Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:04

 

Parcoursup, réforme du bac, « culture de l’évaluation » à tous les étages : discrètement, le ministre de l’Éducation nationale poursuit en cette rentrée une reconfiguration très idéologique de l’école française.

Jean-Michel Blanquer, c’est un ministre de l’Éducation qui aime parler d’amour. « Un pays qui va bien, c’est un pays qui aime ses profs », a-t-il ainsi déclaré à plusieurs reprises la semaine dernière, au cours de la traditionnelle conférence de presse de rentrée. À leur manière, les syndicats d’enseignants ont eu vite fait de lui répondre qu’il n’y a pas d’amour, seulement des preuves d’amour, et que celles-ci se font attendre.

Il ne s’agit pas là seulement de pointer les fameuses « revendications catégorielles » qu’on ne nomme ainsi que pour souligner l’égoïsme supposé de ceux qui les portent. Baisse des salaires réels, perte d’attractivité d’un métier qui peine de plus en plus à recruter, recul de la liberté pédagogique et poids de la hiérarchie… En vérité, les motifs de mécontentement sont nombreux, au point que le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, a déposé un préavis de grève courant sur les quinze premiers jours de classe, afin de couvrir les actions revendicatives que cette rentrée sous tension pourrait susciter.

Mais, au-delà de ces préoccupations, ce qui s’exprime, c’est l’inquiétude qu’à « bas bruit », pour reprendre la terminologie en vogue, la deuxième rentrée Blanquer, s’inscrive dans une reconfiguration profonde du modèle scolaire français, une stratégie que la secrétaire générale du Snuipp-FSU (primaire), Francette Popineau, qualifie de « rouleau compresseur ». Une crainte que le ministre réfute indirectement : pour lui, en cette rentrée 2018, il s’agit simplement « d’amplifier (sic) le sillon de l’école de la confiance », qu’il a commencé à creuser l’an dernier. « Il y a une politique sociale en profondeur qui est menée », « j’ai en permanence à l’esprit les enjeux de justice sociale », martelait-il encore samedi dans une grande interview opportunément offerte au quotidien le Monde.

AVEC PARCOURSUP, SÉLECTION ET ORIENTATION FORCÉES

Pourtant, cette reconfiguration est visible, et elle ne se fait pas toujours dans la discrétion. La colère qui s’est levée au printemps dans les universités contre la loi ORE (orientation et réussite des étudiants) et le système Parcoursup en témoigne. Alors que la « phase principale » de Parcoursup prend fin mercredi, on en connaît déjà les effets : il restait encore hier dimanche plus de 127 000 élèves en attente ou sans affectation (sur 812 000 inscrits). Ceux-là, s’ils arrivent à intégrer une formation supérieure à l’issue de la « phase complémentaire » le 21 septembre, auront subi une sélection, une orientation forcées. Mais la logique de Parcoursup va encore plus loin, on le sait : maintenir et légitimer – en lui donnant l’apparence d’un système juste, tenant compte des aspirations de chacun – le goulet d’étranglement d’un enseignement supérieur en incapacité d’accueillir tous les jeunes en demande de formation. Ce faisant, les mettre en concurrence les uns avec les autres, en les obligeant à déployer dès le lycée des stratégies dont l’unique but est de leur permettre d’intégrer après le bac la formation de leur choix. Et au passage, mettre en concurrence les établissements les uns avec les autres, à qui attirera les « meilleurs » élèves afin de présenter les meilleurs taux de réussite au bac et d’admission post-bac. Aux autres, quels que soient leurs mérites ? Les miettes. Et en option obligatoire, l’expérience de l’injustice…

DES CHEFS D’ÉTABLISSEMENT « MANAGÉRISÉS »

Parcoursup joue donc le rôle d’un entonnoir forçant chacun, en amont, à entrer dans une logique de concurrence. C’est d’ailleurs ce qui le fait applaudir par les plus libéraux de ses partisans. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Jean-Michel Blanquer a beau s’en défendre avec des airs de Raminagrobis : cette même logique est en train de s’immiscer au cœur de tout l’appareil scolaire. Des indices ? La fameuse « culture de l’évaluation », vantée par le ministre comme l’alpha et l’oméga de sa politique. Après l’entrée au CP et en 6e en 2017, ces évaluations sont étendues cette année à la mi-CP, au CE1, et à l’entrée en 2de. À une échéance non déterminée, il s’agira aussi d’évaluer les établissements ; voire, dans l’enseignement prioritaire (REP et REP+), de lier la prime de 1 000 euros promise aux enseignants aux résultats obtenus par leurs classes aux évaluations et aux objectifs de fin d’année. Objectifs annuels qui, au passage, remettent en question les cycles pluriannuels et la souplesse qu’ils autorisent.

Bien sûr, pour le moment il n’est pas question – du moins ouvertement – d’établir un classement officiel des établissements. Mais il n’est pas non plus question de se l’interdire. Et c’est un canevas serré qui se dessine finalement au-dessus de l’école, en ajoutant l’autonomie des établissements et la « gestion des ressources humaines de proximité » promise par le ministre. Là encore, il faut décoder : aux chefs d’établissement du secondaire, de plus en plus « managérisés », la possibilité d’un recrutement local – voire hors des concours de l’éducation nationale. De quoi faire voler en éclats l’entraide et le travail collectif, pourtant indispensables, au sein d’équipes pédagogiques qui se plaignent déjà des pertes d’autonomie induites par le poids croissant de la hiérarchie, des chefs d’établissement aux inspecteurs. Malgré tous les démentis, c’est donc bien une école au modèle entrepreneurial très macronien, instillant dès le plus jeune âge le venin de la compétition et de la concurrence de tous contre tous, qui pourrait se mettre en place assez vite… si on n’y prend garde.

________________________________________________________________________

 

RETOUR À LA SEMAINE DE QUATRE JOURS, PORTABLES INTERDITS...

 

Outre le dédoublement des CP et CE1 dans les quartiers défavorisés ou le développement des évaluations, cette rentrée voit d’autres nouveautés se mettre en place. Sur les rythmes scolaires, la plupart des écoles devraient revenir à la semaine de quatre jours : 85 % des communes, soit un peu plus de 80 % des élèves. Une « liberté nouvelle », dixit Blanquer, qui fait peu de cas du bien-être des élèves… Lesquels devront aussi mettre de côté leurs portables, désormais interdits officiellement. « La majorité des collèges avait déjà régulé l’utilisation du portable via leur règlement intérieur », tempèrent les chefs d’établissement. Enfin, dans le cadre de la très floue réforme du bac, les lycéens de seconde auront désormais 54 heures consacrées à l’information sur l’orientation, après les vacances de la Toussaint.

Olivier Chartrain

 

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:02

 

Qu’il soit chef d’entreprise ou secrétaire d’État du président Donald Trump, l’Américain Rex Tillerson est avant tout un homme de pouvoir qui cultive autant le profit que le secret.

En évoquant Rex Tillerson, Donald Trump a comme un brin d’admiration dans la voix : « Il est bien plus qu’un chef d’entreprise : c’est un joueur de classe mondiale. » C’est par ces mots que le fraîchement élu président des États-Unis justifie son choix de propulser l’homme sur le devant de la scène, en le nommant secrétaire d’État en 2016. Si la confirmation du Sénat s’est faite avec la plus faible majorité connue pour une telle fonction, c’est peut-être parce que l’homme d’affaires n’a aucune expérience en diplomatie internationale.

Dans une nouvelle ère états-unienne gouvernée par des chefs d’entreprise, il semblerait que Rex Tillerson ait trouvé naturellement sa place. Comme chez les scouts, où le Texan a gravi les échelons jusqu’à atteindre le rang le plus élevé – Eagle Scout –, l’ingénieur est monté progressivement en grade au sein d’ExxonMobil. Occupant des postes de plus en plus importants, il devient président d’Exxon Yémen en 1995, puis PDG en 2006. Ce roi du pétrole ne se contente pas de diriger une des plus importantes sociétés pétrolières et gazières des États-Unis, il fait aussi partie des plus puissants lobbys du pays. Membre de l’American Petroleum Institute, une structure qui pèse sur les normes et les politiques nationales, voire internationales, c’est surtout sa participation au Business Roundtable, considéré comme l’organisation la plus influente des États-Unis, qui fait de lui un homme de pouvoir.

SON IMPLICATION DANS LE PROCESSUS D’ÉVASION FISCALE D’EXXONMOBIL EST RÉVÉLÉE EN NOVEMBRE 2017

En désaccord avec le président sur de nombreux points (l’accord de Paris sur le climat, celui sur le nucléaire iranien…), Rex Tillerson est limogé le 13 mars dernier. Auprès de l’opinion non plus, sa popularité n’était pas au beau fixe. « Notre pays a besoin d’un secrétaire d’État qui s’intéresse à guider les affaires étrangères d’une main ferme, plutôt qu’à placer le profit avant la diplomatie », avait analysé le jour même de sa nomination le journaliste John Nichols (The Nation). Faire du profit semble être la spécialité de Rex Tillerson. Et pour l’accumuler, le chef d’entreprise cultive le secret. Son implication dans le processus d’évasion fiscale d’ExxonMobil est révélée en novembre 2017 par le scandale des Paradise Papers. D’après le consortium international des journalistes d’investigation (Icij), lorsque Rex Tillerson était PDG d’ExxonMobil, l’entreprise possédait 51 milliards de dollars dans 35 paradis fiscaux, aux Bermudes, aux Bahamas ou encore à Singapour. Il a également été administrateur de la Marib Upstream Services Company, une société offshore basée aux Bermudes qui gère des opérations pétrolières au Yémen. Cette société, dont Hunt Oil, Total et l’entreprise publique du gaz au Yémen étaient également actionnaires, a permis d’exploiter 61 millions de barils de gaz naturel par an dans l’ouest du Yémen grâce à un fonds d’investissement de 5 milliards de dollars, avant que le pays n’exploite lui-même son gaz naturel à partir de 2005.

Mais Rex Tillerson n’aime pas qu’on fouille dans ses affaires. Déjà très discret comme PDG, le Texan n’a pas changé ses habitudes une fois devenu secrétaire d’État. Récalcitrant à l’idée d’accorder des interviews, l’homme se dit « pas un grand fan des médias ». « Personnellement, je n’en ai pas besoin »,explique-t-il. À l’instar d’autres journalistes américains, Steve Coll (The New Yorker) a mis les points sur les i lorsqu’un seul rédacteur a été convié à suivre le secrétaire d’État lors d’un déplacement officiel en Asie : « Dans une démocratie, le but de la couverture médiatique des personnages du gouvernement n’est pas de les célébrer mais de rendre leurs décisions transparentes et d’en rendre compte au public. »

 

Le guide touristique de la fraude : Singapour

Elle serait « le meilleur endroit du monde pour faire des affaires », selon The Economist. Singapour, troisième place financière mondiale, est un symbole de réussite économique… mais aussi d’évasion fiscale. La République insulaire apparaît en effet en tête de tous les classements, y compris celui des paradis fiscaux. Si elle ne figure pas sur la liste noire de l’Union européenne, les ONG Oxfam et Tax Justice Network la classent cinquième paradis fiscal en termes d’opacité et de nombre de capitaux investis dans des sociétés offshore (900 milliards de dollars). L’indice d’opacité fiscale, qui est compris entre zéro (transparence absolue) et 100 (opacité totale), est de 67,1 pour la ville-État. De nombreuses mesures incitatives sont proposées aux entreprises et aux particuliers pour alléger leurs factures fiscales : une société offshore peut s’y créer en moins de dix jours, le secret bancaire y est respecté, le taux d’imposition faible, et surtout l’anonymat du bénéficiaire y est possible. Parmi les personnes connues qui ont bénéficié de ces largesses, on peut évoquer l’ancien ministre socialiste Jérôme Cahuzac (voir notre « Carnet noir » du 27 juillet). Singapour est surnommée « ville jardin ». Un joli nom pour dissimuler des milliards de dollars derrière des forêts de gratte-ciel.

Mathilde Picard

 

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:26
Valère Staraselski

Valère Staraselski

"Aragon, la littérature à l'épreuve de l'engagement"

Le mardi 13 novembre à 18h, la section PCF du Pays de Morlaix vous invite à participer à un Mardi de l'éducation populaire avec: 

L'écrivain et journaliste Valère Staraselski

Auteur de plusieurs romans (dont le dernier en date "Le Parlement des cigognes"), essais. 

Et d'un livre précieux et passionnant sur le rapport entre littérature, engagement et communisme chez Aragon. 

Conférence d'une heure à 18h suivi d'un débat avec l'assistance

Réunion publique ouverte à toute personne intéressée, au 2, petite rue de Callac à Morlaix, derrière le Corto Maltese.    

ARAGON La Liaison délibérée Valère Staraselski Espaces Littéraires  ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES LITTÉRATURE EUROPE Finlande France   Ce livre est "indispensable pour qui veut dévisager le véritable Aragon. Valère Staraselski a en effet choisi d'étudier l'homme dans sa totalité, à la fois dans ses multiples visages et dans son unité. [...] Il traque cette liaison délibérée entre l'écriture et l'acte politique dans les faits, dans les écrits, dans les relations, dans les actes de Louis Aragon, et balaie au passage les contrevérités et les médiocres commentaires des censeurs de tous bords." Rémi Boyer

ARAGON La Liaison délibérée Valère Staraselski Espaces Littéraires ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES LITTÉRATURE EUROPE Finlande France Ce livre est "indispensable pour qui veut dévisager le véritable Aragon. Valère Staraselski a en effet choisi d'étudier l'homme dans sa totalité, à la fois dans ses multiples visages et dans son unité. [...] Il traque cette liaison délibérée entre l'écriture et l'acte politique dans les faits, dans les écrits, dans les relations, dans les actes de Louis Aragon, et balaie au passage les contrevérités et les médiocres commentaires des censeurs de tous bords." Rémi Boyer

Aragon. La liaison délibérée

Le Monde Diplomatique - Dominique Vidal, décembre 1995

 

Pierre Daix avait écrit - et, récemment, réécrit - une belle biographie de Louis Aragon (1). Chronologique lui aussi, le livre de Valère Staraselski se fixe un autre objet : la liaison - « délibérée » , précise son titre - entre la vie et l’oeuvre, et singulièrement entre politique et écriture. Loin des banalités d’usage, hagiographiques ou haineuses, auxquelles l’immense écrivain est si souvent réduit, l’auteur propose un regard rénové, approfondi, contradictoire, fondé sur le retour méthodique au texte. Surréalisme, communisme, stalinisme, Résistance, déstalinisation : l’itinéraire clair-obscur de l’intellectuel, du journaliste et de l’homme politique chevauche celui de l’écrivain, dont les écrits sont omniprésents dans le livre. Aragon ne confiait-il pas lui-même : « Et à ceux qui me demandent : A la fin, qu’êtes-vous d’abord, communiste ou écrivain ? je réponds toujours : Je suis d’abord écrivain, et c’est pourquoi je suis communiste. »

Dominique Vidal

(1Pierre Daix, Aragon , Flammarion, Paris, 1994.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:22
Prèlevement à la source: L'exécutif à l'heure des choix (L'Humanité)
Prélèvement à la source, l’exécutif à l’heure du choix !

Alors qu’Emmanuel Macron et le premier ministre attendent demain « des réponses claires » sur le prélèvement à la source, une note interne citée par le Parisien évoque jusqu’à 352 000 erreurs en phase de test du système.

Prélèvements à multiples reprises de la même personne, attribution du mauvais taux… jusqu’à 352 000 erreurs ou anomalies ont été répertoriées, touchant « des milliers de contribuables voire plus » durant la phase d’essai de retenue des impôts à la source réalisée auprès d’entreprises entre janvier et juin 2018, révèle une note interne de la direction générale des finances publiques publiée ce week-end par le Parisien. Or il n’y aurait « a priori pas moyen de (se) prémunir » de certaines de ces erreurs, prévient la note. Pourtant, la réforme, prévue pour entrer en application au 1er janvier 2019, était censée être un havre de paix, la fin du casse-tête et de l’angoisse.

Cette mesure, déjà engagée puis repoussée sous le quinquennat de François Hollande, afin que l’impôt soit directement collecté sur les salaires ou les pensions, devait être la clé pour faciliter la vie des contribuables. Telle était la ritournelle également chantée par l’exécutif macroniste depuis le lancement de la campagne officielle.

À quatre mois de la mise en application, le chef de l’État envisage sérieusement le report, voire même son abandon. Pour les syndicats, c’est déjà tout vu. « Personne n’est fichu de dire à 100 % si cela va fonctionner normalement », résume Olivier Vadebout, secrétaire général CGT finances publiques. « Le système d’impôt sur le revenu progressif est trop complexe pour le prélèvement à la source », résume Alexandre Dérigny, secrétaire général de la CGT finances. À cela s’ajoutent les très nombreuses niches fiscales. « Tout cela multiplie les situations, les taux et donc les bugs informatiques potentiels », note un autre spécialiste des finances publiques. La multiplication des acteurs est également un facteur d’erreurs, explique Alexandre Dérigny. « Aujourd’hui, le contribuable n’a qu’un seul interlocuteur, le service des impôts, c’est-à-dire des professionnels expérimentés.

Mais, à partir de janvier 2019, les contribuables, en fonction de leur situation, devront s’adresser au service du personnel de leur entreprise pour les salariés, à la caisse de retraite pour les retraités et à Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi (qui deviennent collecteurs des impôts à la place du fisc), mais aussi au service des impôts puisqu’il faut continuer à faire des déclarations, et prévenir de tout changement, etc. » « Ce sont plusieurs systèmes d’information qui doivent coexister. Vu la taille, il va forcément y avoir des bugs », assure Olivier Vadebout. Outre les bugs, les agents pointent également un potentiel manque à gagner sur le recouvrement, en prenant l’exemple de la TVA, collectée par les entreprises. Selon l’étude de la Commission européenne, datant de 2015, « l’écart de TVA », à savoir la différence entre les recettes de TVA attendues et perçues, serait en France d’environ 12 %, alors qu’aujourd’hui le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu est de 98 %.

Or, pour la CGT, il était possible d’« améliorer l’outil de mensualisation déjà existant », note Alexandre Dérigny. « À moins, alerte-t-il, que le gouvernement ne cherche au travers du prélèvement à la source à casser la progressivité du système en supprimant des tranches au prétexte d’une simplification pour in fine arriver à un taux d’imposition sur le revenu individuel et unique. 

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:04
Elsa Faucillon participera au débat de RESF « Défendre les migrants, c'est aussi soutenir une vision du monde et de la société »

Elsa Faucillon participera au débat de RESF « Défendre les migrants, c'est aussi soutenir une vision du monde et de la société »

RESF animera un débat le dimanche 16 septembre à la Fête de l'Huma à 15h30.

Information à relayer très largement et bien sûr, large  participation souhaitée !!

Le thème du débat organisé par RESF  :  « Défendre les migrants, c'est aussi soutenir une vision du monde et de la société ».

Intervenants :
- Baudouin et Troubs. Auteurs du récit graphique : Humains : La Roya est un fleuve. Ed. L'Association. 2018. 
-
 Eric Fassin. Sociologue.

- Elsa Faucillon, Députée 92   
- Dante Bassino. Adjoint à la Mairie Xe arrondissement de Paris politique, enseignant, RESF. 

L'Europe se droitise et se ferme aux migrants, pratique un tri indigne entre les « vrais », les réfugiés, accueillis en France au compte-goutte, et les recalés, les « faux », les migrants économiques. Une politique à court terme que nous refusons, inefficace, inhumaine et coûteuse, contraire aux valeurs que nous défendons. Accueillir, c'est possible.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:02
Allemagne/migrants : Honte à Sarah Wagenknecht (Ian Brossat)

En Allemagne, certains représentants politiques empruntent une pente dangereuse. C’est le cas de Sarah Wagenknecht, ancienne présidente du groupe Die Linke (gauche radicale) au Bundestag, qui vient de créer un mouvement populiste anti-migrants, « Aufstehen ». Honte à elle et à tous ceux qui, se prétendant de gauche, adoptent un discours anti-migrants. Je salue nos camarades de Die Linke qui ne cèdent pas à cet appel à adopter le même discours que l’extrême droite s’agissant des questions migratoires.

Faire des réfugiés les boucs émissaires de la crise est une ignominie sans nom. Pendant ce temps-là, les capitalistes qui pratiquent le nomadisme sur fond de dumping social et fiscal dans une totale impunité peuvent continuer à délocaliser et à broyer vies et territoires en toute tranquillité.

Les progressistes d’Europe ont mieux à faire que plagier les arguments éculés de l’extrême droite selon lesquels les étrangers nous volent notre pain ou font baisser nos salaires. Il nous faut au contraire consacrer notre énergie à trouver des issues positives à la crise de l’accueil que vit l’Europe depuis trois ans. C’est ce à quoi s’emploie le PCF, en proposant d’une part d’ouvrir des voies légales pour permettre l’arrivée en bonne condition des réfugiés qui fuient la guerre et la misère, et d’autre part qu’une clé de répartition européenne impose à l’ensemble des vingt-sept de prendre part à l’accueil et au devoir de solidarité.

Ian Brossat, chef de file du PCF pour les élections européennes

Ian Brossat

Ian Brossat

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 18:33
Huit membres du comité de défense du service cardiologie, de l'hôpital de Morlaix, ont sillonné les allées du marché de Kerfissien pour collecter des signatures (Ouest-France, 23 août 2018)

Huit membres du comité de défense du service cardiologie, de l'hôpital de Morlaix, ont sillonné les allées du marché de Kerfissien pour collecter des signatures (Ouest-France, 23 août 2018)

Pour une réouverture immédiate de la cardiologie à l'hôpital de Morlaix: 10 000 habitants de la région de Morlaix ont signé la pétition du comité de défense de l'hôpital

Comme prévu le prochain CA du comité de défense de l'hôpital aura lieu le
 
mercredi 12 septembre 2018 à 18 h à Plouigneau, salle de l'espace Coatanlem au bourg.
 
Le service cardiologie de Morlaix mobilise

 

 

La mobilisation

 
 

580 signatures

 

Ils ont eu un très bon accueil de la part des localiers et estivants qui n'ont pas caché « leurs inquiétudes s'agissant de la suppression de lits et de services au niveau national, précise Martine Carn, présidente du comité. Sur le marché, le comité de défense a recueilli 580 signatures. »

 

Les membres ont été présents sur d'autres marchés tels que Roscoff, Plouescat et Saint-Pol-de-Léon, pour la région du Léon. Ils se sont aussi déplacés sur d'autres marchés dans le Trégor (Plougasnou, Guerlesquin et Morlaix). « Tous les commerçants sur plus de vingt communes ont accepté de présenter la pétition à leurs clients », indique Martine Carn.

 
 

Une première remise de 6 700 signatures a été effectuée à la directrice Ariane Bénard, fin juin. Une deuxième remise se fera courant septembre.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 16:17
La barbarie au pouvoir en Arabie Saoudite: Halte aux exécutions

Arabie saoudite : halte aux exécutions

Les condamnations à mort se multiplient en Arabie Saoudite. Depuis le début de cette année, 134 personnes ont été exécutées.

L'objectif du médiatique Mohammed Ben Salman vise à intimider et à briser les contestations de celles et ceux qui dénoncent l'agressivité extérieure et les crimes de guerre perpétrés au Yémen, ainsi que, sur le plan national, les privatisations, l'austérité et la "Vision 2030" du prince héritier et vice-premier ministre de la pétromonarchie.

Les arrestations d'intellectuels, de militants des droits civiques et humains se traduisent par de multiples peines capitales : Ali Mohammed al-Nimr, un jeune manifestant anti-régime devrait être décapité, son corps crucifié et exposé publiquement. La jeune Issa al-Ghomghani et quatre autres militants chiites devraient subir le même sort. Elle est accusée d'avoir rassemblé des informations sur les mouvements sociaux de 2011. Quant au blogeur Samar Badawi, il purge une peine de dix ans de prison accompagnée de 1000 coups de fouet pour apostasie.

Les prétentions réformistes du régime saoudien volent en éclats devant cette terrible politique répressive. Pendant ce temps, les puissants alliés de l'Arabie Saoudite, à l'exception du Canada, font preuve d'un mutisme honteux.

Le Parti communiste français (PCF) exprime sa solidarité avec les démocrates d'Arabie Saoudite et exige leur libération. Dans l'urgence, il appelle à la mobilisation pour suspendre les exécutions. Le président de la République, Emmanuel Macron, qui se targue d'entretenir des relations chaleureuses avec le prince héritier, s'est installé dans un silence complice traduisant une capitulation de la France, et le sacrifice de vies humaines sur l'autel des ventes d'armes et autres juteux contrats commerciaux.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 15:44

 

La Fête de l’Humanité innove cette année avec toute une soirée dédiée au droit à une alimentation de qualité pour tous. Avant les mets du restaurant éphémère, les mots, les vôtres, lors d’un entretien dans l’Agora, le samedi, à 18 h 30. Que vous inspire cette initiative ?

Olivier Roellinger C’est une première pour moi. La nourriture réunit les humains. Elle porte un message de solidarité et de fraternité. C’est pour ça que j’assiste à la Fête de l’Humanité. J’y viens aussi pour débattre car je crois qu’un réveil des consciences est possible par l’alimentation. Après l’entretien que nous aurons ensemble, le banquet va réunir des chefs mobilisés pour une alimentation de qualité accessible à toutes et tous. Qui aurait pu imaginer ça il y a dix ans ?

L’alimentation est devenue un sujet d’inquiétude pour beaucoup de citoyens. À quelles conditions mettre en route la « révolution délicieuse » que vous appelez de vos vœux ?

Olivier Roellinger Le garde-manger du monde est en danger. Il faut amplifier la prise de conscience sur l’ampleur du péril. Les paysans, les éleveurs, ces hommes et ces femmes qui façonnent la nature pour nourrir les autres, sont menacés économiquement, socialement et physiquement. Monsanto vient d’être condamné aux États-Unis à verser 289 millions de dollars à un agriculteur exposé au glyphosate et atteint d’un cancer. Ce n’est pas rien !

Quels sont les bouleversements induits par l’agro-industrie depuis cinquante ans ?

Olivier Roellinger La nourriture, source de vitalité, est en train de devenir un poison, y compris pour nos enfants. Nous constatons partout le développement galopant des maladies qui lui sont liées : allergies, cancers, obésité, maladies cardio-vasculaires, etc. Les multinationales de l’agroalimentaire se sont approprié la nourriture du plus grand nombre. L’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage s’est aussi accompagnée d’un changement de considération. En basculant dans le marché, l’alimentation est devenue un bien de consommation. Depuis la nuit des temps, nourrir est un acte bienveillant. Avec l’industrie agroalimentaire, cette bienveillance a disparu. Les aliments industriels prépréparés, trop gras, trop sucrés, trop salés, nous ont fait perdre la connaissance du goût. Beaucoup de gens sont devenus imperméables aux nuisances générées par ce qu’ils ingèrent. L’alimentation devrait rester ce qu’elle a toujours été et faire de nous des mangeurs de territoires.

Faut-il revenir en arrière ?

Olivier Roellinger Mais pas du tout. Ni revenir en arrière ni sombrer dans des formes de sectarisme de type véganisme ou décroissance. Certaines choses doivent disparaître, d’autres doivent au contraire progresser. Il faut penser une croissance des activités qui respecte l’humain, les animaux et la nature.

On est dans une période d’abondance alimentaire et pourtant les inégalités se creusent entre ceux qui bénéficient d’une bonne alimentation et ceux qui sont confrontés à la malbouffe. Comment l’expliquez-vous ?

Olivier Roellinger Depuis des siècles, la France est perçue comme un paradis pour l’agriculture et l’élevage. Or, aujourd’hui, ces activités sont devenues pour l’essentiel polluantes, très contributrices au réchauffement climatique et sans justice sociale. D’un côté, les agriculteurs n’arrivent pas à gagner leur vie correctement ; de l’autre, des gens ne parviennent pas à se nourrir correctement à un prix acceptable. La logique qui consiste à tirer les prix agricoles vers le bas pour vendre moins cher se fait forcément au détriment de la qualité. On pourrait au contraire prendre une mesure simple : supprimer la TVA sur les produits biologiques pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Si les pouvoirs publics choisissaient un type d’agriculture qui ne détruit pas les ruisseaux, l’air, les terres et la santé, les coûts indirects de production seraient nettement réduits par rapport à l’agriculture intensive. On pourrait alors payer les agriculteurs au juste prix.

Quel rôle peuvent jouer les cuisiniers dans ce combat ?

Olivier Roellinger Devenir une assemblée de contre-pouvoir, un contre-lobbying des multinationales. Le cuisinier de demain devra épouser un cercle vertueux pour rester crédible. Être reconnu pour être reconnu n’a plus grand intérêt. Nous sommes davantage écoutés quand nous parlons du besoin de soutenir les semences paysannes, de protéger les ressources des océans ou d’agir aux côtés des producteurs. Puisqu’on vient nous chercher pour le débat, profitons-en. Cela prouve que les plaisirs de la table continuent de fédérer. Nous défendons une cause cruciale, positive, qui parle de bien-être et de goût du bonheur. La « révolution délicieuse » est une révolution joyeuse.

Samedi 15 septembre au soir, à partir de 18 h 30, toutes les saveurs de l’humanité seront réunies dans une soirée exceptionnelle à la Fête de l’Humanité. De 18 h 30 à 19 heures, Olivier Roellinger, chef étoilé de Cancale, militant du droit à une alimentation de qualité pour tous, ouvre la soirée avec un grand entretien. À partir de 20 heures, 11 chefs, toqués de bonne bouffe et engagés dans de justes causes alimentaires, se mettent aux fourneaux. L’Agora se transformera, le temps d’une soirée, en un restaurant éphémère.

 

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 09:30

 

Après l’appel de Marie-George Buffet, puis celui d’Ivry, Denis Masseglia, Président du CNOSF, vient, à son tour, de lancer une pétition nationale pour une augmentation des moyens dédiés au sport. Depuis de trop nombreuses années le sport est considéré comme la cinquième roue du carrosse avec des budgets continuellement en baisse. Le budget des sports atteint un niveau dérisoire de 0,13% du budget de la nation. Le PCF milite pour un budget du sport sanctuarisé à hauteur de 1% du budget de la Nation.

Denis Masseglia a raison de crier au hold-up avec une baisse du plafond de la taxe Buffet de 40 à 25 millions d’euros au moment où les droits TV de la Ligue 1 de football dépassent le milliard d’euros. A cela s'ajoute la baisse des crédits du CNDS, la suppression des contrats aidés, la réduction des dépenses publiques infligée aux collectivités locales ou encore la baisse du nombre de fonctionnaires qui interviennent dans le sport.
La victoire de la France à la coupe du monde de football et l'attribution des Jeux Olympiques 2024 à Paris s’accompagne d’un mépris notoire du sport amateur. Tout laisse à croire que le gouvernement Macron a définitivement fait le choix de la marchandisation du sport plutôt que celui du droit d'accès au sport pour toutes et tous.

L’Etat doit participer à la prise en charge des licences sportives à hauteur de 50% pour les jeunes et les plus démunis comme cela existait avec "les coupons sport". Il doit investir massivement dans un grand plan de rattrapage des équipements sportifs, faute de quoi les collectivités locales et les clubs seront incapables d’aménager les conditions nécessaires à l'accueil des pratiques sportives pour toutes et tous.

Le budget 2019 des sports doit être à la hauteur des besoins, afin de lancer un plan de construction-rénovation d'équipements sportifs de proximité, un plan d'aide aux associations sportives, particulièrement dans les villes et quartiers populaires, et des moyens permettant de redonner toute sa place à l'Education Physique et sportive et au sport scolaire.
Seul cet engagement fort de l’État permettra de redonner toute sa place au sport dans notre société mais également de construire un héritage solide et pérenne des Jeux Olympiques et paralympiques pour notre pays.
Dans le cas contraire, l'objectif de la ministre des sports, qui pariait sur 3 millions de pratiquants supplémentaires d’ici 2022, restera lettre morte et l'héritage ne sera que le vernis du dossier de Paris 2024. Laura Flessel doit s’exprimer.

Le PCF est favorable à un grand service public du sport avec les moyens financiers et humains nécessaires, qui s'appuie sur quatre piliers renforcés : un ministère des sports et ses directions territoriales, les collectivités, l'éducation physique et sportive et les associations sportives. Une agence aux contours flous ne garantira en rien le droit d'accès au sport pour tous et toutes car elle se substituera à la souveraineté populaire.

Pour prendre part à la mobilisation, le PCF organisera à la Fête de l’Humanité des 14, 15 et 16 septembre prochain, de nombreuses initiatives dans ce sens avec des personnalités politiques et sportives.


Nicolas Bonnet Oulaldj, Responsable de la commission Sport au PCF

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011