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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 06:46

Emmanuel Macron annonçait lundi soir la main sur le cœur « un état d’urgence économique et social ». Ford lui répond par un camouflet.

 

Le groupe américain veut fermer le site de Blanquefort en Gironde (872 emplois) et annonce aujourd’hui 1600 suppressions de postes sur son site de Sarrelouis à la frontière allemande qui emploie de nombreux travailleurs français.

Il est temps que le gouvernement affirme son autorité et sa volonté pour défendre l’emploi industriel, nos savoirs faire et nos capacités de production. A quoi servent les milliards d’euros d’aides publiques versées aux entreprises, dont les multinationales comme Ford, si rien ne les empêche de délocaliser leur production?

D’autant qu’à Blanquefort en Gironde, les personnels sont confrontés à un odieux chantage : accepter le gel des salaires et renoncer à des RTT pour conserver sur le site 400 emplois sur les 872 actuels en échange d’une éventuel reprise par Punch, le repreneur potentiel.

Pire encore, Ford n’a toujours pas confirmé sa disponibilité pour vendre le site et le risque est grand qu’il préfère la politique de la terre brulée.

La casse de l’outil industriel et les destructions d’emplois ça suffit ! Les paroles ne suffisent pas, il faut des actes : Le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour garantir le maintien de l’emploi et des outils de production.

Avec leurs parlementaires et leurs élus locaux, les communistes sont pleinement mobilisés aux côtés des travailleurs de l’automobile et de leurs représentants syndicaux.

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 12:50
André Chassaigne présente la motion de censure contre le gouvernement
André Chassaigne présente la motion de censure contre le gouvernement

vendredi 14 décembre 2018[]

L’Assemblée nationale n’a pas voté la motion de censure déposée les groupes Gauche démocrate et républicaine, Socialistes et apparentés et France insoumise (voir le dossier législatif)

Elle a été défendue, au nom des trois groupes, par André Chassaigne, qui a évoqué "un moment historique. Cette page d’Histoire s’inscrit dans la longue lignée des grands mouvements populaires, ceux par lesquels notre peuple a affirmé sa soif de justice et de dignité. La soif de justice des laissés-pour compte de la répartition des richesses. La soif de justice contre les boulimiques de l’argent volé, qui sniffent la plus-value comme de la poudre blanche."

L’exécutif est "déconnecté du peuple" et il est "de notre responsabilité de vous stopper dans votre course têtue en faveur du capital", a lancé le député du Puy-de-Dôme.

Il a dénoncé le "traitement de faveur" des "premiers de cordée" : "C’est cet assistanat des riches qui nous coûte un pognon de dingue."

Il en a profité pour dénoncer le "mépris de classe" et les "mots blessants" du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui ont selon lui "contribué à la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui".

A. Chassaigne a plaidé pour un "nouveau modèle de société", évoquant notamment une hausse des salaires.

- Ecouter l’intégralité du discours de présentation de la motion de censure d’A. Chassaigne

- A. Chassaigne a décrypté sur son site, les mesures annoncées par Macron

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:55
PCF - ANNONCES MACRON : STOP A L'ESCROQUERIE
PCF - ANNONCES MACRON : STOP A L'ESCROQUERIE

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:52

Durant son allocution, Emmanuel Macron a confirmé les très importants cadeaux fiscaux faits aux plus riches et aux grandes entreprises, et refusé tout rééquilibrage fiscal.

«On ne restaurera pas l’ISF car c’est anti-économique. » En une phrase, Emmanuel Macron a douché tout espoir. En refusant de « rendre » les 4 milliards d’euros de l’impôt le plus symbolique de l’injustice fiscale, le président de la République n’a pas déçu son camp.

Certes, le chef de l’État a promis de faire payer des impôts en France aux grandes entreprises et à leurs dirigeants. Ces derniers ont d’ailleurs été reçus à l’Élysée, hier, en fin d’après-midi. Et même si la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a juré qu’« une série de mesures » serait prochainement intégrée à la loi pour s’assurer que « tous les dirigeants qui ont des activités en France » et « toutes les entreprises qui font des profits en France, qu’elles soient françaises ou étrangères », paient leurs impôts en France, les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Car, pour l’instant, seule la taxe carbone a disparu du budget 2019.

Et peu importe si les mesures de façade risquent de faire voler définitivement en éclats le consentement à l’impôt. Le chef de l’État aime jouer avec le feu. D’autant plus quand la colère sert son dogme idéologique. « Notre mandat, c’est la baisse des taxes. On s’est engagé là-dessus et on est en train de le faire, mais peut-être trop lentement, donc oui, peut-être, il faut accélérer sur des suppressions de taxes, les rendre plus concrètes », a martelé le président de la République. Reprenant ainsi les propos de son ministre des Finances, Bruno Le Maire, qui, quelques heures plus tôt, s’était déclaré en faveur d’une « accélération » de la baisse des impôts en France. Une chute des recettes pour mieux sacrifier les dépenses publiques. Et ainsi transformer le pays du « chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » par celui du « chacun selon ses moyens ». La réforme CAP22 qui se profile, visant à réduire de 3 points la dépense publique dans le PIB d’ici à 2022, va dans ce sens.

Or, sur les ronds-points, les services publics sont plébiscités. Et si les Français conservent un puissant attachement au service public, cela ne les empêche pas de s’interroger sur la qualité des services et prestations reçus en échange de leur contribution. D’autant que la redistribution tient aujourd’hui aux prestations sociales et, notamment, à l’assurance-maladie plus qu’à l’impôt.

 

1 - TAXES INDIRECTES, UN RACKET FISCAL DES PLUS PAUVRES

Ce n’est pas un hasard si l’étincelle est venue de la taxe carbone. Une taxe indirecte de plus qui s’ajoute à celles du tabac, de l’alcool et aux innombrables autres dont le poids n’a cessé d’augmenter ces dernières années afin de compenser les baisses des rentrées fiscales de l’impôt des sociétés ou de l’impôt sur le revenu. Or, avec un taux identique quel que soit le montant des revenus perçus, l’effort fourni par le contribuable est le même, du chômeur au rentier. Il est même plus important pour les classes populaires qui, n’ayant pas la possibilité d’épargner, consomment souvent l’intégralité de leurs revenus ainsi soumise dans sa totalité à la TVA. Jugé indolore par les fiscalistes, il est avant tout le plus injuste. De fait, chaque hausse entraîne un fléchissement du pouvoir d’achat d’un nombre de plus en plus conséquent de citoyens. En 2018, sur près de 287 milliards d’euros de recettes, 154 le sont au titre de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), 13,6 milliards au titre de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (Ticpe, ex-TIPP), l’impôt sur le revenu (IR) participant seulement à hauteur de 72 milliards et l’impôt sur les sociétés à hauteur de 25 milliards. De telle sorte que la TVA (53,6 % des recettes budgétaires) rapporte deux fois plus que l’IR (25 %). Et si l’on y ajoute la Ticpe (4,7 %), ce sont près de 60 % des recettes fiscales. Selon une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France, avec 25 %, est loin derrière certains pays européens dont le système est jugé plus juste (plus de 50 % au Danemark). Pour réduire cette fiscalité indirecte, une réhabilitation de l’IR s’impose pour que celui-ci redevienne véritablement progressif, note la CGT finances publiques.

 

2 - UNE FISCALITÉ DE CLASSE ET DES CADEAUX AUX PLUS RICHES

Reste que ce choix d’augmenter les impôts indirects a permis de compenser la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), permettant d’épargner les fortunes financières en leur octroyant un gain de 3,5 milliards d’euros par an. Sans compter la mise en place d’une taxe allégée sur les revenus financiers pour 4 milliards d’euros de recettes en moins. Et enfin, l’« exit tax » qui était destinée à dissuader les Français d’installer leur foyer fiscal à l’étranger, 800 millions d’euros offerts aux ultra-riches, qui devait être supprimée mais, qui, au final sera limitée. Un véritable choix de classe, à l’heure où les fortunes n’ont jamais été aussi importantes en France. En 2018, l’Hexagone comptait 100 milliardaires. Trois fois plus nombreux qu’il y a dix ans. Quand la valeur totale du patrimoine des 500 Français les plus riches approche 650 milliards d’euros. Un record. « Or, on ne voit pas en quoi la suppression de l’ISF sur les produits spéculatifs et sur les signes extérieurs de richesse “orienterait l’épargne” vers l’innovation et la création d’emplois », font remarquer les Économistes atterrés dans une note. Et d’ajouter que, « quand l’épargne se dirige vers la Bourse, dans 99 % des cas, aucune entreprise ne voit la couleur de cet argent ».

 

3 - UNE FISCALITÉ ULTRA-ALLÉGÉE POUR LES ENTREPRISES

Une attention identique est apportée aux entreprises. Et, comme souvent, ce sont les plus grandes qui raflent la mise. Au nom de la sacro-sainte compétitivité, les cadeaux pleuvent. Aux 20 milliards d’euros de Cice de 2018, s’ajouteront, en 2019, 20 milliards de transformation du Cice en allégement de cotisations d’assurance-maladie. Pourtant, « les estimations de l’impact du dispositif sur l’emploi sont très faibles, de l’ordre de 100 000 emplois, soit 200 000 euros par emploi créé », notent les Économistes atterrés. Et ce sans compter le coup de rabot de l’impôt sur les sociétés (IS). En 2019, ce seront 2,4 milliards d’euros de recettes en moins après le passage à 28 % ou 31 % contre 33 % jusqu’à maintenant. Un allégement qui va se poursuivre puisque le taux d’IS devrait s’établir en 2022 à 25 %. « Au total, cela devrait coûter 12,5 milliards à l’État », préviennent-ils. Or, l’argument martelé qui consiste à dire qu’il faut se rapprocher de la moyenne européenne afin d’éviter la concurrence fiscale est erroné. Comme le rappelle le syndicat Solidaires finances publiques, « la part de l’impôt sur les sociétés rapportée au produit intérieur brut (PIB), indicateur instructif du poids réel de l’IS dans l’économie, est très faible en France ». Ainsi, l’impôt sur les sociétés ne représente que 2 % de la richesse produite en 2016 contre 2,9 % pour la moyenne des pays capitalistes développés de l’OCDE. Alors qu’elle était de 2,3 % en 2010. Pis, note le syndicat, cette part baisse alors que « la tendance est inverse dans les autres pays de l’OCDE », comme aux États-Unis ou en Allemagne. Sans compter le fait que les écarts de taux d’imposition entre les entreprises (avant report des éventuels déficits) varient fortement « entre 26 % pour les grandes entreprises contre 32 % pour les PME bénéficiaires », démontre une note de 2014. Si l’IS peut être modulable, autant qu’il le soit en fonction de l’utilisation des bénéfices en faveur d’investissements favorables à la création d’emplois, à la formation, à la recherche et à l’environnement.

Clotilde Mathieu

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:49

En privilégiant la concurrence féroce entre grands groupes industriels et financiers au détriment des préoccupations sociales et environnementales, l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Japon ( JEFTA ) s'inscrit dans la droite ligne du CETA (accord Europe-Canada).

Quelles sont les conséquences prévisibles de ce nouvel accord et comment tenter de s'y opposer ?

Débat avec les eurodéputé.e.s Christine Revault d'Allonnes Bonnefoy (S et D) et Patrick Le Hyaric (GUE-GVN), animé par Jean-Jacques Régibier, journaliste.

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:44
Brest. Lycéens, en nombre et en paix. Steven Le Roy, Le Télégramme, 12 décembre 2018

un article du Télégramme de ce matin sur la mobilisation des jeunes à Brest.

 

Théo, un des lycéens interrogés, est nouvel adhérent de la section PCF de Brest.

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:35
Salah Hamouri à Quimper le jeudi 20 décembre, MPT de Penhars, 20h30

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:27
Venez rencontrer Salah Hamouri à Brest le mercredi 19 décembre à la maison des syndicats, 20h, à l'invitation de l'AFPS

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien détenu illégalement en Israël (statut de la détention administrative, sans charge ni procès) entre août 2017 et septembre 2018 nous fait l'immense plaisir de venir à Brest à notre rencontre, pour nous remercier de notre soutien et parler de la situation des prisonniers politiques palestiniens.

Nous l'avions soutenu, venez le rencontrer, MERCREDI 19 DECEMBRE A 20h, salle de la Maison du Peuple, place Edouard Mazé à Brest (voir affiche en PJ).

MERCI DE RELAYER AUTOUR DE VOUS !

Pour rappel, Salah Hamouri avait déjà été emprisonné 7 ans par Israël qui avait monté un dossier de toute pièce contre lui. Il avait été libéré en 2011 après un silence assourdissant des autorités françaises et était alors devenu le porte drapeau des prisonniers politiques palestiniens en France. Il avait notamment contribué à lancer la campagne de parrainage des prisonniers politiques palestiniens qui avait eu un fort écho. Après sa sortie de prison, il avait suivi des études de droit et est devenu avocat au barreau palestinien en août 2017. Les autorités israeliennes avaient pourtant tout fait pour le dissuader, lui interdisant l'accès à la Cisjordanie, et donc à l'université ou il étudiait. Ils ont également interdit à sa femme Elsa, alors enceinte, l'entrée en Israel, alors qu'elle était enceinte, pour l'empecher d'accoucher à Jerusalem. Salah était alors séparé de sa femme et de son fils et poussé à aller s'installer en France. Mais il n'a rien laché et est allé au bout de ses études pour devenir avocat. Il a été arrêté juste après, sans charge et placé en détention admnistrative. Malgré le silence des autorités françaises, un fort soutien populaire a oeuvré pour la libération de Salah. Notamment dans le Finistère ou de nombreuses collectivités et élus ont demandé sa libération, dont la Ville de Brest qui a voté un voeu en ce sens.

 
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
 
Maison de l'International  
50 Esplanade de la Fraternité - 29200 Brest
 
Adresse postale:
245, Cours Aimé Césaire - 29200 Brest 
 
Permanence Mensuelle: 
2ème mardi du mois - 18h-19h
le Mouton à 5 pattes - rue Navarin, Brest
 
www.france-palestine.org
afpsbrest.wordpress.com
www.facebook.com/afps.brest
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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 06:00
Pierre Ouzoulias, sénateur PCF, dénonce l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers au Sénat
Le jeudi 13 décembre lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, Pierre Ouzoulias a interrogé Fr. Vidal sur l’augmentation des frais d’inscription des étudiants non communautaires dans les universités.
Vous trouverez ci-dessous le texte de sa question de 2mn ainsi que celui de la réplique à la réponse de la ministre.
Le lien vers la vidéo sur le site du Sénat (Pierre à partir de 15 :19 : 25) :   http://videos.senat.fr/video.968264_5c124c2a7a9aa.seance-publique-du-13-decembre-2018-apres-midi
 
Texte de la question : 
Le Sénat, à l’initiative du groupe des Républicains, avait voté un amendement en faveur de l’augmentation des droits d’inscriptions universitaires pour les étudiants non communautaires. Vous vous y étiez opposée, Madame la ministre, et en commission mixte paritaire, votre collègue M. Gabriel Attal, avait repoussé la mesure en déclarant : « les étudiants étrangers deviennent ensuite des ambassadeurs de la France dans leur pays et transmettent des valeurs ». Le premier ministre a annoncé, le mois dernier, que le montant de ces frais serait multiplié par seize pour la licence. Pourquoi votre Gouvernement a-t-il changé d’avis ?

La procédure Parcoursup a fait subir aux bacheliers des filières technologiques et professionnelles de graves discriminations. Notre groupe vous a demandé, à plusieurs reprises, de nous informer des modalités de sélection des dossiers par les universités. Malgré un avis favorable de la CADA, vous refusez toujours de nous les transmettre. Que voulez-vous nous cacher Madame la ministre ?

…...

Réplique après la réponse de la ministre :

Le budget du ministère des affaires étrangères ne comporte aucun crédit supplémentaire en faveur de l’augmentation des bourses. La communauté universitaire et les étudiants ne se satisfont pas de mesures techniques. Ils considèrent que l’annonce gouvernementale, sans aucune concertation, est un affront porté à la tradition universitaire française. Ils vous demandent de réaffirmer l’universalité de la pensée française et le rôle essentiel des universités pour en assurer la diffusion et l’abandon de toutes les mesures discriminatoires d’accès à l’enseignement supérieur.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 17:07

 

Le secrétaire national du PCF a dénoncé l’escroquerie de la fausse hausse du SMIC, soutenu les gilets jaunes et rappelé que leurs revendications sont portées par des députés à l’Assemblée nationale, mercredi lors d’une rencontre avec les journalistes parlementaires.

 

Fabien Roussel était l’invité de l’association des journalistes parlementaires, mercredi à l’Assemblée nationale. Interrogé sur l’attentat à Strasbourg et la poursuite du mouvement des gilets jaunes, le secrétaire national du PCF a appelé à « ne pas opposer les gilets jaunes aux CRS » et a rejeté l’argument sécuritaire visant à dire « rentrez chez-vous maintenant, il y a d’autres priorités ». « Si les gilets jaunes veulent occuper les ronds points jusqu’à Noël qu’ils les occupent et s’il faut siéger à l’Assemblée nationale en même temps j’y siégerais ! » a-t-il asséné, se disant solidaire du mouvement et « pleinement aux côtés des gilets jaunes », car les communistes « portent les mêmes revendications pour l’essentiel ».

Le député du Nord a noté que les gilets jaunes ont contraint l’exécutif à lâcher du lest. « Quand on se bouge, quand on se mobilise, quand on est déterminé, on peut quand même gagner. On le voit avec l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités (pour les pensions inférieures à 2000 euros par mois – NDLR). Mais la retraite n’est toujours pas indexée sur le coût de la vie ! » a-t-il lancé, avant de tancer le reste des miettes concédées par Emmanuel Macron. L’annonce de la hausse du SMIC a ainsi été qualifiée d’« énorme escroquerie », car il s’agit en réalité d’une hausse de la prime d’activité. « C’est incroyable ! C’est l’Etat qui se substitue aux entreprises pour verser un salaire aux travailleurs. Quelle injustice ! Et sur les 100 euros il n’y a aucune cotisation chômage et cotisation retraite, alors qu’une hausse véritable du SMIC et des salaires apporterait des milliards à la Sécurité sociale. »

Les combats à remporter sont encore nombreux

Bien que le gouvernement soit en train de se jouer des gilets jaunes, Fabien Roussel apprécie que l’exécutif ait démarré une forme de reculade, en plus de se montrer inquiet pour les réformes à venir. « Ça me plaît assez bien de voir un président de la République et des députés sous contrôle du peuple. Ça me plaît de les voir se demander si c’est opportun d’en remettre une couche avec une réforme des retraites », a-t-il observé, en souriant. Reste que les combats à remporter sont encore nombreux avant l’acte V des gilets jaunes et la manifestation de la CGT et de SUD le 14 décembre : retour et renforcement de l’ISF, suppression de la flat taxe et du CICE, véritable réforme fiscale avec l’instauration de nouvelles tranches progressives pour les particuliers et les entreprises, baisse de la TVA, encadrement des hauts salaires via une échelle et lutte véritable contre la fraude fiscale… les propositions communes des gilets jaunes et des communistes ne manquent pas.

Fabien Roussel a souhaité insister sur ce point, afin de rappeler que le Parlement n’est pas « monocolore ». « On a déposé une motion de censure du gouvernement avec les insoumis et les socialistes parce que c’est important de montrer aux Français qu’à l’Assemblée nationale on se bat aussi. C’est important de montrer que nous ne sommes pas tous pareil. Il faut que les gilets jaunes le sachent : ils ont des relais au Parlement. » De façon insuffisante, certes. L’élu a pointé ce paradoxe. « En 2005, le référendum sur le traité constitutionnel, 55% des Français votent contre. Puis 10% des députés votent contre (le traité de Lisbonne - NDLR). Le bug est le même aujourd’hui : 10% des députés déposent une motion de censure alors que 75% des Français soutiennent les gilets jaunes. »

« Si le PCF n’est pas assez sexy, qu’ils viennent !»

Sur la question de la crise des partis et des syndicats, le dirigeant a invité « les gilets jaunes et les Français à nous envahir, à nous bousculer. Si le PCF n’est pas assez sexy, qu’ils viennent ! On a besoin de partis, de syndicats et de débats politiques dans ce pays ». Puis il a renvoyé la crise des syndicats et la responsabilité des violences lors des manifestations au mépris des gouvernants des vingt dernières années. « Comment ça se fait que quand on fait grève comme les cheminots en étant soutenu par l’opinion publique et en annonçant les jours de grève à l’avance, on n’est pas écouté par le gouvernement ? Comment ça se fait que quand les retraités manifestent calmement à l’appel de toutes les organisations syndicales, ils ne sont jamais entendus par le gouvernement ? Je suis profondément meurtri par cette attitude de ceux qui n’entendent jamais. La responsabilité est de quel côté après ? De ceux qui bougent quand il y a le feu et qui ne font rien quand on manifeste dans l’ordre ! Même quand les syndicats sont tous unis, le gouvernement n’écoute pas. Alors comment on fait ? »

Le député a conclu en appelant à partager enfin des richesses de plus en plus captées par quelques uns, rappelant que le patrimoine taxable par les familles assujetties à l’ISF était de 1028 milliards d’euros en 2017. Il a depuis augmenté. « Il y a une dizaine d’années, ils étaient 4000 grandes fortunes dans le monde entier à détenir autant que la moitié de l’humanité. Ils tenaient dans un petit stade. Aujourd’hui ils sont 8. Ils tiennent dans un monospace. Les riches n’ont jamais été aussi riches ! »

 

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