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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 08:13
Fête du Travailleur de la Mer - 20 juillet 2019 - Port de Lesconil
avec la participation d'Ismaël DUPONT, secrétaire départemental de la fédération PCF du Finistère, pour l'intervention politique

avec la participation d'Ismaël DUPONT, secrétaire départemental de la fédération PCF du Finistère, pour l'intervention politique

http://pcbigouden.over-blog.com/

Fête du Travailleur de la Mer - 20 juillet 2019 - Port de Lesconil

Tous à Lesco samedi pour la fête du Travailleur de la Mer, une des 3 fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, celle qui draine le plus de monde d'habitude, et son souper marin avec le groupe Barababord et Jack Raven's Whores pour l'animation musicale... Tout un programme!

Pour l'Histoire : Georges MARCHAIS en vacances à LESCONIL

Pour mémoire:

LESCONIL SAMEDI SOIR : QUE LA FETE EST BELLE AVEC LES COMMUNISTES ! (25 JUILLET 2018)

 

Pour l'Histoire : Georges MARCHAIS en vacances à LESCONIL

Pour l'Histoire : Georges MARCHAIS en vacances à LESCONIL

Fête du Travailleur de la Mer - 20 juillet 2019 - Port de Lesconil
Fête du Travailleur de la Mer - 20 juillet 2019 - Port de Lesconil
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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 05:01
Fête de l'Humanité 2019 - 13, 14, 15 septembre à la Courneuve - Finistériens, top départ! Découvrez le programme, achetez la vignette, soyez bénévoles!

Lien Page Facebook Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

Ça s'prepare. Ça s'attend... Ça s'vit... Les vignettes bon de soutien accès 3 jours disponibles auprès de toutes les sections PCF du Finistère. 28 euros pour le soutien au journal de Jaurès et de la gauche indépendante des milieux de l'argent, 28 euros pour l'accès au plus grand festival et a la plus grande fête politique de France. Vous avez aussi la possibilité de servir comme bénévole sur le stand du PCF Finistère.

https://fete.humanite.fr/-Programme-27-

Fête de l'Humanité 2019 - 13, 14, 15 septembre à la Courneuve - Finistériens, top départ! Découvrez le programme, achetez la vignette, soyez bénévoles!
Fête de l'Humanité 2019 - 13, 14, 15 septembre à la Courneuve - Finistériens, top départ! Découvrez le programme, achetez la vignette, soyez bénévoles!
Stand du Finistère – Fête de l'Humanité 2019 -

13-14-15 septembre – Parc départemental de la Courneuve

 

Inscriptions Bénévoles

Les 13, 14 et 15 septembre 2019 se déroulera la Fête de l'Humanité au Parc Départemental de La Courneuve. Le programme est à découvrir sur le site : https://fete.humanite.fr/-Programme-27-

Comme lors de chaque édition, le stand de la Fédération du Finistère sera présent sur la Place de Bretagne, à côté des autres fédérations bretonnes, des bretons de Paris, des Cheminots… Non loin de la Grande Scène.

Avec son restaurant qui propose le fameux Kig ha Farz du Nord Finistère, la Saucisse de Molène fumée aux algues, ses huîtres et autres spécialités, il est un lieu incontournable de la fête pour les gastronomes.

Son bar est aussi un lieu de rencontres, de fraternité, de convivialité, entres deux concerts, entre deux débats organisés sur l'espace consacré place de Bretagne. Les soirées y sont animées, chantantes… La bonne humeur et la camaraderie sont de mises.

Pour le bon fonctionnement du stand, la commission « Fête de l'Humanité » de la Fédération PCF 29 travaille depuis plusieurs mois déjà à la réussite de cette nouvelle édition. Celle de 2018 fut exceptionnelle avec des bénéfices indispensables à la réussite de nos luttes politiques et à la survie de notre journal : L'Humanité. En 2019, transformons l'essai, et faisons mieux !

Pour le bon fonctionnement du stand, nous avons besoin de 80 bénévoles environ. Une solide équipe est déjà constituée, mais elle a besoin d'être renforcée par de nouvelles forces. Une nouvelle relève dynamique pour que vive le stand du PCF 29 à la Fête de l'Humanité.

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription en tant que bénévole sur notre stand. Nul besoin d'être adhérent au PCF, juste l'envie, la motivation, la profonde conviction que le partage, dans ce monde, est une nécessité humaine et fraternelle. Vivre la fête autrement, partager des moments uniques avec les camarades réunis sur le stand, se loger sur place, pouvoir manger à moindre coût, assister aux concerts, participer aux débats, vivre sa fête tout simplement… Vivre une parenthèse qui marque chaque militant, chaque participant. Voilà ce que nous proposons.

Pour que cette fête existe, nous avons besoin de vous : 3 heures de bénévolat par jour au moins , 9 heures au total sur les trois jours pour ceux qui restent trois jours. Vous pouvez répartir selon vos envies sur le planning, selon votre savoir-faire, vos compétences, mais aussi selon vos souhaits d'apprendre, d'aider… Chaque poste est déterminant, chaque tranche horaire est importante !

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription, à retourner avant le 15 août 2019, à la Fédération PCF 29, à Ismaël Dupont, dupont.ismael@yahoo.fr, ou à Yoann Daniel, yoann.daniel@outlook.fr - federation@29.pcf.fr

Pour information, l'hébergement ne peut se faire qu'en tente individuelle derrière l'espace du stand. Les places en tente collective sont distribuées à la discrétion de la commission selon les besoins. Il est aussi possible de dormir sur un matelas sous la tente restaurant pour assurer la sécurité du stand.

Yoann Daniel  et Ismaël Dupont pour le PCF Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité sur le stand du Finistère

Fête de l'Humanité 2019 - 13, 14, 15 septembre à la Courneuve - Finistériens, top départ! Découvrez le programme, achetez la vignette, soyez bénévoles!
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:45
Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

La Commission de la culture du Sénat a tranché :
les « algorithmes locaux » de Parcoursup existent et ils doivent être rendus publics

La procédure Parcoursup organise le recueil des vœux et des dossiers des lycéens à l’aide d’un algorithme national qui a été publié. En revanche, ces informations sont traitées, le plus souvent, en partie ou en totalité, par les établissements de l’enseignement supérieur à l’aide d’« algorithmes locaux » qui demeurent confidentiels, contrairement aux engagements du Président de la République et du Gouvernement qui affirmaient vouloir rendre le nouveau dispositif totalement transparent.

Dès la promulgation de la loi, en mars 2018, avec le groupe CRCÉ, le Sénateur Pierre Ouzoulias avait demandé la publication de ces « algorithmes locaux » à la ministre chargée de l’enseignement et, sans réponse, avait saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), le Défenseur des droits et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour en obtenir la communication.

La confidentialité des modalités d’examen des dossiers des lycéens repose sur une mesure dérogatoire introduite dans la loi par un amendement du Gouvernement. Il organise un régime spécifique de communication, contraire au principe général de transparence institué par le code des relations entre le public et l’administration.

À l’occasion de la discussion du projet de loi relative à la protection des données personnelles, en avril 2018, la Sénatrice Sophie Joissains, au nom de la commission des lois, avait fait voter par le Sénat un amendement supprimant ce régime dérogatoire. Il avait été rétabli par l’Assemblée nationale.

Dans le cadre du suivi de l’application de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), la commission de la culture du Sénat a confié au Sénateur Jacques Grosperrin, rapporteur de la loi, une mission d’évaluation sur ces « algorithmes locaux ». Ce dernier a rendu compte de ses travaux et de ses conclusions, le 17 juillet 2019. Il montre que la procédure Parcousup se compose d’une phase de pré-classement qui met en œuvre des « algorithmes locaux » et d’un examen individuel des dossiers.

À la suite du Défenseur des droits, de la CADA, de la CNIL et de la Commission européenne, il considère qu’il est essentiel, pour la transparence de la procédure, que les critères de ces « algorithmes locaux » soient rendus publics.

Après plus d’un an de démarches auprès du ministère et du Gouvernement et de saisines contentieuses, le Sénateur Pierre Ouzoulias et le groupe CRCÉ se félicitent de cette décision de la commission de la culture du Sénat qui valide le travail accompli pour dénoncer ce régime dérogatoire et l’opacité de Parcoursup. Ils déposeront prochainement, au Sénat, une proposition de loi pour supprimer cette disposition et défendre les droits des lycéens et de leurs familles contre l’arbitraire d’une procédure d’exception qui organise le tri social.

 

Le 18 juillet 2019

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:26
Disparition. Johnny Clegg, guerrier pacifiste du combat anti-apartheid
Jeudi, 18 Juillet, 2019 -L'Humanité

Un riche legs musical et un engagement exemplaire. L’artiste activiste sud-africain est mort mardi à l’âge de 66 ans. Il nous laisse des souvenirs émouvants, comme ses concerts à la Fête de l’Humanité.

En 1990, la Fête de l’Humanité célébrait la libération de Nelson Mandela. En ce samedi soir du 15 septembre, la Grande Scène battait un de ses records. Nous étions au moins 100 000 mélomanes citoyens à écouter Johnny Clegg et son groupe Savuka (dont le nom signifie « Nous nous sommes réveillés », en zoulou)   Je me souviens de la clameur qui s’est élevée de la mer humaine, pour saluer l’arrivée, sur le plateau, du chanteur et de ses musiciens sud-africains. Frissons… Je me souviens de l’océan de briquets qui se sont allumés, quand ont retenti les premières notes de l’hymne Asimbonanga (« Nous ne l’avons pas vu »), que le leader avait dédié à Mandela, maintenu par le pouvoir dans ses geôles depuis 1962. Je me souviens que, lorsque Johnny a entonné le couplet en l’honneur de Nelson Mandela, Steve Biko et Victoria Mxenge, le peuple de la Fête de l’Humanité s’est transformé en gigantesque chœur. Certains et certaines d’entre nous, le poing levé, versaient des larmes d’émotion…

Le spectacle splendide de ce groupe, qui, sans peur et sans reproche, bravait la ségrégation raciale, entrait en résonance avec l’espoir porté par la libération de Mandela survenue en février 1990. Mais nous avions conscience que, pour le moment, n’était coupée qu’une seule tête de l’hydre apartheid. « Il ne faut pas encore interrompre les sanctions économiques, s’était exclamé le lucide Johnny Clegg, dans les coulisses. La lutte est loin d’être terminée. Il faudra énormément de temps pour réparer, ne serait-ce que partiellement, les ravages dus au racisme institutionnalisé en 1948 et la misère dans laquelle a été emmurée tout particulièrement la population noire. »

Le 16 juillet 2019, l’ancien professeur d’anthropologie à l’université à Johannesburg, devenu artiste activiste, est décédé d’un cancer à l’âge de 66 ans, à Johannesburg. Il est mort comme il a vécu : avec la lucidité, la simplicité et la générosité chevillées à l’âme. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à son équipe, en particulier à son manager français, Claude Six. « Je garderai de lui le souvenir d’un homme brillant, généreux, fidèle à son idéal de justice, mais aucunement naïf, Johnny avait un regard acéré sur le monde, nous souffle Claude Six, chamboulé, qui travaillait avec le regretté musicien depuis 1986. Il a été enterré hier, à Johannesburg, près de sa maman ». 1986, année où nous l’avons découvert en France, à Musiques métisses d’Angoulême, grâce au directeur du festival, Christian Mousset, qui l’avait programmé… Foudroyante a été la révélation de cet artiste révolutionnaire, dont la musique multicolore traversait les murailles de l’apartheid et qui, avec le danseur et percussionniste Dudu Zulu, faisaient la nique à l’apartheid au gré d’ancestrales danses guerrières zouloues. Dudu Zulu paiera de sa vie les spasmes du système, il sera assassiné le 4 mai 1992.

« Il a joué un rôle important pour la démocratie en Afrique »

Dans la musique de Savuka s’embrassaient rythmes africains, guitares rock, claviers électriques et, à la manière d’un pont entre toutes ces cultures, un accordéon puisant aux traditions sud-africaines et occidentales. Clegg s’était initié à la langue et aux rythmes zoulous auprès de Sipho Mchunu. En 1976, année des émeutes de Soweto, Clegg monte, à 23 ans, la formation Juluka (« sueur », en zoulou). Mais Sipho ayant décidé de retourner vivre au village, Johnny lance Savuka. La suite, on la connaît. En 1987, Asimbonanga offre à Clegg une gloire planétaire.

Dans notre édition du 13 septembre 1994, Patrick Apel-Muller et Zoé Lin écrivaient, après le second concert de Johnny Clegg à la Fête de l’Humanité, qui saluait l’élection de Mandela à la présidence de la République : « Ce devait être un concert, ce fut un hymne à la joie, à la liberté recouvrée, pour fêter en musique la nouvelle Afrique du Sud ». Pour Angélique Kidjo, qui a participé au dernier disque de Johnny Clegg, King of Time (2018), il n’y a aucun doute. « Johnny a joué un rôle important dans l’histoire de la musique, mais aussi pour la démocratie en Afrique. Ce qui me touchait, chez lui, c’était son authenticité. Un homme parmi les plus sincères que j’ai jamais rencontrés. »

Fara C.

King of Time, ultime album du Zoulou blanc

Se sachant condamné par le cancer, Johnny Clegg nous a gratifiés, fin 2018, d’une offrande : son album King of Time, abordant le thème du temps qui règne sur toute destinée. Sur le premier single, Color of My Skin, il a eu l’excellente idée d’inviter Angélique Kidjo, tandis que son fils Jesse, musicien de 29 ans, est convié dans I’ve Been Looking. De Johnny, on retrouve le mélange afro-rock reconnaissable entre tous. Sa chanson Oceanheart a été choisie par l’Unesco comme hymne pour la campagne de préservation des océans. CD King of Time (chez Oceanbeat/BMG) johnnycleggsa/

Johnny Clegg. « J’ai fait mon ­apprentissage d’homme à travers une autre culture »
Jeudi, 18 Juillet, 2019

Au fil des années, suivant la situation en Afrique du Sud, le chanteur nous a fait part dans l’Humanité de ses sentiments sur l’évolution de son art, la découverte de la langue zouloue, ses liens de fraternité avec le peuple et les changements politiques dans son pays.

 

21 juillet 1994 :

« La première danse zouloue que j’ai pratiquée, c’était la danse baka. Les employés noirs municipaux qui dégageaient les ordures dans les camions avaient l’habitude de la danser. J’ai appris auprès d’eux. Dès l’âge de 14 ans, j’étais fasciné par la culture zouloue. J’ai étudié le zoulou en autodidacte. J’avais rencontré un guitariste de rue. Il ne parlait pas l’anglais et je ne connaissais pas un mot de zoulou. J’ai appris avec lui en enregistrant ses chansons sur un magnétophone et en les répétant phonétiquement. Je ne savais pas ce que je chantais ! Mais dès que j’ai commencé à maîtriser la langue, je l’ai aimée. À l’âge de 16 ans, j’ai rencontré Sipho, avec lequel, plus tard, j’ai fondé le groupe Juluka. J’ai alors rejoint sa troupe de danse, qui était très cotée. Avec Sipho, j’ai vécu une amitié extraordinaire, une rare fraternité. Sans en être conscient, j’allais contre le système de l’apartheid. »

10 août 1994 :

« Quand vous grandissez dans trois pays d’Afrique différents, que vous êtes né en Angleterre, que votre mère est divorcée… J’ai eu une éducation totalement folle et, à un moment donné, j’ai commencé à m’intéresser aux sociétés ­traditionnelles, parce qu’elles m’apportaient un foyer, une identité (…). J’ai fait mon ­apprentissage d’homme à travers une autre culture, parce que celle qu’on m’offrait dans ma propre société était en pleine banqueroute. »

18 juillet 2007 :

« La Fête de l’Humanité est un symbole important, un événement que j’associe à des valeurs d’égalité. Très différent de tous les spectacles que je fais en tournée, d’autant plus que c’est un moment chargé d’histoire. La première fois que je me suis produit à la Fête de l’Humanité, c’était en 1987 ou 1988… Je garde de très bons souvenirs de cette époque. Nous étions très conscients de la situation en Afrique du Sud, de l’apartheid et de toutes les autres situations où perdurent des dictatures. »

9 décembre 2013 :

« Pour ma famille, pour moi, pour le peuple sud-africain, Nelson Mandela incarne la longue et persévérante pérégrination qui s’est avérée nécessaire pour que notre pays atteigne, enfin, la rive rêvée : celle de la démocratie et d’une Afrique du Sud délivrée de l’apartheid. La décennie 1990 a été secouée par des tourmentes, mais ni le massacre du 17 juin 1992 dans le township de Boipatong (perpétré par des membres armés de l’Inkatha Freedom Party – NDLR), ni l’assassinat, en 1994, de Chris Hani, secrétaire général du Parti communiste sud-africain, ni les autres atrocités qui ont pu être commises n’ont pu arrêter les négociations pour une Afrique du Sud libre et démocratique. Parfois, le doute ou la peur s’emparait de nous. Mais dès que Nelson Mandela s’exprimait à la radio ou à la télévision, sa voix, à la fois puissante et irradiante d’amour, nous redonnait courage. Madiba avait, en outre, un grand sens de l’humour, qu’il savait conjuguer avec les vertus de sa bravoure. Il accordait une oreille attentive et respectueuse à ses interlocuteurs, y compris à ses adversaires. Des qualités particulièrement précieuses dans un contexte où primaient le racisme et la démagogie. Nelson Mandela a été le capitaine qu’il fallait à notre Afrique du Sud malmenée par la tempête. Son héritage continuera de nous inspirer profondément. Au revoir, papa. Hamba kahle, Tata ! »

Disparition. Johnny Clegg, guerrier pacifiste du combat anti-apartheid (L'Humanité, 18 juillet 2019)
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:11
États-unis. Les tweets de Trump dignes du Ku Klux Kan
États-unis. Les tweets de Trump dignes du Ku Klux Kan
Mercredi, 17 Juillet, 2019 -L'Humanité

Le président américain insulte des représentantes démocrates du Congrès. De gauche et issues de l’immigration, elles représentent tout ce qu’il exècre.

 

« On ne nous fera pas taire », a répliqué Ayanna Pressley, qui a accusé Donald Trump de manquer « de la grâce, de l’empathie, de la compassion et de l’intégrité qu’exige la fonction » présidentielle. « J’encourage néanmoins les Américains (…) à ne pas mordre à l’hameçon », a-t-elle ajouté, voyant dans les attaques du milliardaire républicain « une distraction » pour détourner l’attention « des problèmes affectant les Américains ». Celle qui est la benjamine du Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, a, elle, déclaré ne pas être « surprise » par la « rhétorique » de Trump. De son côté, Ilhan Omar a accusé Donald Trump, auteur d’une « attaque ouvertement raciste à l’encontre de quatre élues de couleur », de promouvoir les idées des nationalistes blancs. Enfin, l’élue de confession musulmane, Rashida Tlaib, a appelé à lancer une procédure de destitution contre Donald Trump.

« Est-ce que cela vous dérange que nombre de gens trouvent vos tweets racistes ? » a demandé un journaliste à Donald Trump. Réponse de ce dernier : « Cela ne me dérange pas car beaucoup de gens sont d’accord avec moi. » Pourtant, au sein du Parti républicain, certains élus lui ont demandé de retirer ses tweets et de s’excuser. Le président américain sait ce qu’il fait. Il alimente le racisme et veut conforter sa politique anti-immigrés. Ses attaques visent également à identifier le Parti démocrate avec ces quatre élues représentant la tendance la plus à gauche et en désaccord avec Nancy Pelosi, qui doit maintenant les défendre. Conclusion de Trump : « Cela signifie qu’ils soutiennent le socialisme, la haine d’Israël et des États-Unis ! » CQFD.

Pour Donald Trump, les tensions raciales sont une manne électorale qui lui sert à galvaniser sa base d’électeurs, très majoritairement blanche. Depuis dimanche, via ses fameux tweets, il déverse sa haine et sa xénophobie sur quatre élues démocrates : Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan). Après avoir conseillé ce week-end aux quatre élues de « retourner » dans leur pays d’origine, le président américain a intensifié ses attaques, en début de semaine, les accusant de « haïr » l’Amérique. « Si vous n’êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir ! » a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison-Blanche alors même que trois de ces élues sont nées sur le sol états-unien. La veille, il avait suggéré à ces représentantes de retourner dans « ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent ».

Pierre Barbancey
États-unis. Les tweets de Trump dignes du Ku Klux Kan
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:08
[ASSEMBLÉE NATIONALE]

Lors de l'examen du projet de loi autorisant la ratification du Ceta, les députés PCF sont intervenus. Alain BRUNEEL fustige une "stratégie du perdant-perdant" et s'inquiète des conséquences du CETA sur l'emploi puisque "45000 emplois sont menacés de disparition en France et 30000 au Canada".
Jean-Paul LECOQ s'insurge contre les mesures du CETA qui portent inexorablement atteinte à la souveraineté: "attaquer les États pour avoir fait des lois: oui, c’est possible. Et voici que le piège du néolibéralisme se referme sur la démocratie!" 

Rassemblement stop Ceta à Morlaix le 13 juillet dernier.

Rassemblement stop Ceta à Morlaix le 13 juillet dernier.

Ceta. La majorité se prosterne devant le marché
Jeudi, 18 Juillet, 2019

À l’Assemblée nationale, les députés devaient valider hier le traité de libre-échange entre l’UE et le Canada, avant un vote solennel mardi.

 

Pour les uns, le Ceta trace un avenir radieux. Jean-Yves Le Drian l’a défendu sans hésiter, hier, devant l’Assemblée nationale. Ce traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada va permettre de tirer « vers le haut nos standards environnementaux et sociaux », affirme le ministre des Affaires étrangères, qui ajoute que « toutes les craintes ont été levées ». Toutes. Ainsi, le Ceta respecterait le principe de précaution, ne permettrait pas d’importer des viandes nourries aux farines animales, des saumons OGM et des denrées traitées avec 46 pesticides interdits dans l’UE. « Les normes européennes continueront de s’appliquer », promet-il. Pour le rapporteur du texte, Jacques Maire, ce traité impose même le « respect de l’accord de Paris ». Loin de représenter une menace pour les agriculteurs français, il fera « rayonner l’excellence française », lance la députée LaREM Marie Lebec. Et offrira l’opportunité de « conquérir de nouveaux marchés », dont les « marchés publics canadiens », s’enthousiasment les élus de la majorité. Déjà appliqué depuis deux ans, il a fait « progresser la balance commerciale entre la France et le Canada à 400 millions d’euros en 2018, en faveur de Paris », apprécient-ils.

Les multinationales pourront attaquer en justice toutes politiques publiques

Tout va bien alors ? Pourquoi s’inquiéter ? « Nous commerçons déjà avec le Canada à hauteur de 70 milliards d’euros par an », indique Roland Lescure. Le président de la commission des Affaires économiques précise que les échanges existent aussi avec les États-Unis, sans accord, à hauteur de 700 milliards, et avec la Chine pour 600 milliards. Il y a donc urgence à « négocier pour faire monter la barre pour tous » en termes d’exigences, justifie-t-il. Le problème, c’est que pour les opposants au texte, le Ceta organise justement l’inverse, à savoir l’abandon de toutes normes au nom du libre-échange. Députés PCF et FI – qui ont toujours été hostiles au traité – comme PS et LR – qui l’ont soutenu et porté quand ils étaient majoritaires – ont ainsi accusé le Ceta d’ouvrir la porte à de graves dangers environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux. Ils ont largement cité la foule d’ONG, d’associations et de syndicats qui s’alarment des conséquences à venir. Et bien sûr l’étude d’impact, commandée par le gouvernement, qui conclut clairement que le Ceta va faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre, et accélérer la destruction de notre planète.

Malgré les promesses de l’exécutif, les élus d’opposition assurent que rien dans le texte ne protège l’Union européenne de l’arrivée de denrées alimentaires contraires à sa législation. Si des contrôles sont prévus au Canada, sur des animaux vivants, rien ne l’est sur les steaks ou les pavés qui arriveront sur notre sol. Rien non plus pour respecter l’accord de Paris et se protéger de l’appétit des multinationales, qui pourront attaquer en justice toutes politiques publiques qui nuiraient à leur activité économique. Le gouvernement l’a reconnu sans le dire, en lançant qu’un « mécanisme d’interprétation commun avec le Canada » est prévu, pour émettre des « notes d’accord qui seront contraignantes » vis-à-vis des tribunaux d’arbitrage. Reste que le texte soumis hier à ratification, en l’état, n’assure rien de tout cela. De fait, l’exécutif a demandé un nouveau blanc-seing à la représentation nationale, qui devait dans la soirée donner son feu vert à un accord qu’elle ne maîtrise pas, et qui a été négocié dans son dos, avant un vote solennel prévu mardi.

Aurélien Soucheyre
CETA: la majorité se prosterne devant le marché (L'Humanité, 18 juillet 2019 - Aurélien Soucheyre)
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:04

Nos deux photographes s'étaient déjà illustrés par une magnifique exposition sur les traces de la Grande Guerre qui avait été présentée à la fête du Viaduc place Allende, la fête du 1er mai de la section PCF de Morlaix il y a deux ans...

Ils reviennent exposer à Locquénolé avec un vernissage ce soir, vendredi 19 juillet, à 18h à la salle du Préau à Locquénolé. 

Taol-Lagad.

Un coup d’œil sur le littoral

Photographies de Jean-Marc Nayet et de Philippe Grincourt
Installation artistique de Pierre Chanteau
Du 19 juillet au 11 août 2019
Salle du Préau – Locquénolé (derrière la Mairie)
Ouverture du vendredi au dimanche de 15 h à 18h30 et le mercredi de 18h à 23 h

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 06:57
Réforme des retraites - plan Macron/Delevoye: l'Humanité décrypte les intentions de la retraite par points, réforme de régression sociale
Protection sociale. Les mauvais points du projet de réforme Delevoye
Vendredi, 19 Juillet, 2019 - L'Humanité

Des pensions soumises à des contraintes budgétaires de fer, un âge de départ réel sans cesse reporté… Le projet de retraite par points dévoilé jeudi par Jean-Paul Delevoye est synonyme de régression des droits sous couvert d’unification des régimes.

 

Un système à points applicable aux personnes nées à partir de 1963 et se trouvant à plus de cinq ans de la retraite, et dont l’âge pour bénéficier du taux plein sera fixé dans un premier temps à 64 ans… Dans le rapport qu’il a rendu ce jeudi à Édouard Philippe, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, préconise un bouleversement complet des règles du système de retraites. Si certaines règles communes vont être maintenues, au moins en apparence, dans le passage d’un système à l’autre, comme le maintien dans la loi de la référence à l’âge légal de départ à 62 ans, les repères collectifs tels que la durée de cotisation (166 trimestres aujourd’hui, soit 41,5 ans, avec un objectif de 172 trimestres, c’est-à-dire 43 ans en 2035) ou l’âge du taux plein pour tous à 67 ans, seront rayés de la carte au profit d’un compte unique en points, sur le modèle de la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Celle-ci, comme la quarantaine de régimes de retraite existants, sera intégrée au régime universel, aux règles uniformisées. Pour Jean-Paul Delevoye et ses équipes, cette réforme serait l’occasion de mettre en place un système « offrant la possibilité de choisir la date de son départ en fonction de son niveau de retraite, la notion de durée d’assurance s’effaçant derrière celle de points acquis ». Derrière cette simplification aux allures de justice, c’est une autre réalité qui se dessine.

1/ La retraite repoussée à 64 ans… en attendant pire

Le 23 janvier dernier, Jean-Paul Delevoye avait promis : « Il n’y aura pas de décote, nous laissons la liberté de choix de partir à 62 ans. » Moins de six mois plus tard, c’est une autre musique : les assurés qui décideront de prendre leur retraite à l’âge légal pourront toujours le faire… mais ils en subiront les conséquences financièrement. Leur pension sera diminuée de 10 % à 62 ans et de 5 % s’ils partent un an plus tard. En cause : la fixation d’un âge du taux plein à 64 ans (c’est-à-dire sans décote, ni surcote), qui « est celui qui permet de garantir et de maintenir constant le rendement d’équilibre du système », explique le rapport. Les assurés seront donc incités à repousser leur retraite pour maintenir le système à flot, à défaut de lui consacrer plus de recettes.

Plus grave : dans le nouveau système, « l’âge du taux plein sera un levier de pilotage du système de retraite », est-il précisé. En clair, l’âge de départ devient une variable d’ajustement du système. « Cet âge avancera plus ou moins rapidement, voire stagnera », selon l’espérance de vie. La règle serait la suivante : affecter les deux tiers de tout gain futur d’espérance de vie à la durée du travail. Pour Régis Mezzasalma, conseiller confédéral CGT sur les retraites, « dire que l’on maintient la retraite à 62 ans, alors que l’on prévoit simultanément un âge du taux plein qui évolue avec l’espérance de vie, c’est une fumisterie ».

2/ Un corset budgétaire : la « règle d’or »

La « règle d’or » du système est celle qui détermine toutes les autres. Dans le système Delevoye, cette règle est celle du respect impérieux de la « trajectoire financière du système de retraite » et de son « équilibre » budgétaire. « Cette règle d’or devra garantir un solde cumulé positif ou nul par périodes de cinq années », stipule le rapport. Comme on reste dans une enveloppe constante (13,8 % du PIB au mieux à l’horizon 2070, selon le Conseil d’orientation des retraites), la seule variable sera inéluctablement la baisse des pensions. « À partir du moment où le nombre de retraités augmente, cela signifie moins de pension par tête », souligne Régis Mezzasalma.

Première conséquence de ce corset budgétaire de la « règle d’or » : le système actuel des retraites devra être ramené « à l’équilibre en 2025 », avant le passage au nouveau système. Problème : à ce jour, les prévisions montrent que « le système actuel connaîtrait un solde négatif compris entre 0,3 et 0,6 % du PIB à l’horizon 2025 », précise le rapport, qui appelle à inscrire dans le projet de loi de réforme, attendu en 2020, des « modalités de convergence vers l’équilibre financier en 2025 ». Pas besoin d’être grand clerc pour savoir ce que cela signifie : les mesures « paramétriques » d’austérité, que le gouvernement entendait mettre en œuvre dès l’an prochain pour faire des économies, comme l’accélération de l’allongement de la durée de cotisation, n’ont pas été abandonnées. Elles sont simplement reportées de quelques mois, dans l’attente d’un moment plus propice.

3/ Niveau des pensions : des garanties en toc

Jean-Paul Delevoye se targue d’en finir avec l’indexation des pensions sur l’inflation au lieu des salaires, à l’origine de leur décrochage des revenus d’activité, lesquels augmentent plus rapidement que les retraites. L’intention est louable. Mais à y regarder précisément, la règle proposée n’est pas si simple. Ainsi « les retraites continueront d’être revalorisées sur l’inflation », précise le rapport, qui ajoute ceci : « Les partenaires sociaux (…) auront la possibilité de se prononcer sur une éventuelle revalorisation des retraites en fonction de l’évolution des salaires. » Celle-ci n’aura rien d’automatique : elle dépendra de l’appréciation de « la situation économique du pays ».

Les inégalités ne seront pas en reste, en dépit de l’insistance du rapport sur les nouvelles modalités de solidarité prévues, comme la bonification de 5 % à répartir entre les parents dès le premier enfant (contre 10 % à partir du 3e enfant aux deux parents aujourd’hui), ou la garantie pour le conjoint survivant d’une pension de réversion à hauteur de 70 % des revenus du couple. « Tous les correctifs que le haut-commissaire prétend apporter sont contredits par un système qui va refléter les inégalités de carrière et de salaire dans le calcul des pensions », basé sur l’intégralité des parcours professionnels et non plus sur les meilleures périodes, pointe Régis Mezzasalma. Quant à la valeur du point au moment de liquider sa retraite, Jean-Paul Delevoye l’assure, elle ne pourra pas baisser, et sera revalorisée en suivant « l’évolution du revenu moyen par tête ». Des propos rassurants qu’il convient de relativiser, au regard des mécanismes d’ajustement sur l’âge du taux plein décrits plus hauts : cette variable sera en effet déterminante. Même si la valeur du point évolue avec les salaires, une pension pourra significativement baisser par le jeu de la décote associé au report de l’âge d’« équilibre » du système.

4/ Fin du départ anticipé pour les métiers pénibles

L’unification des régimes entraînera aussi de lourdes conséquences sur les salariés des régimes spéciaux, notamment pour ceux qui avaient droit au départ anticipé : agents publics de « catégorie active », hospitaliers dont l’âge de la retraite est à 57 ans, égoutiers pouvant partir à 52 ou 57 ans, conducteurs de bus ou de train soumis à des règles spécifiques… « Dans le système universel, l’ensemble des droits à un départ anticipé au titre de la pénibilité devra être harmonisé », affirme le rapport. Dans ce cadre, « les dérogations des régimes spéciaux et de la fonction publique seront donc supprimées et les salariés de ces régimes se verront appliquer les mêmes règles que l’ensemble des autres salariés ». Une injustice difficile à digérer pour les intéressés.

Sébastien Crépel
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 06:00
La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

Le PCF appelle à participer à la MARCHE ADAMA III, le 20 juillet 2019

Une marche pour demander justice et vérité sur la mort d'Adama Traoré, et pour soutenir sa famille engagée depuis trois ans dans ce combat, est organisée ce 20 juillet à Beaumont-sur-Oise. Elle sera aussi l'occasion de dénoncer toutes les violences policières et d'être solidaires des familles des victimes. Le Parti communiste français apporte, dans ce cadre, son plein soutien à Assa Traoré, qui anime avec ténacité le Comité Adama.

 

L'enquête est aujourd'hui relancée, du fait des résultats de l'enquête indépendante rendus publics en mars dernier. Aucun doute n'est aujourd'hui permis : Adama Traoré n'est mort d'aucune maladie, il a été asphyxié sous le poids de trois gendarmes.

La police incarne la force de la loi et elle a pour mission de faire respecter les valeurs de la République. À ce titre, son action est inséparable du respect des droits et libertés, sous le contrôle indépendant de la justice.

La France a aujourd'hui besoin d'une police républicaine, agissant au plus près des citoyennes et citoyens, dotée d'une formation de qualité, disposant des moyens et des effectifs nécessaires à sa mission, gardienne de la paix publique et n'ayant pas à obéir à une politique du chiffre et du tout-répressif. C'est loin d'être le cas.

Ces derniers mois, les violences policières se sont multipliées, tout comme les contrôles au faciès. C'est le gouvernement, et tout particulièrement le ministre de l'Intérieur, qui portent l'entière responsabilité de cette situation. Leurs surenchères sécuritaires ont contribué à la dégradation de la confiance entre la police et la population, en particulier dans les quartiers populaires.

Il est urgent de se mobiliser pour dire stop. Pour interdire, comme cela se fait dans des pays voisins, des techniques d'immobilisation pouvant s'avérer mortelles. Et pour soumettre le recours des armes à feu à des conditions strictes, alors qu'une récente note de l'IGPN vient de constater que leur utilisation est en nette hausse, conséquence manifeste de l'assouplissement des règles relatives à la légitime défense.

Quel que soit le quartier où il vit, la couleur de sa peau ou le pays d'origine de ses parents, chaque citoyen, chaque citoyenne est en droit d'exiger la justice, le respect, la dignité, l'égalité de considération et de traitement.

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 05:59
DELEVOYE EN MISSION POUR FAIRE ACCEPTER L’IMPLOSION DES RETRAITES (L’HUMANITE -  Jeudi 18 Juillet 2019 - Sébastien Crépel)
DELEVOYE EN MISSION POUR FAIRE ACCEPTER L’IMPLOSION DES RETRAITES (L’HUMANITE -  Jeudi 18 Juillet 2019 - Sébastien Crépel)

Protection sociale. L’exécutif doit confirmer, ce jeudi, son choix du passage à un régime à points, de préférence à un allongement anticipé de la durée de cotisation. Mais l’objectif est le même : geler la part des richesses consacrée au système, en baissant les pensions.

Le big bang des retraites aura bien lieu. Les premiers contours du futur système universel à points devraient être précisés, ce jeudi matin, aux syndicats et aux représentants patronaux, avant que le haut-commissaire à la Réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, ne remette ses recommandations officielles au premier ministre dans la foulée. L’épilogue d’un long suspense autour de ce chantier d’abord reporté, puis dont le sort a semblé plus incertain à mesure que le gouvernement cherchait des économies immédiates à faire sur les pensions pour équilibrer ses comptes. Finalement, l’exécutif a tranché : la réforme « systémique », dont le projet de loi ne verrait le jour qu’en 2020 pour une application en 2025, devrait être privilégiée au détriment des ajustements « paramétriques » évoqués ces dernières semaines.

Un système où tout déséquilibre financier sera désormais proscrit

Après les mesures prises pour apaiser la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron avait, en effet, annoncé, fin avril, sa volonté d’accélérer le calendrier d’allongement progressif de la durée de cotisation voté en 2014 avec la réforme Touraine (de 41 ans et demi aujourd’hui à 43 ans d’ici à 2035), et de mettre en place un système de bonus-malus calqué sur celui des retraites complémentaires Agirc-Arrco autour d’un âge pivot fixé à 64 ans (décote en cas de départ avant cet âge, surcote après cet âge), sans toucher à l’âge légal de départ à 62 ans.

Devant le tollé syndical, le pouvoir a préféré remiser ces projets, pour ne pas compromettre la grande « réforme » du quinquennat. Mais si la manœuvre est habile, les salariés auraient tort de croire le danger écarté. « L’accélération de la réforme Touraine est ajournée, mais celle-ci s’appliquera quand même bien au rythme initialement prévu, souligne Régis Mezzasalma, conseiller confédéral de la CGT pour les retraites. Et rien ne dit ce qu’il en sera les années suivantes. Le report de l’âge légal de départ peut aussi revenir sur le tapis d’ici à l’application de la réforme systémique, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2022. » Mais, surtout, les grandes lignes de la feuille de route de Jean-Paul Delevoye restent inchangées : bâtir un système dans lequel tout déséquilibre financier sera désormais proscrit (la fameuse « règle d’or » budgétaire annoncée par le haut-commissaire) et dont l’ajustement, s’il doit avoir lieu, se fera au détriment des pensions, en jouant sur la valeur du « point » à partir duquel sera calculé le montant des futures retraites.

L’intérêt d’un tel système pour le pouvoir, c’est que les intéressés ne sauront rien à l’avance : fini, le débat public qui précédait jusqu’alors toute réforme des retraites et compliquait souvent son adoption, à mesure des sacrifices demandés aux assurés sociaux. Avec le régime à points, qui prétend fusionner et remplacer la plupart des 42 régimes existants au nom de « l’équité », l’incertitude règne d’autant plus sur le niveau des pensions que les repères collectifs disparaissent, tels que la durée de cotisation et la notion de taux plein qui lui est associée. « Quel sera le montant de ma pension ? À quel âge pourrai-je partir à la retraite à taux plein ? Après un an de concertation, il n’y a ni réponse à ces questions que se posent tous les salariés, ni simulation de l’impact de la réforme », déplore la CGT cadres (Ugict), qui a lancé un calculateur sur Internet pour faire « la transparence » sur le niveau futur des pensions.

Seule certitude : le blocage du financement du système, lui, est bel et bien à l’ordre du jour, autour de 13,8 % du PIB (son niveau actuel), alors que le nombre de retraités va continuer d’augmenter par rapport au nombre d’actifs. C’est d’ailleurs sur cette hypothèse d’une quasi-stabilité, voire d’une baisse de la part des richesses consacrée aux pensions, que sont bâtis les scénarios prévisionnels des comptes sociaux. Au prix d’une sévère chute dans les années à venir du « taux de remplacement », qui désigne le niveau de la pension par rapport aux derniers salaires perçus. Celui-ci passerait, dans le cas type d’un salarié non cadre partant à la retraite à taux plein, de 75 % du dernier salaire pour la génération née en 1955 « à entre 63 % et 68 % selon les scénarios pour la génération 2000 », expose le dernier avis, en date du 12 juillet, du Comité de suivi des retraites (CSR), qui a travaillé sur la base des projections du COR (Conseil d’orientation des retraites).

Si l’effet des réformes passées explique ces chiffres, le système resterait néanmoins en déficit « au moins jusqu’en 2040 » quel que soit le scénario économique envisagé, selon le CSR. Pour le comité, le passage au système universel permettrait de tourner la page des limites d’un pilotage par des réformes « au coup par coup » : « Dans un régime par points, la régulation peut passer par l’ajustement de la valeur de service du point (la valeur de conversion des points en pension de retraite – NDLR) qui peut se faire en fonction de l’évolution globale du ratio retraités/actifs. » En clair : s’il manque des ressources pour financer les pensions, il suffit de tourner la « molette » du rendement du point de retraite pour obtenir immédiatement une modération des dépenses. Pour Régis Mezzasalma, de la CGT, « le projet est fait pour accompagner la baisse du niveau des pensions. Les mesures d’austérité vont s’accentuer avec la réforme systémique ».

Et le flou entretenu sur la réforme, à 24 heures de la présentation de ses grands axes, n’est pas fait pour dissiper les inquiétudes syndicales. « Nous n’aurons pas de texte en amont », relève-t-on ainsi chez Force ouvrière, alors que des pistes ont fuité dans la presse. « S’il s’agit de la technique classique destinée à habituer les esprits et espérer annihiler toute forme de réaction, nous ne sommes ni dupes ni résignés », prévient la confédération dirigée par Yves Veyrier. Pour FO, en effet, « un régime universel par points conduirait incontestablement à dégrader les droits existants ». Dans la ligne de mire du syndicat, le changement du mode de calcul de la pension, qui serait désormais étalé « sur toute la carrière et non plus sur les meilleures années », ce qui aurait pour effet, selon FO, de diminuer les pensions.

Sans compter qu’un tel système, dans lequel « un euro cotisé donne les mêmes droits pour tous », comme le proclame le désormais célèbre slogan macronien, refléterait fidèlement les inégalités de carrière au lieu de les compenser. « Ça signifie : petits boulots, petits salaires, petites retraites. Les carrières heurtées, hachées, seront perdantes », pointe Régis Mezzasalma. Et si les doutes semblent dissipés sur la persistance de mécanismes de solidarité pour réduire les inégalités (bonification pour enfant, pension de réversion des veuves et veufs…), les « interrogations et inquiétudes » demeurent néanmoins, insiste FO, sur les dispositifs qui prendront la relève de ceux existants.

L’âge minimun réel de la retraite serait porté à 64 ans

Enfin, si le gouvernement a écarté l’idée de nouvelles mesures d’âge applicables dès 2020, qu’en sera-t-il, dans le nouveau système, du mécanisme de décote-surcote autour d’un âge pivot qui porterait dans les faits l’âge minimum réel de la retraite à 64 ans, et auquel Jean-Paul Delevoye a fini par se ranger après avoir longtemps dénié l’existence d’un tel projet ? « De toute façon, la décote est intégrée au système, décrypte Régis Mezzasalma. Soit il y a un âge pivot, soit il n’y en a pas, mais on joue sur le taux de remplacement en servant des pensions plus basses, et cela revient au même. C’est une question d’affichage politique. » Reste que la CFDT, plutôt favorable au futur régime universel, a prévenu que tout report de l’âge de départ serait pour elle une ligne rouge infranchissable. Pas sûr que le gouvernement prenne le risque de faciliter la constitution d’un front syndical contre lui sur ce point.

Sébastien Crépel

 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE

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