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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:36
Conseil Municipal de Morlaix photo Le Télégramme

Conseil Municipal de Morlaix photo Le Télégramme

Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du 18 décembre 2018, à 18h30:

- Prix des articles vendus à la maison à Pondalez

- Régularisations budgétaires 

- Réaménagement d'emprunts garantis de Finistère Habitat, du Logis Breton, d'Aiguillon Construction

- Dotation et reprise de provisions 2018 pour diverses créances douteuses

- Vote des taux d'imposition 2019

- Approbation des tarifs municipaux 2019

- Vote du budget primitif 2019

- Réseau informatique mutualisé avec Morlaix Communauté

- Discussion du rapport d'activité 2017 de Morlaix-Communauté

- Dérogations collectives à la règle du repos dominical

- Fouille archéologique préventive musée de Morlaix

- Mission de maîtrise d’œuvre - réhabilitation du musée de Morlaix - avenants

- Convention d'utilisation des locaux scolaires

- Participation aux dépenses de fonctionnement des écoles sous contrat d'association 2018-2019

- Subventions aux associations et structures conventionnées

- Convention avec l'Association Recherche Travail

- Convention d'entretien Pôle d'échange multimodal

- Convention opérationnelle d'actions foncières secteur liaison ville haute/ville basse

- Acquisition d'un terrain - Bellevue de la Madeleine Secteur Le Verger/ Coat ar Faou

- Subventions modernisation des enseignes et de l'habitat

-Subventions de fonctionnement pour les activités du musée

- Demande de subventions pour la conservation préventive d’œuvres du musée de Morlaix

Réforme judiciaire - suppression du tribunal d'instance de Morlaix: motion présentée au Conseil Municipal de Morlaix du mardi 18 décembre et au conseil communautaire du lundi 17 décembre

Conseil municipal du 16 novembre 2018 à Morlaix... Ils ont dit (Monique Kéromnès, Le Télégramme, 17 novembre 2018)

 

 

Dernier Conseil municipal de Morlaix en Vidéo: Je suis intervenu assez longuement sur le Débat d'orientation budgétaire (1:09 -1:17), sur l'EHPAD de la Boissière et l'augmentation significative des tarifs (1:43), la mise à disposition de services postaux dans le centre commercial de Leclerc à La Boissière (2:01), et la fermeture du bureau de poste que n'a pas cherché à empêcher Madame le Maire. Ismaël Dupont

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:05
Rapport d'Oxfam - Le travailleur pauvre est une femme (Médiapart, 17 décembre 2018)
Le travailleur pauvre est une femme
Par

Les femmes qui travaillent souffrent davantage que les hommes de la pauvreté, comme le souligne un rapport d’Oxfam. L’ONG accuse aussi Emmanuel Macron de n’avoir pas tenu ses engagements sur l’égalité femmes-hommes.

Beaucoup de commentateurs s’en étonnent : les femmes sont très nombreuses dans le mouvement des gilets jaunes. Même s’il faudrait faire l’analyse fine des spécificités de cette mobilisation (très locale, peu normée et peu hiérarchisée), au moins l’une des raisons est connue : les femmes sont les premières, même quand elles travaillent, à souffrir de la pauvreté.

Oxfam, dans un rapport publié le 17 décembre, rappelle des chiffres toujours accablants, signe d’une véritable « ségrégation professionnelle ». Les femmes ont un meilleur niveau d’éducation que les hommes et occupent pourtant 55 % des emplois à bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés.

 

La précarité s’accorde, encore aujourd’hui, très majoritairement au féminin : 70 % des emplois en CDD et en intérim sont occupés par des femmes, de même que près de 80 % des emplois à temps partiel, alors même qu’elles sont très nombreuses à vouloir travailler davantage.

Le cercle vicieux de la pauvreté a alors vite fait de se refermer : plus d’un quart des femmes monoparentales sont des travailleuses pauvres, soit un million de femmes françaises.

Pour ces dernières, toutes les dépenses posent problème, l’entretien de la voiture, la sortie scolaire, l’achat de vêtements des enfants… Et le moindre accroc, un accident ou une maladie, peut conduire au bord du vide. Or entre 2000 et 2015, les maladies professionnelles reconnues ont augmenté de 155 % chez les femmes… contre 80 % chez les hommes. Le problème ne s’arrête pas à la retraite, que les femmes prennent en moyenne un an plus tard que les hommes, et avec une pension inférieure de 42 %.

« L’instabilité des temps de travail, la pénibilité des tâches, l’insécurité de l’emploi, mais aussi les préjugés véhiculés sur les femmes au sein des entreprises sont autant de facteurs qui alimentent la spirale de la pauvreté », écrit Oxfam, qui rappelle opportunément que la pauvreté au travail est une « violence faite aux femmes » et doit être combattue comme telle.

Oxfam n’évacue pas, dans cette description de la travailleuse pauvre, l’importance de la “double journée”, qui pénalise davantage les salariées. Les femmes consacrent une heure et demie de plus par jour que leurs compagnons aux tâches domestiques, soin des enfants ou famille dépendante compris. Ce qui freine leur carrière, leur capacité de formation et explique, en partie, les inégalités salariales. Les femmes restent surreprésentées dans douze familles professionnelles (sur 87 secteurs de métiers référencés) fort peu rémunératrices, telles que les assistantes maternelles, les employées de maison, les aides à domicile et aides ménagères et le domaine de la santé, de l’éducation et du travail social en général.

Au-delà de cet inventaire, Oxfam critique assez vertement l’inaction du gouvernement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail, alors même qu’Emmanuel Macron en a fait une cause prioritaire de son quinquennat. « À l’heure actuelle, les réponses politiques en France ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence », souligne Oxfam.

Les critiques portent notamment sur la loi sur la « liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud, adoptée l’été dernier, rétrécie par rapport aux ambitions initiales quant à la réduction des différences de salaire. L’idée d’agir dès le logiciel de paye pour calculer les écarts a été abandonnée, remplacée par la création d’un index des salaires que l’entreprise devra rendre public, dans une logique de “name and shame”. La ministre du travail a également promis que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés.

Mais rien pour encadrer davantage le temps partiel, qui continue de faire florès. La réforme du code du travail, dans le cadre des ordonnances Pénicaud de septembre 2017, en accroissant la flexibilité de l'emploi, a été considérée par plusieurs associations et porte-parole féministes comme doublement pénalisante pour les femmes salariées.

Le plan pauvreté, annoncé en septembre 2018, s’est concentré sur les familles très pauvres, le plus souvent sans emploi. Les femmes qui travaillent peuvent se consoler avec l’annonce d’un coup de pouce de 100 euros environ sur le Smic, obtenu dans le cadre de la bataille des gilets jaunes, mais dont la mise en œuvre reste très floue.

Oxfam, à l’instar de la plupart des associations féministes, garde aussi en travers de la gorge le travail de sape de la France concernant le projet de directive européenne pour rallonger et mieux rémunérer le congé parental. Emmanuel Macron lui-même s’est opposé au texte européen, jugé trop coûteux pour la France, et qui a donc été adopté dans une version très diluée. Reste l'hypothèse d'un congé maternité pour les travailleuses indépendantes, comme les agricultrices, qui fait son chemin au sein du gouvernement. Quant à un allongement du congé paternité pour les hommes et à la possibilité de le rendre obligatoire, l'exécutif a repoussé l’idée… à plus tard.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:05
Rapport d'Oxfam - Le travailleur pauvre est une femme (Médiapart, 17 décembre 2018)
Le travailleur pauvre est une femme
Par

Les femmes qui travaillent souffrent davantage que les hommes de la pauvreté, comme le souligne un rapport d’Oxfam. L’ONG accuse aussi Emmanuel Macron de n’avoir pas tenu ses engagements sur l’égalité femmes-hommes.

Beaucoup de commentateurs s’en étonnent : les femmes sont très nombreuses dans le mouvement des gilets jaunes. Même s’il faudrait faire l’analyse fine des spécificités de cette mobilisation (très locale, peu normée et peu hiérarchisée), au moins l’une des raisons est connue : les femmes sont les premières, même quand elles travaillent, à souffrir de la pauvreté.

Oxfam, dans un rapport publié le 17 décembre, rappelle des chiffres toujours accablants, signe d’une véritable « ségrégation professionnelle ». Les femmes ont un meilleur niveau d’éducation que les hommes et occupent pourtant 55 % des emplois à bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés.

 

La précarité s’accorde, encore aujourd’hui, très majoritairement au féminin : 70 % des emplois en CDD et en intérim sont occupés par des femmes, de même que près de 80 % des emplois à temps partiel, alors même qu’elles sont très nombreuses à vouloir travailler davantage.

Le cercle vicieux de la pauvreté a alors vite fait de se refermer : plus d’un quart des femmes monoparentales sont des travailleuses pauvres, soit un million de femmes françaises.

Pour ces dernières, toutes les dépenses posent problème, l’entretien de la voiture, la sortie scolaire, l’achat de vêtements des enfants… Et le moindre accroc, un accident ou une maladie, peut conduire au bord du vide. Or entre 2000 et 2015, les maladies professionnelles reconnues ont augmenté de 155 % chez les femmes… contre 80 % chez les hommes. Le problème ne s’arrête pas à la retraite, que les femmes prennent en moyenne un an plus tard que les hommes, et avec une pension inférieure de 42 %.

« L’instabilité des temps de travail, la pénibilité des tâches, l’insécurité de l’emploi, mais aussi les préjugés véhiculés sur les femmes au sein des entreprises sont autant de facteurs qui alimentent la spirale de la pauvreté », écrit Oxfam, qui rappelle opportunément que la pauvreté au travail est une « violence faite aux femmes » et doit être combattue comme telle.

Oxfam n’évacue pas, dans cette description de la travailleuse pauvre, l’importance de la “double journée”, qui pénalise davantage les salariées. Les femmes consacrent une heure et demie de plus par jour que leurs compagnons aux tâches domestiques, soin des enfants ou famille dépendante compris. Ce qui freine leur carrière, leur capacité de formation et explique, en partie, les inégalités salariales. Les femmes restent surreprésentées dans douze familles professionnelles (sur 87 secteurs de métiers référencés) fort peu rémunératrices, telles que les assistantes maternelles, les employées de maison, les aides à domicile et aides ménagères et le domaine de la santé, de l’éducation et du travail social en général.

Au-delà de cet inventaire, Oxfam critique assez vertement l’inaction du gouvernement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail, alors même qu’Emmanuel Macron en a fait une cause prioritaire de son quinquennat. « À l’heure actuelle, les réponses politiques en France ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence », souligne Oxfam.

Les critiques portent notamment sur la loi sur la « liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud, adoptée l’été dernier, rétrécie par rapport aux ambitions initiales quant à la réduction des différences de salaire. L’idée d’agir dès le logiciel de paye pour calculer les écarts a été abandonnée, remplacée par la création d’un index des salaires que l’entreprise devra rendre public, dans une logique de “name and shame”. La ministre du travail a également promis que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés.

Mais rien pour encadrer davantage le temps partiel, qui continue de faire florès. La réforme du code du travail, dans le cadre des ordonnances Pénicaud de septembre 2017, en accroissant la flexibilité de l'emploi, a été considérée par plusieurs associations et porte-parole féministes comme doublement pénalisante pour les femmes salariées.

Le plan pauvreté, annoncé en septembre 2018, s’est concentré sur les familles très pauvres, le plus souvent sans emploi. Les femmes qui travaillent peuvent se consoler avec l’annonce d’un coup de pouce de 100 euros environ sur le Smic, obtenu dans le cadre de la bataille des gilets jaunes, mais dont la mise en œuvre reste très floue.

 

Oxfam, à l’instar de la plupart des associations féministes, garde aussi en travers de la gorge le travail de sape de la France concernant le projet de directive européenne pour rallonger et mieux rémunérer le congé parental. Emmanuel Macron lui-même s’est opposé au texte européen, jugé trop coûteux pour la France, et qui a donc été adopté dans une version très diluée. Reste l'hypothèse d'un congé maternité pour les travailleuses indépendantes, comme les agricultrices, qui fait son chemin au sein du gouvernement. Quant à un allongement du congé paternité pour les hommes et à la possibilité de le rendre obligatoire, l'exécutif a repoussé l’idée… à plus tard.

 

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 11:53
Les manifestants (représentés par Hervé Prigent, au premier plan à gauche, et Marc Corbel, au premier plan à droite, de la CGT), ce lundi 17 décembre au matin, dans l’attente d’un rendez-vous avec des représentants de Morlaix communauté.

Les manifestants (représentés par Hervé Prigent, au premier plan à gauche, et Marc Corbel, au premier plan à droite, de la CGT), ce lundi 17 décembre au matin, dans l’attente d’un rendez-vous avec des représentants de Morlaix communauté.

Depuis ce lundi 17 décembre au matin, suite à un préavis de grève déposé le 4 décembre, une vingtaine d’agents de Morlaix communauté occupent le siège. Il s’agit de l’ensemble du service collecte, de la moitié du service déchèterie, de personnes de l’aire des gens du voyage et d’une personne du garage communautaire. En conséquence, il n’y a pas de ramassage des poubelles ce lundi. Les revendications des manifestants concernent la résorption de l’emploi précaire, l’augmentation de la participation à l’assurance maintien de salaire, l’augmentation de l’indemnité de fonction et la mise en place du complément indemnitaire annuel. Des pourparlers sont en cours avec la Direction, avant une assemblée générale proposée au personnel de Morlaix Co, à 13 h. S’ils n’obtiennent pas satisfaction, les agents gilets jaunes prévoient d’occuper le conseil communautaire, ce soir.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 11:27
Fernand Jacq- Document archives départementales du Finistère

Fernand Jacq- Document archives départementales du Finistère

Fernand Jacq et sa famille - Document archives départementales du Finistère

Fernand Jacq et sa famille - Document archives départementales du Finistère

Publication du PCF Finistère à la Libération - document archives Départementales du Finistère

Publication du PCF Finistère à la Libération - document archives Départementales du Finistère

http://www.archives-finistere.fr/concours-national-de-la-r%C3%A9sistance-et-de-la-d%C3%A9portation-dossier-fernand-jacq

FERNAND JACQ

médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941

 

Article des Archives Départementales du Finistère, mis en ligne pour le Concours de la Résistance et de la Déportation en 2014

On retrouve la trace de l’histoire de Fernand Jacq grâce à une série de documents conservés dans une maison particulière de Pont-Aven et découverts par le nouveau propriétaire des lieux. Il est probable que les documents aient été conservés par les parents de Fernand Jacq après le décès de celui-ci.

En voici la liste :

Documents scolaires : livrets scolaires de Fernand Jacq et palmarès du collège de Morlaix (1920-1926).

Thèse de doctorat en médecine « Contribution à l'étude de la réaction de l'Acétate de cuivre chez les Cancéreux » (1934).

Arrestation et exécution du docteur Jacq : lettres du docteur Jacq à ses parents (25 juin - 15 décembre 1941).

Lettres reçues par les parents du docteur Jacq, de proches réagissant à l'événement (1942).

Article sur l'exécution du docteur Jacq paru dans le journal Le Cameroun libre (1er mai 1942).

Hommage public, obsèques solennelles du docteur Jacq au Huelgoat en décembre 1945 : correspondance, coupures de presse.

Lettre manuscrite du docteur Classe se défendant des accusations portées contre lui d'avoir contribué à l'arrestation du docteur Jacq (s. d., après 1941).

Photographies du docteur Jacq.

Biographie du docteur Jacq écrite par sa mère (s. d. [1945]).

Ces documents sont entrés par don en 2003 aux Archives départementales et sont regroupés sous la cote 1 J 448 (Archives privées).

 

Dernière lettre de condamné de Fernand Jacq -document archives Départementales du Finistère

Dernière lettre de condamné de Fernand Jacq -document archives Départementales du Finistère

FERNAND JACQ médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941 (archives départementales du Finistère)

Premières années et engagement

Né à Granville (Manche) le 12 janvier 1908, Fernand Jacq, est issu d’une famille de fonctionnaires (père douanier, mère employée des PTT). Ses parents quittent peu après sa naissance la Normandie pour la Bretagne et Fernand grandit en Finistère, dans la petite commune de Pleyber-Christ.

Elève studieux et brillant malgré une santé fragile, il s’oriente vers des études de médecine et sort diplômé de la faculté de Rennes, ville où il rencontre sa femme. En 1933, il revient dans le Finistère, d’abord à Querrien, puis s’installe au Huelgoat comme médecin, terminant sa thèse de doctorat en médecine en 1934.

Communiste, sa mère écrit en 1945 dans une brève biographie de son fils, qu’elle l’interrogea avant guerre sur son engagement politique. Il lui répondit : « Parce que j’ai eu faim ! et que je travaille pour qu’il n’y ait plus de misères ».

 

En effet, dès 1930, Fernand Jacq adhère au Parti Communiste Français. Il devient conseiller municipal au Huelgoat en 1935, puis participe à sa restructuration après son interdiction en septembre 1939.  

 

L'arrivée de la guerre

Lorsque la guerre éclate, Fernand Jacq est contrarié de n’être pas mobilisé. Il est réformé pour raison de santé mais adresse un courrier au préfet du Finistère par lequel il demande d’être incorporé dans un régiment quelconque. Il souhaite, d’après le témoignage de sa mère, être aux côtés de ses camarades dans le combat. Toutefois, sa demande est rejetée et il est contraint d’attendre l’arrivée des Allemands au Huelgoat.

A l'arrivée des troupes d'occupation à Pont-Aven, commune de résidence de ses parents, un notaire menace et rappelle les engagements politiques de Fernand Jacq au père de ce dernier. Il déclare espérer que le médecin sera bientôt fusillé. La famille vit alors dans une inquiétude perpétuelle. Le médecin est en effet déchu de son mandat politique par le Gouvernement de Vichy. Toutefois, cela n’empêche pas Fernand Jacq de rejoindre la Résistance en adhérant en 1941 au Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France. Il procède à de nombreux recrutements et est l'un des organisateurs des premiers groupes de FTP (Francs-Tireurs et Partisans) dans le Finistère. En juin de la même année, il est désigné comme responsable départemental du Service Sanitaire et réussit rapidement à mettre sur pied les éléments d'une organisation qui rend de grands services à la Résistance.

 

Arrestation et internement

Fernand Jacq est arrêté le 3 juillet 1941, probablement victime d’une des innombrables lettres de délation envoyées aux autorités sous l’Occupation. Il est immédiatement conduit dans le camp d’internement de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Inférieure), section politique, baraque 7. Voici son témoignage le lendemain de son arrivée (correspondance à ses parents) :

Dans les lettres suivantes adressées à sa famille, le Docteur Jacq ne renie jamais ses engagements et redit sa fierté de partager le sort de millions d’Hommes, d’être enfermé à Choisel au milieu de camarades constituant « l’élite de la France ». Il écrit aussi : « Il y a plus d’intelligence ici que dans n’importe quel lycée de France et nous vivons dans l’attente d’un avenir que nous sentons très proche, avec la certitude de la victoire ». Toutes ses lettres dénotent d’une grande foi en l’avenir et la victoire finale du camp de la Liberté.

L’abattement n’est donc pas de mise et Fernand Jacq est très actif dans le camp. Il dispense durant sa captivité des cours de breton pour les autres otages du camp et met en place une chorale bretonne.
 
 
 

Côté population, il faut aller chercher dans la correspondance préfectorale (200 W 68) pour mesurer l'émoi suscité par l'arrestation du médecin. En décembre 1941, en effet, deux courriers du Sous-Préfet de Châteaulin sont transmis à son supérieur direct, le Préfet du Finistère.

Il demande la grâce du Docteur Jacq, assortie d'une mesure d'éloignement du département.

La raison de cette démarche volontariste du Sous-Préfet transparaît clairement dans ses écrits. La population "... commence à le (Fernand Jacq) considérer comme un héros". La libération par les autorités à la période de Noël "... dissipera définitivement le malaise dont j'ai pu être témoin depuis quelques semaines au cours de mes tournées dans la région susvisée".

L'arrestation de Fernard Jacq choque donc bien la population du Huelgoat, à tel point que le Sous-Préfet de Châteaulin semble craindre que son maintien en détention ne constitue un danger dans le rapport des autorités avec la population locale.

Cette initiative du Sous-Préfet restera toutefois lettre morte, intervenant trop tardivement

 

 

Les Neuf de la Blisière

En effet, à la suite d’attentats à Paris, les Allemands décident de fusiller 100 otages ; neuf seront pris dans le camp de Choisel. Parmi eux figure Fernand Jacq. Vers midi, le 15 décembre 1941, les feldgendarmes conduisent les neuf otages en plein cœur de la forêt de Juigné, au bord de l’étang de La Blisière où ils sont exécutés aux alentours de 15 heures.

Au moment du départ des otages pour le lieu de l’exécution, les prisonniers du camp de Choisel s’étaient mis à entonner la Marseillaise, certains chantèrent le Bro gozh ma zadoù (hymne national breton), d’autres enfin entonnèrent l’Internationale en breton.
L’espoir et la résistance à l’oppression ne quitta pas ces hommes comme en témoigne encore la dernière lettre de Fernand Jacq, lettre d’adieux rédigée à ses parents le jour même de l’exécution (Voir ci-contre).
 

Fernand Jacq ne manque d’ailleurs pas de rappeler dans cet écrit que lui et ses camarades ne sont pas les premières victimes de l’occupant au camp de Choisel et commémore les fusillés du 22 octobre 1941. Ce jour là, en représailles à l’assassinat du commandant de Nantes, le Feldkommandant Fritz Holtz, les Allemands avaient fusillés 27 détenus du camp de Choisel dont le jeune Guy Môquet (17 ans).

L’émotion est grande à la mort du médecin du Huelgoat. Les premiers témoignages d’afflictions des proches de la famille en attestent bien sûr, mais c’est à la libération qu’on mesurera l’impact qu’eurent ces exécutions arbitraires de civils parmi la population française.

  

Toutefois, dès 1942, le frère de Fernand Jacq, Marcel, sous-lieutenant des Forces Françaises Libres (FFL) du Cameroun, apprend la nouvelle et l’organe de presse des FFL du Cameroun mentionne son exécution, honorant sa mémoire d’un vribant discours combattant contre l’occupant (Voir ci-dessous).

FERNAND JACQ médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941 (archives départementales du Finistère)
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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 10:54
Le 18 décembre 2018, les retraité-e-s se rassemblent à nouveau - PCF

Le 18 décembre 2018, les retraité-e-s se rassemblent à nouveau, cette fois à 14h30 devant le ministère des Finances.


 

Pour l’augmentation des pensions et du pouvoir d’achat, mais aussi les questions de santé, fiscalité, perte d’autonomie, accès aux services publics, à la culture, le droit aux transports, la solidarité intergénérationnelle au sein d’une grande politique publique prenant en compte leur situation..

Gouvernement et patronat maltraitent les retraité-e-s

Sous le fallacieux prétexte que les retraités seraient des privilégies et en les opposant honteusement aux jeunes générations, gouvernement et patronat veulent imposer un recul de leur niveau de vie.

Le flot des mesures régressives ne cesse de gonfler : augmentation de la CSG, blocage des pensions, fusion et abaissement des régimes de retraites complémentaires, réforme des retraites catastrophique en prélude à la remise en cause de la sécurité sociale…

Dans les villes et les villages, les communistes vont au-devant des retraité-e-s, débattent de leur situation difficile, entendent leur colère et leurs exigences. Nombre de ces retraité-e-s prennent place parmi les gilets jaunes pour exprimer leur ras-le-bol.

La retraite un choix de société.

 

Les communistes considèrent que la retraite est un choix de société essentiel qui suppose d’intégrer pleinement dans les politiques publiques mises en œuvre la notion de société pour tous les âges.

 

Il s’agit de faire face aux défis posés par les évolutions démographiques en posant le principe d’une solidarité intergénérationnelle.

 

Le gain d’espérance de vie est un progrès pour toute la société. Mais, le gouvernement considère que la France a un problème d’espérance de vie en bonne santé par rapport à la moyenne des pays européens.

Le « bien vieillir » dépend aussi pour une bonne part du bien-être au travail. Or, avec les lois travail, la précarisation de l’emploi, la casse de la médecine du travail, nous reculons. Alors que les plus de 85 ans vont être trois fois plus nombreux d’ici à 2050, les déserts médicaux se généralisent.

 

Il faudrait réinventer des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) bien traitants, adaptés au niveau de dépendance des résidents, revaloriser les services et l’accompagnement à domicile, dé-précariser les personnels, réévaluer leurs missions, redonner de l’humain et du sens à ces métiers pour pouvoir aussi en recruter en nombre(200.000 emplois nécessaires aujourd’hui) .

 

Le vieillissement est aussi une chance pour bâtir une société de solidarité, développer la recherche et la domotique, offrir des emplois de qualité à notre jeunesse…

Ces défis n’ont pas été anticipés en termes de santé publique ou de besoins sociaux.

À part les effets d’annonces et la multiplication des rapports, on constate que les premiers responsables politiques de notre pays ont fait le choix de « repasser la patate chaude » au suivant. Sarkozy avait annoncé une grande loi sur la dépendance, puis rien ! Hollande, une loi autonomie englobant le handicap, la dépendance, l’invalidité… Elle s’est réduite comme peau de chagrin à la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (650 millions d’euros en tout). Le président Macron, roi du bonneteau, enlève à tout le monde en faisant croire qu’il y a des gagnants !

Tout n’est pas question de financement mais celle des moyens est déterminante. Si l’on prend les sujets de la prévention et d’un meilleur accompagnement à domicile, du manque de places et du reste à charge en Ehpad, de la reconnaissance du travail des aidants familiaux…

Si l’on y ajoute le chantier de l’adaptation des logements, celui de l’élargissement et de la modernisation de l’offre d’hébergements intermédiaires, alors ce sont des dizaines de milliards d’euros qu’il faut trouver !

La sécurité sociale apporte les réponses !

C’est en même temps un formidable projet de développement pour toute la société. On ne pourra progresser qu’en liant ces besoins énormes de financement au lieu de la création des richesses : l’entreprise. La Sécurité sociale dans le cadre de la branche maladie avec ses règles de répartition des efforts entre employeurs et salariés permet d’apporter les réponses.

 

Rendez-vous le 18 décembre

pour une grande journée de manifestations à l’appel des organisations syndicales et associations de retraité-e-s

Ensemble à la conquête d’un autre avenir !

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 08:21
Tribunal d'instance de Morlaix - photo Le Télégramme

Tribunal d'instance de Morlaix - photo Le Télégramme

Voici une motion que je présenterai au Conseil Municipal de Morlaix (au nom de l'opposition) le mardi 18 décembre et au Conseil Communautaire le lundi 17 décembre.

Ismaël Dupont.

 

Motion: Réforme de la justice, une menace pour les tribunaux d'instance.

Nous ne l'acceptons pas  et affirmons notre solidarité avec les robes noires !

 

Le projet de loi de réforme de la justice préparé par le Gouvernement suscite de vives inquiétudes  parmi les professionnels de la justice.

Ce texte prévoit notamment la fusion des tribunaux d'instance et des tribunaux de grande instance en une entité unique, le tribunal judiciaire, dans une logique de mutualisation des moyens et d'une refonte du système judiciaire.

Morlaix a déjà perdu son tribunal de grande instance en 2011. Ce serait un nouveau coup dur pour notre tribunal qui perdra son statut de tribunal d'instance.

Il deviendrait une simple chambre détachée du tribunal judiciaire de Brest , avec à la clef une perte d'autonomie, des possibilités de remplacement et de déplacement au pied levé pour le personnel de justice, un avenir hypothéqué pour le maintien des emplois et du service public judiciaire au tribunal, la possibilité future de supprimer des postes et des fonctions du service public de proximité de la justice.

Sept fonctionnaires de  greffe et deux magistrats sont concernés au tribunal d'instance de Morlaix, plus deux agents de greffe des prud'hommes.

Mais derrière, c'est toute une population de la région de Morlaix qui est concernée ! La crainte c'est que la justice de proximité ne disparaisse.

Grâce à ces professionnels, des citoyens peuvent avoir accès à des services de justice de proximité. C'est important car ce sont souvent les plus fragilisés qui y ont recours. Ainsi, le tribunal d'instance qui arbitre les situations d'endettement, les demandes d'expulsion locative ou de tutelle, travaille avec des personnes âgées, handicapées, précarisées. Vont-ils pouvoir faire 60 km pour se rendre à Brest si les services de petits litiges à Morlaix ne sont pas maintenus à terme alors que beaucoup d'entre eux n'ont pas de voiture ? Le tournant des procédures numérisées est lui-même excluant pour ces citoyens fragilisés qui ont recours à la justice, d'autant que les moyens de la justice en matière d'équipement et de numérique sont loin d'être au rendez-vous.

Notre crainte c'est que la justice de proximité ne disparaisse alors que c'est ce qui faisait la spécificité des tribunaux d'instance (qui fonctionnaient d'ailleurs plutôt bien et avec de bons délais de traitement des procédures).

Ainsi, les élus de la Ville de Morlaix tiennent à affirmer leur attachement au maintien du statut et des fonctions de tribunal d'instance pour le tribunal de Morlaix, leur solidarité avec les personnels de justice et les justiciables, leur volonté de défendre la justice de proximité contre une réforme qui risque d'éloigner les citoyens de leur institution judiciaire

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 08:19
Conseil communautaire 5 novembre 2018 Morlaix Communauté - photo Pierre-Yvon Boisnard

Conseil communautaire 5 novembre 2018 Morlaix Communauté - photo Pierre-Yvon Boisnard

Ordre du jour du Conseil de Communauté du lundi 17 décembre 2018, 18h à la CCI de Morlaix (aéroport Morlaix-Ploujean) :

- Approbation des orientations stratégiques et des priorités du Projet Culturel de Territoire

- Dispositif du Parcours culturel de l'élève

- Attribution d'une subvention à la Maison du Monde portée par le RESAM

- Modification du nombre de vice-présidents et de leurs rangs

- Élection d'un conseillé délégué

- Fixation des Tarifs et redevances pour l'année 2019: dont transports et PEM

- Modalités de gestion de la compétence GEMAPI

- Implantation d'une station gaz naturel pour véhicules St Martin des Champs

- Projets d'investissement Guerlesquin et Henvic - fonds de concours de Morlaix Communauté

- Ouverture des crédits d'investissement avant le vote du budget primitif 2019

- Politique locale du commerce - soutien aux activités commerciales d'intérêt communautaire

- approbation de la convention de gestion de la compétence transférée Zones d'activité économique

- participation au financement du projet collaboratif de Recherche et Développement labellisé Hemdental-Care (Hemarina): 27 992€

- Convention de cofinancement de la phase 2 du projet Bretagne Très Haut Débit avec Mégalis Bretagne

- Subvention de 23 000€ à l'UBO Régularisation 2016

- PLU de Carantec - Approbation de la modification simplifiée n°2

- Commune de Saint Thégonnec Loc-Eguiner Exclusion de la ZAC de Penn Ar Park du champ d'application du DPU

- Conférence intercommunale du Logement

- Attribution d'une subvention complémentaire à la résidence Maden de Plouigneau (maison d'accueil et d'entraide mutuelle, gérée par l'UDAF): 80 000€

- Convention cadre pour la mise en œuvre du document d'objectif Natura 2000 de la Baie de Morlaix

- Plan de réception et traitement des déchets du port de Morlaix

- Schéma cyclable d'agglomération

- Étude d'aménagement des abords du lycée Tristan Corbière - plan de financement des partenaires

- Convention de délégation de l'organisation des transports scolaires primaires entre Morlaix Communauté et Plougonven

- Suppression de l'exonération de la TEOM pour les locaux situés dans la ou les communes membres où ne fonctionne pas le service de déchets

- Demande de subventions au titre du programme LEADER - Projet défi des familles, zéro déchet

- SAGE Baie de Lannion - Comité de Bassin Versant de Léguer - Financement 2018

- Subventions Loi Oudin pour l'année 2018 - accès à l'eau potable

- Renouvellement de l'aide financière pour la réhabilitation des installations d'assainissement non collectif

- Stratégie d'orientation générale sur les modes de gestion des services d'eau et d'assainissement - délibération cadre

- Approbation du principe de DSP (4 ans) Service public d'eau potable des communes de Morlaix et St Martin des Champs

- Avenants de prolongation des services d'eau et d'assainissement pour les communes de Henvic et Sainte-Sève

- Lancement de la procédure de consultation de marché public de prestations de services portant sur l'exploitation des réseaux et des ouvrages d'assainissement collectif

- Entrée au capital de la SPL Eau du Ponant pour bénéficier des prestations à la carte

-  Désignation d'un représentant de Morlaix Communauté à l'assemblée spéciale de la SPL Eau du Ponant

- Demande de subventions Schéma directeur eaux pluviales

Conseil communautaire du 5 novembre 2018 - Port du Diben à Plougasnou: le projet fait l'unanimité (Delphine Van Hauwaert, Ouest-France, 6 novembre 2018)

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

Compte rendu partiel du dernier conseil Communautaire du 5 novembre 2018 par Ismaël Dupont:

 

Une trentaine de membres du collectif pour le développement du transport en commun dans le secteur sud de Morlaix-Communauté (Plourin, Plougonven, Le Cloître) étaient présents pour manifester leur mécontentement face aux insuffisances et incohérences des moyens proposés pour les deux lignes expérimentales nouvelles (fréquences et correspondances insuffisantes, absence de service le samedi pour la ligne 36+, service flexo peu utile pour Le Cloître, aucun service sur l'axe Le Pillion-rue Guy Le Normand et rues adjacentes, pourtant de plus en plus peuplés) et le manque de contact direct de l'exécutif de Morlaix-Communauté avec le collectif depuis l'ouverture de ces lignes, alors que la promesse avait été faite d'une rencontre pour faire un bilan d'étape et les réajustements nécessaires. 

Le collectif, qui s'investit depuis deux ans pour une offre de transport en commun digne de ce nom sur le secteur sud de Morlaix, s'appuie sur l'expérimentation par la mairie de Plourin six samedis matin en juin et début juillet de mini-bus à trajets fréquents, avec un très grand succès, qui l'amène à demander une ligne 36+ renforcée avec un passage toutes les heures le mercredi et le samedi toute la journée, un service renforcé pour le Cloître ces deux mêmes derniers jours passant par Le Pillion et la rue Guy Le Normand, un départ de ligne pour St Eutrope et la route de Callac à Morlaix au bourg de Plougonven plutôt qu'à Plouigneau, avec une fréquence renforcée, des points d'arrêt plus nombreux (éléments de revendications tirés du communiqué du collectif).

Le collectif avait demandé la parole en début de conseil mais Thierry Piriou, le président de l'agglomération, l'a refusé. Hervé Penven pour le collectif a regretté ce refus, alerté sur le manque de contact avec Morlaix-Communauté depuis le début de l'expérimentation, l'absence de réponses aux courriers.

Guy Pennec, maire de Plourin, a pris la parole pour soutenir les revendications du collectif Transport et demandé à ce que Morlaix-Communauté se saisisse sérieusement avec le délégataire Kéolis du dossier de la mobilité en milieu rural.

Christian Le Manac'h (Plouégat Guérand) a plutôt défendu le statut quo tant que des communes de la communauté d'agglomération, dont la sienne, ne seraient pas desservies par le transport en commun.  

Pour ma part, j'ai rappelé qu'une occasion avait été ratée au moment du renouvellement de contrat DSP de tout remettre à plat avec un projet ambitieux pour le développement du transport en commun péri-urbain (un projet précis élaboré par le Front de Gauche en 2014 avait été remis au vice-président transport d'alors), et la création de plusieurs nouvelles lignes pour favoriser la mobilité à partir des bourgs autour de Morlaix, pour les jeunes et les personnes âgées, l'accès de tous aux services centraux, le soutien au pouvoir d'achat, compte tenu de la cherté des voitures et des carburants, la prise en compte des enjeux d'avenir en matière de lutte contre le réchauffement climatique, contre l'enclavement des zones péri-urbaines et rurales. J'ai affirmé qu'on ne pouvait s'en tenir à une approche comptable sur les transports car les familles aussi comptaient actuellement un renchérissement de la facture liée au carburant, aux transports. Que ce devait être une cause d'intérêt général prioritaire. Qu'il fallait que Morlaix-Communauté examine dès aujourd'hui les demandes fondées et appuyées sur des attentes sociales du collectif et plus largement, car il ne s'agit pas d'opposer les besoins des uns à ceux des autres, les possibilités d'un développement véritable des transports péri-urbains d'usage quotidien sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté de manière à préparer l'entrée en place d'un nouveau réseau à la fin du contrat actuel avec le délégataire Kéolis.  J'ai dit aussi que l'expérimentation de lignes de bus nouvelles, pour être probante, devait s'accompagner de conditions d'utilisation (fréquences, jours d'ouverture de la lignes) et d'une durée suffisante qui encourage l'utilisation du bus comme alternative à la voiture individuelle ou possibilité alternative pour ceux qui n'en ont pas l'usage. Sans moyens suffisants, sans offre attractive, on condamne l'expérimentation, et ce peut même être une stratégie. Il faut que la proposition par son caractère pratique et bien pensé, avec des moyens suffisants pour être attractive pour les usagers, rentre peu à peu dans les usages. Ce qui ne peut être le cas aujourd'hui compte tenu notamment du manque de liaisons le samedi, du trop petit nombre de trajets aller-retours, des incohérences du trajet.

Mon intervention et celle de Guy Pennec ont été saluées par les membres du collectif Transports présents dans la salle, avant qu'ils ne quittent le conseil communautaire.

Agnès Le Brun a ensuite demandé à ce que l'on puisse entendre les Jeunes Agriculteurs présents dans la salle au début du Conseil Communautaire et qui avaient demandé une prise de parole à Thierry Piriou, comme d'ailleurs les opposants, représentant de 26 requérants ayant fait un recours et de 1300 pétitionnaires, au projet de poulailler à Carantec (30 000 poules, élevage décrit comme de plein air) qu'ils défendent, également présents. Thierry Piriou a justifié le fait de refuser la parole aux uns et aux autres, qui l'avaient demandé, en disant que l'instance communautaire n'était pas un tribunal, qu'on ne pourrait maîtriser les échanges s'ils venaient à s'envenimer, et que ce n'était pas le rôle de l'instance communautaire pour organiser un débat sur ce sujet, qui n'est pas de sa compétence, mais il a regretté le délai d'instruction des contentieux en justice qui peuvent enterrer des projets industriels et agricoles qui répondent à une logique économique et remplissent les conditions légales pour être mis en œuvre.   

La CGT de Morlaix-Communauté était présente aussi à l'entrée du Conseil pour alerter sur la remise en cause des aménagements de travail pour un agent dont le fils est handicapé, autiste, et qui a besoin de se rendre fréquemment à des rendez-vous médicaux.

Le Conseil de Communauté a installé un nouvel élu en remplacement de Serge Le Pinvidic, Marc Rousic, adjoint à St Martin des Champs. Le nouveau vice-président aux Finances sera élu mi-décembre probablement.

Je suis intervenu, indépendamment de cette intervention liminaire sur les transports en commun:

- Sur le fond de concours de 40 000€ attribué à la commune de Plouigneau pour l'aménagement d'une maison de santé pluri-disciplinaire (coût global de 466 826€) sur l'emplacement de l'ancienne perception en faisant référence aux débats qui avaient animé le conseil municipal de Plouigneau, avec notamment les interventions de mon camarade Roger Héré. J'ai voté la délibération qui comprenait aussi des fonds de concours pour l'aménagement d'un cabinet infirmier au bourg de Botsorhel (fonds de concours de 5470€) et l'aménagement d'une place publique au centre bourg de Botsorhel (fond de concours de 11 116€) tout en indiquant des réserves sur l'efficacité du projet, les centres de santé, par lesquels les collectivités salarient directement les professionnels de santé, étant plus adaptés pour fidéliser le personnel médical, grâce à des possibilités qu'ils offrent de prendre en compte leurs nouvelles demandes d'équilibre entre les temps de travail et temps de vie personnelle et familiale, les demandes de temps partiels, liées aussi à la féminisation de la profession et aux nouvelles attentes des médecins et professionnels de santé. Agnès Le Brun est allée dans le même sens de la défense des centres de santé en disant que les centres de santé et dispensaires sont regardés actuellement sous un jour très favorables au regard des expériences concluantes dans l'association des maires de France, quand les maisons de santé constituent parfois des investissements publics à fonds perdus, à défaut de professionnels intéressés sur la durée pour y travailler. J'ai demandé, Thierry Piriou aussi, à ce qu'on puisse organiser et travailler un portage collectif, intercommunal, voire communautaire, des projets de maisons ou de centre de santé.

- Je me suis exprimé aussi très positivement sur la présentation du projet d'aménagement de l'anse du Diben et de renforcement du port actuel par un réaménagement des espaces bâtis et du terre-plain, un renforcement et sans doute un élargissement de la digue, un projet associant toutes les dimensions d'utilisation du site et ses potentialités (pêche, industrie avec les viviers, chantiers navals, promenade, plaisance, tourisme) sans parier sur un nouveau développement improbable de la plaisance, un projet pragmatique construit en faisant discuter tous les acteurs, de manière participative, conçu pour être polyvalent et ouvert sur l'avenir, ne dénaturant pas le paysage, sans impact sur la bio-diversité, partant de toutes autres présupposés et d'une ambition bien plus modeste et raisonnable, mais aussi contemporaine, que le projet de port à flot voté à la fin des années 2000 mais finalement jamais mis en œuvre, suite notamment aux dernières municipales à Plougasnou.  Le pari du projet n'est pas d'augmenter le nombre de bateaux de plaisance et d'attirer un tourisme de luxe et des investisseurs dans l'immobilier mais d'offrir à des plaisanciers qui tendent à vieillir plus de confort et de sécurité, un meilleur niveau de service, et de renforcer aussi le support des activités de pêche. Nouveau ponton pour les bateaux de pêche professionnels qui va évoluer en fonction des hauteurs d'eau, travaux sur la digue, mise en place de pontons échouants, sécurisation des annexes et des mouillages, rationalisation des carénages, sont les options retenues. Mise en place possible d'une maison de la pêche et des pêcheurs, amélioration de la capitainerie, restauration rapide pourraient accompagner ce projet s'il est déclaré faisable. Un projet global dont la plus grande somme sera engagée pour maintenir le caractère portuaire du site, et renforcer la digue, dont la préparation basée sur la participation des intéressés, y compris ayant des avis divergents par le passé, a été conduite par Claude Poder, les services de Morlaix-Communauté, et un cabinet d'étude, et qui a été voté à l'unanimité. J'ai salué le changement de paradigme par rapport au projet initial de port au Diben, très coûteux et un tantinet pharaonique, disproportionné par rapport à l'évolution des usages de la plaisance, non dénué d'impact environnemental et sur le paysage, j'ai défendu ce renforcement d'un pôle d'attractivité actuellement très sous-exploité dans le Tregor, pour rééquilibrer le rapport au côté léonard de la baie de Morlaix, sinon à la côte du Sud-Bretagne, avec un investissement qui peut avoir des impacts plus larges sur le secteur est de Morlaix-Communauté.  Un projet qui respecte l'originalité de la côte du Tregor, son cachet, comme la bio-diversité, les équilibres marins, qui ne vise pas non plus l'investissement immobilier à tout prix...

- Je suis intervenu aussi dans le débat sur la présentation du rapport d'activité 2017 de la CCI MBO pour  l'exploitation du port de Morlaix, DSP très largement déficitaire, et dont la conduite n'a pas été jugée tout à fait satisfaisante par Thierry Piriou, Marc Madec, et Agnès Le Brun, pour revenir et contredire les propos d'Agnès Le Brun culpabilisant les gens qui vivent à l'année sur les bateaux et les rendant en partie responsables, avec les jeunes qui font la fête et l'envasement, de la "saleté" chronique du port de Morlaix. J'ai dit qu'il ne fallait aucun cas généraliser et que les propriétaires des bateaux étaient des habitants légitimes du port et de Morlaix. J'ai aussi, prenant l'exemple de Vannes, où le quartier du port a été considérablement dynamisé depuis 15 ans, mis en avant le potentiel sous-exploité du port de Morlaix comme prolongement du centre-ville, lieu de vie sociale et touristique, avec des tas de choses à penser: cheminements doux, pour les vélos, food trucks, guinguettes, animations, expositions, jeux pour enfants, espaces de convivialité, voire skate park.. 

compte rendu non exhaustif et basé sur ses interventions personnelles par Ismaël Dupont - 6 novembre 2018   

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 07:16
19 décembre : appel intersyndical pour dire non à Blanquer !

Les organisations syndicales Snes-FSU, Snuep-FSU, Snep-FSU, Sgen-CFDT, CGT, SUD et SNALC appellent l’ensemble des personnels du second degré à se rassembler le mercredi 19 décembre prochain à 14h30 devant le rectorat de Rennes pour manifester leur opposition à :

  • la suppression de 2950 postes dans le second degré
  • la mise en place de la réforme du lycée et du baccalauréat à la rentrée 2019
  • la mise en place de la réforme du lycée professionnel à la rentrée 2019

Ce mouvement fait suite à la grève du lundi 12 novembre et doit envoyer un message fort à notre institution pour arrêter cette marche forcée. Ce mouvement entend exprimer ses refus et revendications de façon pacifique et condamne toute forme de violence, d’où qu’elle vienne.

Soyons nombreux pour nous faire entendre et faire reculer le gouvernement sur ces mesures injustes, inefficaces et illégitimes.

Rennes, le 12 décembre 2018

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 06:34
Vidéo du débat sur l'âgisme et la prise en compte des personnes âgées dans la société avec Joëlle Le Gall, Dominique Watrin, Christiane Caro - Atelier citoyen santé du PCF Bretagne, fête de l'Humanité Bretagne 2018
Vidéo du débat sur l'âgisme et la prise en compte des personnes âgées dans la société avec Joëlle Le Gall, Dominique Watrin, Christiane Caro - Atelier citoyen santé du PCF Bretagne, fête de l'Humanité Bretagne 2018

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