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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 19:42
Portrait - Cinderella Bernard, candidate des Côtes d'Armor, sur la liste aux Européennes du PCF conduite par Ian Brossat, ce 1er mai à 15h pour la fête du Viaduc à Morlaix
Portrait - Cinderella Bernard, candidate des Côtes d'Armor, sur la liste aux Européennes du PCF conduite par Ian Brossat, ce 1er mai à 15h pour la fête du Viaduc à Morlaix
Cindérella Bernard, candidate bretonne sur la liste de Ian Brossat et du PCF "L'Humain d'abord" pour les élections européennes.
 

Âgée de 40 ans,  Cindérella Bernard est issue d’un milieu modeste (père ouvrier électricien et sa mère sans emploi). Enfants, ses deux parents ont connu les foyers de l’enfance. Sa mère a grandi en famille d’accueil auprès d’un couple d’agriculteurs qui l’ont élevée au sein de leur petite ferme. Cindérella en a gardé l'exigence de défendre les catégories populaires et de se battre pour les gens et leurs intérêts légitimes.

Elle habite Bégard avec mon mari et ses quatre enfants. Jeune, elle a dû travailler comme ouvrière en usine et dans l’agroalimentaire pour des missions d’intérim. Elle a quitté l’école à la fin de sa première année de AES. Puis, après avoir exercé plusieurs métiers autour du handicap et de la délinquance, elle a obtenu son diplôme d’éducatrice spécialisée. Elle est devenue médiatrice à Côtes d’Armor Habitat. Très tôt attirée par l’action collective, elle est devenue, adolescente, présidente du Foyer des jeunes de sa commune.

Jeune maman, elle a pris la responsabilité de l’Amicale Laïque de Bégard pendant sept années et a mené avec conviction et détermination les mobilisations pour la défense de l’école publique. Elle s'est attachée à porter les valeurs de solidarité, de laïcité, de vivre ensemble, et de proximité et de les partager avec le plus grand nombre de personne.

Cinderella a participé à la création de l’association Skol Bro Vear en 2006 pour porter la demande d’une filière bilingue publique à Bégard. Leur démarche s’est voulue militante car l’enseignement des langues régionales n’est pas une évidence pour l’Éducation Nationale faute de loi pour porter cette volonté. Aujourd’hui ce sont 130 enfants qui bénéficient à Bégard d’un enseignement à parité dans les deux langues, français/breton, de la maternelle à la 3ème au collège. La commune de Bégard est devenue un pôle bilingue public.

En 2008, elle rejoint l'équipe municipale de Gérard Le Caër, maire communiste de Bégard. En 2014, elle devient Maire-adjointe aux affaires scolaires et Présidente du Syndicat Mixte Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères. Elle a conduit dans cette fonction des actions fortes en faveur de la protection de l’environnement comme la lutte contre le gaspillage alimentaire, le broyage gratuit des déchets verts à domicile, le compostage collectif et individuel, la sensibilisation des enfants dans les écoles, le tri sélectif, ou encore l’installation de ruches d’abeilles noires de Bretagne à la déchèterie !

Depuis 2015, Cindérella est Conseillère départementale, dans l’opposition, et Présidente du Groupe Communiste et Républicain des Côtes d'Armor. Elle ne lâche rien de ses convictions et n’hésite pas à porter fort mes idées face à la Droite comme face aux représentants du Gouvernement, socialiste ou macroniste. A l'issue des élections législatives de 2017, Cindérella, après une très belle campagne collective, a été la candidate communiste qui a réalisé le meilleur score en Bretagne, sur la circonscription de Guingamp. Elle aurait été probablement élue députée sans la division de la gauche.

Cinderella Bernard a exposé les conséquences de la politique européenne sur les inégalités territoriales et les zones rurales en mai 2018 à Carhaix pour un café-citoyen sur l'Europe avec Patrick Le Hyaric, Anne-Véronique Roudaut (secrétaire départementale CGT Finistère), Maxime Paul et Ismaël Dupont

Cinderella Bernard a exposé les conséquences de la politique européenne sur les inégalités territoriales et les zones rurales en mai 2018 à Carhaix pour un café-citoyen sur l'Europe avec Patrick Le Hyaric, Anne-Véronique Roudaut (secrétaire départementale CGT Finistère), Maxime Paul et Ismaël Dupont

Cinderella Bernard intervenait pour le PCF au Colloque "Où va la Bretagne?" organisé par Skol Vreizh à Morlaix en octobre 2018

Cinderella Bernard intervenait pour le PCF au Colloque "Où va la Bretagne?" organisé par Skol Vreizh à Morlaix en octobre 2018

Cindérella Bernard avec le patron du bar-restaurant C'est Ici à Roscoff, Glenn Le Saoût, Patrick Le Hyaric

Cindérella Bernard avec le patron du bar-restaurant C'est Ici à Roscoff, Glenn Le Saoût, Patrick Le Hyaric

Grand entretien avec Cinderella Bernard
 
Candidate sur la liste soutenue par le PCF aux élections européennes du 26 mai 2019
Cindérella, comment tu vois ton rôle d'élue de terrain?

Une fois élus, nous sommes les élus de toutes et tous sans distinction, quelque soit les appartenances politiques. Il s'agit avant tout de se rendre disponible pour toutes celles et ceux qui expriment le besoin d'être soutenus, accompagnés, ou tout simplement écoutés. Chaque situation mérite toute notre attention mais il ne faut pas croire qu'on puisse apporter des solutions à chacun. L'honnêteté est indispensable, il ne s'agit pas de distribuer du rêve mais de partager de l'espoir et quand une personne repart de ma permanence avec le sourire, je me dis que c'est déjà un premier pas. Mon rôle est alors d'orienter, de soutenir leur demande et de tout mettre en œuvre pour débloquer leur situation.

Ces permanences sont nécessaires pour bien comprendre les préoccupations des personnes dans le besoin. Ces expériences de vie permettent d'argumenter les débats au sein de l'assemblée départementale pour tendre vers le meilleur service possible. Leur voix est alors portée dans les instances démocratiques.

Les permanences sont aussi l'occasion de rencontrer les élus locaux. C'est l'occasion de faire le point sur les projets de travaux, les demandes d'entretien des réseaux de voirie ou toute autre demande liée aux services publics de proximité : école, poste, service de secours et d'incendie, services hospitaliers... Mon rôle est alors de défendre leur dossier auprès des instances concernées : Conseil départemental, État, Éducation nationale...et d'être présente au côté de la population et des élus dans les mobilisations sociales.

Siégeant à la commission association, éducation, culture et citoyenneté au Conseil départemental, il s'agit aussi d'être présente auprès des associations subventionnées par le département, de soutenir leur projet et de veiller à ce qu'elles disposent de moyens suffisants pour bien fonctionner.

Et être élue de proximité, c'est aussi être présente dans les moments forts de la vie locale : assemblée générale, manifestations, festivités, anniversaire, inaugurations, cérémonies des vœux...

Mais il faut aussi s'adapter aux nouveaux modes de communication et en cela, les réseaux sociaux sont devenus un nouvel outil. Un outil qui permet de rendre compte d'une partie de son action, de se faire connaître et d'être accessible par les adeptes de messenger. Les débats publics et les rencontres occasionnelles de la vie de tous les jours sont d'autres temps forts de la vie d'une élue de proximité.

Cindérella, comment tu analyses le contexte social et politique actuel et le rôle que doit jouer dans cette situation le PCF?

2018, aura été une année exceptionnelle car c'est une année qui aura soulevé la colère dans divers rangs de notre société : les retraités, les agriculteurs, le milieu médico-social : ici, la maternité de Guingamp, là, les EHPAD, et puis les aides à domicile... demain les fonctionnaires … et des personnes en nombre, des familles, se retrouvant avec un pouvoir d'achat en berne, à qui on demande de faire toujours plus d'efforts quand d'autres s'enrichissent,… beaucoup se sont d'ailleurs retrouvés dans le mouvement des gilets jaunes pour exiger la justice sociale, la justice fiscale avec ce besoin de se retrouver ensemble, de s'unir pour faire front commun face au capitalisme.

A cela s'ajoute la baisse constante des dotations de l’État envers les collectivités territoriales que sont le département et les communes et c'est tout notre système des solidarités, pourtant nécessaire pour réduire les inégalités sociales dont souffre le peuple, qui est chahuté, bousculé, cabossé et tout un pan de la population qui est mis de côté, écarté, ignoré, méprisé par Bercy. 

« Tu donnes selon tes moyens, tu reçois selon tes besoins » c'est sur ce principe des solidarités que s'est créé l'impôt et la sécurité sociale créée elle par Ambroise Croizat, député communiste.
Le service public est en danger, c'est tout notre système des solidarités et notre capacité à inventer des services nouveaux pour répondre à des besoins nouveaux qui est fragilisé, au risque de laisser tout un pan de la population de côté.

Le débat national peut être un piège, il s'agit alors d'être présent partout où nous pouvons agir auprès des personnes pour expliquer les enjeux et le rôle fondamental que tiennent les services publics dans notre société.

Aucune caution ne doit être donnée à la casse sociale voulue par Macron.

A l'heure où le peuple s'approprie les questions politiques de répartition des richesses, de pouvoirs d'achat, prenons ce débat comme une opportunité pour diffuser  largement les idées de progrès social, humain et écologique.

Il s'agit alors de briser la mauvaise image donnée aux fonctionnaires que les libéraux entretiennent pour introduire la loi du marché au plus près de nous, et servir la finance. Il s'agit aussi de rappeler l'importance de la démocratie représentative, tout en affirmant l'idée d'une démocratie plus participative. L'action des élus PCF doit servir à réinstaurer la confiance entre les électeurs et les élus. Nous devons rappeler le rôle des collectivités territoriales et le lien entre la politique européenne et notre quotidien…mais il s'agit aussi de rappeler les combats menés par le PCF, le rôle que tiennent les élus PCF depuis qu'ils siègent dans les assemblées parlementaires. Nous sommes le seul parti à avoir toujours gardé la même ligne directrice portant l'exigence d'une justice sociale et plaçant l'humain au cœur de toutes les préoccupations. Nous devons être fiers d'être communistes.

Quel a été selon toi le rôle et l'utilité des députés européens communistes et Front de Gauche au Parlement européen? Quels grands combats ont-ils porté?

Les parlementaires communistes et Front de Gauche ont joué un rôle essentiel de luttes contre les inégalités sociales et territoriales, et n'ont pas ménagé leurs efforts pour défendre les droits humains et la paix en Europe. 

Ils ont proposé une COP fiscale pour lutter contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux, un gros chantier qui se poursuit et qui a le mérite d'avoir éclaté au grand jour. Une situation désormais largement reprise par les médias qui dénoncent l'injustice fiscale. 

 

 
De quoi souffre l'Union Européenne?

Au fil des années, l'Europe s'est construite dans une logique économique, donnant toujours plus de pouvoir au Capital.

Les États membres sont sous le contrôle de la Finance et soumis à des chantages financiers les contraignant à réduire leurs dépenses publiques et à répondre à la loi des marchés européens.  Cela se traduit par une délocalisation des entreprises tirant les salaires vers le bas, voir une fermeture de certaines d'entre elles, par la suppression des services publics de proximité, l'aggravation des inégalités sociales. L'action publique portée par les collectivités territoriales, pourtant nécessaire pour corriger les inégalités sociale,s se retrouve fortement impactée et contrainte. La crise sociale se répand alors dans toute l'Europe et on assiste à la montée des "populismes" plaçant au pouvoir des dirigeants nationaux extrême droite.   Le capitalisme ou ce qu'on appelle encore le néolibéralisme a montré son inefficacité et représente aujourd'hui une menace pour la paix et l'avenir de l'humanité et de la planète. 
 

 

Comment crois-tu que l'Union européenne, ses institutions et ses politiques, doivent évoluer? 

Pour faire face à l'urgence sociale, il faut redonner le pouvoir au peuple en faisant élire des représentant(e)s à l'assemblée européenne. Il s'agit de venir gonfler les rangs des élu(e)s progressistes au parlement européen pour recoder de l'intérieur l'ADN de l'Europe et construire une Europe Sociale, solidaire et écologique respectueuse des droits humains et répondant aux enjeux climatiques.

Nous ne voulons pas quitter l'Europe. Le Royaume Uni avec le Brexit est le parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire, cela ne fonctionne pas. Si la France qui est la locomotive de l'Europe avec l'Allemagne, décide de tout mettre à plat, tout changera.

Il faut rompre avec les traités européens libéraux et redonner l'autonomie, la libre administration aux États membres, seuls garants des équilibres sociaux sur leur territoire.

 

Indique-nous quelques exemples de questions importantes pour la vie quotidienne des Bretons et des Bretonnes, et quelques secteurs de notre vie sociale régionale, qui sont impactés par l'Union Européenne et sur lesquels les élections européennes du 26 mai vont avoir leur importance?  

Aujourd'hui nous voyons disparaître de nombreux services publics de proximité participant de fait, à la désertification en milieu rural. Pour justifier ces suppressions, l’État agite le drapeau de la dette publique. En fait nous subissons la pression d'une Europe libérale qui impose la loi des marchés, l'austérité aux États membres qui ne doivent pas dépasser 3% du déficit public. A cela s'ajoute le traité de Maastricht qui impose la "concurrence libre et non faussée" et le choix du "moins disant ", ce qui contraint les collectivités, par le fait légal, de choisir des entreprises hors territoire et l’État à livrer au marché certains biens communs comme le transport ferroviaire ou l'Energie. 

Le PCF a toujours tenu la même ligne directrice quand d'autres ont beaucoup fluctué comme Mélenchon qui a fait campagne pour Maastricht. En 1992 le référendum s'est soldé par une toute petite avance pour le oui avec seulement 51,04% des voix. 

La Bretagne est une région agricole et maritime. 

Pour préserver l'agriculture bretonne, il est nécessaire de sortir l'agriculture des logiques de marché et de mettre la banque européenne au service d'une agriculture saine et non productiviste. Pour cela il faut appliquer des normes européennes de la production respectueuse de l'environnement et rémunératrice.

Le Brexit pourrait venir fermer les frontières entre la Bretagne et le Royaume Uni. Les négociations avec l'Europe ont permis de réintégrer les ports bretons (Brest, Roscoff, Saint Malo) dans le corridor du réseau central trans européen. Il s'en est fallu de peu pour que ce ne soit pas le cas, c'est alors toute notre économie portuaire qui se serait retrouvée fragilisée, les parlementaires communistes n'avaient pas manqué d'alerter sur cette situation. 

Il s'agit maintenant d'obtenir les fonds européens nécessaires aux investissements utiles pour développer l'activité des ports.

La mobilité est une question essentielle qui touche le quotidien des bretonnes et des bretons : il s'agit d'obtenir de l'Europe et de l’État des aides à la restructuration des lignes ferroviaires. un défi que l'Europe doit relever pour faire face aux enjeux climatiques en favorisant le transport collectif et le fret ferroviaire.

La Bretagne est riche de sa culture et de sa langue. Une Europe sociale est une Europe construite avec le respect de ses diversités culturelles et linguistiques. Notre langue est un atout culturel mais aussi touristique et économique largement sous-exploité. Pour encourager la dynamique des régions et préserver les atouts culturels des États Membres, l'Europe doit encourager l'affichage bilingue dans toutes les institutions et services publics par des subventions.

 

Pour toi, en quoi une autre politique de l'Europe peut-elle contribuer à améliorer la vie des gens en Bretagne?

Créer une Europe sociale, solidaire et écologique permettrait de 

-garantir des salaires décents et donc d'augmenter le pouvoir d'achat d'une large partie de la population 

- réduire les inégalités sociales avec le rétablissement des services publics de proximité adaptés aux besoins nouveaux de la population : transports collectifs par le rail, écoles, services hospitaliers, postes, trésorerie, accompagnement à l'usage du numérique ...

- Développer l'économie et l'emploi local 

- manger sainement et vivre dans un environnement protégé 

- affirmer notre culture pour mieux s'ouvrir aux autres 

Mettre fin à l'austérité et à la logique concurrentielle imposée aux Etats membres, c'est redonner l'autonomie financière aux collectivités territoriales agissant au plus près des populations,  c'est encourager l'expérimentation et l'innovation, redonner de l'oxygène à l'action publique porteuse de projets répondant aux enjeux sociaux et culturels, de projets répondant aux enjeux climatiques.

Propos recueillis par Ismaël Dupont pour Rouge Finistère (hiver-printemps 2019)

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 19:41
Une exposition des photos de Cyril Deleau à la fête du Viaduc ce 1er mai à Morlaix
Une exposition des photos de Cyril Deleau à la fête du Viaduc ce 1er mai à Morlaix
Une exposition des photos de Cyril Deleau à la fête du Viaduc ce 1er mai à Morlaix

Le talentueux photographe Cyril Deleau qui a eu la gentillesse de nous faire don d'une de ses photos pour l'affiche de la fête réalisée par Anne Caradec et Christophe Ducourant (à vendre pour un prix modique sur la fête du 1er mai) exposera un certain nombre de photos tout au long de l'après-midi, place Allende, à Morlaix, pour la fête du PCF, place Allende. Avec Cyril Deleau, Morlaix est magique!

Comme chaque année, la culture sur bien présence à la fête du 1er mai du parti communiste à Morlaix, avec des concerts, un stand librairie, une expo photo, etc.

L'or Breizh Photographies

Une exposition des photos de Cyril Deleau à la fête du Viaduc ce 1er mai à Morlaix
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:46
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)

Le candidat finistérien sur la liste du PCF conduite par Ian Brossat, Glenn Le Saoût était à la rencontre des camarades, militants et sympathisants communistes, membres du comité de soutien à la liste, hier, samedi 27 avril, à Carhaix, salle de justice en mairie.

Un moment riche et convivial en présence de Paul Quemener, maire de Berrien, et de Marie-Pierre Coant, première adjointe à Berrien, sur le comité de soutien de la liste de Ian Brossat et de nouveaux camarades comme Linda Veschetti, prof d'EPS, syndicaliste. Une réunion organisée notamment par Pierre-Yves Thomas, secrétaire de section. 

Ces belles photos nous ont été adressées par notre camarade Daniel Laporte.  

Une conférence de presse a eu lieu avec la présence du Télégramme, du Ouest-France et du Poher.

Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:42
Photo Archives Ouest-France

Photo Archives Ouest-France

Dans un communiqué, l’intersyndicale Morlaisienne (CGT, FO, FSU, SUD solidaires) appelle la population à se mobiliser, le 1er mai à partir de 10 h 30, place des Otages.

Ce 1er mai, intervient dans un contexte économique, social et politique dégradé, estiment les représentants syndicaux de CGT, FO, FSU et SUD solidaires. Bien que confronté à une colère sociale sur de multiples fronts, dans la rue comme dans les entreprises, le gouvernement s’entête à poursuivre cette politique libérale qui ne fait qu’aggraver la misère sociale.

La CGT appelle la population à se mobiliser et à descendre dans les rues pour faire entendre leurs revendications : pour leurs droits, pour le progrès social et pour la paix, contre la vie chère, contre le chômage et contre la répression.

Rassemblement place des Otages, le 1er mai à partir de 10 h 30.

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:39
Photo Ouest-France

Photo Ouest-France

Le candidat PCF du Finistère était présent à Carhaix, samedi 27 avril, à l’occasion d’une rencontre-débat à un mois du scrutin européen.
 
Pages Finistère du Ouest-France - 28 avril 2019, Emeline Le Naour
 
Trois questions à…
 
 
Glenn Le Saout, candidat du Finistère sur la liste PCF aux élections européennes.
 
Dans un contexte de défiance vis-à-vis des politiques et de l’Europe, ce n’est pas difficile de convaincre les citoyens d’aller voter aux élections européennes ?
Effectivement, c’est compliqué. Les gens nous disent qu’ils ont autre chose à faire que de se rendre aux urnes. Ils sont lessivés et se sentent assez éloignés des enjeux européens. Pourtant, il s’agit peut-être du scrutin le plus important. C’est au Parlement que l’on décide aussi des politiques nationales.
 
Quelles sont les problématiques pour le Finistère ?
C’est l’Europe qui décide de la PAC pour les agriculteurs bretons mais ce sont aussi les conséquences du Brexit que vont subir les pêcheurs de nos côtes. Et c’est encore au cœur des institutions européennes que l’on peut voter des financements pour le développement et l’apprentissage du Breton. On doit être le poil à gratter du gouvernement au niveau européen.
 
Vous ne présentez pas de liste commune avec Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon. Le rassemblement de la gauche vous semble inenvisageable pour ces élections ?
Ian Brossat (tête de liste PCF ndlr), a tenté tant bien que mal de joindre les deux candidats mais pour le moment cela n’a rien donné. Fondamentalement, rien ne nous sépare, à savoir une Europe plus sociale pour contrer l’austérité qu’impose le gouvernement d’Emmanuel Macron et bien entendu endiguer la montée des partis nationalistes. Le problème, c’est qu’avec cet éclatement de la gauche, c’est dur de combattre l’actuel démantèlement de la France.
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:00
Glenn Le Saoût, 20 ans, candidat finistérien pour les élections Européennes du PCF conduite par Ian Brossat

Glenn Le Saôut sera présent au meeting de Ian Brossat vendredi 1er février au Relecq-Kerhuon et prendra la parole avec Cinderella Bernard, il participera auparavant à la rencontre avec les acteurs de l'économie maritime.

Glenn Le Saôut:

" Je suis né en 1998 à Morlaix, d'un père ouvrier qualifié et d'une mère travaillant dans le secteur du social, le dernier fils d'une fratrie de 3 enfants (1 sœur et 1 frère).

Je suis comme qui dirait « tomber dedans » car possédant deux grand pères communistes il était impensable de ne pas penser pour le collectif avant de prôner l'individuel. 

En lycée public à Morlaix je me suis pleinement investi au sein des mandats qui m'ont été confiés que ce soit dans le comité de vie lycéenne ou bien au conseil d'administration (siégeant pour la représentation des élèves au sein de l’instance dirigeante).

J'ai pris des responsabilités également syndicales au sein de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) en prenant la présidence localement puis au niveau de la Bretagne.

Lors des manifestations contre la loi travail, contre les réformes « Macron » mais aussi contre la sélection à l'université. J'ai pu pu exprimer la voix et défendre les intérêts des jeunes opprimés et oubliés depuis tant d'années par les gouvernements successifs.

Toujours accompagné dans l'ensemble de mes luttes par des camarades engagés et investis.

Ces derniers mois, j'ai alerté sur les conséquences de Parcoursup, avec nombre de lycéens restant en attente d'affectation pendant des semaines angoissantes avant le bac, ou carrément sur le carreau, certains renonçant même à s'orienter vers des études.

Depuis toujours joueur de football, et encadrant dans une équipe de jeunes je suis passionné de sport. L'ensemble de ces éléments m'ont permis de me construire politiquement.

J'ai adhéré au PCF à 18 ans, il y a un an et demi.

J'ai dernièrement effectué un voyage de 4 mois au Burkina Faso ainsi qu'au Bénin. J'ai pu apercevoir les dégâts du colonialisme, de la pauvreté sur les populations mais surtout le manque cruel de moyens dans l'ensemble des secteurs éducatifs et médicaux. Je vais poursuivre mes études dans le secteur de la culture et de l'animation. En attendant, j'ai accepté de m'engager sur cette liste des Européennes conduite par Ian Brossat car je suis convaincu qu'il faut transformer en profondeur les institutions et les politiques européennes actuelles si on veut sauver l'idée européenne et les idées de progrès en Europe, face à la montée de l'extrême-droite". 

Le Morlaisien Glenn Le Saôut, étudiant et ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), sera présent à la rencontre-débat avec Ian Brossat, tête de liste du PCF aux prochaines élections européennes, ce vendredi 1er février, à 20 h, au Relecq-Kerhuon.
Et pour cause, puisqu’il est sur la liste, en position non-éligible (63e). Il prendra la parole avec Cinderella Bernard, avant Ian Brossat et un échange avec l’assistance.
Il participera aussi, auparavant, à la rencontre avec les acteurs de l’économie maritime finistérienne.
Âgé de 20 ans, Glenn Le Saout a adhéré au PCF il y a un an et demi. Tout sauf un hasard puisque ses deux grands-pères sont communistes. Dernièrement, il a fait entendre sa voix lors des manifestations contre la loi travail, contre les réformes « Macron », mais aussi contre la sélection à l’université et les conséquences de la mise en œuvre de Parcoursup. Souhaitant poursuivre ses études dans le secteur de la culture et de l’animation, Glenn Le Saoût joue au football et encadre bénévolement une équipe de jeunes.
 
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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:29
Photo Le Télégramme - 27 avril à Carhaix

Photo Le Télégramme - 27 avril à Carhaix

Le candidat finistérien du PCF, Glenn Le Saout, a longuement commenté l’actualité politique en défendant les projets défendus par la liste conduite par Ian Brossat. (JNP)
 

Candidat du Parti communiste français aux élections européennes sur la liste de Ian Brossat, le Morlaisien Glenn Le Saout est allé à la rencontre des électeurs, samedi matin 27 avril, sur le marché de Carhaix, avant d’échanger avec des militants.

Âgé de seulement 20 ans, Glenn Le Saout est l’un des plus jeunes candidats à ces élections européennes. En 67e position sur la liste du Parti communiste français conduite par Ian Brossat, le Morlaisien n’est pas en position éligible. « Il faudrait que 74 % des électeurs choisissent le PCF pour que je sois élu », reconnaît-il. Ce qui ne l’empêche pas de se lancer avec ferveur dans cette campagne. Samedi matin, il est allé à la rencontre des électeurs sur le marché de Carhaix, avant de tenir une rencontre publique avec des militants à la salle Justice de paix.
 
L’argent, il y en a, et pas qu’un peu !
 
Étudiant en Administration économique et sociale à l’UBO à Brest, Glenn Le Saout a quitté le Parti socialiste pour rejoindre le PCF il y a un an et demi. « Ce qui a motivé ma décision, c’est notamment le départ de Richard Ferrand et Marc Coatanéa pour la République en Marche, souligne-t-il. J’ai été très déçu par les socialistes au pouvoir, et aussi par les votes du PS au parlement européen, notamment sur le renforcement des contrôles aux frontières ». Rappelant que les trois députés européens sortants PCF-Front de gauche ont, eux, défendu l’accueil des réfugiés, il a aussi martelé, face aux militants que le PCF était « la seule force de gauche à avoir rejeté tous les traités de cette Europe de la finance et du libéralisme économique »
 
Le jeune candidat finistérien a aussi largement commenté le contexte politique, fustigeant par exemple la décision d’Emmanuel Macron de ne pas restaurer l’ISF. « Rien n’est fait contre les plus riches dans ce pays et, pendant ce temps, le service public est attaqué de partout, autant dans l’éducation que le milieu hospitalier ». Glenn Le Saout a d’autre part ironisé sur la rapidité avec laquelle un milliard d’euros a pu être amassé en trois jours pour la reconstruction de Notre-Dame : « L’argent, il y en a, et pas qu’un peu ! », a-t-il lancé.
S’il déplore l’éclatement de la gauche aux Européennes, Glenn Le Saout se dit persuadé que les communistes réaliseront un meilleur score que ce qui est prédit par les sondages. « Il y a déjà 600 personnes qui soutiennent notre liste en Finistère et nous étions un millier au meeting de Ian Brossat à Rennes, ce sont des signes qui ne trompent pas », estime-t-il.
 Européennes. Glenn Le Saout (PCF) à la rencontre des électeurs - Le Télégramme, 28 avril 2019
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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:15
Disparition. Julien Lauprêtre, celui pour qui  les pauvres ne doivent pas baisser la tête (Olivier Chartrain, 29 avril, L'Humanité)
Disparition. Julien Lauprêtre, celui pour qui «   les pauvres ne doivent pas baisser la tête »
Lundi, 29 Avril, 2019

Il dirigeait le Secours populaire français depuis 1955 : Julien Lauprêtre s’est éteint à Paris, vendredi 26 avril. Il avait su donner à l’ancien « Secours rouge » l’élan qui en fait aujourd’hui l’une des plus importantes organisations de solidarité françaises.

«J’avoue que j’ai vécu. » En citant le grand poète chilien Pablo Neruda, dans une interview donnée à l’Humanité en 2003, Julien Lauprêtre résumait du même coup sa propre existence : une longue aventure, faite d’engagement et de fidélité à la lutte contre l’injustice. Celui qui vient de s’éteindre vendredi, à 93 ans, alors qu’il était hospitalisé après une chute, était entré au Secours populaire français (SPF) au cours du terrible hiver 1954. Il s’agissait alors de donner un coup de main, « pour quelques semaines ». Un an plus tard, il en devenait le secrétaire général, puis le président en 1983. Soixante-cinq ans au service de ce qui est devenu, sous son impulsion, l’une des plus grandes associations françaises de solidarité, présente sur tous les fronts et dans le monde entier, avec 80 000 bénévoles et plus d’un million de donateurs.

Né le 26 janvier 1926 dans le 12e arrondissement, où ce véritable « titi » parisien a toujours vécu, le jeune Julien a donc 10 ans au moment du Front populaire. Son père, Jean, blessé au cours de la Grande Guerre, est cheminot et communiste ; sa mère, Marie, travaille dans une conserverie de poisson. Cet été-là, il découvre la mer à l’île de Ré, grâce au Secours ouvrier international – qui deviendra le Secours populaire en 1945. Il y fait aussi, déjà, la connaissance de Jeannette, qui deviendra sa femme dix ans plus tard, et d’enfants allemands, espagnols ou italiens dont les parents ont été chassés de leurs pays par les régimes fascistes qui s’y étaient installés.

C’est peut-être dans ces rencontres que s’est enraciné son combat pour le droit de tous aux vacances, concrétisé par les Journées des oubliés des vacances qui, chaque année, permettent à des milliers d’enfants – et de familles – de partir au moins une journée. C’est certainement là que se trouve aussi la source de Copain du monde, créé en 1992 pour faire se rencontrer des enfants de tous les pays. Rien ne rendait plus fier le président du SPF que de voir ainsi, dans un de ces « villages » organisés chaque été, des enfants palestiniens hébergés avec des enfants israéliens, ou des enfants marocains et sahraouis jouer ensemble au foot.

De l’injonction de Missak Manouchian, qu’il a côtoyé sans le savoir en 1943 dans les geôles de la préfecture de police de Paris, à « continuer la lutte contre l’injustice », Julien Lauprêtre, ce jeune résistant de 17 ans, a fait la ligne conductrice de sa vie. Ainsi expliquait-il en 2015 dans nos colonnes, pour les 70 ans du SPF : « Notre vision de la solidarité, c’est que ceux qui donnent et ceux qui reçoivent participent de la même initiative. Ainsi parfois des donateurs d’hier se retrouvent demandeurs de notre aide. Et inversement, des personnes qui ont eu besoin de la solidarité s’en sortent grâce à elle et deviennent à leur tour des gens actifs au Secours populaire. Nous créons ainsi les conditions d’une nouvelle résistance et renforçons la citoyenneté. C’est l’idée que les pauvres ne doivent pas baisser la tête. »

C’est aussi au nom de cette conception de la solidarité que ce communiste de toujours – il fut membre du comité central du PCF de 1970 à 2000 – s’efforçait de combattre l’opposition, jugée artificielle, entre action politique et action humanitaire. Il s’en expliquait en 2007 dans l’Humanité Dimanche : « Aider en urgence ceux qui en ont le plus besoin, c’est énorme pour ces personnes. Quand on n’est pas concerné, cela peut sembler accessoire. Ce n’est pas du tout le cas quand vous êtes au fond du trou. Nous tenons les deux bouts de la chaîne : la solidarité populaire, indispensable pour la sauvegarde d’urgence des personnes, et l’action pour que les pouvoirs publics prennent les mesures visant à supprimer les causes de la pauvreté. » Pour lui, le SPF devait être un « aiguillon » qui s’efforce non de se substituer aux carences des pouvoirs publics, mais de les mettre devant leurs responsabilités.

Alors que sous son impulsion le Secours populaire est devenu une association gigantesque, intervenant lors d’une catastrophe naturelle à l’autre bout du monde comme dans les quartiers de nos villes, entraînant dans son action stars et multinationales, présidents de la République et champions sportifs, il ne manquait pas de rappeler que, parmi tous ces partenaires, « le premier fut l’Huma ». « Aussi loin que remontent mes souvenirs, racontait-il, je revois mon père Jean apporter l’Huma à la maison. Jusqu’à son dernier souffle, il l’a diffusé place Rambouillet, son quartier du 12e ​​​​​​​arrondissement. » Un long compagnonnage grâce auquel notre journal, de reportages en appels à la solidarité, de numéros solidaires en hors-séries spéciaux, a permis à ses lecteurs de partager les combats du Secours populaire.

Julien Lauprêtre a passé des années à dénoncer et à combattre ce qu’il nommait le « raz-de-marée de la pauvreté », qui n’a cessé de prendre de l’ampleur, sans jamais baisser les bras ni perdre l’espoir, suivant en cela scrupuleusement le conseil de Manouchian. Son décès amènera forcément une page d’histoire à se tourner. Mais soyons assurés qu’il est parti en sachant qu’ils sont des milliers, après lui, pour continuer à porter ce combat. Et un jour, le remporter.

Olivier Chartrain
Disparition. Julien Lauprêtre, celui pour qui  les pauvres ne doivent pas baisser la tête (Olivier Chartrain, 29 avril, L'Humanité)
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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:12
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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:09
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