant du Fatah est donné vainqueur à la présidentielle en cas de candidature. Pour les législatives, cette figure palestinienne soutient une liste dissidente.

 

Face à l’effritement de son pouvoir, la colère dans les villes et les camps de réfugiés, tant en Cisjordanie qu’à Gaza, et l’illégitimité qui le gagne (la dernière élection présidentielle palestinienne s’est déroulée en mars 2005 et les législatives en janvier 2006), le président palestinien, Mahmoud Abbas, se devait de réagir.

36 listes et une surprise

Mi-janvier, il a annoncé que le scrutin parlementaire se tiendrait le 22 mai, la présidentielle le 31 juillet et le renouvellement du Conseil national palestinien, la plus haute instance décisionnelle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le 31 août. Une décision attendue avec impatience : plus de 93 % des Palestiniens en âge de voter se sont inscrits pour pouvoir le faire.

La Commission électorale centrale palestinienne (PCEC) a fait savoir que 36 listes de candidats avaient été enregistrées pour ce scrutin à la proportionnelle intégrale où au moins deux femmes doivent être parmi les dix premiers et représenter 26 % de l’ensemble. La surprise est venue de Marwan Barghouti, la figure politique palestinienne la plus populaire.

Une détermination intacte

Condamné à cinq peines de prison à perpétuité et à quarante ans de prison au cours d’un procès totalement illégal puisqu’il était député et a été enlevé en territoire palestinien par l’armée d’occupation en avril 2002, Marwan Barghouti n’a pas cessé de lutter. Malgré ses 19 ans d’emprisonnement, il a gardé la détermination des premiers jours. Le journal israélien Haaretz va même jusqu’à le décrire comme « l’homme qui pourrait mener son peuple à l’indépendance ».

Bien que membre du Fatah, il a décidé de soutenir une liste baptisée « Liberté », qui sera dirigée par Nasser Al Kidwa, neveu de Yasser Arafat, ancien ministre des Affaires étrangères, et dont la figure numéro 2 ne sera autre que Fadwa Barghouti, son épouse. « Nous espérons que cette liste mènera à la démocratie, a déclaré cette dernière. Nous avons enregistré cette liste et nous espérons qu’elle réussira. »

La corruption gangrène le Fatah

Si Marwan Barghouti s’engage derrière une liste classée comme indépendante et ne soutient pas celle de son parti, dont il est membre du comité central (mais des rumeurs disent qu’il vient d’être exclu de la formation historique, comme c’est officiellement le cas pour Nasser Al Kidwa), c’est parce que les discussions avec Mahmoud Abbas sur la constitution d’une liste large, incluant des Fatawis (membres du Fatah) et des personnalités reconnues pour leur intégrité, n’ont pas abouti.

À l’heure où la corruption gangrène le Fatah et où cette formation est engluée dans une cogestion de l’occupation via l’Autorité palestinienne et les accords de coopération sécuritaire avec Israël, il fallait donner un signal aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza.

Les formations de gauche partent désunies

D’autant que le Hamas entend bien tirer les marrons du feu et que Mohammed Dahlan, ancienne figure du Fatah, parti aux Émirats arabes unis, devenu homme lige des monarchies du Golfe, entend bien redistribuer les cartes. Les formations de gauche partent désunies. Les communistes du Parti du peuple palestinien (PPP), avec Fadwa Khader en tête, dirigeront une liste formée avec le Fida. Mais le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) fera cavalier seul.

Selon le Palestinian Center for Policy and Survey Research, qui a effectué un sondage récemment, la participation électorale serait de 79 %. Le Hamas obtiendrait 27 % des suffrages, contre 24 % au Fatah, 20 % à « Liberté », soutenue par Barghouti, et 7 % à la liste « Avenir » de Dahlan. Dans cet affrontement de mastodontes, les partis de gauche sont crédités de peu de voix. Mais tous les regards se portent également vers la présidentielle.

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas.

Marwan Barghouti candidat écraserait ses adversaires avec 22 % des voix, contre 14 % à Ismaël Haniyeh, du Hamas, 9 % à Mahmoud Abbas et 7 % à Dahlan. Depuis plusieurs semaines maintenant, Nasser Al Kidwa a fait savoir qu’il soutiendrait la candidature de Marwan Barghouti « sans réserve et avec force ».

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas. Si l’on en croit les sondages et d’un point de vue purement arithmétique, c’est vrai.

Redonner un sens à la lutte

En termes politiques, il en va tout autrement. Nombreux sont les Palestiniens toujours attachés au Fatah en tant qu’organisation fondée par Yasser Arafat et au rôle historique évident mais peu enclins à voter pour lui au vu des figures le représentant : du vieillissant Mahmoud Abbas, 85 ans, aux jeunes (ou moins jeunes) loups qui veulent se partager une poule aux œufs d’or sans aucune initiative nouvelle capable de redonner un sens à la lutte du mouvement national contre l’occupation et la colonisation. Alors que Marwan Barghouti représente bien ce combat aux yeux des Palestiniens. La liste qu’il soutient pourrait aussi éviter une hémorragie de voix vers le Hamas.

Tout peut encore bouger

D’ici aux élections, tout peut encore bouger. Mahmoud Abbas et ses partisans vont sans doute tenter d’intégrer la liste « Liberté » dans la leur. À quelles conditions ? C’est la question. Mais déjà ils brandissent une possible annulation de la tenue du scrutin si Israël ne permet pas aux Palestiniens de Jérusalem-Est de participer aux élections.

Une condition réelle mais qui apparaît comme une ultime manœuvre de la part d’un clan au pouvoir prêt à s’entendre avec le Hamas plutôt qu’à écouter les revendications des Palestiniens. Ces derniers ont hâte de s’exprimer et attendent un signal de mobilisation et d’encouragement pour renforcer la résistance populaire.

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:26
CGT - 1er mai à Morlaix: Rendez-vous dans deux semaines pour la conquête de nouveaux droits!

Voici l'affiche pour l'appel de le manifestation de Morlaix
Nous vous invitons à participer à cette action et d'y mettre de la vie et du rythme. 

Envoyez vos instruments de musique et votre bonne humeur
Venez nombreuses et nombreux
Programme de l'action mercredi soir (après la réunion de préparation intersyndicale).

Marc Corbel, secrétaire de l'UL CGT de Morlaix

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:22
L'AFPS pays de Morlaix vous donne RDV ce samedi 17 avril à partir de 10h30 rue du Mur (au dessus de la place Allende) dans le respect des gestes et des consignes sanitaires.

L'AFPS pays de Morlaix vous donne RDV ce samedi 17 avril à partir de 10h30 rue du Mur (au dessus de la place Allende) dans le respect des gestes et des consignes sanitaires.

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:20
La CGT passe première organisation dans les TPE en Bretagne
La CGT passe première Organisation Syndicale en Bretagne
Merci aux camarades qui se sont mobilisé-e-s sur les secteurs de Morlaix et Landivisiau pour gagner le vote CGT
Même si le taux de participation reste très faible nous avons gagnés notre pari de GAGNER le vote CGT auprès des salarié-e-s des TPE
Bravo à toutes et à tous
Marc Corbel
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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 05:46

 

La tonne de maïs cotait 165€ en septembre 2020. Son prix est passé à 217€ le 17 mars, soit 1€ de plus que le blé qui sert à faire du pain. L’orge fourragère a suivi une trajectoire similaire, passant de 160 à 200€ la tonne entre Juillet 2020 et mars 2021. Du coup, le prix des aliments pour les volailles de chair et les poules pondeuses ont augmenté de 24,2 % en quelques mois. Et comme ils entrent pour 60 % en moyenne dans les coûts de production, la situation des éleveurs devient difficile.

Par Gérard Le Puill

 

Nous évoquions la semaine dernière les difficultés des éleveurs de bovins à viande, lesquels annoncent pour demain des manifestations à Lyon et Clermont-Ferrand. Ces difficultés sont imputables à des prix de marché plus bas que les années précédentes, alors que les coûts de production sont en hausse sensible. Dans les secteurs de la volaille et des porcs, on assiste depuis six mois à une hausse sensible du prix des aliments composés dans lesquels entrent aussi des tourteaux de soja importés dont le prix de la tonne est passé de 320 à 437€ en six mois.

Selon l’interprofession des volailles de chair, ces aliments composés représentent jusqu’à 65 % des coûts de production dans les élevages spécialisés. La hausse du prix de ces aliments a été de 24,2 % entre la fin de l’été 2020 et le mois de février 2021. Mais « l’Institut Technique de l’Aviculture (ITAVI) attend une hausse de +20 % au premier semestre 2021 sur différentes matières premières par rapport aux 6 premiers mois de 2020 ». De plus, une négociation annuelle très difficile sur les prix d’entrée en magasin vient de s’achever entre les transformateurs et les enseignes de la grande distribution. Elle aura aussi des conséquences défavorables pour les éleveurs qui subissent une hausse des coûts de production.

Qu’adviendra-t-il de l’accord de libre-échange Europe-Mercosur ?

Les éleveurs de volailles tiraient une autre sonnette d’alarme dans un texte publié le 9 mars dernier, dont voici l’extrait le plus révélateur : « La reprise des discussions sur un accord avec le Mercosur assombrit l’avenir de la filière volailles françaises, déjà en proie à une part importante de poulets importés sur le marché français. En effet, même dans un contexte atypique, 41 % des poulets consommés en France sont restés importés en 2020. Ils étaient 44 % en 2019 ».

Si les ménages ont cuisiné en 2020 davantage de poulets et autres volailles produites en France, la restauration en entreprise continue de privilégier les volailles importées dont beaucoup viennent de Pologne, mais aussi du Brésil dans le cadre d’un accord commercial datant de la fin du XXème siècle. On avait réduit les droits de douane sur importations de volailles dites « saumurées », que l’on fait passer depuis pour des produits semi-transformés, moyennant une adjonction de sel sur cette viande avant la congélation !

Si la France approuvait finalement l’accord de libre-échange signé en juin 2019 entre la Commission européenne et le Mercosur, les pays de l’Union importeraient 100.000 tonnes de viandes de volailles supplémentaires par an sans droits de douane. Les éleveurs français de volailles estiment que cela « mettrait en concurrence des filières ne respectant pas les mêmes exigences que la France. Il faut savoir qu’un tel accord anéantirait tous les efforts de la filière française pour mettre en place une montée en gamme : le prix du poulet importé deviendrait le prix de référence pour les opérateurs en Europe alors que les coûts de production brésiliens sont moitié moins élevés qu’en France ».

Ont-ils conscience de tout cela, les ministres et parlementaires qui veulent faire inscrire dans la Constitution que « la République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique » ? D’autant plus que l’on murmure que chef de l’État aimerait finalement signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur après avoir déclaré qu’il ne le signerait pas « en l’état » ? Signer cet accord reviendrait à militer pour la déforestation en Amazonie afin d’accroître l’élevage au Brésil. Peut-on faire cela au titre d’« et en même temps » ? Tout cela pour tenter de vendre quelques avions et quelques milliers de voitures de marques françaises au Brésil !

La filière du foie gras durablement fragilisée

Pour revenir à la filière française de la volaille de chair, l’élevage des canards à foie gras a été durablement fragilisé par l’abattage précipité de quelque 2 millions de têtes durant l’hiver pour tenter d’éradiquer l’épidémie de grippe aviaire. Du coup, au-delà de la perte de revenu pour les éleveurs et pour les transformateurs, on prévoit pour 2021 une baisse sensible des volumes de volailles chair produits sous label rouge en France.

Concernant les volailles sous label, la fermeture des restaurants qui dure désormais depuis plus d’un an a réduit les débouchés. D’où l’inquiétude exprimée en ces termes par l’Interprofession de volailles de chair : « Aujourd’hui, les professionnels de la filière des volailles françaises sont très inquiets du manque de visibilité de ce secteur déterminant. Dans ce contexte, certains éleveurs vivent sous la menace de devoir abandonner leur activité, notamment dans les petites filières des canards, pintades, cailles et pigeons ».

Ainsi, la ruine menace dans un nombre croissant de filières qui assurent notre souveraineté alimentaire et la diversité de notre alimentation du fait des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de l’ultralibéralisme en économie.

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 05:40

 

L’évolution de l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, qui rend compte quotidiennement du changement de valeur des actions des quarante multinationales à base française parmi les plus importantes : BNP Paribas, Vinci, Renault, Pernod Ricard… en dit beaucoup sur la dérive actuelle du capitalisme tricolore.

Avec la crise économique, financière et sanitaire, on peut remarquer que nos géants du luxe, créateurs de bijoux, de parfums, de la bagagerie et de la mode de prestige : LVMH, le groupe de Bernard Arnault, Kering, celui de François Pinault, L’Oréal, de la famille Bettencourt, et enfin Hermès, la bande des quatre du luxe, tirent bien mieux leur épingle du jeu que les valeurs d’autres secteurs. En l’espace de seulement une année, de mars 2020 à mars 2021, le cours de l’action LVMH a progressé de 58,5 %, faisant de ce groupe la première capitalisation européenne, devant Nestlé. Si l’on classe les 40 sociétés du CAC selon la valeur boursière totale de leur capital, ces quatre groupes figurent parmi les huit premiers. Et si l’on additionne cette valeur boursière, elle équivaut à près du tiers de la capitalisation de toutes les sociétés cotées au CAC 40 (32,4 %, exactement). Il y a un peu plus de huit ans, au 1er janvier 2013, les valeurs du luxe ne représentaient que 6,6 % de l’indice. Si une bonne partie de l’humanité a dû faire des pieds et des mains pour se procurer un masque, si les hôpitaux ont été un peu partout saturés, les populations confinées, la rentabilité de la fine fleur du luxe et du dividende, elle, est restée totalement déconfinée, en pleine forme. On en arrive même à se demander si le CAC 40 n’est pas devenu l’indice du luxe.

Même la capitalisation de Total a du mal à suivre la cadence imposée, le géant pétrolier est passé de la première à la quatrième place et s’est même fait coiffer par Sanofi, le groupe pharmaceutique français, celui qui, en pleine pandémie, n’hésite pas à licencier nombre de ses chercheurs. Les valeurs industrielles et de la technologie, même celles des banques et sociétés financières, sont derrière et elles devant.

Comment expliquer un tel succès ? Sans aucun doute les investisseurs internationaux qui s’intéressent aux valeurs du CAC 40, fonds divers, spéculateurs en tout genre, considèrent-ils qu’en ce temps de croissance anémiée et de Covid-19, la clientèle internationale aisée des boutiques de luxe a davantage de moyens et d’opportunités de consommer que le « bon peuple » qui fait ses courses à Carrefour.

Notre monde capitaliste prend des allures d’Empire romain en pleine décadence. Il est temps que l’on change d’époque.

 

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