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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:37
L’Espace aquatique dont la gestion a été confiée, à l’UCPA, en 2017, rapporte moins d’argent que prévu. Depuis 2017, il y a un écart entre le compte d’exploitation prévisionnel et la réalité. Surtout sur ce que rapportent les entrées et abonnements. Malgré la communication et des nouveautés, les recettes commerciales ne sont pas au rendez-vous. En 2018, elles étaient de - 57 000 € pour les entrées grand public, - 20 000 € sur les activités et - 13 000 € sur les scolaires. Le conseil communautaire a validé une contribution financière forfaitaire de 6 600 €/an qui s’ajoute à celle déjà prévue en 2017.

109 000 € de pertes
au golf de Carantec

Même constat au golf de Carantec, qui fonctionne en SEM (Société d’économie mixte). Depuis 2015, la société a cumulé des pertes atteignant 109 000 €. L’explication ? Les aléas climatiques et la baisse du nombre d’abonnés. Il faut savoir que, dans cette SEM, Morlaix communauté détient 44,53 % des parts et Carantec 36,46 %. Pour apurer les pertes, le conseil communautaire a validé une opération de réduction-augmentation du capital qui consiste à annuler la dette et remettre de l’argent. Morlaix communauté renonce à ses actions pour une valeur de 87 048 € et en rachète pour 82 440 €.

« Autant, j’ai dit qu’il était important de soutenir la natation. Autant, le golf, sans tomber dans le cliché, est encore un sport pratiqué par une catégorie aisée. Pour moi, la SEM n’est pas le bon modèle économique. Je préférerais que la collectivité mette cet argent dans le social ou les transports en commun », a réagi Ismaël Dupont, élu morlaisien (PCF)*. Ce à quoi Thierry Piriou mais aussi Agnès Le Brun ou le maire de Carantec, Jean-Guy Guéguen ont répondu que ce sport s’était démocratisé.

Rappeler qu’il y a un golf

Yves Moisan, vice-président chargé de l’économie a rappelé l’intérêt touristique du golf mais admis qu’il allait falloir mieux communiquer (Maison du tourisme, campings, les entreprises, les collectivités, écoles…). La grille tarifaire sera également revue (les tarifs augmentent de 3 %, les nouveaux abonnements de 10 %). Un comité de pilotage suivra tout cela.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-golf-et-la-piscine-en-mauvaise-posture-14-05-2019-12283631.php

 

* Ismaël Dupont: Seul parmi les conseillers communautaires, j'ai voté contre la recapitalisation de la SEM du Golf de Carantec et la décision d'annuler 87 048€ d'actions de Morlaix-Communauté (4836 actions de 18€), soit autant d'argent définitivement perdu pour elle, pour venir combler des pertes de 109 000€ pour le golf ces 4 dernières années, assorti d'un réengagement de 82 440€ de Morlaix Communauté en actions dans la somme, qu'on est pas sûr de pouvoir retrouver au bout du compte, soit un engagement potentiel de 169 000€ et effectif de 87 048€ pour un golf qui compte 280 abonnés et 300 licenciés à l'association sportive. J'ai justifié ma décision en disant que je n'avait rien contre cette pratique sportive et les gens qui la pratiquaient mais que le modèle économique du financement public d'un golf, et son caractère prioritaire par rapport à une pratique sportive qui est aujourd'hui souvent majoritairement le fait de catégories aisées, pouvait être remis en cause. En disant qu'il y avait pour moi d'autres priorités, soutien à des pratiques sportives populaires, démocratisation des pratiques sportives, soutien au transport public, au social, à la justice sociale. A part moi, tous les élus présents ont voté pour cette annulation de 87 000€ d'actions (concédés donc définitivement à la SEM du golf, qui existe depuis 2011, et cette recapitalisation). 

 

Un méthaniseur en projet. En 2017, une étude a montré que le potentiel de production d’électricité à partir de la biomasse - par voie de méthanisation - est de 46 000 MWh th, soit environ 10 % de la consommation électrique du territoire. L’an dernier, Morlaix communauté a démarré des discussions avec un serriste de Plouigneau et un industriel du recyclage (Recycleurs bretons) pour étudier l’idée d’un méthaniseur collectif qui pourrait être situé à Plouigneau ou ses alentours. L’intérêt pour les parties prenantes est de pouvoir valoriser leurs déchets (5 000 tonnes pour les Recycleurs bretons, 13 000 tonnes d’effluents pour le serriste et 1 500 à 2 000 tonnes de déchets verts et 6 000 tonnes de boues pour Morlaix communauté). Pour le moment, il ne s’agit que des études de faisabilité. Le coût est estimé à 60 000 €. Pris en charge à 50 % par la communauté, 25 % par la SEM Énergies du Finistère et 25 % par SEMBREIZH.

Transports : une appli et du covoiturage. L’ensemble des informations concernant les transports du territoire (bus, cars, trains…) seront disponibles cet été via le site l’application de la Région MobiBreizh, qui regroupe tous les transports de la Bretagne. La pratique du covoiturage est aussi encouragée, avec l’aide de l’association Ehop, orientée vers les principaux employeurs du territoire et une adhésion à la plateforme OuestGo qui propose du covoiturage de proximité et gratuit.

Un nouveau bus hybride. Dans les semaines à venir, les usagers de la ligne 1 Linéotim, à Morlaix, voyageront dans un tout nouveau bus hybride, acheté par la communauté 350 000 €. Il émet moins de particules fines, fait moins de bruit et consomme 20 % de carburant en moins qu’un bus diesel traditionnel.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/la-seance-en-bref-14-05-2019-12283636.php

 

 

L’Aboukir Bay, voilier qui a fait naufrage dans la baie de Morlaix en 1893, va-t-il sortir de l’ombre ? C’est ce que souhaite Morlaix communauté en postulant au programme régional Neptune. Le but : engranger des financements pour créer une plongée subaquatique en réalité virtuelle autour de l’épave.

Dans la nuit du 18 novembre 1893, le voilier Cap-Hornier Aboukir Bay, un navire de 65 m en acier, fait naufrage en baie de Morlaix, lors d’une grosse tempête. Moins d’un siècle plus tard, en 1976, on retrouve l’épave, qui gît par 25 m de fond, au large de Carantec. Seuls les plongeurs aguerris connaissent ce lieu et ont eu la chance de voir ce qu’il reste du navire. En 2013, le musée maritime de Carantec avait mis en lumière cette histoire et rappelé le triste destin des 19 hommes d’équipage. Aujourd’hui, Morlaix communauté souhaite mettre en valeur ce patrimoine.

La poupe et la proue intactes

Comment ? En permettant au grand public de découvrir l’Aboukir Bay tel qu’il est aujourd’hui, avec sa coque effondrée, sa proue et sa poupe encore intactes ou ses mâts, couchés, encore visibles. Tout cela, grâce à la réalisation d’une plongée subaquatique en réalité virtuelle. Visite qui serait disponible, par exemple, au Musée maritime de Carantec, à la Maison Penanault ou à l’Espace des sciences, à la Manu.

Récif artificiel

« En plus d’être un témoignage de l’histoire et du patrimoine maritime de la baie, l’Aboukir Bay est aussi un témoignage de la richesse en faune et en flore. C’est devenu un récif artificiel », ajoute Thierry Piriou, président de Morlaix communauté. Pour exemple, on y trouve une grande variété d’animaux solitaires et coloniaux comme la gorgone verruqueuse et la rose de mer. C’est pourquoi la Station biologique de Roscoff participe au projet, avec un groupe de travail réunissant la communauté, Carantec, la Maison du tourisme et des professionnels du milieu marin.

Pour réaliser ce projet, dont le coût est estimé à 72 400 €, Morlaix communauté va donc répondre à un appel à projets de la Région, Intitulé Neptune, dont l’objectif est de financer des initiatives originales et innovantes des territoires pour mettre en valeur leur patrimoine. Si le projet est retenu, la Région le financera 60 %.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/baie-de-morlaix-l-aboukir-bay-bientot-en-plongee-virtuelle-14-05-2019-12283563.php

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:33
Ouest-France
Morlaix. Les parkings de la gare reviennent sur le tapis

Publié le 14/05/2019

Le parvis de la gare, censé être un espace piéton, est souvent squatté par les voitures.

 

Le parvis de la gare, censé être un espace piéton, est souvent squatté par les voitures. | ARCHIVES

Ce lundi 12 mai, l’ordre du jour du conseil communautaire n’a pas soulevé beaucoup de débats. Seule la question des parkings payants de la gare a ravivé les discussions en fin de conseil.

« Depuis leur mise en fonctionnement, les parkings longue durée de la gare sont à moitié vides, ou à moitié pleins, selon d’où on se place », entame Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, adjointe au transport. C’est le prestataire en charge de la gestion des parkings sous barrières qui en a fait le constat. Cela représente 80 places libres en moyenne, alors qu’il est devenu presque impossible de se garer pour les riverains.

Des voitures garées partout autour de la gare

En effet, les voyageurs, qui cherchent à stationner le temps de leur absence, n’hésitent pas à se reporter sur les rues adjacentes, voire sur la place de Saint-Martin. Morlaix communauté a donc pris la décision de faire quelques concessions en baissant le tarif d’abonnement pour les habitants de la rue Albert-Legrand et les personnes qui y travaillent, à 20 € par mois.

Ismaël Dupont (PCF) en a profité pour rappeler son avis sur la question : « Pour moi, ça devrait être gratuit et pour les riverains, et pour les voyageurs ». Il élargit son propos à l’ensemble du site : « On a le retour des gens de la région. Cette grande esplanade est perçue comme peu pratique, il n’y a plus de véritable dépose-minute, il y a concurrence entre les taxis, les bus… Il y a encore des questions à se poser sur cet aménagement. »

Un premier ajustement

Soutenue par Thierry Piriou, le président, Solange Creignou, maire de Saint-Thégonnec, estime qu’il est plus facile de se garer maintenant. En revanche, elle suggère de revoir le tarif mensuel de 20 € à la baisse. Pour Agnès Le Brun, maire de Morlaix, il s’agit d’un premier ajustement : « Les parkings payants étaient nécessaires, j’en suis convaincue… mais nous devrons avoir un regard sur ce parvis immense et venté. On y voit trop souvent des véhicules garés. Les gens doivent se dire qu’il est invraisemblable d’avoir autant d’espace et si peu de places de stationnement… »

Depuis le mois de janvier, les parkings abonnés et longue/courte durée sont accessibles par barrières. | OUEST-FRANCE

Zones bleues et badges pour les riverains

La municipalité de Morlaix a d’ailleurs des projets concomitants. « Nous allons installer des zones bleues pour les riverains, précise l’adjoint à l’urbanisme Bernard Guilcher. Ils auront un badge et pourront stationner rue Albert-Legrand ainsi que sur la place. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-parkings-de-la-gare-reviennent-sur-le-tapis-6350043

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:29
Ecole de la confiance : les sénateurs communistes dénoncent l’école à deux vitesses de Blanquer (Public Sénat, 13 mai)
Education

Ecole de la confiance : les sénateurs communistes dénoncent l’«école à deux vitesses» de Blanquer

A la veille du début de l’examen en séance du projet de loi du ministre de l’Education, les sénateurs communistes dénoncent, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 13 mai,  un texte qui « remet en question l’égalité des droits en matière d’éducation ». Ils s’opposent fortement à la possibilité de rapprocher écoles et collège.

Pour les sénateurs du groupe CRCE  le projet de loi pèche par « une absence totale de concertation » en amont. Ils vont déposé cet après-midi une motion préalable pour stopper  l’examen du texte. Elle ne devrait pas être adoptée.

Ils dénoncent une série de « mesures plus ou moins techniques, amenées en catimini ». Réforme après réforme, l’ambition de l’exécutif en matière d’éducation se dessine clairement, aux yeux des communistes.

« C’est une école à deux vitesses qui s’installe, avec une école pour les premiers de cordée et une école pour ceux qui ne sont rien » dénonce Céline Brulin.

Ecole de la confiance : les communistes dénoncent l’«école à deux vitesses» de Blanquer

A la veille du début de l’examen en séance du projet de loi du ministre de l’Education, les sénateurs PCF dénoncent un texte qui « remet en question l’égalité des droits en matière d’éducation ». Ils s’opposent fortement à la possibilité de rapprocher écoles et collège.

Les oppositions au projet de loi du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, se multiplient. Et les sénateurs communistes entendent bien s’en faire les relais. A la veille du début de l’examen du projet de loi à la Haute assemblée, les sénateurs communistes alertent sur le « bien mal nommé texte pour une école de la confiance », raille ce lundi, lors d’une conférence de presse, la sénatrice PCF de Seine-Maritime, Céline Brulin.

En commission, le texte du gouvernement a été largement remanié par la majorité sénatoriale de droite (voir notre article). Elle a notamment supprimé la mesure la plus polémique, introduite à l’Assemblée par un amendement des députés LREM, qui permet le rapprochement entre écoles et collège au sein d'établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). Quant à la mesure phare du texte sur l’obligation de scolarité dès 3 ans, au lieu de 6 ans, la commission en soutient le principe en l’assouplissant et en assurant une pleine compensation pour les communes. Dans les faits, cela ne concernera qu’une minorité d’enfants, environ 26.000.

« Absence totale de concertation »

Pour les sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste), le projet de loi pèche par « une absence totale de concertation » en amont. Ils ont déposé une motion préalable pour stopper dès demain l’examen du texte. Elle ne devrait pas être adoptée.

Ils dénoncent une série de « mesures plus ou moins techniques, amenées en catimini ». Réforme après réforme, l’ambition de l’exécutif en matière d’éducation se dessine clairement, aux yeux des communistes.

« C’est une école à deux vitesses qui s’installe, avec une école pour les premiers de cordée et une école pour ceux qui ne sont rien » dénonce Céline Brulin (voir la vidéo). Elle en veut pour preuve des « établissements d’enseignement international qui accueilleraient, de la maternelle au lycée, des élèves qui pratiqueraient plusieurs langues vivantes. Peut-être que c’est une volonté de la France d’accueillir des élèves de brexiters de la city ». « Entre la réforme du bac, du lycée, parcoursup et ce texte, les parents prennent conscience que cela fait système par un projet politique qui n’est pas assumé, ni revendiqué par le gouvernement », estime son collègue PCF des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias. Il ajoute :

« L’égalité des droits, en matière d’éducation, est remise en question ».

Un certain flou semble persister sur les établissements publics des savoirs fondamentaux. Si la commission les a supprimés, les communistes ont « senti qu’il n’y a pas d’unanimité au sein de la droite. Les débats seront relativement incertains en séance » pense Pierre Ouzoulias. Le sénateur LR Jacques Grosperrin, a en effet déposé avec huit de ses collègues un amendement rétablissant la possibilité de rapprocher écoles et collège, mais uniquement sur « la base du volontariat des collectivités territoriales et de la communauté éducative ». Un amendement similaire du groupe LREM (qui ne compte que 23 membres au Sénat) a aussi été déposé, conformément aux déclarations du ministre. Face à l’émoi, Jean-Michel Blanquer a assuré fin mars être prêt à voir son texte être amendé au Sénat. Il assure que les « établissements ne se feront que s’il y a un consensus local ».

« Le Sénat pourrait offrir une sortie de crise politique à Jean-Michel Blanquer »

Selon Pierre Ouzoulias, Jean-Michel Blanquer pourrait bien profiter du passage du texte devant la Haute assemblée. Le rapporteur du texte au Sénat, le sénateur LR Max Brisson, n'avait d’ailleurs pas exclu qu'un accord puisse se dégager en séance sur une nouvelle rédaction « qui rassure ». « Le Sénat pourrait lui offrir une sortie de crise politique. On a le sentiment que le ministre se satisferait bien d’un texte adopté en commission mixte paritaire (CMP) », où députés et sénateurs cherchent un texte commun, histoire d’éviter de devoir repasser devant l’Assemblée, en cas d’échec de la CMP.

Les communistes espèrent bien eux que ces amendements rétablissant les EPSF ne passeront pas. « Il y a un grand risque de voir des fusions, des regroupements, des mutualisations d’école. Et on sait qu’en zone rurale, ça pourrait être fatal » met en garde la sénatrice de Seine-Maritime. Emmanuel Macron a pourtant promis, à la sortie du grand débat, qu’il n’y aurait pas de fermeture d’école sans accord du maire d’ici 2022. Mais Céline Brulin a du mal à croire la parole présidentielle. Elle y voit « une part d’enfumage ». « Il y a une très forte mobilisation contre les EPSF. On veut jouer de ça, appuyer sur ça » ne se cache pas Céline Brulin, qui compte sur l’opposition d’une bonne partie de la droite sénatoriale.

« Précarisation » des AESH

Dans la salle qui sert habituellement aux réunions du groupe CRCE, les deux sénateurs sont accompagnés de personnels du monde de l’éducation. Manière d’illustrer ce vent de résistance. Corinne Blieck, présidente de l’association nationale des directeurs de CIO (centre d’information et d’orientation, qui ne sont pas concernés directement par la réforme), dénonce la réduction du nombre de lieu d’accueil « de 454 à 120/150. Il y a des départements qui se retrouveront avec un seul CIO et des gros départements n’en auront que deux » selon Corinne Blieck. A sa gauche, Hélène Elouard, responsable CGT Education pour les AESH (accompagnant élève en situation de handicap), dénonce elle leur « précarisation ». Mercredi, à 13 heures, elle sera devant le Sénat pour manifester.

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 20:18
mardi 14 mai, 18h au local du PCF Morlaix: L'historien Jean-Paul Sénéchal raconte le Finistère du Front Populaire, 1934-1938:  Prochain Mardi de l'éducation populaire

Prochain Mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix

Réunion publique ouverte à tous

Le Mardi 14 mai à 18h au local du PCF Morlaix

2 petite rue de Callac derrière le Corto Maltese

Le syndicaliste et historien Jean-Paul Sénéchal viendra nous conter:

Le Finistère du Front populaire, 1934-1938

à partir des travaux de sa thèse et de son passionnant ouvrage du même nom Le Finistère du Front Populaire, 1934-1938. Logique de blocs et lutte pour l'hégémonie politique (1938)

Cette conférence sera suivie d'échanges avec l'auteur et historien, d'une dédicace de son livre et d'un apéritif convivial.

A lire aussi:

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

 

mardi 14 mai, 18h au local du PCF Morlaix: L'historien Jean-Paul Sénéchal raconte le Finistère du Front Populaire, 1934-1938:  Prochain Mardi de l'éducation populaire
Article Ouest-France

Article Ouest-France

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 20:18
Interventions d'Ismaël Dupont, élu PCF Front de Gauche - Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 mai 2019

Il y avait ce soir, lundi 13 mai 2019, conseil communautaire de Morlaix-Communauté.

Voilà quel était l'ordre du jour, annoncé dans le Chiffon Rouge dimanche.

Conseil de communauté du 13 mai 2019 - Morlaix Communauté, CCI de Morlaix, 18h 

- Modification de la composition de la commission thématique Environnement (remplacement de Madame Béatrice Picart par Monsieur Guy Guillou pour la commune de Plouigneau)

- Représentation au sein de la Commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité, au Conseil d'exploitation des régies d'eau potable et d'assainissement, au Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance

- Espace aquatique - avenant à la convention de DSP Augmentation de 6.600€ de la contribution de Morlaix Communauté

- Modification du tableau des emplois pour tenir compte de l'intégration du service GEMAPI - grand cycle de l'eau

- Mise en place d'une astreinte décisionnelle "bâtiments"

- Participation financière à l'étude d'aménagement du site du Kelenn à Carantec (participation de 11.456€ pour la ville de Carantec)

- Programmation HLM, offre 2019 pour Carantec (3 logements), Locquirec (6), Plourin-les-Morlaix (12), Saint-Martin-des-Champs (4), Saint Thégonnec Loc Eguine (7), Morlaix (65)

- Charte de partenariat avec l'ADIL 2019

- Appel à projets Neptune 2019: une plongée à la rencontre de l'Aboukir Bay, trois-mâts épave en baie de Morlaix en 1893

- Demande de financement Natura 2000 pour la rivière du Douron

- Renouvellement de la convention de coordination de gestion des espaces naturels sensibles, propriétés du Conservatoire du littoral et du département - période 2019-2024

- Création du copropriété à l'hôtel d'entreprise du Ponthou

- Convention de partenariat avec Finistère 360° (relation presse): 5000€ de participation de Morlaix-Communauté pour la communication vis-à-vis de l'innovation économique

- Attribution d'une subvention au GRETA pour l'année 2019 - Connect Emploi (subvention de 11 387€ qui bénéficiera à un programme concernant 140 personnes allocataires des minimas sociaux ou demandeurs d'emploi de plus d'un an. 

- Attribution d'une subvention à l'ART Plate-forme Mobilité Pays de Morlaix Année 2019 (45 000€ de subvention)

- Recapitalisation de la SEM des Pays de Morlaix - Recapitalisation / Golf de Carantec

- Attribution d'une subvention de fonctionnement au Club Nautique morlaisien - Année 2019 - 20 640€

- Avenant n°6 à la convention financière relative à la restauration dite de la Duchesse Anne place Allende (Participation de Morlaix Communauté de 11,5% du coût des travaux, 40 384€) 

- Attribution de subventions dans le cadre du Contrat de Veille active - Année 2019 - pour la Culture pour tous (RESAM) - 1250€ - et la Permanence CIDFF - d'accueil, information sur les droits et aide aux femmes victimes de violence: 10 000€

- Attribution d'une subvention à l'ULAMIR pour Jeunes en TTrans: 2000€ 

- Convention relative à l'exploitation et au financement de Mobibreizh, système d'information multimodale de Bretagne

- Convention d'accès aux services de la plate-forme régionale Ouestgo

- Convention avec la ville de Morlaix pour les navettes Fête de la musique (800€ pour chaque collectivité)

- Renouvellement de la convention avec l'éco-organisme EcoDDS (déchets chimiques et déchets diffus spécifiques des ménages)

- Opérations du Service d'eau et assainissement: participations financières de l'agence de l'eau Loire Bretagne, du département du Finistère et de la Région Bretagne: demande de subventions de 800 000€

- Groupement de commandes avec la commune de Plougasnou pour les travaux de renouvellement de réseaux d'eau potable et d'assainissement collectif

- Convention de mandat de délégation de maîtrise d'ouvrage avec le syndicat AEP de Goas Koll-Traou Long pour la réalisation d'une étude d'interconnexion du réseau d'eau potable de Guerlesquin

- Convention de prestation de service pour le contrôle des poteaux d'incendie 

- Attribution d'une subvention de 8000€ aux Eco-bretons (journalistes professionnels : asso de promotion de la protection de l'environnement) 

- Accompagnement d'un projet collectif de méthanisation - Partenariat avec les SEM et financement études de faisabilité: 60 000€ HT / études de faisabilité. 

Partenaires: recycleurs bretons: 5000 tonnes (objectif 2019) / Agriculteurs: 13 000 tonnes d'effluents / Morlaix Communauté: 1500 à 2000 tonnes de déchets verts, 6000 tonnes de boues de STEP

 

Voici un résumé de mes interventions et de mes votes:

- 1°) Sur une augmentation de la contribution forfaitaire de 6 600€ pour la DSP de l'espace aquatique communautaire de Plourin-les-Morlaix (géré par l'UCPA Sport Loisirs), consécutif à un différentiel de 90 000€ par rapport au budget prévisionnel lié à un manque de recettes en 2018 de - 57 000€ pour les entrées piscine grand public, de - 20 000€ sur les activités, et de -13 000€ par rapport au prévisionnel en équilibre, j'ai rappelé ma proposition faite au dernier conseil communautaire, en contrepartie du soutien légitime de Morlaix-Communauté à un équipement utile aux loisirs populaires et à l'apprentissage de la nage et de la natation pour tous, une politique tarifaire plus incitative pour les enfants des familles à faibles revenus et pour ces familles elles-mêmes, lesquels bénéficient pour certaines actuellement d'une aide de 4000 € du secours populaire pour l'accès de tous à la piscine, alors que l'accès de tous à la piscine devrait être garanti par la collectivité qui la subventionne fortement, et non par une association solidaire qui a par ailleurs beaucoup d'autres engagements. Au dernier conseil communautaire, il m'avait été répondu par Thierry Piriou que ma demande ferait l'objet d'un examen prochain pour envisager une réflexion sur les tarifs, la même réponse a été faite aujourd'hui par le président de Morlaix-Communauté. J'ai également interrogé une démarche de communication vis-à-vis des écoles et des habitants, une réflexion précise sur l'accessibilité de la piscine par les scolaires par les transports en commun, de manière à retrouver une fréquentation plus importante de l'espace aquatique afin de justifier pleinement les fonds publics investis dedans.   Christian Le Manac'h est aussi intervenu sur l'insuffisance à prévoir de l'augmentation de la contribution forfaitaire annuelle de 6 600€ par rapport au montant du déficit. J'ai voté malgré tout cette délibération, adoptée à l'unanimité. 

- 2°) Sur le logement social, et le projet de démolition des immeubles des Jardins du Launay à Kerfraval pour faire 63 nouveaux logements pour les Genêts d'Or, j'ai pointé l'absence de communication, de prise en compte suffisante des intérêts et du besoin d'information et de concertation des locataires sur ce dossier, depuis 3-4 ans, par le bailleur social Aiguillon, certains locataires ne s'étant pas vu encore proposé de solutions de relogement adaptées, et ayant eu beaucoup de difficultés à avoir des interlocuteurs et des réponses à leurs interrogations pendant des mois et depuis des années. 

  - 3°) Seul parmi les conseillers communautaires, j'ai voté contre la recapitalisation de la SEM du Golf de Carantec et la décision d'annuler 87 048€ d'actions de Morlaix-Communauté (4836 actions de 18€), soit autant d'argent définitivement perdu pour elle, pour venir combler des pertes de 109 000€ pour le golf ces 4 dernières années, assorti d'un réengagement de 82 440€ de Morlaix Communauté en actions dans la somme, qu'on est pas sûr de pouvoir retrouver au bout du compte, soit un engagement potentiel de 169 000€ et effectif de 87 048€ pour un golf qui compte 280 abonnés et 300 licenciés à l'association sportive. J'ai justifié ma décision en disant que je n'avait rien contre cette pratique sportive et les gens qui la pratiquaient mais que le modèle économique du financement public d'un golf, et son caractère prioritaire par rapport à une pratique sportive qui est aujourd'hui souvent majoritairement le fait de catégories aisées, pouvait être remis en cause. En disant qu'il y avait pour moi d'autres priorités, soutien à des pratiques sportives populaires, démocratisation des pratiques sportives, soutien au transport public, au social, à la justice sociale. A part moi, tous les élus présents ont voté pour cette annulation de 87 000€ d'actions (concédés donc définitivement à la SEM du golf, qui existe depuis 2011, et cette recapitalisation). 

- 4°) Sur la plate-forme régionale de covoiturage OuestGo, plateforme publique régionale gratuite pour les usagers alternative à blablacar pour le covoiturage, notamment sur des trajets courts et de proximité, j'ai dit mon soutien à la proposition de financement à la hauteur de 1500€ en demandant si on pouvait en attendre des retours de connaissance sur l'usage du covoiturage sur le territoire, les fréquences, les trajets, les différents types d'usagers et en soulignant tout de même que le co-voiturage ne devait pas avoir vocation à remplacer des solutions de transport en commun défaillantes ou abonnées, notamment le transport par car péri-urbain sur le territoire de Morlaix Communauté, dont je réclame la densification et la diversification de l'offre depuis 2014, et j'en ai souligné à cette occasion que je regrettais la décision de ne pas inviter le collectif citoyen pour le développement du transport en commun sur Morlaix Sud à la réunion de bilan des expérimentations des lignes 36+ et 40+ sur Plourin, Plouigneau, Plougonven, et des secteurs non desservis de Morlaix, ce collectif ayant fait la preuve de son expertise nourrie d'un contact direct avec les usagers, potentiels ou avérés, et de sa capacité à faire des propositions concrètes pour améliorer la fréquentation des bus.    

- 5°) Sur la révision des modalités d'abonnement sur le parking longue durée du pôle d'échange multimodal de la gare de Morlaix, je me suis abstenu en rappelant mon opposition au stationnement payant sur la gare (la mise sous barrière n'imposait pas le stationnement payant) qui a des conséquences pour les usagers du train (financières ou de l'ordre de la complication du stationnement), pour les habitants des rues proches de la gare, qui voient des voitures d'usagers du train compliquer le stationnement pour leur propre véhicule.

J'ai remarqué que pour moi, comme pour beaucoup de Morlaisiens et d'usagers de la gare, les 13 millions d'euros investis dans le pôle gare, dont près de la moitié par Morlaix-Communauté, n'avaient pas produit un réel gain d'accessibilité de la gare et du transport ferroviaire du fait d'un aménagement mal pensé, notamment pour le parking, le dépose-minute, moins pratique, un parvis immense qui ne sert pas à grand chose. J'ai dénoncé le paradoxe qu'il y avait à proposer des abonnements payants à un parking sous barrière aux riverains de la gare pour remplir un parking rempli qu'à 50 ou 60% parce que payant, et à rendre très restrictif l'accès aux stationnements dans les rues (zones bleues pour les non riverains, verbalisations) aux abords de la gare pour contrebalancer les effets pervers de ce stationnement payant tout autour de la gare. 

J'ai été le seul à m'abstenir sur cette délibération qui s'appuyait sur un prenez acte du stationnement payant à la gare.  

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 19:51
Européennes - 2000 élus locaux lancent un appel à voter pour la liste conduite par Ian Brossat (Pierre Duquesne, L'Humanité, 14 mai) ... et dans le Finistère
Européennes. « Pour nous, élus locaux, cette élection est décisive »
Mardi, 14 Mai, 2019

Deux mille élus lancent un appel à voter pour la liste PCF. Qu’ils soient de zone rurale ou de banlieue, tous mettent en avant la défense des services publics.

Certains n’avaient jamais lancé de tels appels, mais cette fois ils se mouillent. « Cinquante-six élus locaux, dans la Sarthe, parfois élus dans de petits villages et non communistes, appellent à voter pour la liste conduite par Ian Brossat », se réjouit Gilles Leproust, maire communiste d’Allonnes. Ils font partie des 2 000 élus, environ, qui invitent leurs concitoyens à adresser, via le bulletin de vote, un carton rouge à Emmanuel Macron et à en finir avec les politiques libérales européennes.

Ce scrutin « n’est pas sans lien avec les problématiques que nous vivons au quotidien », poursuit Gilles Leproust : « La guerre au déficit de 3 % a conduit les gouvernements, ces dernières années, à baisser les dotations aux collectivités et à multiplier les coups contre les services publics. Que l’on soit maire d’une ville comme Allonnes, d’une grande intercommunalité ou d’une commune rurale, nous y sommes tous confrontés et nous avons tous intérêt à infléchir la politique menée au niveau européen. »

À Boulazac-Isle-Manoire (Dordogne), Jacques Auzou ne s’est pas posé de question. « Cela fait soixante-dix ans que je suis militant communiste, et j’ai toujours pris position publiquement », relate le maire de cette commune nouvelle qui jouxte Périgueux. Cette année, il le fait avec d’autant plus de conviction qu’il « ne sent pas, malheureusement, une grande mobilisation pour le 26 mai ». Dans sa commune, qui compte près de 10 000 habitants et environ 7 000 emplois, il craint que les classes populaires et les salariés ne soient les moins mobilisés. La liste de Ian Brossat, qui « rajeunit le message et la perception de notre organisation », peut être un moyen pour ces catégories de se faire entendre.

La défense des services publics a aussi une résonance puissante à Périgueux, où 2 500 personnes travaillent au centre hospitalier et 600 autres font tourner le centre de maintenance de la SNCF. Pas besoin de longues arguties, là-bas, pour démontrer l’impact désastreux de la directive libéralisant le rail européen… À Boulazac aussi, l’austérité se perçoit à chaque conseil municipal. « On nous avait promis, après la scréation de la ville nouvelle, que nos ressources seraient garanties pendant trois ans. À la troisième année, il nous manque déjà 90 000 euros sur les sommes promises », relève Jacques Auzou.

Sept électeurs sur dix ne s’étaient pas déplacés aux urnes en 2014

D’autres décisions, prises à Bruxelles ou à Strasbourg, ont des effets directs dans nos villes, poursuit de son côté le maire d’Allonnes, banlieue populaire du Mans. Il cite notamment le programme d’aide alimentaire européen, si utile aux associations de solidarité comme le Secours populaire ou le Secours catholique, à nouveau menacé. « Il y a urgence à dire : pas touche à ce programme ! »

« Les services publics, c’est ce qui permet aux habitants de notre ville, l’une des plus pauvres de France, d’avoir les mêmes droits que les autres », aime à dire Meriem Derkaoui, maire PCF d’Aubervilliers, où sept électeurs sur dix ne s’étaient pas déplacés aux urnes en 2014. L’élue a un argument imparable pour que ses administrés fassent entendre leur voix et votent pour la liste conduite par Ian Brossat : « Est-ce que l’on veut une Europe aux mains des nationalistes, qui vantent le repli sur soi, ou souhaite-t-on qu’elle soit à l’image de notre ville, accueillante, solidaire, qui s’est construite avec plusieurs vagues de migration, une ville où l’on n’a pas peur des autres ? » Ce message, très politique, fait mouche dans cette ville populaire.

Pierre Duquesne
 
 
Et à ce jour, 39 élus dans le Finistère soutiennent ouvertement la liste Européennes du PCF conduite par Ian Brossat.
 
dont
 
2 maires:
Paul Quemener à Berrien
Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel (Rosporden-Kernevel)
 
12 adjoints au maire:
Eric Guellec (Brest)
Jacqueline Héré (Brest)
Isabelle Mazelin (Le Relecq Kerhuon)
Claudie Bournot Gallou (Le Relecq Kerhuon)
Marie-Christine Mahmutovic (Le Relecq Kerhuon)
Karen Le Moal (adjointe aux sports Rosporden/Kernével-Front de Gauche)
Jean-Marie Cloarec (adjoint Communication/culture Rosporden/ Kernével - Front de Gauche)
Marie-Pierre Coant (Berrien)
Thierry Le Guennou (Baye)
Jeremy Lainé (Guimaëc)
Patrick Asselbourg (Plourin les Morlaix)
Jean-François Penven (Huelgoat)
 
25 conseillers municipaux, conseillers délégués, et conseillers communautaires:
 
Claude Bellec (conseiller déléguée) Brest
Jean-Michel Le Lorc'h (conseiller délégué) Brest
Larry Réa conseiller délégué ( Le Relecq-Kerhuon)
Pascal Ségalen (Le Relecq Kerhuon)
Pierre-Yves Liziar (Le Relecq-Kerhuon)
Piero Rainero (Quimper)
Michel Le Goff (Bannalec)
Alain Olivier (Plozévet)
Olivier Coquelin (Plomeur)
Hugues Tupin conseiller municipal et communautaire Douarnenez (opposition Initiatives Citoyennes)
Ludovic Quelennec (Kerlaz)
Anita Richard (également conseillère communautaire Rosporden-Kernevel)
Françoise Nioche (Rosporden Kernevel)
Patrice Porodo (Rosporden Kernevel)
Morvan Pierig (Rosporden Kernevel)
Djelloul BENHENNI Conseiller municipal de Rosporden / Kernével Front de Gauche
Etienne Le Bellec (Guilvinec)
Jean-Michel Le Mieux (Scaër)
André Paulus (La Feuillée) 
Ismaël Dupont (également conseiller communautaire Morlaix)
Valèrie Scattolin (Morlaix)
Roger Héré (Plouigneau)
Jean-Claude David (Plourin les Morlaix)
Hervé Penven Conseiller municipal de Locmaria-Berrien-Poullaouen
Patrick Cochennec Conseiller municipal de Cléden-Poher
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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 19:46
Anicet Le Pors, ancien ministre communiste de la Fonction publique: le fonctionnaire doit être citoyen et non sujet (entretien avec Aurélien Soucheyre, L'Humanité - 14 mai)
Entretien. « Le fonctionnaire doit être citoyen et non sujet »
Mardi, 14 Mai, 2019

L’ancien ministre communiste de la Fonction publique, Anicet Le Pors, pointe les dangers de la réforme de cette dernière, examinée depuis lundi soir à l’Assemblée.

Que pensez-vous de la réforme préparée par le gouvernement ?

Anicet Le Pors Le recrutement massif des contractuels non fonctionnaires à tous les niveaux de la fonction publique est un danger. Il vise à éteindre les statuts qui régissent ces organismes. Il y a à terme un risque de privatisation de l’appareil d’État, de captation de l’action publique par le privé. Cette réforme va brouiller les finalités et spécificités du service et de la fonction publics, qui sont celles de l’intérêt général. Si d’autres mentalités s’imposent, dont le souci de rentabilité venant du privé, il y aura dégradation des services. Le danger est de voir se développer des conflits d’intérêts, du clientélisme et de la corruption, dont la fonction publique française est en grande partie préservée. Ne pas conserver les exigences de formation et les garanties actuelles, multiplier les missions courtes, affaiblir les capacités d’intervention des représentants et des organisations syndicales n’augurent rien de bon pour la gestion des personnels et la qualité du service. Cette réforme est aussi particulièrement dangereuse car elle ne fait rien contre le pantouflage et le rétro-pantouflage, c’est-à-dire les allers-retours des hauts fonctionnaires entre le public et le privé. Quels sont les intérêts qui les guident ? Il faudrait rendre leur sortie de la fonction publique très onéreuse et irréversible.

L’exécutif ne s’attaque pas frontalement au statut de la fonction publique, mais le contourne. Pourquoi ?

Anicet Le Pors Car il est solide et adaptable. Il est aussi apprécié par les fonctionnaires, par toutes les organisations syndicales qui s’opposent à une réforme qui n’est demandée ni par l’opinion publique, ni par les élus. Cette méthode n’est pas nouvelle. Elle a déjà été utilisée à France Télécom et à La Poste, et a déjà été envisagée pour nuire à toute la fonction publique. En 2003, le Conseil d’État préconisait de faire du contrat une source autonome du droit de la fonction publique. En 2007, Nicolas Sarkozy voulait substituer au concours de la fonction publique les contrats de droit privé négociés de gré à gré. Cette tentative a échoué car la crise financière de 2008 a démontré tout l’intérêt qu’avait la France à disposer d’un secteur public étendu et influent, qui a été un véritable amortisseur social de la crise financière. Aujourd’hui, Macron retente le coup. Après avoir commencé par une attaque contre le Code du travail, il entreprend sans le dire une croisade contre les statuts, démarrée frontalement l’an dernier à la SNCF. Ici comme ailleurs, le recours à des non-fonctionnaires est plus adéquat avec le libéralisme et la marchandisation du moindre service.

Quelle est votre conception de la fonction publique ?

Anicet Le Pors Le statut de 1946, comme celui de 1983 – je l’ai affirmé sans cesse –, est né pour consolider la conception du fonctionnaire-citoyen, qui s’oppose à celle du fonctionnaire-sujet qui a prévalu du XIX e siècle à la première moitié du XX e. Dans la conception citoyenne, il est bien affirmé que le fonctionnaire doit exécuter les tâches qui lui sont confiées dans le cadre de l’intérêt général, avec une marge d’appréciation. Jamais il ne se comporte en obéisseur soumis à des ordres. Il a la responsabilité de se conformer aux instructions, mais n’est pas délié de sa propre responsabilité. S’il considère qu’une consigne est illégale ou contraire à sa mission, il doit refuser de l’exécuter. Nous sommes ici très loin de l’idéologie managériale et de ses seuls indicateurs de rentabilité et de performance, qui enferment dans l’infantilisation, l’intimidation et la perte de sens. Je précise en outre que le statut de la fonction publique n’est pas un blanc-seing. Il protège de l’arbitraire politique, mais pas de sanctions, en cas de manquements, qui vont jusqu’à la révocation, pratiquée chaque année.

Que pensez-vous de la suppression de l’ENA ?

Anicet Le Pors Il s’agit d’une diversion à la réforme de la fonction publique. L’idée est de tout changer pour que rien ne change au niveau de la fabrication des castes. Mais il y a peut-être aussi une explication psychologique. En voulant supprimer l’ENA, qui l’a fabriqué, Macron repousse du pied l’échelle après être arrivé en haut. Pourquoi cette coquetterie suprême ? Je crois qu’il est à un degré de vanité tel qu’il refuse d’être le produit d’une cause identifiable, aussi prestigieuse soit-elle. Il récuse ce qui l’a fait, pour n’exister que par lui-même. C’est un démiurge. Après tout, Jupiter n’a pas fait l’ENA. Jupiter n’existe qu’en tant que Jupiter. Mais je veux aussi rappeler qu’à gauche, on a longtemps vu dans l’ENA une manière d’être progressiste par rapport au système de recrutement népotique qui existait avant. C’était l’ambition de Maurice Thorez. C’était et c’est toujours la mienne, puisque je pense qu’il faut réformer l’ENA, et non pas la supprimer, en réservant de nouveau la 3 e voie d’accès à des militants syndicaux, des dirigeants d’associations publiques et des élus.

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 19:44
Médias. Relegué par France 2, le PCF se mobilise (L'Humanité, 14 mai 2019)
Médias. Relégué par France 2, le PCF se mobilise
Mardi, 14 Mai, 2019

Ian Brossat refuse d’être renvoyé parmi les « petits » candidats lors du débat du 22 mai.

Le hashtag du PCF, #PasSansNous, est de retour pour dénoncer une nouvelle éviction de sa tête de liste pour les élections européennes, Ian Brossat, par France 2. Cette fois, il s’agit du débat organisé par la chaîne publique le 22 mai avant le scrutin du 26 mai. L’émission est pour l’instant prévue en deux parties : la première avec les candidats du PS-PP, d’EELV, et de la FI, mais aussi les chefs de parti LR, LaREM et RN. La seconde, en fin de soirée, serait consacrée à 9 autres candidats. « C’est honteux. France 2 fait l’élection avant les électeurs et divise les candidats en deux catégories,“les gros’’ et “les petits’’, choisis par ses soins avec un traitement, de surcroît, tout à fait inéquitable entre elles. C’est un déni de démocratie ! » fustige Ian Brossat. « Nous refusons de nous faire voler une élection politique par un diktat médiatique », ajoute Igor Zamichiei, coordinateur de l’exécutif du PCF.

Le PCF entend faire valoir sa représentativité

Le PCF appelle ainsi « tous ceux qui sont attachés aux principes démocratiques élémentaires » à décrocher leur téléphone pour signifier leur désaccord auprès du standard de France 2, qui n’en est pas à son coup d’essai. Le premier débat de la campagne, le 4 avril, dans l’Émission politique, avait déjà donné lieu à une passe d’armes avec plusieurs candidats. La chaîne avait finalement invité Ian Brossat puis Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot à qui la justice avait donné raison – malgré l’invalidation le jour même de la décision par le Conseil d’État.

Il faut dire qu’en période électorale, l’accès aux médias audiovisuels des différents candidats – dont le CSA doit être le garant – repose sur le principe, non pas d’égalité, mais d’équité. Celui-ci « implique que les services de télévision allouent aux candidats (ou aux partis politiques) et à leurs soutiens des temps de parole ou d’antenne en tenant compte de leur représentativité et de leur implication effective dans la campagne », énonce l’organisme. Scores au précédent scrutin ou sondages entrent ainsi en ligne de compte. Le PCF entend faire valoir sa représentativité, via les deux groupes qu’il compte au Parlement, ses 7 000 élus locaux, ses eurodéputés… « Nous sommes aussi la seule force politique de gauche à avoir rejeté tous les traités européens, la seule liste à l’image de la société française et à pouvoir faire entrer une ouvrière au Parlement européen, insiste Ian Brossat. Notre voix ne peut être remplacée par une autre. »

Julia Hamlaoui
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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 18:40
Arthur Hay, secrétaire général CGT du premier syndicat des coursiers à vélo, candidat sur la liste de Ian Brossat (L'Humanité, 13 mai 2019 - Marion d'Allard)
Une bataille pour la reconnaissance des salariés ubérisés
Lundi, 13 Mai, 2019

Arthur Hay, Secrétaire général CGT du premier syndicat de France des coursiers à vélo.

Arthur Hay a 30 ans et depuis plus de trois ans il arpente, à vélo et sac au dos, les rues de Bordeaux. Il est un « ubérisé » comme ont dit, coursier pour le compte de la plateforme de livraison de repas à domicile Deliveroo. « J’ai pris conscience très vite que mon contrat ne me protégeait pas, que la plupart de mes conditions de travail se résumaient en des engagements oraux, ou l’envoi de mails fixant ma tarification », se souvient Arthur. Mais c’est la fermeture du service de livraison de Take eat easy, autre mastodonte du secteur, qui va servir de détonateur. « Ça a été pour moi et pour beaucoup de coursiers, un réveil nécessaire. Nos collègues se sont retrouvés sans boulot, prévenus par mail ou par texto. C’est à ce moment-là que nous avons compris notre fragilité, notre réelle dépendance aux plateformes », poursuit Arthur Hay. Deliveroo se nourrit sur la bête et récupère coursiers et clients à son défunt concurrent. C’est à ce moment-là que la start-up créée, pour les coursiers transfuges de Take eat easy, un contrat « 100 % à la tâche », instaurant, de fait, une concurrence entre les nouveaux et les anciens coursiers, toujours payés à l’heure. Face à l’urgence, la riposte s’organise. « On a commencé à faire des réunions sur Bordeaux, pour en discuter entre nous et de collectifs informels, on a rapidement ressenti un besoin de structuration », explique Arthur. L’idée de se rassembler sous l’étiquette CGT ne fait alors guère de débat. « C’est un syndicat puissant, qui se bat réellement pour les droits des travailleurs et qui nous a très vite apporté de précieux conseils et un soutien logistique ».

Pour autant, Arthur Hay garde le sentiment amer que le syndicalisme est en train de « passer à côté d’un enjeu énorme ». « Nous sommes 100 000 travailleurs ubérisés en France, et la propagation de ces nouvelles formes d’exploitation est invraisemblable » explique le jeune coursier à vélo. Pour lui, organiser la lutte est un casse-tête. « Se syndiquer nous expose à des déconnexions arbitraires et il est extrêmement difficile de construire le rapport de force avec un turn-over de 3 ou 4 mois dans nos professions ». Le syndicaliste l’avoue, il n’a pas de « solution miracle ». Mais dans un contexte politique défavorable, avec un gouvernement plus attentif aux arguments des plateformes qu’à la défense des travailleurs, « le monde syndical devrait prendre notre situation à bras-le-corps », estime le jeune cégétiste. « Nous nous sommes structurés, nous avons réussi à gagner la bataille de l’information, mais maintenant, conclut-il, nous avons besoin de moyens pour gagner le droit d’être protégés par la loi et de vivre dignement de notre métier ». M. D’A.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 18:35
Dessin Agence Média Palestine

Dessin Agence Média Palestine

Agence Média Palestine: 

"Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l'inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l'autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l'apartheid.

"Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l'Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël."Lire la suite de cette belle et puissante tribune de solidarité publiée le 10 mai dernier sur le site de Médiapart.

 

Partout en Europe, les manifestations contre l'Eurovision en Israël ont eu lieu ces derniers mois, comme en témoigne cet article du journaliste Ali Abunimah:

Les manifestations contre l’Eurovision progressent en solidarité avec la Palestine

 
Nous, artistes français, dénonçons l'Eurovision 2019 en Israël
Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l'artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l'artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu'ils «n’iront pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l'intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l'ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l'un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l'Etat d'Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l'inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l'autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l'apartheid.  

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l'Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d'occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique- Laurent CAUWET, Alain CASTAN, éditeur, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur- Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur- Franck CHENAL, musicien- Matthieu COLLOGHAN, peintre-  Enzo CORMANN, écrivain- Jean-Luc COUDRAY, dessinateur- Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur- Gerty DAMBURY, metteure en scène- Bruno DARAQUY, chanteur- Yvan DAUTIN, chanteur- Fanny DEKKARI, conteuse- Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur- Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène- Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur- Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur- Nicolas FERNANDES, musicien- Pedro FIDALGO, réalisateur- Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP, du groupe IAM, musiciens ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d'art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR,  artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Annie OHAYON, productrice ;

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; François RUDEL, sculpteur ; 

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur ;

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice ;

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

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