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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 10:25
A lire - J'ai couru vers le Nil - de Alaa El Aswany: le roman des illusions perdues de la révolution egyptienne

Avis aux amateurs de récit engagé et néanmoins romanesque, en prise avec la brutalité du réel et du monde contemporain, le Chiffon Rouge vous conseille vivement le dernier roman d'Alaa El Aswany, interdit en Égypte, sur la révolution égyptienne de 2011, les faux semblants du traditionalisme islamique, et la férocité du régime des généraux. Un livre très dur, mais beau et émouvant qui rappelle par son ambition et sa réussite à décrire la réalité contemporaine égyptienne L'Immeuble Yacoubian, déjà un grand coup de cœur! Mais ce livre est encore plus sombre, à l'image de la cruauté de l'effondrement des rêves du peuple égyptien en lutte contre Moubarak et le droit à la dignité pendant la révolution.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:51

Une poignée d’extrémistes salissent nos murs et les vitrines de divers magasins de tags antisémites. Ces actes sont indignes et insupportables. Ils mettent en cause nos valeurs républicaines, le vivre ensemble.

Halte aux actes antisémites, halte à tous les racismes ! (Fabien Roussel )

Leurs responsables n’ont rien à voir avec la colère sociale qui s’exprime actuellement dans le pays. La majorité des Français, qu’ils portent un gilet jaune ou pas, réclament plus de justice sociale, plus de justice fiscale. Ils ne sont pas des porteurs de haine.

Comme toujours, lorsque la crise sociale est forte, lorsque la question sociale monte, l’extrême droite s’agite et tente de dévoyer l’exaspération populaire vers ses obsessions identitaires, ethniques ou religieux.

C’est sa manière d’exonérer les fauteurs de crise de leurs responsabilités et de faire de l’Autre le bouc-émissaire des problèmes de nos concitoyens.

Non, ce n’est pas à cause des Juifs, des immigrés, des réfugiés que les usines ferment, que les salaires sont gelés, que les retraites baissent ou que les maternités ferment. C’est du fait d’un système qui génère l’inégalité. C’est à lui qu’il faut s’attaquer.

Nous dénonçons les actes antisémites qui se multiplient, comme nous combattons toutes les manifestations de racisme. Leurs auteurs et ceux qui les encouragent, quels qu’ils soient, doivent être retrouvés, jugés et sévèrement condamnés.

Notre peuple doit s’unir pour faire vivre ses belles valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité, de liberté, aujourd’hui menacées.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:48

 

Comme prévu, l’Union européenne a rejeté la fusion entre Alstom et Siemens. La Commission a interdit cette concentration parce que les deux parties « n’étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence relevés », a souligné la commissaire Margrethe Vestager.

Cette décision ne doit surprendre personne. Dès l’annonce de ce projet, le 26 septembre 2017, j’avais pris l’initiative de demander une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. Depuis, les salariés des deux entreprises, et leurs syndicats, n’ont cessé d’alerter sur les dangers d’une telle absorption/fusion, au profit de Siemens Mobility, promis à diriger le futur ensemble. Dans leur sillage, les autorités de concurrence britannique, néerlandaise, belge, espagnole et allemande avaient elles aussi contesté ce rapprochement, au nom « d’une perte globale de concurrence ».

D’autres risques étaient parfaitement identifiés : la mise en place de restructurations entre les deux groupes se serait en effet traduite, à terme, par des ventes d’activités et la suppression de 4 à 7000 emplois, selon les projections syndicales.
L’entêtement du gouvernement français, tout comme les certitudes affichées par les responsables des deux groupes, n’ont donc pas troublé le bon sens.
L’arbitrage de la commission européenne ouvre aujourd’hui une nouvelle voie pour bâtir un autre projet. Pour répondre aux besoins des habitants de l’Union européenne et face à la concurrence internationale, la réponse passe par la coopération la plus large, associant les États et les industriels, au sein d’un Groupement d’intérêt économique (GIE). Cela passe aussi par la mise en place d’un European Buy Act pour protéger notre marché et assurer la localisation des productions.
C’est de cette manière, et non par des rapprochements purement capitalistiques, que l’on pourra impulser un grand plan de développement du fret ferroviaire à l’échelle de l’Union européenne pour relever le défi écologique. La Banque centrale européenne jouerait pleinement son rôle en finançant à taux zéro une telle démarche industrielle.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:45
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 06:50

 

Sur les 15 derniers jours,  nous avons examiné au Sénat  le projet de loi Croissance et transformation des entreprises, dit Pacte.

Au sein de ce véritable mastodonte de près de deux cent articles, nous avons eu notamment à examiner plusieurs projets de privatisation : Engie, la Française des Jeux et ADP. Les discussions furent ani­mées sur le projet de privatisation Aéro­ports de Paris.

Tout d’abord, parce que nous parlons d’un groupe qui gère les 13 aéroports franci­liens et détient des participations dans 26 aéroports de 30 pays différents, avec des revenus en augmentation. Quelque 102 millions de passagers ont utilisé les aéro­ports franciliens en 2017 et Roissy-CDG devrait avoir à gérer un flux de 120 millions de passagers annuels d’ici à 2023, date de mise en service du terminal 4, ce qui en ferait le premier aéroport européen.

Ensuite, les aéroports sont des biens communs, au même titre que des autoroutes, les ports, les monuments, etc. Le précédent de 2006, à savoir la privatisation des autoroutes, pour lesquelles les actionnaires ont réussi à rentrer dans leur argent en dix ans et augmentent sans scrupules leurs profits, devrait inciter le gouvernement à davantage de prudence, de même que la privatisation de l’aéroport de Toulouse en 2014, véritable échec du ministre de l’Économie de l’époque… Emmanuel Macron. Le désengagement de l’État de secteurs stratégiques auquel nous assistons pose des problématiques de souveraineté et de sécurité. ADP constitue notre princi­pale porte d’entrée sur le territoire.

Enfin, n’oublions pas également les enjeux en termes d’emploi, alors que depuis l’ouverture du capital, deux mille emplois ont déjà été supprimés, et les enjeux en termes de maîtrise du foncier et donc, d’aménagement du territoire, poin­tés par les élus locaux. Pourquoi cette volonté de privatisation d’ADP ? Pour alimenter un fonds pour l’innovation, qui pourrait tout aussi bien être alimenté par les dividendes que génère ADP en restant public.

Pour terminer, il se murmure que Vinci, déjà actionnaire minoritaire, pourrait être intéressé… Donc, avec une précédente indemnisation pour l’abandon de Notre-Dame-des-Landes et son indemnisation en tant qu’actionnaire minoritaire suite à la privatisation d’ADP, si elle avait lieu, il se pourrait bien que Vinci tente d’acquérir un quarante-septième aéroport, avec l’argent des contribuables ! Si la privatisation avait lieu, cela pourrait donner dans quelques années un nouveau scandale politico-financier.

Avec notre groupe CRCE et le groupe socialiste, nous étions unanimes pour mettre en échec cette privatisation. La surprise est venue de la majorité sénatoriale et notamment du groupe Les Républicains qui ont très majoritairement voté contre également. Les raisons sont diverses, mais le fait de brader un monopole naturel, même chez les libéraux les plus convaincus est une aberration économique et sociale.

Il faut mettre cette question d’intérêts général sur la place publique, avec les salariés et les citoyens, pour ne pas que le gouvernement, avec l’aide de la majorité à l’Assemblée nationale, privatise Aéroports de Paris. 

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 10:09

La confiance selon Blanquer : concurrence et autoritarisme (PCF)

L'Assemblée nationale examine à partir d'aujourd'hui le projet de loi "pour une école de la confiance" porté par le ministre de l'Education nationale.

Jean-Michel Blanquer a donc décidé de restreindre la liberté d’expression des enseignant-e-s mais il leur fait "confiance" pour faire fonctionner l’école avec toujours moins de moyens. Il répond aux jeunes mobilisés à coups de flashball mais il leur fait "confiance" pour construire eux-même leur propre parcours. Comme ça, s’ils ne sont pas sélectionnés par Parcoursup, s’ils restent à la porte de l’université, ils seront les seuls responsables ! Et pour ne pas entamer sa propre confiance en lui-même, Blanquer supprime l’organisme chargé d’évaluer les politiques éducatives et le remplace par un conseil à sa botte.

Blanquer est bien le ministre d’un gouvernement des riches, pour les riches. Sa confiance, il la donne surtout à l’enseignement privé. L’obligation d’instruction dès l’âge de trois ans, qui était déjà quasiment effective, contraindra les communes à financer les écoles maternelles privées. Cet argent aurait pu servir à accueillir tous les enfants dans de meilleures conditions. Au lieu de ça, ce sera toujours plus de ségrégation sociale, toujours plus tôt !

La création d’"établissements publics des savoirs fondamentaux" regroupant les classes de la petite section de maternelle jusqu’à la fin du collège pose une nouvelle brique dans la construction d’une école à plusieurs vitesses. Pour la majorité, l’école du socle sera limitée aux fondamentaux, quand celles et ceux qui en ont les moyens bénéficieront de contenus plus ambitieux et de la possibilité d’entrer à l’université.

 

Nous ne faisons pas confiance à la sélection et au tri social pour assurer l’avenir de nos enfants et de notre société. Le PCF sera de toutes les mobilisations contre cette loi, dans les établissements, dans la rue, au parlement. Il y portera ses propositions pour une école de l’égalité et de l’émancipation. Il est urgent de reconstruire et d’imposer des politiques éducatives de progrès, au service de toutes et tous !

 

Parti communiste français,

Paris, le 11 février 2019.

La confiance selon Blanquer : concurrence et autoritarisme (PCF)
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:47

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:38

 

Déjà, vous voulez restreindre la liberté de manifester. Ensuite, la liberté de la presse est mise à mal, comme l’illustre la lamentable tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart, hier, ou la situation du journal l’Humanité, qui appelle la plus grande solidarité.

Le débat national est censé donner prioritairement la parole aux Fran­çais. C’est pour cela qu’il a été organisé. Des centaines de milliers de nos concitoyens s’en emparent et s’engagent. Toutefois, s’il est impossible de poser un couvercle sur la marmite qui bout de la parole des Français, dans le même temps, c’est bien le président de la République, et lui seul, qui se taille la part du lion médiatique, avec des shows présidentiels inté­gralement retransmis, dans lesquels il ne répond jamais positivement aux demandes exprimées, mais où il continue de plaider pour sa politique.

Dès lors, assiste-t-on à un grand débat national appartenant aux Français ou à une campagne présidentielle de rattrapage dans laquelle il n’y aurait cette fois qu’un seul candidat ? En matière de temps de parole, les comp­teurs du CSA doivent exploser. Il serait d’ailleurs intéressant que les chif­fres soient publiés au fil du débat, et pas dans trois mois ! Et rien ne s’arrangera avec les élections européennes, puisque la loi que vous avez fait voter va répartir les temps de parole de manière scandaleusement inégale.

Ma question est la suivante : quelles mesures comptent prendre le gou­vernement et les garants pour assurer, jusqu’au terme de ce débat et ensuite, une égalité d’accès au temps de parole politique et médiatique, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui ?

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:36

 

 

Article publié sur humanite.fr

Le syndicat récuse la fausse alternative présentée par le pouvoir entre suppression de services publics et hausse des impôts, et propose de s’attaquer aux niches et à la fraude.

Lutte contre la fraude, progressivité de l’impôt, répartition de la charge fiscale entre capital et travail, financement de la dette, sort des multiples niches fiscales… La CGT invite à un questionnement beaucoup plus riche que celui par lequel le gouvernement aborde le « grand débat national ». Dans la note préparatoire à celui-ci élaborée par Bercy, le questionnaire somme les Français de choisir entre suppression de services publics ou augmentation des impôts. Une fausse alternative que récuse le syndicat, qui a détaillé ses propositions pour réformer l’impôt, jeudi, à l’occasion de la sortie du guide fiscal annuel VO impôts [1] de la Nouvelle Vie ouvrière, consacré cette année en grande partie au prélèvement à la source.

Face au gouvernement qui semble vouloir réduire le mouvement des gilets jaunes à une « fronde antifiscale », la CGT Finances entend mettre au cœur du débat « l’intérêt de la fiscalité, qui n’est pas un boulet mais est une chance émancipatrice » pour « redistribuer les richesses » et « inciter à produire autrement », expose son secrétaire général, Alexandre Derigny. La fédération des finances de la CGT a adressé un courrier en ce sens au président de la République, dans lequel elle l’« exhorte à agir » en lui livrant des « pistes de réponses ». « Il n’est jamais trop tard pour changer de cap », écrivent les syndicalistes à Emmanuel Macron.

Des niches fiscales évaluées à 150 milliards d’euros par an

Ceux-ci mettent sur la table plusieurs propositions pour éliminer le déficit public, qui devrait avoisiner les 100 milliards d’euros en 2019. « Sans baisser les dépenses publiques, il y a des solutions simples pour résoudre cette équation », avance Alexandre Derigny. Première piste, les intérêts de la dette, qui coûtent plus de 40 milliards d’euros par an, pourraient être fortement réduits si l’État empruntait auprès des banques et non aux marchés financiers « qui se font du beurre sur le dos des contribuables », alors que « la Banque centrale européenne déverse des milliers de milliards d’euros » à des taux très faibles, relève le responsable syndical. Deuxième piste explorée par la CGT finances, l’État devrait s’attaquer au maquis des niches fiscales, dont le coût est évalué à 150 milliards d’euros par an. « Les deux tiers se concentrent sur les 10 % des particuliers les plus riches » et les entreprises, alors que leur efficacité n’est pas avérée, indique Alexandre Derigny.

Troisième axe, la fraude fiscale, estimée à 80 milliards annuels par la CGT finances, mais qu’une étude d’une université britannique vient de réévaluer à 118 milliards d’euros. « On ne donne pas les moyens humains et législatifs suffisants aux agents de l’État », s’insurge le secrétaire général, qui rappelle « les 40 000 suppressions de postes sur vingt ans à Bercy » alors que « le contrôle fiscal s’est largement complexifié » face à « des montages de plus en plus compliqués ». Pour le syndicaliste, « l’un des fondements du consentement à l’impôt, c’est le contrôle fiscal juste pour chacun. Aujourd’hui, ce n’est absolument pas le cas ». Sans pouvoir chiffrer précisément le gain d’une traque plus active, Alexandre Derigny l’estime au minimum à 15 milliards d’euros.

Enfin, la CGT défend l’idée d’une fiscalité plus progressive, avec un rendement plus important de l’impôt sur le revenu grâce à des taux plus élevés sur les hautes tranches, et une baisse concurrente des taxes proportionnelles type TVA, qui pénalise les plus modestes. Le taux normal de la TVA pourrait être abaissé immédiatement de 20 % à 15 %, propose le numéro un de la CGT finances. Le capital, lui, doit être « plus taxé que le travail », non seulement son « flux, mais aussi le stock », via le rétablissement d’un impôt sur la fortune (ISF) dont la suppression est une « aberration », juge-t-il. Tous ces choix permettraient de résorber les déficits publics, tout en faisant en sorte qu’« une majorité de citoyens soient gagnants », estime Alexandre Derigny.

 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 21:18
Toutes les condoléances des camarades et amis du PCF Finistère. Jean Maurice a porté haut les ambitions et valeurs du communisme à l'échelle locale et dans sa ville de Lanester. Notre reconnaissance sincère et notre admiration lui sont dues.
Amitiés à sa famille et aux camarades du Morbihan endeuillés.
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère
Jean Maurice a été maire pendant 43 ans de Lanester. (Photo d’archives : Le Télégramme)

Jean Maurice a été maire pendant 43 ans de Lanester. (Photo d’archives : Le Télégramme)

Le Télégramme, 11 février 2019

Nous avons appris, lundi en début de soirée, le décès de Jean Maurice, qui fut maire de Lanester de 1953 à 1996. Il avait quitté la scène politique en 2001 mais restait pour les Lanestériens l’ayant connu le maire qui a façonné la ville, détruite à 75 % pendant la Seconde Guerre mondiale.

Né le 3 août 1925 rue Capitaine-de-Mauduit, Jean Maurice a rejoint à 18 ans les maquis FTP de la Marseillaise, puis de Saint-Marcel, avant de participer en 1945 aux combats de la libération de la poche de Lorient. En 1953, dessinateur modeleur à l’Arsenal, il est révoqué avec quelques autres collègues pour avoir suivi une minute de grève contre la guerre d’Indochine. En 1953, le militant communiste est élu maire de la ville qui compte alors 11.000 habitants. C’est lui qui la reconstruira, en pensant en priorité aux logements sociaux et aux écoles.

Jean Maurice est décédé, lundi soir, à l’âge de 93 ans.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Jean Maurice est décédé, lundi soir, à l’âge de 93 ans. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il s’était mis au service de la commune de Lanester pendant 43 ans, maire de 1953 à 1996. Cet homme engagé est resté toute sa vie fidèle à ses convictions. Il est décédé à l’âge de 93 ans, ce lundi 11 janvier 2019.

Personnage emblématique du paysage lanestérien, Jean Maurice, maire de la commune durant 43 ans, est décédé à l’hôpital, ce lundi 11 février 2019. « Il va laisser un immense vide », confie Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste français, qui a appris le décès avec une grande tristesse et beaucoup d’émotion.

Né le 3 août 1925, au 32, rue Capitaine-de-Mauduit, d’un ouvrier de l’Arsenal et d’une couturière de la Marine, Jean Maurice obtient son certificat d’études en 1937 et rentre à l’arsenal comme apprenti, en août 1939. Sportif, il pratique l’athlétisme et le basket au club des Merlus, jusqu’en 1943.

En 1944, il rejoint les maquis francs-tireurs et partisans. En 1945, il participe aux combats de la Libération de la Poche de Lorient. Il est démobilisé en décembre, puis reprend son travail à l’arsenal, comme dessinateur-modeleur. À cause d’une grève d’une minute contre la Guerre d’Indochine, il est licencié en juillet 1952.

En 1953, il y a quatre listes aux élections municipales. Deuxième nom sur sa liste, le militant communiste est élu maire.

La priorité aux logements sociaux et aux écoles

Lanester, cité ouvrière, a alors une population de 11 000 habitants. La Ville est détruite aux deux tiers. Il en sera le reconstructeur, le bâtisseur et donnera la priorité aux logements sociaux et aux écoles. Pas étonnant de voir son nom sur la plaque d’inauguration de la plupart des structures municipales (lycée, école de musique et de danse, première crèche, médiathèque, stade, gymnases, piscine).

Il restera maire 43 ans. Il s’est toujours battu « pour la défense des libertés, de la paix, pour les luttes quotidiennes » . Un engagement hérité en partie de Jean-Marie Maurice, son père, devenu militant communiste au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Un être charismatique

Un dévouement sans faille, une capacité de travail indéniable, une fidélité à sa famille politique, une grande pudeur, un être charismatique, ce sont les grands traits que note la plupart des gens qui l’ont côtoyé. Même encore récemment. On l’apercevait encore à la Fête de l’Humanité à Lanester, aux vœux… « Il arrivait toujours avec l’Humanité sous le bras, avec des trucs surlignés, entourés. Il s’intéressait toujours à l’actualité, à notre parti », relève Philippe Jumeau.

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