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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:25
 Plusieurs dizaines de Bab Singers ont assisté aux premières minutes du conseil municipal. Chose inhabituelle, leur dossier a en effet été évoqué d’emblée à travers une question orale. (Gwendal Hameury)

Plusieurs dizaines de Bab Singers ont assisté aux premières minutes du conseil municipal. Chose inhabituelle, leur dossier a en effet été évoqué d’emblée à travers une question orale. (Gwendal Hameury)

À croire qu’ils n’avaient pas envie de se quitter. Ce jeudi soir, à l’occasion de la dernière séance du conseil municipal avant les vacances, les élus ont débattu pendant trois heures à l’hôtel de ville. Parfois en échangeant quelques piques.

La délibération concernant la dénomination d’une voie à Ploujean n’est pas celle qui a engendré le plus d’échanges, jeudi, lors du dernier conseil avant les vacances. Quoique. Les élus ont tout de même hésité un temps entre la rue des Sternes (qui l’a emporté) et la rue des Trois-Sternes. Parce qu’il en existe effectivement trois types… Non, cette dernière séance a surtout été marquée par le dossier « Action cœur de ville », le théâtre et trois questions orales.

Question « de respect et d’honneur »

La première d’entre elles, et c’est inhabituel, a été traitée en début de conseil, à la demande d’Ismaël Dupont et avec l’accord d’Agnès Le Brun. Elle concernait les Bab Singers, venus en nombre, à qui la ville réclame près de 5 000 € de frais de location de Langolvas pour leur concert du 24 juin 2017. « Leur dernière séance » à eux aussi, comme l’a souligné l’élu communiste. Qui a accusé la municipalité de ne pas avoir tenu sa parole de prendre la location à sa charge. Et de réclamer - « une question de respect et d’honneur » -, que la ville fasse en effort pour que l’association aujourd’hui dissoute puisse régulariser la situation. En réponse, la maire a nié avoir jamais promis la gratuité de la salle, mais indiqué qu’un rendez-vous était programmé avec le Défenseur des droits pour trouver une issue au dossier, « en protégeant les intérêts des uns et des autres ». Au passage, elle n’a pas manqué de pointer la capacité de cette association, dont elle a reconnu l’excellence du travail pendant un quart de siècle, à « se mettre en danger » financièrement.

Cœur de ville au cœur du débat

Dans la foulée, les élus ont attaqué le premier point à l’ordre du jour : la signature de la convention cadre du programme « Action cœur de ville ». Figurant parmi les onze lauréats bretons, la ville a présenté un dossier bâti, rapidement, sur trois axes : mobilité, habitat et commerce. À l’issue de sa présentation, Agnès Le Brun a souhaité associer l’opposition dans la finalisation des actions.

Une proposition qui est visiblement arrivée trop tard aux oreilles d’un Jean-Pierre Cloarec circonspect. « On reconnaît la pertinence de certains de vos projets mais d’autres sont loin d’être aboutis. On n’a jamais été associés. Vous nous demandez de signer un chèque en blanc sans savoir ce que sera ce dossier », a-t-il lâché. Et d’expliquer qu’il s’abstiendrait. Réponse cinglante du maire : « Vous tournez le dos à cinq milliards d’euros sur cinq ans (au niveau national, NDLR). Vous expliquerez ça aux Morlaisiens ».
Jean-Paul Vermot est alors monté au front. « Si depuis des années, votre programme est clair pour le centre-ville, comme vous ne cessez de le dire, pourquoi y a-t-il une difficulté majeure à présenter un dossier complet ? », s’est-il interrogé. « Un coup, nous sommes trop précis, un coup pas assez. Un coup on va trop vite, un coup pas assez. Il s’agit d’un document de travail », lui a rétorqué Agnès Le Brun. Mais le socialiste est revenu à la charge, pointant du doigt les difficultés du centre-ville. « Vous me faites penser au gars qui aime les plages et qui pour les vanter commence par parler des marées noires ». Ambiance…

Théâtre : « danseuse » ou « fierté » ?

Après une accalmie, les choses sérieuses ont repris lors du vote d’une décision modificative au budget, l’opposition devançant la dernière délibération sur le versement d’une subvention de 110 000 € en faveur du théâtre. Un joyau dont la compétence devrait, selon Ismaël Dupont et ses collègues, revenir à Morlaix Communauté, afin de garantir sa pérennité et la qualité de ses spectacles. « On a l’impression que la ville veut garder sa danseuse », a lancé l’élu communiste. « Ce n’est pas une danseuse mais une fierté », a réagi la maire.

Avant de se souhaiter « bonnes vacances », opposition et majorité se sont affrontées par textes interposés sur la fermeture du bureau de Poste de La Boissière. La première reprochant à l’autre, qui s’en défend, de n’avoir rien fait pour l’éviter. « Nous allons passer d’un bureau de poste à 27 heures 30 à un futur relais à 60 heures, ouvert du lundi au samedi », s’est satisfaite Agnès Le Brun. Qui a eu le droit à une dernière attaque sur la « valse des cadres à la mairie » et la « gestion brouillonne des ressources humaines ». C’est Marlène Tilly qui lui a répondu : « Porter des jugements à charge sans vision ni connaissance des dossiers dévoie le rôle de conseiller municipal ». Vivement septembre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/conseil-c-etait-la-derniere-seance-05-07-2018-12019122.php

La ville a octroyé au théâtre une subvention complémentaire de 110 000 € au titre de l’année 2018.
La ville a octroyé au théâtre une subvention complémentaire de 110 000 € au titre de l’année 2018. (Archives Le Télégramme)

Inondations. Suite aux inondations du 3 juin, la ville a lancé des diagnostics afin d’établir avec précision le montant des dégâts sur les infrastructures routières et les ouvrages d’art. Avant que l’ensemble de ces diagnostics ne soient réalisés, elle a estimé le coût des travaux à 570 300 €. Puisque l’état de catastrophe naturelle a été reconnu et l’arrêté publié au Journal officiel, la ville a sollicité des subventions ce jeudi soir : à l’État dans le cadre de la Dotation de solidarité ; au ministère de l’Intérieur au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux.

Théâtre. Georges Aurégan, adjoint à la culture, l’avait annoncé récemment, lors de la présentation de la saison 2018-2019 du théâtre du Pays de Morlaix : « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter quant à sa pérennité ». Il a tenu parole puisque la ville a octroyé ce jeudi soir une subvention complémentaire de 110 000 € au titre de l’année 2018. Soit 60 000 € de plus que la subvention exceptionnelle votée l’an dernier, qui semble désormais être définitivement acquise.

Restauration scolaire. Pour la troisième année consécutive, les tarifs des restaurants scolaires, des garderies périscolaires et du centre de loisirs La Ferme des Enfants ne subiront pas de hausse. Le prix du ticket oscille entre 1,01 € et 5,89 € en fonction du quotient familial et de la commune de résidence, sachant qu’un repas coûte 7,57 € à la ville.

« Contrat de veille active ». Dans le cadre du « contrat de veille active » (réforme de la politique de la ville) signé en partenariat avec l’État, le Conseil départemental, la Caf et Morlaix communauté, la ville de Morlaix s’est engagée à investir 50 000 € dans le maintien du Dispositif de réussite éducative (pour remédier au désengagement de l’État) et 10 000 € dans le soutien des structures associatives dans les domaines de l’animation sociale, l’enfance et la jeunesse. Cette dernière enveloppe sera répartie comme suit : 2 500 € à Morlaix animation jeunesse, 2 000 € au centre social Ti an Oll, 2 000 € à La Récré, 2 500 € à la Maison des jeunes et de la culture et enfin 1 000 € au centre social Carré d’As.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/en-bref-05-07-2018-12019108.php

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:21
Claude Lanzmann

Claude Lanzmann

DISPARITION. CLAUDE LANZMANN, LES IDÉES AU RISQUE DE L’IMAGE
Vendredi, 6 Juillet, 2018

Le cinéaste et journaliste, disparaît à l’âge de 92 ans. Le réalisateur de Shoah était un homme d’engagements et de controverses.

Claude Lanzmann. Prononcer son nom, c’est susciter en écho une déflagration : Shoah, œuvre d’une vie qui doit se lire comme un tout. Un film terrible sur l’anéantissement des juifs d’Europe, sur l’extermination, sur la radicalité de la mort. Le réalisateur de cette œuvre fondatrice en était hanté. « Un requiem pour six millions d’âmes », titrait l’Humanité lors de sa sortie, en avril 1985. C’est de la mort que parlent les personnages de Shoah. Pas d’échappatoire. Les protagonistes juifs sont des déportés particuliers. Des hommes qui tous appartenaient aux commandos spéciaux et se trouvaient à la dernière étape du processus. Le titre même est un non-titre, un non-nom créé pour faire acte de nomination. Et un acte inaugural de l’historiographie de l’événement. Un événement à la lettre, innommable, selon Claude Lanzmann. Le film fut une quintessence de ce qu’il avait tourné jusque-là. Il en assumera toujours la charge et les conséquences. Et les nombreuses polémiques, dont celle qui devait opposer farouchement l’auteur de Shoah à Steven Spielberg. Lanzmann n’avait guère apprécié la Liste de Schindler. Au-delà des vices et vertus d’un film que nous ne tenons pas à défendre, Claude Lanzmann a toujours affirmé qu’aucune image reconstituée, encore moins une fiction, n’était capable de représenter l’Holocauste. Il voyait dans ces tentatives des parangons d’obscénité. L’interrogation fit retour lors de la sortie du film le Fils de Saul, du cinéaste hongrois Laszlo Nemes. Sélectionné à Cannes en 2015, il y obtenait le grand prix et apporte à nos yeux aux assertions de Claude Lanzmann un démenti qui n’éteint pas les questionnements.

SHOAH , UN BOULEVERSANT DOCUMENTAIRE

Du tournage titanesque de Shoah, des douze années de travail acharné, naîtront quelque 350 heures d’images, un film de 9 heures et 10 minutes, et une arborescence qui produira de nombreux fleurons. Le plus récent, les Quatre Sœurs, est actuellement dans les salles de cinéma après une diffusion télévisée. Ces centaines d’heures d’interviews tournées au milieu des années 1970 avec des témoins et survivants des camps de la mort, Claude Lanzmann les appelait ses « trésors ». Après Un vivant qui passe (1997) viendra en 2001 Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, qui retrace le meurtre d’officiers nazis par des déportés juifs, épisode bouleversant de la Shoah, seule révolte victorieuse dans un camp d’extermination. Puis, en 2010, le Dernier des Injustes, film dans lequel le cinéaste rend justice à Benjamin Murmelstein, le dernier doyen des juifs du ghetto de Theresienstadt. Avec les Quatre Sœurs, il reprend le portrait de quatre femmes rescapées d’Auschwitz, du camp de Lodz ou encore du camp de Sobibor.

Claude Lanzmann était né en 1925 à Bois-Colombes, dans une famille d’origine juive originaire d’Europe de l’Est. En 1943, engagé auprès des Jeunesses communistes, il est interne en hypokhâgne au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, y organise la résistance avant de rejoindre le maquis. Son père est l’un des chefs locaux des Mouvements unis de la Résistance (MUR). À la Libération, il reprendra ses études à Paris, puis à Berlin, où il sera lecteur de philosophie. L’année 1952 marque un tournant d’importance. Claude Lanzmann rencontre Sartre et Simone de Beauvoir. Il s’engage dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie et compte au nombre des signataires du « Manifeste des 121 » qui, en 1960, dénonce la répression coloniale.

EN 1986, IL DIRIGE LES TEMPS MODERNES

Avec la même ardeur, il avait défendu la création de l’État d’Israël et prendra fait et cause pour le pays comme en témoigne en 1994 le film Tsahal. Son film Pourquoi Israël devait marquer en 1972 ses débuts de cinéaste. De Sartre, il reçut un véritable choc par la lecture des Réflexions sur la question juive. L’antisémitisme n’avait pas pris fin avec la guerre. Claude Lanzmann entreprend en 1952 un exigeant travail de journaliste dans la revue les Temps modernes, que Sartre avait fondée en 1945. Il en devient le directeur en 1986, après le décès de Simone de Beauvoir, maintenant le lien étroit entre les essais et la littérature.

Avec Simone de Beauvoir, il avait partagé sept ans d’amour et près de quatre cents lettres. Une existence de chair à laquelle Claude Lanzmann donnera corps en 2008 dans son livre le Lièvre de Patagonie, Mémoires qui restituent son approche personnelle des déjà longs temps alors traversés. « Un travail de vérité » qui mène de ses vies amoureuses à ses découvertes de la Chine, de la Corée du Nord, de l’amour encore avec une jeune infirmière de ce pays. Une relation clandestine et furtive sous le joug de la police de Kim Il-sung en 1958. Comme en d’autres lieux, il fera retour sur les traces et, en 2015, le film Napalm en restituera le récit. Grand cinéaste, écrivain, journaliste, intellectuel enthousiaste, Claude Lanzmann avait connu, en 2017, l’épreuve du décès de son fils de 23 ans, Félix. Il se disait « contre la mort » et savait que la sienne pouvait survenir d’un instant à l’autre. D’admirations en controverses, on peut reprendre à son endroit ce que lui-même disait de Sartre : Claude Lanzmann, c’est une œuvre, c’est un tout.

Disparition. Claude Lanzmann, les idées au risque de l'image (L'Humanité, vendredi 6 juillet 2018)

Marqué par l'antisémitisme dès sa prime jeunesse, à 15 ans en 1940, Claude Lanzmann s'engage immédiatement dans la Résistance. Très marqué, peu après la Libération, par l'ouvrage de Jean-Paul Sartre « Réflexions sur la question juive », il devait faire de ce combat, que ce soit comme journaliste, enseignant, directeur de la revue « Les Temps modernes », ou plus tard comme cinéaste, le combat de sa vie.

C'est Shoah, ce « tombeau » pour les six millions de Juifs assassinés par la barbarie nazie, comme devait le dire un de ses amis, qui devait le faire accéder à la notoriété. Douze années de travail, des centaines d'heures de tournage, un succès public considérable dans le monde entier… Aucun film sur ce sujet ne devait susciter une telle émotion ni témoigner d'une telle « intelligence de l'horreur ».

Voici quelques mois il avait réalisé Les Quatre Sœurs, quatre films diffusés en janvier dernier sur Arte, admirables portraits de quatre femmes juives d'Europe centrale rencontrées lors du tournage de Shoah, qui témoignent du cauchemar qu’elles ont vécu.

Le PCF s'incline devant sa mémoire.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:20
Le pognon de dingue des milliardaires (L'Humanité, 6-7-8 juillet)

#pognondedingue 

Le montant cumulé des 500 plus grosses fortunes de France atteint cette année le record de 650 milliards d'euros! 

Mais ce sont les aides sociales des pauvres qui leur coûtent un pognon dingue. 

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"

(Victor Hugo, L'homme qui rit)

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:15
Indécent: des réfugiés rassemblés à Dachau dans l'ancien potager cultivé par les Juifs pour leurs tortionnaires (José Fort)

Via José Fort
Dachau, l’ancien « potager » du camp de concentration pour les réfugiés

(Ma chronique dans « La Marseillaise week end »)

La chancelière, Angela Merkel, a sauvé – pour combien de temps ?- son poste. Quant à son xénophobe ministre de l’Intérieur, il reste en fonction. Les deux branches de la droite allemande ont réussi à s’entendre sur le dos des réfugiés qui seront placés dans des « zones de transit » avant d’être expulsés.

Savez-vous où est installée la première « zone de transit » ? A Dachau, dans la banlieue de Munich !

Les plus jeunes ne savent peut être pas. Dachau est le premier camp de concentration des nazis. En 1933, le camp a été ouvert spécialement pour réprimer les communistes allemands. Puis, plus tard, il a été « modernisé » pour exterminer les Juifs, des résistants, des communistes, des homosexuels, des tziganes…

A Dachau, plus de 40.000 personnes ont été assassinées entre 1939 et 1945. Dachau, c’était l’horreur. A un point tel que les déportés survivants ont gardé le silence pendant des années ne trouvant pas les mots pour d’écrire l’indicible.

A Dachau, les réfugiés de 2018 seront rassemblés dans le « herb garden », une sorte de potager cultivé par les juifs déportés dans les années 1940 pour nourrir leurs tortionnaires. Tout un symbole.

Lorsqu’on évoque l’installation d’une « zone de transit » pour réfugiés dans sa commune à proximité de l’ancien camp de concentration, le maire de Dachau trouve la perspective « sympathique et humaine ». « L’endroit est calme et loin de tout », ose-t-il vomir. Dans les années 1940, ses grands-parents n’avaient rien vu, rien entendu. Sa surdité et son aveuglement relèvent certainement d’un héritage familial.

Dans la « Barbarie ordinaire, music à Dachau », Jean Clair écrit : « la mémoire - la culture – joua un rôle majeur dans le destin des déportés. » Et il prend pour exemple le peintre Zoran Music qui a réalisé au risque de sa vie une centaine de dessins décrivant ce qu’il a vu: les scènes de pendaison, les fours crématoires, les cadavres empilés. Peux-t-on oublier de telles horreurs ?

Des alliances politiques véreuses, des compromis mortifères, enterrent une tragédie ou plutôt lui donne une seconde vie. A Dachau, les nazis peuvent relever la tête : avec l’installation des réfugiés à la porte du camp, ils prennent leur revanche.

Leurs descendants new look commencent eux aussi à s’installer : l’Union européenne avec à sa tête pour six mois le chancelier autrichien gouvernant avec les amis de Mme Le Pen, l’extrême droite aux affaires en Italie, en Hongrie et en Pologne. Cela commence à faire beaucoup. A laisser faire, le réveil pourrait être funeste.

José Fort

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:10
SÉCURITÉ SOCIALE. LREM RENONCE À SUPPRIMER LA RÉFÉRENCE À LA SÉCU DANS LA CONSTITUTION
Jeudi, 5 Juillet, 2018

Le Premier ministre et le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, ont indiqué jeudi que la référence à la "Sécurité sociale" ne serait finalement pas supprimée d'un des articles de la Constitution, face à l'émoi provoqué, et aux dizaines de milliers de signatures recueillies par 

Lors de l'examen du projet de loi constitutionnel en commission à l'Assemblée, un amendement d'Olivier Véran (LREM) a été accepté, mentionnant non plus "les lois de financement de la Sécurité sociale" mais de la "protection" sociale. L'objectif affiché était d'"étendre le champ de la loi de financement en l'étendant à la protection sociale", dans l'optique de couvrir un futur "risque dépendance, conformément au souhait du président de la République" et "la création d'un système universel de retraite".

Les députés PCF se sont alarmés mardi de ce vote, y voyant une confirmation de la volonté d'en finir avec "l'universalité de la protection sociale à la française". Ils ont été suivis mercredi par les députés Insoumis, qui ont aussi estimé qu'il serait "dangereux de minorer l'importance de ce changement sémantique, véritable changement de paradigme social". La CFDT, Force ouvrière et la CGT se sont également opposées à la suppression de cette référence, FO évoquant même "une faute historique" qui "constitutionnaliserait la mort de la Sécu".

Le Premier ministre Édouard Philippe a assuré jeudi qu'"en aucune façon, il ne s'agit de mettre en cause la Sécurité sociale", après qu'un vote en commission prévoyait de remplacer le terme par celui de "protection sociale" dans la Constitution. "En aucune façon, il ne s'agit de mettre en cause la Sécurité sociale, en aucune façon", a lancé M. Philippe devant le Sénat, en s'engageant à "lever tous les malentendus, toutes les incompréhensions".

Il s'agit de "refaire la copie afin que ne subsiste pas de malentendu" alors que "l'interprétation faite ne correspond pas à l'intention du législateur", a déclaré le rapporteur général du projet de révision constitutionnelle lors d'une conférence de presse au côté des corapporteurs et porte-parole des groupes LREM et MoDem "Nous ferons en sorte que le terme "protection sociale" figure cependant", a ajouté Richard Ferrand.  M. Véran a précisé jeudi devant la presse la nouvelle formulation: les lois de financement de la Sécurité sociale, "dont les missions seront étendues par des lois organiques à la protection sociale". Cela permettra de couvrir le sujet de la dépendance, a précisé ce rapporteur général de la commission des Affaires sociales, la protection sociale étant "plus large que la Sécurité sociale".

Le vote en commission a provoqué "beaucoup d'émotion pour rien", a déploré cet élu LREM de l'Isère (ex-PS), alors que la Sécurité sociale "est mentionnée à d'autres articles de la Constitution". Il a ainsi reçu des réactions virulentes sur son compte Twitter. Dans un communiqué, les députés PCF se sont félicités jeudi de l'annonce de M. Richard Ferrand mais restent "vigilants". Selon eux, "les attaques envers la Sécurité sociale se sont multipliées depuis un an et il y a tout à craindre pour son avenir au regard de ce qui a été dit sur les aides sociales ou de ce qui est annoncé sur les retraites".

Sécurité sociale. LREM renonce à supprimer la référence à la Sécu dans la Constitution (L'Humanité, 5 juillet 2018)
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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 04:54
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)
Photos de la conférence du 3 juillet au local du PCF Morlaix sur l'antisémitisme, son histoire et ses mutations avec Lucienne Nayet et Marie-Noëlle Postic (Jean-Marc Nayet)

Une conférence-débat d'une très grande richesse a réuni 32 personnes d'horizons très divers ce mardi 3 juillet au local du PCF Pays de Morlaix, 2 petite rue de Callac, dans le cadre des Mardi de l'éducation populaire sur le thème de l'antisémitisme, de son histoire, de ses ressorts et dangers, avec Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet. 

Un compte rendu suivra  ce moment d'éducation populaire et d'échanges passionnants sur un sujet brûlant.  

 

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 13:29
Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du jeudi 5 juillet  - 18h30 en mairie de Morlaix

Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du jeudi 5 juillet

 

18h30 en mairie de Morlaix

 

- Programme d'action cœur de ville – signature d'une convention pluriannuelle du programme « action cœur de ville » (le même texte est présenté à Morlaix-Communauté pour bénéficier de financements soumis à contractualisation de l’État et de la région pour contribuer à la redynamisation de Morlaix et au financement d'équipements)

- Convention avec la préfecture pour la transmission des actes soumis au contrôle de légalité

- Demande de subvention(s) dans le cadre de la dotation de solidarité en faveur de l'équipement des collectivités territoriales touchés par des événements climatiques ou géologiques

- Demande de subvention(s) pour travaux suite aux inondations du 3 juin 2018 dans le cadre de la dotation d'équipement des territoires ruraux

- Décisions modificatives au budget principal et budget annexe de la ville de Morlaix incluant une subvention exceptionnelle complémentaire de 110 000€ pour le Théâtre du Pays de Morlaix (ce qui fera en réalité 60 000€ de plus d'apport de la ville par rapport à l'an passé)

- Augmentation de 17 433€ de l'apport de Morlaix au PAPI de la rivière de Morlaix (prévention des inondations)

- Avenant aux marchés de maîtrise d’œuvre pour le Musée de Morlaix (délais supplémentaires pour fouilles archéologiques)

- Mise à disposition d'un bâtiment communal au 58 rue de Brest pour l'Association Recherche Travail (ART) – nouvelle convention

- Financement de projets à MAJ (2500€), Ti an Oll (2000€), la Récré (2000€), la MJC (2 500€), Carré d'As (1000€) dans le cadre des 10 000€ provisionnés au budget de la ville de Morlaix dans le cadre du contrat de Veille active (50 000€ sont fléchés pour le dispositif de réussite éducative : DRE)

- Tarifs cantines et garderies, centre de loisirs La ferme des enfants : inchangés

- Dénomination d'une voie dans le secteur d'habitat Kermaria/ Kermahoto à Ploujean

- Convention financière avec le SDEF (Syndicat départemental d'énergie et d'équipement du Finistère)

- Élaboration du Plan Local d'Urbanisme Intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat : débat sur les orientations du PADD pour Morlaix-Communauté

- Fonds d'intervention pour l'habitat et les enseignes commerciales

- Fixation du nombre de représentants au CHSCT

- Adhésion au service du délégué à la protection des données du centre de gestion du Finistère

- Plan de formation 2018 pour les personnels

- Constitution d'une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) dénommée « En jeux d'enfance »

- Le Patio – Aide aux familles pour l'année 2018-2019 en fonction du quotient familial : reconduction des dispositifs existants

- Cinéma la Salamandre : transfert du compte de soutien CNC

- Subventions exceptionnelles : collège privée, association prévention routière, etc.

Et questions orales (de l'opposition) : Concert des Bab Singers, Poste de La Boissière, etc.

 

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 13:28
Représentation en 2015 des Bab Singers

Représentation en 2015 des Bab Singers

Photo Le Télégramme 2017 Bab Singers

Photo Le Télégramme 2017 Bab Singers

Bab Singers : C'était leur dernière séance...

 
Question Orale de l'Opposition pour le Conseil Municipal du jeudi 5 juillet 2018 à Morlaix présentée par Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot
Tout au long de leurs 24 ans d'existence, les Bab Singers ont donné le goût de la musique et de la chanson, de la pratique artistique en général, à plus de 600 jeunes scolarisés le plus souvent dans les collèges et lycées morlaisiens, avec des projets très ambitieux se traduisant par des dizaines de représentations rencontrant un grand succès populaire, et, alors que l'association voulait arrêter son activité, elle a organisé l'an passé, en juin 2017, un grand concert avec des anciens chanteurs et musiciens des comédies musicales à destination de tous ceux qui avaient soutenu la belle aventure des Bab Singers, pour clore cette aventure en beauté avec le retour des « Misérables » à Langolvas, avant que le projet artistique ne se métamorphose pour intégrer surtout des adultes.
Pour accueillir ce grand concert des Babs, la salle de Langolvas était tout indiquée avec sa jauge de spectateurs que ne pouvaient pas égaler d'autres salles de la région de Morlaix. L'association voulait aussi privilégier une représentation à Morlaix car cela a toujours été l'épicentre de son activité.
Le 10 novembre 2016, il y a eu une rencontre entre les responsables de l'association et Madame Le Maire de Morlaix, accompagnée de l'adjoint à la culture de la ville, à l'occasion de laquelle, en échange d'un renoncement à la subvention annuelle 2017 parfaitement cohérent, et d'un reversement des recettes de billetterie, avec un tarif de 5€ négocié pour être le plus attractif possible pour le public morlaisien, il avait été décidé que l'association pourrait bénéficier de la mise à disposition de Langolvas pour le concert de fin de saison.
Il était prévu qu'une délibération rendant possible la mise en œuvre de cet arrangement passe en conseil municipal. Elle n'a jamais vu le jour.
Au mois d'avril 2017, en Commission Culture, cet arrangement oral, malheureusement sans trace écrite, avait été explicité par l'adjoint à la Culture pour expliquer l'absence de subventions pour les Bab Singers en 2017, ce qui avait été parfaitement compris.
Le grand hall de Langolvas ayant été facturé entre temps à un prix impossible à assumer pour l'association ( devis de 25 000€ TTC en novembre 2016), une mise à disposition de la salle Sésame de Langolvas a permis d'accueillir 1000 spectateurs environ lors du spectacle le 24 juin 2017. L'association a réglé avec la recette de billetterie de les frais liés aux droits SACEM et surtout aux prestations techniques de sonorisation, d'éclairage, et de vidéo et il restait 1810,63 € sur les recettes de billetterie et la dévolution de la maigre somme qui restait sur le compte de l'association à reverser à la ville, qui s'additionnaient d'une certaine manière aux 1700€ d'économiser sur la subvention 2017 des Bab Singers non versée par la ville.
 Or, suite au recours de la ville en recouvrement de paiement auprès du Trésorier, l'association est mise en demeure, sans aucune possibilité de financement, de régler la somme de 4884,23€ par un courrier en date du 1er février 2018, soit la somme du devis pour la mise à disposition de la salle Sésame moins les 1810,63€ déjà réglés. Ce devis avait été envoyé peu avant à l'association qui ne l'avait considéré comme une manière de valoriser l'apport technique et financier de la ville, et non comme une demande de paiement anticipée puisqu'elle restait sur l'idée d'une mise à disposition gracieuse, et qu'il était de toute façon trop tard pour déprogrammer le spectacle à Langolvas et chercher une autre salle accueillant ce spectacle.
Le fait que l'association ait maintenu le prix du billet à 5€ et la représentation à Langolvas dans des conditions de facturation qui empêchaient tout équilibre financier sur le concert prouve qu'elle était bien persuadée que la Ville resterait fidèle à sa parole donnée d'une mise à disposition gratuite de la salle Sésame. Le 1er juin 2017, Monsieur Stéphan, pendant un Conseil d'administration des Bab Singers, avait confirmé que la mairie prendrait en charge la salle Sésame en échange de prise à son compte par l'association des frais techniques de captage son et vidéo et de sonorisation qui impliquait un coût très élevés s'ils n'étaient pris en charge par des bénévoles, des ex chanteurs et musiciens des Bab Singers devenus professionnelles.
Entre juin 2017 et février 2018, et depuis 1er février 2018, plusieurs courriers et demandes de rendez-vous et plusieurs tentatives de conciliation des responsables de l'association des Bab Singers n'ont reçu aucune réponse. La seule réponse de la Mairie a été la fermeture au dialogue et de rester ferme sur son revirement à 180 degrés.
Comment peut-on ainsi mettre le couteau sous la gorge aux animateurs d'une association qui n'a fait que servir la cause de la culture, de l'éducation, de la création, du lien social, sur le territoire du pays de Morlaix depuis 24 ans ? Veut-on qu'ils vident leur comptes en banque personnels pour payer par exemple les gradins de la salle Sésame à Langolvas qui avaient été déjà facturés pour le meeting de Maël de Calan : 1500€ HT qui auraient dus être déduits de la facture ?
Nous proposons que la Mairie déduise de la facture ces 1500€ HT de frais d'installation de gradins, les 1700€ de subvention 2017 non versée, et qu'elle fasse une subvention exceptionnelle de 3400€ pour permettre à l'association d'acquitter la somme demandée par le Trésor Public.
C'est une question de respect de la parole publique et d'honneur de la collectivité vis-à-vis d'une association qui n'a eu de cesse de servir l'intérêt général.  

Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du jeudi 5 juillet - 18h30 en mairie de Morlaix

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 13:00
Bureau de Poste de la Boissière photo Le Télégramme

Bureau de Poste de la Boissière photo Le Télégramme

 

Pourquoi ne pas défendre le maintien du bureau de poste de la Boissière ?

Question Orale de l'Opposition pour le Conseil Municipal du jeudi 5 juillet 2018 à Morlaix présentée par Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot

Nous avons appris au mois de mai la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste de la Boissière situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous. En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire la communication du Directeur de la Poste sur le Pays de Morlaix aux médias locaux concernant les activités du bureau.

Situé dans un quartier dense et populaire de notre ville, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

La fermeture du bureau de Poste de la Boissière impactera fortement la vie sociale du quartier et la vie quotidienne de beaucoup d'habitants des quartiers du plateau à Morlaix, y compris les habitants de Ploujean, et notamment pour les personnes âgées. Cela les obligera à prendre leur véhicule ou le bus pour aller à la Poste.

Un relais commerçant de La Poste, s'il se substituait au bureau de Poste de plein exercice, n'offrirait pas les mêmes services bancaires aux usagers, n'ayant pas accès au compte des clients et ne pouvant effectuer des retraits supérieurs à 150 euros, ni dispenser les mêmes activités de conseil, en toute confidentialité.

Au mois de février 2017 au Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté, un vœu avait été voté à l'unanimité pour le maintien de l'activité des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé.

Face à la stratégie financière de la Poste et au choix du tout rentabilité, les élus en responsabilité doivent être fermes pour rappeler que cette entreprise à capitaux publics qui pendant qu'elle fait près d'un milliard de bénéfices supprime 10 000 emplois par an en moyenne depuis 10 ans, doit continuer un rôle d'aménagement du territoire et un rôle social d'intérêt général, dans la mesure où elle bénéficie des retombées en terme de clientèle de son statut et de ses obligations d'ancien service public.

C'est pourquoi nous souhaitons savoir, Madame Le Maire, pourquoi vous n'avez pas répondu au courrier du chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste, qui vous annonçait la fermeture prochaine du bureau de poste de la Boissière ?

Pourquoi ce silence face à une décision hautement préjudiciable alors que vous aviez 3 mois pour manifester un refus de cette fermeture du bureau de Poste de La Boissière ?

Pourquoi n'y a t-il eu aucune réaction de votre part dans les médias, ou en soutien direct aux employés et usagers de ce bureau de Poste ?

Pour nous, le rôle d'un maire est de défendre les services publics locaux indispensables à la vie quotidienne des citoyens de sa commune, et, même s'il n'a pas tous les leviers, d'opposer une résistance forte aux stratégies de réduction de l'offre de service public.

Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du jeudi 5 juillet - 18h30 en mairie de Morlaix

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 06:46
Le PCF mise sur Brossat (Le Nouvel Observateur, 5 juillet 2018)
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