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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 19:30

Fermeture de classes. La gauche s’insurge (Le Télégramme – 13 septembre 2018)
 

Les huit élus d’opposition de gauche à Morlaix s’insurgent contre la fermeture, à la rentrée, de quatre classes dans les écoles publiques morlaisiennes. « Voilà l’école de la réussite de tous dans le « nouveau monde ». C’est une sinistre plaisanterie ! », écrivent-ils.

Dans son communiqué, l’opposition tient à manifester « sa solidarité vis-à-vis des enfants, des parents d’élèves, des enseignants et personnels des établissements touchés par la purge sans précédent que l’inspection académique, et par là le ministère, a infligé à quatre de nos écoles publiques : Jaurès, Corentin-Caër, et surtout Gambetta et Émile-Cloarec ». Concernant cette dernière, qui aura des classes à quadruple niveau, « du délire », elle pointe le risque de condamner l’école publique de Ploujean, « que la mairie a soutenu, depuis des années, dans un contexte difficile et qui est importante à conserver dans ce village de Morlaix ». Estimant que toute la place est faite à l’école privée, les élus de gauche rappellent qu’à Gambetta, il y aura aussi une classe à triple niveau, avec 33 enfants.

« Mépris » pour l’école de la République

« N’est-ce pas du mépris ?, s’interrogent-ils. Le mépris du travail de l’équipe enseignante, le mépris des familles qui continuent à faire le choix de la mixité sociale et de l’école de la République, le mépris des enfants de ce quartier populaire ». Selon eux, l’éducation, et l’école, maternelle et primaire, doivent être des priorités absolues (…). Si le Président Macron faisait moins de cadeaux fiscaux aux grosses entreprises et aux plus riches, il trouverait des moyens pour donner des ambitions et des capacités à remplir ses missions à l’école publique (…). Qu’en pense notre députée, extrêmement silencieuse sur ce sujet, comme sur la suppression des emplois chez Hop ! Morlaix, la crise à l’hôpital et tant d’autres dossiers ? A-t-elle été élue pour voter des budgets qui détériorent profondément les services publics ? »

 

 

 

Quatre classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes, des écoles fragilisées, avec des classes à gros effectifs et à plusieurs niveaux. 

 

Voilà donc l'école de la réussite de tous dans le « nouveau monde » de Macron ?

 

Une sinistre plaisanterie !

 

L'opposition de gauche à Morlaix tient à manifester sa solidarité vis-à-vis des enfants, des parents d'élèves, et des enseignants et personnels des quatre écoles touchées par la purge sans précédent que l'inspection académique (avec les moyens réduits alloués par le rectorat, et en dernier ressort, par le ministère de l'éducation – éducation sélective et à géométrie variable plus que nationale désormais...) a infligé à quatre de nos écoles publiques : Jaurès, Corentin Caër, et surtout Gambetta et Emile Cloarec à Ploujean, ces deux dernières écoles qui sont grandement fragilisées par ces décisions de l'inspection académique.

 

Malgré la mobilisation des parents et personnels pour des moyens permettant la réussite de tous les enfants dans des écoles populaires, maintenir les suppressions annoncées des 3 postes dans les écoles de Jaurès, Corentin Caër et Gambetta ne suffisait pas.

 

Morlaix n'était pas assez sacrifié comme cela !

 

Il a fallu que l'inspection académique aille plus loin et ferme une des trois classes à Emile Cloarec, prenant le risque de condamner l'école publique de Ploujean, qui dispose pourtant d'installations excellentes, que la mairie a soutenu depuis des années dans un contexte difficile et qui est importante à conserver dans ce village de Morlaix.

 

A croire qu'on veut laisser toute la place à l'école privée ! Comment les parents vont-ils pouvoir s'accommoder de classes à quadruple niveau ! C'est du délire.

 

Et à Gambetta, une classe à triple niveau avec trente-trois gamins, dont beaucoup pour qui l'école peut-être le vecteur essentiel de réussite, est-ce bien raisonnable ?

 

N'est-ce pas du mépris ? Le mépris du travail de l'équipe enseignante, le mépris des familles qui continuent à faire le choix de la mixité sociale et de l'école de la République, le mépris des enfants de ce quartier populaire.

 

Pour les élus de gauche à Morlaix, l'éducation, et l'école maternelle et primaire, sont des priorités absolues pour une société qui fonctionne bien, avec des futurs citoyens libres, éclairés, responsables et intégrés, capables de choisir leur destin.

 

Si Macron faisait moins de cadeaux fiscaux aux grosses entreprises et aux plus riches, il trouverait des moyens pour donner des ambitions et des capacités à remplir ses missions à l'école publique, pour intégrer les ULIS dans des conditions convenables, faire progresser tous les jeunes.

 

Qu'en pense Madame la députée Sandrine Le Feur, extrêmement silencieuse sur ce sujet là comme sur la suppression des emplois chez Hop ! Morlaix, la crise à l'hôpital et tant d'autres dossiers ? A t-elle été élue pour voter des budgets qui détériorent profondément les services publics et pour enfiler des perles?

 

Les 8 élus d'opposition de gauche au conseil municipal de Morlaix:

 

Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 19:34
Les membres du Comité de défense de l'hôpital de Morlaix ont tenu un stand toute la journée du 8 septembre 2018 au Forum des Associations

Les membres du Comité de défense de l'hôpital de Morlaix ont tenu un stand toute la journée du 8 septembre 2018 au Forum des Associations

Le comité de défense de l'hôpital public de Morlaix a participé samedi au forum des associations à Morlaix le samedi 8 septembre. 
 
De leur avis unanime, les huit adhérents qui ont assuré la présence du comité tout au long de cette journée en ont eu un très bon ressenti.
 
Le contact de la population avec le comité  a été excellent.
 
Deux nouvelles adhésions ont été réalisées et 279 signatures de la pétition recueillies.
 
Cela porte désormais le total des signatures à 11 035.
 
Lors du CA de mercredi 12 septembre, qui je vous le rappelle aura lieu au bourg de Plouigneau à 18 h (salle de l'espace Coatanlem), nous en ferons, notamment, le point .
 
D'ici là d'autres pétitions qui sont encore en cours de circulation dans des commerces pourront être remontées.
 
Merci encore à chacune et à chacun de son implication
 
 
Roger Héré
Le comité de défense du centre hospitalier public de Morlaix présent au forum des associations le samedi 8 septembre - Plus de 11 000 signatures recueillies pour une réouverture urgente de la cardiologie
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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 19:13
Vieillir est une chance ... et pourtant! Pour le respect et la dignité: combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, à domicile: débat le dimanche, 11h, à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité
Vieillir est une chance ... et pourtant! Pour le respect et la dignité: combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, à domicile: débat le dimanche, 11h, à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité
Vieillir est une chance ... et pourtant! Pour le respect et la dignité: combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, à domicile: débat le dimanche, 11h, à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité
Vieillir est une chance ... et pourtant! Pour le respect et la dignité: combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, à domicile: débat le dimanche, 11h, à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité

Vieillir est une chance... et pourtant! 
Débat sur l'âgisme, la situation des personnes âgées à domicile et en EHPAD à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma dimanche 16 septembre à 11H avec Olivier Dartigolles, Pascal Chamvert, Bernard Spitz. Animé par Christiane Caro de l'atelier citoyen santé PCF-Front de Gauche Bretagne. Un débat qui s'annonce passionnant et prolongera le débat du 8 mars à St Brieuc qui avait réuni 80 personnes.

Débat Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: l'Humain d'abord organisé par l'atelier citoyen-santé du PCF à St Brieuc avec Olivier Dartigolles, Patrick Courantin, Jean-Charles Sacchi: 80 personnes et des échanges passionnants (photos et compte rendu)

 

Débat Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: l'Humain d'abord organisé par l'atelier citoyen-santé du PCF à St Brieuc avec Olivier Dartigolles, Patrick Courantin, Jean-Charles Sacchi: 80 personnes et des échanges passionnants (photos et compte rendu)

Vieillir est une chance ... et pourtant! Pour le respect et la dignité: combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, à domicile: débat le dimanche, 11h, à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité
Vieillir est une chance ... et pourtant! Pour le respect et la dignité: combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, à domicile: débat le dimanche, 11h, à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité
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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 15:23

Depuis plusieurs mois, nous menons la campagne avec nos parlementaires sur les questions de l’hôpital avec notamment le tour de France des hôpitaux et établissements (Ehpad ).

Nous allons poursuivre cette bataille dans les semaines à venir pour exiger un véritable plan d'urgence pour l'hôpital et pour un budget de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins de santé dans notre pays.

 

La Fête de l'Humanité sera l'occasion de faire grandir cette campagne, notamment

 

au stand du Conseil national (place Maurice Audin),  rendez- vous avec les parlementaires et les militant·e·s, acteurs·trices de cette campagne : le samedi 15 septembre  à 19h (ci-dessous, l'invitation à faire circuler).

De nombreux débats sont annoncés dans les stands des régions et fédérations, merci de nous en informer.

Enfin, pour rendre visible cette campagne, le clip État d'urgence en soutien aux luttes de l'hôpital public est disponible. N'hésitez pas à le partager, à liker et commenter. 

 

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 15:18
Transports. Avec la gratuité, en route vers un droit universel à la mobilité: une proposition de loi soutenue par les députés communistes (L'Humanité, 11 septembre 2018)
Transports. Avec la gratuité, en route vers un droit universel à la mobilité

La gratuité des transports publics fait son coming out. Dans quelque 38 villes et agglomérations françaises, le plus souvent de taille moyenne – seules Aubagne, Niort et Dunkerque dépassent 100 000 habitants – on se déplace aujourd’hui sans payer. Mais certains poids lourds, comme Paris et Clermont-Ferrand, ont mis la chose à l’étude et pourraient bientôt basculer. C’est dans ce contexte que se sont tenues les premières Rencontres des villes du transport gratuit, les 3 et 4 septembre à Dunkerque – elle-même passée à la gratuité totale le 1er de ce mois, après trois ans d’expérimentation sur les week-ends.

«  L’enjeu est de sortir le transport collectif de l’approche marchande»

C’est aussi ce moment qu’a choisi le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale pour déposer une proposition de loi « visant à encourager la gratuité des transports collectifs urbains et périurbains ». André Chassaigne, lui-même député du Puy-de-Dôme, porte ce texte : « Il y a une extrême urgence climatique, explique-t-il. Le transport est responsable de 29 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Or, les expériences de gratuité des transports collectifs montrent que cela fait baisser les déplacements en voiture. » Mais le président du groupe GDR voit plus loin : « L’enjeu est de sortir le transport collectif de l’approche marchande, de la recherche de profits. » La gratuité « permet de l’inscrire comme un droit universel ».

Un droit qui, là où il est d’ores et déjà effectif, fait litière des doutes et des oppositions. « Quand la gratuité est là, ne comptez pas revenir dessus ! » avertissait ainsi, à Dunkerque, Gil Avérous, l’actuel maire (LR) de Châteauroux, ville pionnière de la gratuité depuis 2001. De fait, la gratuité entraîne logiquement une hausse de la fréquentation : elle a triplé à Châteauroux comme à Aubagne… Dans cette dernière agglomération, il s’agit à 35 % de report modal, soit 5 000 autos et motos de moins par jour. La baisse du trafic réduit la pollution, mais aussi les coûts de voirie. Surtout, elle permet de commencer à repenser la place de la voiture dans la ville : élargissement des trottoirs, réduction des places de stationnement, pistes cyclables, verdissement…

« Cela entraîne une nouvelle culture des transports et de l’espace public en général », explique Cyril Cineux, adjoint (PCF) au maire de Clermont, chargé des transports. Ce grand promoteur de la gratuité, qui a beaucoup travaillé sur la proposition de loi, combat l’idée selon laquelle elle entraînerait une hausse des incivilités : « C’est le contraire ! La hausse de la fréquentation accroît le contrôle social dans les véhicules, et la gratuité permet à tout le monde de s’approprier les transports en commun. Et on n’a pas envie d’abîmer ce qui nous appartient. » Pour les habitants des périphéries, la gratuité devient synonyme de droit à la ville, de recul de l’isolement et de la relégation. Ce qui contribue à redynamiser les centres-villes, où les familles peuvent plus facilement venir dépenser l’argent économisé dans les transports : un vrai cercle vertueux.

Parmi les questions principales des élections municipales 2020

Mais la gratuité a un coût, puisqu’elle élimine une partie des ressources (les titres de transport) d’un service qui doit être maintenu – et même développé, avec la hausse de la fréquentation qui s’ensuit. Mais ce coût n’est pas si élevé : dans la plupart des « villes gratuites », la billetterie ne couvrait qu’une part assez faible (entre 10 % et 20 %) du coût du service. À Clermont, Cyril Cineux a fait ses comptes : « Cela nous coûterait 15 millions d’euros, soit 15 % du budget. En évitant le changement prévu du système de billettique, on rattrape déjà 8 millions. En montant le versement transport des entreprises au maximum autorisé, soit 2 % pour une ville comme la nôtre (contre 1,8 % aujourd’hui), on gagne entre 7 et 8 millions. Mais la gratuité entraînerait un besoin d’investissement supplémentaire de 5 à 6 millions. Même avec l’aide de la région et du département, le compte n’y est donc pas. C’est qu’il y a un absent dans ces possibilités de financement : l’État. » C’est ici qu’intervient la proposition de loi : « Nous avons voulu appuyer le volontarisme des collectivités face au premier des blocages : le financement », explique André Chassaigne. Le texte avance quatre mesures principales : un taux bonifié du versement transport pour les collectivités passant à la gratuité, qui monterait à 1 % en deçà de 100 000 habitants et à 2,15 % au-delà. Cette mesure serait assortie d’un retour au seuil de 9 salariés pour les entreprises assujetties, au lieu de 11 salariés depuis 2016. Troisième mesure : devenue sans objet avec la gratuité, la prise en charge par les employeurs de 50 % des frais de transport de leurs salariés verrait son montant bénéficier directement aux collectivités. Enfin, outre des dispositions favorisant l’investissement, le texte envisage une taxe spécifique sur les surfaces de stationnement. Quel que soit l’avenir de ce texte, dont le député espère qu’il bénéficiera d’une prochaine « niche » parlementaire, pour Cyril Cineux, une chose est certaine : « La gratuité des transports sera un des enjeux principaux des municipales de 2020. La gauche ne doit plus tarder à s’en emparer. »

Olivier Chartrain avec J. H.
Transports. Avec la gratuité, en route vers un droit universel à la mobilité: une proposition de loi soutenue par les députés communistes (L'Humanité, 11 septembre 2018)
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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 14:58
Rencontre événement à la fête de l'Humanité pour la libération des enfants palestiniens sur le stand de la fédération PCF de Seine St Denis avec Leila Shahid, Khaled Qusmar, Nurit Peled-Elhanan, Nathalie Simonnet et Henriette Zoughebi

 Rencontre événement à la La Fête de l'Humanité 2018! 
Pour la libération des enfants palestiniens emprisonnés en Israël. 
👉Samedi 15 septembre // 14h30 // Stand de la fédération PCF 93 
Avec 
- Leila Shahid, qui fut déléguée générale de Palestine en France et marraine de la campagne
- Khaled Qusmar,de l’association internationale de défense des droits des enfants en Palestine, venu des territoires occupés
- Nurit Peled-Elhanan, venue d’Israël, universitaire israélienne, prix Sakharov 
Et pour animer la campagne, 
Nathalie Simonnet, secrétaire du PCF93, et Henriette Zoughebi, créatrice du Salon du livre de jeunesse de Montreuil

✌️✌️POUR QUE CES 350 ENFANTS SORTENT MAINTENANT DES PRISONS
ISRAËLIENNES!
Le respect des droits des peuples, celui des droits humains passent par le respect des droits des enfants.

Rencontre événement à la fête de l'Humanité pour la libération des enfants palestiniens sur le stand de la fédération PCF de Seine St Denis avec Leila Shahid, Khaled Qusmar, Nurit Peled-Elhanan, Nathalie Simonnet et Henriette Zoughebi
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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 13:11
L'éducation en débat à la fête de l'Humanité (réseau école du PCF)
La Fête de l’Humanité, c’est le week-end prochain !
Comme chaque année, on y débattra des grands enjeux politiques de la rentrée. Le réseau école et la revue Carnets rouges y organisent deux débats :
Quelques idées communistes pour l’école. Samedi à 13h sur stand de la Mayenne
Débat proposé par Carnets rouges. Les questions d’éducation occupent une place centrale dans tout projet de société. La perspective communiste n’est envisageable que si l’ensemble du corps social s’en empare.
Avec la participation de Élisabeth Bautier, sociologue et chercheuse en sciences de l'éducation à l'UNiversité Paris 8, Annick Davisse, inspectrice pédagogique retraitée, et Paul Devin, secrétaire du SNPI-FSU. Animé par Christine Passerieux, rédactrice en chef de Carnets rouges.
À qui profite le mérite ? Dimanche à 11h sur le stand du Loiret
En cette rentrée 2018, le réseau école du PCF fait campagne contre l’idéologie du mérite et de la concurrence qui vise à soumettre l’école à la loi du marché. Que se cache-t-il derrière la promotion actuelle du mérite ? Où placer la valeur du mérite pour viser l’émancipation de l’individu et ne pas en faire un outil de la concurrence entre les individus ?
Avec la participation de Paul Devin, secrétaire du SNPI-FSU. Animé par Christian Foiret, membre de la commission d'animation du réseau école.

 

Et bien d’autres débats aborderont les questions éducatives :
- Samedi, 11h30 au Village du livre: table ronde de l’Institut de recherches de la FSU autour des ouvrages Socialisme et éducation et Nouveau Management public. Avec Gilles Candar et Evelyne Bechtold-Rognon.
- Samedi, 14h30, stand PCF Paris 12 : débat du collectif Arago, Retour sur la mobilisation contre la sélection à l'université : perspectives et avenir. Avec le collectif Arago, Nicolas Bonnet Ouladj (Président du groupe communiste - Front de gauche au conseil de Paris) et Olivier Ritz (maître de conférence à l'université Paris Diderot, SNESup).
- Samedi, 15h, Espace Bretagne. Débat du MJCF. Parcoursup: inégalités d’accès à l’enseignement supérieur. Avec Camille Lainé, secrétaire national du MJCF, Yann Le Pollotec, membre de l’exécutif national du PCF en charge de la révolution numérique,  Jean-Marc Clery, responsable de la FSU Bretagne, Pierre Ouzoulias, sénateur PCF.
- Samedi, 16h, stand des Lilas : Disparition de la médecine scolaire, une fatalité ? Débat organisé par la section PCF des Lilas.
- Dimanche, 11h, stand PCF Paris 13: Parcoursup, machine à inégalités sociales et territoriales. Avec Fatiha Aggoune (VP du 94), Jean-Noël Aqua (conseiller de Paris), Louis Boyard (UNL), Majdi Chaarana (UNEF), Pierre Chantelot (SNESUP), Antoine Guerreiro (UEC), Claire Gueville (SNES), Pierre Ouzoulias (sénateur).
- Dimanche, 14h, Stand de l’Essonne. Parcoursup : la sélection à l’université. Avec la participation de Nicolas Ferey, maître de conférences à l'Université Paris Sud , Antoine Guerreiro, secrétaire national de l'UEC, Pierre Ouzoulias, sénateur PCF.
 
Retrouvez la liste des débats sur l’éducation sur le site du réseau école : http://reseau-ecole.pcf.fr/108095 
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 19:36
Une embuscade dans les Aurès d'Anne Guillou: Lorsque les pères enterrent leurs fils (Didier Gourin, Ouest-France, 4 septembre 2018)
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 19:23
Roberto Saviano: Comme Salvini, Macron criminalise la solidarité avec les migrants (entretien avec Pascale Pascariello de Médiapart, 10 septembre 2018)
Roberto Saviano: «Comme Salvini, Macron criminalise la solidarité avec les migrants»
 PAR 

Dans un entretien accordé à Mediapart, le journaliste et écrivain Roberto Saviano revient sur la situation politique en Italie et les positions « néofascistes » de Matteo Salvini, ministre de l’intérieur. Il dénonce la politique migratoire de l’Union européenne qui participe, selon lui, à la montée des extrêmes.

Principal opposant à Matteo Salvini, Roberto Saviano ne cesse depuis la nomination au gouvernement du leader de la Ligue, parti d’extrême droite, d’alerter sur ses dérives néofascistes. Comme nous le relations dans un précédent article, il est le premier, en Italie, à avoir dénoncé les propos xénophobes et les initiatives du ministre de l’intérieur contre les migrants. Sur les réseaux sociaux et dans les médias italiens, il fustige la propagande anti-migrants de Matteo Salvini, faite de « mensonges et de fake news »

Il s’inquiète des réponses apportées par l’Union européenne contre les souverainistes, de la politique migratoire, sécuritaire et d’austérité économique, creusant les inégalités, qu’elle met en œuvre. Surnommé par Roberto Saviano, « Ministro della malavità », ministre du « milieu », de la « mafia », Matteo Salvini a annoncé avoir déposé plainte en diffamation contre lui.  

L’écrivain antimafia (auteur notamment de Gomorra : Dans l'empire de la camorra et deExtra pure : Voyage dans l'économie de la cocaïne)  ne s’en émeut pas. « Je suis fier de figurer parmi ses ennemis. Retirons à Matteo Salvini la possibilité de continuer à semer la haine. Qui ne le fait pas maintenant sera coupable pour toujours. » 

Dans l’optique des prochaines élections européennes en mai 2019, Matteo Salvini tisse des alliances avec l’extrême droite, en recevant par exemple, le 28 août, Viktor Orbán, premier ministre ultraconservateur hongrois. Il prend pour cible Emmanuel Macron. L’Europe d’Emmanuel Macron et Angela Merkel peut-elle faire rempart à celle d’extrême droite de Salvini-Orban ? 

Roberto Saviano. Face à Matteo Salvini, Viktor Orbán, et à tous ceux que l’on peut qualifier de « souverainistes », l’Union européenne, dont le destin est dans les mains d’Angela Merkel et Emmanuel Macron, n’a qu’une seule voie possible : défendre une politique migratoire tournée vers l’accueil et respectant des exigences de solidarité.

Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Ils ont fait le choix d’une politique migratoire sécuritaire et très restrictive. Nous l’avons vu avec le Diciotti, navire des garde-côtes italiens [dont le débarquement des passagers était bloqué par Matteo Salvini, dans le port de Catane, en Sicile] et les négociations interminables entre les pays européens pour accueillir 177 migrants. Emmanuel Macron offre à Matteo Salvini la possibilité de dire : « Vous me critiquez mais vous faites la même chose. »

À l’issue de sa rencontre avec Orbán, Salvini déclare : « Sur l’immigration, nous demandons la collaboration aux pays frontaliers, à commencer par la France. [Emmanuel Macron] passe son temps à donner des leçons aux gouvernements étrangers alors qu’il devrait être le premier à faire preuve de solidarité en rouvrant la frontière à Vintimille. »

Si le président français ne s’impose pas en tant qu’avant-garde d’un nouveau modèle de gestion des flux, il restera un gestionnaire critiquable par les populistes et il sera jugé sur cela. 

Cette histoire, celle de la Méditerranée, des migrants, c’est toute l’histoire de l’incapacité des gouvernements dits de gauche qui ont reproduit la même politique que la droite. C’est une histoire pas seulement italienne mais européenne. Les gouvernements sociaux-démocrates ont adopté la même politique que la droite en se disant :« Nous n’allons pas nous faire battre par la droite et pour cela nous allons devenir tout aussi intransigeants. »

En Italie, Matteo Salvini a poursuivi l’œuvre de Marco Minniti, ministre de l’intérieur du gouvernement précédent (Parti démocrate). Il a lui-même annoncé sa volonté de fermer les ports italiens et a négocié en Libye avec des milices pour retenir les migrants. Ces accords ont contribué à ce que certains ex-trafiquants deviennent des garde-côtes. Mais cela n’est pas seulement l’œuvre de Marco Minniti, c’est celle de l’Union européenne. 

Les négociations entre l’Italie et la Libye ont été rendues possibles parce que précédemment l’Allemagne avait passé un accord avec la Turquie pour fermer la route des Balkans. En 2016, la Turquie a reçu de l’Union européenne près de 6 milliards d’euros sur trois ans, et la Libye, 800 millions d’euros pour bloquer les flux migratoires. 

Les États européens auraient pu introduire des visas, stabiliser des routes légales pour éviter que les flux migratoires ne passent par des pays comme la Libye, mais c’est tout le contraire. L’Europe ne donne plus de visas à l’Afrique, encore moins à l’Afrique subsaharienne. 

Ce qui signifie que l’Union européenne n’a pas facilité les voies légales de l’immigration mais a contribué à renforcer in fine les trafics de migrants et la clandestinité. 

La France criminalise la solidarité, comme le fait le gouvernement Salvini-Di Maio [vice-président du Conseil et leader du Mouvement Cinq Étoiles]. Je pense, par exemple, à Benoît Ducos, ce guide de montagne, interpellé par la police française en mars pour avoir porté secours à une migrante enceinte à la frontière franco-italienne. Si l’Europe d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel continue cette politique migratoire, elle ne sera en rien différente de celle des souverainistes, Matteo Salvini et Viktor Orbán. C’est bien ce qui se passe maintenant. Et c’est terrible. 

La société civile et ceux qui, en France, pensent qu’Emmanuel Macron pourrait être un rempart face à l’extrême droite du Rassemblement national, doivent défendre l’idée selon laquelle le gouvernement ne sera pas jugé sur le nombre de migrants qu'il aura réussi à rejeter, ou sur la peur de l’étranger qu’il aura alimentée – d’autant que sur ce terrain, ses adversaires politiques sont bien plus habiles et directs –, mais au contraire sur les droits qui auront été donnés aux migrants. Parce que donner des droits aux autres, c’est en rajouter à ceux qui en ont déjà et non en soustraire. 

Aujourd’hui, la situation est telle que l’Union européenne fait le jeu de Matteo Salvini, qui peut dire : les Français et les Allemands rejettent les migrants. Pour Matteo Salvini, la situation est parfaite. Elle laisse libre cours à sa propagande, voire lui donne de quoi se nourrir.

 

Le Mouvement Cinq Étoiles reste dans l’ombre de la Ligue sur les questions migratoires et la propagande de Matteo Salvini occupe la scène médiatique, en occultant de la sorte les problèmes économiques du pays. Vous déconstruisez quotidiennement les fausses informations sur l’immigration véhiculées par Matteo Salvini. Mais pour le moment, votre discours semble inaudible… 

L’Italie est dévastée par des décennies de berlusconisme, d’anti-berlusconisme et de récession. Les partis classiques, de droite comme de gauche, ont perdu toute crédibilité et la politique a laissé place à la communication politique, la vulgarisation. Les Italiens sont écrasés par cette communication qui se fait dans les émissions de télévisions et sur les réseaux sociaux. C’est l’ère de la surenchère, de la provocation et non plus de la réflexion. Celui qui harangue les foules, qui attise la colère des citoyens est assuré d’occuper le devant de la scène. Le bouc émissaire est tout trouvé : le migrant. 

Cette réalité n’est pas propre à l’Italie. L’Europe a commis les mêmes erreurs de communication. Les migrants sont pris comme variable ajustable des politiques économiques néolibérales au niveau européen. La France, l’Allemagne vivent des crises comparables à l’Italie mais la différence est que ces pays ont encore une administration, une cohésion sociale. L’Italie s’écroule et le pont de Gênes en est un triste symbole. Après vingt ans de berlusconisme, par la suite Monti et Renzi (Parti démocrate) n’ont pas su faire mieux. Ces années de médiocrité et d’incompétence ont précipité le pays dans une corruption sans fin, sans garde-fous possibles. 

Vous faites référence aux politiques d’austérité et pointez du doigt une responsabilité européenne. 

J’ai toujours peur de faire la comparaison avec les années vingt du siècle dernier, mais il est vrai que la ressemblance est impressionnante car à la suite de la faillite des politiques socialistes, les droites radicales héritent de la rage, de la colère des peuples. 

On le voit au niveau européen avec les politiques d’austérité qui n’ont contribué qu’à précariser le travail avec toujours des inégalités plus grandes. Si l’Europe devient un magma économique, nous n’avons plus d’espoir. Elle a oublié l’Italie, pourtant l’un de ses pays fondateurs. Le sud de l’Italie, dont la situation économique et institutionnelle est comparable à celle de pays comme la Tunisie, se situe déjà en dehors de l’Europe.

Dans la meilleure des hypothèses, l’Europe est devenue une communauté qui essaie de conserver son niveau de démocratie minimal, acceptable, afin d’éviter des dérives autoritaires et des conflits et, dans le pire des cas, elle reste un pacte économique qui tient mal. 

De mon point de vue, le cœur du désastre politique européen est dans le systèmeoffshore. Chaque pays a son coffre-fort. La France a le Luxembourg, l’Espagne a l’Andorre, l’Allemagne le Liechtenstein, tout le monde a la Suisse et jusque récemment la capitale du recyclage mondial est Londres. 

Qu’est-ce que cela signifie ? Que ce ne sont que les « idiots » qui paient leurs impôts. Car toutes les multinationales passent par des paradis fiscaux. L’Union européenne laisse perdurer, voire favorise cette évasion fiscale. Bien sûr d’autres politiques sont possibles. On aurait pu faire des accords avec les entreprises, conditionner les remises fiscales à l’investissement. Mais non, c’est une tout autre voie qui a été choisie. 

Ce système participe forcement à la montée des extrêmes qui peuvent facilement s’emparer de la colère et de la frustration des populations. En Italie comme en France, les partis classiques de droite et de gauche sont moribonds. 

En Italie, le Mouvement Cinq Étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini se déclarent « ni de droite ni de gauche ». Ce n’est rien d’autre qu’une logique de droite et c’est dangereux. D’ailleurs, Matteo Salvini est en train de faire une OPA sur le Mouvement Cinq Étoiles et se rapproche des argumentations néofascistes, référence idéologique qu’il apprécie et affiche. 

Ce combat que vous livrez contre Matteo Salvini a pris la forme d'un face-à-face. Le risque est de conforter le ministre de l'intérieur dans le rôle du tribun d’un fantasmatique peuple en colère contre celui supposé de l’intelligentsia. 

En Italie, certains disent que la bataille entre Matteo Salvini et moi est une affaire personnelle. Je le sais et je le revendique. Parce que Salvini n’est pas un adversaire politique car c'est un ennemi de la démocratie. Il en compromet les règles par sa parole et par ses actes.

Dans l'état actuel des choses, je ne prétends pas parler à ceux de l’autre camp, acquis à la Ligue. Aujourd’hui la priorité, c’est de reconstruire un discours partagé et une communauté de ceux qui s’opposent à cette politique anti-immigrés. Il s’agit de renouer les fils d’une gauche orpheline que le Parti démocrate ne représente plus du tout. La partie démocratique du pays est tellement dispersée qu’il faut d’abord la ressouder. Et seulement par la suite, une fois ce travail urgent fait, on pourra avoir l’ambition de proposer une alternative à l’inévitable déception que le gouvernement Salvini-Di Maio produira sur les classes populaires qui, à ce jour, le soutiennent.

Vous avez surnommé Matteo Salvini le « ministre du milieu », propos pour lesquels il vous poursuit en diffamation et déclare : « J’accepte toutes les critiques, mais je ne permets à personne de dire que j’ai aidé la mafia, une merde que je combats de toutes mes forces (…) » Quelle relation entretiennent Matteo Salvini et la Ligue avec la mafia ? 

Salvini tente de discréditer mes propos et de me réduire au silence. Mais ce n’est pas sa plainte qui me fera taire. 

« Ministre du milieu », c’est en référence à une expression employée par Gaetano Salvemini pour dénoncer le clientélisme, l’affairisme. [Gaetano Salvemini, homme politique, antifasciste, engagé dans la lutte contre la corruption, avait dénoncé, en 1910, la collusion entre les entreprises et les hommes politiques en particulier dans le Sud.]  

Matteo Salvini a tout d’un « ministre du milieu ». Il excelle dans l’art de la manipulation à travers des mécanismes horripilants de spéculations sur les migrants, qui ne peuvent se défendre. Il joue avec la colère populaire qu’il attise en les abreuvant d’une propagande faite de mensonges. Et il détourne ainsi toute l’attention des Italiens de thèmes centraux, économiques et sociaux, au cœur même de leurs préoccupations quotidiennes, en proposant une solution à tous leurs problèmes : le migrant. 

Il ne peut le faire au niveau économique puisque ses propositions avantagent les entreprises et les plus favorisés. [Lors de la campagne électorale, la Ligue défendait une réforme fiscale pour alléger les impôts dont les principaux bénéficiaires étaient les plus privilégiés et proposait une amnistie fiscale pour les fraudeurs.]

 

L’autre raison pour laquelle j’ai utilisé cette expression tient précisément à l’affairisme de l’extrême droite. La Ligue est l’héritière de ce qu’a été la Démocratie chrétienne, et ensuite Forza Italia, dans le vote mafieux. Dans les territoires où la mafia parvient à détourner les votes, la Ligue est le parti de référence.  

Les déclarations de Matteo Salvini concernant son prétendu combat contre la mafia sont de purs mensonges. 

Lors de sa campagne, il s’est rendu à Rosarno, l'un des fiefs de la mafia, en Calabre, où il a remporté la majorité des suffrages. Dans ses meetings, on retrouvait les membres de la famille Pesce, famille historique de la 'Ndrangheta, mafia calabraise. Vincenzo Gioffrè, l’élu de la Ligue à Rosarno, a fait des affaires, via ses sociétés avec les membres du clan Pesche et du clan Belloco. Je pourrais multiplier les exemples à l’infini tant les rapports entre la Ligue et la 'Ndrangheta sont décennales. 

Qui sont ceux qui exploitent vraiment les migrants ? Les mafias. Tout d’abord, les mafias libyennes et syriennes gèrent leur traversée. Mais sur le territoire italien, en particulier dans le Sud, ils travaillent sous la mainmise des « caporali », des « caporaux », recruteurs de « main-d’œuvre », au service d’exploitants agricoles. Ce système informel et parallèle, pilier de la récolte des tomates, est lié aux organisations criminelles. Si Salvini a à cœur, comme il le déclare, le destin des migrants, il s’intéresserait au sort de ces travailleurs, issus de l’immigration, abandonnés entre les mains de ces « caporaux » et utilisés comme esclaves dans les campagnes. La mafia gère toute la filière, de leur recrutement à la gestion des camps où ils dorment. 

Il existe une loi contre ce système mais Salvini ne fait rien bien sûr pour l’appliquer. 

L’exemple de Riace est tout aussi édifiant. Situé au cœur du trafic de cocaïne de la région de Locride, ce village de Calabre a été déserté par ses habitants. À la fin des années quatre-vingt-dix, un maire génial, Mimmo Lucano, commence à accueillir des migrants qui ont reconstruit les maisons abandonnées, qui ont redonné vie à Riace, où il n’y a aucun ghetto. C’est un exemple d’humanité et de cohésion sociale qui rend possible une politique migratoire tournée vers l’accueil. 

Que fait Salvini ? En déplacement dans les terres de la 'Ndrangheta, il déclare que Mimmo Lucano est « un nul », et qu’il ne se rendra à Riace qu’une fois que le maire aura changé. Salvini a annoncé qu’il couperait les fonds du système de protection pour demandeurs d’asile et réfugiés (Sprar), aide économique nécessaire au fonctionnement de Riace. Là encore, le gouvernement précédent (Parti démocrate) avait ouvert la voix en mettant fin aux aides du Centre d’accueil extraordinaire (CAS).

Comme vous le signalez, les politiques des gouvernements précédents ont préparé le terrain aux extrêmes, en Italie comme en Europe… 

Matteo Salvini est la réponse aux politiques migratoires et néolibérales des gouvernements précédents. 

Il faut que les pays membres de l’Union européenne changent radicalement de politique, sans cela ils ne parviendront pas à endiguer la montée des néofascistes, des souverainistes. Il faut, notamment, régulariser les immigrés clandestins et réfléchir à une réglementation sur les visas en cessant de donner de l’argent aux mafias libyennes. Ces fonds, reversés à de véritables geôliers, pèsent sur notre budget. Il faut que tous les pays européens s’engagent sur une politique commune d’accueil. Sans cela, nous verrons arriver au pouvoir d’autres « Salvini » ou « Orbán ».

Mais l’Europe s’est déjà faite à l’idée que l’Italie était perdue. Le chef de l’État français a parlé d’« irresponsabilité et de cynisme » concernant le refus de Salvini d’accueillir les migrants, un autre membre de son parti [Gabriel Attal, le porte-parole de La République en marche] a déclaré que la position de Salvini le faisait « vomir ». Là encore, il ne s’agit pas de politique mais de communication qui peine à cacher finalement que ni la France, ni l’Union européenne n’ont su mieux faire. 

L’Union européenne a enterré la vision politique du manifeste de Ventotene et de ses pères fondateurs. Rappelons que dans ce manifeste, il était question de faire barrage aux dérives fascistes. Plus de 70 ans après, l'Union européenne doit trouver une réponse face aux dangers des néofascistes, des « souverainistes ».

[Le manifeste de Ventotene, écrit en juin 1941, défend un fédéralisme européen. Déportés sur l’île de Ventotene pour leur combat contre le fascisme, ses auteurs, Altiero Spinelli, Ernesto Rossi et Eugenio Colorni, prônent une « révolution européenne » pour dépasser la « crise de civilisation moderne », révolution qui doit être sociale afin de permettre l’émancipation de la classe ouvrière et garantir de meilleures conditions de vie.] 

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 19:19
photo Le Télégramme

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Selon l’intersyndicale de Hop !, « l’anéantissement du site de Morlaix se poursuit lentement, mais sûrement », car 23 postes y sont menacés. Annonce qui a été faite le 30 août, lors du dernier comité d’entreprise de la compagnie. « Quand est-ce que cette hémorragie va s’arrêter ? », s’interrogent les syndicats dans un communiqué, appelant à un débrayage le lundi 17 septembre (une à deux heures), entre 10 h et 12 h et entre 14 h et 16 h, devant les grilles de l’entrée du site. La population est aussi invitée à se mobiliser.

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