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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 06:00
Privatisation des barrages hydroélectriques - la braderie nationale continue - par Michel Etiévent

La braderie nationale continue ..

Nos barrages, bien nationaux bâtis par les savoir-faire d'un petit peuple dans le sillage du conseil national de la résistance soucieux de notre indépendance énergétique et d'un service public de qualité, sont bradés au privé avec tous les profits que vont en tirer les multinationales, tout le renchérissement de l’énergie que cela va supposer et l’insécurité que cela peut engendrer. de la part d'un privé plus avide de rentabilité à court terme que de maintenance (que seul un vrai service public désintéressé du profit et soucieux de l’intérêt général peut assurer!!)
En effet quid de la sûreté?

 Il est à craindre que les nouveaux patrons ne soient pas aussi sourcilleux qu'EDF qui investit 400 millions d’euros par an dans le renforcement et la surveillance de ses ouvrages... Ce qui inquiète aussi beaucoup les régions, ce sont les autres usages de l’eau qui reste fondamentalement une propriété de la Nation : exemple ces millions de mètres cubes bon marché fournis à la collectivité pour l’eau potable, l’irrigation, les canons à neige…

On le sait l'opérateur privé cherchera forcément à faire un maximum d'argent sur l’eau.. La crainte d’un nouvel affaiblissement d’EDF est aussi là et tout ce que l’entreprise va perdre, ce sont les Français qui vont le perdre»,

Michel Etiévent

Alors de quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Son patron est finalement bien le fils putatif de Hollande : c’est en effet sous Hollande, Valls et Royal que ceci a été décidé. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle ronge tous nos "fruits du travail communs" (terme du CNR) et nos conquis sociaux

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:27
manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Lucienne Nayet

photo Lucienne Nayet

photo Lucienne Nayet

photo Lucienne Nayet

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT)- manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT)- manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT) - manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT) - manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

Et 3000 à BREST, 1500 à QUIMPER, et des centaines d'autres à Douarnenez, Pont L'abbé, Quimperlé, Châteaulin... 

manif Brest 15 mars photo JP Cam

manif Brest 15 mars photo JP Cam

manif Brest 15 mars photo JP Cam

manif Brest 15 mars photo JP Cam

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:14
Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France

Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France

Morlaix. Pouvoir d’achat : un millier de retraités dans la rue

Publié le 15/03/2018

 

Mobilisation importante à Morlaix ! Ces retraités déplorent notamment la hausse de la CSG, impactant leurs pensions.

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une « baisse continue » de leur pouvoir d’achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l'une des pencarte | Photo : Ouest-France

Ils déplorent notamment « la hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % des retraités depuis janvier ». Concrètement, cela se traduit, pour trois dames croisées dans le cortège, par une baisse de 30 à 50 € de leur pension. « C’est autant d’argent qu’on ne peut plus utiliser pour aider les enfants. » 

« On a assez donné pendant 40 ans »

« Après la suppression de la demi-part pour les veuves, ca commence à faire beaucoup », dit l'une. Elle est une ancienne de la Manu. Son amie a travaillé en restaurant scolaire. « On estime avoir assez donné pendant plus de 40 ans. » 

L’argument qui veut que cette baisse soit compensée par la suppression de la taxe d’habitation ? « Ça ne marche pas pour moi. J’ai fait mes calculs », assure la troisième. 

Le cortège a quitté la place des Otages à 10 h 30, direction la permanence de Sandrine Le Feur, députée En marche ! « qui a voté toutes les initiatives du gouvernement », rappellent les syndicats.

Devant sa permanence, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés.

Mobilisation importante à Morlaix ! Ces retraités déplorent notamment la hausse de la CSG, impactant leurs pensions.

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une « baisse continue » de leur pouvoir d’achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.

Ils déplorent notamment « la hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % des retraités depuis janvier ». Concrètement, cela se traduit, pour trois dames croisées dans le cortège, par une baisse de 30 à 50 € de leur pension. « C’est autant d’argent qu’on ne peut plus utiliser pour aider les enfants. » 

Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France

Les manifestants ont ensuite rejoint le rond-point du commissariat, avant un retour au kiosque. 

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. | Photo : Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-pouvoir-d-achat-un-millier-de-retraites-dans-la-rue-5623242

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. | Photo : Ouest-France

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. | Photo : Ouest-France

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:04
Lettre ouverte à la préfecture du Finistère d'un collectif d'associations, de partis politiques pour une solution d'hébergement et d'accueil durable pour une famille Tchétchène

La famille K d'origine Tchétchène est présente en France depuis plus de cinq ans. Trois des six enfants sont nés en France et tous ont été régulièrement scolarisés à Brest (Kérichen / Fernand Buisson), puis à Morlaix.( Poan Ben).

La maman enceinte présente une grossesse à risque et le papa est en difficulté médicale. Cette famille a quitté son pays car elle se trouvait menacée pour des raisons politiques liées aux suites de la guerre de Tchétchénie et à la répression du régime Kadirov.

Les parents ont déposé des demandes d’asile en France dont ils ont été déboutés malgré un dossier qui faisait apparaître de réelles menaces en cas de retour au pays. Actuellement ils ont en cours une demande de titre de séjour.

Fin décembre ils se sont vus notifier un arrêt d’hébergement par l’association Coalia.

La famille Khachmuratov est contrainte de quitter son domicile brestois pour un hôtel touristique à Morlaix.

Cet hébergement en hôtel touristique rend les conditions de vie des familles, sans aide, précaires du fait de l’absence de possibilité de cuisiner et de faire la lessive.

Cette famille semble subir des pressions administratives visant à la garder dans les plus grandes difficultés en prenant le risque de créer des problèmes de santé à la maman et au bébé à naître et de voir la scolarité et aussi la santé des autres enfants grandement déstabilisées.

Nous rappelons que la volonté d’héberger en hôtel touristique correspond à la volonté administrative de créer de la précarité et est la solution la plus coûteuse pour les finances publiques. Ces enfants ont été contraints de quitter leur école de Brest, sans que le directeur n'en soit même informé.

A Morlaix ils ont intégré l'école dès le 9 janvier, mais n'ont pu y aller les derniers jours avant ces vacances de février, la famille ayant eu un nouvel hébergement à Lanhouarneau pour 10 jours. Depuis des mois ils sont tous maintenus dans la plus grande incertitude sur leur proche avenir.

La famille refuse un retour aidé en Tchétchénie tellement les menaces sont grandes pour elle là-bas compte tenu des conditions géo politiques qui règnent encore dans cette région contrôlée par la Russie Nous, citoyens solidaires, associations, collectifs, partis politiques, exigeons une solution d'hébergement durable et sédentaire pour la famille K. et l'arrêt des pressions administratives injustifiées qui maintiennent les enfants dans une précarité extrême, indigne d'une république qui a signé les conventions internationales des droits de l'homme et des droits de l'enfant.

Nous rendons hommage aux élus locaux de Lanhouarneau et Saint Pol de Léon pour leurs aides et l'humanité de leur accueil.

Nous vous demandons, Mr LE PREFET du Finistère une audience rapidement pour évoquer la situation dramatique de cette famille, vous faire part de nos plus grandes inquiétudes les avis médicaux sont alarmants. Vous remerciant par avance de votre attention, nous vous prions d’agréer Mr le Préfet l’assurance de notre respectueuse considération.

Collectif de soutien à la famille K –

Pays de Morlaix Solidarité Migrants –

Morlaix Libertés –

Les Utopistes en Actions –

Comité de Chômeurs et précaire de Morlaix –

Cimade antenne de Brest –

EELV Pays de Morlaix et EELV Brest –

Acat Morlaix –

Parti Socialiste Morlaix -

La France Insoumise Morlaix –

Parti Communiste Français (Morlaix et Finistère) –

Breton solidaires, on agit  . 

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 15:20
Lettre ouverte du Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix à la directrice du centre hospitalier

Comité de défense de l'hôpital public

en Pays de Morlaix Le 14 mars 2018

cdhchpm@gmail.com

 

La présidente

Martine CARN

à

Madame Benard, directrice du Centre hospitalier du Pays de Morlaix

Madame la Directrice,

C’est avec un émoi certain que nous avons appris hier, par voie de presse, les difficultés auxquelles a été confronté le service des urgences de l’hôpital de Morlaix durant ce week end.

Ainsi, les urgences se sont trouvées saturées en raison d’un manque de lits dans les différentes unités.

Ainsi, par manque de moyens, un pic épidémique de moyenne importance peut conduire à des situations de précarité du point de vue de la prise en charge des patients, alités dans des couloirs et parfois pour une durée tout à fait exagérée, sans compter les conséquences en cascade pour d’autres patients par la déprogrammation de certains actes.

Nous considérons que cette situation tout à fait anormale et source d’inconfort et d’inquiétude pour les patients, est également dangereuse pour ceux-ci, malgré tous les efforts et la conscience professionnelle des personnels, qui sont en première ligne et subissent eux aussi les effets de la situation.

Nous tenions à vous faire part de notre vive émotion face à cette situation difficilement tolérable.

Lors de notre entretien du 12 février dernier nous vous avions exprimé des inquiétudes pour diverses activités dont le CHPM avait la charge, tant en ce qui concerne les moyens dont ils disposaient à l’heure actuelle, que s’agissant des conséquences des orientations politiques qui s’amorçaient.

Ce triste épisode ne vient pas nous rassurer.

Au contraire, nous apprenons dans un même temps que vous envisagez de fermer, à nouveau, une cinquantaine de lits durant l’été prochain.

Ainsi, si nos informations s’avéraient exactes, seraient envisagées, la fermeture  :

- du 29 juin au 17 septembre, du service de soins de suites et de réadaptation (SSR2), soit 22 lits,

- du 22 juillet au 19 août, de 10 lits au service des urgences (UHCD),

- du 6 août au 26 août, de 6 lits au service de chirurgie 2,

- du 9 juillet au 16 septembre, de 4 lits en service de pédiatrie,

- du 14 juillet au 5 août, de 5 places d’hospitalisation de jour en service de réhabilitation respiratoire,

- du 14 juillet au 19 août, de 2 lits de pneumologie/semaine.

Compte tenu du triste épisode qui vient de se produire, au nom d’un principe de précaution, et afin que la période estivale ne soit pas celle de tous les dangers, nous vous demandons formellement de renoncer aux fermetures des lits que vous envisagez. Nous vous demandons aussi de réexaminer la situation des différents services par une augmentation de leur capacité d’accueil.

Je ne doute pas que vous comprendrez notre demande, faite dans l’intérêt supérieur des usagers que nous représentons.

Je vous remercie par avance de bien vouloir me tenir informée des évolutions, et, dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la directrice, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Photo pyb29 Martine Carn et Roger Héré. Photo pyb29 Photo pyb29

Le Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix en réunion de CA à la salle Stérédenn de Lanmeur mardi soir.

Photos Pierre-Yvon Boisnard

 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 20:43
Déclaration de la section du pays de Morlaix du PCF   Stop à la maltraitance des retraité-es !

Déclaration de la section du pays de Morlaix du PCF

Stop à la maltraitance des retraité-es !

Le 15 mars les retraité-es seront à nouveau dans la rue pour exprimer leur colère contre les mesures régressives qui les touchent et particulièrement la hausse de la CSG : 1,7 point en plus, c'est une augmentation de 25,75% de cet impôt injuste et inégalitaire, ce n'est pas du tout indolore, et cela concerne des retraité-es modestes, y compris très en-dessous de 1200 € mensuels en raison des modalités d'application.

Cela vient s'ajouter au blocage des pensions, à leur découplage par rapport aux salaires, à l'accumulation de mesures fiscales amputant les retraites : prélèvement de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, suppression de la demi-part aux veuves et veufs, imposition du supplément de 10% pour les retraités ayant élevé 3 enfants.

Sans oublier la baisse des allocations logement, l'augmentation des complémentaires santé, la hausse du forfait hospitalier, celle du gaz...

Trop c'est trop !

La colère des retraité-es est d'autant plus forte que le président des riches invoque la solidarité intergénérationnelle.

Or les retraité-es ne jouissent pas de privilèges, leur retraite ils l'ont gagnée par leur travail, ils ont cotisé dans leurs années d'activité pour les plus anciens. Et leur existence n'a rien à voir avec la vie dorée dépeinte par les député-es En Marche : 2/3 des femmes retraitées touchent moins de 900 € mensuels.

La manière dont le gouvernement a bloqué il y a quelques jours le vote des propositions de loi des communistes pour combattre la précarité des femmes, soutenir les aidants familiaux, relever les petites retraites agricoles, montre que la seule solidarité que connaît Emmanuel Macron, c'est sa solidarité de caste avec les plus riches et les grands patrons.

Et ils peuvent s'en féliciter, tel Bernard Arnault, l'un des premiers de cordée chers à Macron, qui a vu sa fortune progresser de 71% en un an et a gagné 770 € par seconde en 2017 !

Et pendant ce temps les hôpitaux et les Ehpad sont en état d'urgence, les souffrances des patients et des résidents, comme celles des personnels atteignent un niveau indigne d'une société civilisée.

Et pendant ce temps Macron fait les poches des retraité-es.

Oui les retraité-es ont raison d'être dans la rue le 15 mars, les communistes seront à leurs côtés, et ils appellent à participer nombreux à la manifestation organisée par les syndicats et associations jeudi 15 mars à 10h30 devant la mairie de Morlaix et à se rendre ensuite vers la permanence de la députée En Marche Sandrine Le Feur Place Cornic.

Les communistes du Pays de Morlaix apportent aussi leur soutien aux personnels des EHPAD et familles de résidents.

Déclaration de la section du pays de Morlaix du PCF   Stop à la maltraitance des retraité-es !
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 20:42
Les militants communistes en gare de Morlaix ce mercredi 14 mars pour mobiliser contre la réforme ultra-libérale de la SNCF de Macron
Les militants communistes en gare de Morlaix ce mercredi 14 mars pour mobiliser contre la réforme ultra-libérale de la SNCF de Macron
Les militants communistes en gare de Morlaix ce mercredi 14 mars pour mobiliser contre la réforme ultra-libérale de la SNCF de Macron
Les militants communistes en gare de Morlaix ce mercredi 14 mars pour mobiliser contre la réforme ultra-libérale de la SNCF de Macron
Les militants communistes en gare de Morlaix ce mercredi 14 mars pour mobiliser contre la réforme ultra-libérale de la SNCF de Macron
Les militants communistes en gare de Morlaix ce mercredi 14 mars pour mobiliser contre la réforme ultra-libérale de la SNCF de Macron

5 heures de présence ce matin et cet après-midi en gare de Morlaix des militants communistes pour rencontrer les voyageurs et les salariés de la SNCF et distribuer le tract national du PCF pour la défense de la SNCF ainsi que l'appel à la population et aux élus du PCF Finistère pour la défense de la SNCF et l'accessibilité de la pointe bretonne.

10 militants seront à pied d'oeuvre tout au long de la journée pour échanger avec les usagers. 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 20:30
fresque dans un camp de réfugiés à Béthléem

fresque dans un camp de réfugiés à Béthléem

L’aide internationale aux réfugiés palestiniens est menacée
 PAR 

Depuis que Trump a annoncé qu’il coupait une partie du financement de l’UNRWA, l’organisation onusienne cherche à boucher le trou dans son budget. Elle organise une conférence de donateurs jeudi à Rome à laquelle la France participe.

Lundi 12 mars, à travers le Moyen-Orient, des milliers d’écoliers sont sortis dans les cours de récréation pour faire voler des cerfs-volants bleus. Du bleu teinte ONU. Cette opération de communication était organisée par l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, un programme vieux de 70 ans qui connaît aujourd’hui une grave crise financière.

Depuis que l’administration de Donald Trump a décidé en début d’année de couper une partie de ses donations à l’organisation, celle-ci craint de ne plus pouvoir assumer ses missions que beaucoup jugent cruciales pour la stabilité dans la région. Jeudi 15 mars se tiendra à Rome une réunion sous l’égide de l’UNRWA, avec des représentants de 90 pays, pour tenter de pallier son manque de fonds. Jean-Yves Le Drian représentera la France, qui envisage d’augmenter sa contribution annuelle.

Hormis Israël et une partie de l’administration américaine, tout le monde juge le travail de l’UNRWA utile et nécessaire, mais peu de pays se pressent pour remplir ses caisses. Créée en 1949 afin d’assister les Palestiniens chassés de leur terre par la création de l’État d’Israël, l’UNRWA est un des piliers essentiels de la survie de ces réfugiés, qu’ils vivent à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban ou en Syrie. L’agence onusienne soutient 1,7 million d’entre eux par des aides alimentaires ou financières, elle offre 9 millions de consultations médicales par an et scolarise plus de 500 000 enfants dans des écoles dont le niveau est souvent jugé meilleur que celui des établissement locaux.

« Parmi toutes les dépenses onusiennes, celle de l’UNRWA est certainement une des plus efficaces en termes de ratio argent/réalisations », estime un diplomate français. Mais l’année 2018 pourrait bien voir la fin d’une grande partie de ce travail. En effet, à la suite de la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël, l’Autorité palestinienne a dénoncé la position de médiateur de Washington et annoncé ne plus vouloir participer aux réunions dites « du processus de paix ». En rétorsion, Donald Trump et son ambassadrice aux Nations unies Nikki Haley ont décidé de réduire leur contribution (volontaire) à l’UNRWA.

L’an passé, les États-Unis avaient versé 364 millions de dollars à l’organisation. Cette année, la première tranche de 120 millions a été amputée de 60 millions et l’UNRWA n’a aucune assurance que le reste sera versé. Donc, pour l’heure, le déficit de financement se monte à 60 millions, mais il pourrait atteindre 300 millions si Washington maintient les cordons de sa bourse fermés. Or la contribution américaine représente 30 % du budget de fonctionnement de l’UNRWA.

Depuis des décennies, Israël dénonce l’UNRWA au prétexte que l’aide aux réfugiés palestiniens maintiendrait ceux-ci dans un statut de dépendance qui encourage leurs revendications au retour sur leur terre d’origine. À cet argument, le commissaire général de l’organisation, Pierre Krähenbühl répond : « Est-ce que si demain l’UNRWA n’existait plus, les jeunes Palestiniens arrêteraient de réclamer une solution et un retour en Palestine ou en Israël ? Bien évidemment que non ! » Pour les forces de sécurité israéliennes, qui sont généralement plus pragmatiques que leur gouvernement, l’UNRWA remplit une fonction utile : elle loge, soigne, nourrit et éduque les réfugiés palestiniens les plus pauvres et les plus fragiles, et permet de faire baisser les tensions.

« Si l’UNRWA cessait de remplir une partie de ses fonctions, des milliers de jeunes Palestiniens se retrouveraient soudainement oisifs, miséreux et bourrés de ressentiment », explique le diplomate français. « On peut penser que beaucoup d’entre eux se tourneraient vers la violence, soit contre Israël, soit contre leurs pays hôtes, voire aux côtés des groupes islamistes. » Il semble que le premier ministre Benjamin Netanyahou soit en partie conscient de ce problème, bien qu’il déteste l’UNRWA. De passage récemment au siège de l’ONU à New York, il a plaidé pour que l’aide aux réfugiés à Gaza et en Cisjordanie soit maintenue. Mais il a aussi avancé l’idée que les fonctions de l’UNRWA pourraient être transférées à l’organisation onusienne qui chapeaute tous les réfugiés dans le monde, l’UNHCR. Le secrétaire général Antonio Guterres lui a répliqué : « Êtes-vous bien sûr ? La mission de l’UNHCR est de rapatrier les réfugiés dans leur pays d’origine. » Apparemment, Netanyahou n’en avait pas conscience, mais cela prouve néanmoins qu’il juge utile le travail de l’UNRWA.

Du côté des Américains, il semble que leur décision soit un mélange de la défiance traditionnelle des conservateurs à l’égard des Nations unies couplée à l’arrogance de Trump qui n’a pas supporté que l’Autorité palestinienne critique sa décision. Comme le confie Pierre Krähenbühl, « ce n’est pas la première fois qu’il y a une différence de vue entre les États-Unis et l’Autorité palestinienne, mais jusqu’à maintenant, il y avait toujours eu un consensus sur la protection des fonds humanitaires. J’avais effectué une visite à Washington en novembre dernier qui s’était très bien passée et je ne prévoyais pas une telle décision. C’est malheureusement un conflit qui dépasse le cadre de l’UNRWA et qui nous laisse démunis ».

Pourtant, assure Pierre Krähenbühl, le rôle de l’UNRWA est encore plus précieux dans la situation actuelle où toutes les négociations semblent figées : « Aujourd’hui, l’horizon des jeunes Palestiniens est fermé : il y a une absence de perspective crédible et identifiable pour leur avenir. Quel est le message qui est livré actuellement à la génération née après les accords d’Oslo ? Que quand on s’engage politiquement, cela n’aboutit pas… Ce n’est pas un très bon message à faire passer à la jeunesse. Il y a de vrais risques pour la stabilité régionale. »

Le secrétaire d’État américain sortant Rex Tillerson, qui a été démis de son poste mardi 13 mars, faisait partie de ceux qui étaient opposés à une coupe dans la contribution à l’UNRWA. Son remplacement par Mike Pompeo, un « faucon », encore plus béni-oui-oui à l’égard du président et proche d’Israël, ne présage pas d’une amélioration de la situation, même si les États-Unis seront présents le 15 mars à Rome pour la réunion des donateurs.

L’UNRWA place tous ses espoirs dans cette conférence, en espérant pouvoir combler le trou laissé par les Américains. Cela ne sera pas chose aisée car, comme souvent, les déclarations passionnées d’appui aux Palestiniens sont assez éloignées de ce qui sort des portefeuilles. Le premier contributeur (à hauteur de 365 millions de dollars en 2017) était les États-Unis, suivi par l’Union européenne (136 millions en 2015). Parmi les nations européennes, la Suède, l’Allemagne et le Royaume-Uni pointent en tête (de 60 à 90 millions) mais la France est bien loin (8 millions). L’Arabie saoudite, qui a longtemps été le troisième contributeur, n’était que le sixième en 2017. Quant à la Russie et la Chine, elles n’ont déboursé respectivement que 2 millions et 0,35 million l’an passé.

Il y a donc théoriquement de la marge pour compenser la participation américaine, mais rien n’est gagné. La France pourrait faire un effort, espère une porte-parole de l’UNRWA : « Paris a clairement exprimé, y compris par la voix du président de la République, son fort soutien à l’UNRWA et son intention de contribuer à préserver notamment le système éducatif pour 525 000 élèves de nos écoles. » Mais si aucune solution financière n’est trouvée, les programmes de l’UNRWA (aide alimentaire, notamment à Gaza, écoles et cliniques) pourraient réduire leur fonctionnement, voire carrément fermer boutique dès le mois de mai 2018.

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 20:00
Munther Amira, acteur de la résistance populaire pacifique palestinienne, condamné à de la prison ferme (AFPS)

Munther Amira, acteur de la résistance populaire palestinienne, condamné à 6 mois de prison

http://www.france-palestine.org/Munther-Amira-acteur-de-la-resistance-populaire-palestinienne-condamne-a-6-mois

Munther Amira, coordonnateur des comités de résistance populaire (PSCC), éducateur social dans le camp de réfugiés d’Aida à Bethléem a été condamné le 12 mars à six mois de prison ferme et à 5 ans de prison avec sursis par le tribunal militaire d’Ofer en Palestine occupée. Il a été « reconnu coupable » de quatre chefs       d’inculpation liés à sa participation à des manifestations, notamment « participation à une marche non autorisée ».

Le jour de son arrestation, il portait une pancarte avec les photos des 4 femmes de la famille Tamimi arrêtées le jour précédent. Un fait délictueux selon la loi militaire imposée aux Palestiniens qui vivent en territoire occupé. Tout aussi « délictueuses » ses participations à des manifestations contre la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël et contre les commémorations de la déclaration Balfour.

L’occupant israélien n’a rien d’autre à reprocher à cet homme que sa résistance à l’occupation et à la colonisation dont il transmet les valeurs non-violentes à la jeunesse du camp d’Aida et de Bethléem.

Sa condamnation pour avoir participé on ne peut plus pacifiquement à ces manifestations est une tentative vaine pour intimider les Palestiniens qui luttent contre l’occupation et la colonisation israélienne.

Depuis l’automne 2014, la répression israélienne à l’égard de la jeunesse de Jérusalem et de Cisjordanie, des acteurs et actrices de la résistance populaire est systématique et frontale. La victoire cet été de la résistance populaire de masse contre l’installation des portiques à l’entrée de l’Esplanade des mosquées est insupportable au pouvoir israélien qui entend briser la volonté d’un peuple et le chasser de sa terre.

Le village de Nabi Saleh se serait bien passé de la notoriété que lui a conférée l’arrestation arbitraire d’Ahed et de 4 autres femmes de la famille Tamimi. Ahed et sa mère Nariman attendent toujours de report en report le sort que cette « justice » politique leur réserve. Une fois de plus leur procès a été reporté au 21 mars. Piètre stratégie pour tenter de briser ces militantes. Depuis, plusieurs dizaines d’autres membres de leur famille dont des mineurs ont été arrêtés de manière tout aussi arbitraire. Chaque semaine, ce sont des dizaines d’arrestations qu’Israël opère lors de raids souvent nocturnes dans les villes et villages palestiniens, dans les camps de réfugiés ou lors de manifestations.

Nous appelons les citoyennes et citoyens épris de liberté à manifester leur solidarité à l’égard des prisonniers politiques palestiniens dont Munther Amira, Salah Hamouri et les membres de la famille Tamimi. Leurs portraits doivent être connus de tous, y compris de nos gouvernants afin qu’ils se décident enfin à montrer par des actes auprès des autorités israéliennes leur détermination à les voir libéré.e.s.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian doit bientôt se rendre en Israël et en Palestine. Nous lui demandons de s’exprimer clairement contre la répression qui vise les Palestiniens et en particulier les enfants, les défenseurs des droits, toutes celles et ceux qui manifestent pacifiquement contre l’occupation. Et bien sûr notre compatriote Salah Hamouri et la députée Khalida Jarrar, tous deux emprisonnés sous le régime inique de la détention administrative. Face à un pouvoir israélien qui ne reconnaît que la force brutale, la France et l’Europe ont la responsabilité de protéger le peuple palestinien, et c’est clairement la question des sanctions qui doit maintenant être soulevée.

 

Le Bureau national de l’AFPS
14 mars 2018

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Association France Palestine Solidarité (AFPS) 
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 19:38
Les retraités ne supportent plus d'être à ce point maltraités (Gérard Le Puill, L'Humanité, 14 mars 2018)
Les retraités ne supportent plus d’être à ce point maltraités
MERCREDI, 14 MARS, 2018
HUMANITE
 
Il y aura beaucoup de cheveux blancs demain dans les manifestations qui se dérouleront un peu partout en France contre la ponction opérée sur les pensions de retraite pour augmenter très légèrement les salaires des actifs sans que cela ne coûte un centime aux patrons alors que les entreprises du CAC ont dégagé 94 milliards d’euros de bénéfice en 2017. Ces profits sont pourtant en hausse sensible dans les trois quarts de ces mêmes entreprises. A Paris, la manifestation de résistance contre la spoliation des droits acquis partira demain à 14H30 de la place du 18 juin 1940, près de la gare Montparnasse. Plus qu’un symbole, ce doit être le départ d’une longue marche qui finira par être victorieuse !

Pendant des mois, le gouvernement a voulu faire croire aux retraités que seulement les plus aisés parmi eux perdraient un peu de pouvoir d’achat avec l’augmentation de la CSG de 1,7% sur la pension brute à partir de janvier 2018. Mais tous les retraités qui ont fait leurs comptes depuis le début de l’année découvrent que le Président de la République  et le gouvernement leur ont menti. Ainsi la ponction de + 1,7% de CSG appliquée à la pension brute, se traduit par une baisse de 1,83% de la pension nette. Quiconque percevait 1.500€ net avant la hausse pouvait penser que sa pension allait diminuer de 25,50€ par mois et de 306€ sur l’année. La baisse sera de 27,45€ par mois et de 329,40 euros sur l’année. C’est la baguette de pain que Macron enlève chaque jour de la bouche du modeste retraité.

Des veufs et surtout des veuves qui touchaient moins de 1.200€ par mois, mais percevaient en plus une pension de réversion de leur défunt conjoint,  se retrouvent taxés sur la totalité de ce qu’ils perçoivent via ce prélèvement. Le nouveau président des riches  pille ainsi les retraités et nous dit qu’il fait cela pour concéder une petite augmentation de salaire aux actifs. Mais les actifs paient aussi l’augmentation de la CSG. C’est en supprimant parallèlement la cotisation maladie et la cotisation chômage qui étaient à la charge du salarié, que l’on augmente très faiblement son salaire net. Au point que les actifs aussi sont mécontents du résultat.  Ainsi, seuls les patrons sont gagnants, qu’il s’agisse de LVMH, de Carrefour, de Renault, de Peugeot-Citroën, de Dassault, du Crédit Agricole ou de BNP Paribas et tous les autres. Emmanuel Macron veut-il nous faire croire que Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH n’avait pas les moyens de consentir une augmentation à se salariés alors que sa fortune personne est passée de 42,2 milliards à 72 milliards d’euros entre le premier jour de janvier et le dernier jour de décembre durant la seule année 2017 ? Ajoutons que durant la même année la valeur de l’action LVMH en Bourse est passée de 145 à 264,5 euros !

8,4 milliards d’euros de profits pour Sanofi en 2017

 Le Figaro du 5 mars indiquait que, pour l’année 2017, « sur les 39 entreprises du CAC 40 qui ont dévoilé leurs comptes, 31 affichent des résultats en hausse. La palme du plus fort bénéfice revient à Sanofi avec  8,4 milliards d’euros ». LVMH a annoncé 5,12 milliards d’euros de bénéfices pour l‘année  2017. Bernard Arnault, cité plus haut, bénéficie de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pendant que la ponction sur les retraites sert à réduire le salaire brut que paient les multinationales. Et en même temps, comme dirait l’autre,  Carlos Ghosn, PDG de Renault, ne paiera plus l’ISF sur ses 7 millions d’euros de salaire perçus en 2017. Il en ira de même pour tous les hauts cadres surpayés.

Partout où ils osent encore aller au contact de la population dans leur circonscription, les députés de La République En Marche constatent que cette hausse de la CSG a profondément mécontenté les gens qui ont voté pour eux. Au point nous disait le Canard Enchaîné du 21 février que « l’Elysée réfléchit bien à une stratégie pour tenter d’effacer les effets négatifs de cette hausse de la CSG ».

Les confidences faites au Journal du Dimanche(JDD) du 11 mars par des proches d’Emmanuel Macron donnent à penser qu’on n’en est pas encore là. Elles en disent long sur le cynisme dont fait preuve ce jeune président de la République vis-à-vis des hommes et des femmes qui ont travaillé et cotisé pour gagner une pension qui leur est due jusqu’à la fin de leur vie. Un conseiller de Macron confiait au JDD que « depuis le mois de septembre le président savait que quand ces électeurs verraient le résultat sur leur feuille de retraite ça allait coincer un peu ».Mais le même regrette que « le gouvernement ait tendance à être très défensif, alors que les retraités ont un niveau de vie très supérieur à celui des actifs »selon ce conseiller. Dans un pays ou la pension brute moyenne était 1.306€ par mois avant la ponction de 1,83% sur le net à percevoir, les propos de ce conseiller sont indécents. 

« Il faut éviter le bashing retraité », dit-on à Matignon 

 A Matignon on semble plus inquiet des conséquences politiques du matraquage des retraités à la demande du président des riches. « Il faut éviter le retraité bashing et ne pas stigmatiser les baby boomers. Car le risque c’est de perdre du soutien et de la confiance, alors que c’est une catégorie qui soutien notre politique de réforme», confie-t-on au JDD dans le cabinet d’Edouard Philippe, transfuge du parti de Nicolas Sarkozy, d’Alain Juppé, de François Fillon et de Laurent Wauquiez. Sans doute voit-on avec inquiétude, chez Edouard Philippe, la perte de confiance de 10 points entre janvier et février chez les 50 à 64 ans et de 6 points chez les plus de 65 ans.

Notons enfin que le Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius a approuvé le budget 2018 sans rien trouver à redire sur une pratique qui, pour la première fois sous la Vème République,  remet en cause les droits à pension acquis par les retraités à partir des cotisations qu’ils ont payées durant leur vie active. Pire encore, l’augmentation de la CSG imposée aux retraités sert surtout à compenser la suppression de la cotisation chômage des actifs alors que le fait même d’être un retraité ne peut plus donner lieu à une indemnisation du chômage. Ajoutons que, renouvelée à plusieurs reprises au cours des prochaines années, cette façon de relever le niveau de la CSG payée par les retraités pourrait réduire les pensions à peu de chose en quelques années.

Se pose donc une question de droit. Comment le président du Conseil constitutionnel, ancien Premier ministre, puis ancien président de l’Assemblée nationale, peut-il justifier une telle remise en cause des droits acquis par des hommes et des femmes qui ont cotisé pour la retraite ? Tout cela pour permettre aux employeurs de donner quelques euros de plus par mois à des actifs, sans débourser un centime, mais en supprimant sur la feuille de paie la part imputée à chaque salarié pour le chômage et pour la maladie? Le moment n’est-il venu d’interpeler le président du Conseil Constitutionnel sur ce sujet? Surtout quand on sait que cet homme s’est parfois revendiqué de Jean Jaurès pour parler de justice sociale !

Les personnels des EHPAD manifestent aussi demain 

En attendant, les retraités ne seront pas seuls à manifester demain. Les salariés des Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes(EHPAD) seront en grève et manifesteront avec les retraités pour demander plus de moyens, notamment en personnel. Ils avaient déjà) fait grève le 30 janvier. Dans un communiqué publié le 13 mars, Joseph Krummenacker, président de la Fédération nationale des associations et amis des personnes âgées et de leurs familles(FNAPAEF), soutien cette journée d’action écrit et la justifie en ces termes : «Cette mobilisation (du 30 janvier ndlr), n’a pas retenu l’attention du président de la République. Elle n’a suscité aucune réaction de sa part. Les personnes âgées ne semblent être à ses yeux  que des rentiers nantis qui se doivent de contribuer à la solidarité nationale sans rien attendre en retour pour répondre aux graves difficultés qu’ils rencontrent, la maladie et la perte d’autonomie venant ».

Malicieux, Joseph Krummenacker termine son communiqué en citant une phrase de Paul Ricoeur avec qui Emmanuel Macron travailla naguère : « La fatalité c’est personne, la responsabilité c’est quelqu’un ». Et d’ajouter en conclusion : « Vous êtes celui-là, monsieur le Président ».

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