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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 12:27
François Cozic avec Ismaël Dupont et Roger Héré (photo Martine Carn)

François Cozic avec Ismaël Dupont et Roger Héré (photo Martine Carn)

François Cozic avait 31 ans en mai 68, 81 ans aujourd'hui. 

Nous l'avons rencontré sur le marché de Morlaix ce midi avec Roger Héré et Martine Carn

Mai 68 à Morlaix, pour les Cheminots, cela a été 35 jours de grève, tous les jours en manif, et le train rapide Brest-Paris de 5h30 immobilisé en gare de Morlaix pendant un mois grâce à la paralysie des signalisations. 

C'est à François Cozic qu'est revenu l'honneur de couper le ruban lors de la "libération" et du nouveau départ du train après la victoire des grévistes cheminots, dont les 35 jours de grève ont été payés par l'Etat suite à une négociation gagnante pour les salariés. 

François Cozic, militant CGT, a bien connu François Paugam, mécanicien, militant CGT et porte-parole du PCF Morlaix dans les années 60, comme Jean Dréan, notre camarade aujourd'hui en maison de retraite à Quimper.   

C'est grâce à ces héros de la classe ouvrière et de la fonction publique ou des entreprises que des conquêtes sociales substantielles ont été obtenues, ce que Christine Clerc appelle dans le nouvel édito qu'elle commet dans le Télégramme du jour "la violence sociale" de mai 68 et mai 2018 (seul Daniel Cohn-Bendit, passé du gauchisme au macronisme et au néo-libéralisme, trouve grâce à ses yeux parmi les acteurs de mai 68, dont elle réduit la dimension positive à la dimension sociétale).   

Lire aussi: 

Jean Dréan se souvient ... : l'occupation, les grandes grèves des cheminots, l'Algérie

 

  

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 07:17
Grand Morlaix: prendre de la hauteur!  Morlaix vu du ciel.  Photos de notre amie et camarade élue Front de Gauche à Morlaix et syndicaliste Brit'Air Valérie Scattolin.

Grand Morlaix: prendre de la hauteur! Morlaix vu du ciel. Photos de notre amie et camarade élue Front de Gauche à Morlaix et syndicaliste Brit'Air Valérie Scattolin.

Grand Morlaix: prendre de la hauteur! (Morlaix vu du ciel, photos de Valérie Scattolin)
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:34
Le PCF rayé de la carte dans les médias: un scandale démocratique

UN SCANDALE DEMOCRATIQUE auquel on n'est que trop habitué, jusqu'à la nausée!  

Le PCF, qui a:

-  des groupes à l'Assemblée Nationale et au Sénat (seul parti de gauche dans ce cas, avec le groupe PS, qui est sur une ligne souvent bien plus accommodante vis-à-vis de MACRON et qui a défendu la politique de Hollande et Valls) 

- dont les députés et sénateurs ont constitué un pôle de résistance à gauche aux politiques de Sarkozy, de Hollande, de Macron

-  3 députés européens, des milliers d'élus locaux (maires, adjoints, conseillers municipaux, conseillers régionaux et départementaux), bien plus que France Insoumise évidemment

- 97 ans d'histoire

- 57 000 adhérents à jour de cotisation (et plus de 100 000 adhérents tout court), ce qui a fait probablement le deuxième parti de France après LES REPUBLICAINS en nombre d'adhérents, juste devant le FN et le PS

- des militants présents dans toutes les luttes (hôpital, Poste, SNCF, EHPAD, banlieues) qui pratiquent la solidarité concrète et le militantisme de terrain, à peu près les seuls à le faire 

- qui est le seul mouvement politique de gauche a avoir une ligne de conduite stable depuis 2002: le rassemblement de la gauche sur des bases de refus du libéralisme, l'opposition aux politiques pro-capitalistes du gouvernement et de l'UE. 

- qui a une idéologie, des valeurs, et une action qui ont marqué la société française, ses acquis sociaux, sociétaux, culturels, et le monde, et une histoire sans laquelle la France ne serait pas ce qu'elle est 

- qui est le parti non groupusculaire qui se revendique encore du marxisme, de la lutte des classes en France 

- qui fait des milliers d'adhésions chez les jeunes depuis 2-3 ans, avec un mouvement de la Jeunesse Communiste très actif dans les luttes des étudiants, contre la loi travail 

- qui organise la plus grande fête populaire de France, la fête de l'Humanité, et des centaines de répliques plus modestes dans les territoires 

Le PCF donc est complètement évincé de l'espace médiatique national, relégué aux heures nocturnes ou du petit matin, aux chaînes confidentielles pour ces interventions télévisées.

C'est un scandale démocratique.

Derniers épisodes de ce jeu de massacre du pluralisme politique par les médias moutonniers ou au service de l'agenda présidentiel et des puissances d'argent : 

- La Manif du 26 mai de la marée humaine pour une politique de justice sociale et d'égalité, contre la politique de Macron, présentée par l'AFP, et ensuite en cœur par les médias nationaux et régionaux, comme un ralliement de la CGT à France Insoumise et Mélenchon, un contre-sens absolu, alors que 40 organisations, dont le PCF qui fournit souvent des gros bataillons de manifestants, appellent à cette action unitaire. 

- Le débat politique de France 2 avec soi-disant les représentants partis représentatifs de l'opposition à Macron qui n'invite pas Pierre Laurent ou un porte-parole du PCF, mais bien sûr Le Pen, Wauquiez, Olivier Faure, Mélenchon. 

Il est clair qu'il est dans l'intérêt du capitalisme de laisser croire que le PCF n'existe plus et de le faire disparaître. 

Il est clair qu'il est dans l'intérêt de Macron de faire croire qu'il n'a face à lui pour combattre sa politique que des agitateurs extrémistes et populistes, avec notamment un Mélenchon qui aura du mal à constituer une alternative en refusant tout rassemblement respectueux de la diversité de la gauche, du mouvement syndical.   

Ismaël Dupont. 

 

        

Le PCF rayé de la carte dans les médias: un scandale démocratique
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:14
photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. Un homme réservé, finalement devenu fer de lance.

C'est l'histoire d'un mec qui s'auto-qualifie de « timide », « sans âme de leader » et dépourvu de « talents d'orateur ». L'histoire d'un quadragénaire qui dit n'avoir jamais « levé le doigt pour arriver à son poste » mais qui a fini par devenir, en 2010, secrétaire de la CGT des cheminots quimpérois. Autrement dit à la tête du syndicat le plus représenté au dépôt SNCF de la préfecture finistérienne avec 79 syndiqués sur environ 120 cheminots.

« Se bagarrer » pour ses droits

Dire que Gabriel André, 45ans, est parvenu à son poste par défaut ou par chance serait exagéré et lui faire offense. « Comme je le dis toujours, ma place est à prendre », reprend-il, sourire timoré aux lèvres.

Comment s'est-il retrouvé là alors? Peut-être grâce à ses idées. « Dès mon entrée à la SNCF, en 1998, j'étais jeune et j'avais conscience qu'il allait falloir se « bagarrer » pour garder nos droits. Voire pour en gagner d'autres. » Sa volonté et sa force de conviction, même enfouie derrière ses airs timides, le font vite « monter » dans la hiérarchie de la CGT quimpéroise. D'abord à l'union locale. Puis à la tête de la branche du syndicat consacrée aux cheminots.

S'il n'a pas l'image bougonnante d'un Philippe Martinez, le réservé Gabriel André peut toutefois se targuer d'avoir une qualité nécessaire pour assurer à la tête du syndicat : « Je crois avoir une certaine force de travail. Je ne compte pas mes heures. »

Depuis un mois et demi, le natif de Lorient (Morbihan) est à la tête de la contestation cheminote à l'échelle quimpéroise contre le gouvernement et son projet de réforme de la SNCF. « En ce moment, je n'ai pas vraiment de planning. L'agenda est chargé entre les grèves, le militantisme sur les jours de repos... et le travail. »

Car oui: être secrétaire CGT cheminots ne l'exempte pas de toute activité professionnelle. Quand il n'est pas en grève, comme c'est le cas deux jours sur cinq depuis début avril, « Gabi », comme il est surnommé, est aux manettes de TGV qu'il conduit jusqu'à Paris, ou de TER circulant sur les rails de Bretagne. « Il faut bien gagner un peu d'argent pour faire vivre ses proches. »

« Ma liberté a un coût »

Une vie de famille mise à mal ces temps-ci pour l'homme marié et père de deux enfants. « Forcément, c'est compliqué. Outre mon emploi du temps chargé, il y a mon salaire qui a fondu de moitié avec la grève. » Et si certains de ses collègues de lutte reprennent épisodiquement le travail pour subvenir aux fins de mois, Gabriel André, lui, ne loupe pas un jour de conflit. « Si je manifeste, c'est pour acheter ma liberté. Et elle a un coût ! » Et tant pis s'il faut se serrer la ceinture.

 

Ce vendredi matin débute le 19ejour de grève. « On n'est pas encore fatigué, même si c'est dur, précise le syndicaliste. On a l'impression que le gouvernement mise sur le pourrissement du conflit. Il se trompe: plus ça avance, plus on sent le soutien de la population. Plus ça va, plus on nous demande de tenir bon. Ça nous encourage. »

Des propos qui seront rapportés aux grévistes de la SNCF, réunis ce matin devant la gare de Quimper en assemblée générale. Au micro pour prêcher sa bonne parole, Gabriel André. Lui, le timide, devenu finalement fer de lance du mouvement cheminot quimpérois.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Gabriel André est venu témoigner à Carhaix à l'occasion de la venue du député européen PCF - Front de Gauche Patrick Le Hyaric avec Yvon Coat et Anne-Véronique Roudaut, secrétaire de l'UD CGT, du mouvement des Cheminots, de l'ampleur de la casse de la SNCF voulue par Macron et son gouvernement de droite ultra-libérale, du courage des cheminots investis dans la grève pour la défense d'une certaine idée du service public, conscients que cette étape est décisive pour notre capacité ou non à faire échec au projet de transformation profonde de notre société de Macron, dans le sens des intérêts du capitalisme financier. 

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:03

Dans une note interne, que « Le Monde » s’est procurée, la direction du budget préconise de revoir le niveau de plusieurs prestations.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

Les pistes explosives de Bercy pour réduire les aides sociales

Si le gouvernement ne sait pas comment s’y prendre pour réduire les dépenses publiques, il dispose d’une administration, prestigieuse mais crainte – voire honnie, parfois –, qui saura toujours lui souffler des idées : la direction du budget. Celle-ci a récemment formulé de « premières pistes d’économies » portant sur des dispositifs d’aide aux ménages, en général, et aux personnes démunies. Synthétisées dans un document qui s’intitule « Transformer les prestations sociales », que Le Monde s’est procuré, ces propositions seraient susceptibles – pour plusieurs d’entre elles – de provoquer un tollé si elles étaient mises en œuvre. Il ne s’agit que de « travaux techniques », qui ne se situent pas du tout au « niveau politique », fait-on valoir dans l’entourage du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Mais l’inventivité des hauts fonctionnaires de Bercy pour alléger le montant de la facture peut cependant nourrir quelques inquiétudes.

La direction du budget part du constat que les prestations sociales constituent « un poids croissant », représentant 26 % des dépenses publiques en 2016 (soit près de cinq points supplémentaires en une quinzaine d’années). « Plusieurs approches [sont] possibles pour maîtriser la dynamique », écrit-elle : ne plus indexer (totalement ou partiellement) la progression des aides à l’évolution des prix, « revoir les règles d’éligibilité », mieux prendre en compte le patrimoine des personnes dans le calcul de l’allocation, encourager le retour à l’emploi – par exemple en conditionnant l’octroi de certains minima sociaux « à des démarches actives de recherche » d’un poste, etc.

Lire aussi :   La hausse des dépenses sociales difficilement soutenable

Le document ne précise pas le montant d’économies induites par les diverses options esquissées, sauf dans un cas : le gel en 2019 des prestations, dites « légalement indexées » (allocations familiales, retraites…), « pourrait rapporter 3,5 milliards d’euros », sans que soient remises en cause les « revalorisations exceptionnelles » de certaines aides, décidées par le gouvernement d’Edouard Philippe (par exemple pour la prime d’activité). La direction du budget ne se place pas dans une optique strictement comptable : sa démarche vise également à améliorer le fonctionnement de dispositifs, dont elle rappelle les imperfections, à ses yeux.

  • Allocation adultes handicapés (AAH)

Des « disparités fortes » sont relevées entre départements dans l’octroi de cette aide. Il est, du coup, proposé de « maîtriser les flux d’entrée en [révisant] les critères d’attribution » et d’« uniformiser (…) les pratiques de prescription ». Les hauts fonctionnaires de Bercy suggèrent par ailleurs de « revoir plus périodiquement le stock » de bénéficiaires de l’AAH et d’« inciter effectivement à la reprise d’activité ».

  • Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA)

Destinée aux personnes âgées qui ont de la peine à accomplir des gestes de la vie quotidienne, cette prestation est jugée « trop diluée et insuffisamment redistributive ». Il convient donc de la « recentrer (…) sur les publics prioritaires (…) pour garantir [sa] soutenabilité (…) dans un contexte de vieillissement démographique ». Les « plans d’aide » doivent également être modulés « en fonction du patrimoine » de la personne, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle, et non des seuls revenus. Les budgétaires de Bercy recommandent, par ailleurs, de se pencher sur « l’articulation de la prestation » avec les avantages fiscaux existants, par exemple l’abattement de 10 % sur les pensions dans le cadre de la déclaration d’impôt sur le revenu.

  • Aides personnelles au logement (APL)

Le dispositif comporte plusieurs limites, aux yeux de Bercy. Parmi elles, le fait que « les APL favorisent (…) les personnes inactives », à niveau égal de ressources. En outre, les « APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d’effet redistributif », car le montant de la prestation « dépend très peu des ressources réelles (salaires et transferts intrafamiliaux) » des bénéficiaires. Dès lors, une réforme serait la bienvenue, en prévoyant le « non-cumul part fiscal et APL étudiants » – ce qui signifie que les intéressés devraient choisir : soit être rattachés au foyer fiscal de leurs parents, soit percevoir l’aide. Une idée maintes fois évoquée, mais jamais mise en œuvre, à ce stade, de crainte de provoquer des manifestations monstres d’étudiants. Le document formule d’autres pistes « à compter de 2020 », dont l’une est d’intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans la « base ressources » servant au calcul des APL.

  • Bourses sur critères sociaux (BCS)

Accordées aux étudiants « issus de foyers modestes », ces aides ont vu leur montant s’envoler (+ 60 % en dix ans), du fait du dynamisme de la démographie dans l’enseignement supérieur et d’un « rythme de revalorisation discrétionnaire, supérieur à l’inflation ». Le dispositif est « faiblement ciblé », pour la direction du budget, qui souligne que « le nombre de bénéficiaires (…) atteint désormais 27 % des étudiants ». Du coup, plusieurs solutions sont énoncées : « accroître le ciblage », par exemple en abaissant les plafonds de ressources ; geler les revalorisations des barèmes ou, « a minima, en limiter la progression » « renforcer le contrôle d’assiduité » – les jeunes qui ne vont pas en cours étant susceptibles de perdre l’aide.

Des recommandations sont faites également au sujet du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (pour les chômeurs en fin de droits), le minimum-vieillesse, la prime d’activité et les prestations familiales. Le fait que la direction du budget phosphore sur le sujet n’est nullement une surprise. Dans un entretien accordé au Parisien, M. Darmanin avait déclaré, le 27 avril, que, parmi les sources d’économies, « il y a bien sûr le champ social, qui (…) doit être audité ». Le comité d’experts CAP22, chargé de remettre prochainement un rapport sur la réforme de l’Etat, explore cette thématique.

Toute la question, désormais, est de savoir si les pistes développées par Bercy seront retenues ou non. Certaines d’entre elles ont peu de chance de prospérer, notamment celles consistant à étaler, voire à annuler les revalorisations exceptionnelles décidées en 2017 par le gouvernement d’Edouard Philippe. Dans l’entourage de M. Darmanin, on affirme que ce sont aux ministères concernés de faire des propositions pour rénover les dispositifs sociaux, tout en reconnaissant que celles-ci ont vocation à être confrontées à « l’expertise » de la direction du budget. Les arbitrages interviendront au cours de l’été, ajoute-t-on. Ils seront guettés avec une bonne dose d’appréhension dans l’opinion.

 

http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/05/18/les-pistes-explosives-de-bercy-pour-reduire-les-aides-sociales_5301012_823448.html


Lire la suite sur ForumFr: https://www.forumfr.com/sujet795588-les-pistes-explosives-de-bercy-pour-r%C3%A9duire-les-aides-sociales.html

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:00
Forfaitures: Quand Mac Macron prétend que les communards menaçaient la République (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité)

JEUDI 17 MAI 2018 - Bloc-Note de Jean Emmanuel DUCOIN, l'HUMANITE

 
Forfaiture(s)
 
Quand Mac Macron, au nom de la République, préfère défendre Aldolphe Thiers plutôt que la Commune, tout est dit…

Commune. Si Versailles lui était conté, le «roman national» version Mac Macron pourrait tenir lieu de définition politique et d’usage du pouvoir. Une phrase, passée quasiment inaperçue –sauf du côté des historiens!–, en dit si long qu’elle tourne en boucle, depuis, dans le cerveau fatigué du bloc-noteur. C’était dans le documentaire pour le moins bienveillant (sic) de Bertrand Delais, diffusé sur France 3, le lundi 7 mai. Au détour d’un échange surréaliste de complaisance, le réalisateur demande au prince-président si les fastes de Versailles pour accueillir Vladimir Poutine (on aurait pu ajouter les patrons des plus grandes multinationales) ne donnent pas des arguments à ceux qui dénoncent le monarchisme affiché de sa gouvernance. Mac Macron ne cille pas et répond: «Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée.»Sur le moment, nous aurions pu attendre qu’il nous explique, comme pour se défausser adroitement, que Mitterrand lui-même y avait tenu un sommet international en 1981, ou encore que Versailles est aussi le siège du Congrès chargé de voter les réformes constitutionnelles, etc. Mais non. Ce serait donc le haut lieu qui sauva la République. Sur le moment, la référence resta un peu en l’air, suspendue. Et puis, après réflexion, tout nous revint ; la sidération avec. Un seul événement historique correspond en effet à cette affirmation. La date est même archiconnue des spécialistes de la période: tout commence le 18 mars 1871. Cela ne vous rappelle rien? Premier rappel des faits. Au petit matin, ce jour-là, des troupes régulières dépêchées par le gouvernement d’Adolphe Thiers cherchent à s’emparer des canons de la garde nationale parisienne regroupés sur la butte Montmartre. Les Parisiens s’assemblent pour les en empêcher. La troupe fraternise avec la foule. C’est le début de la Commune de Paris. Dans l’après-midi, le gouvernement décide de quitter Paris, avec toutes les forces armées et les fonctionnaires. Le lieu de repli ? Versailles, pardi. Vous connaissez la suite. Le 2 avril, l’armée versaillaise lance l’offensive sur Paris. Du 21 au 28 mai, elle se livre au massacre des insurgés parisiens. Plusieurs milliers y perdent la vie lors de la «semaine sanglante»…


Valeurs. Et voilà, le tour est joué. Pour Mac Macron, la Commune était donc une menace pour la République, et le gouvernement Thiers sa protection. De mieux en mieux. Second rappel des faits, pour les histrions en service commandé. La République était-elle menacée par le soulèvement parisien? Non! Le gouvernement qui se réfugie à Versailles a été nommé le 17 février, la France était alors occupée par les armées allemandes, à l’issue d’élections législatives qui donnèrent une majorité écrasante à des monarchistes adversaires de la République, sachant que Paris, de son côté, avait choisi d’élire 36 députés républicains (sur 43), tous hostiles à la capitulation décidée par la nouvelle majorité. Les raisons de l’insurrection du peuple parisien étaient dictées par un double objectif : social et patriotique. Car ceux qui pactisèrent avec l’Allemagne, c’étaient bien les monarchistes de l’Assemblée. Les communards, eux, ne voulaient que protéger la République, celle de Thiers trahissant ses valeurs fondamentales… Mac Macron ne partage pas ce point de vue, cela ne nous étonne guère. En revanche, qu’il choisisse cet aspect symbolique pour valoriser Versailles et accréditer son attitude globale, ce qu’aucun président avant lui n’avait jamais osé faire, cela devient un problème pour la République elle-même.«Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée»: cette phrase de Mac Macron équivaut, au nom de l’Histoire, à une forfaiture. Elle fera date. Partisans ou non des communards, qui oserait prétendre qu’ils furent une menace pour la République? Et qui oserait théoriser que notre République possède plus de racines chez Adolphe Thiers que chez les communards, sinon les pires droitiers possibles imaginables?


 
[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 18 mai 2018.]
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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 06:29
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À la veille des états généraux du numérique les 9 et 10 mars, Yann Le Pollotec, membre du comité exécutif du PCF, responsable du secteur Révolution numérique précise les orientations poursuivies dans l’organisation de ces rencontres et dissèque les problèmes soulevés par la révolution numérique pour celles et ceux qui aspirent à une transformation progressiste de la société.
Propos recueillis par Léo Purguette

Dans l’agenda de la préparation du congrès figurent les états généraux de la révolution numérique. De quoi s’agit-il ?
Nous tiendrons les 9 et 10 mars l’édition 2018 de cette manifestation sur le thème de « Reprendre le pouvoir ». Il s’agit sur tous les terrains et enjeux de la révolution numérique de disputer le pouvoir au capitalisme, en s’appuyant sur les contradictions qu’elle génère et sur les possibles qu’elle ouvre.
Cette manifestation poursuit trois objectifs :
 Le rayonnement du PCF, en montrant que nous sommes à l’offensive et en pointe de la réflexion sur ce terrain. Contrairement aux autres forces politiques qui oscillent entre fascination technophile et effroi technophobe, nous sommes un lieu ouvert de construction d’une véritable pensée politique critique et émancipatrice de la révolution numérique. Au moment où le gouvernement vient d’assassiner le Conseil national du numérique et où les États-Unis remettent en cause la neutralité du Net, il est d’autant plus important de créer de tels lieux de politisation.
 Le débat, la confrontation et la construction politique dans un panel mêlant experts, praticiens, syndicalistes et dirigeants du parti, avec un échange interactif avec des militants, des citoyens impliqués ou simplement curieux.
 L’éducation populaire : il s’agit aussi de sensibiliser aux enjeux politiques de la révolution numérique et de les rendre intelligibles à tous, avec le concours de celles et ceux, chercheurs comme militants, qui sont les plus en pointe sur ces questions.
Ces états généraux – avec plus d’une douzaine de débats – aborderont tous les grands enjeux de la révolution numérique : l’Intelligence artificielle, les mégadonnées (big data), la transformation numérique des entreprises et des services publics, la chaîne de blocs (blockchain), le transhumanisme, les réseaux sociaux, la neutralité du Net, la lutte contre les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber), les plateformes coopératives, la question de la propriété intellectuelle, le travail et la robotisation, les jeux vidéo.
Participeront entre autres à ces états généraux : Laurence Allard, Serge Abiteboul, Michel Bauwens (Fondation P2P), Benjamin Bayart, Nicolas Bonnet-Oulaldj, Danièle Bourcier, Ian Brossat, Antonio Casilli, Kevin Poperl (Coopcycle), Isabelle de Almeida, Arthur de Grave (OuiShare), Cécile Dumas, Olivier Ertzscheid, Patrice Flichy, Pierre-Yves Gosset (Framasoft), Jean-Gabriel Ganascia, Fabien Gay, Michel Lallement, Benjamin Loveluck, Isabelle Mathurin, Sylvie Mayer, Jean-Luc Molins (UGICT-CGT), Alain Obadia (Fondation Gabriel-Péri), Sophie Pène, Jacques Priol, Guillaume Roubaud-Quashie, Aymeric Seasseau, Marie-Pierre Vieu, Francis Wurtz, Igor Zamichiei et peut être Yanis Varoufakis sur la question de la blockchain.
Ils se concluront par le lancement d’une importante initiative politique.

« Nous sommes un lieu ouvert de construction d’une véritable pensée politique critique et émancipatrice de la révolution numérique. »

Quel est le point de vue du PCF sur les bitcoins ?
La cryptomonnaie bitcoins est née de l’utopie libertarienne de se passer de banque centrale et donc de dépolitiser totalement la monnaie. Sa réalité est une bulle spéculative et une insoutenabilité écologique puisqu’en 2020 le fonctionnement de la monnaie virtuelle bitcoin impliquera une consommation électrique équivalente à celle du Danemark.
Par contre, la technologie qui est à l’origine du bitcoin, la blockchain, est ambivalente, c’est pourquoi nous aurons, aux états généraux de la révolution numérique, un débat sur la « blockchain, outil de dépérissement de l’État ou utopie libertarienne ? ».
La technologie blockchain permettrait de se passer de tiers de confiance, d’intermédiaire centralisé comme l’État, les banques, les notaires, les plateformes propriétaires ou l’entreprise dans beaucoup de domaines. Certains voient dans la blockchain un outil de dépérissement de l’État et d’émancipation de toutes les institutions centralisées pour aller vers un communisme libertaire, alors que, pour d’autres, il s’agit d’un capitalisme distribué, voire une forme d’arnachocapitalisme.
L’obsession de s’affranchir de tiers de confiance avec la blockchain pose la question politique de la confiance dans la société et de la confiance en la société et ses institutions de l’entreprise à l’État. Il y a derrière cette conception une vision du monde, où le collectif ainsi que le gouvernement démocratique sont considérés comme dangereux et nuisibles, où l’on pense qu’une société parfaite est une société d’individus passant des contrats automatisés par du code informatique : « Le code est la loi. » L’utopie d’un marché universel sans intermédiaire est au centre de cette vision. C’est une forme de « solutionnisme » où on préfère accorder sa confiance aux algorithmes plutôt qu’aux êtres humains.
Comme toute technologie et tout usage de celle-ci, la blockchain est aussi un terrain de lutte. Elle peut aussi être utilisée et développée pour des structures autogestionnaires ou coopératives échappant à l’État comme au marché, y compris dans le cadre de développement d’économie circulaire ou de la gestion démocratique de communs. Des applications éthiques et sociales se développent avec la blockchain. Elle peut contribuer à offrir à certains pays, en ces temps de mondialisation impitoyable et de corruption généralisée, une autre voie que la construction d’un État-nation à l’occidentale. Ainsi, Yanis Varoufakis avait imaginé la mise en place d’un système monétaire parallèle, le FT-coin pour la Grèce.

« Le développement accéléré de la révolution numérique entre en conflit avec les rapports de production existants et leurs incarnations institutionnelles et juridiques, en particulier autour de la question de la propriété. »

En quoi la révolution numérique ouvre-t-elle des brèches dans le capitalisme mondialisé ?
La révolution numérique contemporaine est à la fois l’enfant et un des géniteurs de l’actuelle mondialisation capitaliste. Sans le développement fulgurant du numérique, la finance mondialisée d’aujourd’hui n’aurait pas pu exister, mais inversement ce sont de colossales capitalisations financières qui ont permis le développement mondial des Apple, Microsoft, Google, Amazon, Facebook, Intel, Cisco, Uber…
La révolution numérique est tension permanente entre une polarité émancipatrice fondée sur l’appropriation de la technologie, le libre partage de l’information et des savoirs, les biens communs, l’auto-organisation, l’horizontalité, l’autonomie individuelle et une polarité libertarienne. La révolution numérique suscite une aspiration à l’émancipation qui se heurte en permanence à la réalité aliénante de l’usage du digital dans nos sociétés, en particulier à l’entreprise.
La question des communs est au cœur des contradictions du capitalisme globalisé. En effet, à la fois celui-ci en profite et en fait son moteur de développement, comme le font IBM et Google avec les logiciels libres ou les plateformes privatives qui exploitent l’open data et, dans le même temps, il ne peut s’empêcher de les détruire en tentant de tout privatiser : le vivant, les semences, les algorithmes… et le savoir en général. Ainsi le capitalisme contemporain profondément lié au déploiement de la révolution numérique a un besoin vital d’exploiter les communs pour se développer et, en même temps, il n’a de cesse de vouloir les privatiser, ce qui revient à les détruire.
Marx écrivait : « à un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production (…) avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. »
Or, justement, le développement accéléré de la révolution numérique entre en conflit avec les rapports de production existants et leurs incarnations institutionnelles et juridiques, qu’il s’agisse des organismes internationaux, des États-nations, des entreprises… en particulier autour de la question de la propriété. C’est à partir de cette dynamique de crise que des entreprises de la Silicon Valley entendent s’arroger certaines prérogatives jusque-là dévolues aux États ou aux institutions internationales, et ambitionnent de se substituer au pouvoir politique.

« Si nous sommes effectivement entrés dans une société de l’information, le combat politique pour éviter la privatisation de sa matière première essentielle qu’est la donnée devient primordial. »

La révolution numérique nous met au pied du mur du dépassement de la condition salariale, non pas pour aller vers une société d’« entrepreneurs de soi », comme les chauffeurs Uber esclaves de la dictature du libre marché du capitalisme de plateforme, mais pour construire une société de libres producteurs associés où « le gouvernement des personnes fera place à l’administration des choses » qu’appelaient de leurs vœux Marx et Engels.

Quels nouveaux défis les avancées des sciences et des technologies soulèvent-elles pour les partisans d’une transformation progressiste de la société ?
En se restreignant aux seules sciences et technologies du numérique, il s’agit déjà de nombreux défis démocratiques, sociaux, économiques, culturels, législatifs, éthiques, écologiques. L’un des objectifs des états généraux de la révolution numérique sera de les lister et de co-construire les premières réponses.
À titre d’exemple, je me limiterai à souligner quelques enjeux des mégadonnées.
Prendre toute la dimension de la révolution que constituent les mégadonnées implique une critique sans équivoque de la vision du monde portée par les entreprises de la Silicon Valley et de leurs idéologues, tels que Chris Anderson, qui, dans un éditorial intitulé « The End of Theory: The Data Deluge Makes the Scientific Method Obsolete », affirmait : « La corrélation remplace la recherche des causes, et la science peut progresser sans même avoir recours à des modèles cohérents ou des théories unifiées. » La méthode scientifique ne peut être réduite aux corrélations sur les mégadonnées, en évacuant le principe de causalité et la nécessité de théories.
Cette critique ne doit pas minorer l’apport que constitue pour l’humanité le fait de pouvoir exploiter ces énormes masses de données. C’est en s’appuyant sur une analyse de l’immense masse des données de la Sécurité sociale qu’Irène Frachon a pu se faire entendre sur la réalité de la létalité du Mediator.
Il se développe une exploitation dite prédictive des données afin d’aller au-devant de nos supposés désirs de consommation ou de faire du profilage individuel en matière de justice, d’assurance, de santé, d’emploi, de finance… ce qui n’est pas sans poser d’importantes questions d’éthique et interroge fortement sur les prétendues neutralité et validité des modèles qui déterminent les algorithmes exploitants les mégadonnées.
La croissance des mégadonnées va de pair avec la capacité de quelques grands groupes mondiaux de capter et de s’approprier l’essentiel des données et des métadonnées. Le fait de faire fonctionner les plateformes permettant la collecte des mégadonnées ne doit pas donner droit de propriété sur ces données, d’autant que les plateformes ont souvent bénéficié directement ou indirectement de l’argent public, ne serait-ce qu’en profitant des open data. Les citoyens doivent pouvoir faire valoir leurs droits sur ces données.
Si nous sommes effectivement entrés dans une société de l’information, le combat politique pour éviter la privatisation de sa matière première 
essentielle qu’est la donnée devient primordial.

 Cause commune n° 4 - mars/avril 2018

Yann Le Pollotec - responsable Industrie - Révolution numérique au Parti Communiste

Yann Le Pollotec - responsable Industrie - Révolution numérique au Parti Communiste

 

 

Après Jean-Marc Galano fin janvier (La philosophie de Karl Marx), Greg Oxley (La Révolution Française) le 27 mars, Maha Hassan (La Syrie: guerre, dictature, culture et littérature) le 17 avril, la section PCF du Pays de Morlaix organise trois nouveaux débats prochainement pour les mardi de l'éducation populaire: 

 
Mardi de l'éducation populaire 
 
Le Mardi 12 juin, 18h : 
 
Yann Le Pollotec - La Révolution numérique 
 
au local du PCF Morlaix 2 petite rue de Callac avec Yann Le Pollotec, responsable Industrie - Révolution numérique au Parti Communiste, organisateur des états généraux de la révolution numérique réunissant des centaines de professionnels et de chercheurs (les 3èmes états généraux ont été organisés au siège du PCF les 9 et 10 mars 2018): 
 
Tous de la chair à GAFA? 
 
Comment la révolution numérique impacte nos vies, le travail et la vie quotidienne? 
 
Comment reprendre le pouvoir sur le capitalisme des plate-formes internet: les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les Natu (Netflix, Air BnB, Telsa, Uber)
Mardi de l'éducation populaire 
 
Le Mardi 3 juillet, 18h: 
 
Lucienne Nayet, présidente du réseau du Musée de la résistance nationale, fille de déporté, ancien enfant caché
 
Marie-Noëlle Postic, sociologue, auteur de "Sur les traces perdues d'une famille juive morlaisienne" et "Les juifs du Finistère sous l'occupation". 
 
Histoire de destinées juives en France et en Bretagne. Comment combattre l'antisémitisme? Sur quoi repose t-il?  
 
Et: 
 
Conférence/débat public
 
 Le mardi 29 mai 2018 à 20 h
 
 Salle Stérédenn à Lanmeur
 
avec Gérard Le Puill, journaliste
 
“Fils de paysan, né dans les Côtes d’Armor, Gérard Le Puill, lauréat du Grand prix du journaliste agricole en 1998, a consacré plusieurs livres aux enjeux agricoles ces dix dernières années. Sa réflexion se fonde sur l’agroécologie comme solution pour permettre aux sols de stocker toujours plus de carbone tout en gagnant en fertilité avec un moindre recours aux engrais chimiques. Cela va à l’encontre de préconisations de la Commission européenne qui continue, avec l’accord de la France, de chercher à multiplier les accords de libre échange qui fragilisent les agricultures des pays membres de l’Union européenne à commencer par les plus spécialisées et les plus dépendantes des marché extérieurs ce qui est le cas de la Bretagne.”
FAIRE EVOLUER L’AGRICULTURE BRETONNE POUR RESISTER AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 
 
Assurer notre souveraineté  alimentaire face au réchauffement climatique
Quels enjeux pour l’agriculture  en Bretagne ?
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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 06:24
Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide: Gaza, un inacceptable massacre

 

Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide

 

Paris le 15 mai 2018

UN INACCEPTABLE MASSACRE

C’est, pour l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide, une bien triste commémoration que celle du 70 ème anniversaire de la création d’Israël, marqué non seulement par l’installation, illégale au regard du droit international *, de l’ambassade des USA à Jérusalem mais aussi par le massacre de plus de 50 palestiniens et 2000 blessés lors de manifestations pacifiques dans la bande de Gaza.

L’UJRE exprime sa compassion à toutes les victimes, leurs familles et proches.

On s’interroge quant au but visé par une pareille tuerie. S’il s’agit de terroriser les palestiniens en vue de leur faire renoncer à la revendication de leurs droits, l’expérience des 70 dernières années montre amplement qu’il s’agit d’un objectif inatteignable.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a « condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. », ce qu’on ne peut qu’approuver. Mais il a «appelé tous les responsables à la retenue », ce qui laisse songeur, s’agissant d’un face à face entre des manifestants désarmés et une armée suréquipée. Emmanuel Macron contribuerait bien plus à la paix en reconnaissant immédiatement l’État de Palestine comme s’y était engagé le Président Hollande ainsi que l’Assemblée nationale dans sa résolution votée le 2/12/2014.

L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE)* a, dès sa création, soutenu l’existence légitime de l’État d’Israël.

Conformément aux positions prises dans les mois qui ont suivi la guerre des Six-Jours, en 1967, l’UJRE continue de se prononcer, dans le respect du droit international, pour une paix durable, parce que juste. Juste, dans la mesure où elle permettrait la réalisation des droits du peuple palestinien, à commencer par son droit à un État souverain, tout en préservant le droit à l’existence d’Israël, dans le cadre d’un accord comportant des frontières sûres à deux États, sûres parce que mutuellement reconnues et garanties internationalement. Seules des négociations menées dans un cadre international peuvent permettre d’atteindre ces objectifs.

*Selon la résolution 2334 du conseil de sécurité de l’ONU

M. Jacques Lewkowicz

Président de l’UJRE

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 06:20
Pierre Stambul

Pierre Stambul

« Nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien »
PIERRE STAMBUL, MEMBRE DU BUREAU NATIONAL DE L'UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX
MERCREDI, 16 MAI, 2018
HUMANITE.FR

Déclaration de Pierre Stambul (UJFP) suite à la manifestation pour Gaza qui a eu lieu à Marseille, hier, mardi 15 mai.

Ont appelé à ce rassemblement : BDS Marseille, Palestine 13, UJFP, FUIQP 13, Rouge Vif, LDH, CGT 13, POID 13, ICCEM, AMFP Aubagne, FSU 13, PCF 13, Mut Vitz.

Il y a exactement 70 ans, c’était la Nakba, le nettoyage ethnique, l’expulsion programmée et réalisée par la violence de la majorité du peuple palestinien de sa terre, la transformation de ce peuple en peuple de réfugiés.

Depuis, on a promené les Palestiniens avec un pseudo « processus de paix » qui a essentiellement servi à permettre aux gouvernements israéliens successifs d’accélérer le rouleau compresseur colonial, d’exiger de l’occupé qu’il assure la sécurité de l’occupant et de fragmenter un peu plus la Palestine. Les dirigeants sionistes ont toujours rêvé de transformer les Palestiniens en Amérindiens du Proche-Orient, enfermés dans leurs réserves.

Les Palestiniens ne demandent pas la lune : ils aspirent à la liberté (fin de l’occupation, de la colonisation et du blocus de Gaza, destruction du mur, libération des prisonniers), à l’égalité des droits et à la justice : le droit au retour des réfugiés et de leurs descendants chez eux.

Le crime fondateur de cette guerre, c’est la Nakba. Le droit au retour des réfugiés est logiquement devenu la revendication emblématique.

Gaza est une prison à ciel fermé, bouclée par terre, par mer et par mer. 65% de la population a moins de 25 ans et n’est jamais sorti de cette cage de 40 Km sur 10.

Je suis juif. Mon père a été déporté et ma famille maternelle exterminée. Gaza n’est pas un camp d’extermination, mais c’est incontestablement un camp de concentration. L’occupant tire impunément sur une population désarmée qui s’approche des grilles de ce camp. N’écoutez pas les balivernes sur le Hamas qui manipulerait Gaza : c’est toute la société civile qui manifeste son refus d’être en cage et son aspiration au retour.

Il y a 70 ans, les sionistes proclamaient la création d'un État juif dont tous les textes, dès le départ, ont été discriminatoires contre les non-juifs : discrimination au travail, au logement et à la possession de la terre pour la petite minorité qui a échappé à l’expulsion. Et pour les expulsés, confiscation de la terre, destruction de plusieurs centaines de villages palestiniens dont les traces ont été effacées et violation flagrante de la résolution 194 de l’ONU sur le retour de ces réfugiés. Dès sa fondation, Israël s’est comporté en Etat voyou impuni.

70 ans plus tard, il était logique qu’Israël ait un gouvernement fascisant du même type que ce que la France aurait eu si l’OAS avait gagné la guerre d’Algérie. Les mots qui caractérisent Israël sont racisme et apartheid. Les criminels Nétanyahou, Lieberman, Bennet, Shaked se croient invulnérables parce qu’un soudard, Donald Trump, est au pouvoir à Washington et a transféré son ambassade à Jérusalem.

Ces criminels ont annoncé qu’ils allaient faire un bain de sang à Gaza et ils l’ont fait : 59 morts hier, près de 150 depuis le 30 mars. Ils ont tiré sans vergogne sur des manifestants désarmés. L’utilisation systématique d’armes terribles transforme les blessés qui ont survécu en estropiés à vie.

Ils croient que le rapport de force leur permet tout. Nous allons leur montrer le contraire. Avec la rage et la colère contre ces criminels impunis, nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien parce que ce qui se joue là-bas, c’est l’avenir de l’humanité. L’État d’Israël est devenu un laboratoire de l’enfermement et de la surveillance des populations jugées dangereuses. 

Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité viennent d’être commis. Ils étaient annoncés à l’avance et aucun grand de ce monde n’a essayé de les empêcher. La communauté internationale accepte qu'il n'y ait pas d'enquête indépendante. Nous exigerons sans relâche que les responsables de ces crimes soient jugés et condamnés. Nous allons généraliser le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’État d’Israël tant qu’il ne se conformera pas au droit international.

Nous allons porter notre effort contre les complices du crime en cours : les différents gouvernements français appuient le gouvernement israélien, coopèrent avec lui y compris sur le plan militaire, et essaient de criminaliser le BDS. C’est à nous, société civile, de les obliger à cesser cette complicité et à sanctionner Israël. 

Nous devons aussi dénoncer les alliés de Nétanyahou. Trump bien sûr qui met le feu à la planète mais aussi les dirigeants de pays arabes (Arabie Saoudite, Égypte) dont le comportement est un coup de poignard dans le dos des Palestiniens.

Parce que je suis juif, je terminerai en m’adressant aux Juifs de France : vous craignez une montée de l’antisémitisme ? Rompez clairement avec une politique israélienne qui n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens. Elle nous met sciemment en danger et est suicidaire. Renouez avec la longue tradition juive qui a considéré  que la lutte pour notre émancipation passait par l’émancipation de toute l’humanité. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:54
Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, animera une réunion publique à Lanmeur, salle Steredenn, à 20h le 29 mai

Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, animera une réunion publique à Lanmeur, salle Steredenn, à 20h le 29 mai

Calendrier du PCF Morlaix - fin mai 2018 - Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai, 20h - Assurer notre souveraineté alimentaire face au réchauffement climatique. Quels enjeux pour l’agriculture en Bretagne ?
Cliquez-moi!

Parti Communiste Français

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

 

Samedi 19 Mai (10 h) : Distribution de tracts sur le marché de Morlaix 

 

Ce samedi 19 mai nous organisons une distribution de tract sur le marché de Morlaix.

 

Nous y distribuerons un Flyers annonçant la conférence-débat (organisée par les sections PCF du Pays de Morlaix) du mardi 29 mai à Lanmeur.

Nous y distribuerons aussi le journal « ROUGE 29 », journal de la fédération.

  

Si tu es disponible et volontaire pour venir à cette distribution merci de venir à 10 h devant la mairie de Morlaix, merci aussi de me le faire savoir en répondant à ce courriel.

 

Mercredi 23 Mai : Séminaire PCF Morlaix sur les élections municipales 

 

Samedi 26 Mai : « marée Humaine pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » 

 

Le samedi 26 Mai, plus de 40 organisations syndicales, politiques, associatives appellent à une « marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité »

(voir appel en pièce jointe).

 

Afin de préparer au mieux cette grande marée humaine sur la Pays de Morlaix, nous avons lancerons une invitation mardi 22 mai aux organisations concernées pour préparer cette action.

 

Les modalités seront donc définies à cette occasion et seront popularisées ensuite.

 

 

Mardi 29 Mai : Réunion Publique animée par Gérard LE PUILL (journaliste à l’Humanité)

 

Ce mardi 29 Mai, nous organisons une conférence – débat à Lanmeur (20 h – salle Stérédenn)

Le thème : Assurer notre souveraineté alimentaire face au réchauffement climatique. Quels enjeux pour l’agriculture en Bretagne ?

Fils de paysan, né dans les Côtes d’Armor, Gérard Le Puill, lauréat du Grand prix du journalisme agricole en 1998, a consacré plusieurs livres aux enjeux agricoles ces dix dernières années. Sa réflexion se fonde sur l’agroécologie comme solution pour permettre aux sols de stocker toujours plus de carbone tout en gagnant en fertilité avec un moindre recours aux engrais chimiques. Cela va à l’encontre de préconisations de la Commission européenne qui continue, avec l’accord de la France, de chercher à multiplier les accords de libre échange qui fragilisent les agricultures des pays membres de l’Union européenne à commencer par les plus spécialisées et les plus dépendantes des marchés extérieurs ce qui est le cas de la Bretagne.

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