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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 12:25

 

Alors qu’Emmanuel Macron assure que le travail se trouve très facilement en France, l’étude de la CGT chômeurs vient démontrer que la moitié des annonces est illégale sur le site Internet de Pôle emploi, particulièrement dans l’hôtellerie et la construction.

Trouver du travail en traversant la rue. Depuis cette saillie d’Emmanuel Macron à un horticulteur demandeur d’emploi ce week-end, l’indignation n’en finit pas. Selon le chef de l’État, débusquer un job serait d’une simplicité enfantine. Et ceux qui n’y arrivent pas de mauvaise foi. Les statistiques sont pourtant têtues : plus de 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, mais sur le site de l’opérateur public, seules 650 000 offres sont disponibles. Et parmi ce modeste volume d’emplois, tous sont loin d’être légaux. Si Pôle emploi estimait en 2017 que 9,3 % des offres étaient non conformes, une étude de la CGT chômeurs basée sur 1 708 annonces analysées le 30 et le 31 août avance le chiffre renversant de 50,17 % d’offres réputées illégales.

LES PRIVÉS D’EMPLOI SOUPÇONNÉS DE TRAÎNER DES PIEDS

« De nombreuses propositions ne répondent clairement pas au référentiel de Pôle emploi, observe Tennessee Garcia, secrétaire général de la CGT chômeurs. Mais l’important pour Emmanuel Macron, c’est de faire dégonfler les chiffres du chômage, qu’importe la qualité des annonces. Il demande aux privés d’emploi de travailler à n’importe quel prix et se sert d’eux comme des boucs émissaires pour masquer la réalité. » Dans les villes de Marseille (3e arrondissement), Lyon (8e arrondissement), Montreuil, Nantes et Rennes, les secteurs de la construction, de l’hôtellerie-restauration-animation, de l’industrie, des services à la personne et enfin du commerce ont été passés au crible. Deux de ces secteurs, pourvoyeurs d’offres d’emploi, avaient justement été cités dimanche dernier par Emmanuel Macron. Sur un ton péremptoire, le locataire de l’Élysée avait incité le jeune chômeur à mettre ses aspirations professionnelles de côté : « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. » Mais ce discours culpabilisant pour les privés d’emploi, soupçonnés de traîner des pieds et contraints de prendre le premier job qui leur tombe sous la main, ne résiste aux faits. D’après la CGT chômeurs, dans le 3e arrondissement de Marseille, 16 % des annonces dans l’hôtellerie-restauration-animation étaient illégales, et 41 % dans la construction.

UN CONTRAT D’INTÉRIM D’UNE DURÉE DE 24 HEURES D’AFFILÉE

Même constat vertigineux au sein du 8e arrondissement de Lyon : 62 % des offres sont non conformes dans la construction et 38 % dans l’hôtellerie-restauration. Ou encore à Rennes, où 51 % sont hors légalité dans l’hôtellerie et 23 % dans le bâtiment.

Ces offres illégales prennent différentes formes : mission d’intérim à la place d’un CDI, durée de contrat non indiquée ou contradictoire, incohérence de métiers, du temps de travail, temps partiel avec nombre d’heures non précisé (60 % dans cette catégorie), annonces évaporées dans la nature… Parmi les exemples les plus abracadabrantesques : un contrat d’intérim d’une durée de 24 heures d’affilée en tant que serveur dans un banquet, la vente d’un café-restaurant comme sur leboncoin.fr, ou encore un poste de conseiller clientèle à distance censé être à Marseille mais basé à la fois à Belfast et à Sofia.

Les annonces sont aussi parfois mal classées : des annonces de baby-sitting se trouvent dans les services funéraires, de la maintenance industrielle est placée dans le secteur de la propreté. Comme le souligne Tennessee Garcia, « on a beaucoup de contrats d’intérim de six mois qui se révèlent d’une semaine quand on appelle pour vérifier. Fait un peu nouveau : des annonces redirigent les demandeurs d’emploi vers des sites mandataires où ils doivent s’inscrire, pour de l’aide au devoir par exemple. Le temps partiel est aussi en explosion ». Quant au CDI, il est plus que jamais en voie de disparition sur le site de Pôle emploi. Dans le panel (hors Nantes et Rennes), 66,2 % des offres sont des contrats précaires (CDD, intérim et temps partiels). Parmi elles, 22 % seulement sont légales.

MARCHÉ DU TRAVAIL. DERRIÈRE LES DISCOURS SIMPLISTES, LA RÉALITÉ DES OFFRES D’EMPLOI BIDON (L’HUMANITE - Jeudi, 20 Septembre, 2018 - Cécile Rousseau)

Benjamin, du comité CGT chômeurs de Marseille, a repéré une de ses annonces ultracourtes. « Une commune proposait ainsi six CDD en animation sportive pour un total de 21 heures. Cela veut dire que les personnes auraient des contrats de moins de quatre heures par semaine, on ne peut pas vivre avec ça », tance le jeune chômeur. Si le site Internet de Pôle emploi héberge nombre d’annonces considérées comme « bidon », c’est que 60 % d’entre elles proviennent de 130 opérateurs privés (dans l’étude, cette part atteint les 75 %).

Depuis 2015 et l’entrée en scène de ces agrégateurs, le contrôle de Pôle emploi sur les offres n’est plus systématique, voire très faible. Mais plutôt que de renforcer le rôle de l’opérateur public en la matière, le gouvernement préfère serrer la vis aux demandeurs d’emploi. À travers la loi avenir professionnel, les brigades de conseillers chargés de surveiller les chômeurs vont passer de 200 personnes à 600 d’ici à 2019.

LES CRITÈRES DE PÉNALISATION ET DE RADIATION ONT ÉTÉ DURCIS

Comme l’explique Vladimir Bizet-Guilleron, coordinateur technique de l’étude et conseiller syndiqué à la CGT chômeurs, « la première mission de Pôle emploi est pourtant d’être le garant des offres légales. On n’est pas sur le site Internet d’une boîte privée, mais bien sur l’opérateur en charge du service public de l’emploi. Il faut réorienter les conseillers dédiés au flicage des chômeurs vers le contrôle de ces offres ». L’exécutif a aussi rigidifié la définition de l’offre raisonnable d’emploi (ORE), qui stipule qu’après un refus le demandeur d’emploi pourra être sanctionné. Désormais, les critères ne seraient plus fixés nationalement mais redéfinis, en théorie, avec le conseiller Pôle emploi. « Comment peut-on parler d’offre raisonnable d’emploi quand l’offre n’est pas légale ? questionne Vladimir Bizet-Guilleron. La seule offre raisonnable qui vaille est celle qui intéresse le demandeur d’emploi ! »

Les critères de pénalisation et de radiation pour manquements ont également été durcis. Enfin, le président souhaite que la prochaine négociation sur l’assurance-chômage aille encore dans le sens d’un renforcement des obligations des chômeurs. Un soupçon permanent en forme d’insulte pour les premiers concernés. Sommé d’aller servir des plats ou de manier la truelle sur les chantiers, l’horticulteur a fini par tacler Emmanuel Macron : « Il est encore dans le monde des Bisounours. (…) Lui, il rêve. Il est président, mais il ne s’occupe pas des personnes qui sont au chômage. »

Cécile Rousseau

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 10:57

Pierre Dharréville, député PCF : « Quand j’entends les chiffres du Plan Santé annoncés par Macron, je crains qu’il ait oublié le chéquier de l’autre côté de la rue. »

Pierre Darhéville au centre, député communiste des Bouches-du-Rhône

Pierre Darhéville au centre, député communiste des Bouches-du-Rhône

Plan Santé : Emmanuel Macron nous donne rendez-vous dans 10 ans !

mercredi 19 septembre 2018

Pierre Dharréville a réagi au Plan santé. Pour lui, le Président de la République refuse de répondre à l’État d’urgence. Le député des Bouches-du-Rhône formule des propositions :

Après avoir disserté sur le plan pauvreté, le Président de la République a aussi disserté sur le plan santé préparé par le gouvernement. Omniprésent, omniscient, omnichef, il cherche par tous les moyens à se faire pardonner ses dérapages et sa politique antisociale.

Peine perdue. Le réel a rattrapé la majorité En Marche : ce plan santé qui n’était pas prévu, qui a été plusieurs fois reporté était devenu incontournable.

C’est ce que nous disons depuis le début de notre Tour de France des hôpitaux : 
cette crise aiguë appelle un plan d’urgence et un plan de long terme pour reconstruire notre système de santé public.

1- Former des professionnels

Les annonces contiennent des mesures nécessaires, à commencer par la fin du numérus clausus que nous demandons depuis des années. Mais à condition que cela s’accompagne d’une ambition et de moyens pour former plus de médecins, notamment généralistes, et plus de personnel médical dans les années qui viennent.

Avec la volonté de mieux mailler le territoire. Qu’en sera-t-il ? La première revendication des personnels, dont la souffrance atteint des sommets, est d’avoir des collègues.

Nous exigeons un grand plan de formation et d’embauche de personnels de santé. La mise en place des assistants médicaux interroge : nous disons depuis longtemps que le travail effectué par des non-médecins dans les centres de santé doit être pris en charge, mais nous nous refusons à voir le temps de présence médicale dont bénéficie le patient réduit, y compris pour ne pas affaiblir la qualité de diagnostic de notre système de santé.

Nous proposons de donner une bonne impulsion au développement de centres de santé.

2- Mobilier les ressources nécessaires

Le léger desserrement du verrou de l’ONDAM, toujours bon à prendre, chiffré à 400 millions d’euros est nettement en dessous des besoins : c’est plus de 4 milliards qu’il faudrait pour simplement maintenir l’offre de soins existante à son niveau actuel. L’ONDAM serait augmenté de 2,5% quand il faudrait au moins qu’il le soit de 4,5%.

En réalité, Emmanuel Macron a oublié son chéquier de l’autre côté de la rue. Il fait des contorsions sur les transformations du système pour ne pas débloquer le financement nécessaire. Les hôpitaux sont des organismes vivants dont les transformations, quand elles sont souhaitables, ne peuvent se faire sans moyens.

La mise en cause de la Tarification à l’activité, que nous réclamons depuis sa création parce qu’elles est un redoutable accélérateur de la marchandisation de soins, doit aller beaucoup plus loin et le financement au parcours ne doit pas être l’occasion de limiter les consultations pour les patients concernés.

3- Arrêter la casse

Nous nous opposons à ce que ce plan constitue une nouvelle occasion d’organiser la confusion entre public et privé, comme cela semble devoir être le cas avec les Groupements hospitaliers de territoire. Il faut développer puissamment la réponse publique. Or, il y a du renoncement dans les choix du gouvernement.

Nous demandons un moratoire sur les fermetures d’hôpitaux, de services et de lits, avec de nombreux acteurs du système de santé. Cette logique destructrice est en train de produire de nombreux dégâts dans nos territoires, du renoncement aux soins et des drames silencieux. Nous refusons de voir des hôpitaux transformés en dispensaires pour personnes âgées. Tout cela n’apporte d’ailleurs aucune solution pour les EHPAD. La dette des hôpitaux, résultat des systèmes de tarification désastreux, doit être restructurée à l’échelle nationale pour en finir avec les vives tensions quotidiennes de gestion qui empêchent les établissements de penser leur avenir. Et la taxe sur les salaires prélevée par l’Etat doit y être supprimée.

4- Garantir le droit à la santé en développant la sécurité sociale

Nous proposons une véritable ambition d’aller vers la prise en charge à 100% par la sécurité sociale des soins intégrant le développement du tiers-payant. Un plan santé véritable doit s’appuyer sur la force remarquable des personnels et sur les formidables atouts que compte notre système de santé, pour mobiliser la société tout entière. De grandes mobilisations sont en cours et des rendez-vous importants sont annoncés. Le plan qui vient d’être annoncé ne permettra pas de faire face à la crise de l’hôpital et du système de soins. Je présenterai avec mes collègues à l’issue de notre tour de France des hôpitaux, un plan santé autrement plus ambitieux. Nous avons déjà pris beaucoup de retard, il y a urgence à changer d’ère pour la santé dans notre pays.

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 10:00
Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Ne laissons pas piller la sécurité sociale !

Les dernières orientations que le gouvernement a laissé filtrer dans la presse confirment les vives critiques que j’avais émises lors du premier acte de la casse de la sécurité sociale l’année dernière. En effet, l’exécutif aurait décidé de ne plus compenser les exonérations de cotisations sociales.
Première mauvaise nouvelle : il y aura de nouvelles mesures d’exonération de cotisations sociales (mesures dont l’efficacité n’a jamais été prouvée) qui viennent porter atteinte à l’autonomie de la sécurité sociale. 
Deuxième mauvaise nouvelle : ces exonérations viendront en direct amputer le budget de la sécurité sociale, ainsi privée de moyens indispensables et condamnée à gérer une enveloppe insuffisante décidée hors du système paritaire. 
L’Etat a des devoirs à l’égard de la sécurité sociale. Le prétendu retour à l’équilibre des comptes a un prix : plutôt que d’aller chercher les recettes nécessaires, on l’a fait reposer sur les assurés sociaux. Les coupes claires dans les remboursements, dans le financement des hôpitaux, les manques dans le financement de l’autonomie, les attaques contre le niveau des versements et en particulier contre les pensions de retraites ou les insuffisances des indemnités pour maladies professionnelles et accidents du travail...
L’année dernière, les cotisations salariales ont déjà été supprimées pour être remplacées par l’impôt à travers la CSG. Le gouvernement veut désormais se servir directement dans la caisse.
L’objectif est clair : continuer de briser notre système de protection sociale basé sur les droits pour en faire une caisse de secours gérée par l’Etat, dans la confusion des budgets. La part des richesses consacrées à la protection sociale doit être protégée des velléités de main basse de la part de gouvernements qui voudraient y trouver des ressources pour financer de nouveaux cadeaux aux grands propriétaires. Elle doit être sanctuarisée : les moyens existent d’une sécurité sociale forte. 
Ne laissons pas piller la sécurité sociale.

Pierre Dharréville, 10 septembre 2018

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 06:00
Fermeture de 4 classes dans les écoles morlaisiennes :  Madame Sandrine Le Feur, depuis la Lune où vous semblez perchée, faites vos comptes … (Ismaël Dupont, élu communiste de Morlaix)
Fermeture de 4 classes dans les écoles morlaisiennes :

Madame Sandrine Le Feur, depuis la Lune où vous semblez perchée, faites vos comptes …
 

Il ne manque pas de saveur, le communiqué de presse du 13 septembre où Sandrine Le Feur, députée macroniste de Morlaix (LREM), répond au communiqué de l'opposition de gauche morlaisienne qui mettait en cause ses votes à l'Assemblée pour le budget de l'éducation et son manque de soutien aux écoles publiques morlaisiennes touchées par des fermetures de poste.

Il serait même réjouissant comme monument de tartufferie s'il ne témoignait pas d'une indifférence complète et tragique au sort des enfants des écoles concernées, celles de Émile Cloarec et Gambetta au premier chef.

C'est en effet que Sandrine Le Feur, telle l'élève de Pangloss du Candide, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

La gauche (le gouvernement PS en réalité) fatiguait, selon ses dires, les enfants avec la réforme des rythmes scolaires. Macron renforce sans doute leur capacité de concentration et d'apprentissage avec des classes en triple ou quadruple niveaux à plus de 30 élèves !

Alors que des logiques d'austérité et de désinvestissement dans le service public d'éducation président à une réduction de moyens (comparativement aux effectifs scolaires) pour l'Education nationale, que ne saurait cacher la mesure d'affichage des CP à 14 élèves dans les zones urbaines les plus sinistrées socialement. Une mesurette de discrimination positive cache-misère qui était déjà la technique d'affichage de Nicolas Sarkozy dont Jean-Michel Blanquer était un des plus zélés serviteurs. Avec un art consommé du paradoxe ou de l'antiphrase qui n'est pas sans rappelé la novlangue de 1984 de George Orwell, alors que l'inspection académique s'engouffre dans chaque brèche pour récupérer des postes, indifférente aux profils spécifiques des écoles, Sandrine Le Feur nous reproche de « faire des comptes d'épiciers », d'être « prisonniers d'une logique comptable ».

Ceux « qui se disent de gauche », « prisonniers d'une logique comptable » ?

Ben voyons !

Est-ce depuis le camp de ceux qui suppriment l'ISF, diminuent l'impôt sur les sociétés, assomment les retraités, les chômeurs, les précaires, les services publics, accélèrent la privatisation et le démantèlement de la SNCF, de la sécurité sociale, qu'on va décider de ce qui est de gauche et de ce qui ne l'est pas ?

Est-ce une logique comptable que de compter les élèves dans une classe pour voir que le compte n'y est pas en terme de condition de vie collective, de travail pour l'enseignant, et de capacité à prendre en compte les besoins spécifiques des élèves, pour fermer des postes ?

Sandrine Le Feur peut bien justifier la fermeture de 4 classes dans les écoles publiques morlaisiennes dont elle semble se moquer éperdument. Ce qu'elle ne peut pas faire, c'est tordre le cou à la logique et faire passer ceux qui défendent l'intérêt des enfants et des apprentissages avant les logiques de rigueur budgétaire et de réduction des dépenses publiques comme des pinailleurs obsédés des chiffres.

Mais si elle veut qu'on parle chiffres.

Parlons-en !

A l'école Gambetta, par exemple, il y avait 88 élèves en tout l'an passé, 91 cette année.

De quoi justifier la fermeture d'une classe et d'un poste, sans doute, surtout quand l'école compte de nombreux élèves en dispositif Ulis et des enfants dont le français n'est pas la langue maternelle en grand nombre !

Une CE2-CM1-CM2 à 37 élèves, si on envisage l'inclusion de 7 élèves en dispositif ULIS, avec des locaux absolument inadaptés où les élèves n'ont pas d'espace pour se mouvoir. Il faut voir les élèves dans leur classe Madame Le Feur.

Ce que les chiffres de l'inspection académique ne révèlent pas à ceux qui n'ont ni imagination ni expérience du terrain, c'est le quotidien des élèves et de leurs enseignants dans ces conditions.

Un CP-CE1 à 24 élèves, dont 3 élèves en ULIS et 3 enfants qui commencent tout juste à apprendre le français.

Une maternelle avec 30 élèves inscrits sur 3 niveaux, 26 présents pour le moment, mais entre 3 et 10 inscrits qui pourraient arriver à partir de janvier. Les gamins vont sans doute finir à 32 en 2019.

A Corentin Caër, memes tra, une maternelle avec une trentaine de gamins et un triple niveau.

Alors voilà, la gauche « fatiguait » les élèves avec la réforme des rythmes scolaires (qui avait un but diamétralement opposé, faut-il le rappeler) et la majorité de droite de Macron dégrade sans le moindre scrupule leurs apprentissages dans les écoles les plus populaires avec des classes à effectifs surchargés à triple niveau où l'on conjugue souvent les difficultés mais où l'école est si essentielle pour la réussite des enfants.

Il est beau votre nouveau monde, Madame Le Feur!

En tout cas, il ne semble pas fait pour tout le monde.

Ismaël Dupont, conseiller municipal d'opposition à Morlaix, membre de la commission Enseignement.

le 18 septembre 2018

Fermeture de classes. La réponse de Sandrine Le Feur à la gauche

Publié le 13 septembre 2018

Dans un communiqué, la gauche morlaisienne disait « s’insurger » des fermetures de classe à Morlaix, évoquant Jean-Jaurès, Corentin-Caër, Gambetta et Émile-Cloarec. Et interpellait vivement Sandrine Le Feur, la députée, la jugeant « silencieuse » sur le sujet. Cette dernière a souhaité répondre, également par le biais d’un communiqué :

« La gauche « s’insurge » ? Il eut été salutaire qu’elle s’émeuve de la fatigue des enfants, lorsqu’elle imposait, à marche forcée, des rythmes scolaires inadaptés ! », démarre l’élue de la quatrième circonscription, qui enchaîne : « Il est assurément paradoxal que des élus, qui se disent de gauche, nous livrent, une nouvelle fois, une analyse reposant exclusivement sur une logique comptable. Cette lecture des réalités scolaires ne regarde que les fermetures et passe habilement sous silence les créations de postes (un poste supplémentaire à Pleyber-Christ, un autre à Plouégat-Moysan), prévus dans la carte scolaire de ce printemps. Et de nouveaux ajustements à la rentrée pour ouvrir un quatrième poste à Guerlesquin et un sixième à Plouezoc’h ».

Progression du taux d’encadrement

Sandrine Le Feur de prendre la défense du gouvernement, rappelant que « l’éducation, en particulier dans le premier degré, est une priorité. Je salue la réactivité des services académiques, injustement montrés du doigt par ces élus de gauche qui vont jusqu’à soupçonner la direction académique d’opérer une « purge » ».

L’élue de rappeler, enfin, que « plus que le nombre de classes, c’est le taux d’encadrement des élèves qui importe. À cet égard, il est utile de rappeler que, pour la deuxième année consécutive, le taux d’encadrement des élèves a progressé dans le Finistère, désormais l’un des départements de France où le nombre d’enseignants par élèves est le plus élevé ». De conclure : « L’éducation de notre jeunesse est un sujet trop important pour le réduire à des comptes d’épicier ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/fermeture-de-classes-la-reponse-de-sandrine-le-feur-a-la-gauche-13-09-2018-12077795.php

 

Lire aussi:

Fermetures de classes, effectifs trop chargés: une rentrée qui s'annonce compliquée dans certaines écoles publiques morlaisiennes

Fermeture de classes. La gauche s’insurge (Le Télégramme – 13 septembre 2018)
 

Les huit élus d’opposition de gauche à Morlaix s’insurgent contre la fermeture, à la rentrée, de quatre classes dans les écoles publiques morlaisiennes. « Voilà l’école de la réussite de tous dans le « nouveau monde ». C’est une sinistre plaisanterie ! », écrivent-ils.

Dans son communiqué, l’opposition tient à manifester « sa solidarité vis-à-vis des enfants, des parents d’élèves, des enseignants et personnels des établissements touchés par la purge sans précédent que l’inspection académique, et par là le ministère, a infligé à quatre de nos écoles publiques : Jaurès, Corentin-Caër, et surtout Gambetta et Émile-Cloarec ». Concernant cette dernière, qui aura des classes à quadruple niveau, « du délire », elle pointe le risque de condamner l’école publique de Ploujean, « que la mairie a soutenu, depuis des années, dans un contexte difficile et qui est importante à conserver dans ce village de Morlaix ». Estimant que toute la place est faite à l’école privée, les élus de gauche rappellent qu’à Gambetta, il y aura aussi une classe à triple niveau, avec 33 enfants.

« Mépris » pour l’école de la République

« N’est-ce pas du mépris ?, s’interrogent-ils. Le mépris du travail de l’équipe enseignante, le mépris des familles qui continuent à faire le choix de la mixité sociale et de l’école de la République, le mépris des enfants de ce quartier populaire ». Selon eux, l’éducation, et l’école, maternelle et primaire, doivent être des priorités absolues (…). Si le Président Macron faisait moins de cadeaux fiscaux aux grosses entreprises et aux plus riches, il trouverait des moyens pour donner des ambitions et des capacités à remplir ses missions à l’école publique (…). Qu’en pense notre députée, extrêmement silencieuse sur ce sujet, comme sur la suppression des emplois chez Hop ! Morlaix, la crise à l’hôpital et tant d’autres dossiers ? A-t-elle été élue pour voter des budgets qui détériorent profondément les services publics ? »

 

 

 

Quatre classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes, des écoles fragilisées, avec des classes à gros effectifs et à plusieurs niveaux. 

 

Voilà donc l'école de la réussite de tous dans le « nouveau monde » de Macron ?

 

Une sinistre plaisanterie !

 

L'opposition de gauche à Morlaix tient à manifester sa solidarité vis-à-vis des enfants, des parents d'élèves, et des enseignants et personnels des quatre écoles touchées par la purge sans précédent que l'inspection académique (avec les moyens réduits alloués par le rectorat, et en dernier ressort, par le ministère de l'éducation – éducation sélective et à géométrie variable plus que nationale désormais...) a infligé à quatre de nos écoles publiques : Jaurès, Corentin Caër, et surtout Gambetta et Emile Cloarec à Ploujean, ces deux dernières écoles qui sont grandement fragilisées par ces décisions de l'inspection académique.

 

Malgré la mobilisation des parents et personnels pour des moyens permettant la réussite de tous les enfants dans des écoles populaires, maintenir les suppressions annoncées des 3 postes dans les écoles de Jaurès, Corentin Caër et Gambetta ne suffisait pas.

 

Morlaix n'était pas assez sacrifié comme cela !

 

Il a fallu que l'inspection académique aille plus loin et ferme une des trois classes à Emile Cloarec, prenant le risque de condamner l'école publique de Ploujean, qui dispose pourtant d'installations excellentes, que la mairie a soutenu depuis des années dans un contexte difficile et qui est importante à conserver dans ce village de Morlaix.

 

A croire qu'on veut laisser toute la place à l'école privée ! Comment les parents vont-ils pouvoir s'accommoder de classes à quadruple niveau ! C'est du délire.

 

Et à Gambetta, une classe à triple niveau avec trente-trois gamins, dont beaucoup pour qui l'école peut-être le vecteur essentiel de réussite, est-ce bien raisonnable ?

 

N'est-ce pas du mépris ? Le mépris du travail de l'équipe enseignante, le mépris des familles qui continuent à faire le choix de la mixité sociale et de l'école de la République, le mépris des enfants de ce quartier populaire.

 

Pour les élus de gauche à Morlaix, l'éducation, et l'école maternelle et primaire, sont des priorités absolues pour une société qui fonctionne bien, avec des futurs citoyens libres, éclairés, responsables et intégrés, capables de choisir leur destin.

 

Si Macron faisait moins de cadeaux fiscaux aux grosses entreprises et aux plus riches, il trouverait des moyens pour donner des ambitions et des capacités à remplir ses missions à l'école publique, pour intégrer les ULIS dans des conditions convenables, faire progresser tous les jeunes.

 

Qu'en pense Madame la députée Sandrine Le Feur, extrêmement silencieuse sur ce sujet là comme sur la suppression des emplois chez Hop ! Morlaix, la crise à l'hôpital et tant d'autres dossiers ? A t-elle été élue pour voter des budgets qui détériorent profondément les services publics et pour enfiler des perles?

 

Les 8 élus d'opposition de gauche au conseil municipal de Morlaix:

 

Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 05:54
Conseil Municipal de rentrée de Morlaix le jeudi 20 septembre à 19h: découvrez l'ordre du jour, les questions orales et motion de l'opposition

Le prochain Conseil Municipal de la ville de Morlaix aura lieu le jeudi 20 septembre à 19h.

A l'ordre du jour :

- Programme action coeur de ville – signature de la convention cadre pluriannuelle

- Pass commerce artisanat – convention de financement

- Convention d'occupation de la salle socioculturelle de Ploujean

- Rapport d'activité 2017 de la DSP stationnement d'Indigo (ex Vinci)

- Dispositif d'aide financière pour la destruction de nids de frelons asiatiques pour les années 2017 et 2018

- Fourniture et acheminement de gaz naturel pour le CCAS de Morlaix

- Marchés fournitures services techniques

- Prestation d'entretien et de nettoyage des locaux et de la vitrerie du patrimoine de Morlaix

- Maintenance des barrières, portails automatiques

- Mise à disposition du coordinateur jeunesse de la ville de Morlaix au profit de l'école des Hautes études en santé publique pour le projet de recherche nommé Jeunes en TTTrans

- Convention de participation aux frais de restauration scolaire – communes de Morlaix et St Martin des Champs

- Mise à disposition d'un bâtiment communal (le Mille-Club de la Madeleine) au profit d'Amnesty International

- Convention d'objectifs entre la Ville de Morlaix et l'association Bretagne Vivante-SEPNB pour l'éducation et la sensibilisation à l'environnement

- Mise à disposition d'un bâtiment communal au profit de l'association Club des Pêcheurs à la Mouche

- Convention de mise à disposition de locaux communaux au profit de l'espace de vie sociale « la courte échelle »

- Lotissement communal rue de Réo – demande d'autorisation d'aménager

- Installation classée – consultation du public sur la création d'un élevage porcin biologique au lieu- dit Keradennec à Plouigneau par l'EARL des Fougères - avis sur le projet (1355 cochons prévus, plans d'épandage qui prennent sur la commune de Morlaix)

- Fonds d'intervention pour l'habitat

- Actualisation du tableau des effectifs des personnels

- Convention de mise à disposition de matériels de compostage par Morlaix Communauté au profit du pôle Petite enfance

- Conventions avec la CAF

 

Questions orales et motions présentées par les 8 élus de l'opposition de gauche :

 

- Question orale posée par les élus de l’opposition au conseil municipal du 20/09/18

 

Quels investissements d'avenir ?

 

A l'heure où la majorité nous dévoile enfin ses projets d'investissement pour l'avenir de la ville, on peut s'interroger sur certaines priorités qui sont données dans le grand jeu des arbitrages financiers.

 

Le contexte national avec les baisses de dotations de l'Etat impose aux communes une maîtrise accrue des dépenses. Agnès Le Brun et son équipe affirment avoir redressé la barre et remis à flot les finances de la ville, c'est leur leitmotiv. Ils peuvent donc se permettre d'investir sur de grands projets d'avenir (musée, tiers lieu, funiculaire).

Cependant en dehors de ces équipements, la majorité n'est-elle pas en train d'oublier que le plus important des investissements d'avenir qu'un territoire puisse faire réside dans sa jeunesse. En l'occurrence, au niveau de sa compétence, c'est sur la petite enfance que nous devrions investir.

 

Pourtant voilà 3 ans que la majorité demande aux équipes du pôle petite enfance de faire des économies.

En 2017, se sont 70 000€ d'économie qui ont été demandée. Des économies conséquentes qui ont pu être réalisées grâce à la bonne volonté des directions sur le budget matériel.

En 2018, la demande a été faite de maîtriser la charge salariale. Dans un secteur où les normes en matière de nombre d'encadrants sont extrêmement réglementées pour des raisons évidentes de sécurités, et alors que les équipes gagnent en ancienneté, il n'est pas difficile de comprendre que cela coince.

 

La crèche collective fonctionne à flux tendu sur un nombre de postes tout juste au dessus du minimum imposé par la réglementation. En effet, Le taux d'encadrement minimum exigé par la PMI est de 11.34 et la crèche est à un taux de 11.60. 0.26 de plus que le minimum ce qui correspond à quelques heures seulement. Ce qui signifie qu'il n'y a presque aucune marge pour permettre aux agents de prendre leurs RTT ou congés annuel et pallier les arrêts quand ils arrivent.

Dès lors, ce sont les équipes qui travaillent en tension et qui ne peuvent prendre les temps de repos nécessaire dans des métiers extrêmement énergivores ; ce sont les activités et sorties annexes qui sont annulées ; ce sont les directrices qui remplacent pour assurer les normes de sécurité et le bon fonctionnement de cet espace d'accueil et d'éducation de nos enfants. Et cela au détriment du temps de direction indispensable au bon fonctionnement d'une structure.

Les exemples ne manquent pas : des directrices qui sont sommées de remplacer tous les postes lorsqu'ils sont défaillant (que ce soit en cuisine ou en accueil des enfants), des sorties estivales réduites car elles demandent plus de taux d'encadrement que le nombre de postes limité ne permet plus, des temps de rencontres qui ne peuvent plus avoir lieu comme les papotines par manque de disponibilités et avec cela un intervenant extérieur pourtant bénévole qui est remercié.

 

Pourtant, la crèche collective est portée et animée par une équipe en or, porteuse d'un projet humaniste et bienveillant, très à l'écoute des enfants et de leurs parents. Nombreux sont celles et ceux qui ont pu trouver auprès de cette équipe, une écoute attentive, rassurante et guidante dans leur rôle de parent.

 

Dans un courrier en date du 25 juin 2018 une quarantaine de parents écrivaient à Madame le Maire pour faire part de leurs inquiétudes quant à la prise en charge de leurs enfants. Tout en rappelant leur entière confiance et leur soutien à l'équipe de la crèche collective qui se retrouve elle-même victime de cette politique de maîtrise des dépenses notamment de fonctionnement.

Votre réponse évoque la pérennisation d'un demi-poste de remplacement supplémentaire. Une phrase somme toute équivoque puisque vous pérenniser un poste déjà existant et qu'il n'est donc pas en supplément. En réalité, c'est un poste supplémentaire qu'il faudrait ajouter à celui que vous proposez de pérenniser pour permettre à l'équipe de fonctionner correctement et leur assurer la possibilité de prendre les temps de repos qui leur sont dû.

De même, vous évoquez une subvention versée à la crèche collective en constante augmentation depuis 3 ans. En dehors du fait qu'il nous paraît étonnant que la mairie verse une subvention à son propre équipement. Nous n'avons pu vérifier ces chiffres car les demandes que nous vous avons faites par mail et lors de la commission pour avoir les budgets du pôle et de la crèche collective n'ont pas été satisfaites.

Enfin, vous abordez la question du projet pédagogique qui devra faire l'objet d'une révision à la demande de la CAF. Mais la CAF demande la révision du projet social et non du projet pédagogique. Le projet social est du ressort du politique qui définit par là ce que la ville souhaite pour la petite enfance. Or, les directives données aux directrices quant à la gestion des ressources humaines, qui ont pour conséquences directes la qualité du travail en équipe et donc l'accueil de nos enfants démontre votre méconnaissance de la petite enfance.

 

Alors, pourquoi vouloir détériorer cet outil formidable, en déconstruisant un projet qui avait pris le temps de se construire dans l'écoute et la bienveillance. Pourquoi vouloir détériorer cet équipement aussi précieux pour nos enfants et donc l'avenir de notre territoire ? Pourquoi une politique budgétaire si stricte lorsque l'on parle d'humain, d'éducation, de co-éducation ? Pensez vous que le malaise ressenti par les équipes n'a pas de conséquences sur nos enfants ? Pourquoi ne pas investir dans ce poste supplémentaire ? Car à quoi bon investir dans des musées, des tiers lieux, des funiculaires si l'on oublie nos enfants ?

 

- MORLAIX,VILLE PRUDENTE ?A VOIR !

Question orale de l'opposition – Conseil municipal d'opposition 20 septembre 2018

 

Après la parution en 2018 des résultats peu flatteurs pour Morlaix, du baromètre cyclable, la ville a engagé avant l'été une campagne de marquage au sol des zones à 30 km/h, des sas vélo, la réfection des certains passages piétons ce que nous à l'instar des cyclistes et piétons morlaisiens, apprécions à leur mesure. Nous vous remercions pour ce premier pas dans la volonté de faire côtoyer sereinement les usagers mais il reste tant à faire !!

Combien de passages piétons effacés, défaillants, invisibles à cause d'obstacles ou de stationnements, de cheminements dégradés, de sections dangereuses ?

Combien de voitures en circulation ou en stationnement illégal dans les rues piétonnes (bornes d'accès hors d'usage depuis des années) ?

Combien d'incivilités tant pour le stationnement que pour la vitesse (exemple : rue de Paris avec un enrobé très roulant et un espace restreint par le stationnement latéral soit autorisé soit sauvage) ?

Pourquoi la matérialisation des sas vélo est-elle incomplète ?

Pourquoi les itinéraires de la véloroute sont-ils différents selon le sens de traversée de la ville alors qu'il serait simple d'instaurer le double sens cyclable, allée du Poan Ben pour offrir un itinéraire sûr et agréable ?

Comment la gare routière place Cornic fonctionne-t-elle sans accident alors qu'elle se trouve au coeur d'un parking et qu'aucun passage protégé ne permet de faire la liaison avec le reste de la ville ?

Comment s'accorder avec les communes voisines (rue G Le Normand à Plourin et rue J Jaurès à SMDC) en l'absence d'un schéma global de déplacement à l'échelle de l'agglomération ?

 

Cette campagne de marquage n'a pas fait l'objet d'actions de sensibilisation à la sécurité routière alors que la ville dispose d'outils de communication importants (Morlaix magazine, site internet, panneau lumineux, affiches et flyers, etc...) et que la présence de la prévention routière financée par la municipalité se réduit à une seule journée publique !

Il est nécessaire d'agir sur les comportements pour que ces modifications soient pleinement acceptées et non pas subies avec rancoeur.

En attendant un futur aménagement de la voie d'accès au port, les habitants et voyageurs à pied ou à vélo doivent se débrouiller comme ils le peuvent pour rejoindre la gare ferroviaire, au centre d'un trafic intense soit plus de 10 000 véhicules/jour rue Carnot (cela n'a pas de lien avec une rocade incomplète).

Alors que la plan vélo vient d'être annoncé au niveau national (50 millions €/an pendant 7 ans) il importe de se positionner de manière exemplaire pour aboutir à une

cohabitation bénéfique à tous. L'opportunité c'est maintenant !

 

Motion de soutien aux écoles Emile Cloarec, Léon Gambetta, Jean Jaurès, Corentin Caër, aux enfants, parents d'élèves et personnels de ces écoles.

Présentée par les 8 élus d'opposition de gauche.

 

Les élus du Conseil Municipal de Morlaix tiennent à manifester leur solidarité avec les enfants, les parents d'élèves, les enseignants et personnels des quatre écoles publiques touchées par des suppressions de postes et de classes en cette rentrée 2018 : Jean Jaurès, Corentin Caër, et surtout Gambetta et Émile Cloarec à Ploujean, ces deux dernières écoles qui nous paraissent grandement fragilisées par ces décisions de l'inspection académique motivées par des critères strictement comptables qui ne devraient pas être l'unique entrée pour inspirer les décisions en matière d'éducation.

Malgré la mobilisation des parents et personnels pour des moyens permettant la réussite de tous les enfants dans des écoles populaires, maintenir les suppressions annoncées des trois postes dans les écoles de Jean Jaurès, Corentin Caër et Léon Gambetta, décision déjà incompréhensible, ne suffisait pas.

Il a fallu aller plus loin et fermer une des trois classes à l'école Émile Cloarec que la mairie de Morlaix a pourtant soutenu depuis des années dans un contexte difficile et à la sauvegarde de laquelle nous sommes tous vivement attachés.

Comment les parents vont-ils pouvoir s'accommoder de classes à quadruple niveau, d'effectifs élevés alors même que la qualité des conditions d'enseignement dans ces écoles primaires et maternelles aux profils spécifiques est très importante pour tous les enfants?

A l'école Gambetta, par exemple, une classe à triple niveau CE2-CM1-CM2 avec entre 30 et 37 élèves, une maternelle à 30 élèves, dont beaucoup pour qui l'école peut-être le vecteur essentiel de réussite, est-ce bien raisonnable ?

On est loin d'une volonté de favoriser la réussite de tous les enfants à l'école et soutenir des écoles qui font un travail essentiel.

Pour nous, l'école maternelle et primaire sont des priorités absolues afin d'assurer l'égalité des chances, et de contribuer à former des futurs citoyens libres, éclairés, responsables et intégrés, capables de choisir leur destin et de trouver une bonne intégration professionnelle.

Nous demandons à l'inspection académique de revoir sa position, au moins sur la fermeture des postes dans les écoles Léon Gambetta et Émile Cloarec.

Quatre postes supprimés dans les écoles publiques de Morlaix la même année, c'est du jamais vu, c'est inconcevable et parfaitement inacceptable.

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 05:36
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Les salariés ont débrayé ce lundi 17 septembre. Sur le site de Morlaix (Finistère), 23 postes administratifs sont supprimés. La direction promet des reclassements, mais cela implique de quitter la région.

Il y a d’abord eu « de la colère », lors de l’annonce, soudaine, de la suppression de 23 postes administratifs à Hop ! Morlaix. « Un vrai coup de massue », dit une salariée. Puis du « dégoût », de « l’abattement », indiquent d’autres salariés, ce lundi 17 septembre. Tous ont participé à un débrayage devant les grilles du site, à Ploujean.

De croix ont été plantées, en référence « à ce site qui est en train de mourir », glisse une gréviste. Sur l’une d’elles, a été affiché le détail des postes supprimées, dans le cadre d’un PSE, plan de sauvegarde de l’emploi. Et qui concerne « des personnes qui, pour beaucoup, ont plusieurs dizaines d’années d’ancienneté dans la boîte, chez Brit Air, puis Hop ! depuis la fusion en 2016 », déplore Marie-Odile Kerdraon, déléguée syndicale à la CFDT

À Morlaix, certains services perdent des postes, d’autres sont supprimés. C’est le cas de la paie. Ils sont trois à y travailler, et autant à devoir quitter leur place pour le 30 juin prochain.

Parmi eux, il y a Laurence, 57 ans et 12 ans chez Hop !. « On est vraiment écœurés. On a beaucoup donné, notamment depuis un an, avec le changement de logiciel. » Une de ses collègues cite « les 70 heures semaines, incluant parfois le samedi. Tout cela pour la bonne cause : essayer de pérenniser la paie, qu’on savait menacée. »

« J’ai toute ma vie ici »

La direction de Hop ! promet « de mettre en place un dispositif de reclassement et d’accompagnement afin de limiter au maximum l’impact social. Des solutions seront proposées à chaque salarié concerné ».

« Mais dans notre cas », reprend Laurence, les seules possibilités sont à Paris. Hors de question pour ces salariés. « J’ai toute ma vie ici », dit l’une. « Je ne peux pas laisser seule ma mère de 82 ans », soupire une autre.

« Se former à un nouveau métier »

Au « revenu-management » aussi, c’est la douche froide. Trois postes supprimés sur trois, dans ce service « chargé d’optimiser la recette des vols ». Ce qui est d’autant plus compliqué, expliquent Marine, Carole et Severine, « c’est que nous compétences sont bien spécifiques. Il va falloir qu’on se forme à un nouveau métier… »

Ce service quitte Hop ! pour repartir à Air France, la maison mère. « On est chargés du reparamétrage pour le 31 août, date à laquelle on ne s’en occupera plus. Ce qui veut dire qu’on prépare la mort de notre emploi… »

Au service comptabilité, sept postes sur 14 sont supprimés, via « des transferts de compétences vers Nantes. Mais il ne devrait pas y avoir de places pour nous là-bas, à part peut-être la création d’un poste de trésorier ». Et de citer, localement, « un bassin d’emploi tellement désastreux… »

Au planning, ce sont quatre postes en moins sur un effectif de 25. « Pourtant, on n’était pas en sureffectif », glisse l’une des salariés, citant « les nombreuses heures supplémentaires. On commençait seulement à retrouver une organisation depuis la fusion ».

Tous pointent les réductions de postes progressives depuis plusieurs années. « Une centaine de postes en moins depuis 2013 », expliquait Valérie Scattolin, déléguée Unsa. Avec une crainte qui semble partagée par tous : « Que cela continue. » Actuellement, le site morlaisien emploie quelque 300 personnes. « À l’époque de Brit Air, il y en a eu jusqu’à 500 ».

En soutien, lundi matin, on pouvait croiser Thierry Piriou et Yves Moisan, président et vice-président de Morlaix communauté, « par solidarité et pour réfléchir à l’avenir », indiquent les syndicats. Il y avait aussi Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Ménez, « où des salariés habitent ».

72 postes au total

L’intersyndicale réfléchit à la suite de la mobilisation. Un comité d’entreprise est prévu jeudi 20 septembre. Ainsi qu’une visite de la direction, le 25 septembre.

Au total, le projet de réorganisation prévoit, sur l’année 2019, la suppression de 120 postes sur ses quatre sites principaux (Rungis, Montreuil, Nantes, Morlaix) et la relocalisation de 48 postes à Nantes et Clermont-Ferrand.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/suppressions-de-postes-hop-morlaix-les-salaries-entre-colere-et-abattement-5972732
 
 
 
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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 05:21
L’opposition municipale de gauche travaille déjà à la construction d’un projet commun en vue des municipales de 2020. (Gwendal Hameury)

L’opposition municipale de gauche travaille déjà à la construction d’un projet commun en vue des municipales de 2020. (Gwendal Hameury)

À la question de savoir si elle serait candidate aux prochaines municipales, la maire Agnès Le Brun a répondu qu’elle avait « encore de l’énergie ». Force est de constater que son opposition de gauche n’en manque pas non plus.

« C’est un peu gros de tout le temps nous taxer de préparer les municipales quand on annonce soi-même qu’on recherche un directeur de communication qui devra anticiper la future période électorale ». La pique est signée Jean-Paul Vermot. Ce mardi 18 septembre, au Tempo, l’élu socialiste et ses collègues de l’opposition de gauche n’ont pas caché qu’ils discutaient déjà de 2020. Mais ils ont aussi fait comprendre qu’ils n’étaient pas les seuls. Précisant qu’ils étaient « plein d’énergie », en réponse à l’interview de rentrée d’Agnès Le Brun. En tout cas, ils n’en ont pas manqué quand il s’est agi de faire le point sur les dossiers en cours.

« Cœur de ville : une occurrence heureuse »

Premier thème abordé : les écoles. Les uns après les autres, ils ont redit combien la suppression de quatre postes à Morlaix était catastrophique. D’autant que ça touche « des écoles de quartiers populaires ; il y a un enjeu de mixité sociale », s’est ému Ismaël Dupont. « On entre dans un cercle vicieux », a renchéri Sarah Noll, rejointe par Jean-Pierre Cloarec et Jean-Paul Vermot : « Les parents ne veulent pas mettre leurs enfants dans des classes à trois niveaux. Ça joue sur l’attractivité de la ville ». C’est pourquoi le groupe proposera ce jeudi, le vote en conseil d’une motion de soutien aux écoles.

L’attractivité de la ville, il en a encore été question quand il s’est agi d’évoquer le dossier « Cœur de ville ». « Nous sommes contents qu’un certain nombre de dossiers se fassent enfin. On ne va pas bouder notre plaisir.

On trouve juste que ça arrive un peu tard », a réagi J.-P. Vermot. Qui a rappelé que l’an dernier, la Région avait lancé un appel à projets auquel la ville n’a pas répondu. Cette fois, « la municipalité bénéficie d’une occurrence heureuse ; presque toutes les villes candidates ont été retenues », a soufflé J.-P. Cloarec pour qui ce dossier n’est encore « qu’un beau catalogue sur papier glacé ».

L’habitat : enjeu fondamental

Sur le fond, l’opposition reproche à la majorité de vouloir investir 6 M€ dans la liaison ville haute ville basse sans réfléchir à l’aménagement du pôle gare et l’achat du tiers lieu, « une coquille vide où le déménagement de la médiathèque est infaisable ».

« L’habitat est un enjeu fondamental. C’est pourtant l’axe le moins développé », a regretté J.-P. Vermot. Tout comme Ismaël Dupont, qui a souligné que la ville avait perdu 1 000 habitants depuis 2014. « On aurait aimé avoir un bilan chiffré de l’opération « Morlaix, tu testes, tu restes ». Comme pour l’Estival Festival… » Et d’enfoncer le clou : « Cet été, heureusement qu’il y a eu le Baluche pour sauver l’image de la ville ».

« On adore Morlaix ! »

« Mauvais timing » pour le grand Morlaix ; mauvaises relations avec les communes voisines ; « dérive centralisatrice du pouvoir dans tous les domaines » ; tension entre la maire et le monde associatif ; conseils municipaux « où l’aspect politique est évacué puisque toutes les décisions sont prises en amont »… L’opposition n’a pas mâché ses mots à l’endroit d’Agnès Le Brun. La campagne a bel et bien débuté. « Et qu’on ne vienne pas nous dire que l’on n’aime pas Morlaix. On adore Morlaix ! ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/opposition-municipale-on-est-plein-d-energie-18-09-2018-12082837.php

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 20:34
Fête de l'Huma: A Morlaix, ce mardi 18 septembre, déchargement du Camion avec le matériel du stand du Finistère
Fête de l'Huma: A Morlaix, ce mardi 18 septembre, déchargement du Camion avec le matériel du stand du Finistère

La fête de l'Huma, c'est aussi, 70 bénévoles présents au stand sur La Courneuve, mais en amont et en aval, beaucoup de travail, en l'occurrence celui d'une quinzaine de militants et sympathisants cet après-midi à Morlaix pou décharger le camion avec le matériel du stand. 

Déchargement rapide et dans une bonne ambiance, après celui de Concarneau. 

Le travail d'équipe, c'est irremplaçable. 

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 19:52
ÉDUCATION. AVEC BLANQUER, LA PRIORITÉ À L’ÉCOLE, C’EST DE SUPPRIMER DES POSTES !
ÉDUCATION. AVEC BLANQUER, LA « PRIORITÉ À L’ÉCOLE », C’EST DE SUPPRIMER DES POSTES !
Mardi, 18 Septembre, 2018

40 000 élèves en plus, 1 800 postes en moins : pour l’enseignement secondaire, le ministre de l’Éducation nationale place déjà la rentrée 2019 sous le signe d’une austérité d’acier. Au mépris des engagements proclamés par le chef de l’État et son gouvernement.

Deux caresses et une énorme baffe. Serait-ce la signature de la « méthode Blanquer », ce ministre de l’Éducation nationale qui enveloppe toujours d’un vernis de jolies mesurettes le rouleau compresseur de sa politique ? Hier, il claironnait dans le Figaro vouloir donner la priorité à « l’augmentation du pouvoir d’achat des professeurs », grâce à un budget en hausse de 850 millions d’euros, « l’une des plus importantes augmentations au sein de l’État ». Mais quelques lignes plus loin le couperet tombait : « Le nombre de postes diminuera de 1 800 l’an prochain » dans l’éducation nationale. Mais, que l’on se rassure, « seuls le second degré et les services administratifs seront concernés », ces derniers pour 400 postes ; et « le volume d’enseignement sera évidemment maintenu », grâce au recours aux heures supplémentaires. Problème : le ministre « oublie » que ses propres services ont prévu une hausse de 40 000 élèves dans le secondaire à la rentrée prochaine…

LA HAUSSE DE 1,7 % DU BUDGET 2019 COUVRIRA À PEINE L’INFLATION

À ce niveau d’enfumage, le décryptage est impératif. La hausse du budget de l’éducation nationale, si elle ne relève pas du mensonge pur et simple, n’en est pas loin. 850 millions quand on vient d’annoncer, en juillet dernier, l’abandon pur et simple de Sirhen, le « système d’information des ressources humaines de l’éducation nationale »,

COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNES-FSU! 
32 000 élèves en plus, 1 800 postes en moins

1800 postes de moins dans le  second degré à la rentrée 2019 alors que 
davantage d'élèves seront accueillis. Est- ce là la priorité à l’éducation?
Les collèges scolariseront 32 000 élèves supplémentaires à la rentrée 
2019, la génération nombreuse de 2007, d'ores et déjà les classes de 
Seconde sont à 35 et plus...
Le ministre prévoit d’amplifier la dégradation des conditions d’étude 
des collégiens et des lycéens. En guise de palliatif au manque de postes 
, il envisage de toucher au statut des enseignants pour les contraindre 
à deux heures supplémentaires au lieu d'une .
Outre le fait que cela ne ferait qu'alourdir encore la charge de 
travail, les conditions actuelles d'enseignement conduisent déjà une 
majorité d'enseignants à devoir faire des heures supplémentaires .
En fait le Ministre compte sur les réformes pour permettre ces 
diminutions de moyens, par le biais  des fusions d'académies, par le 
biais de la réforme  du lycée qui augmentera le nombre d'élèves par 
classe du fait des enseignements communs et privera certains lycées de 
formations actuellement offertes. .
Toujours privés de revalorisation, inquiets des conséquences des 
réformes pour leurs métiers et leurs élèves, les personnels du second 
degré n'ont désormais plus aucun doute sur la place faite au service 
public d'éducation par le gouvernement .
Le SNES FSU va alerter la profession et faire entendre le mécontentement 
général.
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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 19:23
Réponse à Jean-Luc Mélenchon: camarade, revenons au débat de fond!
Réponse à Jean-Luc Mélenchon: camarade, revenons au débat de fond!
Réponse à Jean-Luc Mélenchon: camarade, revenons au débat de fond!
Dans son billet de blog d'hier «C’est tant ! C’est trop !» dans la partie intitulée «à bientôt camarades» Jean-Luc Mélenchon se sent obligé de commenter la fête de l'Humanité et se livre à une nouvelle charge violente contre le PCF. J'y réponds par ce texte.

Pourquoi cette intervention de Jean-Luc Mélenchon ? D'abord parce que son absence à cette édition 2018 n'a pas empêché la fête de constituer un événement politique : une fréquentation record, avec la présence de centaines de milliers de personnes dans les débats et concerts et de personnalités de toute la gauche au discours de Pierre Laurent. Ensuite parce que Jean-Luc Mélenchon prend très au sérieux la candidature d'Ian Brossat aux élections européennes et s'inquiète désormais d'une possible concurrence du jeune élu communiste qui l'a parrainé à la présidentielle, incarne le renouvellement politique et porte un projet européen très offensif.

Ainsi, le premier responsable de France insoumise veut tenter d'imposer aux participants de la fête et aux médias sa propre lecture de cet événement, pour discréditer le message du PCF en cette rentrée politique et celui porté par notre candidat aux élections européennes. L'expérience me conduit à ne pas laisser sa violente charge sans réponse car l'actualité montre chaque jour que la répétition de mensonges par des personnalités médiatiques conduit malheureusement souvent nombre de personnes à penser que ce sont des vérités.

La réponse d'Adrien Quatennens au tweet d'Ian Brossat était évidemment un prétexte pour donner de l'audience à France insoumise. Monsieur Quatennens nous avait d'ailleurs confirmé sa présence au discours de Pierre Laurent après la publication de cetweet. Il faut dire que le jeune député est un récidiviste de la polémique politicienne. Déjà l'année précédente, alors qu'il assistait au discours de Pierre Laurent, c'est lui qui a déclenché le cirque médiatique de la délégation FI prétendant que la direction du PCF « tape sans relâche » sur Jean-Luc Mélenchon, après des propos pourtant bien mesurés du secrétaire national du PCF. Quant à affirmer que les discours de Pierre Laurent sont un « haut lieu des provocations verbales », les militants et journalistes qui le connaissent et le suivent apprécieront le ridicule du propos !

Une remarque sur la méthode de Jean-Luc Mélenchon. Dans son texte, il oppose « le cercle dirigeant du PCF » aux députés et adhérents communistes en affirmant simultanément : « nous attendons beaucoup du congrès des communistes ». La ficelle est un peu grosse : à deux mois d'un congrès du PCF, il s'agit de diviser les communistes. Ce procédé n'est pas nouveau, il l'a déjà utilisé à maintes reprises depuis les municipales de 2014 à l'occasion desquelles il faisait déjà le tri entre les communistes qui selon lui adhéraient à sa stratégie dite d'autonomie et les autres (procédé également utilisé l'année dernière pour tenter de diviser les syndicalistes et de prendre le leadership du mouvement social). Vaine tentative ! Le PCF a toujours été autonome des autres forces politiques depuis sa création en 1920, sachant promouvoir son propre programme dans les alliances électorales. Et les communistes n'ont jamais laissé, fussent leur débats internes vigoureux, un autre parti affaiblir leur unité.

Les raisons de cette tentative de discrédit du PCF et la méthode de Jean-Luc Mélenchon étant démasquées, venons-en au débat de fond, concernant les raisons de la fin du Front de gauche et l'enjeu des élections européennes.

La fin du Front de gauche découle principalement de la volonté hégémonique du Parti de gauche, attitude que France insoumise a confirmée depuis, ainsi que de l'incapacité de nos deux forces à permettre une intervention populaire durable.

« La stratégie d'alliances à géométrie variable » du PCF selon Mélenchon a permis des politiques sociales qui ont forgé le modèle social français et continuent d'innover aujourd'hui. C'est vrai au plan national, notamment avec l'alliance des communistes aux gaullistes après la guerre, dans les gouvernements de 1944 à 1946, qui ont compté plusieurs ministres communistes dont notre camarade Ambroise Croizat, créateur de la Sécurité sociale. C'est vrai aussi dans les municipalités à direction communiste, dont l'action au service des intérêts populaires a pris au fil des décennies l'épaisseur d'un « communisme municipal », qui continue aujourd'hui de produire des innovations sociales, écologiques et démocratiques. C'est vrai enfin dans les municipalités à direction socialiste auxquelles nous participons, comme à Paris, dans laquelle des dizaines de milliers de familles des catégories populaires peuvent encore vivre grâce à l'action d'élus comme Ian Brossat, qui a tant fait pour le logement social et contre la spéculation immobilière, comme le démontre à nouveau son combat contre la multinationale AirBnB.

Quant à penser que « les adhésions directes au Front de gauche » auraient permis l'investissement populaire, c'est d'une part ne pas avoir compris que les succès du Front de gauche ont reposé sur la diversité de ses forces. C'est d'autre part sous-estimer les problématiques de l'engagement politique : comment penser que le manque de confiance dans la politique et dans l'action collective puisse être résolu magiquement par une carte d'adhésion unique à un front de forces ? Construire cette confiance exige de développer des actions de proximité et de solidarité, de travailler à l'obtention de victoires locales concrètes, qui montrent que l'action collective peut changer la vie ou encore de transformer nos organisations pour que la parole populaire puisse s'y exprimer et participer à égalité avec les autres aux décisions démocratiques. C'est un défi de constance politique et d'humilité à mille lieues de proclamations et de coups de mentons, qui peuvent susciter un temps l'engouement électoral mais ne déboucheront jamais sur une participation durable du peuple à la vie politique. Au passage, à propos de« la voix des urnes », Jean-Luc Mélenchon affirme « nous espérons tout d'elle »,confirmant ainsi que l'implication citoyenne au-delà du vote n'est pas pour lui une priorité, alors que l'histoire du mouvement ouvrier montre l'inverse : c'est grâce à l'intervention populaire que les grandes avancées se réalisent et sans elle les expériences de gouvernements de gauche ne tiennent pas leurs promesses.

Concernant les élections européennes, Jean-Luc Mélenchon affirme : « Nous ne sommes pas d’accord pour que l’immigration soit le débat central de la prochaine élection » et s'acharne sur un soi-disant « refus de dire si oui ou non leur politique européenne se fait à traités constants, comme le disent Hamon et Brossat ».

L'interview donné par Ian Brossat à l'Humanité le 5 juin dernier balaie ces deux mensonges. À la question de savoir quelles ruptures il portera dans la campagne, il répond : « D’abord, nous voulons en finir avec une Europe qui met en concurrence les salariés en proposant, face au dumping social, un salaire minimum européen et une clause de protection des salariés en France. Les services publics forment un autre pilier absolument fondamental de notre projet. Nous défendons, en écho à la bataille du moment sur la réforme ferroviaire, un moratoire sur les directives de libéralisation et l’abrogation du traité budgétaire. L’Union européenne a également failli sur l’accueil des migrants. Bon nombre de ceux qui composent les campements de rue à Paris sont dits « dublinés ». L’État français leur explique qu’ils vont devoir retourner en Italie parce que leurs empreintes y ont été enregistrées en premier. On marche sur la tête. Les gouvernements européens jouent au ping-pong avec des vies humaines. L’Union européenne doit prendre ses responsabilités et organiser une prise en charge digne de l’ensemble des réfugiés. »

Ainsi chacun constatera qu'Ian Brossat commence par porter des propositions contre la mise en concurrence et pour le développement des services publics et développe ensuite l'enjeu de la politique migratoire. Chacun constatera également qu'il appelle à l'abrogation du traité budgétaire. Dans la même interview, notre candidat dénonce tous les traités, dont celui de Maastricht, que les communistes n'ont pas voté, rappelons-le, contrairement à Jean-Luc Mélenchon. Nous n'avons donc aucune leçon de radicalité à recevoir. Quant à l'immigration, la position d'Ian Brossat affirmant un accueil inconditionnel des migrants fait honneur à la gauche et la fierté de tous les communistes. Et nous nous félicitons que la constance de notre camarade sur cet enjeu, comme celle d'autres personnalités de gauche, ait fini par conduire Jean-Luc Mélenchon à désavouer Djordje Kuzmanovic, dirigeant de FI, dont la rhétorique flirte depuis longtemps avec les propos de l'extrême droite.

Les élections européennes vont déterminer le sort de l'Europe alors qu'une montée identitaire nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire. Emmanuel Macron et les forces d'extrême droite essaient de faire de leur opposition médiatique l'enjeu de l'élection. Or, non seulement les politiques néolibérales ont conduit à faire progresser l'extrême droite mais cette progression conduit désormais les dirigeants néolibéraux a céder de plus en plus de terrain aux politiques xénophobes. Toutes ces forces sont unies par les liens sacrés du marché et agissent au service des intérêts financiers d'une minorité. L'enjeu des élections européennes est de savoir si nous pouvons faire progresser une alternative crédible portant, comme l'affirmait récemment Ian Brossat au Monde, « une Europe ouverte, multiculturelle, sociale », l'ambition de « créer des droits pour les peuples et non leur en ôter, s’attaquer de plein fouet aux inégalités sociales plutôt que les conforter, organiser l’accueil des migrants plutôt que refouler les navires de sauvetage ». Nous tendons la main à toutes les forces de gauche qui veulent discuter avec nous sur ces bases. Nous nous sommes adressés dès janvier dernier à France insoumise, bien avant la mise à disposition de la candidature d'Ian Brossat, dans une lettre restée sans réponse, et nous continuons d'affirmer notre disponibilité pour un rassemblement, tant l'attente d'unité est forte à gauche et contribuerait, si elle se faisait sur des bases solides, à faire reculer l'Union européenne des multinationales. Mais nous refusons de rester inactifs devant le danger qui s'annonce. Nous sommes en campagne sur nos idées communistes, avec notre candidat, pour refonder l'Europe au service des intérêts des peuples européens.

Camarade Mélenchon, revenons au débat de fond !

Igor Zamichiei, membre du comité executif national du PCF

 

Igor Zamichéi

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