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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:36
Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Essonne), élu meilleur maire du monde par la City major fondation
Et le meilleur maire du monde est donc… Philippe Rio, maire communiste de Grigny !
Et c’est notamment son action et celle de son équipe pour lutter contre la pauvreté et les exclusions, qui a été récompensée.
Bravo à lui et à son équipe.
 
Le meilleur maire du monde est à Grigny !

Philippe Rio (PCF), vient d’être élu ce lundi soir meilleur maire du monde par la City Mayors Foundation. « C’est sympa, mais je ne vais pas prendre le melon », promet l’édile.

C’est officiel depuis ce lundi soir : Philippe Rio (PCF) est le meilleur maire du monde ! L’édile a remporté ce prix, décerné par la City Mayor Foundation, ex aequo avec le maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, devant trente autres candidats venus de tous les continents, de Washington DC (États-Unis) à Delhi (Inde) en passant par Buenos Aires (Argentine), Ankara (Turquie) ou Milan (Italie). Philippe Rio avait appris sa nomination par mail en avril dernier. « C’est sympa, mais je ne vais pas prendre le melon, réagit-il à chaud. C’est un encouragement pour soulever les nombreuses montagnes sur notre chemin. »

La City Mayors Foundation, créé en 2003 à Londres, est un groupe de réflexion international dédié aux affaires urbaines et géré par des professionnels d’Europe, d’Asie et des Amériques qui travaillent ensemble « pour promouvoir des villes fortes, justes et prospères ainsi qu’un bon gouvernement local ». Tous les deux ans, la fondation met en vedette les maires jugés « les plus remarquables, qui ont servi leurs concitoyens avec intégrité, courage et diligence » en s’appuyant sur des grands enjeux de notre époque.

Les habitants du monde entier ont voté

Pour l’année 2021, elle rend hommage à ceux qui « ont fait preuve d’un leadership exceptionnel pendant la pandémie de Covid-19 ». Et ce sont les habitants du monde entier qui ont voté.

« Le maire de Grigny est le dirigeant d’une des villes les plus pauvres de France (la plus pauvre selon le rapport de l’Observatoire des inégalités publié l’an dernier, NDLR), précise le communiqué de la fondation. Il a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l’exclusion sociale (…). Il veut faire de sa ville un laboratoire national pour combattre la pauvreté (…) en luttant contre ses causes structurelles. »

(Source: Le Parisien, 13 novembre 2021)

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:14
Fête de l'Huma et grosse manip' - par Guillaume Roubaud-Quashié
Fête de l'Huma et grosse manip'.
 
Trois jours d'une richesse politique, culturelle et humaine qu'on ne saurait résumer. Mais quel traitement médiatique sur les chaînes "d'information continue" ?
Des heures à tourner sur une phrase prononcée par un chanteur ("Tout le monde déteste la police") et les injonctions d'un ministre à s'en désolidariser.
1) Si le ministre et ces journalistes avaient prêté une plus grande attention au discours de Fabien Roussel devant la grande scène (le plus grand meeting politique de la campagne qui commence), ils se seraient évité ces sommations ridicules : le Parti communiste défend un service public de police républicaine garantissant la sécurité de toutes et tous. Aucune leçon à recevoir de ceux qui, pour faire des cadeaux aux plus riches, détruisent tous les services publics, celui-ci compris, et contribuent, bien plus qu'un chanteur, à les rendre impopulaires dans une partie de la population.
2) Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire ? M. le ministre a passé son week-end à écouter tous les concerts de la Fête pour vérifier si tout était bien dans la ligne ? Vite, qu'on rétablisse la censure ! Vite, des commissions de vérification de toutes les chansons avant diffusion ! Qu'on chante, mais qu'on chante des louanges dûment certifiées ! Il y aura 80 ans dans quelques mois, Aragon, pour le poème "Front rouge" (c'était autrement plus violent !), était traîné devant les tribunaux, la revue qui l'avait publié était saisie et le poète risquait jusqu'à 5 ans de prison. En ce temps-là, on savait y faire, ma brav'dame. Misère du "monde d'après" macronien...
Résumons : mesquine manipulation ministérielle pour polluer le fort message et la grande réussite de la Fête de l’Humanité ; lamentable conception de la vie culturelle. Décidément, il est temps de fermer ce chapitre !
 
Guillaume Roubaud-Quashié, dirigeant du PCF, porte-parole de la campagne présidentielle de Fabien Roussel
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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:09
Patrick Le Hyaric: la campagne du bon de soutien à l'Humanité et à la fête de l'Humanité doit encore se poursuivre: 30€ pour soutenir le Journal, déductibles des impôts à 66%
La campagne du bon de soutien doit encore se poursuivre
Lundi 13 Septembre 2021 - L'Humanité

Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité

 

En réussissant une éclatante édition de la Fête de l’Humanité, nous venons de relever un extraordinaire défi collectif. Un défi que l’insaisissable pandémie de Covid-19 aura rendu plus ardu, contraignant les équipes de l’Humanité à redoubler d’efforts pour assurer, dans le respect des contraintes sanitaires, l’édification de la Fête, la programmation de ses scènes musicales et de ses espaces de débat. Je veux ici de nouveau sincèrement les remercier, ainsi que les militants politiques, associatifs et syndicaux qui ont placé le bon de soutien et tenu les stands. J’exprime aussi notre gratitude aux autorités publiques et sanitaires, aux agents de sécurité publique ainsi qu’à tous les partenaires et prestataires qui ont permis d’assurer le bon accueil des participants.

Le public a largement répondu présent sous le ciel ensoleillé de La Courneuve, donnant à cet événement culturel et politique unique une saveur particulière après l’année éprouvante que nous venons de vivre. Au fur et à mesure des heures, la Fête s’est trouvée inondée de fraternité et de chaleur humaine. Les joies et les émotions ont pu reprendre toute leur place. Les paroles échangées dans les multiples espaces de débats débordant de participants ont fait un bien fou après cette année vampirisée par les écrans et marquée du sceau de la « distanciation physique ». Chacun a senti à La Courneuve l’envie débordante d’échanger des idées, de partager des savoirs dans des domaines aussi variés que la littérature, la science, les arts, et de s’instruire des combats internationalistes.

Cette Fête aura été le parfait contre-feu aux effluves nauséabonds répandus en cette rentrée par les cercles d’extrême droite et de droite extrémisée qui tentent de remettre au goût du jour des idées largement réprouvées il y a une décennie à peine. Elle aura montré l’existence d’un peuple de gauche résolu à dresser la tête. Cette immense agora populaire aura redonné ses lettres de noblesse à la politique. La Fête aura également été un puissant souffle d’air pour le débat démocratique, pour le monde de la culture et de la création, la défense des œuvres de l’esprit et de celles et ceux qui les font vivre. Son retentissement national et international va bien au-delà de nos espérances, témoignant de l’intérêt jamais épuisé que porte une multitude de citoyens et de peuples à notre événement rassembleur, fraternel et solidaire.

Le pari a donc été réussi. Mais, pour l’être pleinement, il a encore besoin du concours de chacune et chacun. Dans les deux semaines qui viennent, la campagne pour la vente du bon de soutien à l’Humanité doit pouvoir se poursuivre pour assurer l’équilibre financier de la Fête et de l’Humanité, compte tenu des surcoûts engendrés par les dispositions que nous avons dû prendre afin d’assurer la sécurité sanitaire et les aménagements des terrains. Notre groupe de presse doit ainsi pouvoir sereinement financer les investissements importants qu’il a fallu mobiliser pour la tenir et la réussir. Acheter et continuer à placer le bon de soutien, défiscalisé à hauteur de 66 %, c’est encore participer à un acte important de solidarité, puisqu’un euro sur chaque bon est reversé au fonds d’urgence créé par notre partenaire, le Secours populaire français. Nous avons encore besoin de vous !

Soutenez l’Humanité en commandant ici vos bons de soutien !

Soutenez l’Humanité en commandant vos bons de soutien 👉 https://bds.agp.fr/
 
Soutenez l'Humanité en commandant vos bons de soutien à la fédération du Finistère du PCF 5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Prix de la vignette : 30€, chèque à l’ordre de « Fonds de dotation - L’Humanité en partage »
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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:04
La ville de Rennes rend hommage à Missak Manouchian et Mélinée
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 06:28
Présidentielle. « Le vaccin contre le capitalisme, c’est nous » - Diego Chauvet, Julia Hamlaoui - L'Humanité, 13 septembre 2021
Présidentielle. « Le vaccin contre le capitalisme, c’est nous »
Lundi 13 Septembre 2021

Dans les allées de la Fête, les communistes ont profité de trois jours de fraternité pour se lancer à plein dans la campagne de 2022. Entre meetings, dédicaces et débats, leur candidat Fabien Roussel se démultiplie.

 

« Fabien président ! » Dans les allées de la Fête, le secrétaire national du PCF reçoit un accueil chaleureux et enthousiaste. « J’ai l’impression de retrouver le parti que j’ai connu dans ma jeunesse ! » lui lance un militant devant l’Auberge champenoise. Pour les communistes croisés dans les stands, serrer la main de leur candidat à l’élection présidentielle, le premier depuis quinze ans, est un événement qui revigore. L’occasion surtout de retrouver une fraternité mise sous cloche par la pandémie, comme vendredi en fin d’après-midi avec les jeunes qui ont accompagné la « caravane des jours heureux » durant tout l’été. Cette dernière « me permet de dire, grâce à ces milliers de personnes que nous avons pu rencontrer, ce qu’il faut porter dans cette campagne », se félicite le député du Nord.

Une expérience qui se renouvelle dans les allées de la Fête. « Même les travailleurs prennent comme acquis le fait qu’ils seront smicards toute leur vie. Salaires et pouvoir d’achat doivent augmenter de manière significative ; 300 euros sur le Smic, c’est le minimum », assure ainsi Joël, devant le stand normand. « Ça fait vingt-cinq ans que je travaille et même pas 200 euros d’augmentation ! » s’emporte-t-il avant d’insister : « Il y a bien sûr plein de luttes à mener, mais ça, on ne peut pas le laisser à l’extrême droite, ce n’est pas possible. » Nadia, tract à la main dans la rue du Pluralisme-des-Médias, redoute aussi le score promis à Marine Le Pen, Zemmour et consorts : « Le désintérêt des gens aux dernières élections m’inquiète parce qu’on va les laisser s’installer », se désole-t-elle. Une « anxiété » et une « colère » qui, « faute de perspective à la hauteur à gauche, font le jeu des démagogues de la pire espèce de la droite ultra et de l’extrême droite », prévient Fabien Roussel seulement quelques minutes plus tard, depuis le stand où il accueille les personnalités de la gauche sociale et politique.

Passe d’armes avec Valérie Pécresse

C’est aussi à ces priorités que le candidat s’attaque, samedi, lors de son meeting qui fait le plein sur la scène Angela-Davis de la Fête. Il est « possible de garantir le droit universel au travail ! » lance-t-il, promettant un « nouvel âge de la Sécurité sociale » pour « un vrai travail, un vrai salaire, une formation tout au long de la vie ». Dans son élan, la doxa gouvernementale sur la croissance en prend pour son grade : « Pour l’instant, la seule croissance pour les Français, c’est la croissance des factures », tacle-t-il, plaidant pour porter le Smic à « 1 800 euros brut ». Le secrétaire national du PCF profite aussi de la tribune pour défendre la réduction du temps de travail pour « travailler moins, mieux et sans perte de salaire » afin de « vivre dignement, d’être utile et de retrouver du sens au travail ». « Vaccinez-vous contre le Covid. Et, contre le capitalisme, le vaccin existe, c’est nous ! » invite le candidat qui veut aller chercher l’argent « en rendant les impôts plus justes », rappelant que ce sont « 80 milliards d’euros qui manquent au budget de la France » chaque année avec la fraude et l’évasion fiscales.

D’emploi, de réindustrialisation, de protection sociale et de salaires, il est question lors d’une confrontation projet contre projet avec l’une des candidates de la droite à la présidentielle, Valérie Pécresse. L’arrivée de cette dernière sous le chapiteau du Forum social suscite des huées qui laissent vite place à un débat, certes animé. « Moratoire sur les délocalisations » et « des aides publiques de 150 milliards d’euros tous les ans conditionnées à la relocalisation, au maintien des emplois, à la préservation des ressources naturelles », pose d’emblée sur la table le député du Nord. « Ça ne vous surprendra pas, je vis dans un monde où il est très difficile d’empêcher une entreprise privée de délocaliser, sauf peut-être les exemples qu’a donnés Fabien Roussel », concède Valérie Pécresse, citant Renault, avant de dérouler, pour la première fois, son plan pour l’industrie dont la « préférence européenne, pour la réciprocité dans les échanges ». « Les traités européens ne sont pas tombés du ciel, ils ont été écrits et défendus par tous les gouvernements de ces trente dernières années », rétorque le député du Nord avant qu’une nouvelle passe d’armes ne s’engage. La candidate de droite plaide pour « augmenter les salaires » mais avec un financement à « un tiers par les entreprises, un tiers par des économies sur la dépense publique et un tiers sur un transfert de fiscalité pour moins de charges sociales ». « Ce n’est pas une hausse de salaires mais un jeu de bonneteau. C’est nous qui allons payer car la baisse de la dépense publique, c’est moins d’argent pour les hôpitaux, les écoles… Et ce que vous appelez “charges”, on appelle ça “cotisations sociales”, c’est du salaire différé, c’est ce qui nous permet d’accéder à la santé, normalement à un bon système de retraite », réplique le candidat PCF, pointant le « coût du capital » aujourd’hui si élevé.

« Pacte d’engagements communs »

Dans les allées, si la droite n’a pas les faveurs du peuple de la Fête, la situation de la gauche laisse parfois perplexe. Comme Julie et Thomas, de jeunes sympathisants qui « regardent de loin pour l’instant » et sont « un peu dans le flou » : « Ça m’inquiète dans le sens où la gauche n’est pas prévue dans les sondages pour passer au second tour », lâche Thomas. Pour les communistes, il s’agit de dépasser l’obstacle. « Je n’ai pas toujours été favorable à ce qu’on ait une candidature, mais aujourd’hui je pense qu’elle est utile parce qu’elle remet en avant des valeurs qui manquent chez les autres », assure Dominique.

La porte à gauche n’est pas complètement close pour autant. « Nous croyons possible, en contribuant à créer une nouvelle dynamique qui sorte la gauche de ses faiblesses présentes, de bâtir une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale avec le plus possible de députés de gauche et d’écologistes, et bien sûr, un grand nombre de communistes ! » lance Fabien Roussel, samedi midi, proposant à nouveau aux autres formations « un pacte d’engagements communs » pour ces élections. Si, pour l’heure, la proposition est restée sans réponse officielle, dans la foulée du discours le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, approuve, quand la députée FI Caroline Fiat estime que « c’est du bon sens ». La campagne comme le débat ne font que commencer. Et de la meilleure des manières, par un week-end de « jours heureux ».

Présidentielle. « Le vaccin contre le capitalisme, c’est nous » - Diego Chauvet, Julia Hamlaoui - L'Humanité, 13 septembre 2021
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 06:25
Une fête de l'Humanité - par Sébastien Crépel, L'Humanité, 13 septembre 2021
Éditorial. Une fête d’humanité
Lundi 13 Septembre 2021 - L"Humanité
 

C’est un élan longtemps retenu et étouffé qui s’est libéré d’un coup à La Courneuve. Comme un grand cri de délivrance, d’espoir et de soulagement lâché dans le soleil et la poussière des allées fourmillantes de vie. La première Fête de l’Humanité d’une ère que tout le monde souhaite être celle de l’après-Covid a refermé ses portes, dimanche soir, après trois jours d’une intensité inouïe. Trois jours de rire, de joie, de chants, de danse. D’humanité, tout simplement. Les échos des retrouvailles de la Fête avec son peuple ne sont pas près de se dissiper.

La Fête de l’Humanité n’est pas une parenthèse hors du monde. En renouant avec la pratique populaire du débat d’idées qui est sa marque de fabrique, sa tenue, même dans un contexte compliqué par les indispensables précautions sanitaires, change déjà en partie le réel. Avec elle, revient la possibilité de faire de la Politique avec un grand P, où chacun peut confronter en toute liberté ses arguments à d’autres façons de penser et de raisonner, loin des anathèmes et des postures politiciennes excluantes et simplificatrices.

En trois jours seulement, nombre de ceux qui désespéraient de la politique et, peut-être, aussi, de la gauche ont repris courage et confiance. Mieux, beaucoup y puisent la force d’être de la partie pour bousculer les scénarios trop vite écrits pour 2022. La combativité des communistes mobilisés dans la campagne présidentielle de leur candidat, Fabien Roussel, qui s’est démultiplié comme jamais dans les différents espaces de la Fête pour rassembler et convaincre les électeurs qu’un nouveau projet de justice sociale et de progrès est possible pour la France, agit comme un puissant antidote au fatalisme. À chacune et chacun désormais de porter à l’extérieur un peu de cet esprit de la Fête qui la rend unique et irremplaçable. En attendant la prochaine, qui se tiendra sous d’autres cieux, et dans une configuration politique totalement nouvelle.

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 05:24

 

 

 

« Il n’y a pas de doute que le système de crédit sera un puissant levier lors du passage du mode de production capitaliste au système de production fondé sur
l’association du travail ; mais il ne saurait pourtant être qu’un élément en liaison
avec d’autres grands bouleversements organiques du mode de production lui-même »

Karl Marx, Le Capital, Livre III, 1894 (Éditions Sociales, 1976, p. 560)

Les banques constituent un enjeu politique majeur. Pour lutter contre la pandémie, il faut des avances pour la recherche, des avances pour embaucher dans les services publics (hôpital, université, école, collectivités, etc.), des avances pour investir et former dans la production de vaccins et de médicaments. Il faut des avances pour remplacer les salaires et permettre de vivre, avant que l’on puisse recommencer à travailler et produire normalement, mais aussi pour préparer les productions nouvelles de secteurs dont le modèle est à revoir (transport aérien, par exemple). Les marchés financiers ne le feront pas. Ils nous ont même conduits dans la situation de disette extrême actuelle de l’hôpital. Peut-on croire un instant que la fiscalité, prélevée sur une production de richesse largement en recul, suffira ? Evidemment non ! Et d’ailleurs, on devrait se méfier des déclarations du FMI qui, le cœur sur la main, appelle à une contribution fiscale temporaire des plus riches…

Le nœud du problème, ce sont bien les banques, banques ordinaires et banques centrales.

Elles étaient au cœur de la crise financière historique de 2008-2009, qui a démultiplié les politiques d’austérité contre les services publics ou contre la recherche et armé le ressort de la crise sanitaire actuelle. Elles sont moins visibles dans la présente crise alors que pourtant leur responsabilité y est énorme. Pourtant, se profile un enjeu majeur : comment sortir de la situation actuelle sans déchaîner l’austérité, ce qui nous plongerait dans une situation pire. Cela concerne les PGE (prêts garantis par l’État aux entreprises), comme le matraquage sur la « mobilisation de l’épargne » pour la consommation (au lieu de la création monétaire pour engager de nouvelles productions). Cela concerne aussi l’énormité du gonflement financier (les Bourses ont encore dépassé les sommets d’avant covid) qui va d’une part imposer l’austérité contre les dépenses sociales et salariales, qui va d’autre part brandir un chantage pour maintenir le soutien aux titres boursier et aux rendements, prétextant l’effet catastrophique d’un dégonflement financier.

Actuellement, c’est l’action des banques centrales et leur rôle pour une création monétaire massive qui est particulièrement visible [1]. Car banques centrales et banques de second rang créent de la monnaie. Les premières par injection directe de liquidités « dans l’économie » en refinançant les banques ou en achetant des titres sur les marchés financiers (politiques dites non conventionnelles), mais les secondes de façon aussi très massive par leur politique de crédit « à l’économie », via un jeu d’écriture.

C’est un enjeu de classe moderne. Car à qui font-elles crédit ? Aux détenteurs de capitaux, qui vont donc chercher leur profit maximum, ou à des travailleurs en lutte ? A des conférences régionales ou nationales sur la base de projets précis ? C’est-à-dire à la collectivité qui va chercher le bien commun. Pour faire quoi ? Spéculer, investir à l’étranger, ou réaliser des productions réelles ? Et de quel type : polluantes ou écologiques ? Ou encore moderniser et investir en supprimant des emplois ou moderniser en formant et en embauchant ? Etc.

La détermination des projets est essentielle. C’est une question de démocratie, avec une planification décentralisée, à partir des besoins socio-écologiques, d’emploi, de production, de services publics, dans la conception communiste d’un socialisme autogestionnaire.

Mais le capital, via les patrons des grandes entreprises va dire : « pas rentables ! vos projets, les actionnaires, fonds d’investissements et milliardaires, ne veulent pas suivre ». Y a-t-il besoin d’aller chercher un « investisseur », actionnaire plus ou moins bien intentionné alors que l’argent est là, dans les banques, celui de toutes et tous, et il peut être démultiplié. Il nous appartient, force coagulée de la société. Et sinon, comme actuellement, ces mêmes banques prêtent aux actionnaires qui poussent les feux des marchés boursiers pour un regain de cancer financier et d’émissions de CO2 (les banques françaises émettent 7 fois plus que le territoire français, d’après Oxfam).

Ce n’est pas par quelques taxes sur la finance qu’on réglera le problème, ni par une séparation des activités spéculatives des banques, activités qui ne feront que s’étendre. Ces mesures sont utiles dans un cadre d’ensemble, mais en elles-mêmes ne feront qu’accompagner le même mouvement, pour le rendre un peu supportable et calmer la colère populaire.

L’appropriation sociale des banques et du crédit – c’est-à-dire des nationalisations conséquentes, accompagnées de pouvoirs nouveaux des travailleurs, des citoyens, visant un autre crédit – est décisive pour une politique de gauche, social-écologique. Il se trouve qu’elle est révolutionnaire !

Elle doit s’accompagner d’une tout autre politique monétaire par la Banque centrale (la BCE). Elle peut s’engager à partir de la France d’une part en utilisant les marges d’action qui existent pour le refinancement des banques, d’autre part en créant un Fonds pour les services publics à partir du pôle public bancaire déjà existant en France. Ce pourrait être, pour le mouvement social et pour un gouvernement de progrès social, l’engagement d’une bataille sociale et politique communs avec d’autres peuples et pays d’Europe face à la politique actuelle de la BCE.

La bonification publique du crédit, par un fonds public spécifique, institution publique démocratique, agissant en levier sur le crédit des banques mais ne faisant pas le crédit à leur place, peut permettre d’engager cette dynamique de changements politiques et sociaux, au niveau territorial, à l’appui des luttes sociales sans attendre un grand soir électoral global.

Car le vieux monde résiste terriblement ! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les politiques sociales de 1981 ont buté dessus, et si Hollande en créant la BPI (Banque publique d’investissement) l’a chargée non pas de pratiquer un autre crédit mais « d’accompagner » les projets des banques privées pour sécuriser leurs profits, leur laissant le monopole des critères et des choix. Ce n’est pas non plus un hasard si les représentants des travailleurs et élus y sont cantonnés dans un conseil d’orientation sans pouvoirs, et si ses conseils d’orientation régionaux n’ont même pas été renouvelés !

Et bien sûr se pose la question du suivi du crédit : par une technocratie financière, nourrie de la culture des taux de rendement financier, de ses critères et au fonctionnement centralisé et opaque ? Ou par des assemblées démocratiques, transparentes, sur la base de critères précis d’efficacité économique, sociale et environnementale, ayant en leur cœur le développement de toutes les capacités humaines et l’économie de capital et moyens matériels ?

Il y a donc un immense enjeu à faire se rejoindre les luttes dans les entreprises, avec les exigences sociales et sociétales s’exprimant sur les banques.

Luttes pour d’autres critères de gestion, pour une véritable appropriation sociale des entreprises, de leur gestion par tous les moyens (nationalisations, coopératives, etc.), luttes pour un tout autre crédit bancaire et luttes sociétales et écologiques peuvent se rejoindre.

Il y a un potentiel considérable. Mais cela ne se fera pas naturellement. Il faut un puissant mouvement social, nourri par une intense bataille d’idées.

Entre batailles d’entreprises et exigences de la société civile sur l’argent, les salariés des institutions bancaires et financières peuvent faire le pont. Elles et eux qui voudraient bien faire autre chose et sont en interrogation sur leurs missions, alors même que le patronat bancaire a engagé des plans de suppressions massives d’emplois bancaires dans les territoires et qu’il refuse la nécessaire montée en qualification et en responsabilité des salariés des banques, engagé comme il est dans l’automatisation aveugle des relations avec les usagers et dans la mise en place démultipliée de « salles de marchés » pour une financiarisation accrue.

D’autant que l’argent déposé dans les banques (qui leur sert de base pour faire du crédit) est à 80-90 % celui du monde du travail et de la création, retraités inclus.

Alors est-ce nouveau ? Ce ne serait pas dans Marx ? Mais les avances pour produire sont au cœur de l’analyse économique de l’auteur du Capital qui a si bien expliqué comment le capitaliste, « l’homme aux écus », avance un capital C+V, et s’attend à un profit en retour. Eh bien, dans les conditions nouvelles du capitalisme globalisé, financier, il s’agit de contrecarrer le capital sur son terrain de classe, avec l’argent hors des mains du capital et de sa logique : avancer de l’argent dans des développements humains (services publics et emploi), des recherches pour obtenir des produits et services nouveaux, écologiques, et visant un progrès de toute la valeur ajoutée. Il s’agit ainsi de poursuivre Marx, mais aussi de dépasser le keynésianisme, dont le regain récent aux États-Unis ignore le besoin si aigu de critères nouveaux et de pouvoirs démocratiques à tous les niveaux [2].

L’enjeu se pose jusqu’au niveau mondial, où le FMI vient de décider d’une création monétaire de DTS pour l’équivalent de 650 milliards de dollars. Mais pour qui ? A quelles conditions ? Pour faire quoi ? Services publics et formation-investissement pour produire des vaccins dans les pays du Sud ?

Cela se construit, cela demande un travail d’organisation, de formation, une autre conception de l’action militante, syndicale bien sûr, mais aussi politique. Le PCF y a une grande responsabilité. Le moment politique l’exige. La revue Economie & Politique tâche d’y contribuer, à sa mesure. 50 ans après la « fin » du compromis de Bretton-Woods, la maîtrise de la monnaie et de son utilisation apparaît comme un véritable enjeu de civilisation à l’échelle de l’histoire. Libérée par rapport à l’or, la création monétaire n’a, apparemment, plus de limite. Le grand capital veut lui imposer l’infini de son avidité. La crise pandémique, montre comme limite la production réelle, de biens et de services publics.

N’est-il pas temps de chercher à lui donner comme limite la réponse aux besoins humains sociaux, écologiques et sanitaires ? C’est à dire une politique de civilisation nouvelle de partage et de biens communs pour toute l’humanité.

Tel est le sens de la novation communiste pratique et théorique, enjeu de la réorientation du PCF, déjouant l’alternance entre dilution et traditionalisme de symboles communistes, tout autant que la coupure opposant luttes sociales et sociétales, elles-mêmes coupées des enjeux politiques de conquête de pouvoirs à poser dans l’intense bataille d’idées de la présidentielle à venir.


[1] Même s’il faut différencier entre Fed, BCE d’un côté, Banque populaire de Chine de l’autre, d’un troisième côté banques centrales des pays émergents (Inde, Turquie, Afrique du Sud, etc.) qui ont beaucoup moins de marges de manœuvre et semblent souvent acculées à des dévaluations, et enfin les autres banques centrales.

[2] Ils semblent oublier cette remarque cruciale de Keynes lui-même : « si nous sommes tentés de voir dans la monnaie un élixir qui stimule l’activité du système, rappelons-nous qu’il y peut y avoir plusieurs obstacles entre la coupe et les lèvres« , Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt de la monnaie, Chapitre 13, 1936 (éd Payot, 1982, p. 184)

 

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 05:22

 

Depuis trente années le XXIème siècle peine à s’affirmer dans ses contours internationaux. Nous crûmes d’abord qu’il avait commencé en 1991 avec l’effondrement du monde soviétique, raccourcissant, comme le suggérait l’historien britannique Eric Hobsbawm, le siècle précédent. Puis devant l’incapacité des États-Unis à maîtriser au tournant du siècle le cours de la mondialisation à travers son fameux triptyque – ouverture internationale, démocratie, marché -, on se dit que tout commençait sérieusement avec les attentats du 11 septembre 2001 et la grande aventure de la « lutte mondiale contre le terrorisme » prônée par Bush Junior et à laquelle nous étions sommés de nous rallier. Et bien non, c’est vingt ans plus tard, cette stratégie s’écroulant, que s’esquissent les traits du siècle à venir. 1991, 2001, 2021, les séquences s’enchaînent, le siècle bégaie, peine à se mettre en place, mais fraie son chemin.

L’issue de cette guerre afghane dépasse par sa portée le territoire de ce petit pays – le cimetière des Empires – et s’apparente au grain de sable dans la chaussure. Si la consternation et parfois la concertation dans le désordre s’installent entre les principales chancelleries, c’est que beaucoup de certitudes tenues pour évidentes viennent de basculer. Les grilles de lectures acquises vacillent tant la portée de l’événement bouscule. Car ce que la chute de Kaboul nous dit du monde qui s’annonce relève de la grande lessive. Quelques premières leçons peuvent s’imposer sans trop de risques d’erreurs.

Cette guerre est emblématique des conflits asymétriques qui ont surgi à travers le monde et qui se transforment en guerre sans fin, dont les objectifs s’érodent d’autant plus en cours de route qu’ils ont été mal définis ou volontairement occultés dès le départ. L’enlisement ne peut être qu’au bout du chemin et le prix à payer à l’arrivée dépend de l’ampleur de l’engagement, du coût initié, des pertes humaines, des divisions internes et de l’humiliation médiatique. Là, l’addition est phénoménale et envoie un signal fort aux autres conflits en cours. Alliés et adversaires l’ont compris. L’Empire est rentré chez lui et hésitera à en sortir, d’autant plus qu’il a fait savoir qu’il avait beaucoup à faire, notamment face au grand rival qui monte, la Chine. « Gulliver empêtré » nous disait déjà Santley Hoffmann il y a cinquante ans dans un autre contexte. Bien sûr, il ne reste pas désarmé et sans puissance et sera attentif à tout ce qui pourrait remettre en cause son hégémonie. Ingérences, surveillances, déstabilisations, embargos, saisies d’avoirs, mesures de contraintes ne seront pas remisés et s’appuieront sur les réseaux d’influences mis en place et la formidable technologie disponible, de la cyber-attaque aux drones.

Devant la défaite cuisante, l’équipe en place devra rendre compte de ses maladresses, de son manque de clairvoyance, de l’échec de ses services ou du refus de leur écoute. Il faudra trouver un bouc émissaire. Un séisme politique s’annonce qui sera plus difficile à surmonter que les péripéties de la fin de la guerre du Vietnam. L’heure du bilan a déjà commencé et il s’annonce ravageur, d’autant que les trois dernières équipes présidentielles sont concernées. Le déballage se fait devant le monde entier.

Dans une large partie de la planète on peut toujours considérer que le pouvoir est au bout du fusil selon la formule en vogue dans les années soixante et soixante-dix. Les conflits en cours vont trouver un formidable encouragement à leurs objectifs devant l’incapacité de la première puissance à façonner le monde à sa guise. Ce qui s’était esquissé au lendemain de la fin de la guerre froide, la multiplication de désordres échappant aux logiques anciennes, va retrouver une nouvelle jeunesse et encourager l’extension de zones grises laissant l’Occident spectateur impuissant face à l’anomie créée. Devant ces zones grises les instruments du monde ancien – armes nucléaires, engagements prolongés sur le terrain – seront inopérants. Il ne reste plus que modèle israélien vis-à-vis de Gaza, c’est-à-dire l’expédition punitive courte – pour éviter les retours d’opinions publiques – accompagnée pour le temps long de toutes les mesures d’asphyxie économiques, juridiques et financières que procure le statut de principale puissance encore dotée de l’hégémonie du dollar. Car la palette d’actions possibles reste loin d’être totalement affectée et on aurait tort de croire l’Empire totalement désarmé.

Le monde devra désormais vivre avec un islam radical buissonnant et conquérant dont l’ambition n’a cessé de croître depuis la chute, en 1979, d’un des pays le plus occidentalisé d’Orient, celui du Shah d’Iran. Ce retour du religieux, qui n’est pas que la marque de l’islam, fait son chemin depuis plusieurs décennies, ne peut qu’être dopé par la chute de Kaboul. L’influence intégriste s’étale déjà dans de larges parties de l’Asie et de l’Afrique et s’oppose au Sahel aux troupes occidentales désemparées, devant les faibles succès rencontrés, sur la stratégie à adopter. La responsabilité de l’Occident dans ces remontées est écrasante. Cet islam a été instrumentalisé pour éliminer les progressistes au Moyen-Orient, pour casser les expériences de construction nationale portées par les gauches nationalistes issues des luttes de décolonisation. Depuis le soutien américain aux Moudjahidines antisoviétiques d’Afghanistan qui essaimèrent dans maintes régions du monde, en passant par l’intervention en Irak qui entraîna la création de Daech et livra le pays à l’influence iranienne jusqu’à l’expédition en Libye dont le contrecoup déstabilisa le Sahel, l’Occident a créé l’objet de ses turpitudes. Et il ne peut, sans gloire, que proposer d’abandonner ces populations à la férule de régimes moyenâgeux qui devront seulement s’engager à ne pas laisser se développer de préparatifs hostiles à partir de leur territoire.

On est bien loin des projets devant refaçonner le Grand Moyen-Orient en démocratie. Ce n’est plus à l’agenda. La perspective est celle du retrait qui découle de la fin de la croyance qu’il était possible, par les armes ou les expéditions guerrières d’imposer la démocratie, les droits de l’homme ou le « nation building ». Les États-Unis ne nourrissent plus une telle ambition, qui n’a souvent été agitée que comme prétexte, tout à leur grande préoccupation de conserver leur première place face à un rival montant. Il y a un basculement des priorités que les alliés doivent comprendre et dont ils doivent aussi savoir que s’il leur venait l’envie de s’engager dans ce type d’aventure, ce serait sans appui.

Dans le domaine des idées, cette défaite nous fait faire retour aux propos de Samuel Huntington. Peu d’auteurs auront fait l’objet d’aussi nombreux commentaires, pour être décriés ou salués, que celui qui annonçait en 1993, dans un article de la revue américaine Foreign Affairs que nous étions désormais entrés dans l’ère du « choc des civilisations ». On mesure aujourd’hui combien il a mal été interprété et incompris. Connaissant le sort du messager qui apporte la mauvaise nouvelle, il a été fusillé. Et il a été trouvé plus confortable de se mettre la tête dans le sable plutôt que de l’entendre. Que nous dit-il ? Que le temps des grands conflits idéologiques susceptibles de dégénérer en guerres était terminé. Qu’ils feraient place à une nouvelle forme de conflictualité adossée à des civilisations fortement marquées par des religions, et que dans le contexte d’un Occident déclinant, il était vain d’aller guerroyer dans ces terres étrangères, car l’échec serait prévisible. Après s’être opposé à la guerre du Vietnam, il condamnera les interventions en Afghanistan et en Irak et prendra soin de se démarquer de la ligne bushienne des neocons de la « guerre globale au terrorisme » dont on a essayé de lui attribuer la paternité. Le temps est venu de le lire comme prédicteur et non comme prescripteur et de comprendre que ces guerres sans fin à l’autre bout du monde sont vaines.

Enfin, on feint de découvrir que ces conflits prolongés présentent partout la même conséquence. Ils précipitent les populations civiles dans la recherche d’un exil et poussent à la montée des flux migratoires. Les pays d’accueil sollicités étant rarement les pays responsables. Très tôt mobilisé, le président Macron nous met en garde. Les possibilités d’accueil sont limitées et devant la multiplication de ces zones grises à venir, il est impossible de ne pas réguler les flux migratoires. Chacun a compris que dans ce domaine le discours avait changé et que Kaboul marquera un tournant. Bref, il ne nous dit pas autre chose que les flux migratoires sont à la fois inévitables et impossibles et qu’ils interpellent les traditions d’internationalisme : aider à fuir ou aider à s’organiser et à résister lorsqu’un partage de valeurs est possible, car tout ce qui bouge aux confins de la planète n’est pas forcément rouge.

On n’a pas fini de digérer les leçons de la chute de Kaboul.

 

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 19:11
Aube dorée, l'affaire de tous - le film-choc d'Angélique Kourounis sur l'extrême-droite grecque et Aube Dorée en tournée bretonne
Aube dorée, l'affaire de tous - le film-choc d'Angélique Kourounis sur l'extrême-droite grecque et Aube Dorée en tournée bretonne

Le flyer de la tournée bretonne du film "Aube dorée, l'affaire de tous"

Maxime Bitter, Angélique Kourounis et Thomas Iacobi, photo prise par Hervé Ricou la semaine dernière au festival du film de Douarnenez.

Maxime Bitter, Angélique Kourounis et Thomas Iacobi, photo prise par Hervé Ricou la semaine dernière au festival du film de Douarnenez.

Article du Télégramme, 27 août 2021, sur Aube Dorée, une affaire de Tous

Aube Dorée l'affaire de tous

Angélique Kourounis est la réalisatrice de deux documentaires sur le parti néo-nazi grec: l'Aube dorée.

En 2017 l'Association Bretagne Grèce Solidarité Santé a parrainé avec de nombreux partenaires locaux des projections-débats autour du film-Aube dorée-une affaire personnelle-  dans une quinzaine de salles de la région. Ce film décrivait l'installation du parti néo-nazi dans le pays et au parlement comme 3ème force politique.

Cette année Angélique Kourounis avec un nouveau film -Aube dorée-l'affaire de tous- décortique 6 années de procès qui ont abouti à la condamnation d'Aube dorée comme organisation criminelle. Bretagne Grèce Solidarité Santé parraine une nouvelle tournée de projections-débats dans 14 salles en Bretagne dont 5 dans le Finistère en présence et avec la participation d'Angélique Kourounis.

3 projections du premier film "Aube Dorée, une affaire personnelle" et 3 projections du film de 2021 "Aube Dorée l'affaire de tous" ont eu lieu au festival du film de Douarnenez du 21 au 28/08 qui avait comme thème Peuples et luttes en Grèce.

Standing ovation incroyable à la fin du dernier film!

la bande-annonce: https://vimeo.com/560771007

PJ: article du Télégramme du 27/08/2021 (édition de Douarnenez)

Les dates bretonnes pour voir le film en présence des réalisateurs, Maxime Bitter, Angélique Kourounis et Thomas Iacobi:

> Le 3 septembre au cinéma Iris, Questembert, 56230, 20h30

> Le 5 septembre, à Brasparts, lieu-dit Tromac'h 29190, 17h

> Le 6 septembre, au cinéma Les Baladins, Lannion, 22300, 20h

> Le 7 septembre, au cinéma Le Vulcain, Inzinzac-Lochrist, 56650, 20h30

> Le 8 septembre, au cinéma Club 6, St Brieuc, 22000, 20h

> Le 9 septembre, au cinéma Rex, Pontivy, 56300, 20h

> Le 10 septembre, au Patronage Laïque Guérin, 1 rue Alexandre Ribot Brest, 29200, 20h

> Le 11 septembre, à Ti An Oll, Plourin-les-Morlaix, 29600, 16h

> Le 14 septembre, MJC Kerfeuteun, Quimper, 29000, 20h

> Le 16 septembre, au cinéma Ty Hanok, Auray, 56400

> Le 17 septembre, Local Fête de l'Ével, Baud, 56150, 19h30

> Le 21 septembre, au cinéma Arvor, Rennes, 35000, 20h15

> Le 23 septembre, au cinéma Le Vauban, St Malo, 35400, 20h

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 19:04
Angélique Kourounis échangera avec le public, samedi. | OUEST-FRANCE

Angélique Kourounis échangera avec le public, samedi. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plourin-les-morlaix-29600/ti-an-oll-fait-sa-rentree-avec-un-documentaire-7fe85bbf-0e52-4cab-922d-eab61dc90e96

 
Ouest-France, 8 septembre 2021

Ce sera la deuxième venue, samedi, de la réalisatrice et journaliste Angélique Kourounis à Ti an Oll - centre social. En mars 2017, lors d’une tournée dans toute la Bretagne, elle avait présenté Aube Dorée, une affaire personnelle. Un documentaire qui mettait en lumière le fonctionnement de ce parti grec néonazi. Le film avait reçu un large écho international. Il a reçu, entre autres, le Prix spécial du jury au festival de Los Angeles ou encore, en 2016, le Prix Averroès junior au Primed de Marseille (Bouches-du-Rhône). Il a également été projeté au Parlement européen.

Ce samedi, Angélique Kourounis revient avec Aube Dorée, affaire de tous : Quelle résistance ? Un documentaire tourné au moment du procès historique de l’Aube Dorée. Ce parti était la troisième force politique du pays et a siégé pendant sept ans au parlement grec.

Après six ans de procès avec 68 accusés, après l’assassinat du chanteur de rap Pavlos Fyssas par un partisan de l’Aube Dorée, le verdict est tombé, le 7 octobre 2020, qualifiant « Aube Dorée, organisation criminelle ».

Un débat après la projection

 

Le deuxième film d’Angélique Kourounis est sorti après la déclaration du verdict. Ce jour-là, plus de 15 000 manifestants étaient rassemblés devant le tribunal, applaudissant la décision. Le documentaire nourrit le débat autour des réponses à apporter « à la montée de l’idéologie nazie qui gagne du terrain partout en Europe ».

Le film fait l’objet d’une tournée dans treize villes de Bretagne, après sa présentation au Festival du film de Douarnenez en août. La projection sera suivie d’un échange avec la réalisatrice et le journaliste en Grèce, Thomas Iacobi.

Samedi 11 septembre, à 16 h, à Ti an Oll. Entrée au chapeau. Site internet, goldendawnapublicaffair.com/fr/accueil

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