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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 06:14

À un peu moins de deux ans des prochaines élections municipales, le PCF invite les forces de gauche à réfléchir à une possible union dès le premier tour. Sur l’ensemble des communes de Morlaix communauté.

 

Réunie en assemblée générale le 23 mai dernier, la section locale du Parti communiste a pris l’engagement d’une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l’échelle de Morlaix communauté. « Nous invitons l’ensemble des forces de gauche, dans le respect de leurs diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire », explique-t-elle.

Dans un courrier adressé à Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, la France Insoumise, Génération-s, le Nouveau Parti Anticapitaliste et le Parti socialiste, les communistes indiquent être « disponibles et ouverts à toutes rencontres pour créer une dynamique de réussite afin de placer l’humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix ».

 

 

Une réunion le 27 juin

 

Estimant qu’il serait bon que toutes les forces de gauche représentées dans le pays de Morlaix se rencontrent avant cet été pour évoquer l’échéance des prochaines municipales, le PCF local a proposé une réunion le mercredi 27 juin, à 18 h, dans son local du 2, petite rue de Callac, à Morlaix. L’idée est de discuter des conditions pour aboutir « à des constructions communes gagnantes à gauche, impliquant les citoyens, à Morlaix comme dans les communes voisines ».

Le PS, le NPA, Génération-s et Coopérative citoyenne ont d’ores et déjà accepté cette invitation.

Appel du Parti Communiste dans le Pays de Morlaix à l'unité des électeurs et forces de gauche pour les Municipales dans les communes de Morlaix-Communauté sur des projets vraiment de gauche, utiles à la population

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 17:57
Ciné-débat à la Salamandre, 11 juin à 20h30 avec l'AFPS:  Au pied du mur, un film sur les Chrétiens de Palestine, en présence du réalisateur Gil Corre
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 15:50
Réfugiés : Face à la dérive italienne, l’Union européenne au pied du mur (Ian Brossat)

Par la voix de son ministre d’extrême droite Matteo Salvini, l’Italie annonce ce dimanche que le bateau « L’Aquarius », ayant secouru 629 réfugiés dont 123 mineurs et 7 femmes enceintes, est interdit d’arrimer dans la péninsule. Cette décision marque une rupture, elle s’oppose aux valeurs les plus élémentaires de l’Europe, constitutives de son histoire et de son identité.

Si elle déshonore l’Italie, elle place aussi l’Union européenne et ses États-membres face à leurs contradictions. Bruxelles et les chancelleries européennes ne sauraient rester silencieuses et passives. Elles doivent désormais sortir de l’ambiguïté et d’une inaction de plus en plus coupable, et refuser que la détresse de réfugiés de guerre ne serve de monnaie d’échange diplomatique. Dans ce contexte, saluons l’humanité et la responsabilité dont font preuve les Maires italiens de Naples, Palerme ou Messine qui ont annoncé que leur ville portuaire acceptait de recueillir l’Aquarius.

Aujourd’hui, les populations de l’Europe du Sud ne peuvent assumer seules l’accueil des réfugiés quand un certain nombre de pays-membres d’Europe centrale ou du Nord refusent de prendre leur part à la solidarité internationale. En agissant de la sorte, ces Gouvernements mettent en péril l’unité européenne et défient ses règles communes. Pour répondre à ce défi, nous portons des solutions pragmatiques :

- contraindre les États membres, y compris leurs flottes militaires, à remplir leurs obligations internationales en matière de sauvetage en mer et de droit d’asile ;

- partager la responsabilité des demandeurs d’asile entre tous les pays de l’UE ;

- réorienter les missions de Frontex vers le sauvetage et l’ouverture de voies légales sans conditions ;

- instaurer des voies légales et sûres d’accueil des réfugiés à travers un couloir humanitaire dans la Méditerranée, en lien avec le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU.

 

Ian Brossat, chef de file des communistes pour les élections européennes

Réfugiés : Face à la dérive italienne, l’Union européenne au pied du mur (Ian Brossat)
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:33
Yann Le Pollotec

Yann Le Pollotec

Après Jean-Marc Galano fin janvier (La philosophie de Karl Marx), Greg Oxley (La Révolution Française) le 27 mars, Maha Hassan (La Syrie: guerre, dictature, culture et littérature) le 17 avril, le journaliste Gérard Le Puill (agriculture et réchauffement climatique) le 29 mai à Lanmeur, la section PCF du Pays de Morlaix, organise un nouveau mardi de l'éducation populaire sur le thème d'Internet et des transformations sociales en cours et à venir liées au numérique.   
 
Mardi de l'éducation populaire 
 
Le Mardi 12 juin, 18h : 
 
Yann Le Pollotec - La Révolution numérique 
 
au local du PCF Morlaix 2 petite rue de Callac
 
avec Yann Le Pollotec, animateur des commissions Industrie - Révolution numérique au PCF 
 
organisateur des états généraux de la révolution numérique réunissant des centaines de professionnels et de chercheurs (les 3èmes états généraux ont été organisés au siège du PCF les 9 et 10 mars 2018): 
 
Tous de la chair à GAFA? 
 
Comment la révolution numérique impacte nos vies, le travail et la vie quotidienne? 
 
Comment reprendre le pouvoir sur le capitalisme des plate-formes internet: les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les Natu (Netflix, Air BnB, Telsa, Uber)?  
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:32
1200 personnes étaient présentes dans la rue pour la manif des retraités du 15 mars dernier à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

1200 personnes étaient présentes dans la rue pour la manif des retraités du 15 mars dernier à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

CSG, blocage des pensions, les retraité-e-s sont en colère.

Si le premier ministre espérait calmer la colère des retraités

en exonérant 100 000 d’entre eux de la hausse de la CSG, c’est raté.

Il a simplement montré que l’on peut légalement corriger l’injustice pour l’ensemble des retraités.

C’est ce que les 9 organisations de retraités exigent en faisant signer une pétition dans tout le pays

et en appelant à des rassemblements le 14 juin.

RASSEMBLEMENT

JEUDI 14 JUIN 2018

A 10H30

PLACE DE LA MAIRIE A MORLAIX.

Il sera suivi d'une manifestation avec le parcours suivant :

- départ de la Place de la Mairie,

- arrêt devant la permanence de la députée (21 place Cornic),

- fin et dispersion de la manifestation devant la Sous-Préfecture.

Nous comptons de nouveau sur une présence nombreuse
(pour mémoire, nous étions près de 1200 le 15 mars dernier ...).

Vous trouverez, en pièces jointes :

- un tract de la CGT Retraités résumant les raisons de fond de cette action,

- la pétition unitaire que vous pourrez ramener "signée"

  ou que vous pourrez signer sur place ce 14 juin.

 CSG, blocage des pensions : ça suffit !
Manifestations dans tout le pays
Jeudi 14 juin 2018 à 10h30
                   11 rassemblements* dans le Finistère

Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron a gelé les pensions en 2018 et a augmenté la CSG de 25 %, ce qui diminue de plusieurs centaines d’euros par an le pouvoir d’achat d’un grand nombre de retraités depuis le 1er janvier 2018.


A l’appel de  neuf organisations, les retraités ont  exprimé leur colère en manifestant : 80 000 le 28 septembre, puis 200 000 le 15 mars dans plus de 160 villes.
(2500 et 7000 dans notre département)

Cette colère vient de loin, de l’accumulation d’attaques menées par les gouvernements depuis le printemps 2014 : gel des pensions, création ou augmentation de taxes, suppression de dispositions fiscales spécifiques, etc.

L’énorme succès des manifestations a incité le premier ministre à effectuer un tout petit geste, à exonérer d’augmentation de la CSG quelques 100 000 retraités… en 2019. Ce premier recul reste bien trop limité !

Les propos tenus les 12 et  15 avril à la télévision par le Président de la République confirment qu’il ne veut toujours rien comprendre de la colère des retraités. Il nous dit qu’il ne prend pas les retraités « pour un portefeuille », peut-être, mais il les prend bien pour un porte-monnaie … dans lequel il tape pour aller grossir les portefeuilles d’une minorité privilégiée.

Aujourd'hui il déclare ne pas être contre une seconde journée de solidarité!

Cela ressemble à une mauvaise blague. La hausse de la CSG a été imposée par le gouvernement pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage prélevées sur les salaires… et voila que les mêmes demandent aux salariés de travailler "gratis" un jour férié sans rémunération pour… aider les personnes en situation de dépendance.

Et les patrons et les plus riches ne sont pas sollicités ? Macron est bien le président des riches!
Le gouvernement doit annuler la hausse de la CSG,  mettre fin au gel des pensions et les revaloriser.
L’union syndicale des retraités Cgt du Finistère et 8 organisations et associations vous invitent à participer massivement à cette journée d’action
* (BREST, CARHAIX, CHATEAULIN, CONCARNEAU, CROZON, DOUARNENEZ,
LANDERNEAU, MORLAIX, PONT L’ABBE, QUIMPER, QUIMPERLE)

RASSEMBLEMENT MORLAIX
JEUDI 14 JUIN 2018
A 10H30 PLACE DE LA MAIRIE
La Cgt vous invite également à signer la pétition (au verso) pour exiger du gouvernement une loi rectificative des finances pour supprimer la hausse de la CSG, la fin du gel des pensions et une augmentation significative des pensions.

 

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:25
wénaël Le Paih (SNES FSU Bretagne) et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne) dénoncent le manque de transparence de la rectrice. (Photo Philippe Créhange/Le Télégramme)

wénaël Le Paih (SNES FSU Bretagne) et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne) dénoncent le manque de transparence de la rectrice. (Photo Philippe Créhange/Le Télégramme)

Alors que les élèves de terminale s’apprêtent à passer le bac, les syndicats d’enseignants s’inquiètent des conséquences du nouveau système sur les élèves.

 

Ressentir du stress avant de passer le baccalauréat n’est pas une nouveauté. Mais si l’on en croit les syndicats d’enseignants, la mise en place du nouveau système de sélection pour l’enseignement supérieur Parcoursup rajoute une bonne couche d’angoisse. « Le processus anxiogène est beaucoup plus long », relève Gwénaël Le Paih, pour le SNES FSU Bretagne. Et cela se ressent en particulier dans la catégorie des élèves n’ayant toujours pas eu un « oui » définitif à l’un des choix précisé dans l’algorithme.

 

25 % des lycéens bretons sans affectation

 

Selon des chiffres compilés par les professeurs, 3 100 élèves, sur les 33 000 concernés par une affectation dans l’académie de Rennes, auraient obtenu un « Oui si ». Et 911 seraient sans aucune proposition d’orientation. « Imaginez dans l’estime de soi quel signal on envoie à ces jeunes », souligne Gwénaël Le Paih. Et si l’on ajoute tous ceux qui sont dans l’attente qu’une place se libère, ce sont environ 8 000 élèves qui sont dans le brouillard aujourd’hui, soit 25 % de l’effectif global de l’académie. « Il y a une pression très forte sur des élèves qui consultent en permanence l’application », confirme Jean-Marc Clery (FSU Bretagne).

 

 

On a introduit une logique de sélection alors qu’elle n’a pas lieu d’être

 

Mais les lycéens ne semblent pas être les seuls dans le brouillard. Leurs professeurs aussi.

 

« L’académie diffuse assez peu d’informations. Cela fait quinze jours que nous l’interrogeons mais Madame la recteur se refuse à nous donner les chiffres. Il y a une volonté de taire l’information. Or on veut un bilan sincère », dénonce Gwénaël Le Paih.

 

Des lettres de motivation pas lues

 

Imaginé pour remplacer le site APB (admission post-bac) jugé trop hasardeux avec son système de tirage au sort, Parcoursup est à ce stade très loin de convaincre les professeurs. « On a introduit une logique de sélection alors qu’elle n’a pas lieu d’être », estiment les représentants syndicaux. Et d’affirmer que les courriers rédigés par les jeunes pour obtenir une fameuse affectation dans l’établissement de leur choix n’ont même pas été lus. « Dans certains établissements, les lettres de motivation n’ont pas été ouvertes car les professeurs manquent de temps ! » Sans compter le peu de valeur pouvant être accordée à des courriers parfois écrits par les parents eux-mêmes, ou des entreprises spécialisées dans l’orientation. « On est tous dans un suraccompagnement du jeune qui est dépossédé de son orientation », juge Gwénaël Le Paih.

En attendant de pouvoir obtenir les vrais chiffres auprès du rectorat, les enseignants alertent surtout les élèves qui n’ont eu que des « non » à leurs demandes : « Qu’ils saisissent la commission académique ! » Car c’est à eux de le faire, pas l’inverse. Or ils ne le savent pas toujours. Aujourd’hui, seuls 130 dossiers seraient instruits par le rectorat.


Le Télégramme, 11 juin 2018

Lire aussi: 

Morlaix. Le stress des lycéens « en attente » sur Parcours Sup (Jennifer Pinel, Ouest-France, 29 mai 2018)

Le Fiasco de Parcours Sup (PCF - 6 juin 2018)

Universités, Parcours-Sup: la sélection faute de moyens, les jeunes méritent mieux ! (PCF)

Parcours sup: le sénateur communiste Pierre Ouzoulias dénonce un "coup d'Etat insupportable" (Public Sénat)

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:17
Front Populaire; un livre qui observe les logiques de blocs - article sur le livre de Jean-Paul Sénéchal sur le Front Populaire dans le Finistère par Bruno Salaün, Le Télégramme

Son ouvrage fouillé analyse le Front populaire dans le Finistère. Jean-Paul Sénéchal signe « Finistère du Front populaire, 1934-1938. Lutte pour l’hégémonie et logiques de blocs »*.

 

Jean-Paul Sénéchal avait soutenu une thèse, fin 2015, sur l’impact du Front populaire dans le Finistère. Le docteur en histoire en publie une synthèse éclairante dans un livre publié aux Presses universitaires de Rennes.

L’originalité de l’analyse tient à cette approche qui consiste à observer comment des blocs socio-économiques et politiques se sont comportés dans une société finistérienne très largement rurale et catholique. Une société peu pénétrée par les idées sociales au milieu des années 1930 et très imprégnée de rapports dominants-dominés.

 

Les fractures que l’auteur discerne en disent long sur la volonté des forces en présence de peser, voire de conserver une certaine hégémonie, alors que l’arrivée des gauches au pouvoir en France radicalise les positions, que les résonances sociales du Front populaire et les grèves incitent les uns et les autres à s’adapter.

 

 

 

« Ils ont agi avec une grande finesse »

 

Une illustration parmi d’autres. « Même si catholiques et agrariens bataillaient notamment sur la formation des élites paysannes, ils ont eu une réaction quasi groupée pour éviter que les campagnes ne soient contaminées par le mouvement social », décrit l’historien. « Ils ont agi avec une grande finesse. J’ai été impressionné par la capacité mimétique de l’Église. Elle réalise que le centre névralgique du mouvement social est plutôt situé à Brest. Ça bouillonne à la Maison du peuple. L’Église veut faire la même chose. Les cléricaux lancent une souscription pour créer une maison du peuple catholique, une démarche originale quasi unique en France », complète-t-il.

 

 

Seuls 2 % à 3 % des 60 000 ouvriers agricoles se sont, à l’époque, syndiqués dans le Finistère

 

Cette souscription marchera très peu dans les milieux ouvriers. « Mais le courant passe et permet à la CFTC d’atteindre, par exemple, entre 6 000 et 7 000 adhérents. Ça crée des bases pérennes », note Jean-Paul Sénéchal. Dans le même esprit mimétique, « les agrariens de l’Office de Landerneau, réseau coopératif très puissant, créent un syndicat patrons-ouvriers, alors qu’ils ne parlaient jamais des ouvriers agricoles avant les grèves », observe Jean-Paul Sénéchal.

L’Office de Landerneau ira jusqu’à éditer des tracts à l’été 1936, distribués dans les campagnes. « Il arrive à syndiquer quelques milliers d’ouvriers agricoles aux côtés des employeurs. Évidemment, ça ne peut pas marcher, même si, de l’autre côté, la CGT ne parvient pas à recruter dans les campagnes. Seuls 2 % à 3 % des 60 000 ouvriers agricoles se sont, à l’époque, syndiqués dans le Finistère. Après la guerre cependant, la CGT va en syndiquer des milliers », expose-t-il.

 

« La droite est restée forte »

 

Le docteur en histoire a également décrypté les conséquences politiques du Front populaire dans un département alors ancré à droite. « Il y a eu des satisfactions à gauche avec l’élection du député Tanguy Prigent. Mais l’autre grande figure politique de l’époque à gauche, le Concarnois Pierre Guéguin (PCF) perd de peu les législatives en 1936 face au candidat de droite, parce qu’un radical-socialiste s’est maintenu », rapporte l’auteur.

« La droite est restée forte, grâce notamment à la puissance des agrariens dorgéristes, qui s’appuient parfois sur les chemises vertes fascistes ou en sont eux-mêmes. Grâce aussi à l’appui de l’Office central de Landerneau qui s’assure, en temps de crise, les services d’éléments de la droite nationaliste. La démocratie populaire perd du terrain, les socialistes maintiennent des bastions et le PCF commence à émerger », résume-t-il.

Quant aux acquis sociaux, « une minorité d’ouvriers urbains (hors arsenal) et ruraux ont obtenu des avantages ». Il leur faudra attendre l’après-guerre pour bénéficier de certaines avancées du Conseil national de la Résistance, inspirées ou héritées du Front populaire.

 

* Aux Presses universitaires de Rennes, 393 pages, 25 €.


Le Télégramme, 6 juin 2018

Lire aussi: 

 

Jean-Paul Sénéchal, un historien analyse ce que fut le Front Populaire dans le Finistère

Sortie fin mars du livre de Jean-Paul Sénéchal: le Finistère du Front Populaire, tiré de sa thèse, aux Presses Universitaires de Rennes

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 19:35
Résistance communiste: France Bloch - par Marie Cristiani (aux éditions Arcane)
Résistance communiste: France Bloch - par Marie Cristiani (aux éditions Arcane)

Voilà une histoire tragique de guerre et d’amour, celle entre France Bloch intellectuelle communiste, fille de l'écrivain Jean-Richard Bloch et de Fredo Sérazin syndicaliste de la métallurgie. Ils se rencontrent en 1938, ont un fils puis basculent dans la résistance.

Elle sera Claudia dans la clandestinité. Chimiste, elle fabriquera des bombes pour les FTP et réussira, sous une fausse identité, à se faire embaucher au laboratoire de police du 36, quai des Orfèvres.
Après la drôle de guerre, lui sera arrêté avec d'autres syndicalistes et communistes. Après une évasion de la forteresse de Sisteron où il retrouve France durant trois jours à Paris, il est repris et incarcéré à Châteaubriand puis à Voves.

En tentant de faire évader une nouvelle fois son mari, elle est arrêtée, transporté en Allemagne et le 12 Février 1943, quelques jours avant son trentième anniversaire, elle est guillotinée à Hambourg.
Après une nouvelle évasion du camp de Voves, Frédo lui rejoint les FTP comme lieutenant. Arrêté par la Gestapo à St Etienne le 15 juin 1944, il est assassiné le même jour.
Leur fils Roland sera sauvé de justesse lors de l'arrestation de sa mère. Il vit aujourd’hui à Marseille.

Marie Christiani journaliste à France 3 a découvert leur histoire en travaillant à un reportage sur Danielle Casanova. Depuis elle n’a eu de cesse de la faire connaître, au travers d’un film, et aujourd’hui d’un livre bouleversant « Mon Frédo » l’entame de la dernière lettre de France à Fredo juste avant d’être exécutée, une lettre qu’il ne recevra pas.

C’est un récit superbe, sobre et puissant. Il inaugure une nouvelle collection d’Arcane 17, parole de femmes. Lisez le!!!

Marie-Pierre Vieu

https://www.editions-arcane17.net/
12 euros.

Résistance communiste: France Bloch - par Marie Cristiani (aux éditions Arcane)
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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 12:07
Michel Offerlé : « Jamais les entrepreneurs n’ont eu une telle confiance dans un chef de l’État »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LOLA RUSCIO
VENDREDI, 8 JUIN, 2018
L'HUMA
 

L’assemblée générale du Medef va désigner, le 3 juillet, le futur président de l’organisation qui succédera à Pierre Gattaz comme « patron des patrons ». Le sociologue, spécialiste du patronat, revient sur les enjeux de cette élection, loin de renouveler la représentation des employeurs.

Parmi les candidats en lice pour la présidence du Medef, deux font figure de favoris. Issu de l’industrie, Alexandre Saubot, mène une campagne axée sur un « Medef fort », quand son principal concurrent, Geoffroy Roux de Bézieux, cultive une image « moderne », se voulant proche des entrepreneurs du numérique. Ces deux styles sont-ils une nouveauté au sein du mouvement patronal ?

Michel Offerlé Les deux candidats qui se détachent sont proches l’un de l’autre, même s’ils ont pu être opposés il y a plus d’un an et stylisés comme social (Saubot) versus libéral (Bézieux). Roux de Bézieux a changé depuis qu’il faisait paraître en 2007 Salauds de patrons (Hachette), quand il écrivait : « S’il y a bien à redire aussi sur le manque de représentativité des syndicats, eux au moins pratiquent une forme de démocratie directe bien plus moderne que les cénacles du patronat. » Ils devront cohabiter après l’élection. Mais leurs trajectoires présentent des nuances et donc cela donnera des styles différents. L’un est passé par l’Essec, l’autre par Polytechnique ; l’un est un créateur d’entreprise, a une expérience de la « nouvelle économie » et a présidé le petit groupe d’intérêt des start-up (CroissancePlus), l’autre, héritier, est ancré dans l’industrie plus classique au travers notamment de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie – NDLR), organisation dont le poids reste très important – notamment financièrement – malgré l’affaire de distribution d’enveloppes révélée en 2007-2008. L’UIMM faiseuse de rois peut aussi attirer des animosités croisées. Ce sont sans doute les plus expérimentés de tous les candidats, habitués à traiter les questions nationales et sachant ce que politique veut dire. De Bézieux est plus « parisien », plus inséré dans des réseaux de pouvoir que Saubot. Il est d’ailleurs membre du Siècle, rendez-vous annuel des dominants économiques, politiques et médiatiques.

Dans l’ère de la « start-up nation » d’Emmanuel Macron, le Medef vit-il un moment historique pour porter ses idées ?

Michel Offerlé La situation actuelle du Medef est paradoxale. L’actuel exécutif a engagé depuis un an une politique centrée sur l’offre, la recherche de la compétitivité, un allégement du poids de la fiscalité des entreprises et des catégories les plus aisées, et une croyance en un ruissellement vertueux. Toutes choses qui apparaissent en harmonie avec les orientations des dirigeants du Medef. Jamais depuis plusieurs décennies les chefs des moyennes et grandes entreprises et ceux de la nouvelle économie n’avaient eu une telle attente et une telle confiance à l’égard d’un président, qui a déclaré quelques semaines après son élection : « Entrepreneur is the New France ». Pourtant, le Medef, comme les syndicats et les partis politiques, apparaît comme faisant partie du vieux monde, auquel on a recours de façon subsidiaire, même si le gouvernement aura toujours besoin d’un porte-parole patronal comme interlocuteur. Du point de vue interne, on voit ressurgir, y compris parmi les candidats à la succession de Pierre Gattaz, une vieille antienne des années 1980-1990. D’aucuns se demandaient alors : « À quoi sert le CNPF ? » après la première vague de libéralisation et la fin du contrôle des prix et des changes. La réponse – incomplète – avait été apportée par la refondation de l’organisation transformée de Conseil (national du patronat français) en Mouvement (des entreprises de France). Vingt ans plus tard, à quoi peut bien servir le Medef, si nombre des revendications qu’il a portées depuis plusieurs décennies sont prises en charge et amplifiées par le pouvoir politique ? Certains candidats parlent de remettre le mouvement Medef, en « mouvement », de « réinventer le Medef ». Et donc repenser, à l’instar de la réflexion sur ce qu’est la question de la représentation par les partis politiques et dans la société dite « civile », ce que pourrait être une organisation représentant de manière contemporaine les intérêts des entreprises et de leurs chefs.

Tous les postulants convergent vers une volonté d’accompagner les réformes économiques et sociales d’Emmanuel Macron. Comment analysez-vous ce nouveau positionnement politique ?

Michel Offerlé Il y a une croyance partagée dans l’économie de marché. Mais il y a des nuances entre les candidats, d’une part, et entre les candidats et Emmanuel Macron d’autre part. La loi Pacte sera intéressante à suivre car c’est la première fois depuis longtemps qu’il y a en France un débat sur la « raison d’être » des entreprises. Pour le moment, on n’entend à ce sujet que des voix patronales, parfois discordantes : entre ceux qui veulent inscrire dans la loi des préoccupations sociales et environnementales et ceux qui veulent rester maîtres chez eux et craignent un gouvernement des juges sur les entreprises – ils évoquent à ce sujet l’introduction dans le Code du travail de la « cause réelle et sérieuse » (de licenciement – NDLR). D’ailleurs, une centaine de députés macroniens ont interpellé les dirigeants du Medef : « Êtes-vous prêts à rompre avec des positions défensives héritées d’un passé où l’entreprise était l’adversaire de la politique, mais que rien, aujourd’hui, ne justifie plus ? » Le second test aura lieu en 2019, lors de la réforme des retraites. Certains des candidats à la présidence commencent à évoquer la possibilité d’ouvrir beaucoup plus largement les formules de capitalisation, en cantonnant le régime de répartition.

Les ordonnances Macron ont profondément bouleversé les relations sociales, chaque entreprise pouvant désormais négocier son propre accord. Pourquoi cette discrétion du Medef sur un changement aussi crucial ?

Michel Offerlé Il apparaît que les réformes El Khomri-Pénicaud sont actées du côté patronal. Les candidats souhaitent limiter les négociations sociales interprofessionnelles, sauf à les coupler avec des recherches de diagnostic partagé économique : sorte de réminiscence des tentatives de Laurence Parisot autour des « délibérations économiques » entre partenaires sociaux. Pour le reste, c’est bien l’entreprise voire l’établissement qui apparaît désormais central. Il pourra cependant y avoir un débat intrapatronal sur la place exacte de la branche, qui peut paraître plus légitime dans des fédérations comptant nombre de PME sans beaucoup d’expertise sociale et aussi un certain nombre de permanents qui devront alors trouver une reconversion professionnelle.

Comment expliquer que les candidats militent encore pour obtenir moins de « charges », de contraintes et de règles ?

Michel Offerlé Malgré quelques voix contradictoires, la question des « charges », des prélèvements, de la fiscalité est un classique du syndicalisme patronal. Sans doute parce que, de ce point de vue, on peut obtenir un consensus négatif. Sur d’autres terrains, les chefs d’entreprise sont en concurrence les uns avec les autres et ont des intérêts contradictoires ; le Medef peine alors à trouver des thèmes fédérateurs. Certains candidats proposent de mettre en œuvre un « Medef de proposition » et d’abandonner l’attitude du groupe de veto négatif, « grognon et râleur ». Mais est-ce possible ? L’ambition de faire du Medef un laboratoire d’idées patronal n’est guère portée dans la campagne. Là encore, nombre de dirigeants de fédérations veulent cantonner la surface nationale de l’organisation.

La majorité des candidats souhaitent retirer le Medef de certains organismes paritaires. Comment analysez-vous cette tentation d’une rupture avec le rôle historique du Medef dans les instances de la démocratie sociale ?

Michel Offerlé Il y a désormais un assez grand accord entre les candidats pour abandonner le « paritarisme croupion », où le pouvoir de décision des partenaires sociaux est entravé par le cadrage ou la fixation de contreparties financières par l’État. Le Medef s’était retiré ainsi dans les années 2000 de certains organismes paritaires. Les places ont été prises par d’autres, de l’ex-UPA (Union professionnelle artisanale, devenue U2P, Union des entreprises de proximité – NDLR) et de l’ex-CGPME (Confédération générale des PME, devenue CPME, Confédération des PME – NDLR). De plus, certains dirigeants et permanents patronaux sont intéressés – symboliquement et parfois matériellement – à l’exercice de ces mandats. Ce plaisir du paritarisme des mandataires est-il devenu obsolète ? D’aucuns voudraient reprendre la main et ne pas laisser l’agenda et le tempo social entre les mains du pouvoir politique. Mais il y a peu de choses dans les discours des prétendants sur leurs interlocuteurs syndicaux.

Le Medef peut-il réellement prétendre défendre les intérêts des PME et des TPE aussi bien que des grandes entreprises, qui sont parfois leurs donneurs d’ordre ?

Michel Offerlé Depuis un an, il y a un silence sur la représentativité du Medef. Certes, du point de vue économique et social – part de la valeur ajoutée et/ou nombre de salariés présents dans les entreprises adhérentes – le Medef est bien représentatif. Mais, du point de vue démographique et de la perception de chefs d’entreprise de base à son égard, on est loin du compte. Peu de commentateurs se sont intéressés à l’enquête de représentativité de 2017 dans laquelle le Medef est passé de 750 000-800 000 entreprises déclarées adhérentes à 123 000 entreprises constatées – beaucoup ignorent qu’ils sont membres du Medef par le canal de leur fédération. Alors qu’il y a environ 2 millions de chefs d’entreprise et plus de 3 millions d’entreprises. Y a-t-il aussi une « crise du syndicalisme patronal » ?

Geoffroy Roux de Bézieux et Alexandre Saubot, tous les deux vice-présidents du Medef sous l’autorité de Pierre Gattaz, ne se réclament pas de son bilan. Comment son action est-elle perçue par les adhérents de l’organisation patronale ?

Michel Offerlé Il y a un grand silence autour du bilan de Pierre Gattaz. D’une part, parce que les deux principaux candidats ont participé à la gestion de son mandat, notamment Alexandre Saubot, qui a pris en charge une large partie du social, domaine dans lequel Pierre Gattaz ne souhaitait pas investir. Le bilan d’un « patron des patrons » est toujours collectif, car le chef du Medef est tenu par le poids de l’organisation, qui est, faut-il le rappeler, une confédération. Ce qui dispense aussi de faire bilan, c’est le sentiment d’un passage à une autre phase. Macron n’est pas Hollande.

Selon vous, « les années Gattaz n’auront pas renouvelé le Medef » . Est-ce un mandat pour rien ?

Michel Offerlé Pierre Gattaz ne s’était pas engagé en 2013 sur une transformation du Medef. Sur le plan de l’organisation, les réformes sont minimes. Il n’avait pas mandat pour restructurer l’organisation. Ses successeurs, même s’ils veulent réinventer le Medef, n’ont pas de propositions claires en ce sens. Seul Jean-Charles Simon, qui s’est retiré de la course, voulait tout transformer : le statut et le mandat du président, et une organisation déconfédéralisée. Visiblement, sa tentative n’a guère trouvé d’écho.

Un fin connaisseur des arcanes du patronat

Après avoir réalisé des travaux sur les partis politiques, le sociologue, Michel Offerlé, professeur à l’École normale supérieure (ENS), s’est penché sur le fonctionnement duMedef. En 2013, il publie l’ouvrage de référence les Patrons des patrons. Histoire du Medef, aux éditions Odile Jacob. Le chercheur a également dirigé en 2017 un recueil de six entretiens avec des chefs d’entreprise, intitulé Patrons en France,paru à la Découverte, qui dresse une passionnante galaxie de portraits de dirigeants aux profils variés et complexes.

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 05:56
Commémoration drame de LAMPRAT le dimanche 10 juin à 10h30.
 
Un petit rappel sur le drame de LAMPRAT à Plounévézel, nord-ouest de Carhaix:
 
Le 6 juin 1944, les allemands arrivent par surprise dans une ferme à Lamprat en Plounévézel. Ils arrêtent onze jeunes Résistants FFI de moins de 25 ans qui étaient venus se ravitailler. Un des jeunes Résistants tente de s'enfuir (Eugène LEON); il est assassiné sur place. Deux avaient tentés de soustraire aux allemands: Jean MANAC'H et Georges AUFFRET en se cachant dans la cheminée.
Un seul semble avoir été épargné: 'Bob JULET" qui fumait tranquillement auprès des soldats allemands et les renseignait sur l’identité des jeunes maquisards......
 
Les Allemands prennent en camions la route N°164 menant de Carhaix à Loudéac par Rostronen, dans les Côtes-du-Nord, emmenant avec eux 8 patriotes prisonniers.  A fur à mesure de leur déplacement sur cette route tragique, ils pendent en bordure de la chaussée après les avoir atrocement torturés,  les 8 Résistants.
 
- 3 seront pendus à Carhaix: Jean LE DAIN, Georges AUFFRET, Marcel GOADEC                                                                                              .
- 1 sera pendu à le Moustoir: Georges LE NAELOU.
- 1 sera pendu à Paule: Marcel LE GOFF.
- 2 seront pendus à Rostrenen: Marcel BERNARD et Louis Joseph  BRIAND, Place de la République.
- 1 à Saint-Caradec: François L'HOSTIS.
Il y a quelques années la revue "Historia" n° 693 de septembre 2004 avait publié un dossier sur ce drame pour dénigrer la Résistance intérieure. L'ANACR avait dénoncé cette falsification de l'Histoire. Cette revue n'était pas à sa première réécriture de l'Histoire de la Résistance Française.
 
Rendez-vous ce dimanche 10 juin à la Stèle de la Place de la Résistance à Carhaix - 10 h30.
 
Yves MAZO - ANACR

Ouest-France, 29 mai 2014: A Carhaix, le martyre de 9 jeunes résistants

8 juin 1944. Le message « Le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec ? » message codé annonçant le soulèvement général, est arrivé en centre-Bretagne. Dans les campagnes et les maquis, c'est l'euphorie. Ce jour-là, sur les coups de midi, dix jeunes résistants FFI débarquent dans la ferme de Youenn Mével au village de Lamprat, en Plounévézel. Youenn Mével, qui exerce également les fonctions de maire de la commune, est absent à ce moment-là. Le petit groupe, qui se retrouve sans chef, celui-ci ayant été blessé la veille lors d'un bombardement anglais visant la ligne ferroviaire à Port-de-Carhaix, sait qu'il trouvera chez les Mével le couvert. Les jeunes gens s'installent à table et déjeunent. La conversation est animée et joyeuse.

Soudain, une patrouille allemande en voiture surgit. Elle vient réquisitionner des charrettes pour transporter du matériel jusqu'à Rennes. Chez les résistants, c'est la panique. Ils tentent de se cacher. En vain. Seul Jean Le Manac'h, 20 ans, réussit à s'agripper aux parois de la grande cheminée. Il sera le seul rescapé du drame qui est en train de se nouer. Ses neuf camarades se retrouvent sous la menace de mitraillettes. Ils sont faits prisonniers et fouillés. Sur Eugène Léon, 24 ans, les Allemands trouvent un chargeur de pistolet. Le jeune homme tente alors de s'enfuir mais il est abattu d'une rafale dans le dos.

Les soldats fouillent méthodiquement la maison. Avant d'y mettre le feu à l'aide de paille et de foin. Le bâtiment, duquel réussit à s'échapper, sans être vu, Jean Le Manac'h, est entièrement détruit sous les yeux de l'épouse et des filles du fermier. « Voyez comme c'est beau ! », leur dit cyniquement un officier, selon l'un des témoignages recueillis par les élèves et les professeurs d'une classe de quatrième du collège Beg-Avel de Carhaix dans un livre publié en 1994, qui traite de la Résistance en centre-Bretagne (Témoignages de résistants).

Périple barbare

Les Allemands, entre-temps, ont appelé du renfort. Les huit jeunes hommes, ainsi que plusieurs autres personnes parmi lesquelles les membres de la famille de Youenn Mével, sont conduits jusqu'au bois de Coat-Penhoat, sur la route de Poullaouen, pour y subir un interrogatoire. Les FFI sont battus. Torturés. Avant d'être entassés, ligotés, dans un camion bâché qui se rend à Rennes.

C'est à ce moment que commence leur insoutenable martyre. Ils seront tous pendus. Jean Le Dain (23 ans), au Moulin-Meur à un poteau téléphonique. Il est 21 h. Puis c'est au tour de Georges Auffret (23 ans), devant le café Harnais, route de Brest, à l'entrée de Carhaix. Marcel Goadec (22 ans) subit le même sort en centre-ville, rue de la Fontaine-Blanche, aujourd'hui rue des Martyrs. Le sinistre convoi poursuit sa route. Vers 23 h, au bourg du Moustoir (Côtes-du-Nord), les tortionnaires exécutent Georges Le Naëlou (22 ans). À La Pie, à mi-chemin entre Carhaix et Rostrenen, c'est au tour de Marcel Le Goff, (22 ans). Dans la nuit, à Rostrenen, les Allemands pendent Marcel Bernard (19 ans) et Louis Briand (18 ans). Il ne reste plus dans ce camion bâché que François L'Hostis (19 ans) qui aura vu mourir tous ses camarades au cours de ce périple barbare. Il subit son dernier supplice à Saint-Caradec, près de Loudéac, alors que le jour vient de se lever.

Chaque année à Lamprat et au Moulin-Meur, un hommage est rendu à ces jeunes hommes. À Carhaix, chacun d'entre eux a une rue à son nom.

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