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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 15:12
Louis Le Bail (photo Maitron des fusillés)

Louis Le Bail (photo Maitron des fusillés)

 

Fresnes, 31 août 1943,

"Chers parents, je viens viens d'être jugé, j'ai été condamné à mort."

C'est par cette phrase que commence la lettre de Louis Le Bail, un mois plus tard il est fusillé avec 18 autres résistants F.T.P brestois au Mont Valérien, il avait 22 ans. 

Lire sa biographie: http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article158280

 

Né le 7 mai 1921 à Lorient (Morbihan), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; chaudronnier ; militant communiste ; résistant FTPF.

 
Fils d’Albert Le Bail et de Marie Hellec, résidant à Lanester (Morbihan), Louis Le Bail était membre des Jeunesses communistes et du Parti communiste en 1936 et militant clandestin important du Morbihan fin 1939.
Sous l’Occupation, Louis Le Bail s’engagea aux côtés de son père et de Jean-Louis Primas dans l’Organisation spéciale (OS) du Parti communiste clandestin, au sein du Front national de lutte pour l’indépendance de la France et dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dès leur création en 1942. Il participa alors à de nombreuses actions contre l’occupant et notamment à l’attentat contre le siège de la Kreiskommandantur. Il seconda également Jean-Louis Primas pour le transport clandestin d’armes venues d’Angleterre à destination d’une ferme de Melgven (Finistère). À la suite de l’arrestation le 10 juillet 1942 par la police judiciaire de Rennes et le commissaire spécial, de François Cornn, agent de liaison entre Louis Le Bail et le groupe de Joseph Nadan à Lorient, Louis Le Bail quitta la région de Lorient pour Brest. Revenu à Lorient, il fit sauter avec Jean-Louis Primas dans la nuit du 20 au 21 septembre 1942 le poste de sectionnement électrique de Belane en Lanester, ce qui priva de courant Port-Louis, Hennebont et les forges de Lochrist une bonne partie de la journée du 21. Recherchés par la police, tous deux se réfugièrent en Finistère-Nord. Condamné à mort par contumace par un tribunal français le 28 août 1942, il échappa un temps aux recherches. Reconnu à Brest par son ancien professeur de boxe passé au service de la Police de Vichy, il fut arrêté par la police française (SPAC) le 20 ou 30 janvier 1943 (selon les sources) et fut torturé. Emprisonné au Château de Brest, il fut transféré à la prison Jacques-Cartier de Rennes puis à la prison de Fresnes (Seine). Le tribunal allemand du Gross Paris rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.) le condamna à mort le 28 août 1943. Les Allemands le fusillèrent le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien avec 18 autres communistes brestois. 
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, BVIII 4 (Notes Thomas Pouty). — Arch. Mun. Lanester, 4 Fi 22, 27 et 32. — Ami entends-tu…, ANACR-56, numéros 4, octobre 1967 et 16, 2e semestre 1971. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — Le Morbihan en guerre 1939-1945, Archives départementales du Morbihan, 2009. — Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, Master 1, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010.

Claude Pennetier, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 14:24

 Jean-Claude Cariou, militant de l'ANACR et du PCF, nous apprend que la maison du peintre Chamaillard achetée et renovée par des Anglais fut celle de Jean et Christine (Titine) Charlès jusqu'en 2016. .

Chamaillard, douze ans de vie à Châteaulin

Ce dernier envisage aussi d’écrire un livre sur cette maison. « Je pense qu’elle est chargée d’histoire à plus d’un titre », affirme-t-il. Lui et Rachael en sont convaincus : ils habitent désormais la même maison qu’Ernest de Chamaillard, célèbre peintre de l’école de Pont-Aven, né en 1862 à Gourlizon et mort en 1931. Chamaillard, dont un lotissement châteaulinois porte le nom, a vécu à Châteaulin de 1893 à 1905. À l’époque, il connaît déjà Gauguin, qu’il a rencontré en 1888. Il travaille alors comme avocat afin de gagner sa vie, parallèlement à son activité de peintre. « D’ailleurs, notre maison est située à deux pas de l’ancien tribunal de Châteaulin.

Sur une de ses peintures (« Jardin fleuri près de l’église à Châteaulin », NDLR), il a représenté l’église ainsi que des plantes qui ressemblent beaucoup au jardin derrière la maison ». « C’est une sorte de jeu avec la réalité, c’est quelque chose qui se pratique beaucoup en peinture », affirme Rachael, légitime pour s’exprimer sur la question. « Notre notaire a certifié que Chamaillard avait bien vécu ici », poursuit Stephen, photographe.

 Pour eux, un tel héritage serait lourd de sens. « Cela voudrait dire que des gens comme Paul Gauguin ou Paul Sérusier sont passés dans cette maison », s’enthousiasment Rachael et Stephen, imaginant déjà une plaque qui rappellerait le lien de Chamaillard avec leur propriété. « Nous sommes allés au musée de Pont-Aven pour tenter d’en savoir plus sur lui mais nous n’avons pas encore réussi à confirmer définitivement ce lien, même si nous sommes persuadés qu’il a vécu ici ». De leur côté, Guy Leclerc, historien local et Marie Simon, au service culturel de la Ville, confirment avoir aussi travaillé sur la question, sans plus de succès jusqu’à présent.

  

 Un abri pour la Résistance ?

 Une chose dont ils sont sûrs à 100 %, en revanche, c’est que la maison a appartenu à un communiste convaincu. « Les murs à l’étage étaient recouverts de vieilles coupures de presse, nous les avons enlevées ». Des publications engagées, telles que l’Humanité ou encore Le Peuple, quotidien syndicaliste belge. « Nous avons également découvert une affiche datant probablement des années 1930 ou 1940, cachée dans le mur ». Celle-ci, imprimée par le Parti communiste, représente un homme d’affaires français serrant la main à un officier nazi. « Nous avons également retrouvé de vieilles cartouches d’armes en cassant les murs », explique Stephen, en ouvrant une petite boîte dans laquelle sont rangées les munitions.

 Cette demeure aurait-elle été un bastion de la Résistance locale, quelques années après avoir abrité un peintre de l’école de Pont-Aven ? Stephen et Rachael ne peuvent pas encore l’affirmer. Mais ils ont sacrément envie d’y croire. « Habiter la maison qui a servi de refuge à la Résistance, ce serait vraiment la classe ! », sourit le couple.


Le Télégramme 

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 06:59
Le Comité de défense de l’hôpital de Morlaix a déjà récolté en quinze jours plus de 6 600 signatures à sa pétition.
Le Comité de défense de l’hôpital de Morlaix a déjà récolté en quinze jours plus de 6 600 signatures à sa pétition. (Sophie Guillerm)

Ce jeudi, le Comité de défense de l’hôpital public en pays de Morlaix a déposé à la direction de l’établissement 6 644 pétitions demandant la réouverture du service de cardiologie avant l’été.

Ce jeudi, le Comité de défense de l’hôpital (CHPM) avait rendez-vous avec la direction pour déposer les premières pétitions demandant que le service de cardiologie et son unité de soins intensifs (USIC) rouvrent « en disposant de la présence dans l’établissement d’un cardiologue 24 h/24 (…) et qu’une solution pérenne soit trouvée avant l’été. » « Déjà 6 644 signatures : nous sommes étonnés d’avoir recueilli si rapidement un tel soutien. Cela fait seulement quinze jours que nous faisons tourner cette pétition papier dans 18 communes du pays de Morlaix. Les personnes se montrent très concernées », expliquait Roger Héré. « Nous allons continuer, il y va de l’intérêt des usagers. La fermeture de la cardiologie pénalise tous les autres services de l’hôpital. Nous ne voulons pas devenir un hôpital périphérique, sous tutelle du CHRU de la Cavale Blanche, à Brest. »

Fichet interpelle Macron

À l’issue de l’entrevue avec Ariane Bénard, directrice de l’hôpital, la présidente du comité de défense Martine Carn est restée sur la réserve. « La direction nous dit attendre le mois de novembre pour recruter en cardiologie, en raison d’une absence de candidats. Leur dossier serait bouclé, l’Agence régionale de santé y travaillerait. » En attendant, cet été, « les patients seront toujours transférés sur Brest, ou bien accueillis aux urgences, sous la responsabilité de médecins réanimateurs (quatre lits) », déplore-t-elle. Pour l’USIC, en revanche « on ne sait rien. Aucune date n’est avancée. On craint d’être menés en bateau ». Le comité prévoit de solliciter rapidement le soutien des politiques.

La veille, Jean-Luc Fichet a interpellé par courrier le président Emmanuel Macron. Le sénateur du Finistère se réjouit de « sa décision de ne pas fermer la maternité de Guingamp (…)» et lui « demande de bien vouloir faire rouvrir le service de cardiologie du CHPM de sorte que les habitants ne se retrouvent pas dans une zone de désertification médicale, en matière de cardiologie, entre Brest et Saint-Brieuc. » Sera-t-il entendu ?

Pour une réouverture immédiate de la Cardiologie - 6 644 habitants du Pays de Morlaix ont signé la pétition du Comité de défense du centre hospitalier public du Pays de Morlaix
Pour une réouverture immédiate de la Cardiologie - 6 644 habitants du Pays de Morlaix ont signé la pétition du Comité de défense du centre hospitalier public du Pays de Morlaix
Comme convenu, le Comité de défense de l'hôpital a remis les premières  6 600 signatures obtenues grâce à une grosse attente des citoyens et la mobilisation des militants du comité de défense dans tout le pays de Morlaix, Léon et Tregor, ce 28 juin à 16 h à la direction de l'hôpital de Morlaix.
La presse était présente. 
 
Notre ami et adhérent Pierre-Yvon Boisnard nous a fait parvenir ces quelques photos prises juste avant la remise des premières pétitions à la directrice de l'hôpital de Morlaix.
 
6644 premières signatures recueillies sur 18 communes (cf fichier joint) ont été remises à la directrice ce jour par la délégation du comité composée d'une bonne quinzaine d'adhérents.
 
D'autres pétitions sont en cours sur le terrain et feront l'objet de dépôt complémentaires au fur et à mesure.
 
Lors de l'entretien la directrice a indiqué vouloir "ouvrir une astreinte H 24 de cardiologie pour le mois de novembre" et a voulu affirmer que ses services travaillaient pour une réouverture de l'unité de soins intensifs de cardiologie. Elle a précisé qu'elle avait un engagement écrit dans ce sens de l'ARS.
 
Pour notre part nous ne nous satisfaisons pas de ces déclarations d'intention. Nous voulons du concret et c'est pour cette raison que nous poursuivons notre action.
 
Le prochain CA qui aura lieu le mercredi 4 juillet à 18 h à la salle Gallouédec de St Martin des Champs, sera l'occasion d'en discuter.
 
Réservez d'ores et déjà la date et l'heure sur vos agendas.
 
Roger Héré, pour le Comité de Défense du Centre Hospitalier Public du pays de Morlaix 
Photos de la remise des 6200 pétitions ce 28 juin 2018 par le comité de défense de l'hôpital de Morlaix

Photos de la remise des 6200 pétitions ce 28 juin 2018 par le comité de défense de l'hôpital de Morlaix

Pour une réouverture immédiate de la Cardiologie - 6 644 habitants du Pays de Morlaix ont signé la pétition du Comité de défense du centre hospitalier public du Pays de Morlaix
Pour une réouverture immédiate de la Cardiologie - 6 644 habitants du Pays de Morlaix ont signé la pétition du Comité de défense du centre hospitalier public du Pays de Morlaix
Pour une réouverture immédiate de la Cardiologie - 6 644 habitants du Pays de Morlaix ont signé la pétition du Comité de défense du centre hospitalier public du Pays de Morlaix
Pour une réouverture immédiate de la Cardiologie - 6 644 habitants du Pays de Morlaix ont signé la pétition du Comité de défense du centre hospitalier public du Pays de Morlaix
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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 06:30

Nous empruntons cet article à notre ami Gaston Balliot et à son excellent blog sur l'histoire sociale et politique du pays Bigouden. 

https://bigouden1944.wordpress.com/2016/09/21/2667/

Corentine Tanniou Dornic est la bigoudène située au centre, elle est entourée de Rol Tanguy (chef FFI qui a libéré Paris, ancien métalo né à Morlaix, ancien des Brigades Internationales), Paul Le Gall (futur secrétaire départemental du PCF Finistère Sud), Alain Signor, responsable communiste depuis l’avant guerre, résistant, député à la Libération, et Pierre Le Rose (archives Pierre Le Rose)

Corentine Tanniou Dornic est la bigoudène située au centre, elle est entourée de Rol Tanguy (chef FFI qui a libéré Paris, ancien métalo né à Morlaix, ancien des Brigades Internationales), Paul Le Gall (futur secrétaire départemental du PCF Finistère Sud), Alain Signor, responsable communiste depuis l’avant guerre, résistant, député à la Libération, et Pierre Le Rose (archives Pierre Le Rose)

Un couple de Résistants de la première heure
Marie-Corentine et Pierre Tanniou 

Tanniou Corentine, née Nicolas le 16 novembre 1896, à Combrit était brodeuse à l’origine. Mariée en première noces à Albert Dornic, militant communiste, elle l’aide dans ses tâches militantes. Celui-ci décède en 1928, atteint d’une tuberculose contractée au front durant la guerre 14-18. Veuve, elle se remarie àPierre Tanniou, né, quant à lui le 1er février 1888 à Pont-L’Abbé. Corentine et son mari adhérent au PCF dès le début de l’occupation allemande alors qu’ils sont déjà  « la boîte aux lettres » du PCF à Pont-L’Abbé depuis son interdiction par le gouvernement Daladier en septembre 1939.. Fin 1941 et en 1942, leur tâche était de recevoir à leur domicile, rue de la Gare à Pont-L’Abbé, des colis de tracts et de journaux ( «  l’Humanité » , « La vie ouvrière » et autres journaux et tracts du PCF clandestin et plus tard ceux du « Front National » ) venant de Paris par le train, via Quimper. Ils répartissaient tout ce matériel entre les groupes clandestins en Pays bigoudens. Qui pouvait imaginer que cette vieille petite bigoudenne transportait une telle « marchandise » dans son grand cabas ? Ils hébergent fréquemment des Résistants en mission. Fin 1942, Corentine et Pierre sont arrêtés en même temps par des policiers français. Corentine sera relâchée faute de preuves et d’aveux, après un séjour à la prison surpeuplée de Mesgloaguen à Quimper. Mais Pierre aura moins de chance et sera détenu à la prison de Quimper puis au camp de Pithiviers deux années durant, jusqu’à la Libération.

Biographie établie par Jean Kervision sur la base des biographies de l’ouvrage de Eugène Kerbaul : « 1918-1945 , 1640 militants du Finistère » 

Corentine est décédée à l’âge de 92 ans. Un article de la presse locale :

Marie-Corentine Tanniou: une bigoudène communiste dans la résistance populaire bretonne  (Gaston Balliot, Guerre et résistance en pays bigouden)

Gaston Balliot : J’ai très bien connu Corentine à Pont L’Abbé mais hélas à l’époque je n’ai pas recueilli ses récits passionnants. Elle utilisait la réserve de son magasin rue Victor Hugo, prés de la gare de Pont L’Abbé, comme cachette pour la Résistance, et dissimulait dans son sac de bigoudène certains « objets illicites ».

On m’a apporté une cassette audio dans laquelle Corentine raconte « sa Résistance ». Cet enregistrement date de décembre 1979 – Corentine avait 83 ans – et la qualité audio n’est pas très bonne, j’ai donc ajouté une transcription téléchargeable en PDF (seuls quelques petits bouts de phrases peu audibles manquent).

Lecteur audio

Lien vers le fichier audio

Transcription de la cassette

Marie-Corentine Tanniou: une bigoudène communiste dans la résistance populaire bretonne  (Gaston Balliot, Guerre et résistance en pays bigouden)

Transcription d’un témoignage de Corentine Tanniou
recueilli par Yvonne Bouër dans les années 80

Corentine est abondamment citée également dans le livre de René Pichavant« Les clandestins de l’Iroise » tome 3, des pages 128 à 141

Le « Monsieur Georges » dont parle Corentine est Venise Gosnat (voir sa biographie)

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 06:26
Aminata Traoré en 2016 - photo Francine Bajande

Aminata Traoré en 2016 - photo Francine Bajande

AMINATA DRAMANE TRAORÉ : « LES MIGRANTS SONT LES RÉFUGIÉS D’UNE GUERRE ÉCONOMIQUE »
Jeudi, 28 Juin, 2018

Pour l’essayiste Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre de la Culture du Mali, la « crise migratoire » est d’abord le symptôme de l’échec d’une marche forcée vers le libre-échange.

En quoi les procédures de tri appliquées aux migrants relèvent-elles des logiques néolibérales, capitalistes ?

Aminata Dramane Traoré Je pense, d’abord, que cette politique de l’« immigration choisie » ne date pas d’aujourd’hui. Nicolas Sarkozy, celui qui a prononcé le discours sur « l’homme africain » à Dakar, revendiquait cette politique de tri. Les dirigeants européens savent parfaitement que le défi est éminemment économique. Ils ont cruellement besoin des richesses des pays d’origine de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants dont ils ne veulent pas sur leur sol. Ceux qui organisent la chasse à l’homme sur leur territoire, en mer, dans le désert sont largement responsables de la paupérisation de ces populations. On occulte complètement les causes historiques et structurelles de l’errance de ces hommes et de ces femmes, la responsabilité des pays européens dans la destruction des écosystèmes, du tissu économique et social qui pousse des populations à s’exiler. On parle de « migrants économiques », comme si le commerce ne prenait pas la forme, aujourd’hui, d’une guerre livrée à des peuples qui n’ont rien demandé. Toute l’histoire de la relation Union européenne-ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique – NDLR) se résume à une marche forcée vers le libre-échange, de la convention de Yaoundé, en passant par Lomé I, II, III, jusqu’à l’accord de Cotonou et aux accords de partenariat économique. Cette question du libre-échange est au cœur du sort de tous les migrants, qu’il s’agisse des Latino-­Américains ou des Africains. La particularité de notre situation, c’est le retour d’un racisme anti-Noirs qui n’a jamais été aussi décomplexé depuis les indépendances. Les passagers de ces embarcations de fortune, en Méditerranée, sont en majorité des Noirs. On les désigne comme des « migrants économiques ». Ce qui signifie : ces gens-là, les Subsahariens, ne fuient pas des guerres. Mais comment peut-on prétendre aujourd’hui qu’il n’y a pas de guerre au Mali, au Nigeria, en Centrafrique ? Ceux qui nous ont embarqués dans ces guerres osent aujourd’hui projeter d’ouvrir des centres européens de tri dans ces mêmes pays.

La frontière européenne se déplace en effet vers les pays de provenance des migrants…

Aminata Dramane Traoré Là encore, ces logiques de sous-traitance de la violence policière, institutionnelle contre les migrants se déploient depuis longtemps. Les premières personnes blessées, tuées à Ceuta et Melilla se heurtaient déjà à cette frontière européenne délocalisée. Nos pays sont sommés, par ailleurs, de signer des accords de réadmission des migrants : « Reprenez vos gens mais, pendant ce temps, libéralisez davantage, ouvrez vos frontières à nos entreprises accompagnées de nos armées ! »

Officiellement, la mission des militaires français de l’opération « Barkhane » se concentre sur la lutte antiterroriste. Mais cette opération se redéploie avec, pour épicentre, le Niger et, pour objectif, le contrôle des migrants. Qu’en pensez-vous ?

Aminata Dramane Traoré Je n’ai jamais eu d’illusions sur les missions de « Serval », puis de « Barkhane ». En fait, on criminalise les migrants sous prétexte qu’ils auraient des opportunités économiques chez eux alors qu’on sait parfaitement que, dans ces pays, l’État, les services et les biens publics ont été détruits par les plans d’ajustement structurel. À un jet de pierre de Paris, en Seine-Saint-Denis, ce sont les mêmes maux, l’État est absent, les conditions d’accès aux soins, à l’éducation se dégradent. Les mêmes logiques sont à l’œuvre. Au terme de plusieurs décennies de coopération, d’accords économiques, nous nous retrouvons dans une situation ingérable. En 2015, alors qu’était célébrée l’Année européenne du développement, surgissait cette « crise migratoire », dans une concomitance très frappante. Les conséquences des ingérences en Libye et en Syrie explosent aujourd’hui à la figure des dirigeants européens, qui se tournent vers les victimes de ces situations pour leur dire : « Restez chez vous ! » Mais comment peut-on survivre dans ces économies de guerre ? En fait, nous assistons à un naufrage moral de l’Europe, du commerce international et de la finance.

Ceux que l’on désigne comme des « migrants économiques » sont-ils des réfugiés de guerre, des réfugiés climatiques ?

Aminata Dramane Traoré Avec les conséquences du changement climatique, les sécheresses récurrentes, l’insécurité alimentaire vient compliquer encore des situations déjà intenables. Ces migrants sont donc en effet des réfugiés climatiques et des réfugiés de guerre. Aujourd’hui, c’est la hiérarchie militaire française, le commandant de l’opération « Barkhane » lui-même, qui affirme qu’il n’y a pas de solution militaire au Mali. Le Sénat français admet que cette stratégie a atteint ses limites. Les attaques de ces derniers mois témoignent d’une dangereuse dégradation de la situation sécuritaire au Sahel. Il faut une solution politique malienne. Mais, de grâce, qu’on nous laisse définir nous-mêmes cette réponse politique, en lui donnant un contenu social, culturel, écologique, en imaginant une autre économie. La question migratoire comme la question sécuritaire sont d’abord des symptômes de l’échec du néolibéralisme.

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 16:46
Henry Moore à Landerneau (photo Ouest-France)

Henry Moore à Landerneau (photo Ouest-France)

la Fédération du Parti communiste vous propose de découvrir à Landerneau, Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture,

le SAMEDI  30 JUIN 10 heures,

l'exposition consacrée à Henry Moore (1898-1986)

peintre et sculpteur

et à la conférence débat animée par Renaud Faroux historien d'art, journaliste et critique qui suivra la visite à la Salle des Mille Club de Landerneau à 14h (entrée libre)  

Un lunch  loturera la cérémonie. Chacun amène sa contribution... salade, quiche, tarte, harengs-pommes de terre, boeuf mironton...

inscriptions à l'adresse courriel suivante : Dominique-gontier5829@orange.fr. 

Utile précision. Penser à communique l'adresse courriel où l'on peut vous joindre ou l'on peut joindre les gens que vous avez inscrits. Beaucoup plus commode pour faire circuler les informations.

ATTENTION: NOUS AVONS RETENU 25 PLACES POUR l'INSTANT (POSSIBILITE DE FAIRE UN DEUXIEME GROUPE), ne tardez pas à vous manifester. tarif groupe 6€/personnes

Henry Moore l’un des sculpteurs les plus influents du XXe siècle et le premier artiste britannique à devenir une star mondiale de son vivant. Incarnation du modernisme de l’après-guerre, son art amorce le renouveau de la sculpture en Grande-Bretagne, un mouvement qui se poursuit encore aujourd’hui. Les sculptures d’Henry Moore sont exposées dans de nombreuses villes et musées du monde entier ; leurs formes organiques continuent d’attirer un public toujours plus large et d’inspirer de nouvelles générations d'artistes L'exposition retrace la vie et la carrière extraordinaires d’Henry Moore à travers un choix d’œuvres emblématiques, en très grande partie issues des collections de la Henry Moore Foundation de Perry Green, où il a vécu et travaillé.

La figure humaine a toujours été au centre de l’art d’Henry Moore et ce depuis le début de sa carrière. Comme il le déclare en 1961, « la figure humaine est à la fois le sujet le plus exigeant que l’on puisse s’imposer, et celui que l’on connaît le mieux ». Sa structure, ses divers points d’équilibre, ses dimensions et son rythme offrent d’innombrables possibilités en matière de formes, que Moore a développées tout au long de sa carrière tout en se concentrant sur trois thèmes majeurs : la figure couchée, la mère et l’enfant, et les rapports de formes intérieure/extérieure.

L’exposition suit le développement de ces thèmes clés durant toute la carrière d’Henry Moore. Elle illustre comment le style de l’artiste a évolué en rapport aux nombreuses idées et inspirations datant d’avant la Seconde Guerre mondiale, vers un langage original, reconnu par le public du monde entier, fondé sur l’exploration de la figure humaine à travers le mélange de formes organiques et abstraites, d’une actualité toujours renouvelée.

On découvrira ainsi parmi un ensemble qui réunit plus de 100 sculptures (plâtres, bronzes, bois, pierres) et 80 dessins, des œuvres réalisées dès les années 1920-1930, ses Shelter drawings réalisés pendant la Seconde Guerre mondiale, une importante sélection de maquettes provenant de son atelier, ses grands projets d’architecture, dont le mur de Rotterdam, les séries dédiées à Stonehenge, et de nombreuses sculptures qui ont fait sa renommée internationale : parmi lesquelles l’exceptionnelle maquette en plâtre peint par Moore de la Reclining figure: Festival qu’il réalise en 1951 pour le Festival of Britain, le Family Group (1948-49) qui synthétise ses recherches d’après-guerre, ou des oeuvres monumentales commeLocking Piece (1962-63), jusqu’à l’une des plus remarquables sculptures de la dernière période, la Reclining Figure: Holes (1967-78), réalisée en bois d’orme, qui viendra clôturer l’exposition.

 

Renaud Faroux conférence sur l'exposition Picasso à Landerneau

Renaud Faroux conférence sur l'exposition Picasso à Landerneau

Renaud Faroux conférence sur l'exposition Libres Figurations à Landerneau

Renaud Faroux conférence sur l'exposition Libres Figurations à Landerneau

30 juin 2018, 10h-14h: Samedi de l'éducation populaire - la fédération du PCF du Finistère vous convie à visiter l'exposition Henry Moore (1898-1986) à Landerneau et à participer à la conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 15:59
Sur proposition de Huguette Bello (groupe GDR- Communiste), députée de la Réunion, le mot Race supprimé de la Constitution par les Députés
Le mot "race" supprimé de la Constitution

jeudi 28 juin 2018

La Commission des lois de l’Assemblée nationale a supprimé totalement le mot "race" de la Constitution française.

Le vote a eu lieu hier sous l’impulsion de la députée de La Réunion Huguette Bello (GDR). (voir la vidéo)

Cette suppression est l’aboutissement d’un long travail mené en liaison avec les députés de son groupe, en particulier de laproposition de loi adoptées avec une large majorité en 1ère lecture le 16 mars 2013.

Suppression du mot "race" dans la Constitution : "Cet amendement constitue depuis 2003 la troisième tentative des groupes communiste puis GDR pour supprimer le mot race de la législation française". - Huguette Bello

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 12:09
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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 06:05
anicet-le-pors 2
Fabien Calcavechia
 

Trente-cinq ans après la création de la fonction publique territoriale, le « père » du statut, Anicet Le Pors, conseiller d'Etat honoraire, ancien ministre, dénonce avec esprit ce qu’il estime être la dangerosité du programme d’Emmanuel Macron pour la fonction publique.

 

Le gouvernement a officiellement lancé le 1er février une réforme de la fonction publique dont la traduction législative devrait intervenir dans le courant de l’année 2019. « Une énième », disent les plus expérimentés, comme pour se rassurer. Les plus inquiets pensent que ce nouveau coup de semonce pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les services publics.

Les quatre chantiers soumis à concertation (dialogue social, contractuels, rémunération et évolution de carrière) font l’unanimité syndicale contre eux. Sans parler de la méthode, qui cristallise les mécontentements…

Le XXIe siècle devrait être « l’âge d’or du service public ».

Toujours combatif, Anicet Le Pors, ancien ministre communiste de la Fonction publique et des réformes administratives (1981-1983) du gouvernement Mauroy, pense toutefois que le président de la République, « aussi habile soit-il », et comme ses prédécesseurs, « échouera » dans son entreprise de démantèlement. En politique, bien des choses peuvent se passer… L’homme reste optimiste !
Et n’hésite pas à rappeler que le statut a toujours été l’objet d’attaques, frontales comme souterraines. « La fonction publique territoriale a subi, à elle seule, 84 modifications ! » Plus que le statut, ce sont les principes et les valeurs le sous-tendant qui sont les plus importantes, explique Anicet Le Pors. Pour l’ancien ministre, le XXIe siècle devrait être « l’âge d’or du service public ».

Comment voyez-vous la réflexion actuelle sur la fonction publique ?

Emmanuel Macron est un homme du libéralisme, de l’économie de marché. Il est d’une hostilité totale envers tout ce qui apparaît comme réglementation statutaire des salariés. Sa norme sociale de référence est celle qu’il a définie par la réforme du code du travail : le contrat individuel conclu entre un salarié et un patron. Il pense qu’elle devrait devenir la référence générale pour le salariat, aussi bien dans le public que dans le privé.

Dans le champ des personnels à statut, il a vu qu’il y avait des terrains inégalement difficiles. Et a choisi de commencer sa croisade anti-statutaire par les cheminots car l’entreprise publique était vulnérable sur le plan juridique (1) et ses effectifs ne dépassent pas 140 000 agents. Il pouvait aussi s’appuyer sur la dégradation du service public des chemins de fer. Si le verrou statutaire des cheminots saute, la voie sera ouverte pour s’attaquer à tous les autres statuts, et parachever ce qui a déjà été fait pour d’autres comme à Air France, La Poste, EDF et France Télécom. Avant le gros morceau, qui est le statut de la fonction publique avec 5,5 millions d’agents, soit 20 % de la population active.

Emmanuel Macron mène sa croisade de manière intelligente, progressive, insidieuse.

Emmanuel Macron mène sa croisade de manière intelligente, progressive, insidieuse. Il avait indiqué la voie en jugeant le statut de la fonction publique « inapproprié », puis a qualifié les personnels à statut d’« insiders », c’est-à-dire de nantis, de privilégiés…

Le 13 octobre dernier, Edouard Philippe a lancé l’affaire en écrivant à ses ministres que l’Etat serait amené à abandonner des missions ou à les transférer au privé. A ce moment a été décidée la constitution de CAP22 qui est un leurre, car constitué pour rendre les conclusions que le gouvernement attend. Nous sommes bien dans le paradigme de l’entreprise privée.

Le statut de la fonction publique est-il en danger ?

Avec le recours accru aux contractuels, les plans de départs volontaires, la rémunération au mérite, etc., Edouard Philippe a dit l’essentiel le 1er février. Le comité CAP 22 va faire de la surenchère. Ce qui permettra au gouvernement de revenir plus ou moins à ses propositions de départ.

Olivier Dussopt (2) peut ainsi dire aujourd’hui que le gouvernement ne supprimera pas le statut. Je n’ai d’ailleurs jamais pensé qu’ils allaient le faire dans l’immédiat. Ils ont en tête un schéma du genre fonction publique allemande avec ses 700 000 fonctionnaires, alors que la population est plus nombreuse. Tous les autres agents publics sont dans des conventions collectives.

Le risque est d’abîmer notre conception du service public au profit d’une société de marché généralisé.

Pour atteindre cet objectif, le statut serait progressivement contourné et mis en extinction, tout en favorisant le recrutement de contractuels, au détriment des fonctionnaires. Le risque est d’abîmer notre conception du service public au profit d’une société de marché généralisé.

Bon nombre de présidents de la République et de gouvernements ont voulu réformer la fonction publique. Pensez-vous que, cette fois, la démarche ira à son terme ?

Macron veut supprimer 120 000 postes. Mais, sauf à courir un grand risque politique, il buttera sur le minimum de moyens à concéder pour garantir la cohésion sociale et une satisfaction minimale des besoins sociaux incompressibles.

Le-Pors-Anicet

Et puis il y aura nécessairement une prise de conscience populaire d’une démarche contraire à l’intérêt général. Il est habile – comme le montrent la réforme du code du travail et celle du statut des cheminots – et il va vite, mais je pense qu’il mesure mal la place prise dans la culture républicaine de notre pays par le service public et la fonction publique.

Comme ses prédécesseurs qui ont prétendu recourir au contrat contre la loi, comme Nicolas Sarkozy en 2008 qui en appelait sur ce même terrain à une « révolution culturelle » dans la fonction publique, il échouera. Les cartes ne sont pas toutes du même côté… Et il y a toujours des imprévus en politique.

Faut-il décrocher les trois versants de la fonction publique ?

L’architecture du statut a été conçue sur la base d’un équilibre entre deux principes constitutionnels : l’unité de la République et la libre administration des collectivités. Un étatisme dominant, et Bercy gérerait les collectivités ; une balkanisation, et la différenciation et la hiérarchisation des fonctions publiques l’emporteraient. Dans les deux cas, la FPT serait perdante. Il est normal que la place du curseur entre unité et diversité fasse débat. Il prolonge l’affrontement ancien entre Jacobins et Girondins. Sa solution peut varier dans le temps.

Ma conviction est que si la FPT est, à l’évidence, la cible principale des adversaires du statut, elle est aussi une promesse d’enrichissement pour toute la fonction publique en raison de sa proximité avec les besoins, de la grande diversité de ses activités, de la relative autonomie de sa gestion, de sa recherche permanente d’adéquation entre objectifs et moyens, de sa relation humaine avec l’usager. A cet égard, le statut confère aux élus territoriaux une sécurité juridique, mais aussi une responsabilité dans l’application fine de l’Etat de droit.

La  FPT estla cible principale des adversaires du statut ; elle est aussi une promesse d’enrichissement pour toute la fonction publique

La question n’est donc pas de savoir si le statut doit évoluer. S’il ne le faisait pas en fonction de l’évolution des besoins, des technologies et du contexte national et mondial, il se scléroserait et finirait par disparaître. Mais son évolution ne saurait s’inscrire dans la perspective bornée d’un libéralisme regardé comme un horizon indépassable. Nous sommes au contraire dans un monde d’interdépendances, d’interconnexions, de coopérations et de solidarité qui se concentrent, en France, dans une idée enracinée dans notre histoire et notre culture : le service public. Là est la modernité.

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 06:03
Manif du 19 avril dernier à Morlaix

Manif du 19 avril dernier à Morlaix

Les politiques mises en œuvre par le gouvernement relèvent d’une logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études.

Elles mettent à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.

Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social.

Dans le cadre de la journée de mobilisation du 28 juin prochain, à l’appel de la Cgt et de FO, l’UNEF, l’UNL et la FIDL, nous vous proposons un rassemblement à Morlaix, place des otages à 11 heures.

MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 28 JUIN 2018
COMMUNIQUÉ UNITAIRE / CGT, FO, Unef, UNL, FIDL
mercredi, 13 juin 2018

Réunies le 12 juin 2018, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL
et FIDL apportent leur soutien aux étudiants et aux travailleurs, actifs, chômeurs ou
retraités, des secteurs public comme privé, mobilisés pour la défense de leurs droits et
l’aboutissement de leurs revendications.
Ces luttes s’inscrivent dans la contestation de la politique idéologique menée par le gouvernement, y compris dans l’éducation en instaurant la sélection à l’université et laissant des milliers de lycéens sur le côté, en mettant fin au caractère national qu’est le baccalauréat, vecteur d’égalité.
La journée de mobilisation du 22 mai, menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de
fonctionnaires et avec la présence de toutes nos organisations, tout comme l’ensemble des actions menées dans le privé, constitue un signal fort.
Nos organisations saluent et soutiennent la lut te unitaire des Cheminots et réaffirment la nécessité d’un service public du ferroviaire.
Nos organisations s’inquiètent d’u ne remise en cause de notre modèle social et républicain et, ce, dans un contexte d’explosion des inégalités. La persistance de l’austérité entraîne des réductions drastiques de missions publiques et sociales et menace les services publics comme l’intégralité de la protection sociale. La modération salariale et plus largement la non-redistribution des richesses, ainsi que les choix fiscaux qui sont faits en faveur des riches, viennent réduire le pouvoir d’achat des travailleurs et aggrave la paupérisation.
Les politiques mises en oeuvre relèvent d’un e logique d’individualisation au prix de la casse des
statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études. Elles mettent à mal la solidarité
et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.
Nos organisations affirment que leur rôle est essentiel à la dém ocratie sociale, notamment au
travers de la négociation et du paritarisme. Elles constituent un contrepoids plus que jamais
nécessaire dans une société qui se fracture et où le social devient une « simple » variable
d’ajustement budgétaire.
Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre
modèle social. Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL s’engagent, dès à présent, dans la construction d’un rapport de force interprofessionnel.
Dans la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle, avec la plus gran de unité possible,
elles invitent leurs structures fédérales, départementales et locales à se rencontrer et à faire de la journée du 28 juin 2018 une grande journée de revendications et de mobilisations en allant,
notamment, à la rencontre des travailleurs et de la jeunesse. Des initiatives seront organisées
partout sur le territoire.
Au-delà des signataires de ce communiqué, l’ensemble des organisations syndicales et de
jeunesse est invité à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les
initiatives à prendre, dans le cadre d'une démarche unitaire la plus large possible. 

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