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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:31

Après le braquage de la CSG, l’opération macroniste contre les pensions se déploie. A la manœuvre, Jean-Paul Delevoye pour un simulacre de consultation avec trois principaux objectifs camouflés : l’âge de départ à la retraite, la baisse des pensions et un boulevard pour les plus aisés.

Ancien proche de Chirac, gentil au premier regard, Jean-Paul Delevoye a toujours été un homme à tout faire. Cette fois, c’est lui qui se colle pour Macron aux retraites avec le titre, tenez-vous bien, de haut-commissaire et déclare : « il s’agit de passer à un système par points (…) à carrière identique, revenu identique, retraite identique. » Il oublie de préciser que les carrières et les salaires n’étant pas les mêmes pour tous, le nouveau système « à la carte » sera différent d’une personne à l’autre. Et affirmer que pour un euro, on aura la même valeur de retraite, c’est s’asseoir sur un fait incontournable : certains gagnent plus d’euros que d’autres. En vérité, comme le souligne la CGT, la sale besogne consiste à « casser notre système de retraite par répartition et solidaire » et de « poursuivre la baisse des pensions. »

Le système à point, c’est quoi ? Plus on est aisé, plus on pourra partir à la retraite plus tôt et avec une meilleure pension. Plus on aura perçu un bas salaire, subi le chômage et la maladie moins on aura de points. Avec pour conséquence l’obligation de travailler plus longtemps (inutile ainsi de fixer une nouvelle année pour le départ en retraite) en percevant une pension plus faible.

Quant aux « solidarités » comme, par exemple, la majoration pour les enfants, l’invalidité, la réversion, avec le nouveau système les correctifs ne seraient plus financés par les cotisations notamment patronales mais par l’impôt. Pendant ce temps, les gros salaires pourraient être éligibles à une épargne individuelle en capitalisation leur permettant ainsi de ne plus cotiser au système universel.

Le piège est grossier. Ce qui est en jeu, c’est un système de retraites à deux vitesses favorisant les plus aisés, un allongement déguisé du départ à la retraite, un désengagement des entreprises remplacé par l’impôt et donc tous les contribuables, une entrée de la capitalisation pour le moment limitée aux plus riches.
La prétendue « consultation » annoncée relève de l’enfumage. Présentée comme « moderne » via des « ateliers participatifs » sur internet, l’opération consiste à faire croire que votre opinion sera prise en compte alors que rien n’indique comment et où finiront les contributions des citoyens.

Après le hold up sur la CSG, voici l’opération « je t’embrouille ». Vous pourrez changer l’emballage. Pas le contenu.

José Fort

 

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:30
Retraités maltraités, retraités révoltés! - communiqué de la CGT Retraités

Communiqué
de l’Union Confédérale des Retraité-e-s CGT

 

 

Retraités maltraités, retraités révoltés !

 

 

 

Dimanche 26 août 2018, le Premier ministre Édouard PHILIPPE a annoncé différentes mesures qui vont à nouveau toucher le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Parmi celles-ci, il en est une qui va gravement impacter le pouvoir d’achat des retraités : après 3 ans de blocage des pensions, une année 2018 sans aucune augmentation, la hausse de la CSG, le Premier ministre annonce une hausse des pensions de + 0,30 % en 2019 et 2020. Or, le taux d’inflation mesuré par l’INSEE est de + 2,30 % sur les douze derniers mois. C'est une régression insupportable du pouvoir d'achat des retraités que le Premier ministre a tenté de justifier en prétendant vouloir privilégier le travail. Mensonge : réduire le pouvoir d'achat des retraités n'a jamais favorisé et ne favorisera ni l'activité ni l'emploi.

La CGT revendique que les pensions soient indexées automatiquement sur l’évolution des salaires et non pas soumises au bon vouloir du gouvernement.

Les retraités n’accepteront pas d’être à nouveau les dindons de la farce. L’UCR-CGT ainsi que 8 autres organisations syndicales ou associations, appellent les retraités à se mobiliser pour faire entendre leurs voix et manifester leur mécontentement et leur colère à l’égard du gouvernement et de son Président.

Faisons du 9 octobre une grande journée nationale d’actions et de manifestations à travers toute la France. L’intersyndicale retraités des « 9 » se réunira le 7 septembre pour apprécier la situation. Elle a d’ores-et-déjà prévu de mobiliser dans l’unité, le plus grand nombre de retraités en septembre pour organiser la riposte.

Des délégations venues de tout le pays vont déposer les pétitions recueillies au Président du groupe LREM, le 3 octobre à l’Assemblée nationale. Les retraités CGT appellent les retraités à se mobiliser sans attendre sous toutes les formes appropriées, en participant notamment aux initiatives proposées par l’intersyndicale.

 

 

L'UCR-CGT
Montreuil, le 27 août 2018

Manif des retraités du 15 mars 2018

Manif des retraités du 15 mars 2018

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:00
Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur - débat à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité le samedi 15 septembre à 15h
Jeanne Péchon

Jeanne Péchon

Le samedi 15 septembre à 15h à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité, vous êtes invités à participer à un débat au cœur de l'actualité sociale sur

 "Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur" 

Débat animé par Jeanne Péchon et Camille Le Marchand, des MJCF Bretagne 

avec, comme intervenants: 

Camille Lainé, secrétaire nationale des MJCF (Mouvement des Jeunesses Communistes de France) / (ou un autre responsable national du MJCF si indisponibilité) 

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste, universitaire,  très engagé dans le combat contre Parcoursup au Parlement

Yann Le Pollotec, responsable de la commission Révolution Numérique-Industrie du PCF, membre de la direction du PCF

Jean-Marc Cléry, porte-parole de la FSU Bretagne, membre au CESER

 

 

Camille Lainé

Camille Lainé

Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

Yann Le Pollotec

Yann Le Pollotec

Jean-Marc Cléry

Jean-Marc Cléry

Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur - débat à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité le samedi 15 septembre à 15h
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 04:50
Dimanche 16 septembre à 11h sur la fête de l'Huma, espace Bretagne: Pour le respect, la dignité des personnes âgées, combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, l'aide à domicile avec Pascal Champvert, Bernard Spitz, Olivier Dartigolles (atelier santé du PCF Bretagne)
Espace-débats Bretagne Dimanche 16 septembre 11h
Vieillir est une chance :
Pour le respect, la dignité, combattre l'Âgisme dans notre société, les EHPAD et à domicile

avec

Pascal CHAMPVERT  

Président de l’AD-PA Association des Directeurs au service des Personnes Âgées

Vice-Président de l’E.A.N European Ageing Network

 

Pascal Champvert

Pascal Champvert

Bernard SPITZ

- Président de la FFA Fédération Française de l’Assurance

Bernard Spitz

Bernard Spitz

Olivier Dartigolles

Olivier Dartigolles

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 20:18
 Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ?  - par Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes (Tribune dans Le Monde)

La tribune de Ian Brossat, chef de file des communistes, dans Le Monde du 24 août 2018: « Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? »

Selon la petite musique qu’Emmanuel Macron et ses soutiens diffusent depuis plusieurs mois, les élections européennes du 26 mai 2019 se joueront entre les « progressistes » qu’ils prétendent incarner et les nationalistes d’extrême droite. Ce refrain est un mensonge dangereux.

En juillet, devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’Etat affirmait : « La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes. » Dans un entretien accordé au Monde le 20 août, sa ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau répétait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes qui sont pour des solutions coopératives et les nationalistes qui sont dans le repli sur soi. » Cette alternative brandie par les libéraux est profondément mensongère.

D’abord, elle offre en cadeau à l’extrême droite européenne les millions de citoyens qui n’adhèrent pas à l’intégration européenne telle qu’elle a lieu. Il faudrait créditer l’ensemble de ce mécontentement, bien souvent légitime, aux seuls amis de Madame Le Pen ?

Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union, qui trop souvent tourne le dos à la démocratie et promeut partout, aveuglément, la même politique économique d’austérité budgétaire qui a fait la démonstration de son inefficacité ? Il est bien commode – et bien méprisant – de disqualifier sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du « racisme » et du « repli nationaliste ».

Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? Qui a laissé l’Allemagne de M. Schaüble dicter sa politique monétaire ultra-conservatrice à l’ensemble des 27 ? Quels sont les gouvernements qui, élus parfois sur des programmes sociaux-démocrates, ont libéralisé d’arrache-pied leur « marché du travail », c’est-à-dire précarisé les salariés et abaissé leur niveau de vie ? Qui a contribué à aggraver l’explosion des inégalités à laquelle on assiste depuis des années ? Ce sont exactement ces gouvernements libéraux, se qualifiant eux-mêmes de « progressistes », mais servant hélas souvent de fourrier à l’extrême droite.

L’exemple de l’Italie, et de la politique libérale de M. Renzi (le fameux « Jobs Act » qui a démultiplié les contrats courts au détriment de l’emploi durable – 15 % des stagiaires y ont plus de 45 ans, d’après les chiffres du ministère du travail italien), le montre avec éclat.

De plus, en isolant l’Allemagne face aux gouvernements d’extrême droite comme la Hongrie en matière de répartition de l’accueil des migrants, ces mêmes « progressistes » sont responsables d’avoir laissé les pays les plus vulnérables – Grèce, Italie, Malte… – prendre seuls en charge l’afflux, avec pour conséquence la montée de la xénophobie.

Dans le logiciel macroniste, quelque peu marqué par le simplisme, il y aurait d’un côté les progressistes porteurs de « solutions coopératives » et les nationalistes « qui sont dans le repli sur soi ». Ce découpage est faux. D’une part, les gouvernements « progressistes » comme la France appliquent, il est vrai sans le dire, rigoureusement la même politique migratoire que la Pologne, l’Autriche ou la Hongrie.

La presse internationale, tel le chroniqueur de Bloomberg Ferdinando Giugliano, s’est d’ailleurs fait l’écho de l’hypocrisie de M. Macron, prétendant faire la leçon « humaniste » à la coalition italienne tout en refusant lui-même la prise en charge en France des migrants échouant sur les côtés de l’Europe du Sud.

Malgré ses déclarations généreuses, le chef de l’Etat a en réalité promu une politique brutalement répressive comme en témoigne la récente loi « Accueil et intégration » qui continue de susciter la colère de la quasi-totalité des acteurs du secteur. De ce point de vue, la péripétie de l’Aquarius et l’annonce faite avec tambours et trompettes de l’accueil de soixante migrants en danger – après des jours de pourparlers, de rencontres au sommet et de réunions interministérielles – n’en souligne que plus le ridicule de la position française devant l’incurie européenne.

D’autre part, les gouvernements d’extrême droite appliquent les mêmes politiques économiques libérales, préconisées par la Banque centrale européenne et la Commission européenne, que les gouvernements prétendument « progressistes ». Qu’on en juge : en Hongrie, Viktor Orban a instauré une « flat tax » sur le revenu, pour alléger les impôts des grandes fortunes – soit la même politique fiscale que celle menée par M. Macron via la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et l’allégement de la fiscalité sur le capital.

En Italie, la récente coalition d’extrême droite populiste a elle aussi d’ores et déjà prévu la mise en place d’une flat tax en lieu et place de l’impôt sur le revenu. En Autriche, la récente alliance formée par la droite et l’extrême droite vient de fixer le temps de travail hebdomadaire maximal à soixante heures. Loin de s’opposer, les gouvernements populistes ou libéraux mettent partout à l’agenda les mêmes « réformes structurelles » dans le sens d’une liquidation des protections sociales.

La vérité, c’est que contrairement aux éléments de langage d’Emmanuel Macron, il n’y a pas à ce jour d’affrontement entre gouvernements dits progressistes et gouvernements nationalistes. A l’inverse, tout se passe comme si les libéraux acceptaient sans le dire de jouer un véritable paso doble avec l’extrême droite pour mettre en place des politiques économiques et migratoires convergentes. Cette fausse opposition ne leur sert qu’à brandir avec facilité le spectre de l’extrémisme pour espérer conserver leurs positions électives.

La vraie alternative, elle se situe entre les partisans de cette Europe du dumping fiscal et de la fermeture des frontières, et ceux d’une Europe ouverte, multiculturelle, sociale. La seule façon d’être à la hauteur des valeurs humanistes du projet européen, c’est de l’arrimer au progrès social et à la tradition de l’accueil et de la solidarité. Et dès lors, de promouvoir une fiscalité qui frappe les multinationales pour financer les services publics, ainsi qu’une vraie coopération européenne pour organiser et répartir équitablement l’accueil des migrants d’aujourd’hui et de demain.

Créer des droits pour les peuples et non leur en ôter, s’attaquer de plein fouet aux inégalités sociales plutôt que les conforter, organiser l’accueil des migrants plutôt que refouler les navires de sauvetage, voilà l’alternative réelle. N’en déplaise à M. Macron, de nouveaux visages se présentent pour, le 26 mai, proposer fièrement cette rupture de gauche au peuple français.

Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 18:37
Ian Brossat, chef de file communiste aux élections européennes, à Malo les Bains

l'Humanité
C’est « en portant le fer sur la principale préoccupation des Français, le travail et le pouvoir d’achat », que le PCF entend se lancer dans la bataille des élections qui approchent. La campagne des européennes s’est ainsi invitée à la journée à la mer des communistes du Nord à Malo cette année, avec le chef de file du PCF, Ian Brossat. « J’ai lu ici ou là que les partis politiques faisaient cette année leur rentrée sous le signe de la morosité. Nous, communistes, avons fait le choix de la faire sous le signe de la solidarité », lance-t-il à la tribune du Palais des congrès devant les vacanciers d’un jour, fustigeant « le gouvernement qui vient de décider le gel des APL, des retraites, des allocations familiales, alors même qu’au deuxième trimestre les actionnaires ont touché 50 milliards d’euros de dividendes ». « Ici, la colère est forte, et cette élection doit être l’occasion qu’elle s’exprime », juge également le député et responsable du PCF du Nord, Fabien Roussel, qui plaide en meeting aux côtés des autres parlementaires du département pour un meilleur « partage des richesses ». « En 2014, les 500 plus riches de France avaient un patrimoine cumulé de 390 milliards d’euros, rappelle-t-il. En 2018, il est de 630 milliards. C’est un véritable scandale qu’on nous demande, à nous, de nous serrer la ceinture. »

Ian Brossat avec le député Fabien Roussel à Malo les Bains

Ian Brossat avec le député Fabien Roussel à Malo les Bains

Ian Brossat à Malo-les-Bains (Nord) 


Ian Brossat, chef de file du PCF pour les élections européennes 2019, a fait sa rentrée politique le mardi 28 août prochain à Malo-les-Bains (Nord) à l’occasion de la traditionnelle journée à la mer organisée par les communistes du Nord afin de permettre à 3500 personnes de profiter de cette belle plage du littoral.

Alors qu’une personne sur deux n’est pas partie en vacances cette année, 53 bus sont d’ores et déjà affrétés au départ des quatre coins du département du Nord afin de permettre à des milliers de familles de profiter de la plage et du littoral. Les militants du PCF se mobilisent pour organiser ce déplacement et ainsi redonner tout son sens au « droit aux vacances ».

C’est aussi l’occasion de rappeler l’urgence de s’attaquer à la montée de la pauvreté dans la région des Hauts-de-France, dans laquelle un million d’habitants vit sous le seuil de pauvreté, alors que les grandes fortunes n’ont jamais gagné autant d’argent en France. Ce déplacement permettra enfin d’évoquer les élections
européennes du 26 mai 2019 à travers les impacts de l’Union Européenne dans la région et la question du pouvoir d’achat, qui est au cœur des préoccupations des Français.

À l’invitation du PCF du Nord et de Fabien Roussel, secrétaire fédéral et député, Ian Brossat a pris la parole  dans la salle du Kursaal de Malo où les milliers de familles présentes étaient accueillies à partir de 9H30. 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 17:49
photo Ian Brossat

photo Ian Brossat

LE SCAN POLITIQUE - Désigné tête de liste des communistes aux européennes, l'adjoint à la maire de Paris lance sa campagne ce mardi à Malo-les-Bains (Nord) aux côtés «d'enfants oubliés des vacances».

Embouteillage garanti à gauche... Après les écologistes et les Insoumis, au tour des communistes de lancer leur campagne pour les élections européennes. Ian Brossat, l'adjoint à la maire de Paris chargé du Logement, a été désigné tête de liste des communistes et lance sa campagne ce mardi à Malo-les-Bains (Nord) en marge de la journée des «enfants oubliés des vacances» qui rassemble chaque année 3500 enfants dans cette station balnéaire de la Manche.

«Nous engageons cette campagne sous le signe de la solidarité, écho à la préoccupation majeure de cette rentrée: le pouvoir d'achat», explique Ian Brossat, 38 ans, qui rêve de dépoussiérer l'image du PCF. Le choix de Malo-les-Bains vise aussi àrépondre aux annonces budgétaires du premier ministre. «Il fait les poches des familles, des retraités et de ceux qui touchent l'APL», charge l'élu. Et de faire le lien avec l'enjeu européen: «Edouard Philippe justifie les coupes dans les budgets sociaux par la nécessité d'atteindre l'objectif de 2,3% de déficit qu'il a promis à Bruxelles». Ce qui fait dire à Ian Brossat qu'il «ne sera pas le candidat des premiers de cordée mais le candidat des fabricants de corde, ceux qui ne demandent qu'à vivre dignement de leur travail».

«Je ne serai pas le candidat des premiers de cordée mais le candidat des fabricants de corde»

Ian Brossat

Si les élements de langage sont rôdés, reste une interrogation. Cette candidature trouvera-t-elle sa place face aux nombreuses listes de gauche qui seront sur la ligne de départ? «Je regrette (la dispersion), j'en prends acte mais maintenant il faut avancer», répond Ian Brossat qui rêve de faire «bien plus de 5%», le seuil minimal pour avoir des élus au Parlement européen. Alors que Benoît Hamon et son mouvement Génération.s n'a pas encore clarifié sa stratégie, Ian Brossat assure qu'en ce qui le concerne «il ira au bout, évidemment». «Moi j'avance. Il n'est pas question pour nous d'attendre que tout le monde soit d'accord pour entrer en campagne», argue le communiste qui «continue de tendre la main» à l'ancien ministre socialiste et «à tous ceux qui ne supportent plus la politique d'Emmanuel Macron». Il promet d'annoncer en octobre des surprises dans la composition de sa liste.

3 à 4 déplacements par semaine

Celle-ci risque d'entrer en confrontation directe avec les Insoumis. Pour la première fois, le PCF a décidé de se passer de Jean-Luc Mélenchon, lequel a expliqué samedi vouloir faire des européennes «un référendum anti-Macron». «Ce sont des européennes, on ne peut pas évacuer le sujet principal de l'élection», souffle Ian Brossat même s'il juge que «Macron et Juncker (le président de la Commission européenne, NDLR) sont les Dupont et Dupond du libéralisme débridé».

En ce qui concerne la gouvernance de l'Union européenne, Ian Brossat se démarque de Jean-Luc Mélenchon en ne se disant «pas favorable au plan B et au repli national» et opte «pour une transformation» de l'UE sans en sortir. Le trentenaire a défini trois axes de campagne. Le travail, avec la fin des travailleurs détachés, les services publics, avec un moratoire sur la libéralisation et un investissement massif via des financements de la banque centrale européenne, et les réfugiés, avec une demande de répartition à travers l'UE. «Bruxelles a imposé aux Grecs une cure d'austérité et on voudrait nous faire croire que l'UE ne pourrait pas imposer à un certain nombre de pays d'accueillir quelques centaines de réfugiés?», charge l'élu qui défend «des voies légales de migration pour couper l'herbe sous le pied des passeurs».

Pour marteler ses propositions, il fera 3 à 4 déplacements par semaine, dont un à Berlin en novembre. Pour le PCF, qui compte trois élus dans l'hémicycle sortant, l'enjeu est important. S'il ne fait pas au moins 3%, la campagne des communistes ne sera pas remboursée.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 14:26

La fin du système de retraite par répartition et son remplacement par un système individualisé par point, synonyme de précarité, est programmée. Si nous ne l’empêchons pas, c’est la désintégration de notre architecture sociale, avec pour colonne vertébrale la Sécurité sociale, qui sera au menu de cette nouvelle année.

La riposte unitaire à cette guerre sociale et la préparation d’une alternative ne rendent que plus importante encore la nécessité de réussir une grande et puissante fête l’Humanité les 14- 15 et 16 septembre.

Le Premier ministre vient, dimanche dernier, de faire une véritable déclaration de guerre sociale aux travailleurs, aux privés d’emploi, aux retraités. Les foyers les plus modestes qui déjà subissent l’explosion des tarifs, la réduction des services publics et fondre leur pouvoir d’achat, vont devoir serrer leur ceinture d’un cran supplémentaire. Sont destinés à la moulinette de l’austérité les allocations logement et familiales, les pensions de retraites, les contrats aidés et emplois publics, les crédits aux collectivités…

Les seules mesures annoncées en faveur des foyers modestes sont constituées d’un voile camouflant un avenir de précarité  : celles qui font croire que la baisse de cotisations va augmenter le pouvoir d’achat. Or, elles ne font que transférer les coûts socialisés pour la  santé, les retraites, d’accès aux services publics, vers les individus et des prestataires privés.

Les mesures prises depuis le début du quinquennat en faveur des plus riches n’ont eu aucun impact sur la reprise économique. Et, c’est au nom de la faiblesse de la croissance qu’une nouvelle phase de diète est promise aux classes populaires. La même potion ne fera qu’aggraver le mal avec son long cortège de chômage et de précarité.

Ces mauvaises nouvelles pour les salariés, les privés d’emploi, les retraités, les étudiants ne tombent pas du ciel. La situation sociale ne se dégrade que parce que celle de la finance, des actionnaires n’a jamais été aussi florissante : les propriétaires des entreprises cotées en bourse battent tous les records de réception de dividendes. Ils ont progressé de plus de 12% en un an dans le monde. Mais en France ils ont augmenté de 25% sur la même période ! C’est un véritable rapt au profit d’une infime minorité d’actionnaires. Ceci n’est pas sans conséquence sur le sous-investissement chronique qui, comme on a pu le voir à Gênes cet été, commence à mettre en péril les infrastructures des différents pays.

Loin de corriger une trajectoire désastreuse pour les plus modestes et l’intérêt général, le gouvernement entend encore et toujours servir le  capital en rendant pérenne la baisse de cotisation sociales des entreprises mises en place, de façon temporaire nous était-il promis sous le précédent gouvernement avec le très couteux CICE. 1% des richesses produites ira ainsi garnir le coffre-fort des détenteurs de capitaux qui en dissimulent une partie dans les  paradis fiscaux. Et, sans fard, le Premier ministre n’hésite pas à annoncer que ce cadeau va aggraver le déficit. « Il va y avoir un rebond du déficit parce que, comme nous l’avons annoncé, nous transformerons le CICE en allégement de charges pérennes » a-t-il expliqué. Pour contrebalancer un si beau cadeau et boucler son budget dans le respect des diktats européens, les locataires verront leurs aides au logement une nouvelle fois baisser, et les effectifs des services publics fondre comme neige au soleil, notamment dans l’administration fiscale ou à la télévision publique.

La fin du système de retraite par répartition et son remplacement par un système individualisé par point, synonyme de précarité, est programmée. Si nous ne l’empêchons pas, c’est la désintégration de notre architecture sociale, avec pour colonne vertébrale la Sécurité sociale, qui sera au menu de cette nouvelle année.

La riposte unitaire à cette guerre sociale et la préparation d’une alternative ne rendent que plus importante encore la nécessité de réussir une grande et puissante fête  l’Humanité les 14- 15 et 16 septembre.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:33

 

Depuis des mois on savait cette décision en suspens. Nicolas Hulot ne pouvait plus se mentir, et a donc annoncé, ce jour, son départ du gouvernement.

C'est un aveu d'impuissance et d'échec

Un aveu d'impuissance au sein d'un gouvernement et d'une majorité qui ne peuvent concevoir l'urgence d'un autre mode de développement, de production et de consommation respectueux du bien être des femmes et des hommes et des ressources naturelles. Cette urgence doit se traduire par de véritables priorités budgétaires en faveur des impératifs de la transition écologique.

Un aveu d'échec face aux défis écologiques, ici, en Europe et dans le monde, car il est incontournable de mener une politique de rupture avec le capitalisme. Or, la politique libérale de Macron a fait le choix des privilèges des premiers de cordées – celles et ceux qui se soucient le moins de l'avenir de la planète – aux dépens des couches populaires qui subissent le renforcement des inégalités sociales et environnementales au moment où la mobilisation de toutes et tous est incontournable.

Nicolas Hulot est un homme de conviction. Avec cette démission, il lance un appel à la mobilisation de toute la société afin d'imposer des choix de transformations sociales et écologiques. Nous en sommes et nous en serons !

 

 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:30

 

Transport, énergie ou agriculture : les dossiers par lesquels la transition aurait pu s’enclencher sont nombreux. Mais les mesures à prendre sont incompatibles avec la visée libérale.

Aveu pour les uns, clarification pour d’autres : la démission de Nicolas Hulot met, quoi qu’il en soit, en lumière l’incapacité du gouvernement à transformer un système qui nous conduit droit vers la catastrophe environnementale et sociale. Il n’en va pas seulement de quelques rendez-vous ratés. Que l’ex-ministre de l’Environnement les ait perdus ou qu’on les ait faits sans lui, les arbitrages opérés depuis un an et demi, parfois sous la pression des lobbies, toujours sous celle de l’orthodoxie financière, en disent long de l’incompatibilité entre écologie et libéralisme.

 

1 - DU GLYPHOSATE AUX MILLE VACHES : LA DÉCONFITURE DE L’AGRICULTURE

Climat, sols, biodiversité ou sécurité alimentaire : c’est peu dire que le dossier agricole canalise à lui seul bien des attentes. Responsable de près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), interpellé sur son usage des pesticides ou sa capacité à proposer le bien-manger pour tous, le système agroalimentaire est sommé de se transformer sur le fond. C’est ce que promettaient de faire les états généraux de l’alimentation, organisés fin 2017, lesquels devaient déboucher sur une loi à l’avenant. Les premiers ont déçu, la seconde a fâché. Rien, dans le texte soumis au Parlement début juillet, ne mentionne une date de sortie pour le sulfureux glyphosate, herbicide classé cancérigène probable. Nicolas Hulot avait l’idée que la France l’interdise d’ici trois ans. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, s’y opposait. Les députés ont tranché en faveur du second. La FNSEA s’est dite soulagée, l’Union des industriels pour la protection des plantes (Uipp), où se retrouvent tous les gros de l’agrochimie, aussi.

Plus globalement, la ligne du gouvernement, depuis un an, aura été de laisser aller un système qui mise sur le rendement à l’hectare et pousse à l’intensification des productions. Rien n’est venu ­remettre en cause, par exemple, les grands systèmes d’exploitations céréalières, dont les produits visent les marchés mondiaux et alimentent la spéculation sur les matières premières. Les systèmes d’élevage intensifs – ferme des mille vaches ou autres usines à poulets – n’ont pas été plus inquiétés. Les agriculteurs bio, en revanche, ont des cheveux à se faire, quand les aides destinées au maintien de leurs exploitations tendent à disparaître.

 

2 - EUROPACITY, NOUVEAU SYMBOLE DES INFRASTRUCTURES INUTILES

Bien sûr, il y a eu l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais, au-delà, reste en projet une série d’infrastructures questionnées sur leur utilité autant que sur leurs impacts environnementaux. C’est le cas d’Europacity. Porté par le groupe ­Auchan et un conglomérat chinois baptisé Wanda, il prévoit la création d’un vaste centre commercial et de loisirs dans le Val-d’Oise. Près de 270 hectares de terres agricoles situées sur le Triangle de Gonesse et comptant parmi les plus fertiles d’Europe risquent de disparaître. Ce modèle de concentration commercial implique, en outre, que le consommateur prenne sa voiture pour faire les courses, pointent ses opposants, et va a contrario de schémas territoriaux favorisant les mobilités douces telles que le vélo ou la marche à pied. Nicolas Hulot avait clairement pris ses distances – « Un centre commercial gigantesque avec une station de ski artificielle, c’est la folie des grandeurs du XXe siècle. C’est exactement ce que je ne veux plus demain ! », déclarait-il y a peu. C’est pourtant grâce à l’intervention du gouvernement qu’Europacity peut se targuer d’être encore sur les rails : en mai, l’État a fait appel d’une décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lequel avait annulé l’arrêté autorisant la zone d’aménagement concerté (ZAC) indispensable à sa construction.

 

3 - FRET OU VÉLO : LE TRANSPORT DANS UNE IMPASSE

Il est responsable de 15 % des émissions mondiales de CO2, et pourtant le secteur des transports reste malmené. Alors que l’exécutif a déclenché l’ire des cheminots en lançant, par voie d’ordonnances, une réforme de la SNCF qui achève la libéralisation du rail public, Nicolas Hulot, ministre de tutelle d’Élisabeth Borne, a brillé par son silence. Tout juste le ministre de l’Écologie s’est-il fendu, en avril, d’une tribune dans les colonnes du Journal du dimanche, par laquelle il tente de défendre son attachement aux enjeux de fond. « C’est parce qu’on a besoin du train pour réussir la transition écologique que nous avons lancé ce chantier », écrivait-il. Pourtant, en transformant l’entreprise publique en société anonyme, en ouvrant le rail aux quatre vents de la concurrence et en tirant un trait sur le statut des cheminots, c’est bien la casse de l’outil ferroviaire que cette réforme engage. « Nous devons massivement développer le fret ferroviaire », poursuivait Nicolas Hulot, taisant là encore le fait que le « pacte ferroviaire » gouvernemental filialise l’activité de transport de marchandises de la SNCF, fragilisant le report de la route vers le rail.

Ce n’est pas la seule panne en matière de transport durable. La loi sur les mobilités propres et le plan vélo censé en être le pilier sont dans les limbes. La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) blâme plusieurs acteurs : « Bercy freinerait sur le montant d’un fonds vélo, les instances patronales s’insurgeraient contre une indemnité kilométrique vélo obligatoire, l’industrie automobile refuserait que le malus des voitures polluantes finance un bonus en faveur des (véhicules propres). »

 

4 - PRIVATISATION ET COURTS-CIRCUITS ÉNERGÉTIQUES

Au chapitre de la transition énergétique, on épinglera l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques ou encore les cajoleries concédées par la France à l’huile de palme indonésienne ou malaisienne. La privatisation des premiers, alertent ceux qui la dénoncent, risque d’ouvrir encore plus grand les vannes de la marchandisation d’un bien commun, quand de la gestion des structures dépendent l’irrigation et l’alimentation en eau potable d’un grand nombre de bassins. Elle rend, en outre, aléatoire la régulation d’une énergie renouvelable indispensable au futur mix.

Concernant l’huile de palme, son essor est aujourd’hui le principal moteur de la déforestation en Asie du Sud-Est et des émissions de CO2 de la planète. Alors que 75 % de celle consommée en France se retrouvent sous forme d’agrocarburants, Nicolas Hulot avait dit son intention de « fermer la fenêtre » à ce type d’utilisation. Sans impact auprès de ses collègues. « La France n’est en faveur d’aucune interdiction et aucune discrimination (contre l’huile de palme – NDLR), au niveau ­national comme européen », déclarait, en janvier, Florence Parly, ministre des ­Armées, lors d’un déplacement en ­Malaisie… laquelle envisageait alors l’achat de 18 avions de combat Rafale de fabrication française.

 

5 - COMMERCE OU COOPÉRATION ? LE MAUVAIS CHOIX

On ne peut pas ne pas évoquer, pour finir, le Ceta, accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Emmanuel Macron avait promis de suivre les conclusions d’une commission d’experts nommée par ses soins « pour dire ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales et sociales de cet accord ». Elles furent accablantes, ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’acter la mise en œuvre provisoire du traité, rendant le texte opérationnel à 90 % dans le pays. À l’inverse, les députés de la majorité ont supprimé, au grand dam des ONG, l’extension de la taxe sur les transactions financières qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2018, au motif d’attirer les banques cherchant à quitter Londres à cause du Brexit. Cette extension aurait pourtant permis de renforcer l’aide nécessaire aux pays en développement pour faire face au changement climatique, dont Nicolas Hulot déplorait la faiblesse, hier, sur France Inter. 

 

Marie-Noëlle Bertrand et Marion d’Allard

 

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