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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:32
PCF. Conférence sur la guerre d'Algérie, mardi 11 décembre (Le Télégramme Morlaix, 8 décembre 2018)

La prochaine conférence-débat des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix aura lieu le mardi 11 décembre à 18h, au local du PCF, situé au 2 petite rue de Callac. Intitulée "Guerre d'Algérie, blessures intimes", la conférence, ouverte à tous, portera sur les racines et les conséquences de la Guerre d'Algérie (1954-1961). 

Elle sera animée par l'écrivain et sociologue Anne Guillou, qui vient de sortir un livre "Une embuscade dans les Aurès" (éditions Skol Vreizh).

Les prochains Mardis de l'éducation populaire auront lieu:

le mardi 15 janvier à 18h "Une vie de combat pour la justice, les réformes judiciaires et l'évolution du système judiciaire en France" par Dominique Noguères, avocate et vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme;

le mardi 5 février à 18h: "Martha Desrumaux, militante du Front Populaire, ouvrière, féministe, résistante, déportée" par l'historien Pierre Outteryck;

le mardi 15 mai, à 18h, "Le Finistère du Front Populaire" par l'historien Jean-Paul Sénéchal.

Le Télégramme, 8 décembre 2018

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:26
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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:25
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)

Assemblée Générale du PCF 29 à la MPT de Logonna Quimerc'h ce samedi 8 décembre, en présence de représentants de plusieurs des 18 sections communistes du Finistère, avec Vincent Boulet, un des responsables nationaux du PCF en charge du secteur Europe, dont les éclaircissements sur les enjeux de la gauche progressiste et anti-libérale européenne ont été passionnants.

Retour sur le Congrès d'Ivry des 23, 24, 25 novembre, sur le mouvement social des Gilets Jaunes (plusieurs camarades ont rejoint la manif à Brest à 14h), sur notre projet pour l'Europe et l'enjeu des élections européennes. Discussion sur le lancement du travail sur les élections municipales dans le Finistère, à partir d'axes de projets construits avec les habitants pour servir leurs intérêts.   

Une belle ambiance, de la détermination des camarades.

46 adhésions ont été recensées jusqu'ici cette année 2018 au PCF Finistère, portant notre nombre d'adhérents à 850, dont 4 nouvelles adhésions la semaine dernière.

Compte rendu de l'intervention de Vincent Boulet, un des animateurs du réseau Europe du PCF, à l'AG Départementale 8 décembre 2018.
 

On peut utiliser certaines brèches pour passer à un autre système.

L’Union Européenne dans son organisation progressivement construite est un outil du capital. Le PCF a fait campagne contre tous les traités européens qui régissent aujourd'hui son fonctionnement, défendant une politique libérale et austéritaire, au service du tout-marché, des banques et de la concurrence au détriment des souverainetés populaires et des conquêtes sociales. L’union européenne crée des marchés de toute pièce comme celui de l’électricité ou du transport. Elle impose le pacte de stabilité et de croissance ainsi que le pacte budgétaire.

Ce système accélère et aggrave le fossé entre les blocs de pays européens avec d’un côté des pays riches comme la France et l’Allemagne et de l’autre des pays comme la Grèce ou l’Italie.

La crise de 2008 a vu ses effets amplifiés en Europe par le système même des règles adoptées. L’UE décide alors d’aller encore plus loin et de renforcer le pacte budgétaire : lutte contre la dépense publique excessive ; appel à la réforme du système éducatif pour l’adapter au marché du travail ; approbation de la réforme des retraites …

Face à cela, une sortie de l’euro et de l’UE n’implique en rien une sortie du capitalisme et des logiques en œuvre au sein de l’UE. On doit s’attaquer à la classe dominante européenne et nationale en s’appuyant sur les forces concrètes européennes.

Contexte politique en Europe

L’environnement politique en Europe est défavorable au progrès. En effet il y a très peu de gouvernements de gauche et la Grèce est un échec. Syriza s’est retrouvé face à l’ensemble des classes dirigeantes et la gauche européenne a été incapable de soutenir le gouvernement grec. La Grèce a servi d’exemple avec le chantage de la sortir de la zone euro, qui aurait été synonyme de chaos.

Au Portugal, le parti socialiste minoritaire gouverne avec une alliance comprenant le PC Portugais et le Bloc de gauche. C’est ce rapport de force qui permet d’avoir des avancées politiques progressistes. Le Portugal applique des réformes en restant actuellement dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance.

Le piège tendu par cette classe dominante à travers Macron est de présenter que deux voies possibles. Une voie pro européenne libérale, une autre nationaliste. Le PCF défend une voie progressiste de gauche.

Quand à l’extrême droite européenne, elle mènera une campagne basée sur le slogan « on est chez nous ». Elle obtiendra vraisemblablement en ¼ et 1/3 des sièges au parlement européen.

Suite au Brexit, Macron et la classe dirigeante européenne essayent de remettre en place un imagier européen. Mais le gouvernement Allemand est en crise et Macron qui était érigé comme un modèle de remplacement de Merkel par la classe dominante se trouve aujourd’hui avec la crise des gilets jaunes devant une crise politique importante.

La sociale démocratie européenne se trouve elle aussi dans une grave crise, comme le montre les cas Allemand et Français. Les seuls pays où la sociale démocratie se maintient sont ceux où il y a un virage à gauche : Portugal, Angleterre, Espagne.

La souveraineté des peuples

Pour le PCF, la politique européenne doit être basée sur le principe de la souveraineté des peuples. Ainsi les peuples doivent choisir les projets de coopération sur lesquels ils veulent participer.

Il est aussi urgent de remettre en cause l’indépendance de la BCE. BCE qui est indépendante du contrôle démocratique, mais totalement dépendante des marchés financiers. Cela doit être complété avec un fond d’investissement européen.

L’idée qui guide le PCF et qui doit guider les forces progressistes est de créer une brèche. Le parlement européen est codécisionnaire des réformes européennes. Ainsi la libéralisation des chemins de fer a été adoptée avec seulement 24 voix d’avance sur 750. Le parlement européen vote aussi des déclarations sur lesquelles on peut s’appuyer comme la reconnaissance de l’Etat Palestinien.

Rapport du PCF avec les autres Partis Communistes européens

Le PCF appartient à la GUE qui comprend 21 partis politiques et du PGE qui comprend 31 partis (1 parti = 1voix). Les approches européennes des différents partis communistes peuvent être très différente les une des autres selon les situations nationales. Le PGE n’est pas un Komintern. Les partis communistes européens ne sont pas tous dans la GUE ou le PGE.

Le PCF au Parlement européen

Le PCF appartient au groupe de la GUE qui a actuellement 54 députés sur 750 parlementaires. Ce groupe a une importance particulière. Ainsi la lutte contre la libéralisation des ports et des docks a été engagée et gagnée par le combat des parlementaires de la GUE.

Les attaques libérales continuent en essayant de passer outre les institutions démocratiques. Pour exemple, les accords du CETA s’appliquent de façon provisoire suite au refus du parlement de Wallonie de le ratifier. Il s’appliquera de façon définitive quand tous les parlements l’auront ratifié.

La réponse à l’injonction d’une politique libérale européenne ne se situe pas dans un choix entre moins ou plus d’Etat mais dans des coopérations européennes.

Le PCF a des propositions prioritaires :

  • Les dépenses sociales ne doivent pas être comptabilisées comme de la dépense publique.

  • Il faut stopper la paupérisation des travailleurs pauvres en Europe passant de 7 à 10% alors que le PIB européen ne cesse de croitre passant de 15 000 milliards à 17 000 milliards.

  • Interdiction des délocalisations intracommunautaires.

  • Renforcer les droits des travailleurs détachés.

  • Lutter efficacement contre l’évasion fiscale avec un prélèvement à la source des profits.

  • Transformation de la PAC

  • Rénovation énergétique

  • Question de la paix et du désarmement. Refus d’une défense européenne intégrée et de porter à 2% du PIB le budget de l’armée. Désengagement de l’OTAN avec une conférence pan européenne large comprenant des pays hors UE comme la Russi , portant sur la paix et la sécurité en Europe.

La condition de la représentation du PCF au parlement européen est la suivante : avec 5% des voix, le PCF obtiendra entre 4 et 5 députés. En dessous de 5% des voix, le PCF n'aura pas de député.

 

Samedi 8 décembre - Assemblée générale du PCF Finistère à Logonna Quimerc'h en présence de Vincent Boulet, animateur du réseau Europe du PCF(photos Ismaël Dupont)
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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:10
Ian Brossat: on a besoin de sortir de cette crise avec des mesures sonnantes et trébuchantes pour le pouvoir d'achat (Ian Brossat, 9 décembre 2018)

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:05
Communiqué de presse du PCF - 9 décembre 2018
 
 Marche pour le climat à Nancy : le PCF dénonce l'arrestation des deux organisateurs
 
Le PCF dénonce la garde à vue des deux organisateurs de la marche pour le climat qui avait lieu hier à Nancy et à laquelle les communistes ont participé.
 
Cette arrestation, sous prétexte que la préfecture a injustement interdit la manifestation et alors même qu'aucun incident n'a été deploré, est scandaleuse.
Au total, les organisateurs ont été maintenus près de 24h en garde à vue. Rien ne justifie cela!
 
La manifestation s'est déroulée pacifiquement, dans le calme et elle a été, du fait de sa bonne organisation, un franc succès en terme de participation.
 
Le PCF demande l'abandon de toutes poursuites éventuelles contre Florent Compain et Denys Crolotte.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 9 décembre 2018.
Le PCF demande l'abandon de toutes poursuites éventuelles contre Florent Compain et Denys Crolotte, organisateurs de la marche contre le climat
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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 19:09

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 07:30
Fabien Roussel: il faut augmenter le SMIC de 200 euros ( Le Figaro 5 décembre 2018)

Par  Le Figaro 5 décembre 2018

INTERVIEW VIDÉO - Le député du Nord, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), était l'invité d'Yves Thréard.

Invité du «Talk-Le Figaro», Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste (PCF), a réclamé mercredi une hausse du pouvoir d'achat des Français. «Il faut augmenter le smic de 200 euros net, augmenter les salaires dans le public et dans le privé, augmenter les pensions des retraités, restaurer les services publics, annuler toutes les taxes sur l'essence», a listé le député du Nord.

«L'augmentation du Smic, c'est l'État qui le décide le 1er janvier. C'est aussi l'État qui peut convoquer un Grenelle social et demander aux partenaires sociaux de se mettre autour de la table pour organiser une augmentation générale des salaires», a insisté le nouveau patron du PCF.

«Un Grenelle social»

Pour Fabien Roussel, l'année 2019 est propice à une augmentation des salaires «car les toutes les entreprises vont bénéficier d'une double ration du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE)». Le communiste réclame par ailleurs «des critères précis» d'attribution du CICE «pour que cet argent public soit distribué aux PME, aux commerçants, aux artisans qui en ont besoin, pour accompagner la hausse des salaires». Pour financer toutes ces mesures, Fabien Roussel réclame le retour de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Sa transformation, au début du quinquennat en un impôt immobilier «est un scandale», a-t-il dit. Le député a par ailleurs indiqué qu'il voulait déposer une motion de censure avec les socialistes et les Insoumis pour «relayer le combat» des «gilets jaunes».

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 07:17
 Il y a un incendie social. Il faut un canadair de mesures sociales,  estime Fabien Gay (PCF) - Public Sénat, 6 décembre 2018
« Il y a un incendie social. Il faut un canadair de mesures sociales » estime Fabien Gay

Alors que le Premier ministre Edouard Philippe s’exprime devant le Sénat ce jeudi, Fabien Gay, sénateur (communiste) de la Seine-Saint-Denis, estime que les mesures annoncées par le gouvernement hier, ne sont que des mesurettes. Et qu’il faut poser « un nouveau contrat social du XXIe siècle ».

Par Public Sénat

A quelques minutes de l’allocution du Premier ministre Edouard Philippe, devant les sénateurs, Fabien Gay, sénateur (communiste) de la Seine-Saint-Denis enjoint le gouvernement à agir vraiment : « Je pense que l’on est dans un moment extrêmement grave. Il y a cette colère des Gilets jaunes mais elle n’est pas seule. Il y aune colère populaire qui s’exprime depuis des années, sur une mal vie (…) On ne calmera pas la colère populaire avec de petites mesurettes. Là, il y a un incendie social, il faut un canadair de mesures sociales. Pas trois petits verres d’eau (…) Depuis 18 mois, les inégalités se sont aggravées. »

Et d’ajouter : « Il faut que nous nous posions la question d’un nouveau contrat social du XXIe siècle, qui s’appuie sur trois piliers. D’abord un pilier social (…) un deuxième pilier écologique (…) Et le troisième pilier, c’est la démocratie. »

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 07:09
 
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Lettre de circonscription
Le front des luttes grandit
Samedi 8 décembre 2018
 
 
 
 
J’ai vécu dix jours sans trêve, au diapason de l’actualité. Mini-plénière à Bruxelles, visite des prisonniers politiques catalans à Lledoners près de Barcelone, fête de l’Humanité Bretagne sur fond de mobilisation des gilets jaunes, de nouveau Bruxelles pour le paquet mobilité puis Munich et enfin Sète.

Ne pas passer à côté de l’essentiel...

L’essentiel est depuis trois semaines juste sous nos yeux, sur les ronds-points ou les péages des autoroutes. On peut s’interroger sur l’hétérogénéité des revendications, le jusqu’au-boutiste voire la violence du mouvement des gilets jaunes.

Ces interrogations, elles ont été miennes - et le sont encore - car nous voyons bien que nous sommes sur une ligne de crête où toutes les bascules sont possibles. L’état de division de la gauche de transformation est, à mes yeux, l'un des problèmes de fond car sans cette unité-là, il n’y aura pas de perspective de victoire pérenne.

Mais la peur n’empêche pas le danger. La colère exprimée par les gilets jaunes est au diapason de la violence et du mépris social du pouvoir et des puissances de l’argent envers les plus démunis. Il y a déjà plusieurs décennies que les gouvernements successifs font les mêmes choix dévastateurs.
 
Aujourd’hui, on atteint en France un point de rupture : nous sommes dans un pays dans lequel certains comme Bernard Arnaud gagnent presque 3 millions d’euros toutes les heures tandis que le plus grand nombre n’arrive pas à joindre les deux bouts et survivent ; nous sommes dans un pays dans lequel le Président, le Premier Ministre et l'ensemble des troupes LREM mènent une politique en faveur de ces nantis.
 
« Notre cap est le bon. Quand vous voulez atteindre le sommet d’une montagne il faut garder votre objectif. Mais si le chemin est trop difficile à grimper pour les plus fragiles, les premiers de cordées doivent ajuster le chemin pour ne laisser personne sur le bord de la route » expliquait encore en début de semaine la secrétaire d’Etat à l’égalité...

Nous devons rester solidaires de l’urgence sociale et démocratique car la question qui nous est collectivement posée aujourd’hui est celle de l’issue du mouvement. Ces derniers jours offrent des possibilités pour des convergences impossibles : avec les salariés en lutte, avec les jeunes, avec ceux qui manifestent pour le climat.

Ce samedi 8 décembre puis le 14 décembre pour la journée d'actions sur le SMIC et les minima de branches vont marquer deux nouvelle étapes importantes du mouvement auxquelles il faut rajouter le mouvement lycéen et étudiant qui grandit. La répression dont les jeunes font l’objet ces dernières 48 heures constitue un élément particulièrement important, parce que le gouvernement choisit sciemment l’affrontement et joue les pompiers pyromanes. Elle génère également un réaction de solidarité de nature à élargir et souder les bases de la mobilisation sociale et citoyenne.

Enfin, l’action des parlementaires PCF conjuguée à celle venant de LFI et du PS est exemplaire : on ne peut que constater que les mesures annoncées ne permettent pas une sortie de la crise... Ce que nous exigeons, c'est une revalorisation des pensions et minimas sociaux, l’augmentation du SMIC et le rétablissement de l’ISF. Je suis donc fière de la motion de censure qui sera déposée par toute la gauche le 10 décembre. C'est ensemble que nous créons la possibilité d’une alternative à la politique de Macron !

D’autres initiatives se multiplient ouvrent à des convergences : j’ai moi-même signé une tribune publiée dans Libération appelant à un changement de cap : https://www.liberation.fr/debats/2018/12/06/justice-sociale-justice-climatique-c-est-un-changement-de-cap-qu-il-faut-imposer_1696384

En Europe aussi !

Mais des manifestations massives, il n'y en a pas qu'en France : il y en a aussi en Grèce et en Catalogne, contre l’austérité et pour le climat. Lundi 3 décembre, aux portes du Parlement Européen, les syndicats de routiers de toute l’Union européenne se sont remobilisés contre le dumping social, le détachement et pour préserver leurs droits ; la colère sociale dépasse nos frontières.

À Munich, en réunion publique comme quand j’ai rencontré les élus de Die Linke au conseil municipal, nous avons évoqué la France et le mouvement des gilets jaunes. Ce regard extérieur m’a permis moi même de voir à quel point le mouvement des gilets jaunes générait de l’espoir dans les rangs militants. Et c'est tant mieux.
 
 
 
 
 
N'abandonnez pas les routiers ! 14 eurodéputés écrivent à la ministre des transports
 
Au début de l’été, le paquet mobilité a été rejeté par le Parlement européen. L’action conjuguée des syndicats de la route et des eurodéputés, dont ceux du groupe GUE, ont permis d’arracher le vote d’ une majorité d’élus pour mettre en échec les trois rapports sur le ratio travail-temps, les temps de repos/cabotage et le travail détaché, tous porteurs d’une logique de mise en concurrence et d'exploitation féroce.
 
Cela a constitué une première victoire pour les routiers et, disons le tout net, un point d’appui pour tout le secteur du transport. Une victoire sûrement insupportable aux yeux de Bruxelles qui a choisi de tout faire pour corriger le tir avant la fin du mandat... soit avant juin 2019.

Dès lors, la machine à mater les résistances s’est de nouveau mise en route : ce lundi 3 décembre s’est donc tenue un Conseil des Ministres des Transports de l’Union européenne pour décider au sommet du sort des travailleurs routiers. Elisabeth Borne était présente.

Avec 13 autres eurodéputés français, nous avons adressé à la ministre française des transports, un courrier pour lui rappeler de tenir bon sur les positions suivantes qui avaient scellé les votes français ces derniers mois :
  • la garantie que les conducteurs soient rémunérés de manière égale sur le même territoire ;
  • des conditions de travail et de repos dignes pour les conducteurs routiers ;
  • l’interdiction du repos dans le véhicule ;
  • des règles de détachement strictes et applicables au premier jour ;
  • le retour régulier des conducteurs à leur domicile et des véhicules dans leur État membre d’établissement.

Au diapason d’un gouvernement qui plie rapidement devant l’intérêt supérieur de la finance et du dumping social, la ministre française a certes aidé sur quelques bonnes préconisations mais a cédé et en a laissé filer bon nombre. Ainsi, si le fait de statuer sur l’interdiction du repos en cabine est une très bonne nouvelle pour les routiers à travers l’Europe, l’accord du Conseil est passé complètement à côté d’autres besoins.

D’abord, et c'est le plus grave, la période de référence pour le calcul des temps de conduite et de repos passe de 2 à 4 semaines. Concrètement, on passe de 2 semaines de conduite avec 3 jours de pause à 3 semaines de conduite avec 2 jours de pause. C'est un rallongement du temps de travail inacceptable tant pour les conditions de travail inhumaines qu’elles représentent que pour le réel danger en termes de sécurité routière qu’il peut introduire. De plus, le retour au centre opérationnel de l’entreprise est une véritable aberration car il conduira à des pratiques contre-productives avec des routiers qui peuvent se retrouver, en début de période de repos, à des centaines de kilomètres de leur domicile !

Enfin, l’accumulation d’exceptions au statut de travailleur détaché, comme l’exception bilatérale, l’exception en transit ou encore l’exception du transport combinés conduiront à une mise en concurrence des travailleurs entre eux à l’échelle européenne et à des rémunérations inégales.

Elisabeth Borne est passée ici à côté d’une occasion historique pour la France de peser afin d’améliorer le sort des routiers européen. Dès le 10 janvier, le débat redébutera au Parlement européen avec le vote en commission des transports et j’ai bien l’intention de reprendre la bataille. Le combat des routiers est un combat pour la dignité au travail et pour une Europe sociale qui protège les droits des travailleurs. Protéger la route et les routiers c’est ouvrir la voie d’une Europe des transports où puissent cohabiter justice sociale écologie et citoyenneté. Nous serons jusqu’au bout dans ce combat à leurs côtés.
 
 
 
 
Lycéens d'avant, nous n'avons jamais connu la répression actuelle
 
 
Nous avons manifesté lorsque nous étions lycéens. Nous avons organisé ou animé des mouvements lycéens, face à des gouvernements de droite ou de gauche.
Nous avons bloqué nos lycées, occupé les rues sous le Général De Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard D’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Hollande.
Aucun d’entre nous n’a jamais été mis en garde à vue parce que nous avions peint des slogans hostiles aux pouvoirs en place ou lancé des œufs.
Jamais nous n’avons été placés en garde à vue pour « intrusion dans un établissement scolaire » parce que nous venions participer à une Assemblée Générale.
Nous n’avons pas été gazés à bout portant devant nos lycées, nous n’avons pas reçu de tirs de grenade de désencerclement en essayant de les bloquer, nous n’avons pas été réprimés aussi systématiquement.
Une étape a été franchie.
Aujourd’hui, à leur tour, certains de nos enfants, des enfants de nos amis et leurs copains et copines se mettent en mouvement. La répression que subissent les lycéens qui manifestent ces jours-ci est disproportionnée.
Nous sommes inquiets.
 
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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:30
Crise sociale - Notre pays connait une colère populaire légitime - déclaration de l'association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)

Notre pays connait une colère populaire légitime.
Ne plus pouvoir vivre de son salaire. Craindre pour son avenir, pour celui de ses enfants, pour celui des générations futures quand une minorité de privilégiés s’accapare l’essentiel des fruits du travail collectif est devenu intolérable pour la majorité de nos concitoyen·ne·s qui le manifeste sous des formes multiples.
Les maires et les élu·e·s locaux rassemblé·e·s dans l’ANECR vivent et partagent cette réalité quotidienne et la colère du peuple.
Dans l’exercice des missions que le peuple des villes et des campagnes leur a confiées, les communes, les conseils départementaux et régionaux sont souvent les correcteurs, les amortisseurs des inégalités générées par le système actuel. Mais ils sont désormais empêchés. Les élu·e·s se heurtent quotidiennement à une machine gouvernementale qui n’a aucune ambition émancipatrice. Son seul but est de rogner sur les finances publiques au détriment des services publics, aggravant les disproportions entre les territoires et entre les citoyen·ne·s, accélérant un changement sociétal majeur.
La suppression de 13 milliards d’euros de dotations destinées aux collectivités territoriales est inacceptable. Elle intervient alors que 40 milliards sont offerts sans contrepartie au monde économique au titre du CICE, et que 1,5 milliards d’euros sont restitués aux 5 000 contribuables les plus riches du pays... Ces faits illustrent les choix présidentiels.
Aux récriminations et aux demandes d’égalité du peuple et de ses élu·e·s, le président de République, son gouvernement et les élu·e·s qui s’en réclament ont toujours opposé, avec un dédain certain, une fin de non-recevoir.
Ces temps du mépris et du refus sont terminés. Le peuple de France et ses élu·e·s le font savoir. Ils réclament le respect, plus de démocratie, la justice sociale et de pouvoir vivre dignement dans un environnement protégé.
Nous demandons la prise en compte immédiate des revendications sociales exprimées en particulier par le mouvement des gilets jaunes et les syndicats professionnels, à commencer par l’annulation pure et simple des taxes carburant, l’augmentation du SMIC, le rétablissement de l’ISF et la suspension des coupes budgétaires affectant les dotations aux collectivités.
Les élu·e·s communistes et républicains sont des acteurs quotidiens de la démocratie et les défenseurs du peuple. La France est riche, elle a les moyens de répondre aux exigences portées par le mouvement populaire. Nous lui apportons notre soutien et affirmons notre détermination à continuer de nous mobiliser, dans les luttes et dans les institutions, au service de l’interêt commun pour qu’enfin l’humain d’abord et l’égalité soient au coeur des choix politiques, économiques, culturels et écologiques de notre pays.

Nous invitons les maires, les élu·e·s locaux et nationaux de notre association :

• À ouvrir grandes les portes des mairies aux citoyennes et aux citoyens engagés dans ce vaste et salvateur mouvement populaire et à favoriser l’expression des revendications et des propositions (cahiers
de doléances...).

• À réunir les forces associatives, citoyennes, politiques, sociales de leur commune pour favoriser les convergences de luttes.

• À se tenir aux côtés des lycéen·ne·s mobilisés et leur apporter, si besoin, l’aide nécessaire pour qu’ils puissent se réunir, s’organiser et conduire par eux-même leur mouvement, et à prendre toute initiative pour les protéger des insupportables violences policières.
 

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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