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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 06:15
Photo de Julius Fucik publiée dans L'Humanité avec l'article de Maurice Ulrich le 24 juillet 2019

Photo de Julius Fucik publiée dans L'Humanité avec l'article de Maurice Ulrich le 24 juillet 2019

Julius Fucik « Hommes, mes frères, je vous aimais, veillez ! »
Mercredi, 24 Juillet, 2019

Dans sa prison, le résistant et communiste tchécoslovaque, écrivain et journaliste, parvient à rédiger ce qui s’appellera Écrit sous la potence. Torturé pendant des jours, il sera pendu, à Prague, le 8 septembre 1943. Il avait 40 ans.

 

ÀBerlin, dans un des magnifiques parcs du quartier Pankow, on peut lire sur un mémorial qui lui est dédié ces mots de Julius Fucik, les mêmes qu’il avait écrits à quelques heures de son exécution : « Hommes, mes frères, je vous aimais, veillez ! » Journaliste, écrivain arrêté en avril 1942 à Prague avec six autres membres de son réseau de résistants communistes, affreusement torturé pendant des jours, il est pendu le 8 septembre 1943, à 40 ans. Quatre ans plus tôt, le 15 mars 1939, les troupes hitlériennes ont envahi la Tchécoslovaquie.

Né dans une famille ouvrière, mais neveu du compositeur nommé comme lui Julius Fucik, qui connut des heures de gloire à Prague et à Berlin en donnant des concerts devant plus de 10 000 personnes, le jeune homme qui, dès ses 12 ans voulait créer un journal, se tourne très vite vers le théâtre, la littérature et la politique. En 1921, la branche de gauche du parti social-démocrate fonde le Parti ­communiste tchécoslovaque. Il en est, en même temps qu’il est une figure de l’avant-garde artistique. Critique littéraire dans un magazine, il collabore également au quotidien du parti, Rude Pravo. Dès cette époque, il est arrêté à plusieurs reprises, il échappe en 1934 à une peine de prison de huit mois. Cette même année, il est en reportage en Allemagne, témoin de la manière dont Hitler a déjà assis son pouvoir avec l’interdiction des partis communiste et socialiste, des syndicats, l’arrestation de leurs militants et l’ouverture des premiers camps de concentration. En 1938, l’année même où il rencontre celle qui va être son épouse et camarade, Augusta Kodericova, le Parti communiste, l’un des plus importants d’Europe, est interdit. C’est, si l’on peut dire, « un dommage collatéral », et assez largement occulté, des accords de Munich par lesquels la France et l’Angleterre laissent le champ libre à l’Allemagne au nom de la paix. Dès ce moment, Julius Fucik est en résistance. Il intègre en 1941 le comité central clandestin du Parti.

En 1955, Milan Kundera lui rendra hommage dans un ensemble de textes dédiés, selon ses termes, à « un héros de la résistance communiste contre l’occupation nazie en Tchécoslovaquie ». Car, s’il n’est évidemment pas le seul – on estime à 30 000 le nombre de communistes qui y laissèrent la vie –, sa mémoire tient à un livre appelé Écrit sous la potence. Pendant ses mois de prison, il rédige, le plus souvent sur des feuilles de papier à cigarettes, des textes qui sortiront, avec la complicité d’un gardien probablement patriote, dont il évoque d’ailleurs la figure. C’est son épouse, elle-même rescapée de Ravensbrück, qui va apprendre l’existence des feuillets, en même temps que sa mort : « On m’a appris aussi que Julius Fucik avait écrit dans la prison de Pankrac. C’est son gardien, A. Kolinsky, qui lui a donné les moyens de le faire en lui portant dans la cellule papier et crayon nécessaires. C’est lui encore qui a emporté en cachette les feuillets du manuscrit écrit en prison. » Elle les fera publier.

Il sait donner à son récit le tour de l’anecdote, même tragique

La figure de l’auteur, car c’est un auteur et il s’agit bien d’une œuvre, va connaître dans les années d’après guerre une immense notoriété. Car Fucik, avec toute la force, l’intelligence et le talent d’un homme qui sait ce que peut l’écriture, va au-delà du simple témoignage. « Il n’y a pas de vie sans chants, comme il n’y a pas de vie sans soleil. » Il sait donner à son récit le tour de l’anecdote, même tragique. Comme lorsqu’un couple de camarades est arrêté et que la femme, Mariette, prend un premier coup : « Si beaux gars, dit-elle et accentuant sa voix, si beaux gars et de telles brutes ! » Avec Figures et Figurines, il va dresser les portraits de ses geôliers, de ses bourreaux, de ses camarades de prison par l’écriture, comme Jean Moulin l’avait fait en dessinant la caricature de son tortionnaire, Klaus Barbie. Aujourd’hui, d’une manière sans doute trop compréhensible, Écrit sous la potence est un livre scandaleusement non réédité et introuvable. C’est dire à quel point Julius Fucik avait raison quand il nous appelait à veiller, après avoir écrit ces autres mots : « Mon rôle aussi approche de sa fin. Je ne l’écris plus, cette fin. Je ne la connais plus déjà. Ce n’est plus un rôle, c’est la vie. Et dans la vie, il n’y a pas de spectateurs. Le rideau se lève. »

Maurice Ulrich
Julius Fucik, résistant et communiste tchécoslovaque pendu en 1943 - par Maurice Ulrich (L'Humanité, 24 juillet 2019)
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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 07:16
Vendredi à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma: Fest Noz avec le duo Youen Le Quintrec (accordéon diatonique) Judicaël Le Corre (bombarde, clarinette, saxophone)

Vendredi à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma: Fest Noz avec le duo Youen Le Quintrec (accordéon diatonique) Judicaël Le Corre (bombarde, clarinette, saxophone)

Au-delà même du Brestois Miossec, invité vedette de la Grande Scène, les Bretons feront souffler leur vent musical d'ouest à La Courneuve!

Fête de l'Humanité, vendredi 13 septembre en soirée sur l'Espace Bretagne de la fête de l'Humanité. après son inauguration à 17h30 par Patrick Le Hyaric et Lassana Bathily aura lieu le traditionnel Fest Noz avec le duo Youen Le Quintrec (accordéon diatonique) Judicaël Le Corre (bombarde, clarinette, saxophone) puis les chemises à fleurs du groupe TRUNK (5 musiciens) Une belle ambiance en perspective! Le lendemain, samedi 14 septembre, toujours sur l'espace Bretagne, ce sera le très beau groupe pop celtique Edmée and the Flyroots qui donnera de la voix. Avec le groupe Callipyge.

Les 4 fédérations de la Bretagne administrative, Côtes-d'Armor, Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine, animent l'espace Bretagne, cette année avec les Bretons de Paris.

Des débats sont prévus:

- Samedi 14 septembre, 17h30: débat sur les enjeux du féminisme animé par les Jeunesses Communistes

- Dimanche 15 septembre, 11h: débat Santé avec l'atelier citoyen Santé-Bretagne du PCF

 Edmée and the Flyroots

Edmée and the Flyroots

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 06:15
une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard

une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard

Fête de l’humanité. Le rendez-vous de tous les combats
Lundi, 22 Juillet, 2019

ADP, Ceta, retraites… à La Courneuve, en septembre, l’occasion est donnée de répondre coup pour coup à Macron, en plus de se mobiliser pour l’avenir de la planète.

 

Un petit miracle a lieu tous les ans à la mi-septembre, à La Courneuve. Venues de toute la France et du monde entier, près de 500 000 personnes s’y retrouvent pour mener les combats indispensables à la construction d’un monde meilleur. Ce petit miracle s’appelle la Fête de l’Humanité. Devant la destruction de notre environnement, elle sera bien évidemment l’occasion de mener le combat pour sauver la planète. « Nous qui sommes des révolutionnaires, nous n’allons pas laisser nos enfants et nos petits-enfants vivre moins bien que nous ! » a lancé, jeudi, Patrick Le Hyaric, lors du rendez-vous organisé place de Stalingrad, à Paris, qui a permis de vendre de nombreux bons de soutien à l’Humanité donnant droit d’accès à sa fête. Pour le directeur du journal fondé il y a 115 ans par Jean Jaurès, tout est à revoir pour sauvegarder « la qualité de l’air qu’ils respirent et de l’eau qu’ils boivent ». Car le gouvernement, en nommant Élisabeth Borne ministre de la Transition écologique, vient d’envoyer le pire signal possible. Celle « qui a déjà démantelé la SNCF et qui a désormais pour seule mission de démanteler EDF » ne fera qu’accélérer la chute, prévient Patrick Le Hyaric.

La Fête de l’Humanité doit donc servir de tremplin. D’abord contre le Ceta, qui sera voté cette semaine à l’Assemblée nationale mais devra passer devant le Sénat en novembre. « Une grande mobilisation peut d’ici là voir le jour partout dans le pays », espère le parlementaire PCF Pierre Laurent, présent jeudi. Et la campagne contre le traité de libre-échange avec le Canada, qui va contourner les normes sociales, sanitaires et environnementales de l’Union européenne sans respecter l’accord de Paris sur le climat, ne sera pas la seule.

un rendez-vous primordial pour assurer l’avenir du journal

Car la Fête sera aussi l’un des grands rendez-vous prévus contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP). « Plus de 538 000 personnes ont déjà signé pour obtenir l’organisation d’un référendum alors que le gouvernement fait tout pour freiner le mouvement. Nous pouvons passer le million de signatures pendant la Fête de l’Humanité », a rappelé, jeudi, Fabien Gay. « Ce serait un coup extraordinaire porté au gouvernement », ajoute Patrick Le Hyaric. Et un formidable frein porté à son entreprise de « destruction systématique » de toutes les conquêtes obtenues de haute lutte. La réforme des retraites, par exemple. L’espérance de vie en bonne santé recule ? Rien à faire ! À l’âge légal, fixé à 62 ans, pourrait s’ajouter un « âge pivot » à 64 ans. « Autant nous dire franchement qu’on est en train de reculer l’âge de départ ! » alerte le directeur de l’Humanité, qui veut que la Fête soit un grand rendez-vous pour « reconstruire la gauche » et combattre la Macronie. La lutte pour des jours heureux passe aussi par un moment de joie en lui-même. Avec une programmation musicale de qualité, accessible pour 28 euros. Un tarif imbattable : la Fête est tout simplement le moins cher de tous les festivals. Patrick Le Hyaric invite les chevilles ouvrières de la Fête à vendre 10 000 bons de soutien supplémentaires d’ici au 30 juillet. Car, avant de mener tous les combats qui attendent la Fête, il faut remporter celui de sa tenue. « Nous devons payer par avance nombre de frais, nous n’avons pas le droit d’émettre quelques dettes que ce soit, vu notre situation », insiste le directeur. « Réussir une belle Fête » constitue de plus un rendez-vous primordial pour assurer l’avenir d’un journal « extrêmement précieux ». « Ne relâchons pas l’effort, vous allez le faire avec brio », a conclu Patrick Le Hyaric devant les militants présents.

Aurélien Soucheyre
l n'y a pas que la Grande Scène (même si notre stand se trouve à côté) à la Fête de l'Huma ! Voici le programme de la petite scène (anciennement appelée Scène du Nord), avec un plateau vraiment très sympa tout au long des trois jours... Et l'on attend avec impatience la programmation de la Scène Zébrock !

l n'y a pas que la Grande Scène (même si notre stand se trouve à côté) à la Fête de l'Huma ! Voici le programme de la petite scène (anciennement appelée Scène du Nord), avec un plateau vraiment très sympa tout au long des trois jours... Et l'on attend avec impatience la programmation de la Scène Zébrock !

Fête de l'Humanité. Le rendez-vous de tous les combats (L'Humanité, Aurélien Soucheyre, 22 juillet 2019)

Vous pouvez acheter votre vignette bon de soutien ouvrant l'accès aux 3 jours de fête auprès des militants communistes de votre commune ou de votre territoire à 28€ au lieu de 40€ . 400 vignettes militantes sont en vente dans le Finistère, la vente étant assurée par les sections du Parti Communiste et par la fédération du Finistère du Parti Communiste.

Renseignements: federation@29.pcf.fr - 06 20 90 10 52

Vous pouvez aussi participer comme bénévole au stand du Finistère de la fête de l'Huma en travaillant au moins 3 heures/jour et en pouvant planter votre tente derrière le stand et vivre la fête de l'Humanité, plus grand festival politique, culturel et artistique de France, de l'intérieur. Une soixantaine de bénévoles, militants, sympathisants, sont déjà inscrits sur le stand du Finistère 

Renseignements: federation@29.pcf.fr - 06 20 90 10 52

Une envie de vivre un moment intense, suspendu et aérien de fraternité, de fête et de joie dans une ville provisoire de militants dédiée à l'Humain d'abord et aux idéaux de la gauche et de l'internationalisme, envie de participer pendant 3 jours aux concerts de Aya Nakamura, Soprano, Shaka Ponk, Marc Lavoine, Eddy de Pretto, Paul Kalkbrenner, Sporano, Youssou NDour, Kassav", Les Negresses Vertes, Miossec, Aziz Sahmaoui, pour un prix défiant toute concurrence, participer à des débats politiques passionnants, fraterniser avec des militants, français ou étrangers, devenir communiste pour apporter sa pierre à l'édifice d'une autre société et commencer par l'humaniser ici et maintenant etc?? C’est le 13-14-15 septembre lors de la 84 ème fête de l’Humanité au parc Georges Valbon de la Courneuve. 40€ par internet et 28€ avec les militants ! Alors n’hésitez plus!

Il y a encore une expérience plus riche que d'y aller en simple visiteur, c'est d'être bénévole dans un stand, en l'occurrence celui du Finistère, et d'y travailler quelques heures chaque jour avec la possibilité de camper derrière le stand. Contact, renseignements et inscription : Ismaël Dupont: dupont.ismael@yahoo.fr / 06 20 90 10 52

Les militants finistériens vendront la vignette sur plusieurs marchés tout au long de l'été et pendant les festivals d'été (Vieilles Charrues à Carhaix, Bout du monde à Crozon, fête du Bruit, Astropolis...). 

Voir aussi les photos des dernières années:

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!

A la fête de l'Huma 2017, sur le stand du Finistère, supplément de photos

Stand du Finistère – Fête de l'Humanité 2019 -

13-14-15 septembre – Parc départemental de la Courneuve

 

Inscriptions Bénévoles

Les 13, 14 et 15 septembre 2019 se déroulera la Fête de l'Humanité au Parc Départemental de La Courneuve. Le programme est à découvrir sur le site : https://fete.humanite.fr/-Programme-27-

Comme lors de chaque édition, le stand de la Fédération du Finistère sera présent sur la Place de Bretagne, à côté des autres fédérations bretonnes, des bretons de Paris, des Cheminots… Non loin de la Grande Scène.

Avec son restaurant qui propose le fameux Kig ha Farz du Nord Finistère, la Saucisse de Molène fumée aux algues, ses huîtres et autres spécialités, il est un lieu incontournable de la fête pour les gastronomes.

Son bar est aussi un lieu de rencontres, de fraternité, de convivialité, entres deux concerts, entre deux débats organisés sur l'espace consacré place de Bretagne. Les soirées y sont animées, chantantes… La bonne humeur et la camaraderie sont de mises.

Pour le bon fonctionnement du stand, la commission « Fête de l'Humanité » de la Fédération PCF 29 travaille depuis plusieurs mois déjà à la réussite de cette nouvelle édition. Celle de 2018 fut exceptionnelle avec des bénéfices indispensables à la réussite de nos luttes politiques et à la survie de notre journal : L'Humanité. En 2019, transformons l'essai, et faisons mieux !

Pour le bon fonctionnement du stand, nous avons besoin de 80 bénévoles environ. Une solide équipe est déjà constituée, mais elle a besoin d'être renforcée par de nouvelles forces. Une nouvelle relève dynamique pour que vive le stand du PCF 29 à la Fête de l'Humanité.

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription en tant que bénévole sur notre stand. Nul besoin d'être adhérent au PCF, juste l'envie, la motivation, la profonde conviction que le partage, dans ce monde, est une nécessité humaine et fraternelle. Vivre la fête autrement, partager des moments uniques avec les camarades réunis sur le stand, se loger sur place, pouvoir manger à moindre coût, assister aux concerts, participer aux débats, vivre sa fête tout simplement… Vivre une parenthèse qui marque chaque militant, chaque participant. Voilà ce que nous proposons.

Pour que cette fête existe, nous avons besoin de vous : 3 heures de bénévolat par jour au moins , 9 heures au total sur les trois jours pour ceux qui restent trois jours. Vous pouvez répartir selon vos envies sur le planning, selon votre savoir-faire, vos compétences, mais aussi selon vos souhaits d'apprendre, d'aider… Chaque poste est déterminant, chaque tranche horaire est importante !

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription, à retourner avant le 15 août 2019, à la Fédération PCF 29, à Ismaël Dupont, dupont.ismael@yahoo.fr, ou à Yoann Daniel, yoann.daniel@outlook.fr - federation@29.pcf.fr

Pour information, l'hébergement ne peut se faire qu'en tente individuelle derrière l'espace du stand. Les places en tente collective sont distribuées à la discrétion de la commission selon les besoins. Il est aussi possible de dormir sur un matelas sous la tente restaurant pour assurer la sécurité du stand.

Yoann Daniel  et Ismaël Dupont pour le PCF Finistère

Lien Page Facebook Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

 

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 06:11
Miguel Hernandez

Miguel Hernandez

Miguel Hernandez La poésie reste « une arme chargée de futur »
Mardi, 23 Juillet, 2019

Lanceurs d'alerte en 1939. 2/29. Dès les années 1930, le chevrier, auteur autodidacte met immédiatement son écriture au service du prolétariat et de la République espagnole. De sa courte vie – il décède à 32 ans –, il est resté fidèle, à en mourir, à ses idéaux communistes.

 

Moins célébré que le chantre de l’Andalousie, Garcia Lorca, le poète autodidacte Miguel Hernandez, de Orihuela (Alicante), aux origines fort modestes, qui fut chevrier jusqu’à son adolescence, mit immédiatement sa poésie « au service » du prolétariat et de la République. Une poésie certes de combat, de guerre même, effervescente, qui soulève, incite, manifeste, d’une esthétique sobre, efficace, des formes le plus souvent resserrées, denses et transparentes à la fois, de grande tension et force expressive, notamment dans ses poèmes élégiaques. Celui qu’il dédie à son premier fils, mort avant d’avoir 1 an, arrache les larmes. Tout comme l’élégie à Ramon Sijé, son frère d’âme, cultivé, le passeur, le ­ compagnon inséparable, mort à Orihuela.

Le chanteur Paco Ibañez a érigé le poème Andaluces de Jaen en un monument, un hymne de colère contre les grands propriétaires des oliveraies et le travail esclave des journaliers. Le poète les appelle à « se lever courageusement », à refuser l’esclavage au milieu de « tant d’oliviers » aux troncs noueux, aux olives généreuses, qui poussent « non pas grâce à l’argent, ni à la sueur du maître », mais au travail éreintant des ouvriers agricoles. Combien de siècles la servitude va-t-elle encore durer ? interroge le poète.

Madrid accueille le second Congrès international des écrivains antifascistes, auquel il participe. Les intellectuels majoritairement sympathisants de la République se trouvent tiraillés entre le positionnement empathique et l’engagement total, fusionnel, charnel. Hernandez, lui, a choisi, naturellement, le côté prolétaire de la barricade, malgré les convulsions en cours, le fusil et les mots, jusqu’à produire une « poésie armée »… À Madrid, au contact de son ami Pablo Neruda, il devient communiste (à 21 ans), rejoint le mythique Quinto Regimiento (protecteur des arts), donne des récitals poétiques sur le front pour stimuler miliciens, soldats de l’Armée populaire. El rayo que no cesa (1934-1935), Vientos de pueblo (1 937)… Une nouvelle fois, artistes et intellectuels sont appelés par les organisations antifascistes à « être dans la boue jusqu’à la ceinture », selon Antonio Machado, dans l’action commune, dans le partage d’une épopée. Cet engagement n’implique pas que le poète soit condamné à ne chanter que les prouesses du collectif. La guerre antifasciste d’Espagne met en jeu et en cause la dignité et le courage de chacun. Homme et combattant s’impliquent jusqu’à ce que reculent les limites. La poésie devient révolution ; peu d’hommes et de femmes se sont autant donnés à la fois à leur création et à leurs combats.

« Je suis né d’un ventre malheureux et pauvre », « Ainsi je sortis de terre », « assis sur les mots »

Courte et tragique vie que celle de Miguel Hernandez. Sans lieu commun. Le « chevrier autodidacte » a beaucoup lu, y compris les classiques, et acquis une dimension reconnue à Madrid (qui l’attire), et bientôt internationalement. Il est né en octobre 1910 : « Je suis né d’un ventre malheureux et pauvre », « C’est ainsi que je sortis de terre », « assis sur les mots ». La terre, le troupeau, la poésie, la révolution, les « corps qui naissent vaincus et tristes meurent ».

À la fin de la guerre, Miguel Hernandez se réfugie au Portugal, qui le renvoie en Espagne, aux mains de la garde civile et de Franco. Libéré une première fois, il est à nouveau arrêté et condamné à mort lors d’un procès sommaire en 1940. À la suite d’interventions nombreuses, la peine sera commuée en 30 ans de prison. Commence alors un long et sordide voyage, d’obscurité et d’humidité, de faim et de murs, une errance dans plusieurs prisons. Atteint d’une grave tuberculose, sans soins adéquats, il décède le 28 mars 1942. À 32 ans. Sa femme, Josefina Manresa, et leur enfant vivent dans un dénuement absolu. Dans les poèmes écrits en prison, on trouve la résistancielle Berceuse à l’oignon, pour son deuxième fils, né en 1939 : « Mon fils, au creux du berceau de la faim/se nourrissant du sang de l’oignon/Mais ton sang brillait de sucre givré. » L’oignon devient la nourriture, le « givre » de tous les jours. Immense et glacé, mais parsemé d’infimes clartés.

En prison, il termine également son Cancionero y romancero de ausencias. Toujours la poésie, arme de lutte. Les mêmes mots : la cellule, la terre, le pain, le souffle du vent, la nudité, l’ombre, mais une ombre constellée d’étoiles. L’espoir. Au terme d’une vie, porté par les « vents du peuple », Miguel Hernandez est resté fidèle, à en mourir, à ses idéaux communistes. « Au revoir, camarades, frères et amis/Saluez de ma part le soleil et les blés. »

Jean Ortiz
Miguel Hernandez: La poésie reste une arme chargée de futur - Jean Ortiz, L'Humanité, 23 juillet 2019 - suivi de Miguel Hernandez par Neruda

Pablo Neruda consacre un chapitre de ses Mémoires J'avoue que j'ai vécu à Miguel Hernandez et à la rencontre lumineuse qu'il a eu avec lui:

" A peine arrivé à Madrid, et devenu comme par enchantement consul du Chili dans la capitale espagnole, je connus tous les amis de Garcia Lorca et de Rafael Alberti. Ils étaient nombreux. Quelques jours plus tard, j'étais un poète de plus parmi les poètes espagnols. Ce qui ne nous empêchait pas, Espagnols et Américain, d'être différents. Cette différence, naturelle, entre nous, les uns l'affichent avec orgueil, et les autres, par erreur. 

Les Espagnols de ma génération étaient plus fraternels, plus solidaires et plus gais que mes compagnons d'Amérique latine. Pourtant, je pus constater en même temps que nous étions plus universels, plus au courant des langages et des cultures. Peu d'Espagnols parlaient une autre langue que la leur. Lorsque Desnos et Crevel vinrent à Madrid, je dus leur servir d'interprète pour qu'ils se comprennent avec les écrivains espagnols.

L'un des amis de Federico (Garcia Lorca) et de Rafael (Alberti) était le jeune poète Miguel Hernandez. Quand nous fîmes connaissance, il arrivait en espadrilles et pantalon de velours côtelé de paysan de ses terres d'Orihuela, où il avait gardé des chèvres. Je publiai ses vers dans ma revue Cheval vert: le scintillement et le brio de son abondante poésie m'enthousiasmaient. 

Miguel était si campagnard qu'il se déplaçait entouré d'un halo de terre. Il avait un visage de motte de glaise ou de pomme de terre qu'on arrache d'entre les racines et qui conserve une fraîcheur de sous-sol. Il vivait et écrivait chez moi. Ma poésie américaine, avec ses horizons nouveaux, ses plaines différentes, l'impressionna et le transforma.

Il me racontait des fables terrestres d'animaux et d'oiseaux. Cet écrivain sorti de la nature était comme une pierre intacte, avec une virginité de forêt, une force et une vitalité irrésistibles. Il m'expliquait combien il était impressionnant de coller son oreille contre le ventre des chèvres endormies. On entendait ainsi le bruit du lait qui arrivait aux mamelles, la rumeur secrète que personne d'autre que lui, le poète-chevrier, n'avait pu surprendre.

D'autres fois il me parlait du chant du rossignol. Le Levant espagnol, son pays d'origine, était rempli d'orangers en fleur et de rossignols. Comme au Chili ce chanteur sublime n'existe pas, ce fou de Miguel voulait recréer pour moi dans sa vie même l'harmonie de son cri et son pouvoir. Il grimpait à un arbre de la rue, et du plus haut des branches, sifflait ou gazouillait comme ses chers oiseaux natals. 

(...) Le souvenir de Miguel Hernandez ne peut se détacher des racines de mon cœur. Le chant des rossignols d'Orihuela, leurs tours sonores érigées dans la nuit parmi les fleurs d'oranger, étaient pour lui une présence obsédante et constituaient une part du matériel de son sang, de sa poésie terrestre et rustique, dans laquelle se fondaient tous les excès de la couleur, du parfum et de la voix du Levant espagnol, avec l'abondance et la bonne odeur d'une jeunesse puissante et virile.

Son visage était le visage de l'Espagne. Taillé par la lumière, ridé comme un champ labouré, avec ce petit côté de franche rudesse du pain et de la terre. Ses yeux brûlants, flambant sur cette surface grillée et durcie par le vent, étaient deux éclairs de force et de tendresse.

Et je vis sortir de ses paroles les éléments même de la poésie, mais modifiés par une nouvelle grandeur, par un éclat sauvage, par le miracle du vieux sang transformé en descendance. J'affirme que dans ma vie de poète, et de poète errant, il ne m'a jamais été donné d'observer un phénomène semblable de vocation et d'électrique savoir verbal".

(Pendant la guerre civile après le coup d’État de Franco ) "Federico avait été assassiné à Grenade. Miguel Hernandez, de chevrier, s'était transformé en verbe militant. Dans son uniforme de soldat, il récitait ses vers en première ligne.

(...) Miguel Hernandez chercha à se réfugier à l'ambassade du Chili qui durant la guerre avait accueilli une quantité énorme de franquistes: quatre mille personnes. L'ambassadeur, Carlos Morla Lynch, qui se prétendait pourtant son ami, refusa l'asile au grand poète. Au bout de quelques jours, Miguel était arrêté et emprisonné. Il mourut de tuberculose, dans son cachot, sept ans plus tard. Le rossignol n'avait pas supporté sa captivité".

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 05:40
Les grands textes de Karl Marx - 3: l'aliénation produite par la propriété privée et le capitalisme dans les Manuscrits de 1844

Les grands textes de Karl Marx - 3: Propriété privée, dépendance à l'argent et aliénation dans les Manuscrits de 1844

Karl Marx (1818-1883)

"Ébauche d'une critique de l'économie politique" (manuscrit de 1844):

" Nous avons vu quelle signification, le socialisme étant donné, prennent la richesse des besoins humains et, par suite, un mode nouveau de production et un nouvel objet de la production: s'y manifestent une nouvelle force vitale et un enrichissement nouveau de l'être humain.

Au cœur de la propriété privée, c'est l'inverse; tout homme s'applique à susciter chez l'autre un besoin nouveau pour le contraindre à un nouveau sacrifice, le placer dans une nouvelle dépendance et l'inciter à un nouveau mode de jouissance, donc de ruine économique. Chacun cherche à créer une puissance étrangère qui accable son prochain pour en tirer la satisfaction de son propre besoin égoïste. Ainsi, avec la masse des objets, l'empire d'autrui croît au dépens de chacun, et tout produit nouveau se change en source nouvelle de duperie et de pillage réciproques. En se vidant de son humanité, l'homme a toujours besoin de plus d'argent pour s'emparer de l'autre, qui lui est hostile; et la puissance de son argent diminue en raison inverse de l'accroissement du volume de la production, autrement dit son indigence augmente à mesure que croît le pouvoir de l'argent. 

Le besoin d'argent est le vrai et l'unique besoin produit par l'économie politique. La quantité devient de plus en plus la seule propriété puissante de l'argent; de même qu'il réduit tout être à une abstraction, de même il se réduit, dans son propre mouvement, à un être quantitatif. La démesure effrénée devient sa véritable norme. L'extension des produits et des besoins fait même que le sujet devient l'esclave inventif et toujours calculateur d'appétits inhumains, raffinés, imaginaires et contre nature. La propriété privée ne sait pas faire du besoin primitif un besoin humain; son idéalisme, c'est la fantaisie arbitraire et capricieuse; un eunuque ne flatte pas plus bassement son despote et ne cherche, pour lui soutirer une faveur, à exciter par les moyens les plus infâmes ses passions émoussées, que l'eunuque industriel, le fabricant, ne cherche à appâter son prochain, qu'il aime tout chrétiennement, pour faire s'envoler de sa poche une pièce d'or; il se plie à ses caprices les plus abjects, joue les entremetteurs entre lui et ses appétits morbides, guette chacune de ses faiblesses, le tout en vue de toucher le salaire de ses bons offices. 

(...) Cette aliénation se manifeste encore en ce que, d'un côté, le raffinement des besoins et des moyens produit d'un autre côté la sauvagerie bestiale, la simplicité totale, grossière et abstraite du besoin; ou plutôt, elle ne fait que se reproduire elle-même sous son aspect contraire. Même le besoin de grand air cesse d'être un besoin pour l'ouvrier; l'homme retourne à sa caverne qu'empeste désormais le souffle nauséabond et méphitique de la civilisation, et qu'il n'habite plus que d'une façon précaire - puissance étrangère qui peut chaque jour lui faire faux bond, d'où chaque jour il risque d'être expulsé faute d'argent. Cette maison mortuaire, il faut qu'il la paie. La maison de lumière, que le Prométhée d'Eschyle désigne comme l'un des grands cadeaux grâce auxquels il a transformé le sauvage en homme, cesse d'exister pour l'ouvrier. La lumière, l'air, etc, la propreté animale la plus élémentaire cessent d'être un besoin pour l'homme. La crasse, cet encanaillement, ce pourrissement de l'homme, le cloaque (au sens littéral) de la civilisation, le relâchement complet et contre nature, la nature putride deviennent l'atmosphère où il vit. (...) La simplification de la tâche grâce à la machine est mise à profit pour faire de l'enfant - de l'être qui n'a encore achevé ni sa croissance, ni sa formation - un ouvrier qui à son tour devient un enfant délaissé. La machine prend avantage de la faiblesse de l'homme pour réduire l'homme faible à l'état de machine. 

L'augmentation des besoins et des moyens de les satisfaire engendre la pénurie de besoins et l'indigence. Comment cela? L'économiste (et le capitaliste: notez que nous parlons toujours des hommes d'affaires concrets quand nous apostrophons les économistes par la bouche desquels les premiers se confessent et se justifient scientifiquement) nous en fournit la preuve:

1° Il réduit les besoins de l'ouvrier à la subsistance la plus indispensable et la plus misérable de la vie physique; il réduit son activité au mouvement mécanique le plus abstrait; et il dit que l'homme n'a pas d'autres besoins, ni activité, ni jouissance, car même cette vie-là, il la proclame humaine, existence humaine.

2° Pour base de son calcul, et comme norme générale - parce que valable pour la masse des hommes- il choisit la vie (l'existence) la plus indigente possible: il fait de l'ouvrier un être insensible et dépourvu de besoins, comme il fait de son activité une pure abstraction de toute activité. Le moindre luxe lui paraît condamnable chez l'ouvrier.

L'économie politique, cette science de la richesse, est donc en même temps science du renoncement, de l'indigence, de l'épargne: il lui arrive réellement de vouloir épargner à l'homme le besoin d'air pur ou de mouvement physique. (...) Sa grande maxime, c'est l'abnégation, le renoncement à la vie et à tous les besoins humains. Moins tu manges, bois, achètes de livres; moins tu vas au spectacle, au bal, au cabaret; moins tu penses, aimes, étudies; moins tu chantes, peins, fais des vers, etc, plus tu épargnes, plus tu augmentes ton trésor que ne mangeront ni les mites ni la poussière, et plus s'accroît ton capital. Moins tu es, moins tu t'extériorises, plus tu possèdes, plus ta vie aliénée grandit, plus tu engranges ton propre être aliéné. Tout ce que l'économiste t'ôte de vie et d'humanité, il le remplace en argent et en richesse...  L'ouvrier doit avoir juste assez pour vouloir vivre et ne doit vouloir vivre que pour posséder"

(...) "Nous avons dit plus haut que, rentré dans sa tanière, etc., l'homme s'y retrouve comme un être aliéné et haineux. Le sauvage dans sa caverne - élément de la nature qui s'offre spontanément à lui comme habitat et abri - ne s'y sent pas plus étranger; il y est plutôt aussi à l'aise que le poisson dans l'eau. Mais le sous-sol du pauvre est une chose horrible, une maison habitée par une "puissance étrangère, qui ne se donne à lui que s'il lui donne sa sueur et son sang", qu'il ne peut considérer comme son propre foyer dont il pourrait dire qu'il y est chez lui, alors qu'il se trouve plutôt dans la maison d'un autre, dans la maison d'un étranger qui chaque jour guette et l'expulse s'il ne paie pas son loyer. De même, il s'aperçoit du contraste qualitatif entre son logement, et celui, vraiment humain, situé dans l'au-delà, au ciel de la richesse.

L'aliénation n'apparaît pas seulement dans le fait que mon moyen d'existence est celui d'autrui, que ce qui est en mon désir est en la possession inaccessible d'un autre, mais également dans le fait que toute chose est elle-même autre chose qu'elle-même, que mon activité est autre, enfin - et ceci vaut aussi pour le capitaliste - que c'est la puissance inhumaine qui règne universellement".  

Karl Marx, Philosophie, "Ébauche d'une critique de l'économie politique"- Folio Gallimard (p. 161-173)

lire aussi:

Les grands textes de Karl Marx - 1 : la critique des libertés formelles de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont le pivot est le droit de propriété - une critique des déterminants bourgeois de la Révolution Française

Les grands textes de Karl Marx - 2 - La religion comme opium du peuple

Marx et Engels: les vies extravagantes et chagrines des deux théoriciens du communisme!

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 04:15
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
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Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
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Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Lesconil, 20 juillet 2019: la grande foule à la fête du Travailleur Bigouden  organisée par la section PCF du Pays Bigouden

Un monde fou et une belle ambiance à la fête du travailleur bigouden organisée par le PCF pays bigouden à Lesconil hier, samedi 20 juillet.

Photos Caro Berardan et Ismaël Dupont

Et voici le lien vers la page Facebook pour un supplément de photos
 

Intervention politique d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental, préparée pour la fête du Travailleur de la Mer à Lesconil, 20 juillet 2019:

Bonsoir à tous,

Je vous souhaite de passer un très bon moment à cette fête du travailleur de la mer à Lesconil, avec nos bons plats de la mer et les groupes de chants de marins.

Bravo à nos militants et sympathisants pour l'organisation et la mise en œuvre dans la bonne humeur et la solidarité de cette belle fête - trois fêtes d'été pour les camarades du PCF Pays Bigouden, c'est un investissement formidable de temps et d'énergie!  Merci à nos amis de la CGT, du Mouvement de la Paix, de l'AFPS … , pour leur participation à la réussite de cette fête et à son contenu politique.

Merci à nos camarades de la fédération du Parti Communiste du Finistère qui tiennent le stand politique du PCF, font signer la demande de référendum pour qu'on puisse se prononcer contre la privatisation des Aéroports de Paris, ADP. Il faut normalement 4,7 millions de signatures pour que ce premier référendum d'initiative citoyenne puisse avoir lieu. Nous en sommes actuellement à plus de 541 000, à 15 % de l'objectif. La marche peut paraître haute, mais c'est une bataille que nous pouvons gagner contre Macron et son projet ultra-libéral. Surtout qu'à 1, 2, ou 3 millions de signatures, plutôt que de s'exposer à un référendum sur lequel il perdrait juste avant les municipales, il préférera sans doute abandonner ce projet contesté à droite comme à gauche et par les compagnies aériennes elles-mêmes. La fédération du Finistère a contribué à la formation d'une coordination départementale regroupant actuellement 14 organisations politiques, syndicales, associatives, pour mobiliser sur cette question du référendum contre la privatisation d'ADP.

Je voudrai dans cette intervention politique citer quelques exemples de la nécessité de faire quelque chose pour bâtir un monde meilleur contre ce monde invivable que construise les forces capitalistes et réactionnaires.

Tout d'abord, le poids des inégalités et d'une lutte des classes d'une brutalité toujours plus grande.

En 2018, le montant cumulé des 500 plus grosses fortunes de France atteignait le record de 650 milliards d'euros! En six mois, les 14 milliardaires français ont fait exploser leur fortune de 70 milliards d’euros, une hausse de près de 35 %: les Bernard Arnault, 2e fortune mondiale, Pinault, Bettencourt. Les différentes réformes de l’ISF, mais surtout le prélèvement forfaitaire unique, forme de bouclier fiscal qui limite la taxation des revenus financiers à 30 %, expliquent en grande partie l’envolée. En 2018, les versements de dividendes ont grimpé de 24,34 % en un an, soit 8 milliards de plus, pour atteindre 37,11 milliards d’euros. Et 2019 devrait poursuivre cette trajectoire.

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" disait Victor Hugo, dans L'homme qui rit

L'évasion et l'optimisation fiscale avec la complicité des pouvoirs politiques français et européens sont des cancers pour les finances publiques des ressorts de l'enrichissement indécent des grandes fortunes et des actionnaires des grandes sociétés. 8 des plus grandes multinationales installées en France comme Total, Bayer-Monsanto, BNP-Paribas, les Gaffa, Google, Apple, Facebook, Amazon devraient payer 7 à 30 fois d'impôts sur les sociétés qu'elles le font. Total, qui est si proche de l’État français, jusqu'à inspirer une partie de sa politique internationale et africaine, devrait payer 30 fois plus d'impôts en France.

Macron qui protège ses amis de la finance qui ont fait son élection et l'ont choisi comme leur fondé de pouvoir matraque à l'inverse les catégories populaires et les classes moyennes :

- Hausse de la CSG pour les retraités, baisse des APL pour les étudiants

- Hausse de l'électricité et du gaz à la faveur des ouvertures à la concurrence, privatisations: des augmentations de 6 et 20% qui pèsent sur le pouvoir d'achat.  

Et plus grave encore, Macron remet en cause les cadres de cette République sociale inachevée qui avait été construite en France grâce aux conquis sociaux du Conseil National de la Résistance et des luttes sociales entre les années 50 et 80 :

Je pense notamment :

- à la réforme de l'assurance chômage, une attaque grave contre les plus précaires. On durcit de manière importante les conditions, le nombre de mois travaillé, pour accéder à l'assurance chômage, (de 4 à 6 mois travaillés sur 24) et on réduit le montant des indemnités. Le but : rendre le système moins protecteur pour tous les chômeurs et salariés afin que les gens soient davantage soumis aux exigences des employeurs et que l'on puisse continuer à faire pression sur les salaires.

- Nouvelle réforme des Retraites, débattue en 2020 et applicable en 2025, qui va repousser objectivement l'âge de départ en retraite sans décote à 64 ans et qui va individualiser un peu plus le système à l'opposé de la logique des retraites solidaires par répartition avec le système de la retraite par points, la valeur du point en terme de pension de retraite pouvant varier de manière facilitée au gré des mesures d'austérité gouvernementale. Le taux de remplacement assuré par les pensions par rapport aux derniers salaires risque de diminuer de manière importante avec une valeur du point soumise à évolution. Les carrières hâchées et interrompues par des périodes de chômage, de formations, de réorientations, de congés parentaux et maternité, de temps partiels imposés, ces carrières qui concernent majoritairement des femmes, vont conduire à des retraites encore plus « peau de chagrin ». Ce système va aussi encourager par sa philosophie individualiste le développement des fonds de pension et des « retraites par capitalisation », véritable objectif des Financiers qui inspirent Macron.

- à la réforme de la fonction publique, territoriale notamment, mais aussi à l'éducation nationale, avec la volonté de casser les statuts protecteurs des fonctionnaires, de faire entrer de plus en plus de contrat de droit privé, de contractuels, et de diminuer de manière drastique le nombre de fonctionnaires. Ils veulent supprimer 120 000 postes de fonctionnaires alors que ceux-ci accomplissent des missions essentielles à l'intérêt général. 

Ces réformes structurelles font système, elles visent, comme les traités de libre-échange que nous ratifions, et que les parlementaires La République en Marche votent, CETA avec le CANADA, MERCOSUR avec l'Amérique Latine, TAFTA, à créer une société complètement soumise et adapter aux exigences de rentabilité du capitalisme financier, quitte à vider la démocratie de sa substance et à fragiliser toute forme de régulation et de garanties sociales et écologiques.

Ce pouvoir qui déclare avoir des préoccupations écologiques, pour la lutte contre le dérèglement climatique, accélère le libre-échange et le dumping social et écologique avec les produits agricoles américains, qui ne sont pas soumis aux mêmes règlementations sociales, environnementales, sanitaires qui vont inonder notre marché.

Il nomme à l'écologie en remplacement de De Rugy, tigre écolo de papier, qui ne rugit de plaisir que face au homard Elizabeth Borne, l'ancienne ministre des Transports, qui a mis 13 000 camions de plus sur la route en supprimant la ligne de Fret Perpignan-Rungis. Qui a supprimé des trains de nuit, des lignes de proximité, et cassé ce qui restait de service public à la SNCF.

Chez ces gens là, la prétention à agir pour préserver la planète et lui assurer un avenir est une imposture. Les vrais écolos non violents d'extinction rébellion sont tabassés sur le pont de Sully à Paris fin juin.

Ce pouvoir immoral qui a éborgné, mutilé, violenté, des centaines de Gilets Jaunes pendant des mois de mobilisation peut noyer le jeune Steve dans la Loire lors de la fête de la Musique sans que cela n'émeuve personne. Il peut laisser se noyer des centaines, des milliers d'africains en Méditerranée sans ouvrir les ports aux bateaux de sauvetage des ONG, en abandonnant la courageuse humanitaire allemande Carola Rackete aux autorités italiennes et au fasciste Salvini parce qu'on refuse de lui ouvrir le port de Marseille. L'an passé, les ventes d'armes françaises ont augmenté de 30% pour atteindre les 9 milliards d'euros. Le commerce de la mort se porte bien!

C'est ce même pouvoir brutal et cynique qui vend des armes à l'Arabie Saoudite pour sa sale guerre au Yémen malgré les tentatives de blocage des livraisons d'armes de l'ACAT et de la CGT, ou encore au maréchal Sissi en Egypte pour juguler toute forme d'opposition démocratique. C'est ce même pouvoir qui refuse de signer le Traité d'interdiction des Armes Nucléaires validé par 122 Etats il y a deux ans grâce à la campagne de l'ICAN et qui opère un quasi doublement des crédits consacrés aux armes nucléaires en France (de 3,5 à 6 milliards d’euros par an, contre une petite centaine de millions d’euros contre le réchauffement climatique). La France, par exemple, son budget nucléaire de 60 %, soit 37 milliards d'euros qui seront dépensés entre 2019 et 2025.

Pendant ce temps-là, il n'y a plus d'argent pour les EHPAD, pour les hôpitaux, pour les écoles et l'éducation nationale. 400 écoles, rurales principalement, pourraient fermer à la rentrée 2019. Vous trouvez ça normal.

Les raisons d'agir, de s'impliquer socialement, de s'engager ne manquent pas. Cet engagement peut prendre des formes très diverses, et toutes sont respectables.

Mais l'engagement politique reste un outil nécessaire, plus que jamais nécessaire en ces temps troublés, ou le retour au premier plan de l'extrême-droite en France, comme partout ailleurs en Europe et dans le monde est un vrai motif d'inquiétude.

Au Parti Communiste, nous basons notre action sur un héritage de 98 ans de luttes pour l'égalité, la justice sociale, la paix, la solidarité internationale, contre l'impérialisme et le racisme, et pour une gauche rassemblée qui conquiert de nouveaux droits pour les gens.

Nous avons un vieux parti mais qui est bien vivace, présent, un des seuls présents à vrai dire dans la proximité en dehors des campagnes électorales, avec ses 80 000 adhérents, dont plus de la moitié à jour de cotisations, qui font du PCF le premier parti de France en nombre d'adhérents. 875 dans le Finistère

Dans le Finistère, nous avons enregistré 40 nouvelles adhésions en 2018, 33 depuis le 1er janvier 2019, dont beaucoup de jeunes qui veulent s'impliquer pour changer ce monde soumis à la loi du fric qui dégrade l'Humain et la Planète.

Vous aussi, vous pouvez vous engager à nos côtés. D'autant que ces dernières européennes, si elles nous ont pas été un succès électoral pour nous, nous ont donné l'occasion de montrer que nous avions un rôle original à tenir, un projet original à défendre, une place irremplaçable à occuper, avec ces nouveaux porte-paroles qui apportent un nouveau souffle et une nouvelle image que sont Ian Brossat et Fabien Roussel.

Pour connaître nos activités, nos actions, je vous recommande d'aller votre le site Rouge Finistère (comme la page du Travailleur Bigouden), la page Facebook de la Fédération du Parti communiste et notre chaîne You Tube avec de nombreuses vidéos de nos initiatives d'éducation populaire.

Très bonne soirée à tous.

Ne lâchons rien!

Fraternité et belle fête à vous tous.

 

 

 

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 14:34
CETA : c'est aux citoyen-ne-s de décider directement (PCF, 23 juillet 2019)
CETA : c'est aux citoyen-ne-s de décider directement (PCF)
 
 
Avec la bénédiction du Président de la République, les députés En Marche ont choisi de ratifier cette après midi à l’Assemblée nationale le très mauvais accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA). Comme le Mercosur ( accord de libre échange avec 4 pays d’Amérique du sud), le CETA n’a d'autre objectif que de servir les logiques de mise en concurrence des peuples, des salariés mais aussi notre agriculture.
Les députés communistes ont unanimement voter contre ce nouveau traité qui constitue une arme de destruction massive des droits démocratiques, sociaux et environnementaux : il s'inscrit à rebours des Accords de Paris sur le climat, il porte atteinte à l'avenir de notre agriculture, et garantit la suprématie des grandes multi-nationales sur les Etats, les citoyens, sur toute organisation démocratique et toute politique publique dont ils se dotent.
Il ne suffira pas à la majorité LREM d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe de jouer sur les mots en parlant d'un accord prétendument de «juste-échange » pour cacher la nature réelle de ce texte et ses
conséquences sur la vie des peuples d'Europe et du Canada.
Dans une période où le rejet de la construction ultralibérale de l’Union européenne s'exprime largement, et où un profond mouvement citoyen exige de répondre durablement à l’urgence climatique, c'est aux citoyen-ne-s eux-mêmes directement de décider de l'adhésion ou non à un tel accord.
Des alternatives existent comme celle de l'élaboration de traités de maîtrise des échanges entre les pays et différentes régions du monde fondés sur la réciprocité des échanges, la solidarité et la coopération avec pour but le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi, le développement des infrastructures, l'amélioration des conditions de travail, la garantie des droits sociaux et environnementaux, la transition écologique et la sécurité alimentaire…
C'est dans ce sens que le Parti communiste français poursuit son action avec ses élu-e-s, ses militant-e-s et dans tous les cadres de mobilisation citoyenne et populaire.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 23 juillet 2019
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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 11:09
Fête de l'Humanité Bretagne - 30 novembre, 1er décembre 2019 à Lorient: demandez le programme!
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, sera présent le dimanche sur la fête et fera le grand discours politique de l'après-midi le 1er décembre

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, sera présent le dimanche sur la fête et fera le grand discours politique de l'après-midi le 1er décembre

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 11:03
Solidarité. À Berck, le bon goût des vacances
Lundi, 22 Juillet, 2019

Près de 1 500 personnes de Seine-Saint-Denis ont participé à la sortie à la mer organisée par le PCF dans la cité balnéaire du Pas-de-Calais.

 

Les yeux sont encore bouffis de sommeil à la montée dans le car. Les soutes sont pleines de sacs de nourriture, de jeux, de fauteuils de plage… 7 heures, il faut démarrer, « on est en retard sur l’horaire de départ », annonce l’un des nombreux accompagnateurs qui accueillent les familles, ce samedi matin, sur la place de la mairie d’Aubervilliers. Direction Berck-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, pour cette deuxième « journée à la mer » organisée par le PCF de Seine-Saint-Denis pour promouvoir le « droit aux vacances pour tous ». Arrêt pipi sur l’aire d’autoroute, et déjà un air de vacances se fait sentir. « Il faut qu’on vienne ici pour se voir », lance en souriant une dame à un couple qui attend son tour. Sur le parking, un garçon qui a participé à la première édition l’an dernier raconte à son copain qui n’est jamais venu combien « c’est trop bien » la mer. Le bus redémarre pour les derniers kilomètres, accompagné par les chants de Kabylie ou du Mali. À la descente, les bagages récupérés après quelques pas de danse africaine, et il faut bien suivre les petits qui courent vers le front de mer.

« 1 500 personnes, 25 cars »... pour tous un grand bol d’air

« Wouah !!! On y va, on y va ? » De nombreuses familles passeront la journée dans un ballet incessant entre transats et vagues, entre châteaux de sable et serviettes de plage. Pour les plus chanceux, une glace au goûter, mais pour tous un grand bol d’air. « 1 500 personnes, 25 cars… » Laurent Jamet, trésorier du PCF en Seine-Saint-Denis, détaille l’opération, qui a lieu pour la deuxième fois. « Quelques sections le faisaient, mais on a décidé l’an dernier de l’étendre au maximum de villes. On veut en faire une grande bataille. » Ces « vacances pour tous » ont cette année impliqué les sections PCF des villes suivantes : Aubervilliers, Bagnolet, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Noisy-le-Sec, Montreuil, Pantin, Pierrefitte, Romainville et Saint-Denis. Une liste qui ne demande qu’à s’étoffer et qui s’agrémente de celle des autres fédérations. Celle du Nord emmènera plusieurs milliers de personnes le 27 août pour la 30e année à Malo-les-Bains, quand celle de l’Oise rejoindra pour la 25e fois les plages de Dieppe le 17 août.

« J’espère que vous avez passé une bonne journée, malgré un petit orage. Mais le soleil est revenu », plaisante Mohamed Aïssani, qui, au moment de tirer la désormais traditionnelle tombola avec les enfants, rappelle sous les applaudissements le sens de cette journée. Trop de familles en difficulté – on sait que la Seine-Saint-Denis a l’un des plus forts taux de pauvreté de la métropole – sacrifient leurs vacances aux besoins vitaux. Or le besoin d’oxygène – oublier une journée les factures, échapper aux environnements trop fortement minéralisés des centres urbains surpeuplés – est lui aussi « vital »…

« On s’est éclaté », hurle un groupe d’enfants lorsqu’on leur demande de faire le « bilan » de cette opération. Un souci permanent pour les militants communistes du département, qui en mèneront d’autres au cours de l’été. Le 21 août, une vente militante de fruits et légumes à prix coûtant, pour promouvoir l’agriculture paysanne, les circuits courts, le bien-être alimentaire. Le 27 août, à quelques jours de la rentrée, c’est une vente de matériel scolaire à prix réduit qui sera proposée. Le PCF séquano-dionysien affiche la volonté de multiplier ce genre d’opérations de « solidarité concrète » qui font du bien, et pas seulement au portefeuille, à voir les sourires qui ont marqué cette journée inoubliable… jusqu’à la prochaine.

Grégory Marin
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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 10:58
Députés: ne votez pas le Ceta: éditorial de l'Humanité, Patrick Le Hyaric - 23 juillet 2019
Députés, ne votez pas le Ceta !
Mardi, 23 Juillet, 2019

L'éditorial de Patrick Le Hyaric.

 

Quelle contradiction entre le micro tendu à l’Assemblée nationale à Mlle Greta Thunberg et le vote du traité de libre-échange avec le Canada ! Ce dernier est déjà en application avant même d’être voté. Il produit déjà des effets négatifs pour la santé, l’agriculture, la pêche. Malgré les alertes, les engagements, dont ceux du président de la République, il n’y a aucune garantie sur le « veto climatique », la défense du principe de précaution, l’utilisation des farines animales, la nouvelle génération d’organismes génétiquement modifiés.

Au nom du principe de « coopération réglementaire », qui fait fi des opinions et des votes des parlements et donc des législations, la Commission européenne a déjà accepté de relever les limites maximales de résidus chimiques dans l’alimentation. Elle se prépare à accepter la substance très toxique d’un herbicide entrant dans la composition de l’agent orange, déclaré ici comme un perturbateur endocrinien. Elle refuse de contester l’utilisation de plus de 45 substances chimiques interdites en Europe mais utilisées au Canada dans la production agricole. Ce même pays s’est allié début juillet au Brésil et aux États-Unis pour contester, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, l’application du principe de précaution pour des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.

Ne croyons pas que les accords de libre-échange visent à des coopérations mutuellement avantageuses entre nations. Ils sont voulus par les grandes firmes transnationales pour amplifier la guerre économique et gonfler leurs profits, au détriment de l’emploi, des salaires, de la santé, de l’environnement, des territoires. Le libre-échange, ce n’est pas la concorde entre les peuples mais leur mise en concurrence exacerbée.

Voter ce traité si néfaste, c’est ouvrir la porte à la multitude de textes similaires que négocie en ce moment même la Commission européenne : Japon, Marché commun d’Amérique latine, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique et, demain, le retour de celui négocié avec les États-Unis. Les multinationales veulent que la planète soit leur marché ; les êtres humains et la nature, les fantassins de leur guerre économique.

Députés ! Ne vous désarmez pas vous-mêmes. Contre les lois que vous voterez, les firmes transnationales utiliseront les tribunaux privés d’arbitrage pour appliquer prioritairement le droit « des affaires » contre l’intérêt général. Défendez votre droit à légiférer dans l’intérêt général humain et environnemental ! Défendez votre souveraineté contre les milieux d’affaires. Ne votez pas le Ceta.

Par Patrick Le Hyaric
Députés: ne votez pas le Ceta: éditorial de l'Humanité, Patrick Le Hyaric - 23 juillet 2019
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