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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 09:12
Ville de Morlaix: une offre d'emploi des plus gênantes (Le Télégramme, 10 mars 2018)

Une annonce pour recruter un directeur de la communication à la mairie est en ligne, depuis près d’un mois. En stipulant que le candidat devra «anticiper la future période électorale». Alors que l’opposition s’insurge, la mairie, elle, explique qu'il s'agit d’une grosse faute du cabinet de recrutement.

 

« Notre client, acteur territorial Finistérien, est à la recherche de son Directeur de la Communication et de l'Événementiel (F/H), pour accompagner le dirigeant élu dans sa mandature, anticipant la future période électorale. » Cette annonce, parue sur un site internet d’offres d’emploi pour un poste à pourvoir à la mairie de Morlaix, a fait bondir l’opposition municipale. 

«C’est sidérant !», a réagi, ce vendredi, le socialiste Jean-Paul Vermot. Ce dernier est co-signataire d’un communiqué de l’opposition qui s’interroge sur cette annonce, notamment sa dernière partie : «Mme Le Maire dispose déjà d’un collaborateur de cabinet à son usage quasi exclusif, avait-elle besoin de faire payer par les Morlaisiens un Directeur de la Communication dont l’objectif est sa réélection ? Les salariés de la ville sont au service des Morlaisiens, pas d’un élu ! Nous demandons donc à Mme le Maire de retirer sans attendre cette annonce.»

«Écrire une annonce ainsi est évidemment contraire au code électoral !», répliquent Agnès Le Brun et Chantal Péron, la directrice des services qui l’assurent : ce n’est pas la Ville qui a rédigé le texte de l’annonce.

 

Une erreur du cabinet de recrutement

Ce qu’il s’est passé, c’est qu’en plus de proposer le poste de directeur de la communication et de l’événementiel aux titulaires de la fonction publique, par le biais du centre de gestion, la mairie de Morlaix a souhaité ouvrir le poste à d’éventuels contractuels. Et a, pour cela, fait appel à Randstad, un cabinet de recrutement privé, qui a repris la fiche de poste écrite par les services de la mairie. «Mais ils se sont autorisés à réécrire l’annonce sans la faire valider!» 

Prévenue par l’un des agents, ce jeudi, Chantal Péron, directrice générale des services, a immédiatement demandé à Randstad de retirer l’annonce. Le contrat qui les lie à la Ville va être dénoncé. «Ce cabinet, qui est venu vers nous, commence à travailler avec les collectivités. Mais c’est fou d’être aussi ignorant. A l’avenir, nous serons bien plus prudent», lance Agnès Le Brun qui espère qu’une solution sera trouvée pour faire enlever l’annonce de tous les autres sites d’offres d’emploi qui ont repris cette annonce erronée et sur lesquels elle est toujours visible. «Nous allons mettre le cabinet de recrutement devant ses responsabilités car il y a un vrai préjudice.»


 

Ville de Morlaix: une offre d'emploi des plus gênantes (Le Télégramme, 10 mars 2018)

Opposition. "Quatre mois sans commissions"

Dans son communiqué, l'opposition municipale dénonce également l'annulation du conseil municipal du 10 avril et regrette d'apprendre "des grands projets dans la presse (Maison des associations, maison médicale et le retour annoncé du funiculaire)" alors qu'il leur semblait "crucial d'aborder ces sujets en commissions municipales et en conseil".

Mais impossible, selon eux, quand il se passe "quasi quatre mois" entre deux conseils, "sans réunion des commissions, lieu naturel du débat et de l'information due à tous les élus". Sur les réunions informelles proposées par Agnès Le Brun, ils ont accepté une fois mais "ils n'acceptent plus que la démocratie locale soit remplacée par ces réunions non publiques" (...)

Le Télégramme, 10 mars 2018

 

Mme le Maire, il ne faudra pas oublier d’intégrer le salaire du directeur de la communication à vos frais de campagne !

L’annonce ci­-dessous parue sur un site d’emploi de cadres a retenu toute notre attention.

« Notre client, acteur territorial Finistérien, est à la recherche de son Directeur de la Communication et de l'Événementiel (F/H), pour accompagner le dirigeant élu dans sa mandature, anticipant la future période électorale. »

A sa lecture, on comprend donc que Mme le Maire a d’ores et déjà lancé sa campagne électorale pour 2020, mais là, personne n’en doutait. Par contre, utiliser l’argent de la municipalité pour préparer celle-ci est insupportable !

Mme Le Maire dispose déjà d’un collaborateur de cabinet à son usage quasi exclusif, avait-elle besoin de faire payer par les morlaisiens un Directeur de la Communication dont l’objectif est sa réélection ?

Les salariés de la ville sont au service des morlaisiens, pas d’un élu !

Nous demandons donc à Mme le Maire de retirer sans attendre cette annonce.

Des compétences existent d’ailleurs en interne pour occuper ce poste : alors, plutôt que d’aller « chasser » ce qui s’apparente plus à un « Directeur de campagne », parions sur ceux qui servent, ont servi les morlaisiens !

Nous souhaitons également dénoncer l’annulation du Conseil Municipal du 10 avril prochain.

En effet, alors même qu’une nouvelle fois nous apprenions de grands projets dans la presse (Maison des associations, maison médicale et le retour annoncé du funiculaire), il nous semblait crucial d’aborder ces sujets en commissions municipales et en conseil…

Nous aurions pu d’ailleurs nous féliciter de voir une grande partie notre programme de 2014 reprise par la majorité actuelle.

Mais le minimum démocratique n’est pas de mise dans le fonctionnement de la majorité actuelle, en témoigne les quasi 4 mois sans réunion des commissions.

Où, dès lors débattre des suppressions de postes dans les écoles Gambetta, Jaurès et Caër, si ce n’est en commission enseignement ?

Où, dès lors, débattre des projets de nouvelles infrastructures si ce n’est en commission urbanisme ?

Pour se dédouaner, nous nous voyons désormais proposer des réunions en tête à tête avec la Maire et ses proches adjoints, à huis clos.

Nous avons accepté une première fois en demandant clairement, sereinement et fermement un fonctionnement normal des commissions municipales, lieu naturel du débat et de l’information due à tous les élus.

Force est de constater que ce n’est pas la volonté du Maire.

Dès lors, nous n’acceptons plus que la démocratie locale, réunion du Conseil Municipal et travail des commissions, soit remplacée par ces réunions non publiques.

Le lien pour lire l’annonce :

https://www.cadremploi.fr/emploi/detail_offre?offreId=156116043151680925&provenance=trovit&utm_source=trovit&utm_medium=flux&utm_campaign=trovit_agregateur__flux_offres

Communiqué du 9 mars 2018 

Les élus de l'opposition de gauche (Coopérative Citoyenne, PS, PCF-Front de Gauche) au conseil municipal: Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard,  Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot 

  

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 07:40
LETTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES - SPÉCIAL MIGRANTS - MARS 2018 #4 MIGRANTS LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

LETTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES - SPÉCIAL MIGRANTS - MARS 2018 #4 MIGRANTS LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

LOI « ASILE-IMMIGRATION » : LE PARTI COMMUNISTE, FORCE DE PROPOSITIONS

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, continue d’afficher sa fermeté et persiste à parler d’obligation de « tri » des migrants, entre d’un côté les migrants économiques et de l’autre les migrants politiques. Mais qu’en est-il de sa majorité ?

Face au projet de loi « asile et immigration » du gouvernement présenté le 21 février dernier au Conseil des ministres, quelques voix discordantes de députés se font déjà entendre.

Ils cherchent à comprendre les phénomènes d’immigration, ne souhaitent pas suivre sans rien dire, et ne veulent pas être utilisés.

Ainsi, le 13 février dernier, des députés LREM sont allés visiter des centres de rétention administrative et auraient entendu, disent-ils, des paroles « surprenantes » de la part de migrants en phase d’éloignement.

Eh oui, ils n’avaient auparavant jamais parlé à un migrant qui fuit la misère ou la violence, sous toutes ses formes. Ils se sont rendu compte que, dans ces centres de rétention, certains travaillaient depuis parfois très longtemps.

La députée LREM des Alpes-Maritimes, Alexandra Valetta-Ardisson, présidente de la commission parlementaire sur l’accueil des migrants, a accepté ma demande de rencontre pour débattre avec le Parti communiste français sur ce sujet. Des personnalités s’élèvent contre les discours délirants d’invasion, de crise migratoire…

De plus en plus d’élus locaux expliquent que l’accueil des migrants se fait tranquillement quand on use de pédagogie et que la solidarité est bien plus forte que la haine. Mais l’Etat doit maintenant donner des moyens aux collectivités territoriales.

Même Jacques Attali y est allé de sa petite phrase dans la presse, disant que la politique d’accueil des exilés en France ne peut pas se résumer à voir des policiers courir après des adolescents dans les rues.

Le 13 février, Christiane Taubira, l’ancienne ministre de la Justice est sortie de son silence : « (…) C’est insensé. La juxtaposition des mots “fermeté et humanité” n’a pas de sens. Nous sommes dans une période de circulation humaine, il est donc complètement absurde de vouloir endiguer cette circulation humaine juste pour satisfaire une partie de l’opinion publique. Il faut penser le monde et notre rapport avec ces circulations humaines parce qu’elles vont s’intensifier, tout bêtement. »

Le 3 février, lors des états généraux du progrès social organisés par le Parti communiste français, Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, a fait des propositions très claires au sujet de l’accueil des migrants.

Vers un manifeste du PCF

Au sein du collectif « politiques migratoires » du Parti communiste français, nous avons de plus en plus de contacts avec des militants communistes au cœur du travail de solidarité partout en France. Ils veulent participer à l’aboutissement du « manifeste pour l’accueil digne des migrants et une autre politique d’immigration » sur lequel le collectif travaille. Ce document a pour objectif d’informer, de proposer et de permettre à toutes celles et à tous ceux qui militent pour un monde plus juste, plus ouvert, plus solidaire, un monde où la liberté de circulation et d’installation doit être une perspective atteignable, d’avoir des arguments pour débattre, pour convaincre et pour rendre inaudible le discours de peur, d’enfermement, de cloisonnement que veulent nous asséner le gouvernement Macron, la droite et l’extrême droite. Sa parution est prévue début avril en plein débat parlementaire sur la loi « asile-immigration ». Notre parti s’est emparé du sujet et, après de multiples rencontres et réunions, il fera des propositions. Par ailleurs, Pierre Laurent et une délégation du PCF ont participé à la convention nationale sur l’accueil et les migrations organisée à Grande-Synthe début mars.

Dès maintenant, dans les fédérations, prévoyons des débats publics, des conférences de presse pour populariser ce manifeste qui ne laissera pas les militants de la solidarité sans solution politique. Imposons le débat de la vérité, du droit et de la fraternité contre la peur, les murs et l’isolement. Voici un bel objectif et une sacrée responsabilité pour le Parti communiste français !

Cécile Dumas, secrétaire départementale des AlpesMaritimes, et membre du comité exécutif national

Cécile Dumas (photo L'Humanité)

Cécile Dumas (photo L'Humanité)

Que contient la loi « asile- immigration » ?

Les réactions hostiles au projet de loi « asile-immigration » se multiplient. On trouve parmi elles les associations d’aide aux migrants, les syndicats, les personnels de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et de la CNDA (Cour nationale du droit d’asile), des artistes, des intellectuels dont les appels à retirer cette loi se multiplient. Pour sa part, dès l’annonce de cette loi et des objectifs annoncés, le Parti communiste français a condamné ce projet injuste, dangereux, alimentant les courants xénophobes et contraire en bien des points aux traités internationaux et européens sur les droits des migrants.

En effet, ce projet de loi réduit les possibilités de demande d’asile, raccourcit les délais de recours, renforce les contrôles de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d’expulsés.

Il multiplie les obstacles dans le parcours du combattant des demandeurs d’asile, souvent livrés à eux-mêmes, en diminuant le temps pour l’examen de leur situation et les possibilités de recours s’en trouvent encore ré- duites. Par contre, le projet doublera la durée maximale de séjour en rétention dans la perspective de l’expulsion.

Ainsi, le gouvernement veut diviser par deux le temps pour la mise en œuvre des droits à l’asile, mais c’est deux fois plus pour la rétention en vue de l’expulsion. À ces mesures régressives s’ajoutent les dispositions pour celles et ceux qui tombent sous le coup des règlements de Dublin, soit la grande majorité, qui interdirait aux déboutés du droit d’asile toute demande dans un autre pays. Ils seront ainsi renvoyés dans le pays de première arrivée où ils ont laissé leurs empreintes, les empêchant de demander l’asile en France ou dans le pays de leur choix.

La Grèce et l’Italie, premiers pays d’arrivée, vont ainsi avoir la charge de reprendre ces migrants. De plus, ces derniers, dits « dublinés », seraient placés en rétention pour être expulsés. L’instrumentalisation des migrants dans le seul intérêt des politiques libérales

À cette logique répressive s’ajoute, pour le gouvernement, la volonté d’opposer, devant l’opinion publique, les « bons » et les « mauvais » migrants, de stigmatiser et de criminaliser ceux qui fuient conflits, persécutions et pauvreté. Les chiffres du ministère de l’Intérieur attestent pourtant qu’il n’y a aucune pression migratoire qui justifierait ces mesures. Cette « menace » est montée de toutes pièces pour rassurer une partie de l’opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l’extrême droite contre les migrants, devenus des boucs émissaires depuis Sarkozy, Hollande et Macron. Cette instrumentalisation des migrants vise à faire accepter leur politique libé- rale et masquer leurs responsabilités.

La France vaut mieux que ça. C’est comme cela qu’on brade valeurs, principes, droits de l’homme et humanité. Cette loi est indigne et doit être refusée.

Patrick Margaté, membre de la commission des relations internationales du PCF, chargé des questions migratoires

Accueil des migrants : l’hébergement au cœur des préoccupations - par Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Dans notre département des Côtes d’Armor, le problème le plus urgent à régler, c’est celui de l’hébergement.

Que les migrants attendent de déposer leur demande l’asile, qu’ils soient en cours de procédure ou bientôt dans l’obligation de quitter le territoire français (OQTF), ils sont tous confrontés au manque d’hébergement dans notre département.

Toutes les associations que nous avons rencontrées sont unanimes à ce sujet.

En effet, il manque des places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile ainsi que des hébergements d’urgence.

Le 115 est débordé, bloqué.

Les associations, les bailleurs sociaux et les communes sont démunis face à la demande.

Les listes d’attente pour les logements sociaux sont interminables, le nombre de logements est insuffisant et conditionné à un minimum de ressources que les demandeurs d’asile n’ont pas. Les communes n’ont pas ou peu de logements vacants qui pourraient être dédiés aux logements d’urgence et les associations manquent de moyens.

Malgré les soixante familles bénévoles qui accueillent à ce jour sur la région de Saint-Brieuc et Lamballe, cette pénurie évidente d’hébergements rend encore plus difficile le parcours du combattant de ces migrants. Une autre politique pour un accueil décent Le gouvernement doit revoir sa politique : repenser les aides à la rénovation pour réhabiliter les logements vacants, supprimer la baisse des APL, augmenter les quotas actuels de logements sociaux imposés aux bailleurs (ces chiffres restent inchangés depuis quinze ans malgré les évolutions des besoins en la matière), augmenter les dotations aux collectivités et attribuer des moyens supplémentaires aux associations qui œuvrent dans ce domaine.

Développer un partenariat avec le parc privé dans ce contexte est également un recours possible. Les moyens alloués aux diverses associations concernées sont trop faibles.

Ces bénévoles ont besoin de fonds, de locaux corrects pour accueillir les familles, mais aussi de reconnaissance des services de l’Etat. Leur apport matériel et humain avant, pendant la demande d’asile, et au lendemain des refus, dans l’attente de l’OQTF, est indispensable pour assurer un minimum décent dans l’accompagnement des familles. Le projet de loi « asile et immigration » sera bientôt débattu au sein de nos assemblées. Nous connaissons les nouvelles dispositions toujours plus dures qui seront prises à l’encontre des migrants ; elles rendront encore plus difficile leur venue en France et, à l’inverse, faciliteront les départs et les expulsions. Les associations s’inquiètent.

Le futur plan propose 7 500 nouvelles places d’hébergement en 2018-2019 et 5 000 pour l’accueil des réfugiés en centres provisoires. C’est largement insuffisant.

D’autant plus que cette question de l’hébergement doit être inscrite dans un projet plus global. Pour accueillir dignement ces personnes, la santé et l’éducation doivent être aussi au centre des préoccupations et pourtant force est de constater qu’elles ne sont pas au cœur du projet de loi.

Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d’Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

ECHOS D’AFRIQUE

Face aux idées reçues

Depuis 2015, l’Afrique subsaharienne compte plus d’un milliard d’habitants.

Elle a la croissance démographique la plus rapide du monde (+ 2,7%) et la population la plus jeune (43% de la population a moins de 15 ans).

Selon les projections de l’Organisation des nations unies (ONU) basées sur le scénario de fécondité moyenne, la population d’Afrique, qui s’élevait à un peu plus de 800 millions en 2010, devrait plus que quadrupler en 2 100, pour atteindre 3,7 milliards. Le poids de la région dans la population mondiale passera de moins de 12 % à environ 35 %. Plus frappant encore, l’Afrique sera à l’origine de pratiquement 100 % de la hausse de 2 milliards du nombre d’actifs dans le monde prévue durant cette période, sa part de la population active mondiale grimpant d’environ 10 % à 37 % en 2100. L’Afrique sera la principale locomotive de la démographie mondiale au cours de ce XXIe siècle. Alors que le reste du monde vieillit, l’Afrique subsaharienne deviendra le principal moteur de croissance pour la population active mondiale.

Cette croissance démographique peut être considérée comme une chance puisque elle est synonyme de jeunesse, de dynamisme, d’urbanisation accélérée. Il s’en faut de peu pour qu’elle soit source de périls si le décollage économique ne parvient pas à réduire la pauvreté en permettant aux 12 à 15 millions de jeunes qui arriveront chaque année sur le marché du travail d’avoir un emploi décent. Chaque pays africain a besoin d’imaginer un développement inclusif fondé sur des coopérations régionales et sur l’égalité de chacune et de chacun de ses habitants. De nombreux changements sont en cours ; mais ils se font à des rythmes variables selon les pays, les régions et les milieux d’habitat. Parmi les grandes tendances, nous observons une baisse de la fécondité pour l’ensemble de l’Afrique depuis plusieurs décennies, avec un déclin rapide dans quelques pays mais aussi une stagnation dans une quinzaine d’autres. En 2016, le taux de fécondité en Afrique est estimé à 4,7 enfants par femme, contre une moyenne mondiale de 2,5. Le record mondial appartient au Niger avec 7,6 enfants par femme en 2012. Avec 50 % de la population âgée de moins de 15 ans, le Niger est le pays le plus jeune du monde.

La question migratoire

Depuis les années 1990, qui ont vu la montée en puissance de la rhétorique xénophobe des forces d’extrême droite dans le débat public des pays occidentaux, les migrations mondiales ont pris une importance telle qu’elles constituent un enjeu de premier ordre dans les relations internationales. Pourtant, en proportion de la population mondiale en augmentation, nous avons moins de migrants. Selon les statistiques de l’OCDE, nous sommes passés, en un siècle, de 5 % à 3 % de la population mondiale en situation de migration.

La place de l’Afrique dans les migrations internationales

En Afrique comme ailleurs, les migrations s’effectuent avant tout dans l’espace régional. En 2015, 52 % des migrants africains se trouvaient en Afrique, l’Europe n’en recevant que 16,6 %. L’Afrique est donc moins concernée par les migrations internationales que d’autres continents. Elle n’accueille que 8,5 % des 244 millions de migrants du monde, loin derrière l’Europe (31,15 %), l’Asie (30,75 %) et l’Amérique du Nord (22,1 %).

Trente-quatre millions d’Africains sont en situation de migration internationale, alors que 104 millions d’Asiatiques, 62 millions d’Européens et 37 millions de Latino-Américains résident hors de leur pays d’origine. En revanche, les Africains sont plus représentés dans les déplacements forcés. Un tiers des réfugiés sous mandat du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) étaient ressortissants d’un pays africain en 2014, soit 4,62 millions de personnes. Certaines nationalités comptent parmi les populations réfugiées les plus importantes du monde, notamment les Somaliens (1,1 million) et les Soudanais (665 000).

Plus encore que d’autres types de migrations internationales, l’asile est avant tout un phénomène régional, les réfugiés ne pouvant le plus souvent pas mobiliser le temps et les ressources nécessaires pour entreprendre un voyage lointain.

En réalité, les Africains migrent peu en dehors de l’Afrique.

Neuf réfugiés subsahariens sur dix restent sur le continent et s’installent dans un pays voisin du leur. Presque à égalité avec l’Asie, l’Afrique subsaharienne est le continent où la propension à émigrer vers les pays de l’OCDE est, de loin, la plus faible du monde (moins d’une personne née en Afrique subsaharienne sur 100 vit dans un pays de l’OCDE). Les Africains migrent principalement en Afrique On l’a dit, les Africains migrent d’abord en Afrique. Les raisons sont multiples et souvent conjuguées pour mettre en adéquation leur niveau de formation et leurs revenus mais aussi pour le pire, avec l’existence de la moitié des camps de réfugiés dans le monde. Les deux principales destinations sont la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Sud en Afrique australe. Les gros flux de migrants partent du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso en Afrique de l’Ouest et du Mozambique, de l’Angola et du Lesotho en Afrique australe. D’autres sont autant des pays d’émigration que d’immigration : le Sénégal, le Nigeria, le Ghana. Les principaux corridors migratoires sont ceux qui relient le Burkina à la Côte d’Ivoire, le Zimbabwe à l’Afrique du Sud, le Kenya et l’Ouganda, l’Érythrée et le Soudan, le Lesotho à l’Afrique du Sud.

La France et l’Europe n’accueillent pas la « misère du monde »

Il n’est pas conforme à la réalité de dire que la France et l’Europe accueillent la « misère du monde » à travers la figure de l’immigré africain. Ceux qui arrivent à passer les diverses barrières – plusieurs milliers de migrants sont morts ces quinze dernières années en tentant de rejoindre les côtes européennes – que la France et l’Europe ont érigées sont rarement au plus bas de l’échelle sociale dans leurs pays d’origine. Il s’agit souvent de gens instruits, dotés d’un capital social et surtout de ressources pour se payer le voyage et les frais d’installation. Rappelons qu’il existe aussi une migration de retour dans les pays du continent africain.

L’immigration africaine en France et en Europe

Les immigrés originaires d’Afrique subsaharienne n’étaient que 20 000 en France au moment du recensement de 1962, et 570 000 en 2004, soit une multiplication par 27 en un peu plus de quarante ans. L’augmentation est certes importante, mais on partait de très bas, si bien qu’en 2004 les Subsahariens ne représentaient qu’un peu plus d’un dixième de l’ensemble des immigrés en France (12 %). La prise en compte des migrants irréguliers ne modifie pas ce constat : les inclure fait, au maximum, passer la part des Subsahariens de 9 % à 11 % de l’ensemble de la population immigrée en France. Par ailleurs, minoritaires en France, les Subsahariens le sont aussi dans les autres grands pays d’immigration. En 2000, ils forment seulement 4 % des immigrés installés dans les pays de l’OCDE. Et même dans les nouvelles destinations européennes que sont l’Espagne ou l’Italie, ils représentent moins de 10 % de la population immigrée, irréguliers compris (4 % en Espagne et 8 % en Italie en 2006).

Collectif Afrique du PCF

 

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 07:24

Ils en ont marre de jouer les bons soldats. Les agents de l'Etat chargés d'étudier les demandes d'asile ont décidé de partir en guerre contre la politique répressive pratiquée par le gouvernement.

A l'appel de la CGT et du syndicat Asyl, les employés de l'OFPRA - établissement public examinant les demandes d'asile - et du CNDA - juridiction chargée d'étudier les recours des réfugiés déboutés par l'OFPRA - sont en grève depuis mi février. 

Un ras-le-bol lié aux mesures annoncées par le gouvernement: réduction des délais de traitement des demandes d'asile, allongement de la durée maximale de placement en rétention de 90 jours, voire 135, contre 45, flicage des migrants, politique du chiffre, etc. 

"On est face à une volonté absolue d'aller toujours plus vite" relève Sébastien Brisard, rapporteur du CNDA ("20 minutes", du 21 février).

"L'objectif affiché, c'est le bien du demandeur d'asile... Mais c'est pour expulser plus vite les déboutés". 

Les grévistes dénoncent également leurs conditions de travail: 90% des rapporteurs de la CNDA travaillent comme contractuels, c'est à dire non-titulaires...   

L'Humanité Dimanche, 8 au 14 mars

Droit d'asile: "Dix ans de persécution, deux heures d'instruction!" - sur la grève des employés de l'OFPRA et du CNDA
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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 12:36
Parti Communiste Français Fédération du Finistère 5, rue Henri Moreau 29200 Brest Tél: 0298434778

Parti Communiste Français Fédération du Finistère 5, rue Henri Moreau 29200 Brest Tél: 0298434778

Parti Communiste Français

Fédération du Finistère

5, rue Henri Moreau

29200 Brest

Tél: 0298434778

Madame la Présidente du Conseil Départemental du Finistère.

Monsieur le Président du Conseil Régional

de Bretagne.

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 Objet: Lettre ouverte aux élus et à la population.

Réforme de la SNCF. Accessibilité de la pointe bretonne.

 

Brest le 7 mars 2018

Madame la Présidente, Monsieur le Président.

 

Lundi 17 février 2018, 300 personnalités du monde politique, économique et social, se sont réunies à Quimper, au siège du Conseil Départemental, pour défendre le pacte d’accessibilité de la pointe bretonne dans une totale unanimité. Quelques différences de stratégies uniquement sur la forme afin de désenclaver la Bretagne, le Finistère, et mettre Quimper et Brest à 3h00 de Paris par le TGV.

Dans le même temps, après les rapports Duron et Spinetta sur la SNCF dressant des tableaux apocalyptiques de la société nationale et proposant des réformes libérales en vue de la libéralisation , de la privatisation, de l’abandon ou du transfert vers les collectivités régionales des lignes déficitaires, le gouvernement annonce le recours aux ordonnances, la réforme du statut de la SNCF, l’ouverture à la concurrence, la suppression du statut des cheminots et renvoie aux Régions la gestion et la suppression de 9000 kilomètres de lignes!

Dans de telles conditions, si les ordonnances sont votées à l’Assemblée Nationale et au Sénat, via une loi d’habilitation, il en sera fini des engagements et vœux du pacte d’accessibilité de la pointe bretonne à 3h00 de Paris. La responsabilité des députés et sénateurs bretons est engagée!

Les promesses n’engageants de plus en plus et malheureusement que ceux qui les croient, comment croire qu’avec la fin d’un service public unifié, la SNCF livrée à la concurrence aura la possibilité et la capacité d’investir dans les travaux nécessaires afin de mettre Brest et Quimper à 1h30 de Rennes!

Déjà, suite aux politiques libérales de l’Union Européenne, déclinées par les gouvernements successifs, d’ailleurs souvent anticipées par la direction de la SNCF avec ses dernières réformes, 70 % des TGV ne sont plus rentables du fait du coût astronomique des péages ferroviaires!

Ainsi, si cette réforme passe, il est fortement à craindre, la rumeur circulant, que nous n’ayons bientôt plus que des TGV privatisés de Paris à Rennes et des TER gérés en Service Public régional entre Rennes, Brest et Quimper aux frais des collectivités..

Qui pourra croire également, qu’avec la fin du statut des cheminots, véritable leurre pour la population et ses représentants, que les chemins de fer fonctionneront mieux? 

Le statut des cheminots est la contrepartie du service public et des contraintes du métier. Chaque profession ayant ses avantages et ses inconvénients. D’ailleurs, depuis les dernières réformes de la SNCF, du fait des suppressions massives d’emplois ( 2000 par an, 30 000 en 15 ans), des salaires proposés et des conditions de travail, de la baisse continue du pouvoir d’achat, de la réforme des retraites avec le recul progressif de l’âge de départ, il est reconnu que l’entreprise a du mal à recruter des conducteurs. La SNCF ne pourra sûrement pas mieux fonctionner avec des appels d’offres toujours au moins disant et une main d’œuvre de plus en plus précarisée et mal payée.

Le prix du billet de train coûtera-t-il moins cher? Il n’y a qu’a aller chez nos voisins Anglais pour le vérifier. Les prix ont augmenté de 60% depuis la privatisation, comme chez nous pour les prix de l’énergie depuis 5 ans. La concurrence ne fait pas baisser les prix, nous le voyons bien à l’expérience et aussi au vu des scandales d’ententes sur les prix. Le peuple Anglais aujourd’hui revendique à 65% la renationalisation des chemins de fer Britannique.

La sécurité ferroviaire sera-t-elle assurée? L’exemple de l’Angleterre est encore édifiant mais aussi malheureusement dans notre pays avec l’accident dramatique de Brétigny conséquence d’économie de maintenance, de suppressions d’emplois de cheminots et de manque d’investissements dans le réseau.

Le service public sera-t-il mieux assuré? Personne ne peut le croire surtout que nous voyons, toujours pour les mêmes raisons, de moins en moins de cheminots dans les gares et sur les quais; des trains sans contrôleurs; les guichets supprimés et les usagers sans information, renvoyés vers Internet ou vers d’autres modes de transport!

La dette de la SNCF n’est jamais que la dette que l’État lui fait supporter selon des règles comptables et de gestion imposées afin que la France ne passe pas pour une république bananière. Quelles seraient les dettes des routes et des autoroutes si celles-ci étaient gérées par une société en propre comme la SNCF ?

Quelles seraient les situations financières des compagnies aériennes si elles ne bénéficiaient pas d’exonérations de taxes sur les carburants?

Le Fret ferroviaire s’est écroulé dans notre pays depuis la libéralisation et la mise en concurrence. Ne laissons pas éclater la SNCF et casser le ferroviaire voyageur.

Revenons à un véritable service public SNCF voyageurs et marchandises où les lignes rentables compensent les lignes déficitaires, pour le bien commun, l’écologie et la sécurité de tous.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir Madame la Présidente, Monsieur le Président nos salutations les plus respectueuses.

 

Pour les communistes du Finistère

Le Secrétaire Départemental

Ismaël DUPONT

 

Publication du communiqué du PCF Finistère sur la réforme de la SNCF et l'accessibilité de la pointe bretonne ce vendredi 9 mars dans le Ouest-France

Publication du communiqué du PCF Finistère sur la réforme de la SNCF et l'accessibilité de la pointe bretonne ce vendredi 9 mars dans le Ouest-France

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 12:30
La préfecture voulait le forcer à retirer la banderole de la ville pour la libération de Salah Hamouri: le maire communiste de Stains, Azzédine Taibi, convoqué au tribunal
En faveur de la paix entre Israël et la Palestine, le maire de Stains convoqué au tribunal

vendredi 9 mars 2018

Le maire de Stains était convoqué au tribunal ce matin, 9 mars à 9H30, suite à une requête du préfet de Seine-Saint-Denis qui souhaite obtenir le retrait de la banderole demandant la libération de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri.

Retrouvez ici le communiqué d’Azzédine Taibi :
 

La préfecture voulait le forcer à retirer la banderole de la ville pour la libération de Salah Hamouri: le maire communiste de Stains, Azzédine Taibi, convoqué au tribunal
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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 11:46
Mme le Maire, il ne faudra pas oublier d’intégrer le salaire du directeur de la communication à vos frais de campagne ! (communiqué de l'opposition de gauche à Morlaix, 9 mars 2018)

Mme le Maire, il ne faudra pas oublier d’intégrer le salaire du directeur de la communication à vos frais de campagne !

L’annonce ci­-dessous parue sur un site d’emploi de cadres a retenu toute notre attention.

« Notre client, acteur territorial Finistérien, est à la recherche de son Directeur de la Communication et de l'Événementiel (F/H), pour accompagner le dirigeant élu dans sa mandature, anticipant la future période électorale. »

A sa lecture, on comprend donc que Mme le Maire a d’ores et déjà lancé sa campagne électorale pour 2020, mais là, personne n’en doutait. Par contre, utiliser l’argent de la municipalité pour préparer celle-ci est insupportable !

Mme Le Maire dispose déjà d’un collaborateur de cabinet à son usage quasi exclusif, avait-elle besoin de faire payer par les morlaisiens un Directeur de la Communication dont l’objectif est sa réélection ?

Les salariés de la ville sont au service des morlaisiens, pas d’un élu !

Nous demandons donc à Mme le Maire de retirer sans attendre cette annonce.

Des compétences existent d’ailleurs en interne pour occuper ce poste : alors, plutôt que d’aller « chasser » ce qui s’apparente plus à un « Directeur de campagne », parions sur ceux qui servent, ont servi les morlaisiens !

Nous souhaitons également dénoncer l’annulation du Conseil Municipal du 10 avril prochain.

En effet, alors même qu’une nouvelle fois nous apprenions de grands projets dans la presse (Maison des associations, maison médicale et le retour annoncé du funiculaire), il nous semblait crucial d’aborder ces sujets en commissions municipales et en conseil…

Nous aurions pu d’ailleurs nous féliciter de voir une grande partie notre programme de 2014 reprise par la majorité actuelle.

Mais le minimum démocratique n’est pas de mise dans le fonctionnement de la majorité actuelle, en témoigne les quasi 4 mois sans réunion des commissions.

Où, dès lors débattre des suppressions de postes dans les écoles Gambetta, Jaurès et Caër, si ce n’est en commission enseignement ?

Où, dès lors, débattre des projets de nouvelles infrastructures si ce n’est en commission urbanisme ?

Pour se dédouaner, nous nous voyons désormais proposer des réunions en tête à tête avec la Maire et ses proches adjoints, à huis clos.

Nous avons accepté une première fois en demandant clairement, sereinement et fermement un fonctionnement normal des commissions municipales, lieu naturel du débat et de l’information due à tous les élus.

Force est de constater que ce n’est pas la volonté du Maire.

Dès lors, nous n’acceptons plus que la démocratie locale, réunion du Conseil Municipal et travail des commissions, soit remplacée par ces réunions non publiques.

Le lien pour lire l’annonce :

https://www.cadremploi.fr/emploi/detail_offre?offreId=156116043151680925&provenance=trovit&utm_source=trovit&utm_medium=flux&utm_campaign=trovit_agregateur__flux_offres

Communiqué du 9 mars 2018 

Les élus de l'opposition de gauche (Coopérative Citoyenne, PS, PCF-Front de Gauche) au conseil municipal: Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard,  Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot 

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 11:00
L'école primaire Corentin Caër fait partie des trois écoles morlaisiennes publiques qui perdraient des classes à la rentrée  (photo Le Télégramme)

L'école primaire Corentin Caër fait partie des trois écoles morlaisiennes publiques qui perdraient des classes à la rentrée (photo Le Télégramme)

Les bons comptes et les beaux contes de la députée En Marche Sandrine Le Feur

"Tout va très bien, Madame la Marquise", la chanson de Paul Misraki interprétée par l'orchestre de Ray Ventura avant guerre s'applique très bien à la communication de la députée de la circonscription de Morlaix Sandrine Le Feur justifiant la suppression des trois classes d'écoles publiques à Morlaix à Jaurès, Gambetta, Corentin Caër, et de la classe de l'école des quatre vents à Lanmeur. 

"Cela n'est rien, Madame la Marquise, tout va très bien... On déplore un tout petit rien!"

Madame Le Feur donne des leçons de satisfaction et un carton jaune aux élus d'opposition de gauche à Morlaix qui ont critiqué son gouvernement et sa majorité pour la suppression des postes dans trois écoles publiques morlaisiennes. Au passage, Madame Le Brun qui paraissait justifier dans la presse les fermetures de classe est épargnée, faut-il y voir les signes d'une connivence qui se renforce? ...  

Le taux d'encadrement par élève progresse.

Il y aurait parait-il davantage de postes d'enseignants par élèves à la rentrée 2018 qu'à la rentrée 2017 car la suppression des postes n'est pas proportionnelle sur le territoire français à la réduction du nombre d'élèves, notamment en maternelle. Mais de qui se moque-t-on, quand on réduit considérablement les possibilités de scolarisation des moins de 3 enfants en maternelle, en ne les comptabilisant jamais dans les effectifs de rentrée? 

Le ministre Blanquer annonce lui-même la suppression de 200 à 300 classes en milieu rural sur France Inter lundi dernier, 5 mars, mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour cette disciple du docteur Pangloss que semble devenir Mme Le Feur quand il s'agit de présenter avantageusement l'injustifiable dans les beaux atours rassurants de la langue de bois technocratique des cabinets ministériels: on supprime moins de postes qu'on le pourrait, donc tout va très bien...

Mais les faits sont têtus Madame Le Feur, et ont leurs raisons que les sophismes destinés à justifier la baisse des moyens à l'éducation nationale et leurs conséquences pour la dégradation de l'éducation de nos enfants en école publique ne connaissent pas. 

Prétendre qu'on critique le dédoublement des classes de CP et CE1 en zone prioritaire parce qu'on critique la réduction des moyens humains en zone non prioritaire relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Encore que l'on pourrait discuter des faux semblants de la discrimination positive pratiquée par Macron et Blanquer, dans la lignée de Sarkozy, pour assurer une réelle égalité des chances à tous les enfants pour leur réussite scolaire.

Les enfants issus de milieux populaires, défavorisés, pour qui l'école républicaine se doit d'assurer les conditions de la réussite comme pour les autres enfants, ne se trouvent pas que dans les zones prioritaires, et il y en a beaucoup dans les écoles dont votre gouvernement supprime des classes dans la circonscription de Morlaix, et en particulier dans les trois écoles publiques morlaisiennes de Corentin Caër, Léon Gambetta, Jean Jaurès.     

Difficile de prétendre que "le soutien budgétaire de l'éducation nationale aux écoles de la République est sans précédent" quand les réformes du lycée, des universités, et les moyens affectés aux inspections académiques et rectorats à la rentrée 2018 visent à faire contribuer l'éducation nationale aux objectifs de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires du président monarque Emmanuel Macron...

Non franchement, nos enfants valent mieux que cette langue de bois marquée par la mauvaise foi.   

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix, 

membre de la Commission Enseignement du conseil municipal de Morlaix

***

 

Carte scolaire. S. Le Feur : « Davantage de profs par élèves à la rentrée 2018 » (Le Télégramme, 7 mars 2018)

Une douzaine de jours après l'annonce de la carte scolaire, qui a vu plusieurs fermetures de classes actées sur la circonscription, dont trois à Morlaix, la députée Sandrine Le Feur a livré son analyse de la situation à travers un long communiqué dont voici quelques extraits. « La carte scolaire a validé sept fermetures sur la circonscription, mais aussi deux ouvertures. Parce qu'il y a des évolutions démographiques importantes. Sur le Finistère, selon les projections, les effectifs des écoles publiques à la rentrée 2018 devraient baisser de 845 élèves, dont 588 en maternelle. Cette chute constante des effectifs s'accentue cette année et ira en s'amplifiant à l'avenir. Ces réalités sont pourtant évacuées dans les prises de position des élus locaux et de l'opposition, pour lesquels il est plus facile de taire ce constat et plus confortable d'égrener les suppressions de postes », constate la députée Sandrine Le Feur avec regret.

« Le soutien aux écoles est sans précédent »


« L'éducation est une priorité pour le gouvernement. Le soutien budgétaire de l'Éducation nationale aux écoles de la République est sans précédent. Si la baisse démographique avait été appliquée strictement, 1.796 postes auraient été supprimés dans le pays », poursuit Sandrine Le Feur, qui signale que « le taux d'encadrement des élèves finistériens progresse et atteint, pour la rentrée 2018, 5,52 professeurs pour 100 élèves, contre 5,48 actuellement ». Et la députée de conclure : « Sans céder à la démagogie, on ne peut, pour sa commune, pour son école ou pour ses enfants, dénoncer des classes trop chargées et, dans le même temps, critiquer le dédoublement des classes de CP et CE1 en zone prioritaire, une mesure d'équité et de justice sociale ».
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/carte-scolaire-s-le-feur-davantage-de-profs-par-eleves-a-la-rentree-2018-07-03-2018-11877678.php#CBYZ37jPKAgAUClT.99

 

 

  

  

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 09:22
Carhaix, samedi 10 mars de 13h à 17h: journée d'information sur la révolution kurde. Hommage à Kendal Breizh. Avec participation de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère

A l'invitation des organisateurs, la fédération du Finistère du Parti Communiste interviendra par une intervention d'Ismaël Dupont rappelant les positions et engagements de notre parti et de ses parlementaires au côté du HDP et des forces démocratiques kurdes syriennes victimes des bombardements à Afrin, entre 15h30 et 17h. 

En soutien au peuple kurde, pour dénoncer la répression des forces démocratiques et des kurdes en Syrie et l'agression militaire turque et islamiste à Afrin contre une expérience politique laïque, progressiste au Rojava, pour demander à ce que la France cesse sa complicité avec le régime islamo-fasciste d'Erdogan.

Kendal Breizh, de son vrai nom Olivier Le Clainche, était parti rejoindre à l’été 2017 les forces kurdes au Rojava (nord de la Syrie).

Les amis de Kendal Breizh, les Amitiés kurdes de Bretagne et le Centre démocratique kurde de Rennes lui rendront un hommage public le 10 mars dans le cadre d’une "journée d’information sur la révolution kurde"  au centre culturel Glenmor, de 13 h à 17 h.

Au programme : 13 h 30 - 15 h 30 : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information. 15 h 30 - 17 h : hommage à Kendal Breizh.

 

Carhaix (29) – centre culturel Glenmor

Le samedi 10 mars 2018 de 13h à 17h

Journée d’information sur la révolution kurde
Hommage à Kendal Breizh

13h : accueil du public

13h30 – 15h30 : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information

15h30 – 17h : hommage à Kendal Breizh

Organisé par :

  • les amis et camarades de Kendal Breizh
  • le centre démocratique kurde de Rennes (CDK-R)
  • Amitiés kurdes de Bretagne (AKB)
Carhaix, samedi 10 mars de 13h à 17h: journée d'information sur la révolution kurde. Hommage à Kendal Breizh. Avec participation de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère
Carhaix, samedi 10 mars de 13h à 17h: journée d'information sur la révolution kurde. Hommage à Kendal Breizh. Avec participation de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère

A lire aussi: 

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Contre la guerre, stop Erdogan! - Francis Wurtz, député européen honoraire dans L'Humanité Dimanche

Contre la guerre, stop Erdogan! - Francis Wurtz, député européen honoraire dans L'Humanité Dimanche

La première chose à rappeler à propos de l’offensive militaire turque contre la région de Syrie tenue par les Kurdes, c’est qu’il s’agit d’une « violation flagrante des principes du droit international » et d’un « acte d’agression pour lequel Erdogan et d’autres fonctionnaires de l’Etat (turc) devraient être tenus pénalement responsables » (1)

Circonstance aggravante: elle n’est pas le résultat d’une crise conjoncturelle, mais s’inscrit dans un projet stratégique affirmé du Président turc : empêcher à tout prix, dans cette région kurde du nord de la Syrie, la jonction de l’enclave d’Afrin (500 000 civils dont un grand nombre de réfugiés d’autres régions syriennes) avec les deux autres districts peuplés majoritairement de Kurdes, Kobané et Qamishli. L’émergence d’une entité autonome gérée par les Kurdes du Parti PYD, proche du PKK , à proximité de la Turquie, est le cauchemar d’Erdogan.

Ces combattants -que les Etats-Unis eux-mêmes considèrent être le meilleur rempart contre les « djihadistes » de Daesh, au point de vouloir les intégrer dans une force de 30 000 hommes chargés d’empêcher le retour de « l’Etat islamique »-, le dictateur d’Ankara n’y voit qu’une « armée de terroristes » qu’il s’est juré de « tuer dans l’œuf ».

En outre, tout opposant à cette guerre en Turquie-même subira le même sort : « Nous écraserons quiconque se dressera contre nous dans cette lutte nationale » avait prévenu Erdogan ! De fait, nombre de « traitres à la patrie » sont arrêtés, tandis que des « recommandations » sont transmises à la presse pour qu’elle livre à l’opinion un « journalisme patriotique »…Un vent de folie ultra-nationaliste et militariste souffle sur tout le pays.

Mais le maître d’Ankara ne limite pas ses menaces à ses compatriotes : « Si la France ou un autre pays porte l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Turquie considèrera qu’elle prend parti pour une organisation terroriste et agira en conséquence », a-t-il froidement asséné à l’adresse de la communauté internationale, pourtant, à ce jour, fort mesurée dans ses critiques.

Ajoutons que cette aventure sanglante , non seulement perturbe la poursuite des combats anti-Daesh en Syrie -les Kurdes défendant désormais prioritairement leur propre territoire contre l’armée turque et ses supplétifs-, mais risque de compromettre les tentatives de négociations (dites d’Astana) en vue d’une transition politique entre Damas, les rebelles et les puissances engagées dans la tragédie syrienne. « Des zones de désescalade redeviennent des zones de conflits. Donc, naturellement, cela pose un problème au processus d’Astana » affirme le Général Trinquand, ancien chef de mission militaire de la délégation française à l’ONU.

Un dernier rappel s’impose: la France et l’Allemagne comptent parmi les pourvoyeurs d’armes du sinistre promoteur de l’opération « rameau d’olivier » ! Comme l’a souligné , non sans courage, un quotidien turc : pour les Occidentaux, « Les armes et l’argent sont prioritaires. Si l’on rappelle des principes politiques du bout des lèvres, c’est uniquement pour sauver les apparences ». (2) Assez d’hypocrisie ! Stop Erdogan !

Francis Wurtz, ancien parlementaire européen communiste, L'Humanité Dimanche, février 2018 

———-
(1) Déclaration de l’Association internationale des juristes démocrates.
(2) Hürriyet Daily News 8/1/2018

 

 

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 09:00
Débat Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: l'Humain d'abord organisé par l'atelier citoyen-santé du PCF à St Brieuc avec Olivier Dartigolles, Patrick Courantin, Jean-Charles Sacchi: 80 personnes et des échanges passionnants (photos et compte rendu)
Débat Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: l'Humain d'abord organisé par l'atelier citoyen-santé du PCF à St Brieuc avec Olivier Dartigolles, Patrick Courantin, Jean-Charles Sacchi: 80 personnes et des échanges passionnants (photos et compte rendu)
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Débat Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: l'Humain d'abord organisé par l'atelier citoyen-santé du PCF à St Brieuc avec Olivier Dartigolles, Patrick Courantin, Jean-Charles Sacchi: 80 personnes et des échanges passionnants (photos et compte rendu)
Débat Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: l'Humain d'abord organisé par l'atelier citoyen-santé du PCF à St Brieuc avec Olivier Dartigolles, Patrick Courantin, Jean-Charles Sacchi: 80 personnes et des échanges passionnants (photos et compte rendu)

"Vivre et vieillir dans la dignité, le respect: l'Humain d'abord!"

80 personnes à la petite salle de Robien à St Brieuc hier soir, jeudi 8 mars, pour un débat passionnant organisé par l'atelier régional santé du PCF-Front de Gauche animé en Bretagne par Christiane Caro, avec:

Olivier Dartigolles, porte-parole du parti communiste, élu d'opposition à Pau, auteur de "Macron, entreprise de démolition: forces, failles, supercheries" (publié en octobre 2017, et déjà un grand succès!) 

Patrick Courantin: directeur de maison de retraite, correspondant régional Bretagne de l'Association des Directeurs au service des Personnes Agées  

Jean-Charles Sacchi, philosophe, spécialiste de l'éthique

 

Des interventions et des échanges avec les participants au débat de très grande qualité sur un sujet essentiel trop longtemps tenu en lisière du débat public. 

Les morlaisiens étaient présents, notamment des membres du comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix, les photos sont d'Ismaël Dupont, et un compte rendu est à suivre.

 

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 08:40
Le veto d’Emmanuel Macron à l’amélioration des retraites agricoles
GÉRARD LE PUILL
JEUDI, 8 MARS, 2018
HUMANITE.FR

Moins de deux semaines après avoir dialogué douze heures durant avec les paysans sur le Salon de l’agriculture, le président de la République a obtenu de son gouvernement qu’il oppose son veto a toute amélioration des retraites agricoles. En exigeant le recours au vote bloqué lors de l’examen par le Sénat, le gouvernement voulait vider le texte présenté par les parlementaires communistes de son contenu alors que les députés l’avaient voté à l’unanimité.

Alors que les pensions de retraite perçues par les paysans sont souvent comprises entre 700 et 850€ après une vie de travail très physique, celles des femmes sont encore inférieures car beaucoup d’entre-elles n’ont accédé au statut d’exploitante ou de co-exploitante que sur le tard.

Cette injustice aurait pu être corrigée le 7 mars 2018, veille de la journée internationale de la femme. En effet, les députés avaient voté le 2 février, à l’unanimité, une proposition de loi du député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne visant à porter la retraite minimum de 75 à 85% du SMIC, soit entre 871 et 987€ par mois. A leur tour, les sénateurs s’apprêtaient à voter hier le texte défendu par le sénateur communiste  du Pas-de-Calais  Dominique Watrin. La commission des affaires sociales du Sénat avait adopté la proposition de loi sans modification, se prononçant ainsi « en faveur de mesures concrètes pour les retraités agricoles … ».

Et c’est là qu’est intervenu le gouvernement pour demander un « vote bloqué ». Cette procédure, nous dit l’article 4 alinéa 3 de la Constitution, fait de sorte que « si le gouvernement le demande, l’Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendement  proposés ou acceptés par le gouvernement ». 

Une procédure pour vider le texte de son contenu

Pour dire les choses clairement, le gouvernement  a recouru à cette procédure afin de vider le texte de son contenu pour ne pas permettre une augmentation des petites retraites perçues par une majorité de paysans et surtout de paysannes. Il est vrai que le texte visait à taxer légèrement le capitaux qui spéculent en Bourse au lieu de s’investir dans la production afin de financer cette augmentation des retraites paysannes sans augmenter les cotisation dans une profession où près d’un tiers des exploitants n’ont dégagé qu’un revenu mensuel moyen de 350€ en n2016 du fait de la chute du prix du lait, de la viande et des céréales.

On peut donc penser que c’est avant tout l’idée de taxer les capitaux spéculatifs qui a déplu au président Macron, lui qui par ailleurs a tenu à ce que les retraités paient à la place des salariés la cotisation chômage et la cotisation maladie. Tout cela  pour que les smicards aient 10€ de plus à la fin du mois sans que cela ne coûte un centime à leur patron, même quand ce dernier se nomme Bernard Arnault, quatrième fortune mondiale, Serge Dassault ou François Pinault. Ajoutons que cette misérable augmentation du salaire net a été reprise dès le mois de janvier via l’augmentation du prix des carburants et du gaz !  

Présidente du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste (CRCE), Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis a rappelé dans un rappel au règlement que « cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité en commission » estimant à partir de là que son adoption étant conforme, cette loi pouvait être « définitivement acquise » dans la journée du 7 mars. « C’était sans compter avec l’obstination antisociale du gouvernement qui, ce matin et seulement ce matin, a déposé un amendement annonçant un vote bloqué sur ce texte (…)  Or cet amendement c’est l’enterrement du texte puisqu’il reporte sine die son application voire son existence même puisque le gouvernement entend vérifier la compatibilité de la proposition avec la future réforme des retraites »,  a dénoncé Eliane Assassi qualifiant cette procédure de « coup de force ».

Du coup, le groupe CRCE a décidé de retirer de l’ordre du jour cette proposition de loi en indiquant qu’il demandait la suite de sa discussion dans son prochain espace réservé, du 16 mai prochain.

Un «coup de force inadmissible » dénonce la Confédération paysanne

Dans un communiqué publié hier, la Confédération paysanne évoque ce « coup de force inadmissible du gouvernement » et note que ce dernier « refuse donc de faire un geste d’urgence en direction des retraité-e-s qui auraient bénéficié de cette revalorisation dès l’adoption de cette loi. Pour rappel, beaucoup vivent avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté et en Outre-mer certaines pensions atteignent à peine 100€ par mois. Comble du cynisme, le gouvernement, pour se justifier, invoque le « principe d’équité entre les assurés sociaux », dénonce la Confédération paysanne.

Ajoutons que ce gouvernement n’agit jamais sans l’accord du président de la République. Moins de deux semaines après avoir inauguré avoir inauguré le Salon de l’agriculture Emmanuel Macron joue un bien mauvais tour aux retraités et futurs retraités de l’agriculture. S’est-il vengé suite aux échanges parfois rugueux qu’il  eut avec la profession le 24 février ? N’a-t-il pas voulu voir que, d’une manière certaine, ces Français de la campagne sont aussi des « premiers de cordée », dans la mesure où leur travail permet à tous les autres de se nourrir au quotidien ?

Journaliste et auteur
Le veto d'Emmanuel Macron à l'amélioration des retraites agricoles, proposition de loi d'André Chassaigne (Gérard Le Puill, L'Humanité, 8 mars 2018)
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