Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 16:36
18 mars 1871: Début du soulèvement de la Commune de Paris: un gouvernement et un mouvement émancipateur par le Peuple, pour le Peuple!
18 mars 1871: Début du soulèvement de la Commune de Paris: un gouvernement et un mouvement émancipateur par le Peuple, pour le Peuple!

18 mars 1871 : Début du soulèvement de la Commune de Paris
Il y a 147 ans, au printemps de 1871, les quartiers populaires parisiens se soulèvent pour s’engager dans une forme inédite de gouvernement démocratique : la Commune de Paris.
PARIS ASSIÉGÉ, PARIS RÉSISTE
En septembre 1870, la Prusse écrase la France de Napoléon III à Sedan. La République est proclamée, mais la moitié nord de la France est envahie et la capitale est assiégée. Alors que Paris connaît la famine et le froid, le peuple de Paris résiste, combat et s’organise dans la Garde nationale.
Le 18 mars 1871, Paris se rebelle. L’Assemblée nationale, élue en février, est dominée par des notables hostiles à la République. Se méfiant de Paris, qui a voté massivement républicain, elle choisit de s’installer à Versailles. Le gouvernement d’Adolphe Thiers entend mettre fin à la fronde de la capitale et de sa Garde nationale. Le 18 mars, il veut récupérer les canons installés à Montmartre. Il se heurte à la résistance du peuple de Paris. La ville se couvre de barricades. Le soir, le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville. La Commune commence! 

 


UN GOUVERNEMENT DU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE
La Commune a rêvé d’un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. L’idéal de démocratie directe la porte vers « l’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales ».
Les politiques mises en œuvre par la Commune sont diverses : un logement pour tous, constituer une « République démocratique et sociale » en se souciant du respect du travailleur, et de la dignité au travail, octroyer une place aux femmes dans la société, en amorçant notamment leur droit au travail, l’égalité des salaires avec les hommes, et la promotion de l’instruction des filles. La Commune a pour principe absolu la liberté, elle prône l’éducation et la laïcité.
L’expérience est brève et s’achève dans un bain de sang. Mais sa mémoire marque en longue durée la double histoire du mouvement ouvrier et de la République.

18 mars 1871: Début du soulèvement de la Commune de Paris: un gouvernement et un mouvement émancipateur par le Peuple, pour le Peuple!
18 mars 1871: Début du soulèvement de la Commune de Paris: un gouvernement et un mouvement émancipateur par le Peuple, pour le Peuple!
Partager cet article
Repost0
18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 15:45
Biodiversité: le réchauffement menance près d'une espèce sur deux dans les écosystèmes remarquables (L'Humanité, 15 mars 2018)
Biodiversité. Le réchauffement menace près d’une espèce sur deux dans les écosystèmes remarquables
MARIE-NOËLLE BERTRAND
JEUDI, 15 MARS, 2018
HUMANITE.FR

Selon une étude portant sur 35 régions emblématiques de par leur biodiversité, un réchauffement global de 4,5°C conduirait à voir disparaître localement jusqu’à 48% des espèces. Les plantes et les amphibiens sont les plus menacées.

Le réchauffement climatique ne fera pas de quartier aux écosystèmes les plus singuliers de la planète. C’est le résultat inquiétant de la recherche réalisée par le WWF et le Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia, en Grande Bretagne, et publiée ce 14 mars dans la revue scientifique Climatic Change.

Selon les projections réalisées dans 35 régions du monde, sélectionnées pour leur biodiversité emblématique, un réchauffement global de 4,5°C, soit celui vers lequel nous nous dirigeons si rien n’est entrepris, pourrait conduire à voir disparaître localement jusqu’à 48% des espèces vivant dans ces zones. Même limité à 2°C, comme le préconise l’Accord de Paris sur le climat conclue en 2015, le réchauffement global pourrait engendrer une perte de 25% de ces espèces.

69% à des espèces de plantes d’Amazonie Guyane courent le risque de disparaitre localement dans le cas d’un réchauffement global de 4,5°C

Entre ces deux scénarios – le pire et le moins pire -, chercheurs et écologistes ont étudié une multitude de cas de figures. Tous confirment des perspectives maintes fois exposées scientifiquement : plus le réchauffement sera rapide et conséquent, plus le nombre d’espèces impactées sera important. Les moins mobiles et les plus lentes – à savoir les plantes, les amphibiens et les reptiles - s’éteindront les premières, dans une proportion qui dépendra aussi de notre capacité à ne pas en rajouter avec, par exemple, de la déforestation.

Partout, des températures saisonnières à la hausse

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont étudié 35 « Ecorégions prioritaires », ciblées par le WWF pour leur richesse variétale, le nombre d’espèces en voie de disparitions qu’elles abritent ou encore celles qui leur sont endémiques (que l’on ne trouve nulle part ailleurs). Parmi ces écorégions, on retiendra pêle-mêle l’Australie, l’Amazonie, l’Est de l’Himalaya, les Galápagos ou encore le bassin du Yang-Tsé-Kiang.

S’appuyant sur les niveaux de réchauffement global envisagés selon l’importance des actions menées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ils ont ensuite modélisé les conditions climatiques futures spécifiques à chacune de ces régions. « Dans un grand nombre d’Ecorégions prioritaires, il est prévu que les températures saisonnières moyennes dépassent celles qui n’avaient été préalablement observées qu’à l’occasion des années les plus chaudes des cinquante dernières années », relate la synthèse de l’étude réalisée par le WWF. Dans certains cas, ces coups de chaud pourraient se produire « dès 2030 », avec à la clé, une pluviométrie plus faible et des épisodes de sécheresses plus longs.

A Madagascar, la température a déjà augmenté de 0,4°C depuis 1961. A +2°C, 31% des espèces d’amphibiens pourraient disparaitre localement.

Des bouleversements, rappellent les chercheurs, surviendront même si la hausse des températures moyennes à l’échelle mondiale est contenue à 2°C d’ici la fin du siècle, soit l’engagement minimal qu’ont pris les Etats dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat (l’ambition forte étant de limiter le réchauffement à 1,5°C). L’intensité du branle-bas météorologique, en revanche, empirera pour chaque degré en plus qui n’aura pas pu être empêché.

Ainsi, si le réchauffement mondial atteint en moyenne 3,2°C à l’horizon 2080 - soit la température envisagée si les Etats se contentent des promesses d’actions actuellement mises sur la table (et les tiennent) -, 28% des espèces d’oiseaux de Madagascar courent, localement, un risque d’extinction. Si la hausse est au contraire limitée à 2°C, ce risque est divisé par deux, tombant à 14%. Si, au contraire, résolument rien n’est entrepris et que les températures grimpent en moyenne de 4,5°C, ce sont 40% des espèces d’oiseaux de l’île qui courent un grave danger.

La capacité à fuir, déterminante mais inégale

Encore est-ce là les perspectives les moins douloureuses, soit celles qui envisagent que les espèces disposeront d’une capacité de dispersion. Autrement dit, d’une possibilité de migrer vers d’autres zones moins hostiles et de s’y acclimater, le tout dans un laps de temps relativement rapide.

Or, cette capacité à fuir face au réchauffement est loin d’être garantie dans tous les cas de figures. « Ces déplacements se heurtent à d’importantes difficultés », relève ainsi l’étude. Des obstacles naturels, telles que les chaînes montagneuses, peuvent l’empêcher. L’artificialisation des habitats, surtout, peut freiner le cheminement. « L’habitat adapté vers lequel se déplacer peut ne pas exister, avoir déjà été converti en terres agricoles ou faire l’objet d’une autre forme d’utilisation des terres qui s’avère incompatible avec la survie d’une espèce donnée. » En d’autres termes avoir été bétonné, déboisé ou pollué d’une quelconque façon. Et là encore, cela change tout : « En l’absence de possibilité de dispersion, la part d’espèces exposées à une extinction au niveau local progresse de 20 % à près de 25 % » dans le cadre d’un réchauffement de 2°C. Le pire des scénarii, celui qui conjuguera une absence de dispersion et une hausse de 4,5°C, voit ce chiffre bondir jusqu’à 50 %.

Si les Etats se contentent de limiter la hausse des températures globales à 3,2°C, 55% des espèces de plantes et 43% des espèces d’amphibiens courent le risquent de disparaitre de la Méditerranée.

Toutes les espèces, en outre, n’ont, intrinsèquement, pas les mêmes capacités à se sauver. Anthropique, c'est-à-dire induit par l’activité humaine, le réchauffement auquel nous assistons se produit dans un délai bien plus court que les précédents bouleversements géologiques. De fait, plantes et animaux disposent, pour migrer, d’un temps bien plus limité que par le passé. Sans surprises, ce sont donc les espèces les plus « lentes », celles dépendant du vent pour se disséminer ou dont les aptitudes physiques n’offrent pas la possibilité de se mouvoir sur des distances très longues, qui ont le plus de risques de disparaître. Dans ces courses, les grands perdants sont, dans l’ordre d’arrivée, les reptiles, les plantes et les amphibiens. L’exemple de la région Amazonie Guyane est en ce sens éloquent. Dans le cas d’un réchauffement à 2°C avec possibilité de dispersion, 0% des espèces de mammifères et d’oiseaux courent, localement, un risque d’extinction. Ce taux monte à 35% pour les reptiles, à 43% pour les plantes et à 47% pour les amphibiens.

Chef de rubrique Planète
Biodiversité: le réchauffement menance près d'une espèce sur deux dans les écosystèmes remarquables (L'Humanité, 15 mars 2018)
Partager cet article
Repost0
18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 15:43
TIPP/TAFTA et CETA : le pouvoir des tribunaux d’arbitrage ébranlé !
 

 

La Cour de justice de l'Union européenne a rendu dernièrement un arrêt important qui va plutôt dans le bon sens.Il concerne les « tribunaux d’arbitrages », connus sous le nom de l’ISDS, mécanismes censées gérer les différents entre les investisseurs et les États.
Ces tribunaux sont un des éléments les plus toxiques du TTIP/TAFTA, accord de libre-échange de l'UE avec les États-Unis -en état de d’attente depuis l’élection de Donald Trump-, et du CETA, accord entre l'UE et le Canada -actuellement en application temporaire jusqu’à la ratification par les États qui doit prochainement arriver à l’Assemblée nationale en ce qui concerne la France.
Ces « tribunaux d’arbitrage » privés, constitués d’avocats et de professionnels du droit commercial, sont censés trancher les conflits entre les États qui légifèrent et les entreprises qui considéreraient ces législations allant à l’encontre de leurs investissements et de leurs profits dans le cadre d’une concurrence « libre et non faussée ».

Le constat, sans surprise, montre comment nombre des jugements de ces tribunaux privés ont donné raison aux multinationales et aux grands groupes en condamnant lourdement les Etats à leur verser de fortes amendes.
La Cour de justice européenne vient de décréter que certains de ces mécanismes sont incompatibles avec le droit de l’Union. En effet, dans le cadre des conflits que ces tribunaux ont à examiner, ces derniers sont amenés régulièrement à prendre en compte le droit communautaire. Or, n’étant pas partie intégrante du système juridique officiel de l’UE, ils n’ont pas pouvoir d’interpeller la Cour de justice européenne (CJUE) pour lui demander de trancher en cas de doute.
Ces tribunaux ne respectent pas l’autonomie du « droit de l’Union » et ne peuvent donc pas garantir sa pleine application, les rendant ainsi incompatibles avec le droit de l’UE.

Sans nul doute après les nombreuses mobilisations citoyennes et politiques de ces dernières années contre les accords TIPP/TAFTA et CETA, cet arrêt de la CJUE est un véritable coup porté à tous les accords commerciaux conclus ou négociés par l’UE qui incluent ce genre de mécanisme. Il confirme également ce qui est porté dans les batailles : ils sont un scandale antidémocratique !
Le Parti communiste français, ses parlementaires, plus que jamais vont redoubler d’effort afin que sur la question de la ratification du CETA, les citoyen.ne.s puissent trancher par référendum après un réel débat démocratique.
Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:40
La délirante guerre de succession au Crédit Mutuel Arkéa: une enquête de Laurent Mauduit dans Médiapart du 2 mars qui lève le voile sur bien des faux-semblants
L’origine du mouvement mutualiste bancaire se situe en Allemagne, en Rhénanie, plus précisément. Un fonctionnaire municipal, issu d’un milieu de pauvreté, Frédéric-Guillaume Raiffeisen, marqué par la grande disette qui a sévi entre 1846 et 1847 crée une caisse de secours aux agriculteurs pour lutter contre l’usure. La première caisse mutuelle de dépôts et prêts, permettant aux agriculteurs disposant de finances de recevoir un intérêt en déposant leurs avoirs dans cette caisse qui prêtait cet argent aux paysans, à taux faibles, pour leur permettre de survivre, de s’installer ou d’investir. Cette caisse fait rapidement des petits en Alsace, qui fonctionnent grâce aux bénévoles qui décident d’y consacrer leur temps. Cette idée, dans ces régions, émane d’un courant « chrétien-social ». Les premières caisses mutuelles de dépôts et prêts crées en Bretagne, sont également initiées par ce même courant, et sont d’ailleurs ouvertes le plus souvent dans les presbytères.

Un autre courant de pensée et d’action participe à la mise sur pieds de fédérations de crédit mutuel, le syndicalisme (principalement la CGT) et la gauche ouvrière, singulièrement le Parti Communiste. Longtemps, les dirigeants du Crédit Mutuel Méditerranéen et du Dauphiné-Vivarais (Pierrev Juvin qui fut aussi Président de la MACIF), étaient des communistes. La fédération du Sud-Ouest (Angoulême/Bordeaux) a été  crée par les militants CGT de la poudrerie d’Angoulême.

Au fil du temps, le besoin de fédérer ce mouvement s’est traduit par la création de La Confédération Nationale du Crédit Mutuel. Cette « unification » du Crédit Mutuel a mis plusieurs décennies avant d’aboutir.

En Bretagne, les Caisses Rurales et Urbaines du CM du sud finistère, les Caisses d’Entraides des Côtes d’Armor et la Fédération du CM de Landerneau, qui se nommait déjà CMB, ont fusionné dans la période allant de fin des années 1970 au début des années 1980.

La philosophie du mouvement mutualiste est : "un homme, une voix". C’est sur la base de ce principe que chaque fédération se Crédit Mutuel  est représentée au niveau confédéral en fonction du nombre de sociétaires qu’elle compte en ses livres.

Lors de la privatisation du groupe CIC, le Crédit Mutuel d’Alsace (le plus puissant financièrement) s’est porté candidat au rachat, en obtenant  l’appui politique des autres fédérations du CM, et a emporté la mise.

Dans le même temps, les regroupements se poursuivent en interne et rapidement, trois groupes cohabitent : l’Alsace qui s’entoure de 10 fédérations satellites ( Champagne-Ardennes, Lyon, Ile de France, Nantes, Laval, La Roche/Yon, Caen, Chateaudun, Méditerranée, Dauphiné-Vivarais) Ce groupe, ainsi constitué est appelé CM11/CIC. La fédération de CM du Nord conserve son indépendance politique, tout en dépendant de l’informatique du CM11/CIC. Le CMB s’allie au CM du Sud-Ouest et au CM Massif Central et dispose de son informatique propre, ainsi que de sa compagnie d’assurance vie et IARD (SURAVENIR).

Ces trois groupes possèdent chacun un nombre important de filiales, telles que des banques en ligne.

2008 : arrivée à la tête du CMB, qui avait déjà fait le choix de se nommer « Groupe Arkéa », Jean-Pierre Denis, ex directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris et ex membre du cabinet de Sarkozy à l’Elysée.

Homme de droite et libéral convaincu, Jean-Pierre Denis crée rapidement la Société des Cadres de Direction(SCD) qui devient prestataire de service pour diriger toutes les sociétés du groupe. A son arrivée, la rémunération des principaux dirigeant étaient inférieure à 100 000€/an.

Très rapidement, la rémunération s’emballe pour atteindre 1,6 millions € en 2016.

Pas très mutualiste dans la démarche comme dans les montants…

Pour comparaison, La rémunération annuelle du Président de la Confédération du CM est de 800 000€ en 2016.

Au regard des ces faits, on peut mieux comprendre la volonté d’indépendance de Jean-Pierre Denis qui ne veut à aucun prix rendre des comptes à la Confédération et continuer à acquérir ou prendre des participations dans les secteurs qu’il juge opportuns.

L’organisation nationale du CM implique une solidarité financière entre tous les membres de la Confédération et les résultats, ainsi que le ratio prudentiel consolidé servent de critère aux agences internationales de notations pour apprécier la solidité de l’entité Crédit Mutuel.

La note attribuée par ces agences influent sur les taux de refinancement que paie le CM sur les marchés.

L’indépendance du Groupe Arkéa aura, inévitablement une influence sur les taux pratiqués, ce qui risque fort d’entraîner, mécaniquement, une hausse des taux appliqués aux sociétaires et clients ainsi qu’une augmentation significative des frais de gestion facturés.

Dans une logique capitaliste de réduction des coûts, nous savons à l’avance qui devra payer l’addition : ce sont les salariés.

De plus, cette indépendance implique la perte de la « marque » Crédit Mutuel et donc, selon toute vraisemblance, la perte du statut de banque mutualiste. Pour quel statut ??? 

Notre responsabilité politique tient à demander qu’un médiateur soit nommé par le gouvernement pour que les liens soient renoués et que l’aventure de la sécession soit évitée.

  •  Les dirigeants du Groupe Arkéa se glorifient de l’excellence des résultats depuis 2008 et s’en servent pour justifier l’indépendance par rapport à la Confédération.
  • Cet argument se retourne très facilement : ce développement très favorable s’est bien déroulé alors qu’Arkéa demeurait au sein de la Confédération, donc l’appartenance à la Confédération n’a empêché en rien le développement autonome du Groupe Arkéa.
  •  Quel serait le statut bancaire du Groupe Arkéa en cas de départ de la Confédération ??
  • De quel manière les dirigeants du CMB Arkéa peuvent-ils rassurer ses clients-sociétaires quant à l’appréciation du groupe sur les marchés financiers ??
  • Les parts sociales détenues par les sociétaires continueront-elles d’être incluses dans les fonds propres ??
  • Quels engagements en terme de pérennisation  et de progression de l’emploi ??
  • Quelle influence sur la fidélité de la clientèle pourrait avoir la disparition de la marque Crédit Mutuel ??

 

La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français

1 er MARS 2018 

Le Samedi 17 février, le Ouest-France a publié notre communiqué sur le conflit au Crédit Mutuel Arkéa. Merci au journal de faire son travail pour l'expression du pluralisme politique

Arkéa: les communistes contre le "divorce"

La fédération du Finistère se positionne sur la situation du CMB Arkéa et le conflit qui pourrait mener à "un divorce qui, pour nous, aurait des conséquences très dangereuses pour les salariés et la pérennité de l'activité". Les communistes se disent "très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste". Selon eux, "la scission comporte des risques et des interrogations multiples". 
Ils évoquent ainsi le risque de la dégradation de la note du CMB-Arkéa, ce qui pèserait sur le coût des ressources; le risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées; la perte de la "marque" Crédit Mutuel, et pour quel statut bancaire: mutualiste, coopératif, banque classique...? ; l'abandon de la solidarité nationale interfédérale. 
Les élus communistes soulignent aussi que "la crainte la plus importante à nos yeux, ce sont les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leurs conditions de travail et leurs emplois". 
Pour conclure, ils indiquent que "si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter viennent à se réaliser, les dirigeants du CMB Arkéa, et singulièrement son président, porteraient une très lourde responsabilité".

Ouest-France, pages Finistère, samedi 17 février 2018

CMB-ARKEA: un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses! 

Communiqué du PCF Finistère - 16 février 2018

La volonté exprimée par les dirigeant du CMB-ARKEA et de la fédération du CMB de quitter la confédération Nationale du Crédit Mutuel s’affirme de jour en jour. Les administrateurs des caisses locales vont avoir à exprimer leur choix.

Les communistes qui ont été à l’origine de la création de plusieurs fédérations de Crédit Mutuel (Marseille, Valence, Angoulême), sont très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste et souhaitent attirer l’attention de chacun(e) sur les enjeux du conflit en cours.

La scission comporte des risques et des interrogations multiples :

-Risque de dégradation de la note du CMB-ARKEA , comme Standars & Poors vient de le signifier, ce qui pèserait sur le coût des ressources, voire sur le ratio prudentiel à moyen terme

-Risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées

-Perte de la « marque » Crédit Mutuel qui est la banque préférée des français, pour quel statut bancaire (mutualiste, coopératif, banque classique…?

-Abandon de la solidarité nationale interfédérale

Enfin,  une crainte importante à nos yeux concerne les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leur conditions de travail et leurs emplois.

Les craintes que nous exprimons sont également exposées dans les conclusions du rapport commandé par la Direction Générale du Trésor et la Banque de France à Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France : «  Le maintien de l’unité serait nettement préférable, tant pour la stabilité de l’ensemble du monde bancaire mutualiste et la crédibilité du modèle mutualiste eu sein de l’union bancaire, que d’un point de vue prudentiel dans la mesure ou la viabilité d’ARKEA dans un scénario de séparation reste à vérifier »

Le Crédit Mutuel, composé de multiples caisses départementales ou régionales a mis des décennies avant de trouver son unité nationale. Un retour en arrière aurait un effet désastreux sur l’image de cette « famille » mutualiste en risquant de fragiliser fortement les composantes essentielles et historiques que constituent le Crédit Mutuel de Bretagne et le CMB-ARKEA.

D’ores et déjà, la fédération du Crédit Mutuel Massif Central, qui fait partie d’ARKEA, jusqu’à présent, s’est désolidarisée de la démarche engagée.

Si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter venaient à se réaliser, les dirigeants du CMB-ARKEA, et singulièrement son Président, porteraient une très lourde responsabilité.

Il n’est jamais trop tard pour renouer un dialogue et entrer en négociation sur le champ d’autonomie qui pourrait être reconnu au CMB-ARKEA, ce que n’interdisent pas les statuts de la CNCM. La nomination d’un médiateur pourrait faciliter cette démarche, le gouvernement ne pouvant se désintéresser d’un sujet aussi brûlant.

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:29
Le 16 mars 2007, Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance nous quittait: Résister doit toujours se conjuguer au présent
Le 16 mars 2007, Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance nous quittait: Résister doit toujours se conjuguer au présent

Le 16 mars 2007, Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance nous quittait.
Sa phrase "le verbe Résister doit toujours se conjuguer au présent" a marqué mes engagements et mes combats. Et aujourd'hui plus que jamais, s'engager, c'est résister..Résistons, et agissons.

 

Lucie AUBRAC (Fondation de la Résistance)

http://www.fondationresistance.org/


(1912-2007)

 

Née le 29 juin 1912, Lucie Bernard a 17 ans lorsqu'elle réussit le concours d'entrée à l'École normale d'institutrices du boulevard des Batignolles à Paris. Déjà d'un caractère bien trempé, elle refuse l'uniforme de l'internat et décide de s'installer à Paris où elle vit de petits boulots.

Très vite elle prend conscience de la montée des fascismes en Europe et rapidement elle adhère aux Jeunesses communistes. En 1936, elle se rend à Berlin à l'occasion des Jeux olympiques et découvre la réalité du nazisme.

Tout en militant activement, elle entreprend alors des études d'histoire et, en 1938, elle est reçue à l'agrégation d'histoire géographie.

 Lorsque la guerre éclate, elle est en poste à Strasbourg où elle fait la rencontre de Raymond Samuel, ingénieur des Ponts et Chaussées, mobilisé comme officier du génie. Ils se marient le 14 décembre 1939.

Fin juin 1940, Raymond est fait prisonnier par l'armée allemande. Alors qu'il est détenu à Sarrebourg, Lucie parvient à le faire évader, fin août 1940, profitant de la confusion générale.

À l'automne 1940, l'université de Strasbourg est repliée à Clermont-Ferrand où Lucie doit se présenter pour avoir une affectation. Dans cette ville, elle forme avec Jean Cavaillès, Emmanuel d'Astier de la Vigerie et Georges Zérapha un premier noyau de Résistance, la « dernière colonne » préfiguration du mouvement Libération-Sud.

À partir de 1941, le couple Aubrac s'installe à Lyon. Raymond exerce son métier d'ingénieur tandis que Lucie est nommée professeur au lycée de jeunes filles Edgar Quinet.

Militante et membre du cercle des dirigeants de Libération-sud, elle s'adonne alors, entre ses cours, à de multiples activités clandestines : en juillet 1941, elle contribue à la parution du premier numéro du journal Libération, elle fabrique des faux papiers et aide des résistants à franchir la ligne de démarcation. En mai de la même année, elle donne naissance à son premier enfant Jean-Pierre.

Le 15 mars 1943, son mari, adjoint au général Delestraint, chef de l'Armée secrète est arrêté à Lyon par la police de Vichy et incarcéré à la prison Saint-Paul. Avec un aplomb incroyable, Lucie Aubrac fait pression sur le procureur de la République et parvient à le faire libérer.

Étant devenue une spécialiste des évasions, elle organise peu de temps après, l'enlèvement par des faux Gestapistes, de trois résistants détenus à l'Hôpital de l'Antiquaille (dont Serge Ravanel) puis de quatre détenus à l'hôpital de Saint-Étienne.

Le 21 juin 1943, c'est l'arrestation à Caluire de Jean Moulin et de plusieurs responsables de la Résistance, dont Raymond Aubrac. Incarcérés au fort Montluc, ils sont interrogés sous la torture par Klaus Barbie dans les bâtiments de l'École de santé militaire, devenue siège de la Gestapolyonnaise. Lucie, enceinte, monte un coup de main audacieux. Le 21 octobre 1943, en plein jour, les armes à la main, à la tête d'un groupe franc des MUR pour qui elle est « Catherine », elle mène l'attaque de la camionnette de la Gestapo dans laquelle sont transférés Raymond Aubrac et une dizaine d'autres résistants.(1)

Désormais identifié et recherché par toutes les polices allemandes et vichystes, le couple erre de cachette en cachette dans l'attente d'un avion qui les emporte finalement à Londres avec leur petit garçon le 8 février 1944. Quatre jours plus tard, elle accouche d'une  fille qu'elle prénomme Catherine.

En juillet 1944, elle participe à la mise en place des Comités de libération dans les zones libérées puis rejoint son mari commissaire régional de la République à Marseille. En janvier 1945, Raymond Aubrac doit quitter son poste et s'installe à Paris avec Lucie qui siège désormais à l'Assemblée consultative.

Puis, Lucie Aubrac reprend son métier d'enseignante sans pour autant mettre un terme à son action militante. La décolonisation, l'évolution de la condition féminine, les problèmes de société sont des combats qui la mobilisent à la Ligue des Droits de l'Homme.

À la retraite Lucie Aubrac, infatigable, s'emploie, notamment par d'innombrables conférences dans les établissements scolaires à travers toute la France, à communiquer aux nouvelles générations le sens des valeurs de solidarité, de fraternité et de justice qui firent la grandeur du combat de la Résistance.

Lucie Aubrac qui était vice-présidente d'honneur de la Fondation de la Résistance, s'est éteinte le mercredi 14 mars 2007. Les honneurs militaires lui ont été rendus dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides. Devant Raymond Aubrac, ses trois enfants, ses dix-huit petits enfants, des membres du gouvernement, de nombreux résistants et la foule nombreuse de ses amis, le président de la République Jacques Chirac a prononcé son éloge funèbre. « Lucie Aubrac, nous n'oublierons pas votre message » a dit le chef de l'Etat rappelant que « la cohésion nationale est un combat de tous les jours » et que nous devions « garder vivante dans nos cœurs la flamme des luttes de la République pour la Liberté ».

Frantz Malassis

(1) Cet extraordinaire épisode de la Résistance française est relaté dans son ouvrage Ils partiront dans l'ivresse, qui a été porté à l'écran par Claude Berri avec comme acteurs principaux Carole Bouquet et Daniel Auteuil.

La sortie du film Lucie Aubrac fut l'occasion pour certains milieux d'orchestrer une campagne odieuse d'insinuations envers le couple Aubrac. Dans ce contexte, Raymond et Lucie Aubrac portèrent plainte contre Gérard Chauvy, auteur de Aubrac, Lyon 1943, qui fut condamné pour diffamation en 1998. Les dommages et intérêts versés par ce dernier et son éditeur furent intégralement versés à la Fondation de la Résistance, (dont Lucie Aubrac était vice-présidente d'honneur) à charge pour elle d'offrir chaque année un prix spécial à plusieurs lauréats nationaux du concours scolaire de la Résistance et de la Déportation.

Lucie Aubrac : une incarnation de la Résistance
VENDREDI, 16 MARS, 2007
L'HUMANITÉ

Disparition . L'épouse de Raymond, l'une des figures de la Résistance, s'est éteinte mercredi soir à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Elle était restée une militante inlassable.

«Convaincre les jeunes qu'ils sont capables de résister. » À l'heure où la triste nouvelle (hélas attendue) a assombri la nuit de mercredi à jeudi, cette phrase récente de cette grande dame aux cheveux neigeux et au regard droit a surgi en notre mémoire, phrase à la saveur familière frappée du sceau de l'insoumission, une phrase comme une évidence, une injonction, un testament philosophique. Lucie Aubrac s'est éteinte, mercredi soir, à l'Hôpital Suisse de Paris d'Issy-les-Moulineaux. Elle avait quatre-vingt-quatorze ans et « était hospitalisée depuis deux mois et demi », a expliqué sa fille, Catherine.

L'âme vagabonde, nous avons alors fermé les yeux pour respirer bien fort. Mesurer le temps parcouru. Le chemin arpenté. Le legs universel. Puis, nous avons pensé à Raymond, figure indissociable, fusionnelle. Les voilà l'un sans l'autre désormais, quelle drôle d'idée. Impossible défi, enchâssés qu'ils sont dans la mémoire collective. Improbable réalité, pour eux tout simplement mais aussi pour l'histoire qui leur doit tant... Mon Dieu qu'il est difficile de « dire » ces deux êtres en leur ampleur et, au plus près, sans rien travestir ni réduire, raconter ce parcours hors du commun.

une inlassable ferveur

Si le XXe siècle n'avait pas connu le nazisme, Vichy, la Résistance, les lois antisémites et la nécessité vitale, absolue, d'échapper aux persécutions en changeant d'identité, Lucie Aubrac n'aurait jamais existé. Elle serait restée Lucie Bernard jusqu'au 14 décembre 1939, jour de ses noces avec Raymond Samuel, puis, comme ce fut le cas brièvement, elle se serait appelée Lucie Samuel. Monsieur et Madame Samuel. Elle, jeune communiste, fille de vignerons du Mâconnais, née en juin 1912, agrégée d'histoire, réputée « sévère » mais « brillante » (1). Lui, enfant de Vesoul, fils d'une famille juive polonaise, ingénieur des Ponts et Chaussées, licencié en droit à Paris et diplômé d'une université américaine. Seulement, ces époux-là au nom juif n'étaient pas libres de s'aimer. Et leurs vies se trouvaient menacées.

En plongeant dans la nuit noire de l'Occupation et en entrant dans la Résistance, Lucie et Raymond devinrent Aubrac. Ils le resteront pour jamais. En quelque sorte. Des héros ? Lucie se fâchait toujours en entendant ce mot. « Les héros, sont d'abord ceux qui sont morts. » Inlassable ferveur d'une certaine idée de la France et de l'engagement, toujours prête à bousculer la posture de l'icône. Car depuis la Libération, on dit « les Aubrac » et rien d'autre, comme si, par la simple évocation de ce nom mythifié par la France, on voulait aussi dire une présence commune et convoquer par ce nom une source inépuisable d'élévation, une urgence aussi, partout où l'homme est blessé. Célébrité ou pas, chez les Aubrac, on n'a jamais transigé avec les principes ni avec les engagements fondamentaux. Cette « règle », cette forme d'idéal humain, ce souci d'une liberté inaliénable, tout cela remonte loin.

Ils s'étaient rencontrés à Strasbourg en 1939, quelques mois avant leur mariage, et dès l'année suivante, à peine Raymond était-il fait prisonnier qu'elle l'aidait (déjà) à s'évader d'une prison de Sarrebourg (Moselle). À l'automne 1940, en zone libre, Lucie rencontra, à Clermont-Ferrand, le journaliste Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui organisait un petit groupe clandestin, La dernière colonne, et faisait paraître un journal clandestin. Raymond et Lucie s'installèrent ensuite à Lyon, et, avec une pléiade de jeunes qui refusaient la bête immonde et la croix gammée, ils fondèrent le mouvement Libération-Sud et se lancèrent, tous à corps perdu, dans les premières actions de l'ombre. C'est de ces années-là que datent les coups d'éclat qui feront de leur patronyme l'un des symboles de la France debout.

entre passion et patience

Jusqu'en novembre 1943, Lucie Aubrac enseigne au lycée de jeunes filles Edgard-Quinet de la capitale des Gaules. À cette date, elle reçoit sa révocation en raison de ses engagements trop visibles contre l'occupant. Depuis novembre 1942, elle dirige en effet dans toute la région un corps franc. Rôle essentiel : les évasions. Celle de Raymond en personne fut la plus célèbre. Le 21 juin 1943, à Caluire, Raymond, sous le pseudonyme de François Vallet, est arrêté par les sbires de Klaus Barbie. Avec lui, Jean Moulin, chef du Conseil national de la Résistance (CNR), bientôt massacré, et une dizaine de résistants. Lucie, enceinte, n'a qu'une obsession : revoir Raymond, le sauver d'une mort certaine. Avec un mélange d'inconscience et de courage, elle se jette dans la gueule de la Gestapo pour le faire évader, en échafaudant un judicieux stratagème. Lors d'un audacieux coup de main durant un transfert de prisonniers, avec ingéniosité et sang-froid, les armes à la main, elle réussit à libérer son mari et treize autres résistants. Recherchés activement par la Gestapo, le couple gagne Londres le 8 février 1944, avec leur petit garçon, Jean-Pierre. Lucie accouche quatre jours plus tard d'une fille, Catherine.

À la Libération, Lucie Aubrac rejoignit son mari, nommé commissaire de la République (préfet) à Marseille, puis représenta le Mouvement de libération nationale à l'Assemblée consultative de Paris (2). Le retour à la vie « normale » est alors marqué au fer rouge : les affaires du monde leur importent plus que la glorification de ce qu'ils firent. Valeurs aux coeurs et aux tripes, intactes, le couple fit corps. À lui le recul, la mise à distance, le sang-froid pour balayer d'un revers de main les défroqués du Kremlin qui l'accusèrent d'avoir été un agent du KGB, et en voulaient pour preuve que Ho Chi Minh avait séjourné un temps dans le pavillon familial des Aubrac. À elle la repartie quand on lui suggérait que son engagement antinazi avait pu être dicté par sa sympathie avec le PCF, eux les compagnons de route : « Être communiste sous l'Occupation, est-ce que ça ne voulait pas dire d'abord qu'on se battait contre Hitler ! » (3). Lui, travailla aussi en Afrique et lutta contre la famine avec la FAO. Elle, féministe (« Sans les femmes, disait-elle, la Résistance ne pouvait rien faire »), reprit son métier d'enseignante. Et ne cessa plus, dès lors, de militer en faveur de la paix et de livrer, à travers de nombreuses conférences et dans d'innombrables classes, le témoignage de son engagement dans la Résistance. Il faut avoir vu une fois dans sa vie le lien quasi charnel qu'elle nouait avec les élèves, pour comprendre la générosité de la pédagogue et l'éloquence de son humanité, entre passion et patience.

« Madame conscience »

En 1997, le réalisateur Claude Berri porte à l'écran l'histoire du couple quand les cinéphiles, eux, continuent d'aduler (à juste titre) l'Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville (1969), dont l'architecture fait directement référence aux propres souvenirs de Lucie. Un malheur n'arrive jamais seul. En avril 1998, après une polémique absolument indigne, les époux obtinrent que l'historien Gérard Chauvy et son éditeur Albin Michel soient condamnés pour « diffamation publique » après la publication d'un torchon, Aubrac, Lyon 1943, qui mettait en doute leur rôle dans la Résistance. Un pic d'émotion vite atténué par le retour à la dignité des faits. Alors, avec un infatigable enthousiasme, drôle ou grave, elle continuait de raconter, de se confesser aussi parfois (4), de commenter, de s'emporter, d'alerter sur l'état du monde, de s'indigner des inégalités galopantes. Avec les sans-papiers par exemple. Contre la résurgence d'idées glauques et fascisantes. Surtout contre la bêtise. Emmanuel d'Astier de la Vigerie l'avait d'ailleurs surnommée « Madame Conscience ». Et c'est peu dire. En mars 2004, avec plusieurs figures de la Résistance, comme Georges Séguy, Jean-Pierre Vernant, Maurice Kriegel-Valrimont, Germaine Tillion, Georges Guingouin, Lise London, etc., elle avait signé avec son mari un appel aux jeunes générations pour qu'ils réagissent devant la remise en cause du « socle des conquêtes sociales de la Libération ».

Le XXIe siècle, enfanté dans l'incertitude, était aussi le sien. Tout début 2007, elle appelait à « résister à l'ordre établi, au libéralisme et à une classe politique ayant le plus grand intérêt à ce que rien ne change ». Résister c'est réfléchir. Réfléchir c'est penser. Et penser c'est agir. À ceux qui prétendent définir l'« identité nationale » en dressant des barbelés, nous préférerons, toujours, « être avec » Lucie Aubrac, et continuer de parler de bien commun, de justice, d'égalité des droits et de cet imaginaire français dont on rêve qu'il reste universel. Il y a quelques années, elle déclarait : « Aubrac, aujourd'hui, ça sonne Résistance. Au fond, ça a peut-être été bénéfique, pour nous. Ça nous a obligés à nous engager, et dans le bon sens. Car le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. »

(1) Simone Signoret, qui l'eut pour professeur, rappela souvent la figure de ce professeur « absolument fabuleux ».

(2) Elle fut candidate sur la liste de Waldeck Rochet aux législatives de novembre 1946, présentée en troisième position.

(3) Entretien avec Gilles Smadja

dans l'Humanité (février 1997).

(4) Grand officier de la Légion d'honneur, elle était l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels :

Ils partiront dans l'ivresse, (1984), Cette exigeante liberté, (1997),

la Résistance expliquée à mes petits enfants, (2000).

Jean-Emmanuel Ducoin

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:05
Macron divise, unissons-nous pour le progrès social! (PCF)
Macron divise, unissons-nous pour le progrès social! (PCF)
Macron divise, unissons-nous pour le progrès social! (PCF)
Macron divise, unissons-nous pour le progrès social! (PCF)
Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 19:58
Manif pour le pouvoir d'achat des retraités le 15 mars à Morlaix

Manif pour le pouvoir d'achat des retraités le 15 mars à Morlaix

Pouvoir d’achat. « Macron, ça suffit de tout casser et de culpabiliser les retraités »
KAREEN JANSELME
VENDREDI, 16 MARS, 2018
L'HUMANITÉ
Paris, le 15 mars, grande mobilisation des retraités. Gonzalo Fuentes/Reuters
 

Neuf organisations syndicales comptabilisaient, jeudi après-midi, 161 manifestations dans 95 départements. À Paris, des milliers de personnes ont défilé contre la hausse de la CSG et pour la revalorisation des pensions.

«C’est normal, Mamie, que ta pension baisse, c’est parce qu’elle s’use. » À 84 ans, Josette Riandière La Roche sourit amèrement en racontant l’anecdote. L’expression du député LREM, rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), évoquant dans le Parisien la « génération dorée » des retraités, lui est restée en travers de la gorge. « Nous sommes les enfants de la guerre, nous avons vécu sous la domination allemande, sous les bombes. Je travaillais 44 heures par semaine pour payer mes études… Nous sommes loin d’être favorisés. Notre classe creuse a élevé les baby-boomers. Si je perçois une retraite, c’est parce que beaucoup d’amis sont morts avant moi. C’est ça, la retraite par répartition. »

L’ancienne professeure d’espagnol en faculté, longtemps syndiquée FSU, s’appuie sur sa canne, en attendant que le défilé s’ébranle. À ses côtés, Guy Niel porte une pancarte du collectif citoyen de Gentilly (Val-de-Marne) et enchaîne : « Le gouvernement fait tout pour culpabiliser les retraités, leur demander des efforts de solidarité… Mais aux actionnaires des grandes entreprises qui récupèrent des milliards, on ne leur demande rien, et on leur fait des cadeaux. » Pour se soigner, cela devient difficile. Pourtant, Guy travaille depuis l’âge de 14 ans et peut être fier d’une jolie carrière qui l’a fait évoluer de plombier chauffagiste à ingénieur-conseil. « Celui qui n’a pas les moyens deviendra un sans-dents, comme dirait M. Hollande… »

« Ça suffit de vouloir tout casser », s’insurge ce couple de l’Essonne, triste de ne pas avoir vu l’annonce de la manifestation bien relayée dans les médias. Tous deux ont travaillé quarante-trois ans. Jean-Yves s’est arrêté il y a sept ans. Christine l’a rejoint l’an dernier. Il a suffi d’une année pour voir leurs pensions baisser de 68 euros par mois. « C’est la première manifestation que nous faisons depuis que nous avons commencé à travailler : ça montre notre ras-le-bol ! »

Le gouvernement veut supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires

Le gel des pensions, la perte du pouvoir d’achat et maintenant la hausse de 1,7 point de la CSG les révoltent, comme Luis Villemez, qui affiche sa perte de revenu autour du cou. Cet ancien fonctionnaire territorial de 65 ans pointe depuis 2013 la diminution de sa pension : 1 456,94 euros en 2013, 1 409,74 euros en 2015… En 2017, il avait retrouvé son revenu de 2013, mais pour mieux le voir fondre en janvier 2018. Comme son épouse travaille encore et que les calculs se font en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des ressources de la famille, le voici ponctionné de 1 014 euros dans l’année. Sa voisine, elle, va perdre 307 euros : « Déjà, je n’achète ma nourriture qu’en promo, et je tiens un petit carnet pour garder la notion des prix et mesurer l’augmentation sur les marques que j’achète. Quand c’est trop, je vais le montrer à l’accueil du magasin : ça me soulage ! »

Près du camion rouge de la CGT du Val-de-Marne, Odette Terrade devise avec ses camarades syndiqués. « Nous aidons déjà nos enfants et nos petits-enfants, nous sommes actifs dans des syndicats, des associations. Nous faisons beaucoup pour la société. Après quarante et un ans de service, on veut encore nous piquer des sous… Le gouvernement peut en trouver ailleurs : le Cice a été donné aux entreprises sans aucune contrepartie sur l’emploi, et on a baissé l’impôt sur les sociétés… Beaucoup d’entreprises ne paient pas leurs cotisations sociales, et le gouvernement veut supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, notamment ceux qui contrôlent ces entreprises. » Cette ancienne sénatrice communiste, retraitée de la finance, sait de quoi elle parle, sortant de la fourgonnette une lettre adressée à Emmanuel Macron, rédigée par l’intersyndicale des neuf organisations qui appellent à la mobilisation. « Je veux que ma pension soit revalorisée et indexée sur les salaires et non pas sur l’inflation, ce qui a conduit à accélérer le décrochage du pouvoir d’achat des retraités. Comme des millions de retraités, je dis : “C’est assez” », peut-on lire sur l’adresse censée être relayée par les parlementaires du Val-de-Marne.

« C’était important d’être là aujourd’hui, conclut Guy Niel. Et les autres jours à venir ! Va falloir lui secouer les bretelles à Macron et lui montrer que le peuple sert à quelque chose ! »

Journaliste, rubrique social
Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:27
Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme

Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme

Des milliers de retraités se sont mobilisés partout en France, jeudi, pour défendre leur pouvoir d'achat, les professionnels de l'aide aux personnes âgées étant, eux, appelés à la grève pour réclamer plus de moyens humains.

« Ni privilégiés, ni assistés ! », « Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue » ou encore

 

« Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres »... Plusieurs milliers de retraités, parfois inspirés, ont défilé un peu partout en France, jeudi, pour dire non à la « baisse de leurs pensions », rejoints dans de nombreux cas par les personnels des Ehpad. En Bretagne, ils étaient 2.200 à Rennes, près de 600 à Saint-Malo, 2.500 à Lorient, 600 à Vannes, 2.000 à Brest, un millier à Morlaix comme à Quimper, 500 à Concarneau, 200 à Landerneau, 800 à Saint-Brieuc et à Lannion, 300 à Guingamp et une centaine à Paimpol.

En septembre déjà, des milliers de retraités avaient dénoncé la hausse de 1,7 point de la CSG à compter de janvier pour 60 % d'entre eux, afin de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie du privé.

Emmanuel Macron a redit, mercredi, qu'il « assumait » ses réformes et a demandé « un effort pour aider les jeunes actifs ». « Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c'est la France », a-t-il remarqué.

« Les efforts, on les a déjà faits et on les demande toujours aux petits », s'est indigné Mohamed Jaafari, 73 ans, présent dans le rassemblement de Reims.

Buzyn « ne peut pas répondre au ratio »

 

Les motifs de mécontentement se sont accumulés ces dernières années : gel des pensions, suppression de la demi-part des veuves ou encore décalage de la revalorisation des retraites d'octobre 2018 à janvier 2019 pour augmenter le minimum vieillesse.

 

Augmenter les effectifs « urgemment » : c'était la priorité pour l'intersyndicale appelant également à la grève, jeudi, dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les services d'aide à domicile, hôpitaux gériatriques et autres structures en charge du grand âge, moins de deux mois après une première mobilisation très suivie.

« On ne peut plus admettre que des personnes âgées ne soient pas douchées régulièrement », que leurs repas soient expédiés, résume Mireille Stivala (CGT) au nom de neuf autres syndicats (FSU, Fédération autonome Fonction publique, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, Solidaires, Union fédérale action sociale et Unsa) et de l'association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).

La ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a reçu une délégation à la mi-journée pendant un rassemblement sous ses fenêtres. « Elle a reconnu que nos attentes (sur l'augmentation des personnels) étaient légitimes », a rapporté le président de l'AD-PA, Pascal Champvert. « Mais elle ne peut pas répondre au ratio » d'un personnel pour un résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, réclamé par les syndicats, en plus de meilleurs salaires ou encore de l'abrogation de la réforme du financement des Ehpad.

200.000 recrutements souhaités

 

Un rapport parlementaire publié mercredi propose de doubler le ratio de soignants en quatre ans. Soit plus de 200.000 recrutements, pour sept à dix milliards d'euros, quand la ministre met, elle, en avant le manque de « moyens budgétaires ».

Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, a suggéré, jeudi, de consacrer aux Ehpad une « partie » des recettes fiscales supplémentaires de 2017. « Maintenant il faut des moyens », a estimé son homologue de la CFDT, Laurent Berger, devant le ministère.

Agnès Buzyn promet, pour l'heure, de neutraliser les « effets négatifs » de la réforme du financement affectant un quart des Ehpad et n'exclut pas des « ajustements », en plus des 50 millions d'euros supplémentaires annoncés fin janvier.

Sa stratégie globale pour la prise en charge du vieillissement est attendue fin mars.


Le Télégramme, 16 mars 2018

 

Retraites-Ehpad. Les seniors donnent de la voix (Le Télégramme, 16 mars 2018)
Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 06:58
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)

 

A l'heure où le statut public de la SNCF, produit des combats de la Résistance, est remis en cause par cet allié du monde de la finance qu'est Macron, comme le statut des Cheminots, il n'est pas inutile de revenir sur les fondements historiques de cette France des services publics, et d'abord à travers le souvenir des combats qui ont conduit au Front Populaire et à la Résistance. 

Voici une édition exceptionnelle d'un livret valorisant l'action et le sacrifice pour la Résistance de Pierre Sémard imprimé à Alger deux ans après l'exécution du cheminot communiste par le PCF, avec des commentaires d'André Marty et de Jacques Duclos. 

Archives personnelles Jean-Claude Cariou  

Une réédition postérieure du livret d'hommage au dirigeant communiste Pierre Sémard

Une réédition postérieure du livret d'hommage au dirigeant communiste Pierre Sémard

Le 7 mars 1942, le cheminot communiste et cégétiste Pierre Semard était exécuté par les Nazis, martyre d'un idéal mis en oeuvre à la Libération -Relisons sa dernière lettre

Pierre SEMARD, fusillé le 7 mars 1942. 
Pierre Sémard est né le 15 février 1887 à Bragny-sur- Saône dans une famille de cheminots. Devenu cheminot lui-même, Pierre Sémard s’engage activement dans le syndicalisme. Il devient le secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT en juin 1921, de la Fédération des cheminots CGTU après la scission, puis de nouveau avec la CGT réunifiée en 1936.
La famille Pierre Sémard habitait au 65 avenue Secrétan dans le 19èarrondissement où se trouve aujourd’hui un nouvel immeuble des HLM.
En 1939, à la déclaration de guerre, Pierre Sémard est réquisitionné comme cheminot et doit s’installer avec sa famille à Loches en Indre et Loire. C’est dans cette ville qu’il est arrêté, en octobre 1939, par le gouvernement de l’époque en vertu d’un décret qui interdit le Parti Communiste Français.
Alors que l’armée allemande envahit le pays, Pierre Sémard est maintenu en détention au camp de Gaillon dans l’Eure d’où les autorités de Vichy le livreront plus tard comme otage à l’occupant.
Durant sa captivité, Pierre Sémard, malgré son internement, réussit à garder le contact avec les syndicats clandestins, il sera un personnage-phare dans la mobilisation des Cheminots contre les nazis.
Il apporte ses conseils, rédige des appels au combat et dans sa dernier lettre avant d’être fusillé, il lance un ultime appel à ses amis cheminots : " Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis cheminots qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront. Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre le bon combat".
Les cheminots joueront un rôle considérable dans ce qu’on a appelé "la bataille du rail".
Le 6 mars 1942, Pierre Sémard est transféré à la prison d’Évreux et remis le lendemain aux autorités allemandes pour être fusillé comme otage, le lendemain.
Juliette, l’épouse de Pierre Sémard, fut elle aussi arrêtée le 7 août 1941, elle avait assuré durant l’internement de son mari la liaison avec la direction clandestine des cheminots. Jugée le 5 janvier 1942, elle fut condamnée à 8 ans de travaux forcés. Déportée à Ravensbrück, elle fut rapatriée le 24 juin 1945.
Avec la complicité de son épouse, Pierre Sémard avait, jusqu’à son exécution, tenu une place considérable dans la direction de la Résistance cheminote. Cette place lui a été reconnue officiellement au titre de la Résistance Intérieure Française. Pierre Sémard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Le 7 mars 1942, le cheminot communiste et cégétiste Pierre Semard était exécuté par les Nazis, martyre d'un idéal mis en oeuvre à la Libération -Relisons sa dernière lettre

En ce moment, on parle beaucoup des cheminots, de leur statut de privilégiés, du démantelement du reseau SNCF, alors aujourd'hui petite leçon d'histoire par devoir de mémoire.
Le 07 mars 1942, Pierre Semard tombait sous les balles des nazis à l’âge de 55 ans. La vie trop brève de ce militant d’exception fut d’une intensité remarquable, traversant des moments très forts de l’histoire sociale et politique de la première partie du 20ème siècle. Il reste le symbole de la résistance des cheminots à l’Occupation

Sa dernière lettre avant d'être exécuté :

"Chers amis,

Une occasion inespérée me permet de vous transmettre mon dernier mot, puisque dans quelques instants je serai fusillé.

J'attends la mort avec calme. Je démontrerai à mes bourreaux que les communistes savent mourir en patriotes et en révolutionnaires.

Ma dernière pensée est avec vous, camarades de lutte, avec tous les membres de notre Grand Parti, avec tous les Français patriotes, avec les héroïques combattants de l'Armée Rouge et son chef, le grand Staline. Je meurs avec la certitude de la libération de la France.

Dites à mes amis, les cheminots, que ma dernière volonté est qu'ils ne fassent rien qui puisse aider les nazistes.

Les cheminots me comprendront ; ils m'entendront ; ils agiront; j'en suis convaincu.

Adieu, chers amis, l'heure de mourir approche. Mais je sais que les nazistes, qui vont me fusiller, sont déjà vaincus et que la France saura poursuivre le grand combat.

Vivent l'Union Soviétique et ses Alliés ! Vive la France.

Pierre SÉMARD."

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 06:00
Privatisation des barrages hydroélectriques - la braderie nationale continue - par Michel Etiévent

La braderie nationale continue ..

Nos barrages, bien nationaux bâtis par les savoir-faire d'un petit peuple dans le sillage du conseil national de la résistance soucieux de notre indépendance énergétique et d'un service public de qualité, sont bradés au privé avec tous les profits que vont en tirer les multinationales, tout le renchérissement de l’énergie que cela va supposer et l’insécurité que cela peut engendrer. de la part d'un privé plus avide de rentabilité à court terme que de maintenance (que seul un vrai service public désintéressé du profit et soucieux de l’intérêt général peut assurer!!)
En effet quid de la sûreté?

 Il est à craindre que les nouveaux patrons ne soient pas aussi sourcilleux qu'EDF qui investit 400 millions d’euros par an dans le renforcement et la surveillance de ses ouvrages... Ce qui inquiète aussi beaucoup les régions, ce sont les autres usages de l’eau qui reste fondamentalement une propriété de la Nation : exemple ces millions de mètres cubes bon marché fournis à la collectivité pour l’eau potable, l’irrigation, les canons à neige…

On le sait l'opérateur privé cherchera forcément à faire un maximum d'argent sur l’eau.. La crainte d’un nouvel affaiblissement d’EDF est aussi là et tout ce que l’entreprise va perdre, ce sont les Français qui vont le perdre»,

Michel Etiévent

Alors de quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Son patron est finalement bien le fils putatif de Hollande : c’est en effet sous Hollande, Valls et Royal que ceci a été décidé. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle ronge tous nos "fruits du travail communs" (terme du CNR) et nos conquis sociaux

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011