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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:43
Massacres à Gaza, spoliation et oppression des Palestiniens: lettre ouverte de Piero Rainero, élu communiste à Quimper, au président Macron

M.Piero RAINERO

Conseiller municipal de Quimper.

 

À Monsieur le Président de la République.

Sous couvert de Monsieur le Préfet du Finistère.

Quimper le 15 mai 2018

Monsieur le Président de la République,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation dramatique du peuple palestinien et particulièrement des habitants de Gaza victimes d'une agression criminelle de la part des forces d'occupation israéliennes qui encerclent leur territoire.

Les Palestiniens commémorent depuis plusieurs semaines la Nakba, période durant laquelle (1947-1949) près de 800 000 d'entre eux furent chassés de leurs maisons, de leurs villages, par la force et la terreur, contraints à l'exil, et à vivre depuis la dure condition de réfugiés reclus dans des camps.

À leur volonté exprimée pacifiquement et massivement de vivre dans la dignité et de voir respectés leurs droits fondamentaux reconnus par l'ONU et toutes les instances internationales, le gouvernement israélien répond par des tirs à balles réelles contre des civils désarmés, opérant un véritable massacre : depuis le 30 mars ce sont 114 personnes qui ont été tuées, parmi lesquelles des enfants (y compris des bébés), des femmes, des vieillards, et plus de 6 000 blessées, plusieurs centaines très gravement.

Il n'est pas possible de tolérer un tel carnage à nos portes, aux portes de l'Europe.

Il faut y mettre fin de toute urgence, les autorités israéliennes doivent entendre la volonté des citoyens, des ONG, des institutions.

L'émotion, la désapprobation et la colère des défenseurs des droits de l'Homme s'expriment en France et partout dans le monde, y compris en Israël où des manifestations se déroulent dans plusieurs villes.

Reporters sans frontières saisit la Cours Pénale Internationale pour « crimes de guerre ».

Plusieurs gouvernements européens ont pris eux aussi des mesures : l'Irlande renvoie l'ambassadeur d'Israël, le Royaume-Uni et l'Allemagne demandent une commission d'enquête indépendante.

Vous êtes Monsieur le Président de la République, dépositaire par votre fonction de l'autorité de la France dans le monde.

Je vous demande par conséquent :

1 – d'intervenir fermement auprès du gouvernement de Tel-Aviv afin qu'il mette fin sans délais au massacre de manifestants pacifiques par ses forces militaires.

2 – d'agir au sein de l'ONU afin que soient prises des dispositions pour mettre le peuple palestinien sous protection internationale, à Gaza, en Cisjoranie, y compris à Jérusalem-Est.

3 – de lancer une opération humanitaire pour porter secours aux blessés palestiniens en envoyant dans le port de Gaza un navire-hôpital, des personnels et des équipements médicaux.

4 – de saisir la Cours Pénale Internationale pour enquêter sur les crimes de guerre commis contre la population de Gaza afin que les responsables de ces actes en rendent compte.

5 – d'agir pour la levée immédiate du blocus de Gaza qui affame le peuple gazoui et le prive de ses droits élémentaires.

En vous remerciant, Monsieur le Président de la République, de l'attention que vous porterez à cette demande pressante, et dans l'attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir agréer l'expression de ma considération distinguée.

 

Piero RAINERO

Conseiller municipal de Quimper.

 

24 octobre 2017: rassemblement à Quimper pour la libération de Salah Hamouri. Prise de parole de Piero Rainero

24 octobre 2017: rassemblement à Quimper pour la libération de Salah Hamouri. Prise de parole de Piero Rainero

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 05:23
La création du Grand Morlaix a été évoquée hier soir, lors du conseil municipal.

La création du Grand Morlaix a été évoquée hier soir, lors du conseil municipal.

Grand Morlaix. La ville invite ses voisines à la fusion

Le Télégramme, Ronan Tanguy - 16 mai 2018 
 

Et si c’était la bonne ? Maintes fois évoquée par le passé, la création du Grand Morlaix est peut-être enfin sur les rails. Ce mardi 15 mai, la municipalité de la Cité du viaduc a décidé d’initier la réflexion sur la constitution d’une commune nouvelle. En appelant ses voisines à la rejoindre pour fusionner.

« Si nous reprenions posément les discussions sur la fusion de communes ? », avait proposé le maire de Morlaix, Agnès Le Brun, le 6 janvier 2016, en présentant ses vœux à la population. Si l’intention était bien là, rien n’avait vraiment bougé depuis deux ans. Mis à part tout de même la volonté du nouveau président de Morlaix communauté, Thierry Piriou, de voir aboutir ce serpent de mer. Et l’approbation de certains maires, comme celui de Plouezoc’h, Yves Moisan, par ailleurs premier vice-président de l’agglomération.

Ce mardi soir, à 22 h 15, au terme d’un conseil municipal interminable de près quatre heures, la ville de Morlaix a franchi un pas qui pourrait être décisif en vue d’un rapprochement avec ses voisines. À travers une motion qu’elle a lue, Agnès Le Brun a souligné que les élus morlaisiens souhaitaient « engager un processus de réflexion avec leurs homologues des communes de Morlaix communauté pour envisager la création d’une commune nouvelle du Grand Morlaix ».

 

Cette fois, il y a du concret

 

« Tous ceux qui sont intéressés sont invités à se réunir à une date qu’il faudra fixer rapidement », a indiqué le maire de la Cité du viaduc, en précisant qu’il était « souhaitable qu’une étude soit menée avec des moyens communautaires afin d’orienter la décision des élus, qui disposeront alors d’outils d’analyse fiables et argumentés en matière financière, organisationnelle, juridique et politique ».

« Notre position sur le sujet n’a jamais varié », a prolongé Agnès Le Brun, en réponse à l’élu socialiste d’opposition Jean-Paul Vermot pour qui « cette déclaration d’amour est un peu tardive ».

 

C’est, en tout cas, la première fois que Morlaix tend véritablement et concrètement la main à ses voisines. « Je m’associe pleinement à cette motion, d’autant plus qu’elle élargit le périmètre et prend en compte toutes les communes », a souligné le même Jean-Paul Vermot, qui attend désormais des actes. Et se dit même qu’on pourrait aller au-delà, en se rapprochant des autres communautés de communes du territoire (celle de Landivisiau et du Haut-Léon).

 

 

Il n’est pas fait état dans cette motion d’une quelconque consultation de la population

 

« Je ne suis pas défavorable aux fusions, même si, pour moi, la France des 36 000 communes n’est pas obsolète. Ce qui me gêne dans ce texte, c’est qu’il n’est pas fait état d’une quelconque consultation de la population. C’est très inquiétant », a réagi, de son côté, le communiste Ismaël Dupont, qui s’est abstenu sur le vote de cette motion, tout comme une autre élue de l’opposition, Valérie Scattolin.

 

« Oui au mariage, non au rapt »

 

« Il y a deux scénarios possibles. Soit, les communes s’entendent et, dans ce cas, les conseils municipaux votent. Ou alors, c’est le préfet qui prend la main et la population est consultée », lui a répondu Agnès Le Brun, en accord avec Ismaël Dupont sur le fait que « ce n’est pas parce que c’est grand que ça coûte forcément moins cher ».

« Un mariage n’est réussi que s’il est consenti. S’il est forcé, il est raté. Alors, oui à un mariage précédé de fiançailles, mais non au rapt, au droit de cuissage et à la volonté d’absorption », a complété le maire. Comme un avertissement qui laisse à penser que, si la fusion n’a jamais semblé aussi proche, on en est encore très loin…


Le Télégramme, 16 mai 2018 

Attractivité : habitat et commerce de nouveau sur le tapis
 

Au cours d’un long débat sur les comptes administratifs, la question de l’attractivité du centre-ville est une nouvelle fois revenue sur le tapis. « Il faut être plus offensif sur l’habitat », a insisté Jean-Paul Vermot. « Si on veut que les gens rénovent en centre-ville, il faut des subventions », a estimé l’adjointe à l’habitat, Marlène Tilly, en rappelant que c’est une compétence de Morlaix communauté. Et en suggérant que les bailleurs sociaux du type Finistère Habitat (dont le président est… Jean-Paul Vermot) viennent en centre-ville.

« En 2016, il y a eu 264 acquisitions immobilières et, l’an passé, 338, dont 280 en centre-ville. Depuis le début de cette année, on en est à 143. En comparaison, il y en avait eu 213 en 2009. Au minimum, il y a là une lueur d’espoir », a souligné Agnès Le Brun, pour qui « on est dans une situation plus favorable qu’on a jamais été ».

 

« Pourquoi ne pas acquérir les locaux commerciaux ? »

 

« Et en matière de commerce, pourquoi la ville ne ferait pas l’acquisition de locaux vacants ? », a interrogé le chef de file de l’opposition. « Cela permettrait de faire baisser le montant des loyers, dont certains sont aujourd’hui très dissuasifs ».

« Les baux précaires, c’est beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense. Ça n’appelle pas forcément des commerçants qui ont dans l’idée de pérenniser leur affaire », a rétorqué le maire, bien conscient des loyers très chers. Et en précisant « réfléchir à une taxe sur les friches commerciales ».

 Le Télégramme, 16 mai 2018 

Lors du conseil municipal de nombreuses subventions ont été votées. Voici le détail.

(Le Télégramme, 16 mai 2018)

Vie associative (27 310 €, contre 23 010 € en 2017). Petit Tour de France, 1 200 €; Saint-Pol - Morlaix, 5 000 €; Internationaux de football du SCM, 2 500 €; Yacht-Club (Tresco), 3 000 €; Union cycliste, 400 € pour la Ronde du viaduc, 700 € pour la course de Ploujean ; Armor aéro-passion, 1 000 €; Redadeg, 400 €; Agrideiz, 10 000 €; Mémoire de la Déportation, 200 €; Scouts et guides de France, 200 €; Club des pêcheurs à la mouche, 100 €; Morlaix - Lanmeur élevage, 100 €; Morlaix - Würselen, 200 €; Morlaix - Truro, 500 €; SNSM de Primel, 250 €; Adrasec, 60 €; Resam (chèque culture), 1 500 €.

 

Enseignement (400 €, comme en 2017). Div Yezh, 400 €.

 

Enfance-jeunesse (9 000 €, comme en 2017). Morlaix animation jeunesse : 4 000 € pour le poste d’animateur et 5 000 € pour les loisirs à caractères familiaux.

 

Action sociale (18 440 €, contre 16 190 € en 2017).

 

Jardins familiaux, 500 €; anciens combattants Morlaix et Ploujean, 250 €; comité d’entente des associations patriotiques et amicale des marins anciens combattants, 150 € chacun ; Unions locales CGT et CFDT, 370 € chacune ; Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, 100 €; Fnaca, 200 €; Ligue des droits de l’Homme, 100 €; Maison du peuple (10 000 €, dont 5 000 € pour les travaux) ; Unafam, 150 €; Queffleuth et Bélizal, 50 €; Présence écoute, 100 €; Croix d’or, 100 €; Paralysés de France, 250 €; Adapei, 250 €; Secours catholique et Secours populaire, 1 500 € chacun ; Association pour le soutien aux adultes en difficulté, 800 €; Saint-Vincent-de-Paul, 450 €; Addeski, 800 €; Crésus, 300 €.

 

Culture (33 350 €, contre 29 100 € en 2017). Compagnie Au hasard des oiseaux, 250 €; Bagad, 1 500 €; Compagnie Mawguerite, 200 €; Korollerien, 1 500 €; Les Originales, 700 €; Ad Lib, 2 000 €.

Son ar mein, 1 000 € ; Tango Sumo, 3 500 €; Théâtre de la Corniche, 7 000 €; AADI, 1 500 €; La Baie des livres, 1 500 €; Le Patio, 9 000 €; KLT (fête de la Bretagne), 3 200 €; Dont’acte, 500 €.

 

photo Le Télégramme - le bâtiment du troisième lieu rue de Paris

photo Le Télégramme - le bâtiment du troisième lieu rue de Paris

Le Télégramme:  

 

Troisième lieu: des contours à affiner: 

 

Avant la motion sur le Grand Morlaix, le conseil municipal a longuement débattu sur de nombreux sujets.

Parmis ces sujets, il a été question du futur Troisième lieu, rue de Paris. Avec une opposition qui s’interroge sur « le flou qui entoure son utilisation » et une majorité qui veut « le laisser vivre progressivement ».

« Autant on voit bien l’intérêt d’avoir acquis cet immeuble dans une rue stratégique en difficulté. Autant le contenu du projet pour l’animer n’est pas très clair ». C’est le communiste Ismaël Dupont qui a dégainé le premier, mardi, lorsque la réhabilitation du bâtiment qui abritera le Troisième lieu, rue de Paris, a été abordée.

« Architecturalement, il y a un fort potentiel. Mais si on veut un lieu de rassemblement social et renforcer le potentiel culturel de la ville, il faut savoir ce qu’on veut y faire », a lancé un autre élu de la minorité, Jean-Pierre Cloarec.

 

« Il faudra être minimaliste »

 

« Je comprends en partie vos interrogations », leur a répondu Agnès Le Brun. « Mais on pense que ce site a des choses à nous apprendre. Si on va trop vite, on raterait notre rendez-vous avec ce lieu. On veut le laisser vivre progressivement et en affiner les contours. Comme tout endroit magique, il faudra être minimaliste », a résumé le maire, en assurant qu’il serait à dominante littéraire.

« Reste que pour la médiathèque, qui va donc conserver son rôle actuel, la problématique de l’accessibilité va demeurer », a regretté le socialiste Jean-Paul Vermot.

 

La dette va bien mieux

 

 

Lango pèse toujours

Pour le reste, il a surtout été question de chiffres. Avec l’examen du compte administratif 2017, notamment. Qui a révélé que la dette de la ville est désormais remboursable en cinq ans, contre dix ans en 2008. « C’est encourageant et réconfortant », a apprécié Agnès Le Brun.

Ce qui l’est moins, c’est le poids que continue de constituer le parc de Langolvas. « C’est le tonneau des Danaïdes. Je m’interroge sérieusement sur les capacités de la ville à gérer cet équipement », a commenté Jean-Pierre Cloarec. « On n’a pas de solution miracle. On fait tout pour qu’il y ait un maximum d’animations sur le site. Après, il faut que les tourneurs viennent », a noté l’adjoint aux finances, Alain Tigréat.

 

88 500 € aux associations

 

Les subventions aux associations (hors structures conventionnées) ont atteint, elles, 88 500 € (77 700 € en 2017). Avec les regrets de l’opposition concernant Morlaix - Réo, Morlaix - Wavel ou France Palestine qui n’ont rien. Mais aussi la gym, amputée de 500 € alors que les licenciés ont augmenté. « Oui, mais les kilomètres des déplacements comptent aussi », a précisé l’adjointe aux sports et aux associations, Charlotte Julie.

Quant aux cyclistes de l’UCPM et du CCM, contraints de quitter le pavillon du Pouliet, « je vais les recevoir », a indiqué le maire, inquiète par ailleurs de la « recentralisation et du jacobinisme qui s’empirent ». « Dans dix ans, on peut se demander si les maires des communes ne seront pas les préfets », a ironisé Agnès Le Brun. Même si la commune pèse 30 000 habitants ?

 

« In memoriam arts de la rue (1987-2017) »

 

La fin du conseil a donné lieu à trois questions orales de la minorité, dont une intitulée « In memoriam (à la mémoire) arts de la rue (1987-2017) » suite à la décision de la majorité de se passer des spectacles de rue l’été à Morlaix, après une aventure longue de 30 ans.

« Cette disparition brutale évoquée dans la presse sans discussion préalable en conseil municipal est motivée par des arguments improbables (météo, essoufflement, manque de convivialité…) », a déploré Hervé Gouédard, en interrogeant le maire sur la teneur des animations réservées pour l’été prochain.

« Le programme des quatre mercredis du Bel été sera artistique et éclectique, en lien avec le patrimoine, la culture, le végétal et la gastronomie, ainsi que la littérature et la création », lui a répondu Agnès Le Brun, pour qui « la formule estivale avait besoin d’un nouveau souffle ».

 

« Vous méritez la palme »

 

Autre sujet pointé par l’opposition : la diffusion, en février dernier, d’une annonce pour le recrutement d’un chargé de communication « pour accompagner le dirigeant élu dans sa mandature, anticipant la future période électorale ».

 

Cette offre d’emploi litigieuse avait suscité l’indignation de la minorité municipale, toujours pas convaincue qu’elle n’a pas été validée au préalable par le maire, qui avait affirmé qu’il s’agissait d’une erreur du cabinet de recrutement.

« C’est une polémique vaine et stérile. Vous méritez la palme dans l’art de faire beaucoup de bruit et d’agitation », a rétorqué Marlène Tilly, adjointe chargée de l’habitat, en précisant qu’« aucune candidature n’a été étudiée à partir de cette annonce » et qu’« aucun denier public n’a été dépensé pour faire campagne ».

 

Le manque d’information
encore une fois déploré

 

Dans une dernière question intitulée « Entre secret et désinvolture », l’opposition a également regretté de ne pas avoir été informée de la candidature de Morlaix au plan gouvernemental « Cœur de ville ». « Cette façon de faire n’est guère élégante. Il y a une désinvolture à notre égard », s’est plaint Jean-Pierre Cloarec. « Nous avons dû agir très vite. Il n’était pas question de tergiverser. Et lorsque nous avons convié à une réunion d’information le 19 mars, vous l’avez boycottée. C’est regrettable », a souligné Annie Piriou, adjointe au rayonnement de la ville.

 Le Télégramme 17 mai 2018 - Ronan Tanguy

1er article de Compte rendu du Conseil Municipal de Morlaix du 15 mai - Ouest-France, Jennifer Pinel - 16 mai 2018

1er article de Compte rendu du Conseil Municipal de Morlaix du 15 mai - Ouest-France, Jennifer Pinel - 16 mai 2018

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 08:12
Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité - Marée populaire le samedi 26 mai - Initiative unitaire soutenue par le PCF

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

 

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions socialessans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

 

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

 

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

 

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. 


 

 Signataires :

 Alternative et autogestion
 Alternative Libertaire
 APEIS
 ATTAC
 Climat social
 Collectif des Associations Citoyennes
 Collectif National pour les Droits des Femmes
 Collectif La Fête à Macron
 Confédération Générale du Travail
 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
 Convergence nationale de défense des services publics
 DIDF
 DIEM25
 Droit au Logement
 Ecologie sociale
 Europe Ecologie Les Verts
 Les Effronté.e.s
 Ensemble !
 Femmes Egalité
 Fondation Copernic
 France Insoumise
 Gauche Démocratique et Sociale
 Génération.s
 MJCF
 Mouvement Ecolo
 Mouvement National des Chômeurs et Précaires
 Nouvelle Donne
 Nouveau Parti Anticapitaliste
 Parti Communiste Français
 Parti de Gauche
 Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
 PCOF
 PCRF
 République et Socialisme
 Résistance Sociale
 Snesup-FSU
 Solidaires
 Syndicat des Avocats de France
 Syndicat de la Magistrature
 UEC
 UNEF
 Union Nationale Lycéenne

Déclaration du PCF - 14 mai 2018


Le PCF s'engage pour réussir, le 26 mai, partout en France, face à Macron,
une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

 

Le premier anniversaire de la cordée conduite par Emmanuel Macron, son gouvernement et la majorité parlementaire est marqué par des fronts de contestation, des mobilisations et des luttes multiples. Les masques du «et en même temps» et d’une communication à l’américaine tombent les uns après les autres. Aujourd'hui, selon un récent sondage, 86 % de la population dit ne pas avoir bénéficié de la politique engagée par le nouveau pouvoir. Seuls les plus fortunés, les actionnaires, les grands patrons peuvent dire « Merci Macron ».

 

Emmanuel Macron a fait le choix de l’autoritarisme, du passage en force et du mépris de classe. Son objectif est d’imposer une restructuration complète de notre société en s’attaquant prioritairement à l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Cette stratégie s'accompagne d’une dérive atlantiste et militariste lourde de dangers.

 

La politique Macron est contestée par des mobilisations et des luttes nombreuses dans le pays, par des actions syndicales, associatives, citoyennes et politiques qui, malgré le matraquage des médias dominants, font entendre l'exigence d'autres choix politiques.

 

A la SNCF, alors que le gouvernement comptait sur l’isolement des cheminots et la division des syndicats, la bataille ferroviaire engagée par l’intersyndicale a changé la donne. Le débat, que ne voulait absolument pas Emmanuel Macron et son premier ministre, porte aujourd’hui sur une question : quelle ambition pour le ferroviaire public ? Face aux arguments qui lui sont opposés et aux contre-propositions inscrites dans la plate-forme des syndicats pour un véritable développement du rail, le gouvernement est en grande difficulté. Le PCF renouvelle son soutien aux grèves en cours et à l'organisation du « Vot’action » qui permettra aux 150 000 cheminots de s’exprimer. Au-delà, le PCF propose une votation citoyenne permettant à chacun de dire son approbation ou son opposition à cette réforme. Les militant·e·s communistes vont poursuivre et amplifier le travail d’explication, de décryptage des enjeux, et de propositions partout dans le pays. La bataille du rail qui s'engage au Sénat va être importante. Notre groupe y portera notamment l'exigence de solutions prenant en charge la dette de la SNCF et d'une garantie de propriété publique de la SNCF passant par l'incessibilité des titres détenus par l’État.

 

A Air France, en réponse au chantage et aux intimidations de la direction de la compagnie,  les organisations syndicales, là aussi dans un cadre unitaire, ont obtenu une magnifique victoire, qui conforte l’ensemble du mouvement syndical et social. Plus de 80 % des salariés se sont exprimés avec une très nette majorité n’acceptant pas les propositions du PDG d’Air France. Il revient maintenant à l’État, qui est l’actionnaire principal, de prendre en main l’avenir de la compagnie en commençant par donner satisfaction aux revendications salariales de celles et ceux qui sont la richesse de cette compagnie.

 

A Carrefour, et dans de nombreuses entreprises privées, des mobilisations se font jour pour l'emploi, les conditions de travail et l'augmentation des salaires.

 

Dans les universités, le gouvernement s’emploie à marginaliser le mouvement de contestation de ParcourSup  et de la loi ORE et à briser les mobilisations des syndicats en cours, y compris par l’intervention des forces de l’ordre lors des assemblées générales ou pour assurer la tenue d’examens dans des conditions inacceptables. Une pression de plus en plus forte s’exercent sur les enseignants, menacés de sanctions disciplinaires. Alors que 65 000 étudiants supplémentaires sont attendus lors de la prochaine rentrée universitaire, ce qui est une très bonne chose, le dispositif actuel va de nouveau conduire à une situation ingérable et à une sélection renforcée. Le PCF appelle donc à poursuivre et à amplifier la mobilisation. Les sections du PCF s'ouvrent pour organiser des révisions du Bac et préparer, avec les bacheliers sans affectation, la prochaine rentrée scolaire.

Dans les Hôpitaux, le tour de France engagé par les parlementaires communistes établit, à chaque étape, le même constat. L'hôpital public ne tient qu’à un fil, celui du dévouement des personnels. Les équipes sont épuisées. C’est tout un système qui dysfonctionne avec des soignants totalement débordés et à bout. Une récente note interne aux services du ministère de la santé, annonce, contrairement aux déclarations publiques de la ministre, qu’il existe bel et bien un nouveau plan d’économie de 1,2 milliards d’euros à prélever sur la masse salariale entre 2018/2022, soit l’équivalent de 30 000 postes sur 5 ans. L'hôpital public ne s’en relèverait pas. Le PCF appelle à démultiplier les initiatives pour la défense de nos hôpitaux et pour un système de santé répondant aux besoins humains. La rencontre nationale de bilan du Tour de France organisée par les parlementaires communistes le 5 juillet sera une étape nationale importante.

 

Dans l'Energie, l'annonce de la privatisation des barrages hydrauliques a été une onde de choc qui a donné corps à un vaste mouvement unitaire pour sauvegarder ce bien public. Les chaînes humaines que nous avons initiées font des émules.

 

Suite à la remise en cause du statut de l'Office national des Forêts, nous serons le 17 mai prochain dans les manifestations unitaires pour préserver nos forêts et la filière bois.

 

Dans un tel contexte, la journée de mobilisation dans la fonction publique, le 22 mai prochain, à l’appel de l’ensemble des fédérations, est un rendez-vous de très grande importance. La réussite de cette journée permettra de faire entendre les exigences et les propositions sur une question essentielle dans la confrontation politique et idéologique qui nous oppose à Emmanuel Macron. Dire la nécessité du développement et de l’élargissement des services publics, des biens communs, c’est dire le choix de société qui est le notre, celui d’une égalité réelle.

 

Concernant les quartiers populaires, le président de la République a commandé un rapport, en novembre dernier, à Jean-Louis Borloo. Ce dernier, après un travail collectif, en lien direct avec les élus et les associations, vient de lancer un cri d’alarme. Le diagnostic est clair et s’impose à tous, à commencer par Emmanuel Macron, nous devons ramener la République dans les quartiers populaires. La généralisation des expérimentations locales qui ont réussi est la piste à suivre. Les moyens financiers, moitié moins que le coût du CICE, doivent être mobilisés. Les élus locaux et les associations doivent être au cœur du dispositif de mise en œuvre et de suivi des actions qui seront engagées. Emmanuel Macron donnera ses arbitrages le 22 mai. Il s’agira d’un moment de vérité. Le PCF appelle à la mobilisation pour une pression maximum sur le gouvernement. Le 9 juin, la Marche sur l’Élysée des Hauts-de-France permettra de faire entendre les oubliés de la République mobilisés pour la dignité et contre l'austérité.

 

Face à ces fronts de mobilisation, la stratégie à l’Élysée, à Matignon et dans les ministère est de miser sur des oppositions sectorielles, qui ne convergent pas en les réprimant.

 

Le PCF appuie le processus de travail unitaire qui a conduit à la proposition d’une journée de mobilisation le samedi 26 mai avec toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques qui veulent ensemble réussir un beau rendez-vous citoyen. Dans le respect des champs d’interventions respectifs, sans qu’aucune composante à cette construction unitaire inédite ne cherche à s’imposer, à dominer, nous appelons nos organisations et nos adhérents à œuvrer à la réussite de cette journée « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » à diffuser très largement l’appel unitaire, à créer les conditions, partout dans le pays, d’une journée qui rassemble le plus fortement possible pour des alternatives à la désastreuse politique d’Emmanuel Macron et du gouvernement. Les organisations du Parti, ses adhérent·e·s, ses élu·e·s, en fonction des réalités locales, sont invité·e·s à co-organiser dans leurs villes et leurs villages soit le vendredi 25 au soir, soit le samedi 26 au matin, les rassemblements unitaires pour permettre une convergences vers les manifestations départementales ou régionales décidées.

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:49
Morlaix- vers 1912-1914 -  vue sur le Viaduc, la rue d'Aiguillon et la rue Ange de Guernisac depuis la place de Viarmes

Morlaix- vers 1912-1914 -  vue sur le Viaduc, la rue d'Aiguillon et la rue Ange de Guernisac depuis la place de Viarmes

Morlaix- vers 1912-1914 - 
vue sur le Viaduc, la rue d'Aiguillon et la rue Ange de Guernisac depuis la place de Viarmes

Carte postale "correspondance militaire" d'un appelé, Alfred Metton, écrite le 1er septembre 1914 à sa femme.

Le 2 novembre, sans nouvelle d'elle, il écrira à sa Mimi de la caserne de Pontanezen, avec des commentaires amusants de Parisien sur les Bretons: "Il y a là un bataillon du 88 ème, des lourdauds bretons qui vivent dans un décor d'admirable beauté, de nature grandiose, et qui, au lieu d'aller s'asseoir devant cette mer superbe pendant leurs heures de liberté, hurlent dans les cafés, ou regardent passer les trains à la gare. Pendant ce temps, nous autres Parisiens, avides de grand air et de bel espace, nous sommes claquemurés à Pontanezen, où il n'y a rien, mais rien d'intéressant. Décidément, les choses sont mal partagées! ".

Verso de la carte postale de Morlaix 1912 Vue sur le Viaduc depuis la place de Viarmes

Verso de la carte postale de Morlaix 1912 Vue sur le Viaduc depuis la place de Viarmes

Morlaix -Vue générale prise du Créou - carte postale non postée - Neurien Frères, imprimerie Crété - Paris Corbeil,  Vers année 1912 Une précieuse trouvaille acquise dans un vide-grenier en Aveyron!

Morlaix -Vue générale prise du Créou - carte postale non postée - Neurien Frères, imprimerie Crété - Paris Corbeil, Vers année 1912 Une précieuse trouvaille acquise dans un vide-grenier en Aveyron!

L'église Saint-Mélaine au début du XXe siècle sur la place Thiers, aujourd'hui place des Otages (carte postale Gaby)

L'église Saint-Mélaine au début du XXe siècle sur la place Thiers, aujourd'hui place des Otages (carte postale Gaby)

Verso de la carte de l'église Saint-Mélaine à Morlaix: Andrée écrit à sa Maréchal des logis, manifestement passionnée par le patrimoine religieux: "Moche, pas un uniforme; Baisers..."

Verso de la carte de l'église Saint-Mélaine à Morlaix: Andrée écrit à sa Maréchal des logis, manifestement passionnée par le patrimoine religieux: "Moche, pas un uniforme; Baisers..."

carte postale de Carantec envoyée en septembre 1912: l'île Louet et le Château du Taureau à marée basse

carte postale de Carantec envoyée en septembre 1912: l'île Louet et le Château du Taureau à marée basse

carte postale de Carantec envoyée en septembre 1912: la Grève blanche prise de la Chaise du Curé.

carte postale de Carantec envoyée en septembre 1912: la Grève blanche prise de la Chaise du Curé.

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:42
Finances Publiques: une semaine de mobilisation en Finistère. « Non au tout numérique oui aux agents aux guichets » (Pierre Chapin, Le Télégramme Finistère, 15 mai 2018)

C'est une "semaine noire" qui s'ouvre aujourd'hui pour les Finances publiques dans le Finistère. A l'appel de l'intersyndicale FO, Solidaires, CGT, CFDT, la semaine qui s'ouvre sera en effet ponctuée d'actions unitaires menées dans les différentes antennes de la DGFIP du département, pour demander la fin des suppressions d'emplois et réorganisations des services. La coup d'envoi de cette série d'actions était donné ce lundi matin à Brest.
 

 

Face aux menaces de restructuration, c'est une « semaine noire » que promet l'intersyndicale de la direction des Finances publiques, dans le département. Le coup d'envoi en était donné lundi matin, au centre de la rue Duquesne.

Le tout dématérialisé n'est manifestement pas encore d'actualité, en ce qui concerne les impôts. Lundi, à 8 h 30, des dizaines de contribuables attendaient en effet l'ouverture des portes du centre des Finances publiques, rue Duquesne. À quelques jours de la date butoir pour déclarer, sur papier, ses revenus 2017, le flux de visiteurs ne s'est guère tari de la journée. Un constat en forme de preuve par l'exemple, pour l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires et CFDT, qui combat depuis des semaines les réductions d'emploi et restructurations que subit la direction générale des Finances publiques. « On représente seulement 5 % de la fonction publique d'État, et pourtant, ces seize dernières années, on a perdu 38.000 postes, soit plus de 95 % des suppressions d'emplois de cette même fonction publique, au motif que l'État veut du tout Internet. Mais il faut des agents au service du public ! ». Un message qu'une partie des agents, en grève à Brest ce lundi, ont décidé de porter directement aux usagers, comme ce sera également fait à Châteaulin, Quimper ou Morlaix cette semaine. Le Finistère, après avoir perdu 350 agents ces dix dernières années, pourrait en effet voir 250 postes supprimés à l'horizon 2022.

 

Nouvelles fermetures redoutées en 2019

 

Dans ce décor, le site brestois n'est pas le plus mal loti, loin de là. Fort de quelque 150 agents, c'est même le deuxième plus important de Bretagne en nombre de visiteurs, estimés entre 800 à 1.000, quotidiennement, en cette dernière ligne droite des déclarations de revenus. « Et pourtant, le centre est fermé deux demi-journées chaque semaine, et des fiscalistes se transforment en assistants utilisateurs, car il manque du personnel pour accueillir correctement le public », décrit Éric Guerry (FO). Mais les inquiétudes des agents ne se limitent pas à ce seul pôle. « Le centre de Guipavas a fermé le 1e r janvier. On évoque les fermetures des trésoreries de Daoulas, Rosporden et Lannilis en 2019, celle de Lanmeur dans deux ans. Ce sont les populations rurales et les plus fragiles qui vont encore trinquer », anticipe Stéphane Douet (Solidaires). Selon l'intersyndicale, le prélèvement à la source ne réglera rien à ces difficultés, « car il y aura toujours une déclaration à faire ». Les syndicats réclament donc la fin des suppressions d'emplois et des fermetures de trésorerie, pour le maintien de « moyens nécessaires à un vrai service public de proximité ».


© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/impots-non-au-tout-numerique-oui-aux-agents-aux-guichets-15-05-2018-11959013.php#ZpYECu8e9aC2bI45.99

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:34
Par la rue de Paris, les manifestants ont rejoint le centre-ville et la place des Otages puis la place Allende.

Par la rue de Paris, les manifestants ont rejoint le centre-ville et la place des Otages puis la place Allende.

Article Le Télégramme - 16 mai - sur le rassemblement d'hier soir au monument aux morts et le défilé qui ont réuni 75 personnes à Morlaix pour dire stop au massacre à Gaza. 

 

Les militants de l’AFPS, Association France Palestine Solidarité, du pays de Morlaix ont alerté leurs réseaux afin de manifester, hier, dans les rues de Morlaix à partir de 18 h. Ce rassemblement, place de la Résistance, tout un symbole, était initialement prévu en ce 15 mai, date de la Nakba, la catastrophe en arabe, qui symbolise le début de l’exode palestinien consécutif à la création de l’État d’Israël.

Mais l’actualité tragique des dernières heures à Gaza a donné un goût encore amer aux slogans des manifestants. « Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité, que l’on assassine », ont scandé les 75 manifestants en défilant en cortège vers le centre-ville. Après une courte pause pour déployer la corde « encore un autre symbole » qui liait les manifestants et portait les noms des 50 premières victimes des carnages de Gaza, le groupe s’est dirigé vers la rue du Mur et la place Allende. 

C’est là que François Rippe, au nom de l’AFPS, a rappelé l’urgence de la situation actuelle, et a aussi dénoncé le silence assourdissant de la communauté internationale, avant de réaffirmer sa solidarité avec le peuple palestinien en lutte pour son territoire et sa survie.

D’autres actions de soutien au peuple palestinien sont à venir.

Le Télégramme, 16 mai, Gilles Troël

 

Et photos de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. De nombreux militants communistes étaient présents, en même temps que des militants de l'AFPS, de Morlaix-Wavel, de la LDH, de l'ACAT, de France Insoumise, de Générations, d'Amnesty International, etc. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

photo de Pierre-Yvon Boisnard sur le rassemblement du 15 mai pour Gaza, square de la Résistance. 

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:21
Refus de revaloriser les retraites agricoles: le gouvernement cultive le mensonge pour justifier son coup de force (André Chassaigne
"Refus de revaloriser les retraites agricoles : le gouvernement cultive le mensonge pour justifier son coup de force"

mardi 15 mai 2018  - Réaction d’André Chassaigne sur le nouveau recours au vote bloqué (article 44-3) que s’apprête à utiliser le 16 mai le Gouvernement au Sénat pour s’opposer à la revalorisation des retraites agricoles :

"Pour justifier son refus doctrinaire de toute revalorisation des pensions les plus basses dans l’attente de cette nouvelle réforme des retraites, le Gouvernement se prête à un odieux mensonge : l’absence des recettes nécessaires ne permettrait pas de voter ce texte. En réalité, la proposition de loi soumise au vote prévoit d’ores et déjà ces nouvelles recettes par une infime augmentation de la taxe sur les transactions financières. Rien n’empêche donc de l’adopter !" dénonce le député du Put-de-Dôme dans un communiqué.

"Alors que la France vient de se voir une nouvelle fois reconnaître le titre de
« championne de monde du reversement des dividendes aux actionnaires » par l’ONG Oxfam, et que les « premiers de cordée français sont les champions toute catégorie de la spéculation financière », il ne serait donc pas possible de prélever le minimum indispensable à la vie digne de nos retraités de l’agriculture.""

"Comment ne pas y voir une nouvelle marque de mépris envers les plus modestes,
femmes et hommes de nos campagnes, victimes d’une telle injustice à l’issue d’une vie de labeur ? Après avoir signé par milliers les pétitions précisant que cette revalorisation ne peut plus attendre, nos paysans retraités n’accepteront pas qu’un Gouvernement, pris en plein flagrant délit de mensonge, réitère le 16 mai le « coup de 44-3 » pour museler la représentation nationale !"

"S’il devait se confirmer mercredi, ce déni de démocratie, habillé de mensonge
politique, serait une énième injustice sociale portée par un Gouvernement décidément au seul service des plus fortunés"
 a conclu A. Chassaigne.

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:17
La France doit s’opposer à la politique criminelle et répressive du gouvernement israélien (Sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste)
La France doit s’opposer à la politique criminelle et répressive du gouvernement israélien

mardi 15 mai 2018

Dans un communiqué publié hier, les sénateurs du groupe CRCE demandent que la France condamne fermement les infractions répétées du gouvernement de droite-extrême israélien au droit international en matière d’occupation des territoires palestiniens, d’atteintes aux droits humains des Palestiniens et d’utilisation de la force armée sans retenue contre des populations civiles.

Le communiqué :

Ce 14 mai, alors qu’est inaugurée l’ambassade des États-Unis à Jérusalem comme l’avait annoncé Donald Trump le 6 décembre, au moins 41 Palestiniens ont été abattus dans la Bande de Gaza à l’heure où ces lignes sont écrites. En effet, alors que des milliers de Palestiniens s’étaient réunis à la frontière israélienne pour protester contre cette décision de Washington, les soldats israéliens ont répondu à quelques jets de pierres et feux de pneus par des tirs de snipers et d’artillerie.

Comme cela était prévisible, la décision des États-Unis a encore aggravé les tensions entre le pouvoir israélien et les Palestiniens réprimés toujours plus durement par le gouvernement israélien. Il s’agit d’une nouvelle escalade après la répression des manifestations organisées dans le cadre de la « Marche du retour » ayant fait une trentaine de morts et plusieurs milliers de blessés.
Cette situation de violence et d’oppression permanentes ne peut que générer toujours plus de violence, éloignant dans le même temps toute perspective de paix.

Et une nouvelle fois, outre l’attitude d’un État enfreignant le droit international depuis plusieurs décennies, c’est le silence assourdissant de la France et de la communauté internationale en général qui prédomine.

Il est grand temps que la France retrouve sa voix et condamne fermement les infractions répétées du gouvernement de droite-extrême israélien au droit international en matière d’occupation des territoires palestiniens, d’atteintes aux droits humains des Palestiniens et d’utilisation de la force armée sans retenue contre des populations civiles. Les sénatrices et sénateurs communistes condamnent une nouvelle fois la décision de Donald Trump de donner son plein accord à la politique belliqueuse de Benyamin Netanyahou ainsi que le silence et le laisser-faire de la France, de la communauté internationale et de l’Europe qui elle, continue de renvoyer dos à dos les deux parties sur les attaques contre des civils par l’armée israélienne.Ils rappellent par ailleurs leur engagement total pour la résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, dans le respect des deux peuples et de leurs territoires. Pour ce faire, ils demandent au gouvernement de la France de reconnaître enfin un État palestinien. La violence d’aujourd’hui indique que l’heure est venue pour notre pays de prendre ses responsabilités.

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 05:49
Halte au massacre à Gaza: rassemblement devant le monument au mort ce mercredi 16 mai à Brest, dans le haut de la rue de Siam, à 18h
 PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
 
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 
@ : pcf_brest@yahoo.fr
 
 
 
A la veille du 15 mai, jour de la commémoration de la Nakba et alors que plus de 35 000 palestinien-ne-s manifestent en différents points de Gaza dans le cadre des Marches pour le droit au retour et contre l’implantation de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’armée israélienne est en train de commettre un nouveau massacre.
 
A cette heure et pour ce seul 14 mai, il faut compter  55 morts et 1300 blessés qui s’ajoutent aux 53 palestiniens assassinés et aux 2 000 blessés par des tirs à balles réelles depuis le 30 mars, début des Marches.
 
Dés le premier jour, le PCF, inquiet de l’escalade, avait demandé - sans résultat- au président Macron d’intervenir et de passer de la parole aux actes.C’est l’ensemble de la communauté internationale qui, en laissant agir le gouvernement israélien en toute impunité par son silence et son inaction, est complice de ce terrible massacre.
En prenant la décision provocatrice et contraire au droit international de déplacer son ambassade à Jérusalem, les États-Unis portent une responsabilité particulière.
 
De nombreux observateurs étrangers et des experts ont pu constater combien l’usage de la force contre les manifestants palestiniens pacifiques était disproportionné. Les snipers de l’armée israélienne tirent avec l’ordre de tuer.
 
Au vu de ces nouveaux évènements pourtant prévisibles, la section du pays de Brest du  PCF réitère sa demande au gouvernement de sortir de son coupable silence et d’agir pour protéger le peuple palestinien. Elle appelle à participer au RASSEMBLEMENT DEVANT LE MONUMENT AUX MORTS A BREST CE MERCREDI 16 MAI à 18 h
 
 
 
 
 
 
 
 
Halte au massacre à Gaza: rassemblement devant le monument au mort ce mercredi 16 mai à Brest, dans le haut de la rue de Siam, à 18h
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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 05:15
Douze élèves ont fait leur rentrée, ce mardi matin, à l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec

Douze élèves ont fait leur rentrée, ce mardi matin, à l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec

Comme elle l’avait prévue, l’association des Utopistes en action a ouvert une école alternative pour réfugiés, ce mardi 15 mai, dans la petite commune du Cloître-Saint-Thégonnec (663 habitants), aux portes des monts d’Arrée. Dans une ambiance studieuse, douze élèves âgés de 19 à 36 ans, de nationalité ivoirienne, guinéenne ou encore afghane, ont effectué leur rentrée à 9 h dans les locaux de la maison des associations. Au programme, pour débuter, une évaluation de leur niveau en français. « Certains savent déjà plus ou moins lire et écrire, d’autres pas du tout », souligne l’une des co-présidente de l’association, Sandrine Corre.

Une bonne dizaine d’enseignants, actifs ou retraités, ont proposé leurs services pour encadrer ces réfugiés qui auront cours chaque matin, du lundi au vendredi, jusqu’à fin juin. Avant de reprendre leur formation en septembre. Les après-midi seront consacrés à des activités manuelles ou artistiques. En provenance des centres d’hébergement de Quimper pour la plupart, et de Lampaul-Guimiliau pour l’un d’entre eux, ils sont logés chez l’habitant durant la semaine.


Le Télégramme, 16 mai 2018 - Ronan Tanguy - Pages Bretagne

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