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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:37

Une fois encore, le patronat profite de la fragilité sociale que la crise financière a installée en Europe et singulièrement en France pour imposer des reculs sur la protection des salariés. L'accord national interprofessionnel (ANI) signé sous la pression du gouvernement, par le MEDEF et trois confédérations syndicales représentant une minorité des salariés (CFDT, CFTC, CFE-CGC) constitue une régression sociale majeure.

 

Avec la CGT, FO, la FSU et Solidaires, le Front de Gauche appelle les salariés et les citoyens à se mobiliser en masse pour lui faire échec et faire pression sur les parlementaires afin qu'ils ne le transcrivent pas dans la loi.

 

Pour cela, il faut commencer par répondre présent et en nombre lors de la journée d'action syndicale du 5 mars, dans les quatre rassemblements prévus simultanément à 11h dans le Finistère, à l'initiative des Unions Départementales CGT, FO, FSU et Solidaires: à Brest (place de la liberté), à Morlaix (place de la mairie), à Quimper (place de la résistance), à Quimperlé (espace Coat Ker).

 

Rien n'est joué: les parlementaires peuvent encore rejeter ou transformer en profondeur cet accord CDFT-MEDEF, devenu depuis un projet de loi qui nie de façon outrancière dans l'exposé de ses motifs la divergence d'intérêts entre les patrons et les salariés. Or, derrière la fable du « gagnant-gagnant », seuls les patrons et les actionnaires retirent les bénéfices de ce énième chantage à l'emploi.

Pour qui met l'humain au coeur de ses préoccupations et de la nécessité d'un vrai partage des richesses, l'heure est au contraire à la hausse des salaires, à la pénalisation et à la taxation des CDD pour réduire la précarité, à la sécurisation contre le licenciement et les abus des entreprises qui profitent de la mondialisation et du chantage à la perte de compétitivité, à la concurrence étrangère et à la délocalisation pour réduire les droits des salariés.

Cet accord dit « de sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels » fait exactement l'inverse.

Loin de sécuriser l'emploi, comme le gouvernement, le MEDEF et la CFDT le prétendent, il accentue la flexibilité et la précarité des salariés au bénéfice du patronat, libéré d'un certain nombre d'obligations. Il facilite les licenciements, normalise la possibilité pour les entreprises d'imposer aux salariés des CDD d'un mois et, s'ils ne veulent pas être virés, une baisse des salaires, une augmentation du temps de travail, des mobilités forcées.

On est là dans la réalisation des « accords compétitivité/ emploi » voulus par Sarkozy et qu'il n'avait pu imposer devant l'opposition majoritaire des français! Après avoir proposé pour remède à la crise la réduction prioritaire des déficits  par la baisse des dépenses publiques et sociales et l'augmentation des impôts populaires, puis la baisse du coût du travail  par les réductions des contributions des entreprises à la solidarité nationale, le gouvernement légitime dangereusement un troisième objectif historique de la droite libérale: casser le code du travail  en rendant les salariés corvéables à merci, et jetables façon "Kleenex".

Cette politique n'est ni socialiste ni de gauche. Elle est néo-libérale. Elle est une trahison !

Elle s'inscrit dans le droit fil de la ratification du TSCG, des préconisations de la Commission Européenne, de la BCE, du FMI: démantèlement du droit du travail, chantage à l'emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Le résultat, c'est la croissance zéro, et la récession, accompagnées d'un accroissement de l'emprise des marchés et de la finance sur les sociétés, comme nous l'avions dénoncer de longue date.

Dans cet accord, tout ce qui est contraignant pour les entreprises (assurance complémentaire, compte épargne formation, représentation des salariés, sans réel pouvoir, dans les CA pour les entreprises de plus de 5000 salariés) est soumis à de futures négociations tandis que tout ce qui est contraignant et pénalisant pour les salariés s'applique immédiatement.

On ne peut accepter ce nouveau coup de bélier porté aux protections collectives conquises à la Libération et dans les décennies suivantes grâce aux mobilisations et aux luttes des salariés.C'est un recul sur cent ans de luttes ouvrières pied à pied.

 

 bandeau Front De Gauche 

 

 

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:24

S’interroger sur la solidarité, c’est ouvrir la porte à plein de questionnements car c’est un thème qui traverse tous les aspects de la vie collective.

Mais il est intéressant de l’aborder en le rapprochant de la notion de « fraternité » qui est le 3ème terme de la devise républicaine : Liberté, égalité, fraternité.

Je vous livre la définition de la fraternité par le PETIT ROBERT : « Lien existant entre les hommes considérés comme membres de la famille humaine ; sentiment profond de ce lien ».

Le problème, c’est qu’une petite partie de cette famille humaine a oublié la signification de ce mot et s’est, peut-être, mise, de ce fait, en dehors de la famille républicaine.

En tout cas, elle n’en respecte pas les valeurs, sauf celle de Liberté, totale et sans contrôle, non équilibrée par les valeurs d’égalité et de fraternité.

Cette partie de la famille sait par contre très bien faire jouer entre ses membres la solidarité pour préserver ses intérêts particuliers, à nos dépens. Grâce à eux, on assiste à quoi ?

La précarisation générée par une politique favorisant le capital et l’économie financiarisée, le recul des solidarités causé par l’exploitation au travail, le management au mérite et par le stress. Mais aussi, par voie de conséquence, le repli sur soi et l’isolement accentués par l’éclatement des familles, la télévision, l’anonymat des modes de vie…

Et il y a le reste de la famille, nous. On y trouve d’ailleurs un potentiel fantastique de bonnes volontés, de citoyens qui investissent énormément d’énergie, de temps, de convictions, pour agir avec et pour les autres dans de nombreuses associations, dans les quartiers, les écoles …

Et pourtant les solidarités ne progressent pas suffisamment.

Et si nous voulons échapper au sort catastrophique que nous préparent les autres, dont on peut trouver une illustration en Grèce aujourd'hui, nous avons l’obligation d’oublier nos différences et d’être de plus en plus solidaires pour préserver l’intérêt collectif.

J’ai trouvé dans le PETIT ROBERT une autre définition, celle du mot « solidaire » : Solidaire : commun à plusieurs personnes, de manière à ce que chacun réponde de tout. C’est une belle définition qui veut que chacun réponde de l’intérêt collectif ! Cette définition, j’aimerais beaucoup l’inscrire en toile de fond de notre débat sur la solidarité.

Créer un cadre favorable permettant à tout un chacun d’exercer sa responsabilité d’acteur de la vie collective, ça c’est, me semble-t-il, une mission politique essentielle  Alors, c’est sûr que c’est un petit plus difficile à gérer : avoir des citoyens qui gagnent suffisamment leur vie pour avoir du temps pour réfléchir sur ce qui se passe autour d’eux, éventuellement ce que font leurs dirigeants, au lieu de se renfermer sur leur problème de survie, ça complique un peu les choses. Si en plus, ils ont la possibilité de s’informer, de se documenter, de se cultiver car sans savoir, pas de liberté, pas de responsabilité … alors là ça devient carrément galère.

On se demande pourquoi les grands partis politiques ne se battent pas trop sur ces thèmes-là.

Mais, nous, Association du Front de Gauche, c’est justement là-dessus qu’on se bat et qu’on a l’intention de continuer à se battre. Alors, comment le politique peut-il intervenir, au plan national, mais aussi au plan local, pour donner aux citoyens les moyens d’investir ce champ du collectif et d’y intervenir ? Comment resituer le citoyen comme acteur, dans les quartiers, dans la gestion de la cité, au travail, dans l’éducation, la culture, la liste est longue …

On pourrait dire que cela est irréaliste, que c’est du rêve mais il est peut-être urgent de rêver à la mise en place d’une société où gagner de l’argent, accroître sa part du gâteau ne serait plus le seul but et idéal. J’ai adhéré récemment au Front de Gauche sur le programme de l’HUMAIN D’ABORD, sur l’idée que l’homme est au centre et qu’il a le droit de prendre son destin en mains. S’il est un point sur lequel il faut le réaffirmer et le mettre en œuvre, c’est bien sur l’organisation de la solidarité.

Et n’oublions pas qu’en face, ils sont solidaires et que cela les arrangerait bien que nous ne soyons que des individus isolées, repliés sur eux, se désintéressant de la vie de la cité.

Donc, la solidarité est un devoir politique. Comme dit Mélenchon, comporte-toi en mouton et tu seras tondu !

 

Michèle Abramovicz, co-présidente de l'association du Front de Gauche du Pays de Morlaix

le 20 février 2012, à Pleyber-Christ

 

femme front de gauche morlaix

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:14

1) Une réduction "historique" des dotations aux collectivités

Finances locales Publié le mardi 12 février 2013
Le gouvernement a confirmé ce 12 février au Comité des finances locales une baisse des dotations aux collectivités deux fois plus forte que prévu sur 2014-2015. Des discussions avec les élus locaux sur la mise en oeuvre de cette décision et sur les moyens d'en atténuer les conséquences sont annoncées. L'idée est de parvenir à des mesures dans la loi de finances pour 2014. Les élus ont exprimé leur inquiétude. Et critiqué la forme de ces annonces.
Des fuites dans la presse avaient dévoilé les intentions du gouvernement dès le 6 février . Ce 12 février, en même temps que le premier président de la Cour des comptes présentait le rapport annuel de son institution et émettait des doutes sur le respect des objectifs de réduction du déficit public, le doublement de la réduction des dotations aux collectivités locales en 2014 et 2015 a été confirmé officiellement. Pas moins de trois membres du gouvernement - le ministre délégué au Budget, la ministre de la Réforme de l'Etat, de la Fonction publique et de la Décentralisation et la ministre déléguée à la Décentralisation - ont annoncé devant le Comité des finances locales (CFL) que les concours de l'Etat au secteur public local baisseront de 1,5 milliard en 2014 par rapport à 2013 et subiront un nouveau coup de rabot en 2015, de 1,5 milliard d'euros supplémentaires). Au total, le gouvernement compte donc réduire les dotations de 3 milliards d'euros en deux ans. André Laignel, le président du CFL, parle pour sa part d'un manque à gagner de 4,5 milliards pour les collectivités entre 2013 et 2015 dans la mesure où la baisse de 2015 sera calculée sur une enveloppe déjà amputée de 1,5 milliard en 2014. C'est en tout cas "deux fois plus que ce qui était prévu par la loi de programmation budgétaire votée en décembre dernier", souligne l'Association des maires de France, dont André Laignel est le premier vice-président délégué.
A l'origine de cette annonce, la recherche par le gouvernement de 10 milliards d'euros d'économies destinés à financer le crédit d'impôt compétitivité emploi dont le coût s'élève à 20 milliards d'euros. Très tôt, le gouvernement avait laissé entendre que les collectivités locales seraient mises à contribution, sans toutefois préciser le montant de leur participation. Ces perspectives rendaient caduques l'objectif annoncé fin septembre d'une baisse de 750 millions d'euros des dotations en 2014, avant une nouvelle baisse du même ordre en 2015.

Colère des élus locaux

Pour Bercy, le nouvel effort demandé aux collectivités, qui représente 15% des économies recherchées, est "proportionné par rapport au poids des administrations locales dans l'ensemble des dépenses publiques (20%)". Mais chez les élus locaux membres du CFL, c'est un choc. "C'est un recul historique" et "une rupture" ont commenté certains, quand d'autres ont parlé d'"effort exagéré". 
Du côté de l'Assemblée des départements de France (ADF), on n'a pas caché la "vive émotion, voire la colère d'un certain nombre d'élus". Le président, Claudy Lebreton, faisant remarquer que l'annonce du gouvernement "aurait dû être gérée différemment sur le fond comme sur la forme". "Une rencontre à Matignon sous l'autorité du Premier ministre" dans le cadre d'une "négociation entre le gouvernement et les associations d'élus" aurait été plus pertinente, selon Claudy Lebreton. En sachant que le président du Comité des finances locales lui-même n'a été prévenu que lundi 11 février dans l'après-midi du bouleversement de l'ordre du jour de l'instance.
L'AMF critique elle aussi la "méthode retenue", dit regretter "une fois de plus, que les collectivités locales ne soient pas considérées comme acteurs publics à part entière, aux côtés de l'Etat", et "exige l'ouverture immédiate d'une négociation". De son côté, l'Association des petites villes de France (APVF) s'est inquiétée "des multiples conséquences économiques pour les petites villes". Et la Fédération des villes moyennes (FVM) a dit accueillir la décision gouvernementale "avec gravité".
"C'est considérable" et "sans précédent", a pour sa part considéré le président du CFL à l'issue de la réunion de l'organisme. "Tout le monde n'a pas encore intégré le traumatisme que ça va générer", a-t-il poursuivi. André Laignel a agité le risque d'une réduction des investissements des collectivités dans les prochaines années. Etant donné le poids de ceux-ci dans l'investissement public civil (71%), le choix du gouvernement affecterait la croissance de l'économie française.

Lourdes charges

A cette baisse des dotations, il faut ajouter, pour un total de 2 milliards d'euros en 2014, l'impact des charges supplémentaires mises sur le compte des collectivités, que ce soit la réforme des rythmes scolaires, la hausse des cotisations des employeurs ou les normes en tous genres, rappelle André Laignel. En prenant en compte le poids de ces charges ainsi que l'inflation, les ressources des collectivités vont être impactées pour une somme comprise entre 6,5 et 7 milliards d'euros entre 2013 et 2015, estime le maire d'Issoudun.
"Face à de telles enveloppes financières, le CFL à l'unanimité n'a pas souhaité avaliser l'annonce du gouvernement. Il a aussi demandé unanimement l'ouverture d'une véritable négociation", a déclaré André Laignel, qui a récusé la recherche d'une "épreuve de force" avec le gouvernement. "Le CFL sera un acteur positif de la volonté d'arriver au pacte de confiance et de responsabilité annoncé le 5 octobre dernier par le président de la République", a-t-il encore affirmé. 
Aussitôt après la réunion du CFL, le gouvernement a annoncé, dans un communiqué, l'ouverture de discussions avec les élus locaux sur les modalités de la réduction des dotations et les contreparties dont les collectivités pourraient bénéficier afin d'en atténuer les conséquences.

Contreparties

Les discussions sur les finances des départements, le renforcement de l'autonomie fiscale des régions, la révision des valeurs locatives des locaux professionnels et d'habitation, l'allègement des normes, le renforcement de la péréquation et l'amélioration de l'accès au crédit des collectivités sont autant de pistes qui pourraient permettre d'améliorer les relations financières entre l'Etat et les collectivités, a détaillé gouvernement. "Ces orientations seront explorées et concertées avec les associations d'élus, notamment dans le cadre du CFL, d'ici à la fin du premier semestre, avec l'objectif de les inclure dans le PLF 2014 [projet de loi de finances pour 2014]", a-t-il indiqué. En rappelant aussi l'engagement pris par les ministres devant le CFL d'une "répartition équitable" entre collectivités de la contribution qui leur est demandée.
André Laignel a rappelé que le groupe de travail du CFL constitué à la suite de l'annonce de la réduction des dotations faite en septembre dernier s'est réuni à deux reprises et a déjà à ce stade fait connaître "les orientations qui pouvaient être soumises au débat". "Pour l'instant, nous n'avons obtenu aucune réponse du gouvernement", a-t-il précisé.
 

 

 

Finances Publié le mercredi 6 février 2013
Le quotidien Les Echos indiquait ce 6 février que "le gouvernement réfléchit à imposer [aux élus locaux] un effort financier supplémentaire de 1,5 milliard d'euros d'ici à 2015" : "Jusqu'à présent, la baisse des concours financiers de l'Etat (...) n'était 'que' de 750 millions d'euros par an en 2014 et en 2015, sur une enveloppe normée de 50 milliards (...). Cet effort serait doublé, à 1,5 milliard par an. La dotation de l'Etat en 2015 serait ainsi inférieure de 3 milliards à celle de 2013. L'effort supplémentaire de 1,5 milliard correspondrait à la quote-part des collectivités sur les 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires que le gouvernement recherche pour financer le crédit d'impôt compétitivité", peut-on lire dans cet article des Echos, qui précise toutefois que "rien n'est à ce jour totalement arbitré". "Nous allons résister au maximum", prévient Jacques Pellissard, le président de l'Association des maires de France, cité dans l'article.
Le jour même, Martin Malvy, le président de l'Association des petites villes de France (APVF), a réagi à cette "nouvelle baisse programmée des dotations de l’Etat aux collectivités", déclarant dans un communiqué : "Si pour contribuer au nécessaire redressement des finances publiques, le gouvernement devait aller jusqu’à réduire de 3 milliards d’euros les dotations aux collectivités locales à partir de 2014 et sur 2 ans, cela aurait nécessairement des conséquences qu'il lui appartient de mesurer au préalable."
Le quotidien économique a interrogé "l'entourage" de Marylise Lebranchu, lequel précise que "ce qui s'écrit en ce moment, ce n'est pas la réduction des dotations, mais l'écriture du pacte de confiance et de responsabilité avec les collectivités".
On sait en tout cas que la diminution des dotations en 2014 et 2015 est inscrite dans la loi de programmation des finances publiques du 31 décembre 2012, qui envisage en effet une diminution de 750 millions d'euros par an sur chacune de ces deux années. Mais le texte indique, plus précisément, que "l'ensemble des concours financiers de l'Etat aux collectivités territoriales ne peut, à périmètre constant, excéder" 50,53 milliards d'euros en 2012, autant en 2013, 49,78 en 2014 et 49,03 en 2015. Ces montants ne sont donc que des plafonds… Seules les lois de finances pour 2014 et 2015 établiront les niveaux effectifs de l'enveloppe.
En outre, un autre article de cette loi de programmation prévoit bien que "les collectivités territoriales contribuent à l'effort de redressement des finances publiques selon des modalités à l'élaboration desquelles elles sont associées". Le principe de discussions sur le sujet était donc bien posé.
Il y a à peine une semaine, l'AMF avait justement fait savoir qu'elle demandait "au Premier ministre l'élaboration urgente d'un pacte financier entre l'Etat et les collectivités" et souhaitait "que l'Etat ouvre au plus vite la concertation sur l'évolution des concours financiers pour les années 2014-2015 afin de donner aux collectivités davantage de visibilité pour la période à venir". Un groupe de travail paritaire Etat-collectivités consacré à ce "pacte" a bien été mis en place dans le cadre du Comité des finances locales (CFL), et s'est déjà réuni à deux reprises mais, "jusqu'ici, ce sont les élus qui ont parlé", relatait à la mi-janvier André Laignel, premier vice-président délégué de l'AMF et président du CFL, ajoutant : "Nous avons fait des propositions, nous attendons maintenant les réponses de l'Etat".
Lors de l'examen parlementaire du projet de loi de programmation – certes passé plus inaperçu que celui des deux lois de finances de fin d'année -, quelques variations étaient apparues dans la façon d'additionner les efforts qui seront demandés aux collectivités… Ainsi par exemple, le sénateur des Côtes-d'Armor Gérard Le Cam avait-il présenté les choses en ces termes : "Les dotations budgétaires sous enveloppe vont suivre une pente descendante – 1,5 milliard d'euros en moins à l'horizon 2015 –, ce qui signifie que l'effort demandé aux collectivités sera d'amortir les effets du gel des dotations en 2013, de réaliser au bas mot 750 millions d'euros d'économies en 2014, de passer d'un seul coup à 3 milliards d'euros en 2015 – 1,5 milliard d'euros de dotations en moins et autant en réduction du solde du compte".
Des chiffres, encore, dans les propos du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, invité ce 6 février de "Questions d'Info" LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP, déclarant "ne pas exclure" une majoration de l'effort demandé aux collectivités mais ajoutant lui aussi que "la décision n'était absolument pas prise" : "Le budget des collectivités locales, c'est 220 milliards d'euros par an et les concours de l'Etat 100 milliards d'euros (...). Au jour d'aujourd'hui, l'effort qui est demandé aux collectivités en 2013, 2014 et 2015 est de 2,250 milliards. Est-ce qu'on peut demander un effort supplémentaire ? C'est une décision que devra prendre le Premier ministre en temps voulu", a-t-il dit.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:54

 La semaine dernière, un Chômeur en fin de droit s’est donné la mort en s’immolant par le feu devant le Pôle Emploi de NANTES.

Quelques jours plus tard, un autre a tenté la même chose devant le pole emploi de ST OUEN.

Il y a eu 4 autres tentatives de suicides en fin de semaine dernière pour les mêmes causes.

 

C’est clair que ces gestes désespérés attestent de la détresse dans laquelle sont plongés des milliers de personnes privées d’emploi, mais sans doute aussi que ces personnes pensaient, grâce à ce geste, alerter le monde sur ce qui les ronge. Pour que les choses changent !

 Ils pensaient sans doute que cela contribuerait à dénoncer

  • La déshumanisation de l’institution qui pousse les chômeurs à mourir de pauvreté, en les sanctionnant, les fliquant et les humiliant.

  • la dégradation des conditions d’accueil et de travail dans l’ex-ANPE où pour plus de 5 millions de chômeurs, seuls 2 000 agents ont été recrutés en 2012, sachant que Sarkozy avait supprimé 1 800 postes en 2010. En fait, nous le savons bien, le rôle de Pôle emploi n’est pas de sortir les gens du chômage, mais de réduire la durée d’indemnisation.

 

Aujourd’hui la désespérance sociale gagne du terrain.

On ne respecte plus les usagers et le service public.

En France, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé.

Et c’est dans ce contexte que la Cour des comptes préconise de baisser les allocations et le Medef souhaite le retour à leur dégressivité !

 

Que dire des MEDIAS et de leur rôle dans le conditionnement des esprits :

On a parlé une journée de ce chômeur qui s’est immolé par le feu à Nantes. Et déjà on laissait entendre qu’il n’aurait peut-être pas été très honnête puisqu’il avait une dette auprès de pôle emploi du fait d’heures de travail qu’il avait faites et non déclarées à l’organisme !

  • En revanche, l’affaire PISTORIUS occupe encore tous les titres des médias, la viande de cheval fait encore largement les Gros titres,

  • mais un HOMME, à bout de force, qui met fin à ses jours, ça n’intéresse pas les médias.

  • Et quand ils parlent des entreprises qui licencient, c’est pour mettre en cause les syndicats et notamment la CGT qui par son intransigeance est la cause des fermetures !

 

Il faut changer la donne. Derrière les chiffres, il y a avant tout des êtres humains.

Un chômeur sur deux est non indemnisé, des dizaines de milliers d’emplois ont été ou vont être supprimés par les plans sociaux. Des milliers de jeunes sont à la recherche d’un premier emploi et on ne leur propose que des stages ou des emplois aidés.

A force de stigmatiser les chômeurs, notre société a peut-être oublié qu’avant toute chose, le chômage est une situation subie et une souffrance.

Ces éléments connus de tous sont presque banalisés. Mais ils sont tout simplement inhumains et inacceptables. Aujourd'hui, le chômage tue.

Il est grand temps que le gouvernement revoit ses priorités et cesse de satisfaire les exigences du Medef et de la finance. Nous devons combattre l’accord de casse du code du travail signé par le Medef et quelques syndicats minoritaires et participer massivement au rassemblement syndical du 5 mars.

 On est en plein dans l’illustration de notre mot d’ordre l’Humain d’abord.

Il y a urgence à reconstruire une société plus humaine plus solidaire !

Ne plus s’habituer à ces drames quotidiens,

Redonner la colère et l’envie de se battre à ceux qui ont perdu espoir.

Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent disait Victor HUGO,

Alors tous ensemble, luttons et VIVONS !

 

 

                                            Nicole Labelle.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:20

 

J’ai la mémoire qui flanche… (complainte à plusieurs voix)

 

Curieux spectacle à l’Assemblée Nationale où, lors des questions au gouvernement, on voit régulièrement les députés de droite et du centre reprocher vivement au gouvernement l’état déplorable de notre pays dans de nombreux domaines (dette, justice, sécurité ,chômage, misère, économie, casse de l’industrie, …)

 

En oubliant, dans tous ces domaines, combien est lourde la responsabilité de la politique qu’ils ont menée est écrasante.

 

On vit même un député UMP reprocher à la majorité la « trahison » de François Hollande, qui a ratifié le traité européen qu’il s’était engagé à renégocier sans qu’il y soit changé un mot ni même une virgule.

En oubliant de préciser que ce traité était celui rédigé par Merkel et Sarkozy que la majorité de l’époque soutenait sans sourciller.

 

Dans le camp de la majorité gouvernementale on n’est pas en reste :

 

On sait que le génie de Manuel Valls, ministre des élections, a accouché d’une nouveauté : « le scrutin binominal paritaire » qui va s’appliquer lors des futures élections des conseils départementaux de 2015. Défendant son bébé il déclara fortement, comme à son habitude qu’il était porteur à la fois de modernité, de parité et de proximité.

 

En oubliant, et pour cause, la démocratie. En effet ce nouveau mode de scrutin est un nouvel avatar de la marche vers le bipartisme et de la réduction de la diversité. En oubliant aussi de dire que la parité, qui sert d’alibi à cette opération politicienne, est déjà assurée dans les conseils municipaux et régionaux élus sur des scrutins de liste.

 

Interrogée par un député communiste sur les conséquences de la nouvelle purge imposée aux collectivités locales, Marylise Lebranchu en donna une nouvelle illustration dans sa réponse : bien sûr elle comprenait les inquiétudes mais il n’y avait pas d’autre solution. D’ailleurs l’Etat assure une part très importante des financements des collectivités locales.

En oubliant de préciser, alors qu’elle est une spécialiste de ce domaine, que ces moyens ne sont le plus souvent que les compensations de ressources fiscales supprimées par les différents gouvernements. Ceci ayant pour conséquence de priver ces collectivités de la maîtrise de leurs ressources et donc de la liberté réelle de leurs choix.

 

Dans Le Télégramme du 21 février on apprend que le député Gwénégan Bui a écrit au ministère de l’Education pour protester contre la suppression de postes à Cléder, Guimaëc, La Martyre, Saint-Pol de Léon, Saint-Thégonnec et l’arrivée à terme de l’aide pédagogique à Plougoulm et au Tréhou.

 

En oubliant que ces mesures sont la conséquence du budget d’austérité qu’il a voté sans états d’âme.

 

 

Ces édiles, confortablement installés dans la délégation de pouvoir, qu’ils favorisent en permanence, auraient-ils la naïveté de croire que la population fera preuve de la même capacité d’oubli que celle dont ils illustrent la maitrise ?

 

Le Parti Communiste et le Front de Gauche, quant à eux, entendent promouvoir une toute autre pratique et appellent les citoyens et les citoyennes à contrôler l’action de leurs élus et surtout à élaborer collectivement les mesures et la politique qui correspondent à leurs besoins, à leurs aspirations et à leurs exigences.

 

Alain DAVID ( 21.02.2013)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:19

Certains souhaiteraient-ils que les mobilisations défensives des travailleurs pour conserver leurs emplois soient émaillées de violence pour mieux les discréditer?

Toujours est-il que dans les plusieurs médias on agite le risque que les ouvriers concernés par les plans sociaux, les délocalisations et autres baisses de salaires se transforment en casseurs. Pourtant aucune violence ouvrière n'a été constatée ces dernières semaines malgré l'avalanche de fermetures d'usines et de licenciements, notamment chez ArcelorMittal à Florange et à PSA. 

Le seul blessé  grave que l'on déplore sur le front de la lutte sociale, c'est un jeune ouvrier belge de 25 ans, qui a perdu un oeil, victime d'un tir policier de Flash-Ball lors de la manifestation européenne des salariés d'ArcelorMittal à Strasbourg le 6 février.

 

Sur le ton martial d'un Clémenceau prêt à réprimer les grévistes au nom de l'ordre bourgeois, Manuel Valls multiplie néanmoins les interventions sur les risques "d'implosion ou d'explosion sociale", assurant qu'il fera "respecter l'ordre républicain". Selon une dépêche AFP du 4 février, ses services ont même ordonné que les policiers de la Direction de la sécurité intérieure (ex-renseignements généraux) aient à l'oeil les mobilisations sociales.  

 

Puis, cet appel du pied droitier ayant été effectué, Manuel Valls  a regretté dernière dans le Parisien que ses propos sur les protestations contre les plans sociaux aient été "mal compris" et à assurer ne pas "vouloir criminaliser les syndicalistes" tout en disant refuser le désordre car "le désordre n'est pas une bonne chose". "Les explosions sociales, a t-il ajouté, il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre".  "On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir" mais "on ne peut pas casser l'outil de travail".  

 

Pierre Laurent  a dit qu'il était "profondément choqué" par les propos anti-syndicaux de Manuel Valls, qu'il jugeait "scandaleux".

 

On peut y voir, outre une stratégie de communication au service d'intérêts individuels à la manière d'un Sarkozy qui a bâti sa popularité sur son image d'homme fort et premier flic de France, on peut y voir une forme de provocation visant justement à un durcissement du mouvement social pour lui retirer de la légitimité aux yeux de l'opinion, comme cela été pratiqué vis à vis des opposants aux projets d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les zadistes entre autre. Il est surtout spectaculaire de constater à travers ces propos qu'une partie du PS choisit clairement choisi son camp, à rebours de la tradition du mouvement socialiste, entre le patronat et les actionnaires qui réclament toujours une main d'oeuvre au moindre coût pour accroître leurs taux de profit et les salariés en lutte pour leurs emplois et leurs rémunérations.  

 

Dans ce contexte, comment ne pas s'indigner du fait qu'il y a quelque jour, au Sénat, il s'est trouvé un parlementaire du parti radical pour remettre en cause la proposition du groupe communiste et républicain d'amnistie des syndicalistes condamnés sous le gouvernement Sarkozy-Fillon?

Voilà une mesure à la forte teneur symbolique qui ne coûte rien et que pourtant Hollande et le gouvernement Ayrault ont été incapables de prendre, laissant les parlementaires en prendre l'initiative. Une mesure qui du coup pourrait ne pas aboutir parce que des vieux parlementaires cumulards et privilégiés y voient un risque pour l'ordre social ! On se croirait revenu cent-vingt ans en arrière, quand les ouvriers en grève et en lutte étaient payés pour leur peine et leur courage à coup d'emprisonnements!    

 

Voici le communiqué du groupe Communiste et Républicain du Sénat suite au rejet de la proposition d'amnistie des syndicalistes en Commission des lois:  

 

 

JUSTICE ET POLICE

Les droits des travailleurs s’arrêtent-ils à la porte de la commission des Lois ?

Amnistie sociale

Par le groupe CRC / 13 février 2013

Ce mercredi 13 février, la commission des Lois du Sénat, pourtant majoritairement à gauche, a rejeté la proposition de loi « Amnistie sociale » du groupe Communiste républicain et citoyen.

Ce rejet est inacceptable !

Ces dernières années, les difficultés rencontrées par les Français se sont fortement accrues : chômage, précarité, accès au logement, à la santé, inquiétudes sur l’environnement... Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement…

Parmi eux, beaucoup sont frappés de procédures criminalisant leurs actions revendicatives. Or, les travailleurs en lutte, les citoyens qui défendent l’école, leur outil de travail, leur hôpital, le droit à l’emploi et à la retraite, ne sont pas, n’ont jamais été des délinquants ou des criminels !

Le 27 février, en votant cette proposition de loi « d’amnistie sociale », la gauche sénatoriale avec le soutien du gouvernement, peut rétablir ces travailleurs injustement poursuivis dans leurs droits.

Cela constituerait enfin un premier signe positif en leur direction.


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:15

Pétition et mobilisation contre l’accord MEDEF-CFDT

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l'accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

 

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu'aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s'en emparer et à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

 

Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement ! 

 

Le collectif unitaire à l'origine de l'appel contre l'accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires. 


Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal ! 

 

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

 

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...

 

Premiers signataires : Richard Abauzit (conseiller du salarié, ancien inspecteur du travail), Etienne Adam (ancien secrétaire général de la CFDT Basse-Normandie), Verveine Angeli (Attac), François Asensi (député de Seine-Saint-Denis, FASE), Eliane Assassi (PCF), Yohann Augé (syndicaliste, inspecteur du travail), Clémentine Autain (militante féministe et directrice de Regards), Ana Azaria (Femmes Egalité), Marinette Bache (Résistance Sociale), Etienne Balibar (philosophe), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Caroline Bardot (inspectrice du travail, conseillère régionale), Louis-Marie Barnier (syndicaliste et sociologue), Pierre Barron (sociologue, expert auprès des CHSCT), Philippe Batifoulier (économiste), Francine Bavay (conseillère régionale, EELV), Stephan Beltran (élu municipal), Nicolas Béniès (économiste), Fatima-Ezzah Benomar (Les efFRONTé-e-s), Mathieu Béraud (économiste), Olivier Besancenot (NPA), Eric Beynel (Union syndicale Solidaires), Jacques Bidet (philosophe), Annie Bidet Mordrel (philosophe), Alain Bihr (sociologue), Martine Billard (PG), Catherine Bloch-London (militante féministe), Frédéric Boccara (économiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Paul Bouffartigue (sociologue), Alima Boumediene Thiery (juriste), Vincent Bourdeau (philosophe), Marc Bousseyrol (économiste), Jacques Boutault (maire du 2ème arrondissement de Paris), Isabelle Bruno (politiste), Mireille Bruyère (Les économistes atterrés), Fabrice Canet (syndicaliste, CGT-Pôle emploi), Dominique Cabréra (cinéaste), Rémy Caveng (sociologue), Christian Celdran (administrateur civil), Alexandre Chabriez (syndicaliste, inspecteur du travail), Gérard Chaouat (chercheur émérite CNRS, biologiste), Charb (dessinateur de presse), André Chassaigne (député, Front de Gauche), Michel Chauvière (sociologue), Christian Chevandier (historien), Florence Ciaravola (Les Alternatifs), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), Alice Colet (syndicaliste, inspectrice du travail), Pierre Concialdi (économiste), Philippe Corcuff (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste), Alain Coulombel (conseiller régional), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Pierre Cours-Salies (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Claude Danglot (médecin biologiste et ingénieur hydrologue), Fanny Darbus (sociologue), Noël Daucé (FSU), Guillaume Dautel (syndicaliste, inspecteur du travail), Claude Debons (syndicaliste), Christophe Delecourt (CGT Finances), Karima Delli (députée européenne, EELV), Sandra Demarcq (NPA), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France), Yves Dimicoli (économiste), Keith Dixon (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Bernard Defaix (Convergence de défense et développement des services publics), Paul Dirkx (sociologue), Jean-Michel Drevon (syndicaliste et militant associatif), Véronique Dubarry (maire-adjointe de Paris, EELV), Vincent Dubois (sociologue), Ian Dufour (inspecteur du travail), Philippe Enclos (juriste, Snesup-FSU), Guillaume Etiévant (PG), Jean-Claude Eyraud (FASE), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Gérard Filoche (inspecteur du travail retraité), David Flacher (économiste), Lison Fleury (syndicaliste, inspectrice du travail), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Sabine Fortino (sociologue), Jean-Pierre Fourré (République et Socialisme), Geneviève Fraisse (philosophe), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine, FASE), Anne Fretel (économiste), Bernard Friot (sociologue), Sandrine Garcia (sociologue), Antoine Garcia (CGT EFFIA Synergies), Laurent Garrouste (syndicaliste, inspecteur du travail), Jean-Philippe Gasparotto (syndicaliste, CGT), Bertrand Geay (sociologue), Jacques Généreux (économiste), Jean-Pierre Gilly (économiste), Charlotte Girard (juriste), Jérôme Gleizes (économiste), Lucas Gomez (Les efFRONTé-e-s), Julien Gonthier (Solidaires-Industrie), Caroline Guibet-Lafaye (philosophe), Ozgur Gun (économiste), Françoise Guyot (syndicaliste, inspectrice du travail), Janette Habel (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Clémence Helfter (Osez le féminisme !), François Horn (économiste), Michel Husson (économiste), Nordine Idir (secrétaire général du MJCF), Sabina Issehnane (Les économistes atterrés), Sophie Jallais (économiste), Florence Jany-Catrice (économiste), Patric Jean (cinéaste), Pierre Joanny (syndicaliste, inspecteur du travail), Samy Johsua (sciences de l'éducation), Nicolas Jounin (sociologue), Marianne Journiac (République et Socialisme), Razmig Keucheyan (sociologue), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Cécile Kovacshazy (littérature comparée), Bernard Lacroix (politiste), Stéphane Lagarde (syndicaliste, contrôleur du travail), Jean-Yves Lalanne (syndicaliste, PS), Véronique Lamy (PCOF), Dany Lang (économiste), Pierre Laurent (PCF), Stéphane Lavignotte (pasteur), Frédéric Lebaron (sociologue), Catherine Lebrun (Union syndicale Solidaires), Catherine Leclercq (sociologue), Philippe Légé (économiste), Patrick Le Hyaric (député européen, GUE), Patrick Le Moal (ancien inspecteur du travail), Jacques Lerichomme (conseiller régional PACA), Claire Le Strat (politiste), Danièle Linhart (sociologue), Alain Lipietz (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Michael Löwy (sociologue), Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires), Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie), Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste), Christiane Marty (Fondation Copernic), France-Line Mary-Portas (secrétaire générale de la CGT INSEE), Lilian Mathieu (sociologue), Jérôme Maucourant (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Mériaux (conseiller régional), Olivier Michel (professeur d'informatique), Didier Motchane (magistrat), Frédéric Neyrat (sociologue), Vladimir Nieddu (syndicaliste, SUD Santé-Sociaux), Martine Noël (Cadac), Danièle Obono (C&A), Anne Olivier (militante associative), Jérôme Oriol (syndicaliste, inspecteur du travail), Alain Oriot (éditeur), Fabienne Orsi (économiste), Sylvain Pattieu (historien), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Henri Pena Ruiz (philosophe), Etienne Pénissat (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Picquet (Gauche Unitaire), Christian Pierrel (PCOF), Louis Pinto (sociologue), Dominique Plihon (économiste), Claude Poliak (sociologue), Cécile Poncet (syndicaliste, inspectrice du travail), Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA), Paul Ramackers (inspecteur du travail), Christophe Ramaux (économiste), Jacques Rancière (philosophe), Frédéric Rauch (économiste), Luc Raucy (syndicaliste, inspecteur du travail), Ghyslaine Richard (membre de la direction nationale de la CGT), Jacques Rigaudiat (économiste), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes), Daniel Rome (Attac), Frédérique Rollet (FSU), Pierre Ruscassie (Démocratie et Socialisme, PS), Lydia Saouli (syndicaliste, inspectrice du travail), Laurence Sauvage (PG), Damien Sauze (économiste), Benoît Schneckenburg (philosophe), Patrick Silberstein (éditeur), Maud Simonet (sociologue), Evelyne Sire-Marin (juriste), Arnault Skornicki (politiste), Anthony Smith (syndicaliste, inspecteur du travail), Richard Sobel (économiste), Alexis Spire (sociologue), Marianne Staletti (réalisatrice, République et Socialisme), Henri Sterdyniak (économiste), Philippe Sultan (cadre de l'éducation nationale), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Lucie Tanguy (sociologue), Nora Tenenbaum (Cadac), Bernard Teper (Réseau Éducation Populaire), Pierre Terrier (inspecteur du travail), Annie Thébaud-Mony (sociologue), Bruno Tinel (économiste), Sylvie Tissot (sociologue), Marie Pierre Toubhans (Gauche Unitaire), Stéphanie Treillet (C&A), Marcel Trillat (cinéaste), Aurélie Trouvé (Attac), Jacques-Henri Vandaele (Mouvement national des chômeurs et précaires), Janine Vaux (Convergence de défense et développement des services publics), Jérôme Vidal (éditeur), Emmanuel Vire (syndicaliste, SNJ-CGT), Christophe Voilliot (politiste), Karel Yon (politiste).

 




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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:12
François Hollande en Grèce: cynisme social et écologique
En poussant la Grèce à acquérir des frégates françaises pour explorer des gisements d’énergie fossile en mer Égée, François Hollande fait d’une pierre deux coups : il confirme que l’austérité est sélective et torpille un peu plus la crédibilité de son discours sur la transition énergétique 
Lors de son voyage en Grèce ce mardi 19 février, les appels de François Hollande à la «solidarité » envers la Grèce et ses critiques de l'austérité n’ont pas fait illusion : le Conseil européen vient d'amputer de 30% les aides structurelles à la Grèce dans le prochain budget européen et la France soutient fermement le mémorandum imposé au peuple grec par la Troïka (BCE, Commission, FMI).
Non, si François Hollande était présent en Grèce, c’était pour faire des affaires. « La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes ».  
Car en Grèce tout est à vendre: les services publics et tous les biens communs à disposition - eau, énergie, œuvres culturelles, îles, fonds marins … Mais pendant ce temps le budget militaire continue à enfler avec l’augmentation des contributions à l’OTAN (+ 50% en 2012) et des dépenses courantes (+ 18% en 2012), pour atteindre un record mondial après les USA, 3% du PIB. C’est une des raisons pour lesquelles nous demandons, en Grèce et ailleurs, un audit des dettes.
François Hollande a aussi relancé la vente de deux frégates françaises pour rechercher du pétrole et du gaz dans la mer Égée. Loin des plages françaises pour lesquelles le gouvernement précédent avait dû reculer suite à une forte mobilisation. 
Alors que la conférence énergétique et le débat public annoncés s’enfoncent chaque jour un peu plus dans l'insignifiance, cette visite en Grèce confirme le cynisme qui imprègne les orientations du gouvernement français aussi dans ce domaine.
L’austérité pour la Grèce (et la France), l’expérimentation des gaz de schistes pour l'Algérie, le pétrole pour la mer Égée, la sécurisation militaire de l’uranium pour l'Afrique, les ventes d’EPR et d’avions Rafale pour l'Inde : le changement, c’est pour quand ? La grève générale ce mercredi en Grèce, et les mouvements sociaux qui montent en Europe et se retrouveront à Athènes pour un Altersommet les 8 et 9 juin, sauront remettre les pendules à l'heure.
Attac France,
Paris, le 19 février 2013
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:10

 

Retraités (es) avec l’UFRT CGT faites-vous entendre !

 

La régression du pouvoir d’achat, l’actuel accès aux soins et le non prise en charge du financement de l’aide à la perte d’autonomie, ne permettent pas aux retraité(e)s de vivre dignement.

 

Pour cela, nous revendiquons :

 

Pouvoir d’achat :

Le retour de l’indexation des pensions sur le salaire moyen; la revalorisation des–dites pensions au 1er janvier dont le minimum, pour une carrière complète, ne doit pas être inférieur au Smic que la CGT revendique à 1.700 € ;

Un rattrapage de la perte cumulée du pouvoir d’achat, suite aux réformes de 1993, 2003 et 2010, par une augmentation immédiate de 300€ pour tous; le relèvement de la pension de réversion à 75% de la pension initiale; le rétablissement de la ½ part fiscale supprimée aux veuves, veufs, divorcés, et la suppression du gel du barème des impôts.

 

Accès aux soins :

Une protection sociale de haut niveau (dont un remboursement décent en dentaire, optique et auditif) dans le champ de la Sécurité sociale, solidaire et intergénérationnelle; La suppression des franchises médicales, du forfait hospitalier, des dépassements d’honoraires, des déremboursements et du transfert vers les complémentaires santé ;

Une meilleure répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire, pour une politique de santé publique et de prévention tout au long de la vie.

 

Aide à l’autonomie :

Le retrait de la taxe de 0,30% sur les pensions; la construction d’un droit universel de compensation à la perte d’autonomie pour tous les âges; l’intégration de ce nouveau droit dans la branche maladie de la Sécurité sociale ;

Un grand service public de l’aide à l’autonomie des personnes à domicile ou en établissement avec du personnel à temps plein, formé, qualifié et correctement rémunéré; un reste à charge pour les résidents, compatible avec le niveau des retraites et des pensions.

 

Lien avec la version imprimable de la pétition sur le site web de l'UFRT CGT:   http://www.transports.cgt.fr/spip.php?article1088

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:36

Le PCF Morlaix appelle à se joindre aux actions de protestation et de lutte et au rassemblement prévus par les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires à Morlaix le mardi 5 mars à 11h pour exiger d'autres solutions à la progression du chômage et de la crise que l'austérité et la casse du droit du travail. C'est maintenant la responsabilité personnelle des parlementaires qui est engagée pour ne pas retranscrire cet accord de régression sociale dans la loi, comme le voudrait le gouvernement.

 

Voici la déclaration des Unions Départementales syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires:

 

Les Unions Départementales Syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires réunies le 11 février 2013 réaffirment leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l'accord interprofessionnel sur l'emploi du 11 janvier 2013.

Cet accord refusé par 2 des 3 grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.

La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d'austérité et de rigueur préjudiciables à l'emploi en qualité et en quantité.

Le gouvernement annonçant son intention de retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux, la CGT, FO, la FSU, Solidaires décident d'appeler les salariés à se mobiliser, à arrêter le travail et à exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des députés et des sénateurs.

Les UD appellent leurs organisations territoriales et professionnelles à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible, d'organiser des arrêts de travail partout où cela est possible et de participer massivement aux quatre rassemblements organisés dans le département du Finistère.

 

* Brest: place de la liberté

* Morlaix: place de la mairie

* Quimper: place de la résistance

* Quimperlé: espace Coat Ker

 

Les quatre rassemblements auront lieu simultanément à 11h.

Le 5 mars 2013: "journée" où les salariés, les demandeurs d'emplois, les retraités doivent exprimer le refus de l'austérité et de la flexibilité, l'exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l'emploi, l'augmentation des salaires et des pensions.  

 

 

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