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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 19:09
Photo indépendante de Marie-Hélène Bourlard à Ploufragan (22) le 2 mai - photo Christine Prunaud

Photo indépendante de Marie-Hélène Bourlard à Ploufragan (22) le 2 mai - photo Christine Prunaud

Ouvriers et politique : Le PCF pourrait bien les réconcilier !
Jeudi, 2 Mai, 2019

La liste conduite par Ian Brossat pour les élections européennes compte 50 % d’ouvriers et d’employés. Comment cette démarche est-elle perçue par les premiers concernés ? Reportage aux côtés de Marie-Hélène Bourlard, ancienne ouvrière du textile, et de Khaled Bouchajra, salarié chez Amazon.

Une ouvrière députée au Parlement Européen ? « Ah ! C’est impossible ça madame ! » C’est la réponse d’un ouvrier, devant l’usine Outinord de Saint-Amand-les-Eaux, à une ouvrière. Il s’agit de Marie-Hélène Bourlard, ancienne ouvrière du textile, et candidate en deuxième position sur la liste du PCF, conduite par Ian Brossat. Si la liste passe la barre des 5 % le 26 mai prochain, elle pourrait ainsi faire son entrée au Parlement européen. Mais, devant les grilles d’Outinord, on est perplexe. Il y a bien longtemps que les ouvriers ont été laissés à leur sort. En politique, comme dans la vie économique de la région. « Ce serait bien pour s’exprimer, faire changer les choses », reconnaît Alexandre, l’un des ouvriers qui prend un tract à la sortie. « Ça tourne du mauvais côté pour nous, en ce moment, mais toujours du bon pour les plus riches. Et des ouvriers, il n’y a pas qu’au Parlement européen qu’il en faudrait ! »

Si les ouvriers sortant du travail sont dubitatifs, ils n’en sont pas moins interpellés par cette ouvrière, récemment retraitée, qui vient leur proposer de les représenter, de porter leurs voix dans les instances européennes. Soudain, alors que les conversations se poursuivent à chaque distribution de tracts, une camionnette blanche sortant du parking de l’usine s’arrête devant la candidate et les militants communistes. Au volant, l’homme qui jugeait impossible la présence d’une ouvrière au Parlement européen, accompagné de deux autres de ses collègues de travail… Vingt minutes plus tôt, il avait pris le tract de Marie-Hélène Bourlard. « Mais c’est bien votre truc en fait ! » lance-t-il aux militants communistes. Ses deux collègues réclament aussi des tracts. Ils en emportent quelques-uns…

Dans le Nord, le monde ouvrier est sinistré. Quarante ans après sa fermeture, Uninord reste un souvenir brûlant. Beaucoup font encore référence à ce passé qui semble doré, où les ouvriers avaient du travail. Le passé minier reste imprimé dans le paysage, alors que les ouvriers d’aujourd’hui habitent toujours les anciens corons. Le taux de chômage est ici supérieur à la moyenne nationale (11,9 % contre 8,8 %). La pauvreté également. L’espérance de vie y est inférieure : un homme y vit cinq ans de moins qu’en Île-de-France ; une femme trois ans de moins. Les services de santé, dans la foulée de la désindustrialisation de la région, se sont également fortement dégradés avec la fermeture de centres de santé qui assuraient des soins pour toute la population. Marie-Hélène Bourlard ne connaît pas seulement cette réalité en observatrice de la vie politique. Pour elle, c’est du vécu. « Je connais bien tout ça. On ne roulait pas sur l’or, dit-elle en parlant de sa famille. On ne partait jamais en vacances, même si on était deux à travailler. »

Ce vécu partagé, au bout de quelques mots échangés, se ressent assez vite. Dans l’ancien coron de Chabaud-Latour, à Denain, les parcours de vie, qu’ils soient trentenaires ou retraités, sont laborieux. La ville, aux mains du Parti socialiste depuis 2008, renferme un passé communiste encore récent. La circonscription, elle, est passée au RN aux dernières législatives. Et elle est voisine de celle du secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Plusieurs décennies de déclin industriel, d’austérité économique, de libéralisations et de désengagement de l’État ont créé cette vie dure qui est elle-même à l’origine de cette carte politique assez contradictoire… Mais, entre ouvriers, le courant finit toujours par passer.

Dans les allées de Chabaud-Latour, les militants et la candidate croisent le chemin d’un homme de 67 ans, à la démarche vigoureuse et aux mains marquées par le travail. Les présentations sont rapides. Ahmed tend la main vers les tracts, mais pas pour en prendre un seul. « Donnez-m’en un paquet, je vais les mettre dans mon local. On est tous des prolétaires, hein. » Sans se faire prier, il s’inscrit sur le comité de soutien à la liste conduite par Ian Brossat. « Les ouvriers, on fait tout en fait, explique-t-il. Et on a que des miettes. Moi j’ai 67 ans, et je ne peux toujours pas prendre ma retraite. Pourtant, dans l’industrie, j’ai travaillé dans tout. » Croit-il que Marie-Hélène Bourlard au Parlement européen puisse faire avancer la cause des « prolétaires » selon ses mots ? « J’espère. Si on n’est pas représentés, on ne peut pas se faire entendre. Et pour moi, elle reste une ouvrière », rappelle-t-il.

La conscience de classe d’Ahmed est solidement ancrée… Mais, chez des trentenaires, elle existe aussi. C’est le cas d’un jeune couple. Lui, intérimaire dans une usine de peinture, rêve d’une situation plus stable. « Si, demain, j’ai un CDI, je peux acheter une maison. » Leur relation à la politique est, pour tous les deux, assez désenchantée, même s’ils votent à chaque élection. « J’avoue que je décroche de la télé au bout d’un quart d’heure quand je regarde les débats », ironise son épouse, Emmanuelle. « On a l’impression de n’être ni entendus, ni écoutés. » Une ouvrière au Parlement européen ? « Et pourquoi pas une femme déjà », répond-elle du tac au tac. « Et puis, c’est vrai que ce n’est pas quelqu’un qui sort de derrière un bureau », souligne-t-elle au sujet de Marie-Hélène Bourlard. « Elle comprend les ouvriers parce que, comme nous, elle paye un loyer tous les mois. »

Quelques maisons plus loin, c’est une autre histoire que vont entendre la candidate communiste et les militants. Celle d’une retraitée. « Bonjour, est-ce que vous voulez voir une ouvrière entrer au Parlement européen le 26 mai prochain ? » interroge Marie-Hélène Bourlard en tendant un tract à cette femme, par-dessus le portail de son jardin. Elle le prend, l’air interrogatif. « Je suis une ancienne ouvrière du textile », ajoute la candidate. « Ah ! Eh bien moi aussi ! » répond alors la retraitée. « C’était à Cambrai, pendant dix-huit ans. Je n’ai jamais pris le bus, je suis toujours allée travailler à pied. Et puis, c’était grassement payé », lance-t-elle, ironique. Du coup, la discussion s’engage. Cette retraitée vit seule. Elle avait un fils, mort à 30 ans. Et ne veut plus d’hommes dans sa vie. Et de sa retraite, elle exprime beaucoup de colère. « Moi, j’ai travaillé quarante-huit ans. Et il m’a enlevé 114 euros l’autre fumier ! » peste-t-elle à l’adresse d’Emmanuel Macron.

Puis, la discussion s’oriente sur ce qu’il faudrait améliorer dans la ville. Et là, c’est une autre colère qui éclate… La retraitée montre la maison d’en face et lâche : « Il y en a trop… » au sujet de ses habitants. « Et puis, il y en a qui ne cherchent pas du travail. C’est au RSA… » Le genre de propos qui, conjugués à cette longue vie de labeur mal récompensée, peuvent expliquer la configuration politique issue des dernières législatives. Pourtant, la conversation se poursuit entre les deux ouvrières. Et, à la fin, la retraitée s’inscrit sur le comité de soutien de la liste communiste. Elle n’est pas la seule à avoir passé sa vie professionnelle dans l’industrie textile. Dans une autre maison, une autre retraitée qui ouvre sa porte à Marie-Hélène Bourlard s’exclame immédiatement : « Ah ! Moi aussi ! J’étais à Jupiter Caudry. » Elle ne se fait pas prier pour signer l’appel à voter pour la liste Ian Brossat, avec un seul bémol : « Je suis malvoyante. Remplissez le bulletin pour moi s’il vous plaît. »

À Saran, dans le Loiret, un autre type d’ouvriers travaille pour une entreprise venue du capitalisme d’Amérique. Sur le parking d’Amazon, géant de la vente en ligne, nous rencontrons Khaled Bouchajra et quelques-uns de ses camarades de travail. Tous sont entrés chez Amazon pour travailler, sans véritables convictions politiques au départ. En se heurtant aux méthodes de management du géant américain, en les refusant, en voulant défendre leurs droits, ils en sont venus à l’action syndicale. À la CGT. La CGT chez Amazon, c’est un peu la CGT dans une entreprise aux États-Unis. Khaled Bouchajra fait partie de ces salariés. « Il faut faire très attention à ce qu’on dit chez Amazon », assure-t-il. Après s’être formé sur le tas, dans la lutte, il est aujourd’hui délégué syndical et candidat également sur la liste conduite par Ian Brossat. « C’est bien que quelqu’un comme lui, issu du milieu ouvrier, des banlieues populaires, nous représente sur une liste », approuve Michaël, un de ses collègues. « S’il est élu, ce sera encore mieux pour nous, pour nous aider à avancer », ajoute Laura. « On a entendu tellement de discours de la part des hommes politiques, que, personnellement, je préfère que ce soit quelqu’un qu’on connaît, qui travaille avec nous, qui soit élu, assure un autre collègue de Khaled Bouchajra. Et pas quelqu’un qui nous dit la même chose, mais qui n’a jamais travaillé dur comme nous. »

Il est trop tôt pour dire si cette démarche initiée par le PCF portera ses fruits électoralement. Elle demandera un travail de long terme, au-delà d’un scrutin, les européennes, peu mobilisateur pour les classes populaires. Mais elle semble en tout cas répondre à une réalité : les ouvriers ont quasiment disparu du champ politique. Et cette initiative est une première tentative de changer cette réalité.

Diego Chauvet
Ouvriers et politique : Le PCF pourrait bien les réconcilier ! (Diego Chauvet, L'Humanité, 2 mai 2019)
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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 18:01
Droits des femmes en Europe: Mme Loiseau et LREM pris à leurs propres contradictions - Ian Brossat

A propos de l'égalité femmes hommes, de la campagne européenne, et de la proposition faite aujourd'hui par la candidate macroniste...

Mme Loiseau reprend à son compte dans le Journal du Dimanche la proposition d'harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe. Très bien.
Le PCF le propose depuis 3 élections européennes.
Quelques précisions.

Au départ, il s'agit d'une proposition de Gisèle Halimi.
Ce qu'elle avait appelé la "clause de l'Européenne la plus favorisée". Autrement dit, on aligne tous les pays sur celui qui, dans chaque domaine, met en oeuvre la politique la plus avancée pour les droits des femmes.

Que Mme Loiseau la reprenne à son compte, après tout, tant mieux.
Je suis communiste et donc partageur, a fortiori quand il s'agit de faire avancer des causes qui me tiennent à cœur.

J'ai juste un doute. Le Parlement européen avait fait adopter une directive très progressiste pour mieux rémunérer le congé parental. Qui l'a plantée ? Le gouvernement français... avec Mme Loiseau comme ministre des Affaires européennes...

La preuve dans cet extrait du Monde !

Ian Brossat

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 17:57
L’Afrique, bon filon de Sarkozy, DSK, Longuet et les autres (Fanny Pigeaud, Médiapart, 5 mai 2019)
L’Afrique, bon filon de Sarkozy, DSK, Longuet et les autres
Par

Un ancien président, des ex-ministres, des ex-diplomates, des ex-militaires et un terrain d’action commun : l’Afrique. Au cours des dix dernières années, d’anciens représentants de l’État français se sont recyclés dans le privé en utilisant leur carnet d’adresses africain constitué quand ils étaient en fonctions. Une preuve que la Françafrique a encore de beaux jours devant elle.

Sur le tarmac de l’aéroport de Conakry, le chef de l’État guinéen Alpha Condé, tout de blanc vêtu, enlace l’ex-président français Nicolas Sarkozy, costume gris et grand sourire. Nous sommes le 21 février 2019 et les photos de l’événement laissent imaginer de tendres retrouvailles.

Quelques semaines plus tard, c’est Dominique Strauss-Kahn qui est photographié, manches de chemise retroussées et lunettes noires, en compagnie d’un autre chef d’État africain, Denis Sassou Nguesso, avec qui il a assisté à l’inauguration d’une basilique à Oyo, le village du président congolais.

Malgré les apparences, ni l’ex-ministre de l’économie ni Sarkozy ne sont venus pour une visite d’amitié ou du tourisme. Comme d’autres anciens grands commis de l’État, ils font des affaires en Afrique, et plus particulièrement dans les pays de la zone franc, en utilisant les contacts acquis au cours de leur carrière publique.

Ce pantouflage n’est pas nouveau sous la Ve République et n’a rien d’illégal en soi. Mais il est significatif de la manière particulière qu’a toujours une partie du personnel politique, diplomatique et militaire d’envisager ses relations avec l’Afrique.

Du point de vue de l’association Survie, il est l’une des preuves que la Françafrique, ce système de domination et d’ingérence mêlant des outils d’intervention directe, comme l’armée et le franc CFA, et des opérations plus officieuses ou sulfureuses, reste bien réelle. L’opinion publique africaine en est aussi persuadée, elle qui suit, grâce aux médias nationaux, une partie des allées et venues de ces anciens représentants de la France, souvent reçus en grande pompe par les plus hautes autorités des pays où ils se rendent.

De fait, il est extrêmement rare de voir, par exemple, d’anciens ministres britanniques avoir le même type de pratiques dans des pays africains. Au niveau européen, le lobbying des anciens responsables politiques au profit des firmes multinationales ou des intérêts nationaux se concentre plutôt au niveau des institutions communautaires.

Officiellement, certains de ces ex-serviteurs de l’État français conseillent des dirigeants africains, tandis que d’autres opèrent pour des multinationales, auxquelles ils ouvrent des portes. C’est le cas de Nicolas Sarkozy, dont la présence à Conakry visait à permettre à l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz de se réconcilier avec l’État guinéen, avec lequel il était en conflit depuis sept ans à propos de l’exploitation de l’énorme mine de fer de Simandou.

L’ex-président français a réussi à faire se rencontrer Alpha Condé et Beny Steinmetz, qui ont finalement conclu un accord : la Guinée s’est engagée à retirer ses plaintes pour corruption contre Beny Steinmetz Group Resources (BSGR), tandis que Beny Steinmetz a renoncé à revendiquer des droits sur Simandou et Zogota, un autre gisement dans lequel il conservera toutefois des intérêts. On ne sait pas ce que l’affaire aura rapporté à Nicolas Sarkozy, qui serait revenu depuis discrètement à Conakry, ni si la Guinée sort réellement gagnante de ce deal.

L’ancien chef de l’État français a mis aussi ses contacts africains au service du groupe hôtelier Accor, dont il est administrateur depuis 2017 et président de son « comité de la stratégie internationale ». Il a notamment fait jouer ses relations ivoiriennes : Accor veut établir un hub en Côte d’Ivoire, d’où il veut rayonner et renforcer sa présence sur le continent, devenu l’une de ses « priorités ». Grâce à Sarkozy, son conseil d’administration s’est déplacé à Abidjan en juin 2017.

Aux côtés du patron du groupe, Sébastien Bazin, et de celui de Bolloré Africa Logistics, Cyrille Bolloré, Nicolas Sarkozy a, à cette occasion, expliqué aux médias ivoiriens que ces multinationales étaient « au service du développement de la Côte d’Ivoire » et fait l’éloge d’Alassane Ouattara, le président du pays. Ce dernier ne peut rien refuser à Nicolas Sarkozy, qui est depuis longtemps un ami et qui, surtout, l’a littéralement porté au pouvoir en 2011 en faisant, entre autres, intervenir l’armée française (« On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien », s’enorgueillirait Sarkozy quelques années après).

À l’instar d’autres entreprises françaises, Accor avait obtenu, dès 2012, un contrat intéressant : la gestion et l’exploitation pour 15 ans d’un établissement de prestige, l’hôtel Ivoire, à Abidjan. Ces dernières années, Nicolas Sarkozy a également fait l’intermédiaire entre Alassane Ouattara et les autorités qataries, ce qui a notamment abouti à l’ouverture d’une ambassade de la Côte d’Ivoire au Qatar et à la signature d’accords entre les deux pays.

Plusieurs anciens ministres de Sarkozy qui ont eu la Côte d’Ivoire dans leur champ d’action lorsqu’ils étaient en fonctions fréquentent aussi le pays. Parmi eux, Gérard Longuet, ministre de la défense en 2011, a permis à SEA-Invest, une société belge de manutention portuaire dont il est administrateur, d’obtenir en 2016 un marché au port de San Pedro. L’année précédente, Alassane Ouattara l’avait reçu avec les autres dirigeants de SEA-Invest.

L’ex-ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, déjà connu pour ses activités de consulting auprès de son ami Alpha Condé, est quant à lui administrateur de la banque d’affaires espagnole BDK Financial Group et l’a aidée à ouvrir en 2017 une filiale en Côte d’Ivoire, en partenariat avec La Poste ivoirienne, établissement public.

Le ministre de l’intérieur de Sarkozy, Claude Guéant, est aussi actif : en 2017, il a accompagné à Abidjan un groupe chinois, Citic Construction SA Ltd, à la recherche de marchés dans le secteur des logements sociaux. Depuis 2012, il s’est rendu dans plusieurs autres États africains pour appuyer les dossiers d’entreprises françaises, a-t-il expliqué en 2013, disant : « Je ne travaille pas comme intermédiaire, mais éventuellement pour faire du conseil que les États estiment utile. »

À l’époque, le porte-parole du Parti socialiste s’était inquiété de possibles « conflits d’intérêts ». En 2013, Guéant était devenu « conseiller stratégique » d’une société britannique, International Mining & Infrastructure Corporation (IMIC), ayant investi dans plusieurs gisements miniers au Cameroun.

D'autres se rendent plus ou moins régulièrement sur le continent sans que l'on connaisse la nature précise de leurs activités. C'est le cas de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin qui était en République du Congo en 2017, accompagnant un groupe d'anciens députés français, dont le socialiste François Loncle.

Nicolas Sarkozy et ses ministres n’ont rien inventé : plusieurs de leurs prédécesseurs au gouvernement se sont comme eux mis au service du secteur privé en Afrique. Sans prétendre à l’exhaustivité, citons Charles Millon, Dominique Perben, Michel Rocard, Michel Roussin.

Ce dernier, après avoir été entre autres ministre de la coopération, a travaillé pour le groupe Bolloré. « Je suis un homme d’influence, et de bonne influence. Avec mes réseaux, je facilite parfois certaines choses », a-t-il expliqué en 2016. On connaît aussi le parcours de l’amiral Jacques Lanxade, ambassadeur de France à Tunis de 1995 à 1999, qui a été administrateur de Cotusal, entreprise de production de sel de mer en Tunisie.

Les anciens diplomates également concernés

Des diplomates fraîchement retraités se sont eux aussi investis dans les affaires ces dernières années. C’est le cas de Jean-Marc Simon, ambassadeur en Côte d’Ivoire de 2009 à 2012. Il a été récompensé pour son rôle très actif pendant la crise postélectorale et la guerre de 2010-2011 : il a été élevé à la dignité d’ambassadeur de France en octobre 2011 par le premier ministre François Fillon, puis décoré par Alassane Ouattara pour « services rendus à la nation ».

Dès sa retraite effective, en 2012, il a monté un cabinet de conseil, Eurafrique Stratégies, et travaille depuis avec des entreprises présentes en Côte d’Ivoire, dont Total et la Compagnie fruitière. Il séjourne régulièrement à Abidjan et est resté proche d’Alassane Ouattara. Selon ses déclarations au journal Le Monde, il a obtenu une dérogation de la commission de déontologie de la fonction publique : en principe, un fonctionnaire doit attendre trois ans avant d’exercer dans le privé et de mener des activités qui pourraient entre autres porter « atteinte à la dignité des fonctions exercées précédemment dans la fonction publique » ou aboutir à des conflits d’intérêts.

Son successeur, Georges Serre, qui a également développé des liens étroits avec Ouattara, a fait comme lui : en poste à Abidjan de 2012 à 2017, année de son départ à la retraite, il est devenu « conseiller Afrique et relations institutionnelles » de l’armateur français CMA CGM. En 2018, il a accompagné son nouvel employeur auprès d’Alassane Ouattara.

Dominique Strauss-Kahn évolue quant à lui dans le petit cercle de ceux qui conseillent des chefs d’État. L’ancien directeur du FMI se rend régulièrement au Congo – ou y envoie ses assistants – pour aider les autorités à restructurer la dette du pays, détenue pour un tiers par la Chine. Le FMI a accepté de faire un prêt à Brazzaville pour lui permettre de résoudre, au moins momentanément, ses problèmes budgétaires, mais a posé un préalable : il faut que le Congo règle ou fasse annuler ce qu’il doit à Pékin. C’est ce que DSK était censé aider à faire – même si le pays a dû aussi engager un cabinet de conseil.

L’ex-ministre socialiste conseille en outre le Togo dans le cadre d’un projet d’assistance technique financé par l’Union européenne et mis en œuvre par le FMI pour moderniser la gestion des finances publiques. « Il fait souvent des consultations au port de Lomé et travaille avec le régime sur des programmes du FMI », selon un journaliste à Lomé. Ses contrats lui ont permis de réaliser avec sa société, Parnasse International, domiciliée au Maroc, un chiffre d’affaires de 5,2 millions d’euros en 2017.

Avant lui, d’autres ex-fonctionnaires de premier plan ont exercé un rôle de conseil auprès de dirigeants africains. Yvon Omnès a par exemple quitté ses fonctions d’ambassadeur au Cameroun en 1993 pour devenir conseiller du président camerounais Paul Biya – il l’est toujours. D’anciens militaires ont fait de même : le général Janou Lacaze a dans le passé conseillé Mobutu Sese Seko, Denis Sassou Nguesso, Félix Houphouët-Boigny…

Plus récemment, le général cinq étoiles Raymond Germanos, ex-chef du cabinet militaire des ministres de la défense Charles Millon et Alain Richard, a été le conseiller de Paul Biya, avant de devenir celui du président du Togo, Faure Gnassingbé – entretemps, il a été condamné en 2010 à dix mois de prison avec sursis pour détention de milliers de photos pédopornographiques et a été radié de l’armée française.

Évidemment, ces trajectoires suscitent des questions. Dans quelle mesure ces responsables ont-ils pris, lorsqu’ils étaient au service de l’État, des décisions avec l’idée qu’elles pourraient leur rapporter plus tard des bénéfices personnels ? Il ne serait pas inutile d’examiner sous cet angle le choix de Nicolas Sarkozy d’entrer en guerre en Côte d’Ivoire en 2011.

Dans quelle mesure les activités de ces ex-officiels continuent-elles de servir certains intérêts français ? DSK par exemple sert-il le Congo ou plutôt le FMI et la France (le Trésor français lié au Congo dans le cadre du franc CFA a tout intérêt à voir le pays conclure un accord avec le FMI) ? Utilise-t-il des informations confidentielles obtenues quand il dirigeait le FMI ?

« En faisant un business qu’ils peuvent présenter comme privé, ces anciens responsables recyclent un carnet d’adresses, une aura, un réseau, lesquels correspondent à leurs fonctions passées mais servent aussi à maintenir une influence et des entrées pour défendre les intérêts français. Car on se doute qu’ils ont toujours l’oreille de responsables politiques français – on voit bien comment Sarkozy a aujourd’hui facilement accès à Emmanuel Macron », analyse Thomas Borrel, de Survie.

Il ajoute : « Ils sont forcément aussi des vecteurs de messages. Les dirigeants africains savent qu’en s’adressant à eux ou en travaillant avec eux, il y a, pas très loin derrière, des responsables de l’État français. Finalement, ces anciens officiels mélangent l’utile à l’agréable : d’un côté, ils contribuent à maintenir l’influence et le rayonnement français, ont la possibilité de faire passer des messages et de peser sur certaines politiques dans les pays concernés. De l’autre, ils gagnent beaucoup d’argent puisque ce sont des activités qui, on le suppose, paient bien. »

Il y a aussi matière à s’interroger sur les sociétés de sécurité opérant en Afrique, montées par d’anciens militaires ou agents des services de renseignement. Plusieurs ex-patrons de la force française Licorne, en Côte d’Ivoire, sont concernés, dont le général Bruno Clément-Bollée, devenu en 2016 président de Sovereign Global France, une entreprise qui vend des services en matière de « réformes du secteur sécuritaire ». Auparavant, ce haut gradé, retraité depuis 2013, avait codirigé, entre 2013 à 2016, un programme « désarmement, démobilisation, réintégration » à destination des ex-combattants de la rébellion ivoirienne des Forces nouvelleslaquelle a eu l’appui de la France lors de la guerre de 2011.

D’autres militaires ont fondé Themiis, une entreprise qui forme actuellement des officiers des armées congolaise et ivoirienne. Ce système d’instruction privée fait faire des économies à la France, laquelle continue à former une partie des officiers des pays de la zone franc (ce qui lui procure pouvoir de contrôle et influence) : elle n’a pas besoin d’envoyer à l’École de guerre les gradés passés par Themiis. Cette dernière assure donc une forme de sous-traitance, mais qui reste sous le contrôle de la France – rien ne se fait sans l’aval de l’Élysée, confie une source militaire.

Plusieurs sources militaires nous expliquent que les entreprises de vente d’armes fondées par des anciens des forces de sécurité, telles que celles créées au Togo dans les années 1990 par l’ex-gendarme Robert Montoya, opéreraient elles aussi dans le cadre politique français.

Même chose pour les sociétés de protection rapprochée travaillant, notamment, pour des dirigeants africains. Dans ce registre, il y a notamment celles de l’ancien du GIGN Paul Barril ou Gallice Security, lancée plus récemment par Gilles Sacaze, autrefois à la DGSE, et Frédéric Gallois, ex-commandant du GIGN, qui ont conclu il y a quelques années des contrats avec les présidences centrafricaine et malienne.

À propos de ces « entreprises de l’ombre », Survie écrivait en 2014 : si elles agissent « officiellement à titre privé, on ne peut pas exclure qu’elles continuent de recevoir leurs ordres des autorités françaises ». La protection des dirigeants « cache aussi potentiellement leur surveillance et leur contrôle par les services secrets français. Ainsi, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la défense, assumait en 2003 devant le Sénat que “toute personne envoyée en mission par l’État ne l’est pas toujours de manière officielle ou officialisée” ».

Activités de conseil auprès de chefs d’État ou de lobbying pour des entreprises : dans tous les cas, « ce commerce incestueux génère de juteux contrats en violation de toutes les règles de bonne gouvernance prônées par les organisations internationales et leurs mandants occidentaux », souligne un expert sous anonymat. « L’ampleur du phénomène, la voracité des ex-dirigeants français dans les anciennes colonies africaines de la France et l’opacité de leurs affaires sont plus fortes en France que partout ailleurs : il n’y a pas d’équivalent dans les autres pays européens », estime-t-il.

Pour inverser la tendance, sans doute la France devrait-elle instaurer un véritable cadre réglementaire, comme l’ont fait, par exemple, les États-Unis. Là-bas, les activités d’anciennes personnalités publiques reconverties dans le lobbying sont encadrées : celles-ci doivent se faire enregistrer comme lobbyistes et se déclarer auprès du ministère des affaires étrangères lorsqu’elles se rendent à l’étranger – les dérogations à la règle étant sévèrement punies.

 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 17:20
Européennes: présentation du comité national de soutien le 6 mai: avec Bernard Thibault, Leïla Shahid, Patrick Pelloux, Gustave Massiah, Faujour, Gérard Mordillat, Josiane Balasko, Lassana Bathily...
Le lundi 6 mai prochain, à partir de 18 h 30 sous la coupole de l’Espace Niemeyer, le comité national de soutien à la liste conduite par Ian Brossat organise une soirée conviviale, fraternelle et de mobilisation autour de nos candidates et candidats.

Consulter la liste des premiers appelants

Européennes : le comité national de soutien se réunit le 6 mai

Le lundi 6 mai prochain, à partir de 18 h 30 sous la coupole de l’Espace Niemeyer, le comité national de soutien à la liste conduite par Ian Brossat organise une soirée conviviale, fraternelle et de mobilisation autour de nos candidates et candidats.

Elles et ils seront présent·e·s:

Bernard Thibault, représentant des travailleurs à l’Organisation Internationale du Travail. Michel et Monique Pinçon Charlot, sociologues.

Leïla Shahid, ambassadrice honoraire de la Palestine au Conseil de l’Europe.

Gustave Massiah, altermondialiste.

Malik Zidi, comédien.

Edmond Baudoin, dessinateur.

Chantal Montellier, dessinatrice.

Faujour, dessinateur.

Robin Renucci, comédien.

Gérard Mordillat, documentaliste, écrivain, réalisateur.

Josiane Balasko, comédienne (sous réserve).

Lassana Bathily, président du Comité de soutien.

Nico Cué, candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, ex-secrétaire général de la FGTB, métallo (Belgique).

Sira Rego, numéro 2 de la liste Unidos Podemos (Espagne).

Attila Vajnai, président du Parti des travailleurs de Hongrie (Hongrie).

Marie-Christine Vergiat, députée européenne.

Francis Wurtz, député européen honoraire.

Feloche, chanteur, auteur, compositeur.

François Staal, musicien, compositeur de musique de films.

Patrick Pelloux, urgentiste, syndicaliste, écrivain.

Éric Tandy, journaliste, parolier.

Nicolas Bigard, metteur en scène.

Marie-France Courel, présidente honoraire de l'École pratique des Hautes Études.

Bruno Chaudret, académicien des sciences.

Jean-Michel Bony, académicien des sciences.

Évariste Sanchez-Palencia, académicien des sciences.

Ivan Lavallée, informaticien.

Marcel Trillat, réalisateur.

Joëlle Bordet, psychosociologue.

Roland Gori, psychanalyste.

Yvon Quiniou, philosophe.

Vincent Bourdeau, maître de conférences, université de Besançon.

Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de la maison Elsa Triolet- Louis Aragon.

Jean-Noël Aqua, maître de conférences, Sorbonne université.

Stéphanie Rozat, agrégée et docteur en philosophie.

Sylvie Mayer, députée européenne honoraire.

Michel Dufour, ancien secrétaire d’État.

Jean Numa Ducange, maître de conférences en histoire, Rouen.

Eric Le Bourg, biologiste.

Stéphane Bonnery, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université de Paris 8.

Marie-Claire Cailletaud, militante syndicale.

Ernestine Ronai, militante contre les violences faites aux femmes.

Isabelle Lorand, chirurgienne, responsable des Rencontres Niemeyer.

Yann Le Pollotec, informaticien, animateur des états généraux du numérique.

Jean-Marc Canon, militant syndical.

Baptiste Talbot, militant syndical.

Marie-Claire Cailletaud, militante syndicale.

Marie-Christine Perello, chargée de mission.

Serge Latouche, professeur agrégé en mathématiques.

Evelyne Perret, psychologue.

Alain Gaulon, militant défense du logement.

Marinette Bache, conseillère de Paris.

Rosemay Rousseau, militante syndicale de l’APHP.

Luc Schaffauser, militant syndical.

Farid Kolli, militant syndical.

Fabienne Bellin, professeure, syndicaliste.

Xavier Picard, cinéaste.

Jean Awitor, promoteur culturel, animateur télé-radio.

Philippe Reig, militant syndical.

Patrice Siard, secrétaire général de R&S.

Catherine Latouche, enseignante.

Jean-Claude Chailley, responsable associatif.

Lucien Jallamion, retraité des Postes, secrétaire national de R&S.

Dominique Poirier, agriculteur.

Léa Latouche, syndicaliste étudiante.

Béatrice Durand, secrétaire général de R&S Paris.

Alain Bergeot, militant syndical.

Alain Bellaiche, philosophe.

Martial Dubus, cuisinier.

Damien Bastid-Neveu, libraire.

Jean-Pierre Fourré, directeur des éditions Matignon. J

ean Vigreux, universitaire, directeur de la Maison des sciences de l’homme.

 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 13:20
SAMEDI 11 MAI - Banquet pour que Vive l'Humanité dans le Finistère, au RELECQ-KERHUON avec la journaliste Rosa Moussaoui, les chanteurs CLAUDE COUAMME et PATRICIA PAULUS
SAMEDI 11 MAI - Banquet pour que Vive l'Humanité dans le Finistère, au RELECQ-KERHUON avec la journaliste Rosa Moussaoui, les chanteurs CLAUDE COUAMME et PATRICIA PAULUS
La journaliste Rosa Moussaoui, travaillant à l'Humanité depuis 15 ans, depuis 2010 journaliste au secteur International (Afrique, Afrique du Nord, Grèce), dont nous sommes nombreux à apprécier les articles, les interviews avec des intellectuels du monde arabe, ainsi que la culture littéraire et historique étendue (d'origine algérienne, elle a co-écrit un livre sur les numéros de l'Humanité censurés pendant la guerre d'Algérie avec l'historien Alain Ruscio), notre invitation pour participer au
 
banquet pour la sauvegarde du journal L'Humanité le samedi 11 mai de 11h à 17h à la salle de l'Astrolabe au Relecq-Kerhuon.
 
Elle y parlera de la nécessité et des moyens de continuer à faire vivre le journal, de la vie interne du journal et du travail de journaliste de l'Humanité.      
 
Ce repas rencontre-débat concerts pour l'Humanité aura lieu de 11h à 17h.
 
De 11h à 13h: interventions et échanges autour de l'utilité et du rôle unique et irremplaçable de l'Humanité - sur les moyens de sauver notre journal.
 
13h-14h30: apéro et repas - COUSCOUS, 14€
 
A partir de 14h-14h30:
 
concerts:
 
avec notamment PATRICIA PAULUS
 
et CLAUDE COUAMME
 
qui nous font tous les deux le plaisir de venir chanter des chansons de lutte, d'engagement humaniste, pour que vive l'Humanité!
 
Merci à tous ceux qui le peuvent de venir chacun avec une UNE marquante de l'Humanité et un petit mot pour dire en quoi l'Humanité compte dans leur vie et leur engagement à faire partager aux autres dans une exposition.
 
Le prix du repas (apéro offert) est fixé à 14€.
 
Réservations auprès de Ismaël Dupont (06 20 90 10 52/ dupont.ismael@yahoo.fr).
 
Toute participation supplémentaire pour l'Humanité sera la bienvenue, l'objectif étant de réunir le maximum de dons: des bons de soutiens pour la fête (28€) seront à vendre, nous aurons des bulletins de souscriptions et d'abonnements bien sûr. 
 
La veille, vendredi 10 mai, à 18h, Rosa Moussaoui sera à une rencontre organisée par le PCF Brest (le lieu à Brest reste à déterminer) sur la situation en Algérie, l'histoire récente ou plus lointaine de l'Algérie qui l'explique, ses observations de terrain lors des semaines de reportage pendant la grande insurrection démocratique algérienne.
Claude Couamme et Patricia Paulus au banquet des communistes finistériens en 2016 à Pont-de-Buis

Claude Couamme et Patricia Paulus au banquet des communistes finistériens en 2016 à Pont-de-Buis

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 07:55
Communiqué de l'association Landivisiau doit dire non à la centrale suite à l'interdiction de manifester aux abords du chantier de la centrale ce 4 mai

L'APPEL DU 4 MAI

Le 3 mai 2019, le préfet du Finistère a interdit aux citoyen•ne•s opposé•e•s au projet de centrale à gaz de Total à Landivisiau de manifester à proximité du site de la potentielle centrale à gaz le 4 mai 2019.

Aujourd'hui, nous, citoyen•ne•s français•es opposé•e•s aux grands projets inutiles appelons à montrer notre indignation face aux mesures liberticides et à l'inaction du gouvernement en matière de protection de l'environnement.

Il est de notre devoir de résister à la République des pollueurs.

PARCE QUE :

  • Manifester était un droit, c'est aujourd'hui un devoir pour assurer l'avenir de la planète et la survie de l'humanité.

  • La répression exercée par l'État est disproportionnée et injustifiée compte-tenu de la légitimité des actions menées par les citoyens et citoyennes pour le bien commun.

  • Il est urgent d'arrêter tous les grands projets inutiles et polluants qui mettent en danger notre environnement et notre santé.

Les citoyennes et citoyens ne se laissent pas intimider par les menaces.

C'est pourquoi ce samedi 4 mai 2019 nous appelons solennellement les citoyen•nes à se rassembler dans toutes les villes concernées par des grands projets inutiles. N'étant pas interdit, notre rassemblement est maintenu, comme prévu initialement, à 14h devant la mairie de Landivisiau (champ de foire).


 

Landivisiau doit dire non à la centrale

 

 
 
Landivisiau doit dire non à la centrale
Association loi 1901 à direction collégiale
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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 07:35
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont

Réunion publique à Ploufragan dans les Côtes d'Armor avec Marie Marie-Hélène Bourlard Cindérella Bernard Glenn le Saout. Une salle archi comble. Il se passe quelque chose dans cette campagne!

Marie-Hélène Bourlard: " Oui je revendique ces beaux mots de "prolétaire", d'"ouvrier". Pendant 35 ans, il a fallu coudre les costumes de la première fortune de France, Bernard Arnaud. Pour finir par être licenciée car la main d'œuvre coûte moins cher en Pologne ou au Maroc. La paupérisation et la prolétarisation des masses est toujours d'actualité... Ils travaillent mais dorment dans leurs voitures. Ma retraite après 42 ans de boulot, c'est 1100 euros! Nous voulons une économie au service de l'humain. Ouvrière, fille d'ouvriers, petite-fille d'ouvriers, je me bats pour l'union des prolétaires, pour une Europe de peuples libres et associés, pour une autre mondialisation, pour l'humain d'abord".

Nos candidats aux Européennes étaient excellents ce 2 mai à Ploufragan. Et l'échange avec les participants très intéressants, roulant autour de l'aide alimentaire aux plus démunis, de l'écologie, des dépenses d'honoraires pour les actes médicaux et hospitaliers, de la privatisation accélérée de l'équipement, de la fin des voies express non concédées, des purges dans la fonction publique territoriale, de la ruralité et de l'agriculture.

Glenn Le Saoût, très en verve, a été beaucoup applaudi dans ses interventions. Après la réunion, nous avons dîné avec nos amis costarmoricains et Marie-Hélène Bourlard, un phénomène d'humour et de gentillesse. Qui aura bientôt son jeu vidéo, Marie-Hélène contre les fachos, les libéraux et les lobbyistes de la finance, conçu par Laurent Bohu, animateur de l'équipe com du PCF Côtes d'Armor et du PCF Bretagne. 

 

Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
Avec Marie-Hélène Bourlard, n°2 sur la liste L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent avec Ian Brossat, Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût: une magnifique réunion publique à Ploufragan (22): photos Christine Prunaud, fédé 22, et Ismaël Dupont
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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 07:28
Débat santé - Quel hôpital public aujourd'hui, demain? - Samedi 4 mai, 14h30 à la salle du Cheval Blanc à Plourin-les-Morlaix
Débat santé - Quel hôpital public aujourd'hui, demain? - Samedi 4 mai, 14h30 à la salle du Cheval Blanc à Plourin-les-Morlaix
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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 19:59
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
Fête du Viaduc 2019 - Suppléments de photos de Cyril Deleau
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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 19:17
Européennes: 4 mai à la frontière franco-belge: initiative commune PCF - PTB avec Ian Brossat, Marie-Hélène Bourlard, Fabien Roussel, Raoul Hedebouw, Marc Botenga, Line De Wite

4 mai 10 h 30 : Frontière franco-belge, une intiative du PCF et du PTB à Néchin

Initiative du PCF et du PTB à la frontière franco-belge. "Ils empochent, nous produisons". PCF et le PTB tiendront une initiative commune. Néchin à la frontière franco-belge Rue des milliardaires. 10 h 30. Que ce soit ne Belgique ou en France, les politiques des gouvernements libéraux ne font que creuser les inégalités sociales, en détruisant au passage les services publics. Pourtant, de l'argent il y en a pour financer des politiques sociales et publiques ambitieuses. Le BTP, en Belgique, propose l'instauration de la taxe des millionnaires. Cette taxe s'appliquera aux fortunes de plus d'1 million d'euros. Le PCF, en France, propose la réinstauration de l'ISF, 358 000 familles ont été exonérées d'ISF. En présence de Ian Brossat, de Marie-Hélène Bourlard, 2e de la liste et de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.
Européennes: 4 mai à la frontière franco-belge: initiative commune PCF - PTB avec Ian Brossat, Marie-Hélène Bourlard, Fabien Roussel, Raoul Hedebouw, Marc Botenga, Line De Wite
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