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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:56
Il y a urgence - le billet de Christophe Prudhomme dans L'Humanité: Numérus clausus ( C. Prudhomme, L'Humanité, 21 juillet)
Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Numerus clausus
Mercredi 21 Juillet 2021 - L'Humanité

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93. Il publie, chaque semaine, une chronique dans nos colonnes.

 

Alors que l’épidémie de Covid-19 a démontré – s’il en était besoin – que nous manquions de médecins en France, le gouvernement actuel persiste dans sa politique de restriction du nombre d’étudiants dans les facultés de médecine. M. Macron accumule en effet les mensonges, dans le cas présent l’annonce d’une réforme du mode de sélection avec la « suppression du numerus clausus ».

En fait, il n’en est rien. Car si le gouvernement ne fixe plus un nombre annuel d’étudiants entrant en deuxième année de médecine, il a délégué cette tâche aux universités dans les régions. Tout cela avec une perversité sans nom car, même les facultés qui auraient pu augmenter les quotas ne l’ont fait qu’à la marge, faute de moyens. En effet, dans le cadre de l’autonomie des universités, datant du quinquennat de Sarkozy, les budgets ne sont pas à la hauteur des besoins. À cela s’ajoute la position du représentant national des doyens des facultés de médecine, qui ne souhaite pas « trop augmenter le nombre d’étudiants pour ne pas avoir trop de médecins après 2030 » !

Le résultat est catastrophique pour les étudiants en cette fin d’année de mise en place de la réforme : un nombre de places insuffisant au concours avec une absence de possibilité de redoublement, la nouveauté de l'année, renvoyant les recalés à des études en licence, avec une possibilité de réintégrer les études de médecine ensuite. La mobilisation des étudiants a permis, sous la pression d’un rapport sénatorial et d’une injonction du Conseil d’État au gouvernement pour qu’il revoie sa copie, d’apporter des évolutions qui ne proposent cependant pas une solution pérenne au problème.

La conséquence est un gâchis immense et des jeunes sacrifiés qui, pour ceux qui ont la chance d’avoir une famille qui peut les soutenir, vont essayer de poursuivre leurs études à l’étranger. La presse belge vient de se faire l’écho d’un afflux d’étudiants français dans leurs facultés de médecine. Nous constatons ainsi que le gouvernement profite de la crise pour poursuivre sa politique d’organisation de la pénurie de médecins, lui servant en particulier d’argument pour restructurer et fermer des services et des hôpitaux.

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:49
Éditorial de l'Humanité -  Banditisme d’État - par Patrick Le Hyaric, 20 juillet 2021
Éditorial. Banditisme d’État
Mardi 20 Juillet 2021
 

Qui, dans les chancelleries européennes, peut sans fard prétendre qu’il ne savait pas ? La vaste opération menée par plusieurs États visant à soutirer les informations contenues dans des milliers de téléphones, grâce à un logiciel espion fabriqué en Israël par une société liée à son ministère de la Défense, est connue depuis quatre années désormais. Des régimes qui piétinent allègrement les droits humains en ont bénéficié pour écraser la voix des démocrates, pourchasser les oppositions politiques et espionner journalistes, avocats ou responsables politiques. À la clef, harcèlements, emprisonnements, assassinats… La lutte contre le terrorisme a décidément bon dos !

Ce silence devient complicité. Pourquoi aucune explication n’a été demandée ni au pays hôte du logiciel ni aux États qui en font usage contre leur population ? Il aura fallu qu’un consortium de journalistes s’y penche de plus près pour briser l’omerta.

Le président de la République ne peut rester inerte, sauf à se faire complice de ce banditisme étatique. Il doit demander des comptes, notamment au gouvernement israélien avec lequel l’Union européenne est liée par un accord d’association. Car une question se pose : Israël use-t-il du commerce de son logiciel comme d’une monnaie d’échange pour garantir son impunité et ses positions géopolitiques ? Une question loin d’être anodine alors que les rapprochements se sont multipliés précisément entre Israël et nombre des régimes incriminés, dont le Maroc, l’Arabie saoudite, les Émirats, le Rwanda ou encore la Hongrie, seul pays européen embarqué dans cette barbouzerie.

La France et l’Union européenne doivent également suspendre les accords d’association avec le royaume du Maroc qui cible des journalistes français, dont notre collègue et amie Rosa Moussaoui, coupables d’avoir eu le courage de révéler le sort atroce réservé à des journalistes marocains. Pour bien moins que ça, d’autres pays sont actuellement placés sous un sévère régime de sanctions.

Dans la course effrénée aux nouvelles technologies, les pouvoirs politiques et les forces économiques ont acquis une puissance inédite pour surveiller et réprimer. Les citoyens ne doivent pas rester seuls face à cette sous-traitance de la surveillance qui menace gravement nos libertés, dont celle d’informer.

La France doit saisir le Conseil de l’Europe sur ces agissements délictueux et criminels et travailler avec l’ONU à la mise en place d’une convention internationale de lutte contre ces armes numériques qui violent nos intimités autant qu’elles menacent nos libertés.

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:42
Pegasus.  L’Humanité et Rosa Moussaoui comptent parmi les cibles du logiciel espion-  Mardi 20 Juillet 2021 - Julia Hamlaoui
Pegasus. « L’Humanité » compte parmi les cibles du logiciel espion
Mardi 20 Juillet 2021 - L'Humanité

Selon l’enquête de Forbidden Stories, le téléphone de l’une de nos journalistes, Rosa Moussaoui, figure parmi les numéros sous surveillance.

 

Dans la longue liste des cibles mises sous surveillance via le logiciel Pegasus de NSO Group figurent de nombreux journalistes dont les téléphones ont été espionnés par les services de renseignements marocains. Victime de ces agissements comme les rédactions du Monde, de Mediapart, ou encore du Canard enchaîné, l’Humanité prend des dispositions en vue de porter plainte auprès du procureur de la République. Selon les données de l’enquête coordonnée par Forbidden Stories, le numéro de notre consœur Rosa Moussaoui est l’un des 50 000 potentiellement ciblés par le logiciel espion et aurait fait l’objet d’une surveillance à compter d’août 2019.

Cette atteinte à la liberté de la presse et à la protection des sources vise l’Humanité, qui compte parmi les premiers médias à avoir régulièrement fait place dans ses colonnes aux mouvements sociaux, à leur répression ainsi qu’aux attaques qui frappent les journalistes indépendants et toutes les voix critiques du pouvoir au Maroc. Le ciblage du numéro d’une journaliste de notre rédaction est ainsi intervenu après de nombreux reportages et enquêtes sur ces sujets. En amont de cette mise sous surveillance numérique, notre consœur s’est notamment rendue sur place en 2017 pour rendre compte de la révolte contre le régime monarchique qui battait son plein dans le Rif, faisant par la suite état sans relâche des mobilisations exigeant la libération des prisonniers politiques du hirak marocain. De même, notre titre s’est notamment attaché à faire connaître et à dénoncer, après le violent démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, le sort des prisonniers politiques sahraouis, dont 19 sont encore détenus aujourd’hui à l’issue de procès sans preuves.

Déjà, à l’occasion de différents déplacements au Maroc, une surveillance physique et visible s’est exercée, dont témoigne notre journaliste. Le piratage via le logiciel de l’entreprise israélienne n’en serait que le prolongement dématérialisé. Lors de l’enquête menée en collaboration avec Rachida El Azzouzi, de Mediapart, sur le cas du journaliste marocain Omar Radi, poursuivi par le régime sous couvert d’accusations fallacieuses, des signes préoccupants se sont déjà manifestés. Une personne inconnue s’est ainsi introduite lors d’une visioconférence conduite par les deux journalistes avec une source marocaine. Cette fois, l’usage de Pegasus, indétectable par les utilisateurs des téléphones concernés, n’en est que plus inquiétant, puisqu’il peut être activé à tout moment sans être décelé.

En accès libre, toutes les enquêtes de Rosa Moussaoui sur le Maroc :

Liberté de la presse Au Maroc, le journaliste Souleimane Raissouni condamné à cinq ans de prison
Samedi 10 Juillet 2021. Rosa Moussaoui - Rachida El Azzouzi

Maroc. Soulaimane Raissouni, un journaliste entre la vie et la mort
Dimanche 6 Juin 2021. Rachida El Azzouzi - Rosa Moussaoui

Maroc. En prison, l’état de santé du journaliste Omar Radi se détériore dangereusement
Dimanche 9 Mai 2021. Rosa Moussaoui

Fouad Abdelmoumni : « Ces pratiques avilissantes doivent cesser, sinon le Maroc va imploser »
Mardi 2 Mars 2021. Rachida El Azzouzi. Rosa Moussaoui

Libération provisoire de Maati Monjib : « C’est la police politique qui gouverne au Maroc»
Jeudi 31 Décembre 2020. Rosa Moussaoui. Rachida El Azzouzi

Trump, Netanyahou et Mohammed VI marchandent sur le dos des Palestiniens et des Sahraouis
Vendredi 11 Décembre 2020. Rosa Moussaoui

Au Maroc, l’unique témoin dans l’ affaire Omar Radi entendu comme accusé
Mardi 24 Novembre 2020. Rosa Moussaoui. Rachida El Azzouzi

Sahara occidental. Le cessez-le-feu de 1991 vole en éclats
Lundi 16 Novembre 2020. Rosa Moussaoui

La journaliste Hajar Raissouni  témoigne : « J’ai été violée par l’État marocain »
Jeudi 8 Octobre 2020. Rosa Moussaoui. Rachida El Azzouzi

Au Maroc, l’affaire Omar Radi connaît un nouveau rebondissement judiciaire
Mercredi 7 Octobre 2020. Rosa Moussaoui et Rachida El Azzouzi

Maroc. Hajar Raissouni, sentence politique
Mercredi 2 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Affaire Omar Radi : révélations sur les méthodes de la monarchie marocaine pour bâillonner la presse
Mardi 22 Septembre 2020. Rosa Moussaoui

Ils n’ont pas honte. Omar Radi harcelé par la justice du roi
Lundi 29 Juin 2020. Rosa Moussaoui

Au Maroc, ils partent trimer la peur au ventre...
Vendredi 10 Avril 2020. Rosa Moussaoui

Maroc. Omar Radi dans les tornades de l’arbitraire
Lundi 30 Décembre 2019. Rosa Moussaoui

Maroc. Aux libertés syndicales Free n’a pas tout compris
Jeudi 24 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Grèce. Un opposant marocain dans les filets de Mitsotakis
Vendredi 11 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Maroc. Hajar Raissouni, sentence politique
Mercredi 2 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Hajar Raissouni. Une plume dans le viseur du Palais
Vendredi 6 Septembre 2019. Rosa Moussaoui

Descente parisienne des nervis de Mohammed VI
Samedi 16 Février 2019. Rosa Moussaoui

Maroc. Hayat, nouvel emblème d’une jeunesse assassinée
Jeudi 4 Octobre 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. Sur le Rif, Medi 1 fait sa Pravda
Lundi 2 Juillet 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. Retour aux années de plomb pour les révoltés du Rif
Jeudi 28 Juin 2018. Rosa Moussaoui

Sahara Occidental. Au 30e jour, Claude Mangin Asfari suspend sa grève de la faim
Jeudi 17 Mai 2018. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Claude Mangin-Asfari, la française qui défie le roi du Maroc
Lundi 7 Mai 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. À Jerada, le déchaînement répressif fait plusieurs centaines de blessés
Vendredi 16 Mars 2018. Rosa Moussaoui

Sahara Occidental. Deux avocates françaises expulsées du Maroc
Mercredi 14 Février 2018. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. L’Acat honore le prisonnier Naâma Asfari
Lundi 29 Janvier 2018. Rosa Moussaoui

Un vent de contestation sociale et culturelle souffle sur le Maghreb
Jeudi 25 Janvier 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. Au bord des puits de charbon de Jerada, le deuil et la colère
Mercredi 27 Décembre 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Le Palais à la chasse aux gosses dans le Rif
Mardi 26 Décembre 2017. Rosa Moussaoui

Maghreb. Mustapha Berhouchi : « L’Afrique du Nord a besoin d’un projet de civilisation »
Lundi 7 Août 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Grâce royale pour 58 détenus du Rif sur 270
Lundi 31 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Des larmes aux normes françaises
Mardi 25 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Dans le Rif, État policier et chemins de traverse
Vendredi 21 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Dures peines pour les détenus politiques de Gdeim Izik
Jeudi 20 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Les enfants d’Abdelkrim
Jeudi 20 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Nasser Zefzafi, l’icône du Rif devant les juges
Mercredi 12 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Silya Ziani, voix bâillonnée du hirak
Mardi 11 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Dans le Rif, la soif de dignité reste inextinguible
Vendredi 7 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Khadija Ainani. « Au Maroc, l’espace public est verrouillé »
Vendredi 7 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

L’homme du jour. Hassana Abba
Jeudi 29 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Dans le Rif, « Sa Majesté le peuple  » défie le Palais
Jeudi 22 juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohamed El Majjaoui, enseignant
Jeudi 22 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohamed El Asrihi, journaliste
Jeudi 22 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohamed Jelloul, enseignant
Jeudi 22 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohammed VI, sanglant héritage
Mardi 20 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Gdeim Izik, un réquisitoire très politique
Jeudi 15 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Macron en hôte conciliant du roi Mohammed VI
Mercredi 14 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. À Rabat, l’écho de la révolte des Rifains
Mardi 13 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. La révolte du Rif, ligne de faille d’une société inégalitaire
Vendredi 2 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Les rebelles du Rif dans le viseur du roi Mohammed VI
Mardi 30 Mai 2017. Rosa Moussaoui

Aïcha Ech-Chenna : « Les enfants nés hors mariage sont discriminés »
Mercredi 5 Avril 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. La damnation sociale des mères célibataires
Mercredi 5 Avril 2017. Rosa Moussaoui

Oubbi Boucheraya Bachir : «Les peuples marocains et sahraouis doivent vivre en paix en Afrique»
Lundi 27 Mars 2017. Rosa Moussaoui

« Derrière le tribunal, il y a l’État et, à la fin, c’est le roi qui décide »
Lundi 27 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Le procès de l’occupation
Vendredi 17 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. L’ombre de la torture sur le procès des militants sahraouis de Gdeim Izik
Mercredi 15 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Le procès du camp de Gdeim Izik vire à la mascarade
Mardi 14 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Rabat met en scène son retrait d’une zone tampon
Jeudi 2 Mars 2017. Rosa Moussaoui

L’épouse française d’Ennâma Asfari expulsée du Maroc
Lundi 6 Février 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Al-Hoceima réclame toujours la vérité sur la mort de Mouhcine Fikri
Lundi 9 Janvier 2017. Rosa Moussaoui

Khadija Ryadi : « La séquence ouverte par les soulèvements de 2011 est loin d’être finie »
Mercredi 4 Janvier 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. La justice marocaine, instrument de pouvoir et de répression
Mercredi 28 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Gdeim Izik, l’affaire qui embarrasse le palais
Mardi 27 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Le Maroc condamné par le Comité de l’ONU contre la torture
Lundi 26 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Le procès qui dérange les amis du roi du Maroc
Lundi 26 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Maroc. Le makhzen et la corde usée du chauvinisme
Mardi 8 Novembre 2016. Rosa Moussaoui

Maroc. Au royaume de la torture, l’impunité est reine
Mercredi 20 Mai 2015. Rosa Moussaoui

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:37
Pourquoi je m'oppose à des mesures aussi inefficaces que liberticides - par André Chassaigne, député communiste
Pourquoi je m'oppose à des mesures aussi inefficaces que liberticides
 
Par André Chassaigne
 
http://www.andrechassaigne.fr
 
"Le 12 juillet, le Président de la République a pris la parole devant les Françaises et les Français parce qu’une quatrième vague épidémique s’apprête à déferler sur notre pays et le continent européen. Une nouvelle vague prévisible puisque, dès le 12 mai, le variant Delta avait été classé préoccupant par l’OMS. Deux mois après, pour tenter d’amoindrir sa virulence, le Gouvernement annonce brutalement des mesures engendrant de graves tensions et déconnectées des réalités du terrain, soumises à partir d’aujourd’hui au Parlement, devenu simple chambre d’enregistrement.
Les solutions préconisées par le chef de l’État tiennent en trois points : la vaccination obligatoire pour toutes les personnes qui travaillent dans le soin, un élargissement considérable du « pass » sanitaire et la fin du remboursement des tests.
L’élargissement du « pass » sanitaire, assorti d’un contrôle généralisé, et la fin du remboursement des tests convergent de fait pour rendre la vaccination obligatoire pour tous. Mais cette obligation ne veut pas dire son nom. Et elle est instaurée par le pire des détours : celui de la contrainte individuelle en mettant en avant une vision utilitariste et consumériste du vaccin. Il n’y a pas de doute sur le message envoyé par le Président de la République : vaccinez-vous pour pouvoir consommer, manger, vous distraire et voyager ! La protection des plus fragiles et l’immunité collective suivront.
Cette inversion, qui place l’intérêt collectif au second rang, n’est en réalité guère surprenante. Depuis quatre ans, le Président de la République et sa majorité appliquent avec méthode des politiques néolibérales qui détricotent, maille après maille, notre contrat social et ses valeurs collectives. Cette idéologie individualiste anime Emmanuel Macron en toutes circonstances. C’est pourquoi il lui est si facile d’évoquer dans la même séquence le « pass » sanitaire, la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites. Pour le Chef de l’État, le collectif n’a pas sa place. Seuls comptent les individus soucieux de maximiser leurs propres intérêts.
Pourtant, la France porte en elle assez de générosité et de ressorts collectifs pour se mobiliser autour d’une stratégie vaccinale altruiste, fraternelle et acceptée par le plus grand nombre. À la double condition évidemment de s’en souvenir et de s’en donner les moyens.
Il faut d’abord rappeler l’importance des vaccins dans notre histoire. Les grandes campagnes de vaccination que notre pays a connues ont eu des motivations pour l’essentiel altruistes, protégeant autant, sinon davantage, la collectivité que l’individu lui-même. Les vaccins contre la rubéole et la coqueluche en sont les exemples les plus caractéristiques : les enfants sont vaccinés contre la rubéole pour protéger les femmes enceintes, ce qui a permis une baisse spectaculaire des cas de rubéole congénitales tandis que le rappel pour la coqueluche permet de protéger les nourrissons non encore immunisés. La vaccination contre le Covid-19 ne déroge pas à la règle puisqu’elle vise à freiner la circulation du virus et à nous prémunir contre l’apparition éventuelle de nouveaux variants potentiellement plus dangereux.
Il faut ensuite mener une politique de santé publique qui permette à tous de pouvoir se faire vacciner en toute conscience et en toute confiance. La campagne de vaccination menée par le Gouvernement dans le cadre de la vaccination contre la Covid, c’est un fait, laisse sur le bord de la route une partie de nos concitoyens et essentiellement les « non connectés », ceux qui vivent dans l’isolement social, la pauvreté et la précarité.
Nous devons, de plus, regagner la confiance des Françaises et des Français. Le gouvernement a nourri un climat anxiogène aux effets délétères. Les retards, les mensonges et les atermoiements dans la gestion de cette crise en sont les premiers responsables.
Il faut enfin revendiquer une autre vision philosophique de la liberté que celle qui prédomine aujourd’hui, fruit de décennies de politiques libérales qui ont écrasé nos valeurs et divisé notre société. Non, la liberté ne se résume pas à l’absence de contraintes. Si tel était le cas, que devrions-nous penser de l’instruction obligatoire pour les enfants ? Que devrions-nous penser du Code du travail ? Ces mesures ne sont pas coercitives pour le plaisir de l’être. Dans notre État démocratique, elles ont été discutées, parfois âprement, contre la volonté des puissants et pour lever les réticences individuelles, puis votées et appliquées pour permettre à nos concitoyennes et concitoyens d’exercer leur liberté. Dans un pays démocratique, la liberté est le fruit d’un approfondissement constant de la relation entre les citoyens et la communauté nationale. En ce sens, elle est toujours l’objet d’une recherche, d’une tension et d’un travail de conviction pour que les contraintes soient admises comme un progrès et non pas un affaiblissement démocratique. La liberté est toute à la fois équilibre et mouvement.
C’est pourquoi la vaccination ne peut être un acte liberticide. Elle doit être conçue comme un instrument mis à disposition par la puissance publique pour, à la fois, garantir l’intérêt général et préserver chacun des sévices de la maladie. Elle ne peut avoir comme objectif que de sortir de la crise sanitaire et éviter un nouveau confinement, source de terribles ravages pour nos enfants et les plus fragiles d’entre nous. N’écartons donc pas le principe d’une vaccination qui pourrait devenir obligatoire pour tous, plus respectueuse de nos principes républicains que ne peut l’être un « pass » sanitaire, mesure de police et outil de contrôle social.
Gageons que cette obligation s’appuierait sur une responsabilité retrouvée si elle était mise en place dans un climat de confiance, donc sans occulter d’éventuelles contre-indications médicales et en établissant un plan de gestion des risques pour parer à des évènements indésirables. Il serait alors inutile de recourir à des moyens coercitifs pour que 90 % de la population soit vaccinée et que nous atteignions ensemble l’immunité collective.
Cette approche altruiste nous oblige également à agir au-delà de nos frontières. La France a un rôle essentiel à jouer au sein de l’UE afin qu’elle plaide pour une levée des brevets sur les vaccins à l’OMC, condition indispensable pour faciliter la diffusion de la vaccination dans les pays qui en sont encore exclus. Tirons les enseignements de l’histoire : l’éradication de la poliomyélite n’a été possible que grâce à la mise en place d’un vaccin non breveté permettant sa large diffusion dans la population.
La levée des brevets sur les vaccins Covid reste donc une priorité. Elle n’est, hélas, pas celle d’un Gouvernement pour lequel la vaccination n’est qu’un outil au service du retour à un consumérisme sans frein, pour le grand bonheur des multinationales du médicament.
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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:35

Un rassemblement de soutien à Aly aura lieu le vendredi devant la mairie de Morlaix à 18h30 pour obtenir le retrait de l'OQTF. 

 

Lien vers l'article du telegramme: 

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-un-pique-nique-de-soutien-a-aly-niakate-sur-la-plage-de-primel-18-07-2021-12793036.php?fbclid=IwAR3GAdLXQdsb7hGZ4wcztaDqqqPfBv2egiL_-tOheByX3qSYrk2JbmzeE3M

 

Nous vous invitons désormais à signer la petition en ligne pour aider notre jeune ami Aly.:

http://chng.it/WV5TgJnhMR

 

Un comité de soutien à Aly Niakate vient de se créer à Morlaix afin de venir en aide à ce jeune homme menacé d’expulsion du territoire français. Un pique-nique de soutien aura lieu le dimanche 18 juillet sur la plage de Primel, à Plougasnou.

Aly Niakate, aujourd’hui âgé de 21 ans, est arrivé en France, seul, du Mali en 2016. Il n’avait alors que 16 ans. Après son arrivée à Paris, il est envoyé, par l’ASE (Aide sociale à l’enfance), en Bretagne et placé dans une famille d’accueil à Landivisiau. La même depuis 2017.

Une expulsion qui mettrait fin à sa scolarité

Admis en BTS sur Parcours Sup, le jeune homme souhaite effectuer son BTS par alternance et « travailler après dans l’électricité ». Oui mais voilà, « aucune entreprise ne peut me prendre si je n’ai pas de titre de séjour », indique Aly qui a reçu, en décembre 2020, une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Son recours a été refusé. « Une telle expulsion mettrait un terme immédiat à sa scolarité en France et à son insertion professionnelle », explique Katell Grall.

Un comité de soutien s’est formé regroupant, notamment, les associations Morlaix Libertés et Utopistes en action, et des enseignants. Un pique-nique participatif de soutien aura lieu sur la plage de Primel, à Plougasnou, dimanche 18 juillet, à partir de 13 h. Une pétition circulera pour être envoyée à la Préfecture.

Un geste qui va droit au cœur d’Aly Niakate : « Ça me fait vraiment plaisir, ça me donne encore plus de courage, ça me motive pour ne pas laisser tomber, ça m’encourage vraiment. Car tout seul, je me sens découragé… »

 

Création d’un comité de soutien pour Aly NIAKATE

Aly NIAKATE subit une énorme pression psychologique car la préfecture du Finistère exige une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Malgré cela, Aly vient d’obtenir son bac pro MEEC (Métiers de l’Electricité et de ses Environnements Connectés) avec mention bien au lycée Tristan Corbière à Morlaix. Il est scolarisé en France depuis 4 ans et a obtenu son diplôme national du brevet (DNB) et son BEP (Brevet d’études professionnelles). Aly est admis en BTS sur parcours sup et souhaite faire cette formation en alternance. Une telle expulsion mettrait un terme immédiat à sa scolarité en France et à son insertion professionnelle.

Un comité de soutien a été constitué. Il est ouvert à tous.

Vous pouvez aussi participer au pique-nique participatif de soutien

dimanche 18 juillet à partir de 13h sur la plage de Primel à Plougasnou (côté poste de secours).

Merci à tous.

Katell pour le comité de soutien d’Aly

Ecole Alternative des Monts d'Arrée

(Les Utopistes en Action)

25 cité du Roallou

29410 Pleyber-Christ

eadma@orange.fr

Tel:06.02.29.27.18

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 06:30
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Joseph Ropars, au centre en haut, était le bon compagnon de détention d'Albert Rannou, en bas à gauche (photos du livre d'Eugène Kerbaul sur la section du PCF de Brest pendant l'Occupation)

Joseph Ropars, au centre en haut, était le bon compagnon de détention d'Albert Rannou, en bas à gauche (photos du livre d'Eugène Kerbaul sur la section du PCF de Brest pendant l'Occupation)

Avis d'exécution des 19 résistants communistes ou FTP finistériens le 17 septembre 1943, fusillés au Mont Valérien

Avis d'exécution des 19 résistants communistes ou FTP finistériens le 17 septembre 1943, fusillés au Mont Valérien

Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne.
Voici une photocopie du manuscrit de la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé avec 18 résistants communistes et FTP finistériens au mont Valérien (Albert Rannou, André Berger, Henri Moreau, Albert Abalain, Paul Monot, Eugène Lafleur) après avoir été arrêté par des policiers français, interrogé et brutalisé par eux, puis remis aux occupants allemands avec un dossier qui ne leur laissait aucune chance.
 
Sur la broche en forme de papillon, on voit des médaillons avec Joseph à droite et son père à gauche, mort au combat lors de la première guerre mondiale. La photo de la célébration dans le cérémonie sur la tombe de Joseph Ropars à Brest nous a été remise comme l'ensemble des documents, et la note de police sur une tentative d'évasion de Joseph Ropars à la prison du château a Brest, par Claudie Quillec, une des deux filles d'Angeline Dollet, résistante communiste, une des grandes amies de Yvonne Ropars, la sœur de Joseph qui fut également une grande résistante communiste brestoise sous le pseudonyme de "Suzanne".
Après guerre, elle refusera d'en vouloir en bloc au peuple allemand et défendra l'amitié et la réconciliation entre les peuples allemand et français en continuant son engagement au parti communiste tout en travaillant à l'économat de Brest, le magasin des cheminots notamment.
Avec Angeline, elle sera de toutes les célébrations a Châteaubriant et partagera nombre de souvenirs et de commémorations sur la résistance. Merci a Claudie Quillec avec laquelle nous avons passe un très bon moment hier a Henvic de nous avoir partage ces documents exceptionnels qui alimentent la mémoire de la résistance finistérienne. Joseph Ropars est né en 1912 à Guisseny. Il était électricien à l'arsenal de Brest. Son père a été tué pendant la guerre 14-18 alors qu'il n'avait pas deux ans, comme trois de ses oncles maternels qui trouvèrent aussi la mort dans la grande guerre. A 14 ans, il est devenu pupille de la marine et, engagé à 16 ans, est resté dans la marine nationale jusqu'à 24 ans. C'est dans le sous-marin "Pascal" qu'il fait pour la première fois connaissance avec un communiste qui lui fait partager ses idées, comme Joseph fera lui aussi partager ses idées communistes à sa sœur Yvonne et à sa mère, toutes deux résistantes. A l'Arsenal de Brest pendant le Front populaire, Joseph, libéré de ses obligations militaires, diffuse "Paix et Liberté", journal de rassemblement créé sous l'impulsion du PCF. Il donne son adhésion au PCF dans la clandestinité et s'engage dans la résistance en 1942. Il participe au sabotage de sous-stations électriques à l'arsenal, distribue des tracts du Front national (organisation communiste de résistance), et participe à des sabotages avec le groupe FTP de Pierre Corre. Il est arrêté par les policiers français fin 1942 au cours d'une traque sans pitié menée par la SPAC. Après sa tentative d'évasion à la prison du château à Brest, il a les fers au pied nuit et jour du 13 novembre 1942 au 29 janvier 1943. Il est alors traduit devant un tribunal français, puis un tribunal militaire allemand pour faits de résistance. Sa sœur Yvonne et sa mère ont tenté en vain d'intercéder en sa faveur, sont montées le voir à Paris, où il était enfermé au fort d'Ivry, et ont tenté de contacter un avocat allemand (un anti-fasciste qui a cherché à les aider sincèrement).
 
La dernière lettre de Joseph Ropars avant son exécution à 31 ans le 17 septembre 1943:
 
Bien chères maman et sœur,
 
C'est avec peine que je vous annonce que notre recours en grâce a été rejeté; on vient de nous l'annoncer; il est maintenant 12h et à 4h nous serons exécutés. Je serai courageux jusqu'à la dernière minute comme je l'ai été jusqu'à présent. J'avais appris que maman devait venir me voir mais le malheur a voulu que je ne puisse pas te voir. Je vous demande dans ma dernière volonté d'être courageuses comme je le serai jusqu'au dernier moment. Notre sacrifice ne sera pas inutile et notre noble pays sera libéré malgré les fusillades. Je n'ai rien à me reprocher et je pars confiant en un avenir plus heureux pour ceux qui survivront. J'ai toujours suivi le droit chemin sans m'écarter. Je quitte cette vie sachant que les traîtres qui nous ont fait assassiner paieront chèrement tous leurs crimes (censuré). J'avais encore espoir au recours en grâce mais hélas le destin a décidé autrement. Il faut savoir être fort même devant les pires évènements. Je vous demande aussi de bien embrasser toute la famille pour moi, j'ai beaucoup pensé à toute la famille. Je termine cette lettre en vous embrassant mille fois.
 
Votre fils et frère qui vous aime.
 
Adieu chère maman et chère soeur.
 
Votre fils et frère
 
Joseph Ropars
Angéline Dollet et Yvonne Ropars, la soeur de Joseph Ropars, devant le panneau commémoratif du village de Tredudon-les-Moines en Berrien, premier village résistant de France, où elles servirent d'agentes de liaison pour le bataillon FTP Yves Giloux

Angéline Dollet et Yvonne Ropars, la soeur de Joseph Ropars, devant le panneau commémoratif du village de Tredudon-les-Moines en Berrien, premier village résistant de France, où elles servirent d'agentes de liaison pour le bataillon FTP Yves Giloux

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 06:15
 à gauche, Angéline Dollet - au premier plan, Yves Boutillier, qui a été quelques temps sous les ordres de Callac ( bataillon Giloux), André Long, un cousin, et à droite, Maurice Dollet (photo Claudie Quillec)

à gauche, Angéline Dollet - au premier plan, Yves Boutillier, qui a été quelques temps sous les ordres de Callac ( bataillon Giloux), André Long, un cousin, et à droite, Maurice Dollet (photo Claudie Quillec)

Angéline et Maurice Dollet, résistants communistes finistériens, en colonie de vacances avec leurs enfants à Carhaix

Angéline et Maurice Dollet, résistants communistes finistériens, en colonie de vacances avec leurs enfants à Carhaix

Angéline Dollet et Suzanne (Yvonne) Ropars, résistante elle aussi, à droite à Trédudon-les-Moines en Berrien, 1er village résistant de France

Angéline Dollet et Suzanne (Yvonne) Ropars, résistante elle aussi, à droite à Trédudon-les-Moines en Berrien, 1er village résistant de France

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

92/Angéline Dollet dit "Yvette", née Yvinec

Lire aussi:

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Angéline Yvinec, dit Yvette dans la résistance, est née à Plounéour-Menez le 20 mars 1918.

Elle dira à des collégiens de Plounéour-Menez travaillant sur le concours de la résistance et de la déportation en 2003: "Je suis d'abord une enfant de la guerre puisque née en 1918. J'ai été marquée par la guerre. Mon père nous parlait souvent des tranchées. Au bourg de Plounéour-Menez, on chantait La Marseillaise. On allait régulièrement au Monument aux Morts. Je suis fière de l'école laïque: pour moi, c'était sacré. C'est en moi. Mon patriotisme vient de là. Aujourd'hui encore, dès que j'entends la Marseillaise, je pleure. Mon drapeau bleu blanc rouge, je l'ai toujours chez moi".

Angéline Dollet était une adolescente studieuse, première de sa classe, mais aussi au catéchisme. Les parents d'Angéline, originaires de Commana, ont eu six filles et trois garçons, tous nés à Plounéour Menez. Le plus jeune fils, Albert, deviendra un résistant important du Finistère. Après son certificat d'étude, Angéline travaille comme ouvrière agricole avant de quitter les Montagnes d'Arrée pour rejoindre Paris en 1935 pour trouver du travail. Elle devient employée dans un restaurant. En 1936, elle est consacrée "Reine des Bretons émancipés de Paris". La même année elle rencontre Maurice Dollet, magasinier, né le 4 septembre 1916 à Beuvry, dans le Pas-de-Calais. Il adhère au PCF avec Angéline en 1937 et sera secrétaire de cellule dans le 20e arrondissement jusqu'en 1939.

Elle adhère au PCF dans le 18e arrondissement de Paris en 1937. Son frère, Albert Yvinec, ouvrier à l'arsenal, syndicaliste CGT, avait adhéré en 1936 à Brest.

Angéline et Maurice se marient à Plounéour-Menez le 4 novembre 1939 lors d'une permission de trois jours de Maurice qui avait réservé la surprise de son arrivée à Angéline. C'était la première fois qu'il mettait les pieds à Plounéour-Menez, lui, le militant parisien originaire du Pas-de-Calais. Angéline était rentrée chez ses parents où elle était en convalescence suite à une occlusion intestinale. 

Prisonnier de guerre, Maurice s'évade au cours du trajet vers l'Allemagne et prend contact avec le PCF clandestin. Propagandiste résistant, il diffuse la propagande du Parti, du Front National de Libération de la France. Arrêté dans une rafle en 1943, il est condamné à deux mois de prison pour une fausse carte d'identité. Il a été violemment battu par les policiers français qui l'ont interrogé et en gardera toute sa vie des séquelles à travers des maux de tête récurrents.  

Libéré, il gagne la Bretagne, d'abord à Callac où il est versé dans les F.T.P, puis au maquis F.T.P de Plouigneau. Muté au PCF Brest, il devient membre du triangle de direction de l'organisation communiste clandestine brestoise en 1944.

Angéline, elle, est donc revenue en Bretagne au début de l'occupation allemande. Elle rentre dans la Résistance par l'intermédiaire de  Jean-Baptiste Sissou, dit Albert, de Plounéour-Menez, à la fin 1941. "Notre première véritable action fut d'accueillir un évadé de la prison de Voves (Eure-et-Loire), un dénommé Marcel, originaire du Nord. On l'a hébergé un moment".

Elle prend contact à Brest avec le PCF clandestin dans la préparation d'une évasion de résistants détenus à la prison allemande de Pontaniou. Elle organise avec Yves Le Faou (ouvrier à l'arsenal de Brest, délégué à la CGT, ancien socialiste devenu communiste sous l'occupation, responsable du secours populaire clandestin à Brest en même temps que d'un groupe résistant communiste à l'arsenal, il deviendra responsable de l'appareil technique des FTP pour les huit départements de l'ouest sous le pseudonyme de Gérard Le Hir), la solidarité avec les résistante et résistants incarcérés à Rennes à qui ils parviennent à faire passer des colis du Secours Populaire clandestin. Ils organisent la collecte des denrées expédiées auprès des commerçants brestois patriotes et solidaires. L'argent du Secours Populaire pour les familles de résistants vient aussi des payes des résistants eux-mêmes.

Parfois, les plis des vêtements envoyés contiennent des messages.

Angéline Dollet, "Yvette", effectue aussi des collectes de solidarité pour le Secours Populaire clandestin, sillonnant à pied avec une autre résistante, Virginie Bénard, dite "Jeanne", plusieurs communes: Bourg-Blanc, Portsall, le Conquet. 

Angéline effectue des transports de matériels et de propagande en vélo ou à pied, des liaisons avec les F.T.P et dans les maquis à leur création, elle héberge des résistants en mission. Elle sert notamment de convoyeuse entre Brest et les Monts d'Arrée, Trédudon, centre du maquis FTP où se préparaient de nombreuses actions de la résistance communiste. Elle y rencontre Charles Tillon. 

Claudie Quillec, la fille de Maurice et d'Angéline, témoigne:

"Maurice et Angéline habitaient à un moment rue Anatole France près du cimetière de Recouvrance. Angéline a failli se faire arrêter en allant porter des colis à la prison de Pontaniou: elle mettait des scies dans des miches de pain. Un 14 juillet, elle s'est présentée habillée de vêtements bleu blanc rouge à la prison". 

Elle participe dans les F.T.P à diverses actions comme, en 1943, la préparation des cordons de Bickfort pour l'allumage de la bombe à l'Hôtel Moderne, siège de la Kommandatur, à l'angle des rues Louis Pasteur et Algésiras.  Angéline participe à cet attentat avec Virginie Bénard, dite "Jeanne" dans la Résistance.

Plus tard, Angéline guidera au maquis les hommes du Bataillon "Yves Giloux" du côté de Plouigneau. Elle était responsable départementale du Secours populaire clandestin en 1944.

Voici la Citation à l'Ordre du Régiment par le général Allard, commandant la XI e Région Militaire, pour Yvette Dollet (Angéline Yvinec dans la Citation):

"Agent de liaison du Bataillon qui a toujours rempli les missions les plus périlleuses avec le plus grand courage. A assuré la liaison entre son maquis et le PC du Finistère, transportant sur elle des plis secrets et compromettant qui l'obligèrent une fois à franchir l'Aulne à la nage. A permis le succès de nos parachutages". 

Son frère Albert Yvinec, après avoir diffusé des tracts clandestins du PCF, des F.T.P, du Front National de Libération de la France, se distinguera lui dans les maquis de Guerlesquin et de la région de Morlaix. Il sera capitaine du bataillon "Yves Giloux" de Morlaix sous le nom de "capitaine Callac" et, à la Libération, il sera commandant de la place à Morlaix,  puis adjoint au maire à Brest. En 1950 il était secrétaire de la section syndicale de la Pyrotechnie St Nicolas du Relecq-Kerhuon (Finistère). Le 2 février 1952, il fut licencié de cet établissement pour avoir fait voter une résolution demandant aux ouvriers de l’arsenal de s’opposer au travail pour la guerre d’Indochine, ainsi qu’au chargement de wagons de balles pour le Vietnam. Albert Yvinec fut secrétaire fédéral de la fédération du PCF du Finistère en février 1952, en janvier 1953, membre du bureau fédéral PCF Finistère en mars 1953, secrétaire fédéral en 1954. Membre du comité fédéral en mai 1956, en mai 1957, en juin 1959.

Il meurt en juillet 1980, à 68 ans.

Maurice Dollet, qui devient docker à la libération, en même temps qu'il s'occupe d'un élevage de poulets près de leur baraque de la route de Guilers à Brest, meurt le 25 novembre 1955. Angéline élève seule ses deux filles: Nicole, née en 1949, et Claudie, née en 1951.

Angéline a travaillé quelque temps à la cantine de Kerargaouyat, sur le quartier Saint-Pierre à Brest, puis, après un incendie où elle a été intoxiquée, elle devenue femme de service (ATSEM) dans l'école maternelle de la rue de Lyon à Brest, puis à l'école maternelle Vauban. 

Elle était militante communiste brestoise à la Libération mais a déchiré sa carte peu d'années après suite à un conflit de section. Elle restera néanmoins sympathisante, électrice communiste et participera aux fêtes de l'Humanité, aux cérémonies de Châteaubriant tous les ans. 

Angéline décède le 20 août 2008.

L'ANACR participe à ses obsèques.

Sources: Eugène Kerbaul, Jean-Paul Cam, Claudie Quillec, Mémoire de collégiens du Collège de Plounéour-Menez en 2003 dans le cadre du concours de la résistance avec le témoignage d'Angéline Dolley

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 90/ Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen (Juin 1944)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 07:50
Publié le 18 juillet 2021 - Le télégramme
À Plougasnou, un pique-nique de soutien à Aly Niakaté sur la plage de Primel

 

"Nous étions nombreux dimanche 18 juillet sur la plage de Primel à Plougasnou en soutien à Aly. La mobilisation continue !! Nous vous donnons rendez vous tous les vendredi soir à 18h30 à Morlaix devant la mairie. Ensemble nous déciderons avec Aly de nos prochaines actions pour que ce jeune homme puisse continuer son parcours irréprochable en France !! On ne lâchera rien !" Les Utopistes en action

 

Contact : 06 02 29 27 18 ou eadma@orange.fr

 

Création d’un comité de soutien pour Aly NIAKATE

Aly NIAKATE subit une énorme pression psychologique car la préfecture du Finistère exige une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Malgré cela, Aly vient d’obtenir son bac pro MEEC (Métiers de l’Electricité et de ses Environnements Connectés) avec mention bien au lycée Tristan Corbière à Morlaix. Il est scolarisé en France depuis 4 ans et a obtenu son diplôme national du brevet (DNB) et son BEP (Brevet d’études professionnelles). Aly est admis en BTS sur parcours sup et souhaite faire cette formation en alternance. Une telle expulsion mettrait un terme immédiat à sa scolarité en France et à son insertion professionnelle.

Un comité de soutien a été constitué. Il est ouvert à tous.

Vous pouvez aussi participer au pique-nique participatif de soutien

dimanche 18 juillet à partir de 13h sur la plage de Primel à Plougasnou (côté poste de secours).

Merci à tous.

Katell pour le comité de soutien d’Aly

Ecole Alternative des Monts d'Arrée

(Les Utopistes en Action)

25 cité du Roallou

29410 Pleyber-Christ

eadma@orange.fr

Tel:06.02.29.27.18

Aly Niakaté (au centre) a obtenu un bac pro Meec (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) avec mention Bien. Il a été admis en BTS sur Parcoursup, et souhaitait poursuivre ses études avec un BTS en alternance pour travailler ensuite dans l’électricité. Photo Le Télégramme

Aly Niakaté (au centre) a obtenu un bac pro Meec (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) avec mention Bien. Il a été admis en BTS sur Parcoursup, et souhaitait poursuivre ses études avec un BTS en alternance pour travailler ensuite dans l’électricité. Photo Le Télégramme

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 19:56

Lors de la dernière allocution d’Emmanuel Macron sur la crise de la covid-19, le président de la République a décidé de remettre en marche la réforme des retraites. En pleine crise sanitaire, après avoir souligné l’importance du système de protection sociale à la française, le gouvernement décide donc de le détruire un peu plus.

Si d’après les mots du président, il ne s’agirait pas d’une réforme complète comme prévu avant la crise du covid, cette réforme rallongerait l’âge de départ à la retraite à 64 ans contre 62 actuellement. Et ce avec la justification de l’allongement de la durée de vie des Françaises et des Français. Allongement de l’espérance de vie certes présent pour les cadres, mais absent pour les ouvriers qui ont une espérance de vie inférieure.

 

Qui ne connaît pas dans son entourage proche ou lointain, une personne décédée peu de temps après on départ à la retraite, atteint d’une maladie qui le conduira à son dernier voyage après une vie de travail ?
Avec la réforme annoncé par E.Macron, les pots de départ aujourd’hui festifs seront-il demain des enterrements de collègues avant d’avoir pu atteindre l’âge de la retraite ?

Nous nous y approchons de plus en plus.

Et c’est d’ailleurs pour cela que l’ensemble des syndicats sont aujourd’hui contre la mise en place de cette réforme.

Fait assez rare pour le souligner, le MEDEF est aujourd’hui lui aussi contre sa mise en œuvre, non pas pour le bien être des salariés mais car il ne s’agit pas selon eux de la meilleure période pour mettre une telle réforme en place.

Le gouvernement va aujourd’hui contre son principal allié, le MEDEF. Je m’interroge donc sur le but de mettre en place cette réforme aujourd’hui.

Le Président veut-il paraître plus réformateur après avoir réformé ou plutôt détruit notre système éducatif pour préparer sa potentielle réélection en 2022? Ou bien préfère t’il faire diversion avec la réforme des retraites pour nous faire passer autres choses entre temps?

 

Une chose est certaine, la rentrée de septembre 2021 sera une rentrée sociale importante, les Françaises et les Français ne laisseront pas le gouvernement détruire un peu plus notre système de retraites et de solidarité si important comme nous le voyons aujourd’hui être détruit par le capitalisme sans limite dans la recherche du profit.

Enzo de Gregorio, 18 juillet 2021

 

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 07:34
A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily

Le jeune Malien qui a sauvé la vie de plusieurs personnes lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher par A. Coulibaly retrace son parcours jusqu'à cette terrible journée du 9 janvier 2015. Il livre un message de paix et de tolérance.

Un livre témoignage qui vient d'être publié chez Flammarion par Lassana Bathily, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat et du PCF aux dernières élections européennes, qui était venu à Morlaix et à Quimper pour la campagne européenne en 2019.

Voir aussi:

Lassana Bathily ressort de l'ombre pour le PCF - Le Télégramme, page Bretagne, 19 mai 2019

Lassana Bathily, héros de l'Hyper Cacher, invité au collège de Plougasnou - Article Ouest-France, 12 décembre 2020

Vidéo de la rencontre du 18 mai à Quimper avec Glenn Le Saoût, candidat PCF aux Européennes, et Lassana Bathily, président du comité de soutien de Ian Brossat, héros de l'hyper cacher en 2015

Samedi 18 mai, 18h: réunion publique à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, avec LASSANA BATHILY, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat, et GLENN LE SAOUT

A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily
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