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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 20:20
photo Ouest-France dernière AG des Cheminots reconduisant le mouvement de grève à Quimper

photo Ouest-France dernière AG des Cheminots reconduisant le mouvement de grève à Quimper

Ce Mercredi 23 mai à 11h aura lieu une Assemblée Générale Départementale des Cheminots en lutte consacrée en particulier à la défense des petites lignes ferroviaires de proximité et de la ligne Morlaix-Roscoff. 

Cette AG en Gare de Morlaix est publique. Soyons nombreux à soutenir les cheminots!   

 

Finistère: les cheminots vont défendre les petites lignes (Basile Caillaud, Ouest-France Quimper, 18 mai 2018)

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 18:14
Manif pour la cardiologie de l'hôpital de Morlaix, l'unité de soins intensifs, 28 avril (2000 manifestants)

Manif pour la cardiologie de l'hôpital de Morlaix, l'unité de soins intensifs, 28 avril (2000 manifestants)

Manif pour la cardiologie de l'hôpital de Morlaix (2000 manifestants) le 2 décembre dernier

Manif pour la cardiologie de l'hôpital de Morlaix (2000 manifestants) le 2 décembre dernier

Grâce à l'insistance de sa présidente Martine Carn,  le comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix a obtenu un rendez-vous avec le directeur de l'ARS, mercredi prochain 23 mai à 14 h 30 à Rennes.
 
Dès l'obtention de ce rendez-vous le comité de défense a souhaité ouvrir sa délégation aux médecins et aux organisations syndicales (CFDT, CGT et Sud) de l'hôpital de Morlaix.
 
Les médecins ont répondu positivement, et c'est le Dr Cren qui a été chargé de nous accompagner. De son côté le syndicat CGT a désigné Madenn Gruat pour se joindre à la délégation.
 
Du coup, l'ARS ayant limité à six le nombre composant la délégation, outre les deux personnes précitées, ce sont Martine Carn, présidente, Annie Bergot-LeCalvez et Roger Héré, membres du bureau, et Maryvonne Bouget, membre du CA qui composeront la délégation qui se rendra à Rennes mercredi.
 
Dans l'intervalle les syndicats du CHPM ont obtenu de leur côté une entrevue vendredi 18 mai avec des représentants de l'ARS, basés à Quimper.
 
Il a été convenu avec eux qu'une restitution commune de ces deux rencontres aurait lieu jeudi prochain 24 mai à 11 h, au bâtiment administratif de l'hôpital de Morlaix, sous la forme d'une conférence de presse.
 
Vous trouverez ci-après le communiqué joint à l'invitation adressée à la presse locale.

Comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix

La décision de fermer l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital de Morlaix (USIC) à compter du 1er mai a amené le comité de défense à solliciter d’urgence une entrevue avec la direction de l’agence régionale de santé à Rennes.

Une rencontre a ainsi été obtenue avec son directeur. Elle aura lieu le mercredi 23 mai à 14 h 30 au siège de l’ARS à Rennes.

Le comité de défense a invité les médecins et les organisations syndicales de l’hôpital de Morlaix à faire partie de la délégation.

Un compte-rendu de cette entrevue sera fait le jeudi 24 mai à 11 h, sous la forme d’une conférence de presse, devant le bâtiment de la direction de l’hôpital de Morlaix.

Les usagers, la population et les personnels sont conviés à assister nombreux à cette conférence de presse.


 


 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 17:15
Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître Saint Thégonnec: rassemblement pour l'école des réfugiés des Utopistes, 21 mai 2018 photo I Dupont

Le Cloître St Thégonnec, ce matin: 100 à 120 personnes sont venus manifester leur solidarité avec l'école des réfugiés du Cloître dont les élèves ont été menacés par la préfecture de perdre leur droit à l'hébergement et leur aide financière journalière de demandeurs d'asile (6€) s'ils persistaient à vouloir apprendre, s'intégrer, et tisser du lien social. Il ne s'agit surtout pas qu'ils puissent renforcer leurs liens avec les gens, les associations, alors qu'on souhaite les expulser au plus vite dans le cadre des expulsions Dublin. La maire Véronique Péreira, qui met à disposition les locaux et soutient les utopistes et la cause de l'accueil des réfugiés depuis le début, Sandrine Corre, animatrice des utopistes en action avec Loïc Digaire, Polette Gentet, Elisabeth Bégard, et d'autres porte-paroles d'associations qui aident les migrants et réfugiés au quotidien ont pris la parole. Tous ensemble, tous ensemble, on ne lâche rien pour le droit à l'humanité et l'honneur de notre société qui ne doit pas tolérer qu'on expulse des migrants en danger chez eux ou qui ont traversé l'enfer sur leur route !

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 12:58
photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

4000 manifestants ce matin à l'appel de l'intersyndicale à Brest. Une manifestation unitaire qui s'est déroulé dans une bonne ambiance avec un long défilé passant par la sous-préfecture sous un soleil radieux!  

Et à Quimper, au moins 1500 personnes à manifester ce 22 mai. 

photo Marc Corbel

photo Marc Corbel

photo Marc Corbel

photo Marc Corbel

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 07:17
Guingamp. Fermeture programmée de la maternité : les élus montent au créneau (Le Télégramme, 22 mai 2018)

L’Agence régionale de santé (ARS) s’apprêterait à annoncer la fermeture de la maternité de Guingamp. C’est ce qu’affirment cinq élus du pays guingampais qui appellent, d’ores et déjà, la population à entrer en résistance contre cette décision.

Dans un communiqué transmis à notre rédaction ce lundi soir, Yannick Botrel, Annie Le Houérou, Philippe Le Goff, Philippe Le Goux et Vincent Le Meaux, « représentant les élus du territoire et la population », s’opposent à la fermeture programmée de la maternité de Guingamp. Une fermeture que « la direction de l’Agence régionale de santé s’apprête à nous signifier ».

Depuis quelques mois, l’inquiétude était vive pour les élus, la population et le personnel. Début mai, le docteur Guichaoui, gynécologue et chef de service nous confiait ressentir une menace : « Dire que la maternité de Guingamp va fermer, je l’entends depuis plus de 20 ans que j’y travaille. Mais cette fois, ça paraît plus inquiétant, sans qu’il n’y ait pour autant de raison concrète de s’alarmer : les équipes médicales et le niveau d’activité sont stables ».

Cette annonce résonne ainsi comme un véritable coup de tonnerre pour la région guingampaise.

 

« Futurs parents, débrouillez-vous ! »

 

Or, appuient les élus, « une maternité comme celle de Guingamp, c’est cette année plus de 500 accouchements qui se font dans un cadre sécurisé répondant à des besoins de proximité. Depuis des années, au sein de cette structure, médecins, sage-femme, infirmière, administratif, élus, n’ont eu de cesse de défendre ce service de qualité pour les mamans et leurs bébés.

 

Le modèle qui veut nous être imposé est dorénavant d’aller faire accoucher les femmes du bassin de l’agglomération Guingamp Paimpol à Saint-Brieuc avec tous les risques que cela comporte en termes de délais, de surcoût pour les futures mamans. Aurons-nous dans les prochains mois des mamans qui accoucheront sur la route ? ».

« Guingamp fait partie d’un groupement hospitalier de territoire qui a pour objet de mutualiser les moyens entre les différents établissements. Aujourd’hui, unilatéralement, l’hôpital de Saint-Brieuc a affirmé sa volonté de ne plus mettre à disposition des pédiatres. L’hôpital de Saint-Brieuc ne sera pas lui-même en capacité d’accueillir les 500 naissances ! Futurs parents, débrouillez-vous ! ».

 

Manifestation samedi

 

Les élus signataires refusent cette décision de l’ARS et ont décidé « d’entrer dorénavant en résistance ». Le 5 mai, le rassemblement « Touche pas à ma maternité » avait déjà réuni 800 personnes au centre-ville de Guingamp.

Les élus appellent l’ensemble des personnes du territoire à se rassembler une nouvelle fois samedi 26, à 11 h, devant la mairie.

« Défendons notre hôpital, notre maternité et refusons cette régression historique », conclut le communiqué.

 

***

 

Samedi, environ 800 personnes, selon la police, ont protesté contre la possible fermeture de la maternité. Une structure où naissent environ 500 bébés par an, et qui serait supprimée « sans étude d'impact », selon les syndicats et le personnel.

« S'il n'y a plus la maternité de Guingamp, pour nous, c'est la catastrophe. » Sandra, 30 ans, a accouché d'une petite fille il y a deux ans et demi et attend déjà son deuxième enfant. « C'est prévu pour juillet donc normalement ce sera bon », s'exclame-t-elle. La crainte de cette jeune maman est loin d'être un cas isolé. « Moi, la dernière fois, je suis arrivée et le bébé sortait. S'il avait fallu aller jusqu'à Saint-Brieuc, j'accouchais sur la route », témoigne Maud, 34 ans et habitante de Louargat. Samedi après-midi, environ 800 personnes ont partagé les inquiétudes de ces parents et ont manifesté contre la possible fermeture de la maternité. Une mesure qui impliquerait la fin d'un service de proximité pour la ville, mais aussi pour les zones rurales environnantes.

 

L'effet domino

 

Selon les manifestants, ce n'est pas seulement la maternité qui est en danger, mais tout le réseau hospitalier de proximité. « On verra tout de suite les répercussions », déplore Françoise, infirmière à l'Ehpad. « S'il n'y a plus de maternité, il n'y aura plus d'anesthésiste 24 h/24, et donc les urgences souffriront. Les services seront voués, petit à petit, à disparaître. » « C'est un engrenage et après on n'aura plus rien », complète Sandra, mère de deux enfants. Et celui de Guingamp n'est pas le seul hôpital concerné. À Paimpol, la maternité a déjà été supprimée et les urgences ont été menacées l'année dernière. « C'est l'effet domino », s'inquiète Agathe, habitante de Paimpol et futur maman. « La dernière fois, j'ai dû accoucher à Guingamp et ce sera pareil cette fois-ci. Mais si cette maternité ferme aussi, ça commence à faire trop loin. Et puis, après qui sait ? Ce seront peut-être les urgences de Paimpol ! »

« Ils réussiront à la fermer... »

 

Les avis sont partagés parmi les présents. Les uns déplorent un système qui ne tient plus compte de l'humain, les autres espèrent encore faire pression pour atteindre leur but. L'Agence régionale de santé (ARS) devrait communiquer sa décision le lundi 14 mai, mais pour Paul Barret, ancien chef de service à la maternité, le danger de fermeture n'est pas imminent. « Il y aura une prolongation d'un ou deux ans, puis ils donneront une liste d'exigences à remplir qui sera impossible, comme par exemple « il faut 100 naissances en plus ». C'est comme ça qu'ils réussiront à la fermer. »

 

Guingamp. Fermeture programmée de la maternité : les élus montent au créneau (Le Télégramme, 22 mai 2018)

 

 

Samedi, environ 800 personnes, selon la police, ont protesté contre la possible fermeture de la maternité. Une structure où naissent environ 500 bébés par an, et qui serait supprimée « sans étude d'impact », selon les syndicats et le personnel.

« S'il n'y a plus la maternité de Guingamp, pour nous, c'est la catastrophe. » Sandra, 30 ans, a accouché d'une petite fille il y a deux ans et demi et attend déjà son deuxième enfant. « C'est prévu pour juillet donc normalement ce sera bon », s'exclame-t-elle. La crainte de cette jeune maman est loin d'être un cas isolé. « Moi, la dernière fois, je suis arrivée et le bébé sortait. S'il avait fallu aller jusqu'à Saint-Brieuc, j'accouchais sur la route », témoigne Maud, 34 ans et habitante de Louargat. Samedi après-midi, environ 800 personnes ont partagé les inquiétudes de ces parents et ont manifesté contre la possible fermeture de la maternité. Une mesure qui impliquerait la fin d'un service de proximité pour la ville, mais aussi pour les zones rurales environnantes.

 

L'effet domino

 

Selon les manifestants, ce n'est pas seulement la maternité qui est en danger, mais tout le réseau hospitalier de proximité. « On verra tout de suite les répercussions », déplore Françoise, infirmière à l'Ehpad. « S'il n'y a plus de maternité, il n'y aura plus d'anesthésiste 24 h/24, et donc les urgences souffriront. Les services seront voués, petit à petit, à disparaître. » « C'est un engrenage et après on n'aura plus rien », complète Sandra, mère de deux enfants. Et celui de Guingamp n'est pas le seul hôpital concerné. À Paimpol, la maternité a déjà été supprimée et les urgences ont été menacées l'année dernière. « C'est l'effet domino », s'inquiète Agathe, habitante de Paimpol et futur maman. « La dernière fois, j'ai dû accoucher à Guingamp et ce sera pareil cette fois-ci. Mais si cette maternité ferme aussi, ça commence à faire trop loin. Et puis, après qui sait ? Ce seront peut-être les urgences de Paimpol ! »

« Ils réussiront à la fermer... »

 

Les avis sont partagés parmi les présents. Les uns déplorent un système qui ne tient plus compte de l'humain, les autres espèrent encore faire pression pour atteindre leur but. L'Agence régionale de santé (ARS) devrait communiquer sa décision le lundi 14 mai, mais pour Paul Barret, ancien chef de service à la maternité, le danger de fermeture n'est pas imminent. « Il y aura une prolongation d'un ou deux ans, puis ils donneront une liste d'exigences à remplir qui sera impossible, comme par exemple « il faut 100 naissances en plus ». C'est comme ça qu'ils réussiront à la fermer. »

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 06:27

Pour financer les 5 milliards de cadeaux fiscaux au plus riches et les 800 millions de suppression de l'exit tax, Macron s apprete à taper dans la caisse des APL, de l'AAH ou en encore des bourses étudiantes. Et la? Tu la perçois mieux la lutte des classes?

Le billet économique d'Anaëlle Grelier sur France Culture, 21 mai 

Allons-nous vers une baisse des aides sociales ? Bercy planche en tous cas sur la question pour son prochain budget alors que le ministre de l'Économie Bruno Le Maire déclarait hier que le gouvernement envisageait de réduire les aides à l'emploi.

C'est un peu raide comme annonce, il faut bien le dire, la veille de la journée de solidarité, ce jour anciennement férié créé en 2004 suivant la canicule meurtrière de l'été 2003 pour financer une meilleure prise en charge des personnes dépendantes. Une journée qui consistait à supprimer un jour férié pour les salariés français, initialement fixée au lundi de Pentecôte, elle est redevenue fériée en 2008 et laissée depuis à l'appréciation des employeurs publics et privés. Certains, depuis, suppriment un jour de congé ou de RTT. D'autres offrent cette journée à leurs salariés mais tous s'acquittent d'une contribution à la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie. Elle rapporte en moyenne 2 milliards et demi d'euros par an et 30 milliards ont été collectés depuis sa création. Alors que le gouvernement parle d'une deuxième journée de solidarité toujours pour financer la prise en charge de la dépendance, Bercy, par la voix de son ministre, prépare nos esprits à accepter de nouvelles baisses de prestations sociales.

Faut il revoir la légitimité de certaines aides ?

Bruno Le Maire, lors du grand rendez vous Europe 1 les Echos Cnews hier, s'interrogeait publiquement sur la cohérence finalement des prestations sociales. "Nous ne sommes pas condamnés à compenser les inégalités par toujours plus de dépenses publiques, c'est-à-dire toujours plus d'impôts au bout du compte pour le contribuable." Une réflexion déjà lancée à Bercy puisque la semaine dernière le journal Le Monde assurait avoir en sa possession le document qui prépare un plan de réduction des dépenses dans les aides sociales. Ce rapport de la direction du budget est intitulé « transformer les prestations sociales » et délivre plusieurs pistes d'économie. Parmi les pistes suggérées, il faut revoir les critères d'attribution de certaines aides sociales ou réduire leur montant, par exemple en prenant en compte le patrimoine des personnes dans le calcul de l'allocation ou en conditionnant l'octroi de certains minima sociaux « à des démarches actives de recherche » d'un poste. 

L'Aide personnalisée au logement (APL) est, une fois encore, dans le collimateur des gestionnaires. Ils proposent cette fois-ci d'intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans les ressources servant de base à leur calcul « à compter de 2020 ». En outre, les bourses sur critères sociaux (BCS), accordées aux étudiants pourraient être revues ou gelées. 

Par ailleurs, l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA), pour les personnes âgées en difficulté physique, est jugée «trop diluée et insuffisamment redistributive» , l'allocation adultes handicapés (AAH) doit être maitrisée. Sur toutes ces aides, la note conseille de mieux cibler, c'est-à-dire, en filigrane, de réserver les aides aux plus démunis, privant d'autres populations des aides auxquelles elles avaient jusqu'à présent droit.

Combien pèsent les aides sociales dans le budget de l'Etat ? 

La direction du budget estime que les aides sociales constituent « un poids croissant » pour les finances publiques, de l'ordre de 26% des dépenses soit 5 points supplémentaires en une quinzaine d'année.  

Comme depuis juin 2017, le gouvernement s'est effectivement lancé dans une vaste entreprise de réduction de ces dépenses, de l'ordre de 80 milliards d'euros d'ici 2022... Il va falloir être créatif, n'est-ce pas ? Un défi de taille quand le gouvernement a déjà renoncé à plusieurs milliards d'euros de rentrées fiscales après la transformation de l'impôt sur la fortune (ISF) qui entraîne une baisse de recettes pour l'Etat de près 4 milliards d'euros ; le coup de rabot sur l'imposition du capital produit un manque à gagner d'au moins 1,5 milliard d'euros et  la suppression de l'exit tax induit quant à elle un manque à gagner de près de 800 millions d'euros...

Il va donc falloir faire des efforts ! Allez ! Souhaitons nous tout de même une belle journée de Solidarité ! Bonne journée à toutes et à tous.  

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 06:13
Maha Hassan-  écrivaine kurde d'origine syrienne morlaisienne

Maha Hassan- écrivaine kurde d'origine syrienne morlaisienne

La Syrie est une prison éternelle
Après les bombardements qui ont eu lieu ce 4 avril avec l’utilisation présumée d’arme chimique et avant la déclaration de Donald Trump le lendemain sur la volonté de frapper la Syrie (avec le concours des armées française et britanniques), les syriens, arabes et occidentaux, sont divisés en deux camps: les pour et les contre.

Article écrit par Maha Hassan

Après les bombardements qui ont eu lieu ce 4 avril avec l’utilisation présumée d’arme chimique et avant la déclaration de Donald Trump le lendemain sur la volonté de frapper la Syrie (avec le concours des armées française et britanniques), les syriens, arabes et occidentaux, sont divisés en deux camps: les pour et les contre. Mais la majorité des opinions publiques étaient contre ces frappes de représailles menées par les Etats-Unis.

Plusieurs arguments ont été présentés pour refuser ces frappes. L’idée principale pour refuser le rôle des Américains en Syrie est : «Bachar al-Assad combat les terroristes».

Si ce n’est pas Assad, est-ce obligatoirement Daesh ?

En tant que syrienne, je n arrête pas de discuter avec des gens de plusieurs tendances politiques et je suis tombée souvent sur ce cliché: « Vous voulez le départ de Bachar pour que Daesh prenne le pays ! »

D'un côté, nos amis arabes "nationalistes" rêvent encore de l’unité arabe. De l'autre, les gauches arabes ou occidentales qui vivent toujours avec l’idée fixe de combattre l’impérialisme. Ils choisissent donc al-Assad, un dictateur "arabe-laïc" qui protège la Syrie moderne des islamistes.

Cette idée qui résume le conflit syrien de façon très naïve, ne prend pas en compte le peuple syrien. Elle le nie totalement au prétexte de cette impasse: soit Bachar al-Assad, soit Daesh.

C’est pour cela qu’en tant que syrienne, je souhaite remettre cette affaire en ordre pour éclairer la situation. Selon moi, cette guerre n’est pas celle d’un président laïque d’un côté (qui protège les chrétiens et les kurdes tout en défendant l’unité arabe et la résistance contre Israël) et de l’autre les islamistes terroristes.

Pour comprendre ce conflit, il faut reculer de sept ans en arrière.

Syrie – 2011 

Quand la révolution syrienne fut déclenchée, elle n’était qu’un rêve : celui du peuple Syrien à vivre comme tous les autres peuples, en liberté.

Les syriens ont vécu jusqu’en 2011, pendant quarante ans, sous le despotisme de la famille al-Assad. En regardant le début des printemps arabes dans les pays voisins, les syriens ont imaginé qu’ils pourraient finalement se débarrasser de cet héritage "éternel", de cette condamnation infinie à vivre dans le silence et la peur. Malgré les souffrances infligées par ce régime, ils ne demandaient pas son départ. Ils ont rêvé de quelques petits changements pour vivre avec dignité: la liberté politique, la liberté de presse, l’annulation de l'état d’urgence, l’égalité sociale…

Les manifestations ont commencé pacifiquement. Mais le régime totalitaire  hérité du père, Hafez al-Assad, qui considère la Syrie comme un bien privé,  n'a pas supporté cette révolte.

Le fils al-Assad, un nouveau « Big Brother», n’imaginait pas que ces « microbes » puissent lui contester le pouvoir. Le régime voyait le peuple comme son serviteur. Bachar al-Assad, fils gâté et héritier d'un pouvoir inattendu, a réagi violement en traitant le peuple qui manifeste de "microbes". Le régime a déclaré terroristes islamiques les manifestants, l'assimilant à son conflit avec les Frères musulmans. La victoire du père al-Assad dans les années 80 a poussé le fils à croire qu'il pouvait, comme son père, gagner la partie. Bachar al-Assad n’acceptera pas d’être moins que son père. Sa famille le soutenait. C’était devenu une affaire familiale.

Si al-Assad avait pensé un seul instant à discuter avec l’opposition au début des évènements, la Syrie n'en serait pas arrivée à cette guerre. Mais il a choisi une réponse sanglante, similaire à celle de son père. C’est la même école : tel père, tel fils.

Al-Assad était rassuré d’être soutenu par la communauté  internationale, car paniquée à l'idée d'un nouveau front terroriste en Syrie.

Le combat du peuple syrien est devenu très compliqué, entre le despotisme du régime et l’idée qu’il est devenu terroriste.

Des terroristes aux services d’al-Assad

Al-Assad a sollicité l’aide de vrais terroristes; cela tombait bien, ses prisons en étaient pleines, et le moment de profiter d’eux était venu.

Ce régime syrien a parlé très tôt de terrorisme. Il faut rappeler qu’Hafez, le père de Bachar al-Assad, a façonné la Syrie comme un état policier solide pour se protéger des terroristes. Face à ce soulèvement populaire, il a été capable d'user de réels terroristes pour soutenir son scenario. Il a ouvert les portes des prisons aux prisonniers radicaux et a même fait venir des détenus libérés de la prison d'Abou Ghraib en Irak. Il a également ouvert les portes de la Syrie aux djihadistes venant de monde entier.

L’idée monstrueuse de ce régime a été de créer une succursale de Daesh en Syrie. Cette organisation qui a commencé son travail à Alep en capturant des opposants laïques, des activistes civils et des journalistes, a fini par combattre l’armée libre. Daesh n’a jamais affronté les soldats du régime, qui le lui a bien rendu. N’oublions pas que les "soldats" de Daesh ont été déplacés via des bus climatisés, vers Boukamal, la frontière irakienne, dans Deir Ezzor, sans courir aucun risque.

Le peuple syrien manipulé à l’échelle internationale

Daesh a combattu pour l’intérêt du régime al-Assad.

Et comme la révolution n’avait pas d’idole (il s’agit d’un mouvement spontané dirigé par la jeunesse non politisée qui s’est coordonnée  dans les villes et les quartiers), les politiciens, surtout les frères musulmans, ont sauté sur l'occasion. Avec l'aide de riches pays arabes et de la Turquie, ils ont encouragé la création d'un conseil national syrien devenu le représentant de cette révolution.

Ainsi les Frères musulmans et les pays du Golfe ont commencé à mettre en place leur agenda pour islamiser cette révolte.

Après sept ans de guerre

Nous avons aujourd’hui au moins 500.000 morts et 7 millions de réfugiés. Le régime a réussi à présenter le conflit comme une guerre entre lui (un régime laïc arabe) et les terroristes. Et cela est la grande erreur que la communauté  internationale a commise.

Al-Assad a gagné pour protéger le trône de sa famille, avec les soutiens de plusieurs forces internationales: L'Iran, la Russie et certains groupes irakiens chiites ainsi que le Hezbollah…

Depuis le début de cette révolte populaire, ni Bachar, ni ses alliés, ne veulent l'établissement d’un régime démocratique en Syrie. Ils ont tout fait pour écraser la révolution et la manipuler en la présentant finalement comme un mouvement terroriste.

Ce régime est capable, avec son expérience de tourner la vérité et convaincre tout le monde par ses mensonges. Et voici le dernier exemple très récent:

Le soir du 16 Avril 2018, la présidence de la République a confirmé "qu'une procédure disciplinaire de retrait de la Légion d'honneur à l'endroit de Bachar el-Assad a bien été engagée" par Emmanuel Macron. Trois jours plus tard, Damas prend l’initiative : elle a rendu la Légion d'honneur décernée par la France en 2001 à Bachar al-Assad qui a déclaré : "Il n’y a pas d'honneur pour le président al-Assad de porter une décoration attribuée par un pays esclave des États-Unis".

Ainsi l’image présentée au monde par ce manipulateur de la vérité est: C'est al-Assad qui refuse cette décoration, car il ne supporte pas qu'elle vienne d'un pays esclave des États-Unis.

Le combat aujourd’hui, n’est pas entre al-Assad et des islamités, mais il est entre al-Assad, Daesh, la Russie, l’Iran, la Turquie, les Êtas-Unis et toutes les autres armées combattantes en Syrie, contre le peuple syrien. La guerre est une sorte de punition contre ce peuple qui a osé rêver de révolte pour obtenir sa liberté. Un peuple condamné à être prisonnier pour l’éternité, un peuple massacré en direct avec plusieurs moyens et armes… Mais la seule ligne rouge est l'arme chimique, alors que tous les autres moyens de tuer les syriens sont permis et légales!

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 05:28
Blessing, 20 ans, meurt noyée en France en traversant la frontière dans les Hautes-Alpes (Médiapart, 21 mai 2018- Mathilde Mathieu)
Blessing, 20 ans, meurt noyée en France en traversant la frontière
 PAR 

La justice confirme l’identité du cadavre repêché récemment dans une rivière des Alpes : Blessing, une Nigériane, s’est noyée en traversant la frontière. C’est la première fois qu’un·e migrant·e perd ainsi la vie dans les Hautes-Alpes. Sur place, des bénévoles pointent les dangers des « courses-poursuites » policières. Reportage.

Quand les agents EDF découvrent son cadavre dans la Durance le 9 mai, elle est nue, sans identité. Ses vêtements ont disparu, arrachés par les courants de la rivière, ultra violents en cette saison. Même son visage n’existe plus, comme dilué. Mais il y a ses longues tresses, sa bague, son collier… Et puis ce corps noir. Instantanément, dans la région, tout le monde comprend : une migrante s’est noyée en tentant de rallier Briançon depuis la frontière italienne. 

Cette mort que l’on redoutait tant, ce « cadavre du printemps » que les bénévoles des Hautes-Alpes s’imaginaient trouver avec la fonte des neiges au col de Montgenèvre, ou plus sûrement au col de l’Échelle, si piégeux, a finalement surgi des eaux. La Durance ?« Ce n’est pas qu’elle est méchante, écrivait Jean Giono. Mais pour elle, le bien et le mal, c’est pareil. »

Voilà donc le premier cas recensé, dans les Hautes-Alpes, d’un·e exilé·e qui perd la vie en pénétrant sur le territoire français – des dizaines sont décédés en essayant plutôt de le quitter du côté de Calais.

Ce ne sera pas le dernier cadavre. À peine cet article était-il rédigé que le parquet de Gap annonçait la découverte d’un second corps non identifié, toujours noir, masculin cette fois, sur un chemin près de Montgenèvre. Pour les militants locaux, épuisés par un hiver de mobilisations et de maraudes, écœurés par les opérations médiatiques des « identitaires », c’est le choc. « Leur » frontière ne se contente plus de blesser, ou de geler pieds et mains en série, elle tue.

Vendredi 18 mai, à l’issue d’une analyse ADN, le procureur de Gap a mis officiellement un nom sur la dépouille de la Durance, confirmant l’identité que les bénévoles avançaient depuis déjà plusieurs jours : il s’agit de Blessing Matthew, Nigériane de 20 ans, qui ne donnait plus signe de vie depuis la nuit du 7 mai, date de son départ de « Chez Jesus », un refuge autogéré situé côté italien, à 1 800 mètres d'altitude, où dorment nombre de migrants avant de tenter la frontière.

« On fait nos comptes tous les matins », confie un membre de l’équipe. Les migrants appellent en général pour signaler qu’ils sont parvenus à Briançon sains et saufs après dix-sept kilomètres de marche (au bas mot) sans tomber sur des policiers. Le coup de fil de Blessing, lui, n’est jamais arrivé. C’est que, d’après divers témoignages, elle a justement croisé des forces de l’ordre à mi-chemin, au village de La Vachette, alors qu’elle avait fait le plus dur.

Encore floues, les circonstances de cette « rencontre » ont mis Briançon en ébullition. Car depuis des mois, des bénévoles pointent la dangerosité des contrôles en haute montagne et reprochent à certains policiers (ou gendarmes) de « jouer au chat et à la souris », d’abuser des « courses-poursuites », de recourir à des « méthodes de cow-boys », voire « des guet-apens » – les termes varient selon le degré de défiance accumulée et les opinions politiques. Or à La Vachette, hameau traversé de bout en bout par la Durance, gonflée à bloc par la fonte des neiges, chaque mètre de berge est un piège.

 

Ouverte dès l’apparition du cadavre par le parquet de Gap, une enquête pour « recherche des causes de la mort » est désormais censée reconstituer le scénario catastrophe.

Retrouvé par Mediapart sur le quai d’une petite gare déserte du Briançonnais, l’un des compagnons de marche de Blessing accepte de livrer un bout, au moins, de l’histoire.« Au départ de “Chez Jesus”, on était huit », raconte Roland une semaine après les faits, alors qu’il s’apprête à grimper dans un train de nuit pour Paris où il compte demander l’asile. « Une fois à La Vachette, vers 5 heures, on n’était plus que deux à attendre Blessing, qui était très fatiguée, avec des crampes. » Tendu, pas en confiance avec nous, Roland compte ses mots. « Tout à coup, des policiers [en tout cas des forces de l’ordre – ndlr] ont surgi avec des lumières et nous ont pourchassés. »

D’après lui, les trois migrants auraient détalé dans des directions différentes. Tandis que lui se cachait, le troisième homme, Hervé, aurait été interpellé. Qu’est-il arrivé à Blessing ? Roland n’en sait rien. Terrorisé, il est resté cloîtré dans son abri jusqu’à 9 heures du matin.

« Je l’ai trouvé en allant nourrir les poules, se souvient, de son côté, une habitante de La Vachette. Il m’a regardé, assoiffé, je l’ai vite fait rentrer dans la maison. Je ne voulais même pas qu’il prenne le risque d’aller ramasser son sac. » Aux militants venus le récupérer discrètement, Roland a confié alors ce qu’il aurait vu depuis sa cachette : des policiers qui cherchent au bord de l’eau, avec leurs torches, pendant des heures.

Ce témoignage central, le jeune « sans papiers » est allé le livrer aux gendarmes enquêtant sur la mort de Blessing, assisté par l’avocat du collectif « Tous migrants », avec son visage juvénile, ses mini-tresses et son collier long comme le bras. Courageux ?« Quelqu’un qui meurt comme ça, c’est triste. Je devais dire ce que je sais. » Mais voilà déjà que son train arrive, et il ne le raterait pour rien au monde.

Sollicités par Mediapart, ni le parquet de Gap, ni les services de gendarmerie, ni les services de police, n’ont souhaité confirmer, démentir ou commenter la présence de fonctionnaires la nuit du 7 mai à La Vachette. Encore moins préciser les modalités des contrôles éventuellement opérés, voire les secours sollicités – pourquoi pas ?

Au nom du secret de l’enquête, le verrouillage est parfait.

« Les forces de l’ordre sont coupables », tranche la grande sœur de Blessing, 36 ans, alertée par des militants, arrivée en catastrophe depuis sa résidence du sud de l’Italie (où elle vit avec des papiers). Non pas qu’elle soupçonne des gendarmes ou des policiers d’avoir poussé sa sœur à l’eau. « Mais quand vous acculez quelqu’un au bord d’une fenêtre et qu’il tombe, c’est comme si vous le poussiez. Et même s’il s’avère qu’ils ont cherché Blessing ensuite pendant des heures, ça ne suffit pas. Dans ces cas-là, tu appelles des renforts, tu fais venir des chiens, tu cherches, tu cherches encore ! Les agents français qui mettent les immigrés en danger comme ça, la nuit, dans le froid, ils sont coupables. » Christina ne pleure pas. Sa colère est comme ses yeux, sèche et noire.

Quand Mediapart la rencontre, côté italien, la justice n’a pas encore identifié formellement le cadavre. Ce jour-là, Christina se présente donc au poste-frontière, au milieu des touristes et des télésièges à l'arrêt, pour réclamer de voir la dépouille, aider comme elle peut la justice. Elle se voit refuser l’entrée. À la place, les gendarmes prélèvent son ADN : c’est l'échantillon qui, in fine, permettra l’identification du cadavre.« Mon ADN est autorisé à rentrer en France mais pas moi pour voir le corps de ma sœur ! », s’indigne Christina, dont la mère, au Nigeria, ignore encore tout du drame.

« Je ne veux pas lui annoncer par téléphone sans personne pour la soutenir, confie la grande sœur, dans son blouson à fleurs, avec des boucles d’oreilles en forme de cœurs.Alors j’ai envoyé mon frère la prévenir. » Protestante, Christina a quitté le delta du Niger depuis dix ans déjà, dix ans qu’elle n’a pas vu la petite, qui ne lui avait rien confié de son périple. Mais Christina sait tout, bien sûr, des dangers du voyage, des naufrages en Méditerranée, des violences sexuelles. « Et Blessing qui meurt noyée en France… »

Elle s'emporte soudain : « Vos dirigeants acceptent le président corrompu du Nigeria, le pétrole du Nigeria, mais pas ses citoyens ? Il y a si peu de réfugiés chez vous en comparaison de l’Italie ou de la Libye ! » Pas une once de sentimentalisme, le discours est politique pendant une heure et demie. À un souvenir près, qui ressurgit.

« Quand Blessing était enfant, on lui disait toujours : « Tu es trop petite, tu ne vas pas y arriver ! » Mais elle essayait quand même et elle y arrivait toujours. Elle voulait tout essayer. » Que dire, désormais ? « Je veux qu’elle soit la première et la dernière à mourir ici, souffle Christina. Il faut que la France change. » Pour que les gens réalisent, elle accepte de montrer un cliché de Blessing, assez daté déjà, qu'elle trouvait si joli.

« Les maraudeurs ont sauvé plus de vies que moi comme chirurgien »

Attablés dans le jardin de « Chez Jesus », le refuge autogéré de Claviere en Italie, ouvert cet hiver en urgence dans le soubassement d’une église, deux Français confient recevoir moult témoignages de migrants sur des forces de l’ordre qui « surgissent de façon effrayante, braquent leurs torches, leur courent après ». Dans ces cas-là, « tu réfléchis pas, tu cours aussi ! Et ça produit inévitablement des accidents ».

Révoltés par ces contrôles à répétition, qu’ils assimilent à des « mises en danger d’autrui », ils résument l’absurdité de la situation : « Les migrants qui dorment ici arrivent tous à passer, certes en plusieurs fois s’ils sont interpellés et ramenés en Italie, mais ils finissent par passer. Sauf les plus vulnérables : enfants, femmes enceintes, personnes handicapées… Ce système de répression est tel que la sélection, en fait, elle est physique. »

Interrogé sur le nombre de « blessés de la frontière » recensés en bas, à Briançon, Max Duez, chirurgien récemment retraité, tient toutefois à relativiser le nombre d’accidents. Ce motard aux cheveux ébouriffés, communiste hyper actif à « Refuges solidaires » (l'association qui héberge des exilés dans un bâtiment mis à disposition par la ville) se souvient surtout des deux Guinéens tombés dans un ravin l’été dernier (dont un souffre encore de lourdes séquelles), effrayés par des gendarmes qui planquaient dans un tunnel. « Cette année, on a vu aussi une fracture ouverte de la cheville. »

Mais sinon, Max Duez est surtout confronté à des blessures mal soignées (que les exilés traînent depuis la Libye), de l’hypertension, de la gale ou encore des parasitoses, et bien sûr des gelures en bataille. « Quand ils ont les pieds dans la bassine d’eau chaude, je fais aussi beaucoup de psy, souffle Max Duez. En résumé, cette année, les maraudeurs ont sauvé bien plus de vies que moi. »

Pas hostile dans l’absolu aux contrôles des forces de l’ordre, respectueux des sauvetages assurés par le peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM), le traumatologue s’interroge. « Les contrôles en milieu dangereux, que ce soit en Méditerranée ou en haute-montagne, c’est inacceptable. Alors comment faire mieux ? Peut-être faudrait-il circonscrire les contrôles sur les routes? Moi, je n’ai pas les réponses, mais je sais qu’il faut poser des questions. »

Dans un récent communiqué, la préfète des Hautes-Alpes a cependant réaffirmé, sans ciller, « sa confiance dans les forces de l'ordre quant au respect [des] règles » de déontologie, qui imposent de « veiller à se comporter de manière exemplaire en toutes circonstances, [à] tenir compte de la nature des risques et menaces de chaque situation ». Une réplique directe au collectif « Tous migrants » de Briançon.

Il y a quelques jours, les bénévoles ont en effet déposé un signalement dans le casier du procureur de la République, dénonçant un chapelet d’infractions potentiellement commises, à leurs yeux, par les forces de l’ordre dans la nuit du 7 mai à La Vachette (« non assistance à personne en danger », « mise en danger délibéré de la vie d’autrui »,« homicide involontaire par imprudence, négligence, ou manquement à une obligation de sécurité », etc.). L'an dernier, ils n'avaient pas admis, déjà, que l'enquête ouverte sur la chute des deux Guinéens soit classée sans suite, « en l’absence d’infractions »identifiées par le parquet.

« Cette mort, c’est l’affaire de trop », juge Michel Rousseau, l’une des figures du collectif, rencontré sur le pont de La Vachette alors que des bénévoles affluent par dizaines pour une veillée funèbre organisée en mémoire de Blessing, avec des lilas dans les bras.

 Il faut bannir les guets-apens, clame cet ancien syndicaliste. Sinon, il est où le principe de “discernement” prévu dans le code de la sécurité intérieure ?! Au collectif, nous disons qu’il y a des pratiques illégales. Et on nous reprocherait de dire des bêtises ? Mais alors le Défenseur des droits ? La CNCDH ? Le pape ? L’évêque ? Le tribunal administratif de Nice ? Ce seraient tous des bandits ? » Dans la nuit qui tombe, deux migrants venus du refuge de Briançon brandissent une enceinte qu’ils portent à l’épaule comme on soulève un cercueil.

 

Benoît Ducos prend le micro. Son visage, la France entière l’a découvert cet hiver quand il a secouru une femme enceinte sur le point d’accoucher sous la neige,illico conduite vers l’hôpital avec son mari et leurs deux enfants, ce qui lui a valu une convocation à la police aux frontières. « Il est où le discernement ? », répète cet ancien pisteur, épuisé par un hiver de maraudes dans la poudreuse. Silence de mort. Sous ses pieds, la Durance gronde.

Sur le petit pont de La Vachette, on ne distingue plus grand-chose, tout juste le blanc des sommets, tout là-haut, et des larmes qui coulent sur la joue du montagnard.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 16:25
Marché de Morlaix - 2017

Marché de Morlaix - 2017

 

Lors du Conseil Municipal du 15 mai, dont Ronan Tanguy pour le Télégramme a fait un bon compte rendu en deux parties: 

Grand Morlaix, subventions aux associations, politique de redynamisation de l'habitat morlaisien: premiers compte rendus du Conseil Municipal de Morlaix du 15 mai 2018 dans la Presse

Je suis intervenu sur plusieurs sujets: 

1- Première intervention au moment de la prise de connaissance des attributions déléguées du maire: conception du Morlaix Mag

J'ai demandé sur la mise en place de la vidéo-surveillance ou vidéo-protection - par rapport à une ligne "télésurveillance et maintenance alarme intrusion" avait "été faite sans débat en conseil municipal ni délibération spécifique. Cela n'a pas été le cas. La majorité de droite veut installer des cameras vidéo sur les bâtiments publics, mais cela fera l'objet d'un prochain débat spécifique en conseil municipal.  

Sur le nouveau Morlaix Mag, j'ai demandé à Agnès Le Brun pourquoi elle avait fait appel à une agence de communication nantaise pour la création et la maquette plutôt qu'au service communication de la ville ou à une entreprise locale, j'ai fait part de mon sentiment que la nouvelle formule du Morlaix Mag, calquée sur l'esthétique "numérique", n'était pas à mon sens une réussite sur la forme: moins chaleureuse que l'ancienne version, pas toujours très lisible, un peu fouilli, des couleurs un peu tristounettes. Sur le contenu de la page d'expression libre de la majorité, j'ai demandé à Agnès Le Brun qui elle rangeait dans "l'extrême-gauche municipale": Valérie Scattolin et moi, du groupe Front de Gauche, étions sans doute visés par le qualificatif infâmant sous sa plume, mais nous ne nous sentons nullement concernés. Ni le PCF, ni le Front de Gauche, ne font partie de l'extrême-gauche. Nous aspirons à exercer des responsabilités, ce pourquoi d'ailleurs nous avons des élus au Conseil Municipal. Pour ce qui est du PCF, nous ne sommes pas un parti purement contestataire ou d'action directe, nous avons des propositions, un projet constructif sérieux porté par des militants responsables ancrés dans la société, nous avons exercé des responsabilités à plusieurs reprises dans notre pays, nous sommes inséparables de son histoire, nous sommes inséparables de l'histoire de la République Française et de l'histoire politique de cette ville de Morlaix. Nous sommes le cœur de la gauche, son cœur battant, animé par le souci de la rassembler pour servir les intérêts populaires.    

2 - Par rapport à la nomination de Claire Thomas en lieu et place de Jean-Philippe Bapcérès (qui a démissionné pour des raisons professionnelles et personnelles de changement d'activité) et à l'intégration par elle de la commission culture-enseignement, je me suis exprimé aussi en disant: Bienvenue dans une commission qui ne sert souvent pas à grand chose.    

Bienvenue dans une commission où on ne discute pas en amont des projets comme l'implantation d'une maison des associations sur le site de l'ancien hôpital psy (en lieu et place de la MJC?), sur le contenu du projet culturel du Tiers Lieu, sur la réhabilitation du musée, sur la suppression des plats de substitution dans les cantines, autant de sujets qui sont des prérogatives du maire, où l'adjoint à la culture lui-même semble dessaisi, où les membres de la commission, qui ne se réunit pas très souvent (par exemple, pas de réunion de la commission enseignement au moment de la suppression de 3 classes dans les écoles publiques morlaisiennes), sont souvent dessaisis de leur rôle, apprenant les nouvelles de décisions dont on n'avait parfois jamais entendu parler dans la presse.

3- Sur le débat avant le vote du compte administratif 2017 (réalisé):

J'ai mis en avant la baisse importante du produit des impôts et taxes pour la ville de Morlaix (-370 839€) pas seulement imputable à la baisse de 1% du taux de la taxe d'habitation que nous avions soutenu, car même ainsi, les impôts locaux restent plus élevés à Morlaix que dans les communes voisines, et constituent un handicap pour l'attractivité de la ville, mais surtout par une baisse du nombre de contribuables traduisant des dynamiques démographiques inquiétantes que nous avons eu l'occasion de souligner de nombreuses fois - moins 1000 habitants depuis 2014, moins 600 pour Morlaix en 2016 selon l'INSEE, des chiffres que semble contester Agnès Le Brun- et qui appelle, en se garder des explications simplistes et mono-causales, et de tout mettre sur le dos de l'équipe en place, un travail sérieux pour relancer l'attractivité de la ville à Moyen Terme, passant par un boulot et une réflexion sur l'habitat, mais aussi sur d'autres aspects: relations avec les communes voisines, grand Morlaix, qualité des services, vitalité du commerce de proximité, relations aux administrés, aux associations, etc.

J'ai souligné aussi l'impact pour la vie des Morlaisiens et les dépenses de services publics locaux de la prolongation de la politique d'austérité imposée aux collectivités locales: moins 154 000€ de dotations d'Etat cette année pour Morlaix, une baisse qui se cumulent avec les centaines de milliers d'euros de baisse de dotations sur le pouvoir Hollande-Valls des années précédentes, sur lesquelles, évidemment, Macron, qui inspirait cette politique néo-libérale, n'est pas revenu. 

Sur l'intervention d'Alain Tigréat, l'adjoint aux Finances, pour présenter le compte administratif 2017, j'ai corrigé une inexactitude: malgré le soutien financier de la ville de Morlaix à l'EHPAD de la Boissière le temps des travaux pour compenser le "manque à gagner" lié à la réduction du nombre de résidents pouvant être accueillis, les tarifs journaliers et mensuels de l'hébergement en EHPAD de la Boissière ont bien augmenté, à l'inverse des pensions des retraités (1300€ brut en moyenne pour les Français, faut-il le rappeler). 

4- Sur la réhabilitation du Bâtiment "Troisième Lieu" au 9 rue de Paris, avec un appel d'offre lancé par la mairie auprès des architectes pour une étude de maîtrise d'oeuvre  (avec une enveloppe de 120 000€ pour un budget global estimé à ce stade à 800 000€ TTC, contre 600 000€ TTC dans la première version du "projet" présenté en conseil municipal), j'ai souligné le flou persistant et le caractère évolutif (on avait parfois l'impression qu'il se construisait en direct dans le cerveau de Madame le Maire pendant le conseil municipal) du contenu du projet de troisième lieu, en rappelant que l'on soutenait l'achat du bâtiment, qui offre des perspectives réellement intéressantes dans une rue stratégique et en difficulté du centre ville, mais demandons un projet travaillé plus collectivement, avec les associations culturelles (MJC, Moyens du Bord), les jeunes et étudiants, les employés municipaux concernés (Médiathèque), les élus d'opposition, et surtout ceux de la commission culture, complètement évitée jusqu'à présent sur ce dossier. J'ai posé la question de l'avenir de la médiathèque des Ailes du Temps, en rien réglé par l'achat du bâtiment du 9 rue de Paris, qui ne pourra finalement accueillir une médiathèque car il ne remplit pas les normes pour ouvrir à des financements et des subventions, et qui est actuellement victime d'un bâtiment peu attractif, et qui n'est pas aux normes d'accès pour les personnes à mobilité réduite. Pas de réponse d'Agnès Le Brun ou des autres élus de la majorité sur ce sujet. J'ai souligné le manque de clarté et le flou actuel du projet de "troisième lieu", le manque de construction collective et de concertation. J'ai fait part du souhait de jeunes et d'étudiants d'avoir un lieu public agréable au chaud pour travailler le soir, mission que le Troisième Lieu pourrait éventuellement remplir, même si la question du personnel et des coûts de fonctionnement, de la complémentarité avec la Médiathèque et d'autres équipements (MJC) doit être posée.

5 - Sur les attributions de subventions aux associations culturelles et à la vie associative: 

J'ai regretté que pour la deuxième année consécutive il ne soit pas proposé de verser une subvention, dans le cadre de la solidarité internationale, à l'association pour un jumelage Morlaix-Wavel (camp de réfugiés palestiniens au Liban) et au projet humanitaire de l'AFPS Morlaix avec le camp de réfugiés de Jalazone près de Ramallah. Des demandes de subvention ont pourtant été faites. Un soutien, même symbolique, aurait été le bienvenu, tout particulièrement dans un contexte où les conditions de vie des Palestiniens, et tout particulièrement celles des réfugiés, se détériorent très fortement compte tenu de la politique du gouvernement israélien soutenu par les Etats-Unis de Trump.

Sur les subventions dans le domaine de l'enseignement, j'ai regretté une nouvelle fois la décision d'Agnès Le Brun et de George Auregan de ne plus verser de subventions aux FSE des collèges publics, ces 125€ versés auparavant n'étant pas de trop pour soutenir les achats et projets péri-scolaires d'établissements (le Château et Mendès France: plus de 600 élèves) qui font un super travail auprès des jeunes collégiens dans un contexte où nombreux sont ceux qui viennent de familles et de quartiers précarisés, où les aides pour les voyages et autres sont d'autant plus importantes. 

Par rapport aux subventions culturelles, j'ai fait part de ma frustration par rapport à la somme globale allouée qui ne permet pas de soutenir suffisamment des associations qui le mériteraient pourtant en raison du travail accompli par les bénévoles, de la qualité de ce qu'elles proposent (par exemple, les Originales) tout en disant qu'à mon sens, sur ce point de la répartition de l'enveloppe, la commission culture, sous la houlette de George Aurégan, avait travaillé dans un souci d'équilibre et de consensus. 

6- sur les attributions de subventions aux associations sportives: 

Je suis intervenu pour regretter les effets de Yo-Yos ou de montagnes russes dans la variation des subventions d'une année sur l'autre dont étaient victimes des associations comme Oxydroller ou plus encore le Tennis Club Morlaisien dont la subvention est divisée par 2,5, étant à 39% de ce qu'elle était en 2017, et passant de 3356€ à 1314€ avec le risque que cela se répercute sur le coût de l'adhésion annuelle, des cours, de l'accès aux terrains, alors que la pratique du tennis n'est déjà pas un des sports les plus accessibles financièrement à toutes les bourses. Avec l'application des règles de l'OMS, la perte d'adhérents tend à se répercuter dans une perte de subvention, avec des problèmes d'équilibres financiers afférents, de difficultés pour payer les profs, des nécessités parfois d'augmenter le montant de l'adhésion, ce qui ne facilite pas le fait de retrouver plus d'adhérents.

Surtout, je suis intervenu pour soutenir le club de Gym Morlaix Saint-Pol Gymnastique avec une intervention que mon camarade Glenn Le Saout, qui connait bien la vie sportive et associative morlaisienne, a travaillé avec moi pour ce Conseil Municipal:

" Lors de votre proposition d'attribution de subventions aux associations sportives, nous pouvons souligner une légère hausse de l'enveloppe globale.

Mais nous souhaitons attirer votre attention sur quelques soucis. En effet le club de gymnastique va voir ses subventions baisser de 500€ alors que le nombre de licenciés est passé de 370 adhérents à 403 cette année. 

De plus, le Morlaix Saint Pol Gym arrive 48 ème sur 1098 au classement de la Fédération qui se base sur le nombre de licenciés et les performances sportives de ce dernier. Un record pour ce club!

Grâce aux performances sportives ayant mené quelques gymnastes du club au niveau national et donc à une visibilité importante pour la ville, le Morlaix Saint Pol Gym s'est vu recevoir l'organisation de la finale inter-région à Morlaix. Non sans mal les bénévoles du club ont pu dans un professionnalisme certain permettre de placer Morlaix capitale pour un week-end de la gymnastique en région Grand ouest. Une réussite totale pour le club et les commerçants de la ville (hôtels, restaurants).

Il ne faut pas oublier également que le club emploie deux personnes à temps plein. Il ne serait donc pas judicieux de voir 500€ injustement soustrait à ce club. Nous souhaitons donc que la subvention soit revue à la hausse, au moins à la hauteur de ce qu'elle était l'an passé". 

Je suis également intervenu pour rappeler les conditions inacceptables dans lesquelles on avait demandé aux associations qui occupaient le pavillon du Poulliet, là aussi, en dehors de toute information des commissions concernées sur l'usage qu'on voulait faire du bâtiment et qui reste encore à ce jour un mystère, de déménager, dans des locaux inadaptés pour l'UCPM et le club de cyclisme loisirs, l'UCPM se posant désormais la question de son maintien à Morlaix ou de son démanagement dans une commune plus accueillante et le club de cyclisme loisirs du club cyclisme morlaisien envisageant une autre solution de relocalisation: dans un Algeco à Keranroux. On a pas jugé utile de me répondre sur ces points, et sur la destination du Pavillon du Poulliet.  

Pavillon du Poulliet réattribué: l'amertume des cyclistes (Ronan Tanguy, Télégramme, 29 mars 2018)

A Morlaix, pourquoi maltraite t-on autant les associations, Mme Le Brun ?

Opposition municipale: conférence de presse au Pavillon du Pouliet ce mardi 10 avril (Le Télégramme- G. Hameury et Ouest-France - Christine Barresi 11 avril 2018)

 7- Ma dernière intervention a porté sur la motion déposée par la majorité municipale pour la création d'une commune nouvelle du grand Morlaix que nous avons découvert au Conseil Municipal (la motion dit qu'on veut lancer la réflexion sur la constitution d'une commune nouvelle dont Morlaix prendrait l'initiative et lancer une étude avec un cabinet de conseil), motion sur laquelle seuls les 2 élus Front de Gauche, Valérie Scattolin et moi-même, se sont abstenus, à l'inverse de tous les autres élus qui ont voté pour. 

J'ai dit que le contenu de la motion m'apparaissait pertinent sur bien des aspects et que la question d'une fusion de commune pour le grand Morlaix méritait en effet d'être posée, débattue sérieusement, sur la base d'étude d'impacts et d'une prise en compte de tous les aspects. Les dynamiques démographiques et économiques actuelles, le risque de décrochage de Morlaix et de sa région par rapport aux phénomènes de métropolisation, de densification de l'est et du sud de la Bretagne, de fragilisation des villes moyennes avec la politique de l'Etat, justifient bien d'envisager la possibilité d'un regroupement de commune entre Morlaix, Saint-Martin, Plourin, voire Pouigneau, Plouézoc'h, Sainte-Sève. 

Néanmoins, et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes abstenus, en dehors du fait que nous n'avons pas encore pris de position dans notre organisation politique sur ce sujet précis, j'ai pointé en même temps une absence regrettable pour ne pas dire scandaleuse dans cette motion, qui ne fait pas référence à une consultation des populations concernés, alors que les élus municipaux actuels n'ont aucun mandat venu de la campagne de 2014 pour dissoudre leur commune ou la fusionner, et qui s'inscrit, même si nous ne sommes pas opposés par principe à la fusion en raison d'arguments pragmatiques, dans un contexte où l'on voudrait faire croire que la France des 36 000 communes seraient archaïque, alors que les communautés d'agglomération ne sont déjà pas gérés très démocratiquement, avec un vrai contrôle et une vraie connaissance des termes des débats des citoyens et que plus les échelons de pouvoir s'exercent sur de larges territoires, plus on éloigne les citoyens des centres de décision, de la proximité de la prise en compte et la réponse aux besoins. J'ai dit mon inquiétude face aux mouvements de constitution de blocs et de fusions de communes un peu partout dans notre secteur: autour de Douarnenez, Quimper, du Cap Sizun, bientôt qu'une seule communauté d'agglo, de Brest et Crozon, de Perros Guirec, avec souvent des décisions qui échappent complètement aux citoyens et qui se font dans un contexte de pression de l'Etat, voire de chantage, de pression sur les maires des petites communes, de restriction des moyens budgétaires, l'intérêt des populations et la vitalité du lien démocratique étant souvent loin d'être les premières portes d'entrée dans ce débat. Par ailleurs, des mutualisations peuvent aussi se faire, notamment dans le cadre de Morlaix-Communauté, sans fusion de communes. J'ai aussi rappelé qu'un des fondements de la politique nationale visant à marginaliser la commune et faire disparaître des milliers de communes était une volonté de baisse de la dépense publique locale liée à une politique néo-libérale, les collectivités locales, pourtant les premiers maillons du lien social et démocratique, étant jugés trop dispendieuses.          

         

 

 

        

 

   

       

Morlaix-St Pol Gymnastique, subventions aux assos, Troisième lieu, grand Morlaix, Morlaix- Mag, budget : Conseil municipal de Morlaix 15 mai 2018: interventions d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche d'opposition
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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 12:24

Co-voiturage à partir de Morlaix pour les manifs de Brest et Quimper du mardi 22 mai pour la Fonction Publique à partir de Morlaix: 

de l'ancienne parking de la bio-COP derrière le Feu Vert: 

8h30 pour Quimper 

10h pour Brest

Pour les manifestations de 11h à Quimper et à Brest. 

Soyons nombreux et déterminés! 

Grève nationale et manifestation du 22 mai: adresse du PCF aux agents de la Fonction Publique - co-voiturage à partir de Morlaix pour les manifestations de BREST et QUIMPER à 11H
Grève nationale et manifestation du 22 mai: adresse du PCF aux agents de la Fonction Publique - co-voiturage à partir de Morlaix pour les manifestations de BREST et QUIMPER à 11H

Les organisations syndicales CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et UNSA appellent à une journée de grève ce mardi 22 mai 2018.

 

C'est le service public qui est menacé par des projets qui ont pour finalité:

 

  • L’abandon au secteur privé de certaines missions

 

  • La mise en concurrence de services aujourd’hui assurés en partie par l’État et les collectivités

 

  • La réduction des moyens des services publics avec la suppression de 120 000 emplois

 

  • La réduction des protections des agents publics

 

 

Comment se passer aujourd’hui de toutes et tous ces agents-es qui, chaque jour, font vivre la Fonction publique ?

 

Lire en P.J. le détail de l'analyse et des revendications

 

Il n'est plus possible de laisser faire sans réagir et clamer haut et fort:

 

  • l’arrêt des suppressions d’emplois et les créations d’emplois statutaires nécessaires
  • un plan de titularisation des contractuels et de nouvelles mesures pour combattre la précarité
  • la préservation du statut général des fonctionnaires
  • l’amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous les agents-es
  • l’ouverture de discussions pour répondre mieux aux besoins de la population et permettre aux agents-es de remplir correctement toutes les missions des services publics (formation, conditions de travail...)

 

 

Manifestations le 22 mai à 11h à:

Brest (place de la Liberté)

Quimper (place de la résistance)

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