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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 05:15

 

Il y a 83 ans, le 19 août 1936, le poète et dramaturge espagnol Frédérico Garcia Lorca était assassiné par les milices fascistes de Franco. Né dans la région de Grenade, il s’installe dans la capitale espagnole après des études de lettres. Il y rencontre ses premiers succès mais est déjà repéré par les services de police pour ses prises de position politiques. La chute de la dictature de Miguel Primo de Rivera et la proclamation de la République lui ouvrent de nouvelles possibilités. En 1931 Lorca est nommé directeur « La Barraca » visant à faire connaître les œuvres de l’art classique dans les campagnes. Il écrit à cette occasion une trilogie rurale qui aura un grand succès : Bodas de sangre (« Noces de sang »), Yerma et La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba).

Lors du coup d’Etat fasciste de Franco en 1936, Lorca soutient le Front Populaire. Arrêté par des membres de la milice fasciste « l’escadron noir », il est immédiatement fusillé et son corps est jeté dans une fosse commune. Ses œuvres sont interdites jusqu’en 1953 puis publié dans une version censurée. Il faudra attendre la fin du fascisme pour que ce poète de renommée mondiale soit enfin accessible au public espagnol. L’assassinat du poète est devenu le symbole de l’obscurantisme fascisme.

Voici quelques citations du poète que nous aimons :

- « Se taire et brûler de l'intérieur est la pire des punitions qu'on puisse s'infliger. »

- « Moi, si j’avais faim et me trouvais dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livre. »

- « Dans ce monde, moi je suis et serai toujours du côté des pauvres. Je serai toujours du côté de ceux qui n’ont rien et à qui on refuse jusqu’à la tranquillité de ce rien. »

Repose en paix frère et camarade

 

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 05:13

 

Guerre commerciale avec la Chine, Gafam, Brexit, Iran… Donald Trump s’est montré inflexible, avec l’appui de nouveaux alliés, loin du consensus formel des G7 précédents.

Les rapports de forces ont bougé

Il était bien difficile, hier, d’enregistrer de véritables points de convergence jusque entre pays réputés alliés au sein de l’Union européenne, comme l’a regretté le président sortant du Conseil européen, le libéral polonais Donald Tusk, estimant que la réunion de Biarritz était « peut-être la dernière occasion de restaurer (notre) communauté politique ». Au-delà des fissures entre présumés alliés comme Paris et Berlin sur l’attitude qu’il conviendrait d’adopter à l’égard de l’Amazonie, du Mercosur et donc du Brésil de Bolsonaro, une ligne de fracture essentielle est apparue entre partisans d’une politique national-libérale, comme celle de Donald Trump, et d’autres dirigeants encore convaincus du bien-fondé d’une approche plus multilatérale de la mondialisation capitaliste.

Les rapports de forces ont indiscutablement bougé au sein de l’instance. Sur les sept chefs d’État, deux au moins, outre le locataire de la Maison-Blanche, penchent en faveur d’une approche plutôt nationaliste pour gérer les affaires de la planète : le Japonais Shinzo Abbe et le tout nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson. Et ce n’est pas ce malheureux Italien Giuseppe Conte, en proie à une crise politique majeure dans son pays, potentiel prélude à une nouvelle percée de l’extrême droite, qui aura pu infirmer cette tendance générale.

Symbole de cette fracture entre grandes puissances occidentales : l’annonce de la création d’une vaste zone de libre-échange entre les États-Unis et le Royaume-Uni, censée compenser, et au-delà, les difficultés d’un Brexit, fût-il dur, après la date du 31 octobre fixée par le premier ministre britannique. Donald Trump et Boris Johnson n’ont eu de cesse d’afficher leur complicité à Biarritz. Le locataire de la Maison-Blanche a promis la conclusion prochaine « d’un très grand accord commercial, le plus grand qu’il n’y a jamais eu ». Ce sera « un fantastique accord », a acquiescé dans la foulée le résident du 10 Downing Street.

Tout le reste est marqué par l’intransigeance à toute épreuve du président des États-Unis. Il a confirmé combien il entendait maintenir le cap sur la guerre économique avec la Chine. Pas plus tard que vendredi dernier, Washington a décidé de relever de 25 % à 30 % la taxation portant sur 250 milliards de dollars de produits chinois, et de 10 % à 15 %, celle touchant quelque 300 milliards de dollars d’autres marchandises. Pékin avait annoncé des représailles sur les premières attaques tarifaires des États-Unis, à hauteur de 75 milliards de dollars de productions états-uniennes. Et Trump a exclu explicitement à Biarritz toute désescalade. Or, la poursuite de ce bras de fer constitue l’un des facteurs qui pourrait aggraver la tendance générale observée vers un ralentissement mondial, qui a déjà des répercussions sur l’Europe et pourrait en avoir jusque sur les États-Unis. Au point d’y rendre une récession inéluctable, jugent de nombreux économistes outre-Atlantique.

En dépit des risques annoncés, Donald Trump reste donc inflexible, convaincu que le rétablissement de la domination de l’Empire américain passe par l’unilatéralisme et sa « diplomatie du deal » ; une « diplomatie » qui intègre toutes les dimensions du rapport de forces, politique, économique et militaire, pour imposer une décision favorable.

Menace de représailles

Fort d’un soutien de Wall Street, devenu désormais bien plus ostensible, le président des États-Unis a fait preuve de la même intransigeance pour contrer toute velléité, notamment française, de taxer les Gafam, les multinationales états-uniennes qui dominent le marché du numérique. Il a réitéré sa menace de représailles en taxant les vins français.

À l’heure où son ami Benyamin Netanyahou bombardait, sans autre forme de procès, des positions de forces réputées proches de Téhéran en Syrie et au Liban (voir page 15), Trump s’est montré tout aussi inflexible sur le dossier dit du nucléaire iranien. Lui qui a déchiré l’accord historique signé en 2015 n’entend même pas reprendre langue avec Téhéran. Et Emmanuel Macron, qui se faisait fort de couper court aux périls en tentant une conciliation entre les deux parties, a dû piteusement reconnaître son impuissance en déclarant que tous allaient continuer à agir… « chacun dans son rôle ».

Malgré les efforts des uns, des autres et leurs fausses connivences affichées, il était difficile de ne pas repérer la profondeur des désaccords enregistrés à ce G7 de Biarritz sur la plupart des sujets clés : climat, commerce, Iran, éventuelle taxation des géants du numérique. Ce sommet fut celui des clivages, reflet des contradictions entre les grandes puissances occidentales. Et cela même s’il avait été décidé prudemment, après le fiasco enregistré au précédent G7 au Canada, de ne plus se prêter à l’exercice d’une déclaration commune qui relevait jadis déjà du grand art pour les sherpas diplomates assujettis à cette tâche.

Bruno Odent

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 05:10

 

À l’hôpital universitaire de Palerme, la docteure Antonietta Lanzarone a ouvert depuis un an une consultation dédiée aux migrants ayant subi des tortures afin de leur délivrer un certificat médical qu’ils peuvent ajouter à leur demande d’asile. Ils y trouvent une écoute dont ils ont rarement pu bénéficier auparavant.

Palerme (Italie), de notre correspondante.– Il y a dans les « OK » et les « va bene » répétés de la docteure Lanzarone la délicate tentative de dire que tout ira bien, malgré un récit fait de violences qui semblent ne jamais finir. En face d’elle, de l’autre côté du bureau marron, R., un Ivoirien de 19 ans dont l’italien courant parvient à rendre tous les détails du long voyage qui l’a amené jusqu’à elle, dans ce bureau impersonnel de l’hôpital Policlinico de Palerme.

Trois ans plus tôt, au mois d’août 2016, R. posait le pied sur le quai du port d’Augusta, dans ce bout de Sicile cerné par les usines pétrochimiques. Depuis, sa demande d’asile a été rejetée une première fois. « J’ai pleuré quand la responsable du centre d’accueil me l’a dit, confie-t-il à la légiste. Ils ne m’ont même pas laissé raconter mon histoire en détail comme on est en train de le faire ici. » Un instant, elle lève la tête des feuilles volantes sur lesquelles elle consigne soigneusement chaque réponse. « La commission a une manière différente de procéder. Ils doivent donner des réponses. Je comprends que tu le vives comme une injustice, mais nous, on repart de zéro », précise-t-elle, avant de revenir aussitôt aux brûlures de briquet mentionnées par R. peu avant.

Depuis le mois de mai 2018, la légiste a reçu à l’hôpital 93 migrants, dont 11 mineurs qui souhaitent obtenir un certificat médico-légal attestant des violences qu’ils affirment avoir subies. Dans un contexte de durcissement des conditions requises pour obtenir l’asile, chaque document peut compter. Pour mener à bien cette activité encore en rodage, elle est assistée de trois autres légistes et d’une psychologue, et travaille en partenariat avec les autorités sanitaires régionales et la Clinique légale pour les droits de l’homme de l’université de Palerme.

En octobre dernier, un premier décret-loi sur la sécurité entrait en vigueur, supprimant notamment la protection humanitaire, qui était, avec le statut de réfugié et celui de protection subsidiaire, l’une des trois formes de protection que peut octroyer la commission territoriale aux demandeurs d’asile. Au mois de juin 2019, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l’intérieur italien, le taux de rejet des demandes d’asile est de 82 %. À titre de comparaison, en mai 2018, avant l’arrivée au gouvernement de la Ligue et du Mouvement Cinq Étoiles, il était de 61 %, alors que 28 % des demandeurs obtenaient la protection humanitaire. R., lui, a fait appel de la décision de la commission et espère que le rapport médico-légal pourra donner du poids à ses déclarations.

« L’entretien dure au moins deux heures. Je fais l’investigation de l’histoire médicale des patients », explique la légiste, qui applique rigoureusement les règles définies par le protocole d’Istanbul, également appelé Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. « C’est éprouvant mais nécessaire pour établir le rapport de compatibilité entre ce qu’on me dit et ce que je vois sur le corps. »

Au récit fait par R. de violences intrafamiliales, d’une attaque à la machette et un peu plus tard de brûlures au briquet faites par un gang qui l’a dépouillé, la question de la médecin est la même : « Est-ce que ça a laissé des traces ? » En silence, R. tend la main, montre ses avant-bras, lève son T-shirt. « OK, va bene », répète la Dre Lanzarone. Ces mêmes mots qu’elle prononcera un peu plus tard, une fois l’entretien terminé, en photographiant chaque balafre, chaque plaie, chaque endroit du corps dont la couleur sombre s’est évaporée sous les supplices. Délicatement, pour chaque blessure, elle dépose une réglette millimétrée sur la peau meurtrie.

Dans ce métier, la vérité se mesure. « Ça peut sembler aberrant parce que, sur le visage de la personne qui vous fait un tel récit, on peut lire la souffrance, mais, pour une série de raisons, notamment légales, il me faut être la plus objective possible et connaître dans les moindres détails tout ce qui s’est passé », raconte la médecin légiste, dont le quotidien était jusque-là plutôt fait d’accidents de la route, de suicides ou de règlements de comptes.

Puis, dans la nuit du 27 au 28 août 2015, le navire militaire suédois Poseidon amarre au port de Palerme. À bord, 571 migrants et 52 corps récupérés après le sauvetage d’une embarcation de bois au large des côtes libyennes, presque tous asphyxiés dans la soute où ils avaient été enfermés. Pour ramener leurs corps à quai, une grue a fendu de son ronronnement le silence qui enveloppait le port, interrompant momentanément le ballet des combinaisons blanches qui s’activaient à terre, pour y déposer un énorme conteneur frigorifique.

Cette nuit-là, la jeune interne en médecine légale fêtait ses 28 ans. Tout le département de médecine légale de l’hôpital est alors réquisitionné. En quarante-huit heures, ils effectuent toutes les autopsies, dans des conditions de fortune, au cimetière des Rotoli, qui toise la mer depuis les hauteurs de la ville.

D’autres bateaux sont arrivés, d’autres corps aussi. « On a d’abord remarqué sur les corps des traces liées aux conditions de la traversée, des contusions, des coupures, des signes de déshydratation, des brûlures sur ceux qui parfois étaient entassés dans la salle des machines ou des brûlures de carburant, se souvient Antonietta Lanzarone. Il y avait aussi des lésions plus anciennes. On pouvait supposer qu’elles remontaient au séjour dans les pays d’origine ou au passage en Libye, mais dans les deux cas, on s’est dit que si on retrouvait ces blessures sur les cadavres, alors nous en retrouverions sûrement aussi sur les corps de ceux encore en vie. »

Lorsqu’elle commence les entretiens, la légiste découvre alors l’histoire de ces blessures. Certaines sont le souvenir d’accidents ou de rites tribaux, d’autres en revanche racontent à elles seules les parcours de migration et, surtout, la systématisation des tortures et des actes dégradants dans les prisons libyennes.

Un patient, par exemple, avait la plante des pieds décolorée après avoir été contraint de marcher dans une pièce dont le sol était couvert d’un liquide, « probablement un produit chimique étant donné les brûlures », ajoute la légiste. « Cette situation relève d’une anomalie complète, d’abord parce que, d’un point de vue médico-légal, mon travail porte d’habitude sur des lésions récentes, alors que là, il faut remonter à des lésions de longue date et surtout, parce que rencontrer de telles cicatrices, c’est anormal, c’est inhumain », tranche le médecin.

Parmi les migrants rencontrés, certains sont arrivés en Italie deux ou trois ans plus tôt, à l’instar de R. Sur tous les patients qu’elle a vus, 55 % avaient subi des mauvais traitements dans leur pays d’origine et 91 % lors de leur passage en Libye. « On retrouve de manière systématique certaines tortures, de la privation de nourriture ou d’eau, à la falanga, qui consiste à attacher quelqu’un par les chevilles et à le frapper de manière continue avec des bâtons ou des tubes de plastique rigides de la plante des pieds au talon », détaille Antonietta Lanzarone. « Comme toutes les formes de torture, c’est très insidieux, car cela laisse peu de traces visibles de l’extérieur, mais le patient aura des douleurs pendant longtemps, il aura des difficultés à marcher », poursuit-elle.

 « De la Libye, je n’ai pas de traces visibles. Quand on nous torturait pour qu’on crie au téléphone et qu’on demande de l’argent à nos familles, on nous frappait avec des tubes de plastique », s’excuserait presque R., qui garde aussi de fortes douleurs aux genoux après le voyage dans le désert nigérien, pendant lequel on l’a frappé pour qu’il monte dans le 4x4, en se contorsionnant comme si son corps était celui d’un pantin.

C’est la limite de la consultation médico-légale : certaines cicatrices sont invisibles. « Le plus difficile, ce sont les violences sexuelles », reconnaît la Dre Lanzarone. 20 % des patients en ont été victimes, dont la totalité des 12 femmes rencontrées. « Sept hommes m’ont raconté des viols, soit par sodomie, soit parce qu’on les a obligés à violer d’autres femmes, confie le médecin. Ils pourraient être bien plus nombreux en réalité, car le fait que je sois une femme médecin ou la honte peuvent être des facteurs qui les retiennent de parler. »

Chaque fois, les patients sont orientés vers un urologue ou une gynécologue. Il y a aussi les séquelles psychologiques, souvent difficiles à déterminer. « Ce sont des entretiens qui peuvent amener à une reviviscence du trauma. C’est déjà arrivé qu’il faille interrompre les questions ou programmer une seconde visite », explique la médecin. À ses côtés, la psychologue Valeria Tullio observe chaque réponse de R., ses hésitations, sa manière de parler et de décrire son histoire.

Sur l’ensemble des entretiens, 60 % des patients présentent des troubles psychologiques ou psychiatriques et 77 % des problèmes de somatisation. « Après cet incident, tu réussissais à dormir ? » interrompt-elle, lorsqu’il raconte avoir été terrassé par une « maladie mystique » après une énième agression des gangs de son quartier. « Tu trouvais la force de te lever du lit ? »

Cette force, il la trouve quelques semaines plus tard, lorsqu’un ami lui avance de l’argent pour aller se faire soigner en Europe. « Quand je suis arrivé, je pleurais tous les matins dans le premier centre d’accueil, et puis c’est passé, confie le jeune homme. Aujourd’hui, je préfère ne pas sortir la nuit et surtout, j’ai vraiment peur quand j’entends les feux d’artifice. Ça me rappelle les tirs pendant la crise en Côte d’Ivoire, en 2010. Des fois, j’oublie que tout ça, c’est fini. »

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 04:58
TRIANGLE DE GONESSE ET EUROPA CITY : OU S’ARRÊTERA LA VILLE ? ("Progressistes" - Avril mai juin 2019 - revue PCF)
TRIANGLE DE GONESSE ET EUROPA CITY : OU S’ARRÊTERA LA VILLE ? ("Progressistes" - Avril mai juin 2019 - revue PCF)
TRIANGLE DE GONESSE ET EUROPA CITY : OU S’ARRÊTERA LA VILLE ? ("Progressistes" - Avril mai juin 2019 - revue PCF)
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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 10:01
Pcf. Fabien Roussel appelle la gauche à plancher sur un projet commun (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 26 août 2019)
Pcf. Fabien Roussel appelle la gauche à plancher sur un projet commun
Lundi, 26 Août, 2019

Les communistes ont tenu ce week-end leur université d’été à Aix-en-Provence. Leur secrétaire national veut dépasser « les appels rituels au rassemblement » pour passer au « concret », notamment sur la réforme des retraites.

 

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), envoyée spéciale.

Rassemblement, unité… le PCF veut passer de la parole aux actes. C’est le message que son secrétaire national a envoyé depuis Aix-en-Provence, où la formation a réuni, ce week-end, quelque 1 000 de ses militants pour son université d’été. « On ne pourra pas briser le duo funèbre de Macron et Le Pen seulement par des appels rituels au rassemblement. Il faut maintenant être concret. Nous voulons travailler à faire émerger un débouché politique, un espoir de changement, sur la base d’un projet permettant de changer concrètement la vie des gens et de relever les grands défis du XXIe siècle », a lancé Fabien Roussel lors de son discours, samedi. Paix, climat, urgence sociale. C’est sur ce triptyque que le député du Nord invite à plancher non seulement les citoyens, mais aussi les autres formations de gauche. « Nous voulons construire une dynamique porteuse d’espoir, une nouvelle union populaire, un Front populaire du XXI° siècle », résume-t-il. Il s’agit de « dire, précise-t-il encore, si demain nous sommes au pouvoir tous ensemble, voilà ce sur quoi nous nous engageons ».

« Agiter l’abandon du Mercosur pour nous faire avaler le Ceta »

En attendant, l’urgence environnementale s’affiche à Aix comme une priorité. Dans l’amphithéâtre rebaptisé Martha-Desrumaux, la séance inaugurale est consacrée au défi écologique. L’annonce par Emmanuel Macron de l’abandon du traité de libre-échange avec le Mercosur vient alors de tomber. « Il ne faudrait pas qu’ils agitent l’abandon du Mercosur d’un côté pour, de l’autre, nous faire avaler le Ceta contre lequel le combat continue puisqu’il repassera au Sénat à l’automne », réagit Fabien Roussel à la tribune. À ses côtés, Audrey Pulvar salue l’avancée après avoir réglé à sa façon la question du clivage gauche-droite en débat notamment chez EELV. « On a tort de dire que l’écologie n’est ni de droite ni de gauche, développe l’ex-présidente de la Fondation pour la nature et l’Homme, créée par Nicolas Hulot. Il y a un projet de gauche qui prévoit de faire voler en éclats le système capitaliste mondialisé. Et il y a un projet d’adaptation avec l’économie verte ou le développement durable. Celui-ci ne suffit pas. Il faut renverser la table. »

Avec ses 660 maires, le PCF joue gros aux municipales

De quoi donner le sourire dans les couloirs de la fac de lettres. Pour nombre de militants, le rassemblement est devenu une nécessité. « Si on reste les deux pieds dans le même sabot, on n’y arrivera jamais », estime Alexandra venue du Loiret, encore marquée – comme beaucoup – par les 2,5 % obtenus par son parti aux européennes, mais aussi par « la dynamique de (leur) campagne qui a remotivé les militants ». Pas si simple cependant de renouer le dialogue : « FI nous a fait beaucoup de mal et ne veut pas discuter », lâche un militant. « Le PS, après la déchéance de nationalité ou la loi travail, n’a pas vraiment fait le bilan de son dernier quinquennat », critique un autre.

Pour les prochaines municipales, beaucoup y croient tout de même. Le PCF joue gros et entend conserver son réseau de « plus de 660 maires et 7 000 élus ». « Le débat national est compliqué, mais dans les municipalités on peut réussir à le conduire sur la base de projets », affirme Pierre Lacaze, en charge des élections pour le PCF, au cours d’un atelier. Reste pour Ian Brossat, adjoint PCF à Paris, deux conditions au rassemblement à gauche : « Mettre de côté toute tentation hégémonique, qu’on voit poindre à nouveau côté EELV, et éviter l’écueil du flou sur le contenu ; on a besoin de clarté ». Une « clarté » espérée aussi dans la riposte à Macron. Déjà engagé contre la privatisation d’Aéroports de Paris, un front commun contre la réforme des retraites pourrait voir le jour. PS, FI, Génération.s et GRS s’y sont tous dits favorables samedi, lors d’une première rencontre à Aix. Fabien Roussel, estimant que s’opposer au projet Macron ne suffit pas, leur a proposé de formuler ensemble « un contre-projet ». Sur la table, la retraite à 60 ans, avec des pensions à au moins 75 % du meilleur salaire, financées notamment par la cotisation des revenus financiers… Si Génération.s et FI semblent partager l’ambition, Laurence Rossignol se montre plus mesurée à l’issue du débat, arguant « ne pas avoir mandat » pour aller plus avant. Là encore, pas si simple. « Moi, je me souviens avoir fait grève contre la réforme Hollande des retraites », rappelle un militant de Tarbes. Dans un paysage éclaté, Roussel tend une perche, espérant tourner la page des renoncements. « Il faut revenir sur les fondamentaux, dit-il en marge des ateliers : reprendre le pouvoir sur l’économie et mettre l’argent au service de l’humain et de la planète. Pour que la gauche retrouve sa force, il faut qu’elle fasse rêver à nouveau. »

Julia Hamlaoui
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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 08:19
La délégation finistérienne à l'université d'été 2019, photo Jean-François Téaldi: Yoann Daniel, Glenn Le Saout, Ismaël Dupont, Malou, Yann Flouriot, Corentin Derrien

La délégation finistérienne à l'université d'été 2019, photo Jean-François Téaldi: Yoann Daniel, Glenn Le Saout, Ismaël Dupont, Malou, Yann Flouriot, Corentin Derrien

Un week-end d'échanges et de découvertes, de fraternité et de fête, de formation politique et culturelle et de débats multiples que, comme les 3 éditions passées à Angers, nous ne sommes pas prêts d'oublier. Avec nos 6 camarades présents du Finistère, nous avons vécu à l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence des moments exceptionnels au contact et de la diversité, de la richesse humaine et intellectuelle des communistes. Merci à tous les participants, aux organisateurs (la fédé des Bouches-du-Rhone, les équipes de Guillaume Roubaud Quashie, Aurelien Guillot, aux intervenants, et aux élus et parlementaires aussi qui étaient parmi nous). L'accueil et l'organisation à Aix-en-Provence de nos camarades du sud était au top! Dans une ville splendide de surcroît!

Evidemment, le parti qui compte le plus d'adhérents en France est quasiment effacé par les médias qui ne parlent que de l'université d'été de FI, du PS, et de EELV, à quelques exceptions près, et cela malgré le nombre de militants très important (près de 1000) et la qualité de la programmation de l'université d'été du PCF, entre fraternité et convivialité, exigence intellectuelle, partage des savoirs, curiosité culturelle, formation et éducation populaire, internationalisme et argumentaires pour les combats sociaux. Très loin de la politique opportuniste!

Ces valeurs que rejette le système dominant font notre force et nous assurent de pouvoir continuer à enrichir la vie militante de notre parti et son influence dans la société. Déjà 2000 adhésions depuis le 1er janvier 2019, objectif 7000 adhésions d'ici 2020! C'est possible, on est en bonne voie: nous avons besoin de forces humaines pour combattre les politiques du capital et de la réaction et leurs défenseurs.

Nous avons participé quant à nous à une partie seulement des interventions, débats, conférences, auxquels  nous voulions participer, mais nous en avons retiré beaucoup: Courbet, Apollinaire, Eugène Varlin, Gramsci le renforcement du PCF, les adhésions et la campagne ADP à la fête de l'huma, le droit de manifester menacé et les violences policières en recrudescence, l'invisibilité des femmes dans le travail auprès des personnes âgées en perte d'autonomie, la lutte contre le dérèglement climatique et la crise écologique, ....

D'autres compte rendus plus détaillés suivront bientôt.

Ismaël Dupont

Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Interventions de Jérémy Bacchi secrétaire départemental des Bouches du Rhône après celle de Leo Purguette pour les 75 ans du journal La Marseillaise. La région de Marseille en pointe des combats sociaux et humanistes depuis des décennies, fière d'accueillir l'Université d'été du PCF.

Interventions de Jérémy Bacchi secrétaire départemental des Bouches du Rhône après celle de Leo Purguette pour les 75 ans du journal La Marseillaise. La région de Marseille en pointe des combats sociaux et humanistes depuis des décennies, fière d'accueillir l'Université d'été du PCF.

Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Saliha Boussedra coordinatrice du programme de l'Université d'été du PCF, amphi Martha Desrumeaux, présente les axes forts de l'Université d'ete: Gilets jaunes et classe ouvrière, luttes des femmes et contre la minorisation des femmes, revendications de la jeunesse, écologie et changement de mode de production. La culture sera aussi au centre de l'Université d'été: Aragon, Courbet, Apollinaire, Gramsci, Marx, Pascal, Spinoza.

Saliha Boussedra coordinatrice du programme de l'Université d'été du PCF, amphi Martha Desrumeaux, présente les axes forts de l'Université d'ete: Gilets jaunes et classe ouvrière, luttes des femmes et contre la minorisation des femmes, revendications de la jeunesse, écologie et changement de mode de production. La culture sera aussi au centre de l'Université d'été: Aragon, Courbet, Apollinaire, Gramsci, Marx, Pascal, Spinoza.

Guillaume Roubaud Quashie, directeur de l'Université d'été rend hommage a l'historien de la révolution française, Michel Vovelle, universitaire a la faculté des lettres d'Aix-Marseille, camarade du PCF, et a ses vertus intellectuelles, utiles aux combats d'aujourd'hui.

Guillaume Roubaud Quashie, directeur de l'Université d'été rend hommage a l'historien de la révolution française, Michel Vovelle, universitaire a la faculté des lettres d'Aix-Marseille, camarade du PCF, et a ses vertus intellectuelles, utiles aux combats d'aujourd'hui.

Avec Esteban Evrard, amoureux de l'île de Batz, 17 ans, pas sérieux comme Rimbaud et comme lui de Charleville Mézières, animateur de la marche sur le climat et de la JC. L'avenir du parti communiste.

Avec Esteban Evrard, amoureux de l'île de Batz, 17 ans, pas sérieux comme Rimbaud et comme lui de Charleville Mézières, animateur de la marche sur le climat et de la JC. L'avenir du parti communiste.

Vendredi, début d'après-midi: Audrey Poulvar, journaliste, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, avec Fabien Roussel et Alain Pagano , échangent sur la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la santé et de la biodiversité. Comment relever le défi écologique?

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

Pause dans l'après-midi: notre brillant candidat aux européennes Ian Brossat de retour de ses vacances en Corse, avec le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, fédération accueillant l'université d'été, Jeremy Bacchi - photo Ismaël Dupont

Pause dans l'après-midi: notre brillant candidat aux européennes Ian Brossat de retour de ses vacances en Corse, avec le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, fédération accueillant l'université d'été, Jeremy Bacchi - photo Ismaël Dupont

Pause dans l'après-midi: notre brillant candidat aux européennes Ian Brossat de retour de ses vacances en Corse, avec le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, fédération accueillant l'université d'été, Jeremy Bacchi - photo Ismaël Dupont

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à droite , Guillaume Roubaud Quashie, historien, directeur de l'université d'été du PCF

à droite , Guillaume Roubaud Quashie, historien, directeur de l'université d'été du PCF

Fabien Roussel et Pierre Laurent, avec une jeune camarade de Loire-Atlantique

Fabien Roussel et Pierre Laurent, avec une jeune camarade de Loire-Atlantique

Pierre Crépel, universitaire, scientifique, un des piliers de la revue Cause Commune, venu dans le Finistère l'an passé à l'invitation des Jeudis Rouges du PCF à Quimperlé

Pierre Crépel, universitaire, scientifique, un des piliers de la revue Cause Commune, venu dans le Finistère l'an passé à l'invitation des Jeudis Rouges du PCF à Quimperlé

Glenn Le Saout en grande conversation avec Jacques, le secrétaire départemental de la Mayenne

Glenn Le Saout en grande conversation avec Jacques, le secrétaire départemental de la Mayenne

Université d'été du PCF a Aix en Provence. Conférence de Thomas Schlesser, historien de l'art, directeur de la fondation Hartung-Bergman, sur Gustave Courbet. Un moment exceptionnel

Université d'été du PCF a Aix en Provence. Conférence de Thomas Schlesser, historien de l'art, directeur de la fondation Hartung-Bergman, sur Gustave Courbet. Un moment exceptionnel

Samedi matin, l'universitaire et philosophe Jean Quétier synthétise la nouveauté et l'originalité de la philosophie politique de Gramsci. Passionnant! Et l'amphi Aragon fait salle comble. Université d'été du PCF a Aix en Provence.

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Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant ! « Notre projet communiste, pour l’humain et la planète d’abord, c’est l’alternative au capitalisme ! »‬

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant ! « Notre projet communiste, pour l’humain et la planète d’abord, c’est l’alternative au capitalisme ! »‬

photo Maxime Cochard Ian Brossat et les jeunes camarades de Paris au moment du discours de Fabien Roussel

photo Maxime Cochard Ian Brossat et les jeunes camarades de Paris au moment du discours de Fabien Roussel

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant !

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant !

Michèle Audin, mathématicienne, romancière, et fille de Maurice et Josette Audin, raconte la vie de l'ouvrier relieur Eugène Varlin, militant de l'Internationale et communard, proche de la finisterienne Nathalie Le Mel. Un autodidacte et un militant ouvrier formidable avec une sensibilité a l'égalité femmes hommes, et au développement des coopératives.

Michèle Audin, mathématicienne, romancière, et fille de Maurice et Josette Audin, raconte la vie de l'ouvrier relieur Eugène Varlin, militant de l'Internationale et communard, proche de la finisterienne Nathalie Le Mel. Un autodidacte et un militant ouvrier formidable avec une sensibilité a l'égalité femmes hommes, et au développement des coopératives.

Conférence débat avec l'avocate et vice-présidente de la ligue des droits de l'homme Dominique Nogueres et Annie Levi, avocate, responsable de la commission droits et libertés du PCF, amphi Louis Aragon a l'Université d'été du PCF: les violences policières et la remise en cause progressive du droit de manifester.

Conférence débat avec l'avocate et vice-présidente de la ligue des droits de l'homme Dominique Nogueres et Annie Levi, avocate, responsable de la commission droits et libertés du PCF, amphi Louis Aragon a l'Université d'été du PCF: les violences policières et la remise en cause progressive du droit de manifester.

Témoignage d'un retraite de la police apres la conférence de Dominique Nogueres, membre de la CGT de la police, indigné par l'évolution des pratiques policières. Un témoignage saisissant et accablant. "Il faut dénoncer les agissements des policiers qui se conduisent comme des fachos. La BAC c'est des fachos". " Il faut agir sur les pouvoirs politiques pour éviter la fascisation de la police".

Témoignage d'un retraite de la police apres la conférence de Dominique Nogueres, membre de la CGT de la police, indigné par l'évolution des pratiques policières. Un témoignage saisissant et accablant. "Il faut dénoncer les agissements des policiers qui se conduisent comme des fachos. La BAC c'est des fachos". " Il faut agir sur les pouvoirs politiques pour éviter la fascisation de la police".

Intervention de Roland Nivet, président du mouvement de la paix et rennais, sur la stratégie du choc utilisée par les néo libéraux avec un état de plus en plus policier, militarisée et violent, pour répondre à l'exaspération populaire face aux violences économiques et politiques.

Intervention de Roland Nivet, président du mouvement de la paix et rennais, sur la stratégie du choc utilisée par les néo libéraux avec un état de plus en plus policier, militarisée et violent, pour répondre à l'exaspération populaire face aux violences économiques et politiques.

Université d'été du PCF. Conférence de Dominique Nogueres sur les violences policières et le droit (bafoué) a manifester. Intervention très forte d'une camarade enseignante en Seine St Denis sur l'usage politique des violences policières, notamment contre les lycéens, et la manif syndicale du premier mai.

Université d'été du PCF. Conférence de Dominique Nogueres sur les violences policières et le droit (bafoué) a manifester. Intervention très forte d'une camarade enseignante en Seine St Denis sur l'usage politique des violences policières, notamment contre les lycéens, et la manif syndicale du premier mai.

Intervention offensive de Fabien Roussel aux côtés des forces de gauche invitées à débattre de la réforme des retraites à l'université d'été du PCF. Trois propositions : 1. Soyons unis dans la rue dès le 24 septembre pour contester la réforme de Macron 2. Que chaque force de gauche mette sur la table ses propres propositions 3. Organiser ensemble des débats partout en France, avec les forces syndicales, les Français.e.s, pour construire un contre-projet unitaire pour une sécurité sociale du XXIe siècle (Igor Zamichéi: photo et commentaire)

Intervention offensive de Fabien Roussel aux côtés des forces de gauche invitées à débattre de la réforme des retraites à l'université d'été du PCF. Trois propositions : 1. Soyons unis dans la rue dès le 24 septembre pour contester la réforme de Macron 2. Que chaque force de gauche mette sur la table ses propres propositions 3. Organiser ensemble des débats partout en France, avec les forces syndicales, les Français.e.s, pour construire un contre-projet unitaire pour une sécurité sociale du XXIe siècle (Igor Zamichéi: photo et commentaire)

Banquet communiste a Aix en Provence. Samedi 24 août. 1000 personnes a l'Université d'été: avec Malou, Yann, Christiane, Jean-Claude, Corentin, Glenn, Dominique.

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Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
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Banquet communiste a Aix en Provence. Samedi 24 août. 1000 personnes a l'Université d'été: avec Malou, Yann, Christiane, Jean-Claude, Corentin, Glenn, Dominique.

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Fabien Roussel jusqu’au bout de la nuit à l’université d’été du #UEPCF sur Buffalo Soldier de Bob Marley avec les camarades pour la dernière chanson. #PCF (photo Arnaud Lozzi)

Fabien Roussel jusqu’au bout de la nuit à l’université d’été du #UEPCF sur Buffalo Soldier de Bob Marley avec les camarades pour la dernière chanson. #PCF (photo Arnaud Lozzi)

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Avec Igor Zamichéi et Véronique Mahé, atelier "Objectif 7000 adhésions : renforcer le PCF" Des réflexions utiles pour nous adresser mieux aux citoyens, aux travailleurs, partager l'importance de l'action collective avec eux, la nécessité de s'organiser face au G7, aux multinationales qui veulent imposer leurs lois. Près de 2000 personnes ont rejoint le PCF lors de notre campagne européenne. Venez adhérer à notre parti, unique pour l'action de ses élu.e.s, la solidarité, la démocratie et décidé à porter avec vous, face au duo Macron-Le Pen, un projet de société révolutionnaire pour l'humain et la planète ! Rendez-vous à la Fête de l'humanité.

Avec Igor Zamichéi et Véronique Mahé, atelier "Objectif 7000 adhésions : renforcer le PCF" Des réflexions utiles pour nous adresser mieux aux citoyens, aux travailleurs, partager l'importance de l'action collective avec eux, la nécessité de s'organiser face au G7, aux multinationales qui veulent imposer leurs lois. Près de 2000 personnes ont rejoint le PCF lors de notre campagne européenne. Venez adhérer à notre parti, unique pour l'action de ses élu.e.s, la solidarité, la démocratie et décidé à porter avec vous, face au duo Macron-Le Pen, un projet de société révolutionnaire pour l'humain et la planète ! Rendez-vous à la Fête de l'humanité.

Pierre Dharréville député des Bouches-du-Rhône, pour la conclusion de l'université d'été - « Il faut combattre les souffleurs de vide. Nous voulons l’émancipation humaine et nous nous battons pour que chacune et chacun ait son droit » Pierre Dharréville #UEPCF ✊« Macron a appelé à l’esprit de résistance. Je ne suis pas sûr que nous mettions la même chose que lui dans ce mot. Il peut compter sur l’esprit de résistance des Communistes pour résister et même sur celui de reconquête ! » Pierre Dharréville #UEPCF ✊

Pierre Dharréville député des Bouches-du-Rhône, pour la conclusion de l'université d'été - « Il faut combattre les souffleurs de vide. Nous voulons l’émancipation humaine et nous nous battons pour que chacune et chacun ait son droit » Pierre Dharréville #UEPCF ✊« Macron a appelé à l’esprit de résistance. Je ne suis pas sûr que nous mettions la même chose que lui dans ce mot. Il peut compter sur l’esprit de résistance des Communistes pour résister et même sur celui de reconquête ! » Pierre Dharréville #UEPCF ✊

Ian Brossat pour le discours de clôture de l'université d'été dimanche midi

Ian Brossat pour le discours de clôture de l'université d'été dimanche midi

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 07:17
photo Maxime Cochard

photo Maxime Cochard

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

24 août, Aix-en-Provence: discours de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, à l'Université d'été du PCF

Discours de Fabien Roussel

Université d’été du PCF

24 Août 2019 – Aix en Provence

Je tiens tout d’abord à saluer et remercier
- les organisateurs, Guillaume Roubaud-Quaschie,
- l’ensemble des intervenants qui ont accepté d’apporter leur
contribution à la qualité des ateliers,
- l’ensemble des camarades qui permettent le bon déroulement de cette université et la Fédération des Bouches du Rhône, dont Jeremy Bacchi, son secrétaire fédéral.
- les représentants des forces politiques, des syndicats, associations et les personnalités qui prennent part à nos travaux ainsi que les journalistes.
L’université d’été est devenue un moment fort de la vie de notre parti.
Elle permet de réfléchir - ensemble et avec d’autres - sur le monde dans lequel nous voulons vivre. Car une idée nous rassemble, toutes et tous, et bien au-delà de nos rangs: il y a urgence à sortir du capitalisme.
Il y a urgence à bâtir un nouveau modèle de développement, à promouvoir un nouveau projet de société garantissant à toutes et à tous, de vivre dignement, de respirer un air pur, dans un monde de progrès et de paix. Oui nous voulons faire grandir cet espoir, montrer qu’il est possible de produire des richesses autrement qu’en brûlant la planète et en exploitant les êtres humains.
Ce projet de société ne peut être que démocratique. Nous voulons le bâtir avec le plus grand nombre de nos concitoyens, avec la jeunesse, avec le monde du travail et de la création, avec les forces vives du pays, avec toutes celles et ceux qui voudront partager ce combat pour une vie meilleure.
C’est utopique ? Non c’est essentiel.


Rappelez vous les promesses de l’an 2000, quand nous avons changé de siècle.
Le 21e siècle devait être celui du progrès, de la prospérité, de la paix. Qu’en est il aujourd’hui ?
Le 21e siècle est déjà bien entamé. Nous en avons parcouru un cinquième.
Qu’a-t-il réservé aux êtres humains, aux être vivants?
D’abord une crise, en 2008 qui fut la pire crise depuis 1929,
Et tous les ans de tristes records :
Record des inégalités,
record de richesses accumulées dans les mains de quelques milliardaires,
record de dividendes versés dans le monde et en France,
record de catastrophes naturelles, de pics de chaleur,
record de ventes d’arme,
record de conflits, de murs bâtis entre les peuples, de nationalistes au pouvoir,
record du nombre de populations déplacées dans le monde.
Oui, ce siècle est bien loin des promesses faites aux peuples du
monde.

C’est pourquoi il y a urgence à combattre ces fléaux, à sortir du capitalisme.
Ce que nous voulons, nous les communistes, c’est faire la démonstration du possible, c’est redonner de l’espoir, c’est unir et rassembler les français et les françaises autour d’un projet de société plaçant l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix !
Oui, parlons positif, soyons offensifs pour faire partager cet espoir de changer le monde, de révolutionner la France et l’Europe !
Car il y a urgence, urgence pour la paix, urgence climatique, urgence sociale.
Urgence pour la paix:
Jamais la paix dans le monde n’a été autant fragilisée. Il faut révolutionner l’organisation du Monde pour mettre la paix, la coopération entre les peuples, la solidarité et un développement partagé au cœur de toutes les relations internationales. Et il faut débarrasser l’humanité de l’arme nucléaire.
Les relations internationales n’ont jamais été à ce point soumises à des rapports de dominations, des bras-de-fer, des coups de menton, des guerres économiques, mortifères pour les peuples mais jamais pour les riches.
Regardez ce qu'il se passe
Sanctions contre la Chine,
sanctions contre la Russie,
sanctions contre l’Iran,
sanctions contre Cuba et le Venezuela.
Devant cette politique de guerre, de chantage menée par les États-Unis, l’Union Européenne ne connaît que deux réactions : soit elle se tait, soit elle embraye le pas.
Menaces d'interventions militaires, occupations, « sanctions » économiques qui étouffent, écrasent les peuples, un blocus punitif contre le peuple de Cuba depuis 1962 – pourtant condamné 18 fois par l'Assemblée générale de l'ONU sans qu'aucun président américain n'y change quoi que ce soit...
Deux poids – deux mesures en permanence, c'est insupportable ; les sanctions économiques c'est quand les intérêts stratégiques occidentaux, ou ceux de je ne sais quelles multinationales, sont en cause, mais jamais quand il s'agit de la souveraineté des peuples, de leurs droits et de leur bien-être.
Les conséquences en France sont lourdes pour notre économie, pour notre agriculture, pour notre industrie, pour nos relations internationales !
Nous sommes devenus un pays suiviste des logiques atlantistes.
Où est la France qui savait faire entendre sa voix, une autre voix, non alignée à celle des dirigeants américains ?
Ce n’est pas dans un G7 réunissant les responsables de cette situation, sous bonne escorte de la police, que ces questions vont se régler !
C’est en mettant autour de la table tous les pays, tous les peuples. Et cette assemblée des peuples et des nations, c'est l'ONU dont il est bien temps qu'on renforce les capacités de prévention, résolutions des conflits, et de soutien au développement social et humain.
Le rôle de la France est là : indépendante et souveraine, pour faire entendre la voix de la solidarité, de la justice, d'une paix universelle.
Pour que la France soit fidèle à elle-même, indépendante et souveraine, elle doit donner le signal de la dissolution de l’OTAN, en la quittant.
Nous appelons à mettre fin à ces guerres économiques, aux politiques de sanctions inefficaces et nous appelons à la tenue d’une conférence internationale sous l’égide de l’ONU pour définir de
nouvelles règles de développement et garantir une paix durable, un nouveau système de sécurité collective, un développement partagé dans le respect des peuples et de leur souveraineté. Voilà l'initiative qu'on attend de la France par les temps qui courent.
Et garantir un monde de paix et de co développement, c’est lutter contre la course à l’armement, c’est sortir de l’arme nucléaire !
En 2018, comme tous les ans, les ventes d’armes ont progressé atteignant 1800 milliards de dollars !
S’il y a plus de mitraillettes et de canons vendus dans le monde, comment voulez vous qu’il y ait moins de conflits !!
La moitié de ces ventes, proviennent des pays de l’OTAN ! Dites moi qui vend des armes, je vous dirai qui veut la guerre !
Le monde dispose aujourd’hui d’un arsenal militaire capable de dévaster plusieurs fois la planète. C'est de la démence – la dissuasion nucléaire n'a empêché aucun des conflits actuels, et elle encourage des pays à se doter de l'arme nucléaire : voilà le résultat
C’est d’ailleurs aussi l’actualité de cette rentrée.
Les deux principales puissances nucléaires, les USA et la Russie ont décidé de se désengager, des traités encadrant la production d’armes nucléaires.
Ensemble, ils ont déchiré le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, signé entre Gorbatchev et Bush en 1988.
Cette semaine, Trump a décidé de reprendre les essais nucléaires et un premier test de missile de moyenne portée a eu lieu, dimanche dernier, sur une Île au large de la Californie. C’est une première depuis la guerre froide !
C’est un danger pour l’humanité en plus des dégâts causés par ces essais pour notre planète.
Le 21 septembre, journée internationale pour la Paix, sera l’occasion d’exprimer nos craintes et nos espoirs.
Nous aurons un rendez vous important le 26 septembre prochain à l’Assemblée nationale, avec la conférence que nous organisons sur ce sujet, avec Jean Paul Lecoq, député du Havre.
Garantir un monde de paix et de co développement, exige de substituer à la loi du plus fort, l’organisation d’un monde.
Et cela se pose concrètement aujourd’hui pour de nombreux peuples, privés de leur droits élémentaires, je pense notamment au peuple palestinien, au peuple kurde, au peuple du Yemen, ou de Syrie et à tous ceux privés de pays ou de paix !
Voilà une des priorités de notre rentrée : La paix est un projet politique alors que la guerre est du business.
 

Pour garantir un monde de paix et de co développement, il faut aussi répondre à l’urgence climatique et écologique.
C’est, je le crois, le second défi de civilisation où nous devons mettre plus en évidence notre projet de société, notre projet communiste « l’humain et la planète d’abord » comme une alternative
crédible au capitalisme.

L’alarme a certes été déclenchée, par les scientifiques, par des responsables associatifs, syndicaux, politiques, dont nous faisons parti, comme par ces millions de jeunes à travers le monde. Le capital, les puissances financières veulent corriger le tir et tentent d’ailleurs de s’adapter en louant les vertus d’un capitalisme
vert, poussant à l’émergence de nouveaux terrains de profit. Mais vert ou pas, c’est bien vers ce monde invivable que nous mène le capitalisme mondialisé.


A nous de montrer qu’il est non seulement urgent mais aussi indispensable de lier l’urgence climatique et l’urgence sociale.
La recherche du profit, les paradis fiscaux, la rentabilité immédiate des capitaux ne sont pas compatibles avec la profonde transformation des modes de production, d’échanges et de consommation, qu’appelle l’urgence climatique. Chacun voit bien que des révolutions sont indispensables, en matière de maîtrise publique,
pour sortir sérieusement des énergies carbonées, pour relancer le transport ferroviaire du fret, pour déployer des transports en commun fiables et gratuits, pour changer les pratiques agricoles et alimentaires, pour construire des logements qui ne soient pas des passoires thermiques.
Pour concevoir un aménagement du territoire favorisant la proximité entre les bassins de vie et les bassins d’emplois.
Nous sommes à mille lieux de ces objectifs avec les politiques libérales ou celles du libre-échange sans limite comme le CETA ou le MERCOSUR !
Je comprends les agriculteurs en colère qui sont allés déverser un peu de purin devant les permanences des parlementaires en Marche ! C’est loin d’être une agression terroriste quand même !
Mais ce gouvernement ne peut pas tenir deux langages : défendre les circuits courts d’un coté et voter les traités de libre échanges avec des pays qui pratiquent l’agriculture intensive à 10 000 kilomètres de chez nous !!
Nous proposons un autre mode de développement: D’abord en refusant de signer ces traités de libre échange. Et les engagements de Macron de ne pas ratifier le Mercosur car il vient de découvrir que le président Brésilien n’était pas un homme de parole, devront être tenus entièrement.
Car la forêt amazonienne ne brûle pas depuis 2 jours. En 1 an, les départs de feu ont augmenté de 84 %! Alors quand Macron donne son accord au traité du Mercosour, au G20 d’Osaka le 29 juin dernier, il sait très bien ce qu’il fait et avec qui !
Mais s’il veut regagner en crédibilité, qu’il commence par ne pas ratifier le CETA !
Car ce Traité libéral va être soumis au vote des sénateurs à l’automne et ce sera l’occasion, pour les sénateurs et sénatrices communistes et nous l’espérons pour une majorité de sénateurs, de voter contre ce Traité
.
C’est pourquoi nous appelons les français et les agriculteurs à rester mobilisés et à interpeller tous les parlementaires pour que la France ne ratifie pas ce Traité anti climat !
Oui, il est encore possible de gagner contre le CETA
Oui, nous disons qu’il est possible de transformer en profondeur
nos modes de production et de consommation en France.
C’est un révolution économique, écologique qu’il est urgent de mettre en place. Et elle nécessite un rôle plus important de l’État et des banques pour cela.
Car c’est à l’État de définir comment sont produites et redistribuées les richesses, de planifier son économie, de fixer des critères sur l’utilisation de l’argent public, sur le rôle des banques.

Avec tous ces leviers, nous disons qu’il est possible de soutenir les agriculteurs, les industriels, les PME toutes celles et ceux qui veulent investir en France, produire en France des biens de consommations tout en respectant les hommes et les femmes qui les produisent mais aussi notre environnement, le climat et
nos ressources naturelles.

Les richesses que nous créons tous les jours doivent servir à cela !
Le GIEC demande que chaque état engage 6 % du son PIB pour relever le défi climatique. La France n’en consacre que 1,5% ! Il faut faire 4 fois plus !
C’est pour cela que nous voulons reprendre la main sur les secteurs de l’économie relevant du bien commun ou de la souveraineté de la nation, ainsi que sur les grands établissements financiers.

24 août, Aix-en-Provence: discours de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, à l'Université d'été du PCF

C’est dans cet esprit que nous demandons un pole public bancaire à l’échelle de la France, permettant de financer cette politique.
Et nous demandons la même chose à l’échelle européenne avec un fond européen spécial dédié au service public, à la transition écologique, financés par le BCE.
Au lieu de déverser des milliards à taux 0% aux banques, aux marchés, nous voulons prendre la main, prendre le pouvoir sur l’économie, cette masse d’argent pour la rendre aux citoyens et permettre une transition écologique efficace, rapide, populaire !!

La France peut actuellement emprunter à taux négatif: c’est à dire : quand elle emprunte 1 million d’euros sur 10 ans, elle remboursera seulement 960 000 euros !
D’après le ministre, cela permettra de dégager 2 milliards d’euros d’économie cette année. 22 milliards d’ici 2022 qu’il entend consacrer au désendettement de la France !
Nous demandons que ces prêts à taux négatifs ne dépendent plus du marché et financent les besoins de notre pays, nos services publics et les investissements pour relever le défi climatique.

Des millions d’emplois sont à créer, des centaines de milliers de jeunes et de salarié·e·s sont à former, en permanence, pour appuyer cette révolution des modes de production et redonner, par
la même occasion, un sens au travail de chacun, chacune, dans les entreprises, comme dans les services publics.
Prenons l’exemple du train des primeurs, le Perpignan-Rungis dont la suppression constitue une aberration économique et écologique. Battons nous pour son rétablissement !
Nous serons d’ailleurs à Perpignan le 28 août prochain pour rencontrer tous les acteurs de la filière, avec Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, et faire des propositions au gouvernement
sur ce sujet.
Second exemple, celui d’Aéroports de Paris. C’est aussi un levier important pour lutter conte le réchauffement climatique. L’entreprise sous maîtrise publique pourrait fixer ses taxes aéroportuaires
en fonction des efforts consentis, ou non, par les compagnies en matière de respect de l’environnement.

Nous avons engagé une grande bataille pour qu’ADP reste dans le domaine public. Nous l’avons engagée avec toutes les forces politiques, sociales, syndicales opposées à une privatisation, que le gouvernement espérait imposer à marche forcée.

La campagne de signatures lancée en juin a rencontré un vif succès avec désormais plus de 658.000 recueillies sur le site du ministère.
Mais ce chiffre souligne aussi l’ampleur des efforts à produire, partout dans le pays, pour franchir le cap des 1 million de signatures au plus vite.
A ceux qui disent que le mouvement ralenti, disons leur que 100 000 personnes ont décidé de signer la pétition cet été, durant leurs vacances !
Car les initiatives ont été nombreuses, durant l’été, sur les marchés, les plages, dans les sièges de nos sections, de nos fédérations.
Faisons de la fête de l’Huma un temps fort de cette lutte. Nous mettrons à disposition des fédérations un 4 pages spécial pour recueillir des milliers de signatures.
A travers ce combat, c’est tout notre projet de société pour une autre utilisation des richesses que nous défendons.
Comment répondre aux besoins de nos concitoyens sans remettre en question la domination de l’argent, les objectifs de rentabilité à tout crin de la société capitaliste ?

Les communistes proposent un nouveau modèle économique, social, écologique. C’est exigeant. C’est indispensable.
Cela pose la question de produire autrement, sans exploiter la planète et ses ressources naturelles, sans exploiter les hommes et les femmes et en les associant aux décisions, aux choix de société et aux choix de redistribution des richesses créées. On est a dix milles lieux des réflexions du gouvernement actuel.
Mais c’est à ce projet que nous devons travailler, pour le rendre possible, crédible, vivant, concret auprès de millions de travailleurs, de familles, de jeunes.
Travailler, se former, vieillir et vivre heureux au pays, en France, en Europe, c’est possible. Mais il faut sortir du système actuel qui ne permettra jamais cet épanouissement humain, cette promesse de bonheur.
A mi-mandat, les promesses de Macron et de son gouvernement ont été tenues : les premiers de cordées se sont enrichis. Fortement.
Mais pas nous.

Un chiffre pour illustrer les résultats de la politique du gouvernement : les 500 plus riches familles de notre pays ont ainsi vu leur patrimoine passer de 570 milliards d’euros en 2017 à 700 milliards
en 2019. Les 500 familles ont gagné 130 milliards de plus en 2 ans !
+22 % ! Retenez ce chiffre, faites le connaître : les 500 plus riches familles de France ont vu leur patrimoine augmenter de 22% depuis l’élection de Macron.

Mais pas nos pensions, pas nos salaires !
Nous demandons une hausse des salaires et des pensions de 20%, comme pour les plus riches !
La défense du pouvoir d’achat c’est une priorité pour notre parti.
Et l’autre priorité, qui va avec, c’est l’éradication totale du chômage et de la pauvreté.
9 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, dont des salarié·e·s, des étudiant·e·s et des retraité·e·s ayant travaillé toute leur vie. 5 millions souffrent du chômage.
Parlons de la réalité de ces chiffres, de tous ceux qui sont radiés, de ceux qui sont précarisés, ubérisés et qui sortent ainsi des chiffres de Pôle Emploi.
La réalité de notre pays, c’est que le chômage de masse existe
toujours et que la précarité de l’emploi se développe comme jamais !
Parlons de la vie de ces femmes qui sont principalement touchées par la précarité, par le temps partiel subi et donc par des bas salaires et des petites retraites

photo Margaux Alpe avec Fabien Roussel Aix en Provence

photo Margaux Alpe avec Fabien Roussel Aix en Provence

Un chiffre pour illustrer les résultats de la politique du gouvernement : les 500 plus riches familles de notre pays ont ainsi vu leur patrimoine passer de 570 milliards d’euros en 2017 à 700 milliards
en 2019. Les 500 familles ont gagné 130 milliards de plus en 2 ans !
+22 % ! Retenez ce chiffre, faites le connaître : les 500 plus riches familles de France ont vu leur patrimoine augmenter de 22% depuis l’élection de Macron.

Mais pas nos pensions, pas nos salaires !
Nous demandons une hausse des salaires et des pensions de 20%, comme pour les plus riches !
La défense du pouvoir d’achat c’est une priorité pour notre parti.
Et l’autre priorité, qui va avec, c’est l’éradication totale du chômage et de la pauvreté.
9 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, dont des salarié·e·s, des étudiant·e·s et des retraité·e·s ayant travaillé toute leur vie. 5 millions souffrent du chômage.
Parlons de la réalité de ces chiffres, de tous ceux qui sont radiés, de ceux qui sont précarisés, ubérisés et qui sortent ainsi des chiffres de Pôle Emploi.
La réalité de notre pays, c’est que le chômage de masse existe toujours et que la précarité de l’emploi se développe comme jamais !
Parlons de la vie de ces femmes qui sont principalement touchées par la précarité, par le temps partiel subi et donc par des bas salaires et des petites retraites.
Expliquons aux salarié·e·s, aux sans emplois que la société capitaliste aura toujours besoin d’un taux de chômage élevé pour faire pression sur les salariés, leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail.
La pression sur les salarié·e·s, c’est 57 suicides chez les cheminots en 2018, c’est un suicide tous les 2 jours chez les agriculteurs ! C’est 565 salariés morts sur leur lieu de travail l’année dernière.
C’est pour cela que nous demandons plus de pouvoir d’intervention des salarié·e·s dans les entreprises et que nous voulons garantir une sécurité de l’emploi pour tous avec un revenu garanti
et permettant de vivre dignement.
Et c’est possible. Regardez tous les besoins à pourvoir dans nos services publics, dans nos hôpitaux, dans nos communes, pour la transition écologique.
Au lieu de casser la fonction publique comme l’envisage le gouvernement, nous préférons redonner des moyens humains à l’État, à nos collectivités, à nos hôpitaux.
Pour nous communistes, les services publics ne sont pas d’abord des coûts. Ce sont des leviers indispensables pour qu’une société digne de ce nom garantisse l’égalité, comme la réponse à tous les
besoins humains, quelle que soit sa condition.

Et je tiens à saluer particulièrement la lutte des personnels soignants des urgences qui restent mobilisés. 230 services toujours en grève, de Pointe à Pitre à Lille. Nous sommes pleinement avec eux pour exiger des moyens pour nos hôpitaux publics et sortir des logiques comptables.
Et non seulement nous prétendons que nos services publics ne doivent pas être affaiblis plus encore, mais nous revendiquons avec force leur développement et leur extension, et la profonde transformation de leur gestion, pour y associer les usagers, les salarié·e·s et les citoyens.
Oui, il y a des gisements d’emplois : D’abord en réduisant le temps de travail, sans baisser les salaires et en améliorant les conditions de travail. C’est le sens du progrès depuis toujours !
Oui nous voulons travailler mieux et faire du temps de travail un temps d’émancipation humaine. C’est loin d’être le cas pour ceux et celles qui travaillent à la chaîne et qui subissent des cadences insupportables dignes des Temps moderne de Charlie Chaplin.

C’est loin d’être le cas des 250 000 auto entrepreneurs, tenus de travailler 40 à 50 h par semaine qu’ils soient Uber ou Deliveroo, pour espérer gagner un revenu décent. Et encore pas de congés payés, pas de cotisations maladie ou retraite. C’est l’esclavage du 21e siècle.

Des gisements d’emplois, il y en a aussi dans l’industrie: la France devrait se fixer l’objectif de produire ici une grande part de ce que nous importons de partout dans le monde et reconquérir un million d’emploi industriel ! Voilà un objectif ambitieux que nous devons défendre !
Whirlpool, General Electric, Ford Blanquefort, Arjowiggins, autant de symboles de désindustrialisation en cours. Inversons la tendance, planifions la reconquête industrielle de la France, défendons notre indépendance dans des secteurs stratégiques comme l’énergie et préservons nos savoirs faire.

C’est aussi comme cela que nous soutiendrons toutes nos PME et les millions d’emplois qui en dépendent. Oui, le PCF défend toutes ces petites entreprises dont les commandes sont intimement liées au bon vouloir des grandes multinationales et des banques.


C’est pour toutes ces raisons que nous contestons cette Europe libérale et que voulons donner des critères aux versements des aides publiques aux entreprises, au crédit : car l’argent des banques, de la BCE, de l’État doit être conditionné à la création d’emplois, à l’investissement productif, à la formation, mais il ne doit pas soutenir les délocalisations, les inégalités salariales Femmes Hommes, les bas salaires et les contrats précaires et la pollution !

Le gouvernement cherche à équilibrer son budget 2020 ?
Nous lui proposons de faire des économies en supprimant les aides publiques, CICE, CIR et autres niches fiscales aux entreprises, multinationales du luxe ou d’ailleurs, qui ne respectent pas ces règles élémentaires, qui polluent ou qui distribuent des dividendes à gogo !Les trois plus grandes fortunes de France sont les
PDG de Vuitton, Chanel, et L’Oréal : leur fortune explosent d’année en années et l’État leur verse des subventions ? Quelle est la logique ?

C’est pourquoi nous défendons une politique fiscale plus juste, sélective qui permettra aussi de financer nos services publics et nos communes, nos collectivités.

Nous proposons de restaurer l’ISF, de taxer les dividendes et les revenus financiers au même niveau que nos salaires, de lutter avec force et dissuasion contre les fraudeurs fiscaux, de taxer à la source les bénéfices des multinationales. Ces choix, ces propositions, nous voulons les faire partager au plus grand nombre, avec
les salarié·e·s, pour montrer que d’autres choix sont possible. Il faut redonner de l’espoir !
Et sur toutes ces questions, les forces de gauche auront la responsabilité de montrer qu’elles sont capable de construire avec les français un projet qui remet en cause le capitalisme dont tout
le monde dit qu’il est à bout de souffle.

Et je ferai des propositions concrètes lors du meeting de la Fête de l’Huma, le samedi à 15h30 sur la grande scène. Venez nombreux pour donner du poids et de la force à notre combat.

Que l’on ne vienne pas nous parler de la dette, du déficit public ou des traités européens qui nous empêcheraient de prendre des mesures fortes pour le climat, pour les français !
C’est la condition pour être à la hauteur du combat mené par les forces de l’argent et par leurs relais politiques.

Ce gouvernement, qui est soutenu par moins d'un tiers des français rappelons le, communique beaucoup mais agite aussi le bâton pour réprimer toute manifestation de colère. Les Gilets jaunes, les militants syndicaux, politiques, ceux qui se rassemblent à Biarritz au G7 le savent bien.
Il s’affirme ainsi toujours plus comme un « gouvernement de répression », en travaillant à rassembler autour de lui les classes possédantes.
Il ne lésine sur aucun moyen pour brider les mouvements sociaux et dévoyer les politiques de maintien de l’ordre républicaines, quand il organise la multiplication de violences à l’égard des manifestants,
de syndicalistes, de jeunes de banlieues ou encore de jeunes festivaliers, comme ce jeune Steve retrouvé mort dans la Loire.

Nous préférons voir les forces de l’ordre et ceux de la justice s’attaquer aux violences faites aux femmes : 94 féminicides depuis le début de l’année ! Ce n’est pas un grenelle qui va régler le problème… Ce qu’il faut ce sont des moyens financiers et humains pour faire respecter tout simplement la loi, et protéger les femmes dès la première alerte !


Et oui, nous voulons être utiles en montrant qu’il est possible de mettre en œuvre une réforme des retraites ambitieuse, progressiste, humaine !
C’est un des enjeux de la rentrée car nous n’acceptons pas le projet du gouvernement qui menace non seulement de faire reculer l’âge de la retraite pour des millions de salarié·e·s, de baisser les pensions déjà exsangues, mais surtout d’asphyxier le système par répartition, seul à même de garantir la solidarité entre les salariés et entre les générations.
Face à ce projet fondé sur la volonté de transférer progressivement nos retraites vers des fonds de pension, nous voulons, dès le premier rendez-vous syndical du 24 septembre, contribuer au
rassemblement le plus large. Et nous défendrons une véritable réforme progressiste de la retraite,
avec de nouveaux droits pour les salariés, un retour de l’âge légal à 60 ans, une augmentation des pensions dont le montant sera garanti.


Plus globalement, nous voulons mener le débat sur une conception nouvelle de cette phase de la vie, après le travail salarié, qui doit être envisagée comme une étape nouvelle de l’épanouissement humain et du rapport entre les retraités et l’ensemble de la société. Il faut promouvoir une Sécurité sociale du XXI° siècle,
prolongeant l’œuvre d’Ambroise Croizat afin de sécuriser chacun des moments de la vie de nos concitoyennes et concitoyens. Nous montrerons qu’il est possible de financer une telle réforme, d’augmenter la part du PIB consacrée aux retraites car c’est indispensable pour garantir une retraite digne pour toutes et tous. Nous expliquerons comment les revenus financiers, les dividendes qui sont moins taxés depuis Macron, doivent cotiser, comme les salaires.
De même, l’égalité salariale Femme-Homme, en la rendant effective, rapporterait 5,5 milliards d’euros.
Cette réforme progressiste des retraites, comme l’ensemble des ruptures à opérer pour transformer radicalement la société seront au cœur des débats que nous voulons conduire avec l’ensemble
des forces de gauche comme avec les forces syndicales.


Comme je l’ai souligné au sortir de la campagne des européennes, on ne pourra pas briser le duo funèbre de Macron et Le Pen seulement par des appels rituels au rassemblement. Il faut maintenant être concret. Nous voulons travailler à faire émerger un débouché politique, un espoir de changement, sur la base d’un projet permettant de changer concrètement la vie des gens et de relever les grands défis du 21e siècle. Rien ne serait pire que de laisser le monarque élyséen jouer les apprentis-sorcier en faisant de l’extrême droite la seule alternative à sa politique.

Aux dernières élections européennes, on a vu le résultat de cette stratégie aventurière.
Alors, tout de suite, nous voulons être utiles.
Nous voulons construire une dynamique porteuse d’espoir, une nouvelle union populaire, un Front populaire du XXI° siècle, avec les françaises et les français, qui fasse converger toutes les forces disponibles.

C’est pour y contribuer que nous avons, en juin, lancé un appel aux hommes et aux femmes soucieux de changer le destin de la France, aux forces de gauche et écologistes, aux organisations
syndicales, aux collectifs de citoyens. C’est dans le même esprit que nous avions, dès le mois de mars, mis en débat nos dix propositions pour la France.
Cet appel en direction de nos concitoyens doit s’accompagner d’une intervention populaire plus importante, à la hauteur du défi.
Cela vaut pour les municipales où partout, nous proposons de construire des majorités sur des projets ancrés dans la réalité, capables d’améliorer la vie de nos concitoyens, concrètement ; des projets capables de battre la droite et l’extrême-droite, de repousser leurs politiques.
On sait le point d’appui que représentent les municipalités de gauche et écologistes à direction communiste et c’est pourquoi nous faisons de leur réélection un enjeu majeur de notre campagne de mars prochain.

De même que nos concitoyens et concitoyennes doivent pouvoir compter sur un plus grand nombre d’élus communistes, partout en France, et en particulier dans les conseils métropolitains, où se prennent de plus en plus de décisions stratégiques pour les territoires.


L’Humanité et la Fête
La Fête de l’Humanité : Des centaines de milliers de personnes vont pouvoir se confronter aux grands débats qui agitent la société. Nos échanges, nos initiatives sur la Fête, la diffusion du bon de soutien, doivent être imprégnés de cette ambition.
Ces centaines de milliers de participants vont aussi pouvoir se confronter à l’enjeu du renforcement du PCF, avec, je vous le propose, un effort sans précédent sur l’adhésion.
La campagne électorale, avec un parti mobilisé et offensif, a montré combien nous pouvions être entendus et faire adhérer des milliers de personnes, qui seront autant d’acteurs du projet de société que nous voulons construire.
Et bien sûr, la Fête c’est aussi celle de notre journal, l’Humanité, qui est irremplaçable pour porter un regard et des idées communistes face à l’évolution de ce monde.

Notre journal traverse une période de graves difficultés, et son avenir dépend aussi du nombre de vignettes que nous réussirons à vendre.
Voilà mes camarades les beaux combats qui nous attendent pour cette rentrée : nous voulons la placer sous le signe de l’espoir et de la combativité car plus que jamais, il est urgent de mettre l’argent
au service de l’être humain et de la planète !
 

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 05:42

Daniel Bertone, secrétaire général CGT d’Aéroports de Paris nous détaille 4 raisons qui justifient de s’opposer à la privatisation du groupe ADP. La question n’est pas de savoir si on est pour ou contre mais bien d’ouvrir le débat sur le service public aéroportuaire aux citoyens, souligne-t-il.

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 05:41
18 août 1944, il y a 75 ans : Libération du camp de Drancy (Robert Clément)

Occupés par les troupes allemandes en juin 1940, les lieux servent de camp d’internement pour des prisonniers de guerre et des civils étrangers. C’est sous leur impulsion que la Préfecture de police y crée le 20 août 1941 un camp destiné aux Juifs. 4 230 hommes dont 1 500 Français, raflés à Paris entre le 20 et le 25 août, sont les premiers internés juifs du camp de Drancy.

Le camp devient à partir de mars 1942 le camp de rassemblement et de transit en vue de la déportation de tous les Juifs de France, ce qui lui confère un rôle majeur dans les persécutions antijuives perpétrées en France pendant la Seconde Guerre mondiale. 63 convois sont formés et partent de la gare du Bourget-Drancy jusqu'en juillet 1943 puis de la gare de Bobigny. Ils emmènent au total 65 000 personnes vers les camps d’extermination, principalement vers le camp d’Auschwitz-Birkenau.

Durant les périodes les plus intenses, et notamment dans la deuxième moitié de l’année 1942, deux voire trois convois par semaine sont formés au camp de Drancy. Le camp est alors surpeuplé, les installations sont insuffisantes et les nouveaux arrivants manquent de tout. Au plus fort des rafles, le camp compte environ 7 000 détenus alors que sa capacité théorique est de 5 000 places. Le comble de la détresse est atteint dans la deuxième quinzaine d’août 1942. Arrivent alors à Drancy, en provenance des camps du Loiret, les enfants de 2 à 12 ans qui ont été séparés de leurs parents le mois précédent.
A partir de l’été 1942, les départs rythment la vie à Drancy. À partir du 19 juillet 1942, les déportations se succèdent au nombre de trois par semaine. Elles offrent toutes un spectacle désolant. Durant l’été 1942, une atmosphère de terreur permanente règne à Drancy. Les larmes, les crises de nerfs sont fréquentes et l’on assiste à plusieurs suicides par défenestration. La veille du départ d’un convoi, les détenus déportés sont fouillés et dépouillés de tout ce qui peut avoir un prix. Ils sont ensuite enfermés dans les chambres attribuées aux « déportables » (les trois premières cages d’escalier) jusqu’à l’aube. De là, des autobus viennent les chercher pour les conduire à la gare de Bobigny ou du Bourget où ils sont entassés dans des wagons à bestiaux qui sont ensuite scellés.

À partir de juin-juillet 1943, un commando de S.S. autrichiens, avec à sa tête Aloïs Brunner, prend en charge l’administration du camp jusqu’alors confiée à la Préfecture de police – la gendarmerie assure cependant la surveillance générale de 1941 à 1944 – et y institue une administration violente et un renforcement de la discipline tout en procédant à des aménagements matériels. Brunner fait tout ce qu’il peut pour rafler le plus grand nombre de Juifs, jusqu’à charger des internés de convaincre des Juifs de sortir de la clandestinité et de rejoindre Drancy, faute de quoi leur famille internée à Drancy sera déportée immédiatement.
Le dernier convoi à destination d’Auschwitz part le 31 juillet 1944. Le 17 août 1944, en pleine débandade de l’armée allemande, Brunner arrive à organiser le départ du dernier convoi dont 39 personnes réussiront à s’échapper avant l’entrée en Allemagne. Le 18 août 1944, 1 467 prisonniers sont libérés après l'arrivée du représentant diplomatique suédois et de membres de la Croix rouge. Plus de 80 000 Juifs auront été détenus à Drancy, entre mai 1941 et août 1944, à 4 kilomètres de Paris.

 

18 août 1944, il y a 75 ans : Libération du camp de Drancy (Robert Clément)
18 août 1944, il y a 75 ans : Libération du camp de Drancy (Robert Clément)
18 août 1944, il y a 75 ans : Libération du camp de Drancy (Robert Clément)
18 août 1944, il y a 75 ans : Libération du camp de Drancy (Robert Clément)
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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 05:38

En dépit de toutes les conventions et accords internationaux, les expulsions de réfugiés vers Khartoum se poursuivent en 2019 alors que la situation au Soudan est toujours très tendue. De plus, ces renvois forcés sont organisés avec la collaboration de la junte soudanaise.

Il est 14 h 15 le samedi 3 août quand les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) conduisent Rami, un réfugié soudanais de 29 ans, à l’aéroport de Roissy. Les policiers le font monter à bord d’un Airbus A330 de la compagnie Turkish Airlines. Destination Khartoum, la capitale du Soudan, après un changement à Istanbul. Arrêté en Indre-et-Loire le 5 juillet, Rami était depuis enfermé au Centre de rétention administrative (CRA) de Rennes en Ille-et-Vilaine.

Lors du seul appel qu’il parvient à passer vers la France, Rami affirme avoir été maintenu bâillonné et menotté durant tout ce premier vol. C’est ce que raconte son amie Françoise, la dernière personne à lui avoir parlé. « Il les a suppliés de ne pas le renvoyer et il a été maîtrisé très brutalement. J’ai réussi à lui parler au téléphone avant qu’il ne descende de l’avion. Il avait très peur », rapporte-t-elle, bouleversée. Ces pratiques violentes ont déjà été observées lors de précédentes expulsions.

Rami est issu de l’ethnie Berti, une minorité de la région du Darfour, dans l’est du Soudan. Il affirme être le petit frère d’un militant du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un parti rebelle. Au cours de l’été 2008, les services de renseignements soudanais arrêtent son frère à Khartoum. Il n’est jamais réapparu. D’après le témoignage qu’il a fourni pour soutenir sa demande d’asile, Rami a lui-même été arrêté et torturé en 2013. Le régime le soupçonnait de sympathie pour le JEM. Cet épisode le conduira à prendre la fuite pour rejoindre l’Europe.

Depuis décembre 2018, le Soudan connaît en outre un mouvement de contestation sans précédent. La répression du régime a fait d’innombrables victimes. Actuellement, le maintien de l’ordre est assuré par les Forces d’appui rapide (RSF), créées en 2013 et issues des milices janjawids, qui ont participé à la politique génocidaire du régime au Darfour et commis de nombreux crimes de guerre.

 

Débouté de l’asile, Rami est parvenu à déposer in extremis une demande de réexamen auprès de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) lors de son arrivée au CRA. La procédure de réexamen n’étant pas suspensive de la mesure d’éloignement, Rami demeure expulsable. Les officiers de protection de l’OFPRA l’entendent par visioconférence le mercredi 31 juillet et Rami est expulsé dès le samedi suivant. La mesure de rétention administrative à son encontre prenait fin le lendemain de cette expulsion.

Les membres de la Cimade, seule association présente dans le CRA de Rennes pour proposer du soutien juridique, ne cachent pas leur exaspération. « Vendredi soir, quand j’ai parlé à Rami avant de partir du centre, il n’avait toujours pas eu le courrier de l’OFPRA », se désole Paul Chiron, membre de la Cimade. La préfecture d’Indre-et-Loire affirme que l’OFPRA a rendu son refus le 1er août. Elle concède ne pas l’avoir notifié à Rami. Ce dernier n’a donc pas eu la possibilité d’exercer son droit de recours.

L’expulsion de Rami n’est pas un événement isolé. D’après l’Office de statistique de l’Union européenne, 75 personnes ont ainsi été renvoyées par la France vers le Soudan en 2018 en dépit des conventions internationales que Paris a signées. Quarante-cinq d’entre elles ont fait l’objet d’un retour forcé. Sollicité, le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité répondre aux questions de Mediapart.

À l’autre bout de la France, le 9 juillet, la police interpelle deux réfugiés d’origine soudanaise et les emmène au Centre de rétention administrative de Coquelles dans le Pas-de-Calais. La préfecture prononce deux obligations de quitter le territoire (OQTF) à leur encontre et entreprend d’organiser leur expulsion.

Un premier vol est prévu le soir du 9 août à 22 h 15 sur un appareil d’Ethiopian Airlines. L’homme de 24 ans que la préfecture du Pas-de-Calais souhaite expulser n’a jamais vu le pays vers lequel l’avion doit le conduire. Il est né en Libye. Ces parents sont eux-mêmes des réfugiés soudanais.

Le jeune Soudanais fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention (JLD), qui prolonge sa rétention. L’audience est fixée le 9 août à 13 heures. Dans la matinée, l’administration informe le greffe de la cour d’appel de Douai que le réfugié embarquera le soir même. Les fonctionnaires de police ne prennent pas la peine de le conduire à l’audience. Une attitude qui n’est pas du goût des magistrats. À 15 h 40, dans une ordonnance que Mediapart s’est procurée, ces derniers dénoncent « une violation des droits de la défense » et ordonnent la libération du jeune homme.

Contactée par Mediapart, la préfecture du Pas-de-Calais affirme qu’il « n’était pas matériellement possible de le présenter devant la Cour ». Dans sa décision, la justice estime quant à elle qu’il « était loisible à l’administration de le déferrer et d’attendre sa décision ».

Le second Soudanais est toujours enfermé au CRA de Coquelles. La préfecture du Pas-de-Calais a d’ores et déjà réservé un vol, sans escorte, ce mercredi 14 août à 22 h 15. Direction Khartoum.

Une politique menée avec le concours du régime soudanais

Samedi 3 août, il est 23 h 03. Le Boeing 737 dans lequel Rami et son escorte sont montés après leur escale à Istanbul se pose finalement à Khartoum. Avant de descendre, Rami parvient à passer un ultime appel téléphonique en France. « Il m’a dit que la police l’attendait sur le tarmac », sanglote Françoise. Ce sont les dernières informations dont disposent les personnes qui soutiennent Rami. Le jeune homme n’a plus donné aucune nouvelle par la suite.

Mohamed Alasbat, le porte-parole de l’Association des professionnels soudanais (APS), fer de lance de la contestation du régime, dénonce des expulsions qu’il estime injustes et inhumaines. « En ce moment, on ne sait pas ce qui arrive aux gens qui sont expulsés. Auparavant, ils les mettaient en prison et certains d’entre eux étaient tués. Maintenant, la situation est floue avec la transition d’un régime à l’autre, expose-t-il à Mediapart. Mais leur vie est toujours en danger en cas de retours. »

Plusieurs réfugiés soudanais interrogés par Mediapart expriment leur inquiétude et jugent les expulsions actuelles plus dangereuses encore que les précédentes. En cause, la perte d’influence des anciens cadres du régime et la présence, à l’aéroport de Khartoum, d’éléments des Forces d’appui rapide.

Amnesty International réclame pour sa part un moratoire sur la question. « Pour nous, la situation dans le pays reste imprévisible », explique Keani Vonge, du programme de protection des populations d’Amnesty International. « L’accord conclu entre les civils et les militaires pour organiser la transition est un accord qui reste très fragile. On continue à considérer qu’il y a des risques importants en cas de renvoi forcé. »

« En renvoyant des personnes vers le Soudan, la France viole le principe de non-refoulement. Nous considérons que les renvois vers le Soudan sont illégaux au regard du droit international », affirme Keani Vonge. Pour Amnesty International, l’expulsion de Rami contrevient au principe édicté par la Convention relative au statut des réfugiés des Nations unies. Celle-ci interdit le refoulement d’un réfugié vers un territoire sur lequel sa vie ou sa liberté seraient menacées. Un principe repris par la Convention contre la torture de l’ONU et la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

Confrontée à ces accusations, la préfecture d’Indre-et-Loire rétorque que Rami n’était pas bénéficiaire du statut de réfugié et n’était plus considéré comme demandeur d’asile. La préfecture du Pas-de-Calais utilise le même argument. Or, si la convention de Genève précise bien que ce principe s’applique aux réfugiés, ce n’est pas le cas des deux autres textes.

En 2015, dans deux arrêts simultanés (A.A. et A.F. contre la France), la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que l’expulsion d’une personne vers le Soudan violait l’article 3 prohibant les traitements inhumains ou dégradants. En l’occurrence, les plaignants, deux militants du JEM, n’étaient ni bénéficiaires du statut de réfugié ni demandeurs d’asile.

Ces renvois sont rendus possibles par la collaboration entre l’État français et les autorités consulaires du régime de Khartoum. Ainsi, dès le 10 juillet, quatre jours après son arrivée au CRA, les autorités du Soudan auditionnent Rami dans leur consulat à Paris. Une semaine plus tard, elles lui délivreront un laissez-passer consulaire d’une validité d’un mois. Le sésame nécessaire à la police de l’air et des frontières pour reconduire Rami sous bonne escorte au Soudan.

La préfecture d’Indre-et-Loire assure que Rami n’était pas considéré comme demandeur d’asile au moment de cette audition. Sa demande de réexamen n’est effectivement déposée que le lendemain. La préfecture a donc présenté Rami aux diplomates du régime dont il disait être victime alors même que le délai imparti pour demander à nouveau l’asile n’était pas écoulé.


La préfecture du Pas-de-Calais emploie le même procédé. Les représentants du régime de Khartoum à Paris auditionnent également les deux réfugiés soudanais enfermés à Coquelles. Alors qu’ils affirment tous deux avoir refusé de répondre au personnel diplomatique soudanais, celui-ci délivre deux laissez-passer permettant leur expulsion par la France. La préfecture du Pas-de-Calais invoque également l’absence de demande d’asile pour justifier cette démarche.

À la lumière de ces expulsions, l’image d’une France accueillante pour les Soudanais qui fuient la junte de Khartoum doit être nuancée. En 2018, le taux d’attribution de l’asile dépasse bien les 80 % et le nombre total des Soudanais protégés atteint 14 700 d’après le dernier rapport d’activité de l’OFPRA. Mais, dans le même temps, le nombre de Soudanais déclarés irréguliers et faisant l’objet d’une décision leur imposant de quitter le territoire s’élève à 1 455. Parmi ces personnes, on compte 85 femmes et 135 mineurs. Tous risquent l’expulsion vers Khartoum où leur liberté et leur vie sont menacées.

 

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