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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 09:35
Festival L'autre c'est toi, c'est moi - Vendredi 16 mars à Ti an Oll, Plourin-les-Morlaix, 20h30: conférence gesticulée Les marges de l'universel - dimanche 18 mars, 15h: Lettre à Adama, sur un racisme devenu ordinaire...

 

Vendredi 16 mars. à 20h30, à Ti an Oll

Conférence gesticulée "les marges de l'universel"

sur la décolonisation, l'esclavage à partir d'une histoire familiale sur 3 continents (Afrique, Antilles et Europe) et de l'histoire française (du Code noir aux lois esclavagistes, à la colonisation, et au racisme encore en place aujourd'hui).

Et du 9 au 24 mars, à Ti an Oll Collecte de médicaments pour la Grèce, via l'association Bretagne Grèce Solidarité Santé. Possible de déposer les médicaments toute la journée à Ti an Oll.

 

Festival L'autre c'est toi, c'est moi - Vendredi 16 mars à Ti an Oll, Plourin-les-Morlaix, 20h30: conférence gesticulée Les marges de l'universel - dimanche 18 mars, 15h: Lettre à Adama, sur un racisme devenu ordinaire...
Lattre à Adama

L'histoire d'un racisme devenu ordinaire

Le dimanche 18 mars 2018

15h00

Ti An Oll
1 Rue des Genêts

Plourin-lès-Morlaix 29600

Rencontre avec Assa Traoré, Marine N’Guyen et Céline Ziwès
La vie d’Assa Traoré a basculé le 19 juillet 2016, un soir de canicule où son frère cadet Adama est déclaré mort dans la cour de la gendarmerie de Persan. Mains menottées dans le dos, face contre terre, asphyxié. Ce jour-là, il devait fêter ses 24 ans. Dans sa «Lettre à Adama», Assa Traoré raconte une lutte citoyenne inédite contre les violences policières, une bataille judiciaire et médiatique pour déconstruire les mensonges et rester dépositaire de l’histoire d’Adama. Elle met en lumière le déterminisme auquel sa famille n’a pas échappé et dénonce le
rôle des forces de l’ordre face à une jeunesse marginalisée et stigmatisée au quotidien.

DIMANCHE 18 MARS / 15H / Ti an Oll, Plourin-lès-Morlaix
OUVERT À TOU.TE.S / PRIX LIBRE / Inscription obligatoire : 02 98 72 54 27

Soirée de lancement de la nouvelle collecte de médicaments en soutien au peuple grec, en présence de bénévoles qui sont allés dans les dispensaires grecs. Face à la crise depuis des années, le peuple grec n’a plus les moyens de se soigner.  Soirée de lancement de la collecte VENDREDI 9 MARS / À 20H30 / Ti an Oll, Plourin-lès-Morlaix OUVERT À TOU.TE.S / GRATUIT  Collecte de médicaments DU 9 AU 24 MARS / dans le hall de Ti an Oll

Soirée de lancement de la nouvelle collecte de médicaments en soutien au peuple grec, en présence de bénévoles qui sont allés dans les dispensaires grecs. Face à la crise depuis des années, le peuple grec n’a plus les moyens de se soigner. Soirée de lancement de la collecte VENDREDI 9 MARS / À 20H30 / Ti an Oll, Plourin-lès-Morlaix OUVERT À TOU.TE.S / GRATUIT Collecte de médicaments DU 9 AU 24 MARS / dans le hall de Ti an Oll

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 09:28
André Chassaigne

André Chassaigne

"Mépris", "dictature technocratique", "hyperprésident" : André Chassaigne critique l’exécutif

mercredi 14 mars 2018

André Chassaigne a dénoncé, le 13 mars lors de la séance des questions au gouvernement, l’attitude du gouvernement vis-à-vis du Parlement.

"Les dernières initiatives du Gouvernement sont marquées du sceau du mépris à l’égard de la représentation nationale et donc de la démocratie" précisé le président du groupe communiste.

" Mépris, le recours aux ordonnances pour la réforme ferroviaire ; mépris, le recours au vote bloqué pour empêcher le vote de notre proposition de loi sur les retraites agricoles, adoptée à l’Assemblée et soutenue par le Sénat. Mépris, le rejet, sans discussion, de toutes les propositions portées par les groupes d’opposition.

Ces coups de force répétés, monsieur le Premier ministre, marquent une dangereuse dérive aux accents de dictature technocratique."

"Ils donnent le ton de la réforme des institutions à venir, avec en particulier la restriction du droit d’amendement des parlementaires. Il ne s’agit pas simplement de « rationaliser » ou de « rafraîchir » le fonctionnement du Parlement : c’est l’avenir même de notre démocratie qui est en jeu. (Mêmes mouvements.) C’est pourquoi le peuple doit décider, en dernier ressort, de l’adoption ou non de ces réformes structurelles. L’enjeu démocratique exige la tenue d’un référendum. Il ne peut s’agir, monsieur le Premier ministre, d’une option politique soumise à marchandage : c’est une obligation démocratique !

C’est au peuple de choisir, de dire s’il souhaite que ses représentants élus soient remplacés par la « technocrature » ; s’il souhaite que les propositions portées par l’exécutif ne soient plus débattues par les représentants du peuple ; s’il souhaite en finir définitivement avec le pouvoir législatif des parlementaires ; s’il souhaite donner les pleins pouvoirs à un hyper-président dont l’objectif est d’amplifier la casse sociale. Monsieur le Premier ministre, avoir peur de l’intelligence du peuple serait l’ultime preuve de la conception antidémocratique de l’exercice du pouvoir politique qu’a l’exécutif. La majorité va-t-elle se plier à cette obligation démocratique ?"

Réponse du Premier ministre : toutes les techniques utilisées par le gouvernement - recours aux ordonnances, vote bloqué - "sont prévues par la Constitution"...

"MÉPRIS", "DICTATURE TECHNOCRATIQUE", "HYPERPRÉSIDENT" : ANDRÉ CHASSAIGNE (PCF) ÉREINTE L'EXÉCUTIF( LCP - 13 mars 2018)
 
Sous les applaudissements de l'ensemble de l'opposition, le chef de file des députés communistes a dénoncé, mardi, l'attitude du gouvernement vis-à-vis du Parlement. Réponse du Premier ministre : toutes les techniques utilisées par le gouvernement - recours aux ordonnances, vote bloqué - "sont prévues par la Constitution"...

Recours répétés aux ordonnances, déclenchement d'un vote bloqué au Sénat, projet de limiter le droit d'amendement des parlementaires... Pour André Chassaigne, la coupe est pleine. Mardi, lors des questions au gouvernement, le député communiste a dit tout le mal qu'il pensait des méthodes de l'exécutif :

Ces coups de force répétés marquent une dangereuse dérive aux accents de dictature technocratique.André Chassaigne, président du groupe GDR, 13 mars 2018

"Dictature technocratique", l'accusation a suscité la vive indignation des députés de la majorité. Pas de quoi freiner les ardeurs du chef de groupe, qui redoute le contenu de la future réforme des institutions. Il en appelle au référendum :

L'avenir de notre démocratie qui est en jeu, c'est pourquoi le peuple doit décider en dernier ressort de l'adoption ou non de cette réforme structurelle.André Chassaigne, président du groupe GDR, 13 mars 2018

L'élu du Puy-de-Dôme a égratigné au passage Emmanuel Macron, qualifié d'"hyperprésident", auteur d'une "casse sociale" susceptible d'être "amplifiée" par les projets de loi à venir.

"Je ne suis pas d'accord avec vous"

Face aux applaudissements des bancs de l'opposition, Édouard Philippe a tenté de calmer le jeu et a rappelé les règles de la Ve République :

Je vois donc un député communiste expliquer dans cette Assemblée que le recours à des dispositions constitutionnelles est un déni de démocratie, je ne suis pas d'accord avec vous !Édouard Philippe, 13 mars 2018

En revanche, le premier ministre a pris soin de ne pas s'engager sur la tenue d'un éventuel référendum. La méthode susceptible de mener à bien la réforme constitutionnelle reste en effet la grande inconnue, le gouvernement poursuivant ses consultations sur ce sujet délicat.

Réforme des institutions: André Chassaigne (PCF) appelle au référendum

AFP - mardi 13 mars 2018

Le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, a réclamé mardi un référendum sur la réforme des institutions, mettant au "défi" Emmanuel Macron de soumettre au "choix du peuple" des propositions susceptibles d'"écrabouiller" le Parlement.

Tonnant contre la volonté de l'exécutif d'"un pouvoir législatif écrabouillé, de droits du Parlement rapetissés" et affirmant que "tout est mis en oeuvre pour que le Parlement ne puisse pas accepter cette réforme", le patron du groupe a lancé, lors d'une conférence de presse au côté d'une dizaine d'élus PCF, que "le peuple doit choisir".

"Il doit choisir s'il souhaite la mise en place d'une dictature technocratique, le peuple doit choisir s'il souhaite que les propositions de l'exécutif ne soient plus débattues par les représentants du peuple", a ajouté l'élu du Puy-de-Dôme, pour lequel "il y a une obligation démocratique de (les) soumettre au référendum".

Cette figure de l'Assemblée nationale a souligné que "c'est un défi que nous lançons au président de la République: que cette réforme soit soumise au peuple, dont nous n'avons pas peur, avec un vrai débat. On en a connu d'autres par le passé, et on verra quel sera le résultat de celle-là".

Convaincu qu'avec "les propositions frontales du président de la République, des déséquilibres de la Ve République vont être encore aggravés", l'un des porte-parole du groupe, Pierre Dharréville a, lui, insisté sur la volonté des communistes de "ne pas se laisser enfermer dans un débat parcellaire".

Pour Sébastien Jumel, autre porte-parole, "il y a une multiplication des initiatives de l'exécutif pour faire éclater l'unicité de la République et de la loi qui protège", par exemple "sous couvert d'un droit à la différenciation" des territoires.

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 09:24
 Pour contrer l’offensive antisociale de Macron, Pierre Laurent espère « une expression commune des dirigeants de gauche ». Julien Jaulin/Hanslucas

Pour contrer l’offensive antisociale de Macron, Pierre Laurent espère « une expression commune des dirigeants de gauche ». Julien Jaulin/Hanslucas

Gauche. Le PCF « sur de multiples fronts de riposte »
JULIA HAMLAOUI
MARDI, 13 MARS, 2018
L'HUMANITÉ
Pour contrer l’offensive antisociale de Macron, Pierre Laurent espère « une expression commune des dirigeants de gauche ». Julien Jaulin/Hanslucas
 

Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a annoncé hier une série d’initiatives pour répliquer au « pouvoir Macron qui attaque tous azimuts ».

Après une offensive parlementaire, la semaine dernière, à l’occasion de ses niches à l’Assemblée nationale et au Sénat, le PCF a annoncé hier de multiples initiatives « face au pouvoir Macron qui attaque tous azimuts pour détruire le modèle social français et continuer de couvrir de cadeaux les plus riches au détriment du plus grand nombre ». « Nous sommes en train de réussir le déploiement du PCF sur de multiples fronts de riposte, d’opposition et de contre-propositions », a estimé son secrétaire national, Pierre Laurent, à l’occasion d’une conférence de presse.

Avec 46 visites d’hôpitaux et d’Ehpad dans 25 départements à leur actif, les députés et sénateurs communistes en ont programmé 88 de plus dans 37 départements. L’objectif : outre soutenir les mobilisations des salariés et des usagers en matière de conditions de travail et d’accès aux soins, déboucher sur une proposition de loi pour une nouvelle organisation hospitalière et une autre pour un service public de l’autonomie. « Elles s’ajoutent à celle défendue par le député Pierre Dharréville pour les aidants familiaux que le gouvernement a refusé de voter sans aucun argument », a précisé Pierre Laurent.

Une campagne « Mon train, j’y tiens – SNCF 100 % publique »

Sur le terrain parlementaire, les élus du PCF ont également décidé de poursuivre la mobilisation en faveur de leur proposition sur les retraites agricoles validée par l’Assemblée, mais à laquelle le gouvernement a opposé un vote bloqué au Sénat contre l’avis de tous les groupes, à l’exception de LREM. « Nous lançons une pétition pour soutenir ce projet de revalorisation des retraites agricoles et nous donnons rendez-vous au gouvernement le 16 mai », lors du réexamen de la proposition au Palais du Luxembourg, a lancé le sénateur de Paris, rappelant qu’il s’agit de porter ces « retraites à 85 % du Smic agricole, soit au niveau du seuil de pauvreté ». La pétition devait être en ligne dès aujourd’hui.

Face à un « projet aberrant de privatisation et d’ouverture à la concurrence » de la SNCF, les communistes lancent également une campagne sous le slogan « Mon train, j’y tiens – SNCF 100 % publique » qui doit prendre corps dans une « quinzaine de mobilisations à partir du 20 mars » à destination des usagers. « La première urgence est de créer un front populaire, citoyen, de soutien à une politique ferroviaire ambitieuse, de construire ce rapport de forces dans la société », a insisté le sénateur de Paris, rappelant que « 280 comités locaux d’usagers existent déjà ». Interrogé sur l’appel d’Olivier Besancenot (NPA) à « un front commun qui aille de Jean-Luc Mélenchon à Benoît Hamon en passant par Pierre Laurent, Nathalie Arthaud et d’autres organisations », en vue de la mobilisation de la fonction publique et des cheminots du 22 mars, le secrétaire national du PCF, évoquant de premiers échanges notamment avec Benoît Hamon (Génération.s), la semaine dernière, s’est dit « favorable à une expression commune des principaux dirigeants de gauche » sous forme d’une tribune ou d’un déplacement commun. Dimanche, sur le plateau de France 3, Jean-Luc Mélenchon n’en avait, lui, pas écarté l’idée – préférant toutefois la formule de « combats communs » –, tout en réitérant sa proposition « d’un rassemblement populaire » qui, à l’automne dernier, avait crispé ses relations avec les organisations syndicales.

Sur le volet constitutionnel des projets gouvernementaux, Pierre Laurent s’est prononcé hier pour un référendum. Critiquant l’exercice « autoritaire » du pouvoir par Emmanuel Macron, il a fustigé la réforme que prépare le premier ministre et qui ne vise, selon le communiste, qu’à « renforcer le pouvoir personnel du président de la République au service des milieux financiers et du grand capital ».

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 09:19
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 09:15
Un froid de canard - L'hiver ne frappe pas que la CGT! par Karl Ghazi, à propos des attaques des médias contre le principal syndicat qui résiste aux politiques libérales et capitalistes
Un froid de canard
VENDREDI, 9 MARS, 2018
L'HUMANITÉ

L’hiver ne frappe pas que la CGT !. Par Karl Ghazi, syndicaliste CGT.

La CGT, décidément, est dans le collimateur. Après le Canard enchaîné, en décembre 2017, voilà le Monde qui, à point nommé, se lance dans une diatribe confuse (« L’hiver de la CGT », 27 février 2018) qui vise, au fond, son refus de se complaire dans un syndicalisme exclusivement institutionnel. L’article ne craint pas la contradiction : Philippe Martinez dirigerait la CGT « d’une main de fer », alors qu’on lui fait dire, quelques lignes plus bas, « les fédérations font ce qu’elles veulent » ou bien, au sujet d’InfoCom : « Ils ont bien le droit de dire ce qu’ils veulent. »

Beaucoup de faits cités sont réels. Mais leur mise en relation n’explique rien, sinon le goût des auteurs pour le syndicalisme d’accompagnement. Il est, bien sûr, permis d’écrire sur la CGT. Il est même nécessaire de débattre des raisons de l’affaiblissement du mouvement syndical dans son ensemble, confronté à une accélération sans précédent de la mutation des formes d’exploitation et des attaques libérales. L’atomisation des collectifs de travail, les contrats précaires, la sous-traitance sous toutes ses formes ou l’autoentrepreneuriat, couplés à la persistance d’un chômage de masse, ont placé toutes les organisations devant un défi qu’elles peinent à relever. Les raisons d’une crise réelle résident dans cette difficulté à être là où se trouve le salariat et à lui proposer des formes d’action efficaces.

Cette crise est indissociable d’une crise plus large qui frappe les partis politiques et les institutions. Elle est beaucoup plus profonde que les énumérations hétéroclites de l’article du Monde. Le mouvement syndical doit en prendre la mesure s’il veut continuer de peser dans les rapports de forces autrement que par une présence institutionnelle et un syndicalisme réduit à l’accompagnement.

Que dans les périodes de défaite, une radicalité verbale tente de conjurer les rapports de forces réels, c’est plutôt banal. Que des organisations soient tentées par un retour à un passé mythique, c’est une réalité. Mais c’est une conséquence et non la cause de l’affaiblissement des syndicats. Et comme le dit Philippe Martinez, cité par le Monde : « L’efficacité du syndicalisme ne se mesure pas dans la teneur ou la virulence des discours. »

Un syndicat, ce sont d’abord des adhérents. Pourquoi les salariés ne sont pas plus nombreux à se syndiquer ? L’absence de plus en plus marquée des syndicats auprès des salariés au quotidien est un fait qui ne relève pas de la seule responsabilité des organisations : l’éclatement du salariat et une répression féroce expliquent en grande partie des taux de syndicalisation très bas dans les secteurs qui se sont développés dans le tertiaire. Les ordonnances Macron vont aggraver cette réalité en faisant disparaître les délégués du personnel et les CHCST.

La question essentielle de la syndicalisation atteint tous les syndicats français. Plus que toute autre chose, cet assèchement par le bas atteint toute l’organisation syndicale : ses débats, ses idées, ses revendications, ses cadres et ses modes d’action. Quel syndicalisme au XXIe siècle ?

La réponse ne tient pas en quelques bruits de couloir. Ni dans des portraits à la serpe !

 
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:47
Les responsables des syndicats de retraités CGT, FO et FSU, appellent à une manifestation de protestation contre, notamment, la hausse de la CSG, jeudi matin.

Les responsables des syndicats de retraités CGT, FO et FSU, appellent à une manifestation de protestation contre, notamment, la hausse de la CSG, jeudi matin.

 

C'est un mouvement national, regroupant neuf organisations syndicales, qui appelle les retraités à une manifestation, jeudi 15 mars. À Morlaix, trois organisations (la CGT, FO et la FSU) se mobilisent et appellent à un rassemblement à 10 h 30, devant la mairie, puis à une manifestation qui mènera le cortège jusqu'à la permanence de la députée, comme dans six autres villes du Finistère. Cette action est la suite du rassemblement du 28 septembre, qui avait rassemblé près de 400 personnes retraitées, événement rare à Morlaix par son ampleur.

Nombreux motifs de mécontentement

Les responsables des trois syndicats précisent : « Les motifs d'insatisfaction sont nombreux mais la hausse de la CSG, cela ne passe pas, tout comme la suppression de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs, la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie de 0,3 %, la fiscalisation de la majoration familiale, le blocage des pensions pendants quatre ans... ». L'un d'entre eux donne un exemple précis de l'effet de l'augmentation de 1,7 point de la CSG : « Un couple de retraités, Anne, ancienne infirmière en hôpital avec 970 € de pension, et Jean, ancien employé municipal avec 1.010 €, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois, soit 408 € par an ». Il ajoute : « Nous avons connu les blocages des pensions, des sous-indexations, mais jamais une telle amputation ! ». Il conclut : « Les retraités sont souvent ceux qui font tourner l'activité et l'économie, nous refusons d'être stigmatisés. Depuis janvier, on est dans le dur ! ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/retraites-rassemblement-a-morlaix-jeudi-13-03-2018-11884432.php

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:40
La section CGT de l’hôpital estime que la crise aurait pu être maîtrisée si la direction avait tenu compte de l’alerte lancée en milieu de semaine dernière par les équipes de soins. Impossible, selon | Ouest-France/Béatrice Le Grand

La section CGT de l’hôpital estime que la crise aurait pu être maîtrisée si la direction avait tenu compte de l’alerte lancée en milieu de semaine dernière par les équipes de soins. Impossible, selon | Ouest-France/Béatrice Le Grand

Ouest-France
Morlaix. « Un pic d’activité exceptionnel » aux urgences

Publié le 13/02/2018

Un pic épidémiologique, touchant des personnes âgées souffrant de symptômes respiratoires, a semé la zizanie dans le service. Pour la direction, impossible d’anticiper un tel événement.

« Le week-end dernier, les urgences de Morlaix ont connu un pic d’activité de l’ordre de l’exceptionnel ». Bernard Laurent, directeur des soins à l’hôpital de Morlaix, ne cache pas que le service a connu un week-end et un début de semaine compliqué. Avant un progressif retour à la normale, ce mardi.

« L’épisode de grippe était censé être derrière nous mais nous avons reçu beaucoup de patients âgés de 75 ans et plus souffrant de troubles respiratoires dus à une attaque virale et nécessitant une hospitalisation », explique le professionnel de santé.

Beaucoup plus d'hospitalisation 

La fréquentation aux urgences est évaluée à la fois par le nombre de patients reçus et par le pourcentage de patients qui sont hospitalisés à l’issue de la première évaluation d’un médecin.

« C’est ce pourcentage qui a considérablement augmenté ce week-end », explique Bernard Laurent, évoquant la mise en place d’une cellule de crise, lundi matin, et l’ouverture de lits, dès dimanche, pour répondre au besoin de placer sous surveillance respiratoire un certain nombre de patients âgés, notamment.

Anticipation ?

Le directeur des soins évoque aussi le cas particulier d’un patient « pour lequel l’attente a été effectivement beaucoup plus longue », « 45 h » selon les syndicats qui étaient sur place lundi matin. « Elle ne s’est pas faite dans des conditions inconcevables non plus, relativise Bernard Laurent. On a fait en sorte qu’il soit couché, nourri, etc… »

Brigitte Costant, directrice de garde depuis lundi, poursuit en saluant « la mobilisation de tous les professionnels qui ont accepté de bouger leurs horaires pour revenir afin d’assurer une prise en charge correcte bien que longue ».

Côté syndicats, la CGT, estime que cette situation aurait pu être maîtrisée « si la direction n’avait pas manqué d’anticipation en termes de gestion des lits quand elle a été alertée, mercredi dernier, pour dénoncer la tension et les difficultés qui allaient en découler ».

Réponse de la direction : « A Morlaix, comme ailleurs, on ne peut pas anticiper un pic épidémiologique ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-pic-d-activite-exceptionnel-aux-urgences-5618965

 

Lire aussi: 

Urgences du CHU de Rennes saturées : le décès d’une sexagénaire interroge

Le service des urgences est en surchauffe, depuis le milieu de semaine dernière, à l'hôpital, où « il y a un cruel manque de lits », déplore les syndicats.

Le service des urgences est en surchauffe, depuis le milieu de semaine dernière, à l'hôpital, où « il y a un cruel manque de lits », déplore les syndicats.

 

Une cellule de crise a été ouverte, lundi matin, au centre hospitalier des pays de Morlaix. En cause, un manque de lits qui entraîne une saturation aux urgences où, avec le pic épidémiologique, les patients s'accumulent. Une dizaine d'entre eux ont même été contraints de rester dormir dans le service, dimanche. Alors que les agents se disent exténués, les syndicats dénoncent le manque d'anticipation et de réactivité de la direction.

« Tous ces malades agglutinés et ces brancards partout, on n'a jamais vu ça à l'hôpital. C'est l'horreur ! ». Venus constater la situation aux urgences, lundi matin, les représentants des trois syndicats (CFDT, CGT et Sud) du centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) en sont ressortis très inquiets. « Il y avait 35 patients dans le service ! Des grippés, des gastro, de tout... », raconte Francis Landouar, représentant du personnel de Sud, en précisant que cet engorgement date du milieu de semaine dernière.

« Situation critique »

En plus du pic épidémiologique, c'est surtout la pénurie de lits qui est à l'origine de ces bouchons. « Il y a un manque cruel d'hébergement. Ça sature de partout », déplore le syndicaliste, en regrettant « les différentes fermetures de lits dans certains services, ces dernières années ». « On est face à une situation critique. En tout cas, bien plus compliquée que ce qu'en dit la directrice (lire ci-dessous) », embraye Stéphanie Primel, la secrétaire CFDT du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Ce qui a, d'ailleurs, conduit les membres du CHSCT à signer « une déclaration de danger grave et imminent », dimanche matin.

« 45 heures aux urgences ! »

« Il y a des gens dans l'unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) depuis mercredi. Un autre a passé 45 heures aux urgences. Et puis certains ont dormi dans le service. Certes, pas sur des brancards, mais dans les couloirs, car les box sont réservés aux arrivants », énumèrent les syndicalistes, inquiets des conditions d'hygiène que cela implique.

Et ce, alors que la présence d'une bactérie, hautement résistante, dans certains services complique la donne pour les personnels et réduit les possibilités d'hébergement d'un établissement qui compte 429 lits, au sein de l'hôpital général.

« Du bricolage »

« Rien n'a été anticipé et ça manque de réactivité », pointent les représentants du personnel, qui parlent de « bricolage » et de « pansements », en évoquant les mesures prises par la direction, qui a ouvert une cellule de crise, lundi matin. « Quelques chambres du service d'oncologie vont être doublées, deux à trois patients ont été orientés en maternité et l'unité médicale ambulatoire (UMA) va être transformée en unité d'hospitalisation, avec six lits, ce qui va entraîner la déprogrammation des patients prévus », énoncent-ils. « C'est insuffisant. Il faut une solution d'urgence », martèle Stéphanie Primel. Tandis que Francis Landouar réclame « l'ouverture d'une unité temporaire afin de désengorger les urgences ». « Des services sont vides, en soins de suite et de réadaptation notamment, mais aussi en psychiatrie si besoin ».

« Les agents sont à bout »

Et puis, autre conséquence de cet engorgement, lié à l'afflux de patients, l'état des agents. « Les personnels des urgences sont exténués. Ils sont à bout, soumis à une charge de travail très importante, avec tous les risques que cela comporte », font savoir les syndicats, alors que la direction a apporté des renforts en personnel : une aide-soignante et un cadre supplémentaire dimanche, une infirmière et une aide-soignante en plus lundi. « Là encore, ça ne suffit pas », estiment les représentants du personnel, qui demandent une réunion avec les membres du CHSCT. « Il faut, insistent-ils, qu'elle ait lieu en toute urgence ».

en complément

 + Ariane Bénard : « Ce n'est pas alarmant »

Directrice du centre hospitalier des pays de Morlaix, Ariane Bénard assure que « la situation n'est pas alarmante ».

Les représentants du personnel parlent d'une situation très compliquée à l'hôpital...
Il y a un afflux de patients, c'est vrai, mais la situation n'est pas très compliquée. Nous sommes en train de caler les choses, de recenser les besoins, afin de prendre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions d'accueil. On a ouvert des lits supplémentaires et on a renforcé les effectifs aux urgences.

Avez-vous suffisamment anticipé les choses ?
Il est toujours extrêmement difficile d'anticiper les afflux de fréquentation en hiver. On ne peut pas prévoir quand auront lieu les pics épidémiologiques. On n'a pas eu de chance, c'est tombé pendant les vacances scolaires, alors que d'habitude, ça n'est pas le cas. Mais on réagit. On adapte les organisations. Ouvrir cinq à huit lits en une demi-journée, on sait faire.

35 patients aux urgences ce lundi matin, ça fait quand même beaucoup...
Il y en avait moins que ça. Il est vrai, par contre, qu'une dizaine de personnes ont dormi, dimanche soir, dans le service, dans des lits et pas sur des brancards, je le précise. Néanmoins, la situation n'est pas alarmante.

Vous avez tout de même ouvert une cellule de crise...
On est en tension, mais s'il y avait eu une vraie crise, c'est le plan blanc qui aurait été déclenché.

Allez-vous recevoir les membres du CHSCT en urgence ?
Pas avant jeudi, date du prochain CHSCT. La question de l'hébergement a été rajoutée à l'ordre du jour.


http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-penurie-de-lits-urgences-saturees-13-03-2018-11884434.php

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:26
Charles Nouailhetas, cheminot retraité, répond à François de Closets: soyez assuré de mon plus profond mépris!

Superbe droit de réponse d’ un cheminot retraité qui s’adresse à Mr De Closets car il en a marre d’ être insulté, sali par ce genre de personnage.
 

Charles Nouailhetas à Monsieur François de Closets,

J'ai travaillé sur les locomotives à vapeur de fin 1957 à mars 1967 et occupé le grade de MECRU (mécanicien de route) au dépôt parisien des Batignolles (là où fut tourné ''La bête humaine'') de février 1962 à juin 1981. Voyez-vous, le privilégié que j'étais est resté 14 années supplémentaires à un grade lié à la traction vapeur qui n'existait plus avant d'être promu au grade de CRRUP (conducteur de route principal).
Durant les années passées sur les locomotives à vapeur, j'ai perçu la fameuse prime charbon qui correspondait mensuellement à environ 15 euros d'aujourd'hui. Ceux qui m'apprirent alors ce très dur métier la percevaient aussi. Nombre d'entre eux avaient combattu ''les armes à la main'' comme ils disaient, l'envahisseur nazi. Jojo Mahieux avait même été promu ''compagnon de la libération'' par De Gaulle. Mais pour ''toucher'' la prime charbon, il fallait effectivement ''brasser'' des tonnes de ce minerai, avaler sa poussière qui tourbillonnait en continu sous l'abri, avaler aussi les fibres de l'amiante qui entourait tous les tubes et constituait les torchons servant à manier le ringard. Et pour quelques malheureux francs de l'époque, la plupart de ces travailleurs admirables sont morts prématurément, rongés par le charbon et l'amiante !
Lorsque vous avez publié votre livre ''Toujours plus'' au début des années 80, j'avais été outré, comme tous les anciens de la vapeur, par votre façon indigne de présenter les quelques retraités survivants de ce travail qui percevaient alors une infime partie de cette prime charbon dans leur pension, comme étant des privilégiés accrochés à des avantages dont la cause avait disparue depuis 20 ans !
Aujourd'hui, vous remettez ça. Trop c'est trop. Le seul pour qui cette prime charbon a été un privilège c'est vous. Elle a dû vous rapporter des millions pendant que mes camarades de la vapeur mourraient les uns après les autres pour avoir été exposés au charbon et à l'amiante dont vos poumons n'ont sans doute jamais connu les ravages. Puisque vous êtes ce que l'on présente comme un journaliste très compétent, communiquez sur le montant de cette prime et sur l'espérance de vie de ceux qui l'ont perçue. Vos lecteurs et auditeurs découvriront alors une réalité à l'opposé de ce que vous cherchez à démontrer depuis tant d'années et qui vous rapporte tant d'argent.
Vous êtes un falsificateur, un manipulateur grassement rémunéré pour participer à la démolition d'un service public où la conscience professionnelle est infiniment plus développée que celle que vous démontrez dans votre domaine d'activité.
En écrivant ce billet, j'ai, encore une fois, une pensée émue pour mon camarade Gérard Couëdel, décédé il y a 2 ans, rongé par le charbon et l'amiante. Il était un des derniers à percevoir quelques centimes d'euros pour cette prime à travers sa retraite. Désormais, autour de moi, c'est quasiment le désert parmi les anciens vaporeux. C'est pourquoi, pour eux, que je m'insurge contre vous. Vous êtes l'être le plus abject qu'il m'ait été donné de rencontrer. Vous êtes un charognard.
Soyez assuré de mon plus profond mépris.

Charles Nouaihetas

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 08:38

Rassemblements et Manifestations  à 10H30  devant les permanences des députés  (1)

 

BREST  Place de la Liberté.puis  permanence de J.C Larsoneur  Bd Gambettta

CHATEAULIN    2, rue Baltzer (R Ferrand) 

CONCARNEAU     40 rue Bayard (E Balanant)

LANDERNEAU  54, quai de Léon (G Melchior)   

MORLAIX Devant la Mairie de Morlaix et manifestation vers permanence  21 place Cornic (S Le Feur)

 PONT L’ABBE ,12 rue de Port  (L Tanguy)

QUIMPER  Place  de la Résistance ...puis permanence de A. Le Meur , 5 Venelle de Kergos

 

 

 Le 28 septembre 2017, à l’appel de 9 organisations nationales de retraité-e-s, des manifestations organisées dans tout le pays ont rassemblé plus de 80 000 retraités, décidés à mettre en garde le gouvernement contre l’augmentation de la CSG de 1,7 point.

 

Ils étaient  2.500 à Brest, Morlaix et Quimper… Du jamais vu.

 

Pour eux, cette nouvelle  retenue sur leurs pensions s’ajouterait à une liste déjà longue, de diminution de leur pouvoir d’achat : -la CASA de 0,3%, -la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale --le blocage des pensions pendant 4 ans…

 

On leur annonce dans le même temps que leurs pensions seront à nouveau gelées  en 2018 et, les complémentaires retraites bloquées !

 

Et, dès le 1er janvier, sont arrivées les augmentations de la complémentaire santé, du gaz qui prend 6,9%, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant........

 

Pourtant, malgré nos protestations, il s’est trouvé une majorité parlementaire  « en marche » !  (Dont l’ensemble des députés du Finistère) pour voter cette  augmentation de la  CSG qui frappe  plus de 60% des retraités.

 

Pour des millions de petits retraités, c’est la douche froide.

 

Macron et sa ministre du travail s’étaient bien gardés de préciser que cette hausse s’appliquerait non pas en fonction des pensions mais de l’ensemble des revenus des retraités. De nombreux retraités sont ainsi touchés alors qu’ils pensaient que la mesure ne leur serait pas appliquée.

 

 

Reste que des millions de retraités ont la mauvaise surprise de découvrir, en ce début d’année, qu’ils sont frappés de plein fouet par une perte conséquente sur le montant de leur retraite, pouvant atteindre, voire dépasser les 500 € par an ou 40€ par mois !

 

 

Certains retraités nous disent aujourd’hui : « 40€ par mois c’est le prix d’une bouteille de gaz »

Ou : « 500€ cette année c’est l’espoir d’un voyage parfois prévu de longue date qui s’évanouit »

 

 (1)-à l’appel de  la CGT  -   CFE/CGC  - CFTC-  FO   –   FSU  -   la FGR/FP   -  LSR   -  Solidaires

 

 

Ces dégradations des pensions provoquent la colère des retraités.

 

Le 9 février avec la CGT ils ont déposé à la Préfecture du Finistère 1.300 cartes de vœux à l’adresse du Président de la République pour lui dire :

 

« Merci monsieur le Président pour ces étrennes… Je n’ai besoin  ni de mépris ni de compassion ; mais du juste retour de ma vie de travail et de cotisations. Je refuse l’augmentation de la CSG et exige l’augmentation de ma pension, pour pouvoir vivre dignement ma retraite…. »

 

Macron c’est d’autres choix… pour les plus riches !

 

Que l’on ne nous dise pas que la suppression de la taxe ‘habitation va bien nous aider.

Cette mesure n’est certainement pas une compensation à la baisse du pouvoir d’achat des retraités. et n’est pas encore appliquée.

 A contrario, la baisse des APL, et l’augmentation des charges dans les HLM touchent bien les retraités …les moins  aisés !

 

Par ailleurs, on nous présente cette augmentation comme une aide à la solidarité intergénérationnelle.

Mais à qui profite-telle réellement ?

 

En fait de solidarité, la politique Macron c’est  cadeaux fiscaux à l’égard d’une minorité et … mesures de rigueur à l’égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.

Ce n’est pas notre conception de la solidarité

 

 

En France, la fortune des 39 plus riches milliardaires a grimpé de 21 % en 2017, atteignant, au total, 245 milliards sur les vingt dernières années. … Les 10 plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 %, bien loin des 35 % d’inflation dans la même période.

Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions

 

 

NON  les retraités ne sont pas des privilégiés.

 

La pension du retraité n’est pas une allocation sociale ni une variable d’ajustement mais un droit acquis par le travail.

 

Les députés de la majorité présidentielle ont voté l’augmentation de la CSG.

 

Le 15 Mars les retraités exigeront son annulation, et la revalorisation immédiate de leurs pensions.

Le 15 mars, non à l'augmentation de la CSG, oui à l'augmentation des pensions: rassemblons-nous devant les permanences des députés finistériens de Macron qui matraquent les retraités!
Le 15 mars, non à l'augmentation de la CSG, oui à l'augmentation des pensions: rassemblons-nous devant les permanences des députés finistériens de Macron qui matraquent les retraités!
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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 08:22
 

Après avoir imposé le vote bloqué contre une proposition de loi communiste sur la revalorisation des retraites agricoles, le gouvernement a subi, mercredi soir, la colère des sénateurs de tous bords.

La scène a de quoi surprendre au Sénat. Des huées, des sénateurs de tous partis confondus qui frappent sur leur pupitre et une ministre de la Santé et des Solidarités qui a du mal à terminer ses phrases. « S’il vous plaît. Je vous demande de vous calmer » tente le président de la séance, le sénateur centriste, Vincent Delahaye.(voir la vidéo de tête)

La journée de mercredi a été mouvementée au palais du Luxembourg. Tout a commencé à 9H23, lorsque les sénateurs ont appris le choix de recourir à l’article 44-3 de la Constitution au sujet d’une proposition de loi communiste destinée à revaloriser les retraites agricoles. Par cet article, le gouvernement oblige l’assemblée saisie à se prononcer sur le texte en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le gouvernement. 

« 7 minutes avant le début de l’examen » en commission

Le texte prévoyait de faire passer le minimum garanti pour les anciens chefs d’exploitation de 75% à 85% du Smic net agricole, soit de 871 à 987 euros par mois. 30.000 retraités supplémentaires bénéficieraient du dispositif pour un coût estimé 400 millions d’euros selon le gouvernement (voir notre article). La proposition de loi issue « de la niche parlementaire » du groupe communiste a été votée par les députés le 2 février 2017, et adoptée à l’unanimité en commission du Sénat. Quelle ne fut pas la stupeur des sénateurs, lorsqu’ils apprirent « 7 minutes avant le début de l’examen en commission » que le gouvernement allait recourir au vote bloqué  comme l’a expliqué Gérard Larcher, le président de la Haute assemblée. (voir notre article).

En l’espèce,  le Sénat  se voyait donc dans l’obligation de voter cette proposition de loi sur la hausse des retraites agricoles avec l’amendement du gouvernement qui reporte son application à 2020, afin de vérifier sa compatibilité avec la future réforme des retraites.

« Légiférer aujourd’hui serait prématuré » persiste Agnès Buzyn

Après la tenue exceptionnelle de la Conférence des présidents du Sénat en fin d’après-midi, la séance a repris dans la soirée dans une ambiance plus qu’hostile à l’égard des membres de l’exécutif présents, Agnès Buzyn et Christophe Castaner. C’est la ministre de la Santé qui prend la parole en premier. « Il ne s’agit pas d’un refus de prendre en compte la situation particulière des agriculteurs. Mais le gouvernement considère aujourd’hui que les conditions qui le permettraient ne sont pas réunies et que légiférer aujourd’hui serait prématuré » justifie-t-elle avant que ne descendent des travées de virulentes protestations .

Une heure plus tard, c’est le ministre en charges des relations avec le Parlement, Christophe Castaner qui tente de défendre la position du gouvernement. Entre-temps, à la tribune, la sénatrice communiste, Cécile Cukierman n’avait pas mâché ses mots à  son encontre : « Les parlementaires, les retraités agricoles ne sont les paillassons ni du gouvernement, ni du président de la République » (…) « C’est indigne. Votre nouveau monde est dangereux ».

« Ce n’est pas par une soirée de mois de mars qu’on trouve 400 millions d’euros »

« J’ai entendu des mots d’une violence, dont je pense qu’ils n’ont pas lieu dans cet hémicycle » lui a répondu Christophe Castaner avant de rappeler une nouvelle fois la position du gouvernement. « Le vote bloqué vous fait une proposition ce soir. Non pas d’abandonner le texte, non pas de se contenter de crier mais de faire en sorte que le texte soit applicable au 1er janvier 2020 (…) Tout simplement, parce que ce n’est pas par une soirée de mois de mars qu’on trouve 400 millions d’euros ». Une argumentation qui lui vaudra une nouvelle bronca.

Sur le recours au fameux vote bloqué, dont le ministre a rappelé qu’il avait déjà été utilisé « 226 fois au Sénat et 286 fois à l’Assemblée nationale » depuis le début de la Vème République, le président LR de la commission des affaires sociales, Alain Milon lui a rappelé que l’article 44-3 n’avait, en réalité, été utilisé que 9 fois pour une proposition de loi ». Un tonnerre d’applaudissement s’en est suivi (voir la vidéo). Un moment capté également par le portable du sénateur socialiste de Guadeloupe, Victorin Lurel.

Le groupe communiste a finalement décidé de reporter l’examen de leur proposition de loi au mercredi au 16 mai afin d’ouvrir « une période utile pour convaincre le gouvernement d’Emmanuel Macron de renoncer au coup bas porté au droit du Parlement et à la démocratie ».
Retraites agricoles, après avoir imposé le vote bloqué contre une proposition de loi communiste portant sur leur révalorisation, Castaner et Buzyn subissent la bronca du Sénat ( Public Sénat)
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