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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 13:09
Derrière le voile - Une inquiétante dérive -  Patrick Le Hyaric, 22 octobre 2019

http://patrick-le-hyaric.fr

le 22 octobre 2019

Si les mots ne tuent pas, ils peuvent blesser et meurtrir. Ils contribuent surtout à mettre sur orbite des idées qui saturent le débat public et brouillent les repères républicains. Il n’aura pas fallu attendre longtemps après la convention de la droite réunie sous les auspices de la mouvance identitaire et la logorrhée raciste de Zemmour diffusée à grande échelle pour que se déchaîne la haine contre la population de confession musulmane.

Pas un jour ne passe désormais sans que les musulmans de France ne soient pointés du doigt, insultés, méprisés. Il aura suffi qu’un conseiller régional d’extrême-droite en mal de notoriété s’autorise, en dehors de tout cadre légal, à exiger le dévoilement d’une maman accompagnatrice scolaire devant son enfant pour qu’une cohorte de ministres et parlementaires, d’éditorialistes et plumitifs se liguent en sonnant l’hallali contre le « péril musulman ».

La mécanique est huilée qui laisse désormais à l’extrême droite le pouvoir d’orienter le débat public et politique. Et une fois encore, les chaines dites « d’information continue » comblent le vide par la vacuité, remplissant le temps d’antenne par le bavardage réactionnaire de quelques pontes médiatiques plus préoccupés par le voile, véritable fétiche, et les femmes qui le portent, que par les fins de mois impossibles de millions de nos concitoyens.

Le travail parlementaire se trouve ensuite phagocyté par ces basses polémiques de haute intensité puisque, à la suite du coup d’esbroufe de l’élu d’extrême droite, une proposition de loi a été opportunément déposée par le groupe « Les Républicains » du Sénat pour interdire aux mamans voilées d’accompagner leurs enfants en sortie scolaire.

La loi est pourtant claire. Le droit a été dit en 2004 et le Conseil d’Etat l’a confirmé en 2013 : les accompagnatrices scolaires, n’étant pas des agents publics, ont toute latitude de se vêtir comme elles le souhaitent. Le guide de la laïcité de l’Education nationale le confirme. Tels sont la lettre et l’esprit de la loi de 1905, loi de concorde et de paix civile garantissant la liberté de conscience et l’autonomie de la société. En affirmant que « le voile n’est pas souhaitable », et ajoutant que « ce n’est pas quelque chose d’interdit, mais ce n’est pas non plus quelque chose à encourager », M. Blanquer fait non seulement preuve d’une grande légèreté, mais il se place en travers de la République. Il est censé garantir et appliquer la loi républicaine, or il tente d’imposer une norme sociale et vestimentaire sur la base d’une simple opinion qui contrevient aux principes législatifs.

Jaurès, artisan décisif de la loi de séparation, s’interrogeait : Qu’est-ce donc que la République ? C’est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace.

Or, notre régime se caractérise aujourd’hui par de grands actes de défiance et de peurs.

Défiance, quand les us et coutumes de la population musulmane sont considérés comme autant d’indices de « radicalisation ».

Peur, quand la République n’ose plus affirmer la puissance de son creuset, préférant s’enfoncer dans la recherche de boucs émissaires, cultivant différences et divisions.

Défiance, encore, quand M. Macron, mélangeant allègrement immigration, religion, terrorisme et communautarisme – confusion dont l’extrême-droite fait son miel – promeut une « société de vigilance » qui déléguerait aux citoyens le rôle de surveillance dévolu aux services de l’Etat, incitant les classes populaires du pays à s’épier entre elles. Prenant d’ailleurs M. Macron au mot,  l’élu extrême droite s’est réclamé de la « vigilance citoyenne » pour justifier son propos raciste et antirépublicain.

Nul ne saurait nier l’offensive mondiale subventionnée à  coups de pétrodollars de forces répondant d’un islamisme politique rétrograde, réactionnaire et anti-démocratique. Les mêmes d’ailleurs qui sont cajolées par les puissances occidentales et le grand capital alors qu’elles ont partie liée avec le terrorisme. Nul ne saurait non plus nier la résurgence des nationalismes et identitarismes sur le dos des grandes espérances émancipatrices universalistes.

Mais combien de réalités se cachent derrière le port du voile ? Culture, conviction, mal-être, affirmation de soi : les motivations sont variées, souvent anodines, et les ressorts complexes. Il parait bien hasardeux de demander à la République de s’immiscer dans l’intimité des consciences. Quel précédent cela créerait-il dans un pays qui se flatte encore d’être celui des droits de l’homme et du citoyen ?  La République et les actes législatifs portés en son nom garantissent la liberté de conscience. C’est l’esprit de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat qui garantit les indépendances respectives des cultes et de l’Etat dans ses différentes missions.

Chacun sait que la majorité des femmes voilées, qu’elles soient issues de l’immigration récente ou nées en France, vivent dans les quartiers populaires, ces sas de la mondialisation capitaliste où s’accumulent les violences sociales, physiques et symboliques. L’école est justement le lieu de la rencontre féconde au petit matin quand les parents accompagnent les enfants, dans l’association de parents d’élèves ou au Conseil d’école. Chacune de ces occasions permet de se comprendre mieux et de ne pas laisser certaines mamans isolées ou s’isoler elles-mêmes pour être considérées pleinement citoyennes aux droits égaux.

Les entreprises de division, qu’elles viennent des classes possédantes pétries d’un universalisme aussi abstrait que leur confort social est concret, de l’extrême droite raciste et démagogue ou des obsédés de l’identité nationale, ethnique et religieuse, ont pour fonction de masquer ce qui unit les milieux populaires : l’oppression féroce exercée par le capital sur leurs conditions d’existence. Voilà le piège tendu ! Redonner confiance à la République, c’est créer les conditions d’une union populaire capable de déjouer les divisions instillées de toutes parts et dont le voile est aujourd’hui l’instrument.

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 12:31

Au journal du mardi 22 octobre sur France Culture à 12h30, nous entendions assez surpris et effarés 2 minutes du discours exalté de Macron à Mayotte qui parlait avec beaucoup de brutalité verbale et dans le ton d'une très grande fermeté à avoir pour "repousser la misère" (les miséreux de l'île voisine en fait). Une approche inhumaine des problèmes de l'immigration qui rappelle Charles Pasqua ou le discours des Le Pen.  Bien fait pour séduire les élans xénophobes. Il semble si proche, le climat des années 30!

Heureusement qu'il y a l'Humanité pour aujourd'hui dans son éditorial tenir un autre discours et nous rappeler à certaines réalités:

Éditorial de l'Humanité. « Fermeté »…
Mercredi, 23 Octobre, 2019

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin.  Mayotte, devenue le 101e département français en 2009 contre les résolutions de l’ONU, continue de vivre une situation sociale et migratoire qui se dégrade. 

 

En visite à Mayotte, Emmanuel Macron a donc salué l’opération « Shikandra » afin d’insister sur le volet « immigration » de son séjour. On pourrait sourire devant cette mise en scène du volontarisme de l’État en matière migratoire, sauf que notre président revendique sa politique répressive à grand renfort de séquences symboliques. « Shikandra » ? « C’est le nom d’un poisson qui vit dans le lagon, il a une allure débonnaire, mais quand on s’approche de son nid, il mord. » Voilà comment l’Élysée résume l’esprit de cette force civilo-militaire à Mayotte. L’occasion « de mettre l’accent sur la “fermeté”, second pilier de la politique d’immigration du gouvernement », oubliant volontairement le premier pilier érigé par Macron lui-même en d’autres temps : humanité…

N’ayons pas la mémoire courte. En 1995, le gouvernement Balladur a entravé la libre circulation des personnes, imposant un visa d’entrée à Mayotte et brisant une tradition qui permettait aux Comoriens d’aller d’une île à l’autre à bord de pirogues dénommées « kwassa-kwassa ». Le « visa Balladur » a engendré un drame monstrueux, transformant la mer d’Anjouan en l’un des plus grands cimetières marins au monde. Plus de 10 000 morts. Souvenons-nous des mots scandaleux de Macron, en 2017 : « Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien. »

Mayotte, devenue le 101e département français en 2009 contre les résolutions de l’ONU, continue de vivre une situation sociale et migratoire qui se dégrade. Pour toute réponse, la loi immigration et droit d’asile, votée en juillet, a modifié le droit du sol pour les enfants nés sur l’île. Ils ne peuvent désormais obtenir la nationalité française qu’en fonction du statut des parents. Rares sont les consciences qui ont exprimé leur émoi : le droit du sol et de résidence commun sur tout le territoire national n’existe plus, violant le principe de l’indivisibilité de la République. Comme si l’État reportait sur les enfants son incapacité diplomatique à régler ses relations avec les îles voisines. Macron assume. Il a même paradé à bord d’un « intercepteur » de la police aux frontières…

Par Jean-Emmanuel Ducoin
Macron fait de la surenchère anti-immigrés à Mayotte
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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 11:53
Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône: les politiques d'austérité affaiblissent notre système de santé (entretien avec Lola Ruscio, L'Humanité, 22 octobre 2019)
Pierre Dharréville : « Les politiques d’austérité affaiblissent notre système de santé »
Mardi, 22 Octobre, 2019

Protection sociale.  Pour le député PCF Pierre Dharréville, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit rompre avec des décennies de diètes budgétaires.

 

Avec un objectif de croissance des dépenses d’assurance-maladie de 2,3 % en 2020, le gouvernement prévoit encore 4.2 milliards d’euros d’économies dans la santé malgré la crise des urgences et des hôpitaux. Qu’en pensez-vous ?

PIERRE DHARRÉVILLE C’est un budget insoutenable pour notre système de santé. Le gouvernement demande un milliard d’économies supplémentaires à l’hôpital, alors que le service public hospitalier vit une crise profonde. C’est un choc que ce dernier n’est pas en mesure d’absorber : le personnel est déjà au bout du rouleau. Un mouvement s’enracine aux urgences et ailleurs pour obtenir une hausse des dépenses de santé. Mais le gouvernement porte un objectif de croissance des dépenses d’assurance-maladie, appelé Ondam, qui ressemble à peu près à celui des années précédentes. Les budgets précédents ont pourtant contribué à aggraver la crise des hôpitaux. Le gouvernement ignore encore la situation très tendue et les propositions des soignants. Les Françaises et les Français sont ­attachés au service public hospitalier.

Contre l’avis du rapporteur général du texte LaREM, Olivier Véran, un amendement adopté en commission prévoit la compensation financière à la Sécurité sociale des baisses de cotisations décidées par l’État. Le texte dit que « le gouvernement organise sciemment l’appauvrissement de la Sécurité sociale ». Pouvez-vous développer ?

PIERRE DHARRÉVILLE Le gouvernement est en train de mettre à mal un principe fondamental établi depuis au moins 1994 : la compensation des exonérations de cotisations décidées par l’État. Contrairement au gouvernement, nous pensons qu’il faut non seulement conserver ce principe de compensation des cotisations, mais arrêter les exonérations massives de cotisations. Le gouvernement a choisi de faire peser ses choix politiques sur les comptes de la Sécurité sociale. En effet, sa seule réponse à la crise des gilets jaunes a consisté à mettre en place quelques mesures, visant essentiellement à instaurer des nouvelles exonérations de cotisations sociales. Ces décisions politiques ont alourdi le déficit de la Sécu de plusieurs milliards d’euros. C’est également une façon d’affaiblir notre système de protection sociale. Par ailleurs, ces politiques d’exonérations de cotisations, qui visent à baisser le « coût du travail », n’ont pas fait la preuve de leur efficacité en termes d’emplois.

Quelles traductions budgétaires allez-vous donner aux exigences du mouvement social aux urgences et à l’hôpital ?

PIERRE DHARRÉVILLE Nous allons évidemment les faire résonner à chaque occasion. L’avenir crucial de notre hôpital public et de notre système de santé est sur la table, nul ne peut l’ignorer. Tout en combattant le projet de loi du gouvernement, nous allons défendre nos idées, inscrites dans la proposition de loi déposée au ministère de la Santé, la semaine dernière. Pour financer la Sécurité sociale, nous proposons de mettre un terme à ces politiques d’exonérations de cotisations sociales et patronales, avec par exemple la fin progressive de l’allègement patronal crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice). Ce dispositif représente un manque à gagner pour la branche maladie de la Sécu de 22 milliards d’euros. Les grandes entreprises du CAC 40 ont engrangé des dividendes en hausse. Surtout, la priorité est d’investir dans le service public hospitalier, la psychiatrie et les Ehpad. Les politiques d’austérité affaiblissent depuis trop longtemps notre système de santé.

Entretien réalisé par Lola Ruscio
Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône: les politiques d'austérité affaiblissent notre système de santé (entretien avec Lola Ruscio, L'Humanité, 22 octobre 2019)
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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 06:46
Fête de l'Humanité Bretagne - 30 novembre et 1er décembre, avec Fabien Roussel le dimanche, un car partira de Plestin, Lanmeur et Morlaix en passant par Huelgoat: réservez votre place!

Samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre : Fête de l’Humanité Bretagne au Parc des Expositions du Pays de Lorient.

Le PCF Finistère y tiendra son traditionnel restaurant : toutes les bonnes volontés sont les bienvenues

Un car sera affrété pour se rendre à la Fête le dimanche 1er décembre.

Horaires aller : Plestin les Grèves (7 h 30 - Place) ; Lanmeur (8 h - Place) ; Morlaix (8 h 30 – Parking Géant côté garage Citroën) ; Huelgoat (9 h 15 – A côte Hôtel du Lac) – 10 h 45 ou 11 h (Lanester – Parc des expositions)

- Participation pour le car par personne : 12 €

- Contact pour s’inscrire :

Section Lanmeur : Michel TUDO (06 83 24 83 90) ; Muriel GRIMARDIAS (06 89 32 21 70)

Section Morlaix : Daniel RAVASIO (06 62 74 75 27) ; Ismaël DUPONT (06 20 90 10 52).

Les vignettes donnant le droit à l'entrée de la fête sont disponibles auprès de la section : 17€ pour les 2 jours ; 12 € pour la journée (gratuit – 18 ans).

Elle permet de financer la location du Parc des expositions, la fête étant entièrement organisées par des militant•es bénévoles. 

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 05:45
L'Allemagne de l'est, après l'exil - le parcours d'Anna Seghers et d'autres intellectuels et écrivains communistes et antifascistes allemands de retour en Allemagne de l'est après la guerre - Sonia Combe, Le Monde Diplomatique, octobre 2019
L'Allemagne de l'est, après l'exil - le parcours d'Anna Seghers et d'autres intellectuels et écrivains communistes et antifascistes allemands de retour en Allemagne de l'est après la guerre - Sonia Combe, Le Monde Diplomatique, octobre 2019

A lire dans le Monde Diplomatique d'octobre 2019 cet article de Sonia Combe, historienne:

Anna Seghers ou l'éthique du silence.

Allemagne de l'Est, après l'exil

La fin de la République démocratique allemande (RDA), le 3 octobre 1990, aura été épargnée à Anna Seghers (1900-1983). Eût-elle vécu quelques années de plus, la romancière eût certainement signé l’appel du 28 novembre 1989, lancé par l’écrivaine Christa Wolf, en faveur du maintien d’une Allemagne de l’Est fidèle aux valeurs socialistes. Au projet du chancelier Helmut Kohl les signataires opposaient celui d’une RDA « non pas comme elle avait été, mais comme elle aurait dû être ». Une utopie ? Peut-être. À la veille du trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, plus personne n’ose questionner la légitimité de la réunification allemande. Ceux qui avaient justifié l’existence de la RDA ont jugé sa disparition tout aussi fondée. L’ordre établi revêt toujours les apparences du rationnel. Mais il est vrai aussi, comme le rappelait en juin dernier l’écrivain Christoph Hein lors de la Fête de l’été organisée dans le cimetière de Dorotheenstadt, à Berlin, devant la tombe d’Anna Seghers et non loin de celle du dramaturge Bertolt Brecht, qu’« ici est enterrée une génération qui s’est sacrifiée pour un avenir dont plus personne ne voulait ». Une génération doublement vaincue, car désormais quasi tombée dans l’oubli — quand elle ne se retrouve pas au banc des accusés.

De cette génération rentrée d’exil après la seconde guerre mondiale, aux côtés de Brecht, des écrivains Stephan Hermlin et Arnold Zweig, de l’historien de l’économie Jürgen Kuczynski, pour n’en citer que quelques-uns, Anna Seghers est sans doute l’une des figures les plus représentatives. Sa loyauté envers le régime communiste, renforcée par sa fidélité au choix du retour dans cette partie de l’Allemagne, semble l’avoir condamnée à observer une éthique du silence qui lui fut reprochée après la chute du Mur. Pourtant, lorsqu’on confronte sa correspondance avec les archives du Parti ou, mieux encore, avec celles de l’Union des écrivains, dont elle fut longtemps la présidente — sans oublier, naturellement, les dossiers de la Stasi, qui n’a cessé de cesser de surveiller la romancière la plus célèbre et la plus loyale de RDA -, on voit se dessiner un portrait bien différent de celui qu'elle offrit publiquement jusqu'à sa mort.

Lorsque Anna Seghers quitte Berlin, au moment de l'accession au pouvoir des nazis, elle est déjà une romancière confirmée, lauréate du prix Kleist. Mariée à un communiste hongrois ami du philosophe Georg Lukacs, elle milite au sein du Parti communiste d'Allemagne (KPD). De surcroît, elle est d'origine juive. Le couple et leurs enfants se réfugient d'abord à Paris, puis à l'entrée des troupes allemandes en France, gagnent Marseille, qu'ils quitteront en 1941 avec l'aide du journaliste américain Varian Fry et du Comité de sauvetage d'urgence (Emergency Rescue Comittee). De cette halte, Anna Seghers tirera le récit Transit porté à l'écran en 2018 par Christian Petzold, qui raconte l'attente d'un bateau d'antifascistes allemands dans la cité phocéenne. Fichée comme communiste, elle ne reçoit pas l'autorisation de rester aux Etats-Unis et s'installe à Mexico, où elle publie en 1942 le roman qui la rendra célèbre, La septième Croix, premier livre sur les camps nazis.  

Les chiffres de l'émigration de langue allemande à partir de 1933 n'ont jamais pu être établis de façon précise. On estime à 500 000 le nombre de personnes qui ont fui le régime nazi, dont 130 000 auraient réussi à gagner les Etats-Unis. Moins de la moitié d'entre elles auraient opté pour le retour à la fin de la guerre (dont seulement 4% de Juifs), mais, là encore, il n'existe pas de statistiques officielles à ce sujet. Aucun organisme n'a été chargé de ce recensement, ni en Allemagne de l'Ouest ni en RDA.

Retrouver un avenir

Une chose est certaine: contrairement à l'émigration, le retour vers le pays d'origine n'est pas un phénomène massif. Non seulement la prise de conscience de l'ampleur des crimes nazis n'encourage guère les émigrés, juifs ou non, à rentrer, mais les retours sont soumis à l'aval des autorités d'Occupation. Or les Alliés occidentaux, qui se partagent avec les soviétiques le contrôle de l'Allemagne vaincue, tentent de les en empêcher, à fortiori quand il s'agit de communistes. La bureaucratie allemande les seconde dans cette tâche. Est-ce par ressentiment, par haine à l'égard des antinazis, ou bien parce que les "rémigrés" la renvoient à sa mauvaise conscience, toujours est-il que la population allemande ne les voit pas d'un bon oeil. Dans les régions sous autorité occidentale, aucun plan d'accueil n'est prévu. 

A l'inverse, la zone d'occupation soviétique cherche à les attirer. Jusqu'à la création de la RDA, le 7 octobre 1949, les officiers soviétiques y mènent une politique culturelle qui portera ses fruits. Ainsi, la fameuse première pièce jouée à Berlin après la capitulation de l'Allemagne sera Nathan le Sage de Gotthold Ephraim Lessing. L'étude du philologue Victor Klemperer sur la langue nazie, LTI, comptera parmi les premiers livres publiés, tandis que Wolfgand Staudte réalisera le grand film d'après-guerre Les assassins sont parmi nous.  De quoi rassurer les éventuels candidats au retour. En outre, la zone soviétique leur rend l'avenir dont le régime nazi les avait privés. Brecht se voit proposer un théâtre, le philosophe Ernst Bloch une chaire à l'université de Leipzig, Alfred Kantorowitz une autre à Berlin. Kuczynski, lui, fondera son propre institut d'histoire économique.

Arrivée à Berlin en avril 1947, Anna Seghers retrouve, selon ses mots, "un peuple au cœur de pierre" . Elle parle de "la folie de ces hommes et femmes auxquels les bombardements ont tout ôté, meubles et vêtements, et qui n'en ont tiré aucune, rigoureusement aucune leçon". Mais ceux qui ont choisi de rentrer dans cette portion d'Allemagne sont animés par un puissant désir de se retrouver entre eux, de se recompter, après l'exil et les épreuves. A travers la création de la RDA, cette sorte de contre-Allemagne, ils vont non seulement bâtir le socialisme, mais prendre leur revanche sur ceux qui les ont persécutés. Autant dire qu'ils se jettent à corps perdu dans la construction du "premier Etat allemand des ouvriers et des paysans", s'efforçant de fermer les yeux sur ce que ne leur plaît pas, ou pis encore... 

A suivre.

 

L'Allemagne de l'est, après l'exil - le parcours d'Anna Seghers et d'autres intellectuels et écrivains communistes et antifascistes allemands de retour en Allemagne de l'est après la guerre - Sonia Combe, Le Monde Diplomatique, octobre 2019
L'Allemagne de l'est, après l'exil - le parcours d'Anna Seghers et d'autres intellectuels et écrivains communistes et antifascistes allemands de retour en Allemagne de l'est après la guerre - Sonia Combe, Le Monde Diplomatique, octobre 2019

Lire aussi dans le Chiffon Rouge:

Anna Seghers - crédit photo L'Humanité

Anna Seghers - crédit photo L'Humanité

Anna Seghers L’humanisme en transit
Vendredi, 26 Juillet, 2019
Série 1939 - Les lanceurs d'alerte

Allemande, juive et communiste, l’écrivaine, Netty Reiling de son vrai nom, choisit de dénoncer le nazisme sur les chemins de l’exil. Son arme fut la littérature.

 

En 1942, au Mexique et aux États-Unis, paraît un roman appelé à connaître un grand retentissement. La Septième Croix décrit les atrocités perpétrées dans les camps de concentration nazis avant le déclenchement de la guerre. C’est l’œuvre d’Anna Seghers, femme de lettres allemande contrainte à l’exil depuis 1933. Sa rédaction remonte à 1937, alors que l’écrivaine vivait à Paris avec sa famille. La Septième Croix (titre allemand : Das Siebte Kreuz) raconte la fuite de sept détenus du camp de concentration de Westhoffen, au bord du Rhin. Les SS se lancent à leur recherche et le commandant du camp annonce qu’ils seront crucifiés sur sept platanes dès qu’ils seront découverts. Une croix restera vide. Un seul évadé, Georg Heisler, échappera à la traque. Ce livre est un des rares de l’époque qui révélèrent la réalité des camps. Le premier chapitre avait été publié à Moscou en 1939 dans une revue littéraire internationale que dirigeait le poète allemand Johannes R. Becher.

Anna Seghers est le nom de plume choisi par une jeune femme de Mayence, Netty Reiling. Elle est née en 1900, dans une famille bourgeoise et intellectuelle d’origine juive. Fille unique du marchand d’art Isidor Reiling, Netty connaîtra pendant son adolescence la boucherie de la Première Guerre mondiale. Elle entreprend des études d’art, son sujet de thèse aura pour thème « Juifs et judéité dans l’œuvre de Rembrandt ». Netty épouse en 1925 le sociologue communiste hongrois Laszlo Radvanyi et en 1926 le jeune couple s’installe dans un premier temps à Berlin. Son premier roman portant la signature d’Anna Seghers, la Révolte des pêcheurs de Sainte-Barbara, obtient le prix Kleist. En 1928, Anna Seghers adhère au Parti communiste (KPD) et participe à la fondation de l’Union des écrivains prolétaires révolutionnaires, visite l’Union soviétique en 1930.

L’engagement politique d’Anna Seghers sera celui d’une vie. Antifascisme et communisme sont à ses yeux un même combat. Arrêtée par la Gestapo dès 1933, puis relâchée, elle quitte le Reich avec son mari et ses enfants pour la Suisse, puis gagne Paris. Elle se dépense sans compter, écrit dans la presse d’immigration Neue Deutsche Blätter, fonde avec d’autres intellectuels l’Union de défense des écrivains allemands. Ces années d’exil dans la France du Front populaire sont marquées par la mobilisation et la solidarité antifascistes. Puis, avec la déclaration de guerre, suivie de l’entrée des troupes allemandes à Paris, tout bascule pour les antifascistes allemands. Laszlo est interné au camp de Vernet, dans le sud de la France. Anna se rend à Marseille pour obtenir sa libération et trouver les moyens de quitter l’Europe. Cet épisode est la trame de son roman Transit. Aux yeux de l’écrivain Heinrich Böll, Transit « est le plus beau roman d’Anna Seghers, en raison de la situation historique et politique atrocement unique qu’elle a choisie comme modèle référent ».

Dans le grand port de la Méditerranée, des anciens des Brigades internationales, des écrivains, des juifs, des militants communistes harcelés par le régime de Vichy tentent de fuir la souricière, à la recherche d’un bateau qui leur permettra d’échapper à la mort. En 1941, la famille Radvanyi est réunie à Mexico. Anna Seghers y fonde le club Heinrich-Heine, lance le comité Freies Deutschland.

En 1947, elle revient dans son pays natal, après quatorze ans d’exil. Elle s’installe à Berlin, dans la partie occidentale puis orientale, en 1950, et se fixe définitivement dans la capitale de la République démocratique allemande, fondée le 7 octobre 1949. Elle devient avec Bertolt Brecht la personnalité la plus célèbre du monde de la culture dans la nouvelle Allemagne. Ses livres sont publiés à des centaines de milliers d’exemplaires : Les morts restent jeunes (1949), la Confiance (1968)… En 1952, elle devient présidente de l’Union des écrivains de RDA. Elle le restera jusqu’en 1978. Personnalité officielle, membre du Parti socialiste unifié d’Allemagne, sa proximité avec le pouvoir politique la conduira à se montrer discrète quand des intellectuels eurent maille à partir avec des autorités aux conceptions rigides. Cela lui fut reproché. Ce fut une intellectuelle partagée entre son idéal d’émancipation et de justice et les désillusions d’une politique qui s’en éloignait. Elle meurt en 1983, laisse une œuvre considérable habitée par un humanisme combatif, forgé dans ses longues années d’exil.

Jean-Paul Piérot
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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 18:00
Alain Bruneel, député communiste du Nord: en blouse blanche à l'Assemblée pour les hôpitaux et la Sécu
Alain BRUNEEL. En blouse blanche pour la sécu
Mercredi, 23 Octobre, 2019 - L'Humanité

L’homme du jour.

D’un coup, les caméras et les flashs se tournent vers lui. Alain Bruneel porte une blouse blanche sous son écharpe tricolore. Le député vient d’arriver salle des Quatre-Colonnes, à l’Assemblée nationale, et tranche avec les autres élus en costume. « Nous voulons faire entrer la parole des personnels soignants et des usagers de l’hôpital public en danger. Nous voulons rappeler le gouvernement et la majorité à la réalité », raconte le parlementaire PCF du Nord. Ainsi vêtu au premier jour de l’examen du budget de la Sécurité sociale, Alain Bruneel n’est pas venu faire qu’un coup de com : il tient dans ses mains deux propositions de loi. La première vise à instaurer un moratoire sur les fermetures de lits, de services et d’établissements de santé. La deuxième décline 43 mesures d’urgence pour la santé et les hôpitaux écrites par les parlementaires PCF, à la suite de leur tour de France des hôpitaux. « Depuis 2017, 12 milliards d’euros ont été retirés aux dépenses de santé. C’est intenable. La ministre doit revoir sa copie au plus vite », alerte-t-il.

Aurélien Soucheyre
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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 07:05
Ensemble Morlaix, contre les postures politiciennes des partisans de la division à gauche...

Nous avons lu dans la presse ce matin le communiqué de Morlaix Alternative Citoyenne annonçant qu'ils partiraient seuls à l'élection municipale en refusant l'union proposée par Morlaix en Commun et négociée ensemble pendant deux mois.

Les ficelles sont grosses...

Le refus de la démocratie citoyenne, le monopole des partis, il n'a jamais été question de ça. En dehors des 12 premiers colistiers proposés (6 de Morlaix en commun et 6 de Morlaix alternative citoyenne), les 21 autres pouvaient être des citoyens ou des membres d'organisation politique, et auraient fait acte de candidature, désignés ensuite par le comité de soutien sur la base d'une liste de consensus proposée par les premiers colistiers. Il y aurait eu sans doute une majorité de citoyens sans étiquette politique sur cette liste de rassemblement. Par ailleurs, le projet que nous avions proposé à Morlaix Alternative Citoyenne, et le mode de campagne sur lesquels nous nous étions mis d'accord, étaient centrés sur la démocratie de participation citoyenne: 

Le premier point de notre pré-programme soumis à la discussion auprès de MAC était:

1. Associer les citoyens aux prises de décision et démocratiser le fonctionnement de la municipalité:

Faire de la démocratie participative et de l'implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.) dans les choix de gestion, d'investissement, un des grands axes de notre mandat de gauche pour la ville est une priorité pour nous.

- des conseils de quartiers et des élus référents de quartier

- un conseil municipal des jeunes, un ou des budgets participatifs

- des commissions extra-municipales ouvertes aux associations et citoyens, des commissions municipales qui soient des lieux d'élaboration et de débat

- des assises de la ville avec les citoyens et associations

- une concertation large avant les grands projets et le vote du budget primitif qui pourra donner lieu à un compte rendu de mandat annuel et une projection sur les projets à venir.

- une relation de dialogue et de travail véritable avec les associations et le personnel municipal, les représentants syndicaux qui doivent être considérés comme des vrais partenaires, etc.

Nous voulons étendre cette conception d'une citoyenneté active et d'une démocratie de participation citoyenne et populaire à la communauté d'agglomération elle aussi selon des modalités que l'on devra définir ensemble et avec les autres équipes de gauche de Morlaix-Communauté.

 

Morlaix en commun a mis tous les ingrédients et fait tous les efforts pour aller à l'accord et l'unité car nous pensions qu'il le fallait objectivement pour Morlaix et les Morlaisiens et nous voulions unir toutes les compétences à gauche : un programme sur lequel Morlaix alternative citoyenne ne trouvait rien à redire, un mode de campagne sur lequel nous nous étions entendu en commun au cours de 4 réunions de négociation en deux mois, une parité dans les postes à responsabilité (6 premiers colistiers de chaque côté, parité au niveau des postes d'adjoints et de conseillers communautaires).

Pour la tête de liste, nous devions la désigner au sein des douze premiers colistiers et Morlaix alternative citoyenne ne nous a jamais fait de proposition alternative à celle que nous proposions, Jean Paul Vermot, qui a toute l'expérience et les compétences requises pour gérer la ville et qui a au moins eu le mérite de proposer sa candidature de manière franche et transparente, candidature que nous soutenions car nous savons que c'est un homme de dialogue avec des valeurs bien ancrés à gauche (service public, logement social...) qui est capable de composer avec la diversité politique de la gauche. Jean-Paul Vermot a par ailleurs une expérience de la direction de collectifs (Pôle Emploi, AFPA), de la négociation au sein de groupes communautaires, une connaissance des autres élus de gauche de Morlaix Communauté, une expertise technique sur un certain nombre de dossiers très importants pour Morlaix.

Les Morlaisiens ont de quoi être en colère que la gauche ne se soit pas entendu, mais clairement on a le sentiment que la Mac nous a joué un grand cinéma en disant et faisant croire qu'ils voulaient une seule liste à gauche ( tout en continuant a faire campagne chaque semaine sur le marché) alors qu'en son sein (et les effectifs ne sont pas pléthoriques : c'est 15 personnes qui ont décidé jeudi dernier à la majorité de refuser la fusion avec Morlaix en commun et la base d'accord que nous avions défini ensemble) une grande partie des colistiers, de Michel Le Saint à certains Insoumis, étaient de toute façon hostiles a un accord avec Jean Paul Vermot et le PS, en tout cas à une tête de liste de Jean Paul Vermot, sans avoir jamais la transparence et l'honnêteté de proposer une candidature en face.

C'est d'autant plus triste que la démocratie participative était l'axe premier et directeur du projet politique que Morlaix en commun a proposé a Mac... Les arguments de désunion évoqués de manière tendancieuse dans ce communiqué ce sont que des prétextes pour couvrir une ligne "intégriste" qui l'a emportée chez eux, très loin d'une vision pragmatique, d'une volonté de rassemblement et de servir les intérêts de la population en mettant enfin une majorité de gauche, diverse et c'est tant mieux, aux responsabilités grâce à un processus d'union face à la droite (3 listes probablement) et l'extrême-droite (une liste).

Lors de nos discussions, Morlaix alternative citoyenne n'a quasiment jamais parlé programme ni apporté d'idées sur le projet.

Ce n'était pas son souci: mais seulement, la forme, la forme, la procédure.

Il fallait à tout prix nous ramener non loin du projet décidé notamment par Michel Le Saint il y a un an et demi: une réplique de la coopérative citoyenne ou deux groupes auraient pu s'affronter dans une sorte de primaire interne pour la tête de liste, avec une proposition de désignation en décembre, qui nous laissait beaucoup de temps (!!!) pour faire campagne et tisser des rapports de confiance entre nous.

La condition du non-cumul des mandats pour le maire de Morlaix était très discutable sur le fond et venait de toute façon comme un prétexte pour ne pas aboutir.

Il y a toujours des élections pour la présidence de Morlaix co - les élus communautaires issus de MAC auraient pu voter de toute façon pour qui ils voulaient. Je n'ai pas de religion sur le sujet mais c'est le plus souvent un maire qui trouve la légitimité d'être élu président de Morlaix communauté, et ce ne serait pas défavorable mais au contraire une condition facilitante à la mise en œuvre de notre projet de gauche et aux intérêts de Morlaix que ce soit le maire de Morlaix. A condition bien sûr que ses idées et son projet nous conviennent.

Aujourd'hui, le jeu reste ouvert pour que notre liste de gauche l'emporte au second tour après un bon premier tour. En effet, il pourrait y avoir 3 listes de droite en plus de la liste d'extrême-droite si elles arrivent à se former. 

Jean-Philippe Bapceres, ancien élu Idées et Coopérative citoyenne, tendance verte,  conduira la liste La République en marche. Un choix bien opportuniste et surtout peu compréhensible sur le plan intellectuel et politique. Allez comprendre...

Le candidat malheureux à LREM, Emmanuel Métiviers du MODEM, envisagerait de faire une troisième liste de droite.

On en serait donc à 6 listes de 33 candidats si ça se fait : qui a dit que la politique n'intéressait plus personne?

Maintenant, les Morlaisiens pourront juger sur le sérieux des démarches et des projets, la capacité à n'être pas isolés au sein de Morlaix communauté sur un discours et une pratique qui fait peu de cas du reste du monde, sur la capacité à constituer une équipe municipale soudée, unie sur des valeurs de gauche et un projet local commun et non contre une autre partie de la gauche...

Ismaël Dupont, 22 octobre 2019

Depuis octobre 2018, le collectif pour les Municipales à Morlaix en Commun, regroupant Génération.s, le PS, le PCF, réfléchit à un programme de gauche sociale et écologiste pour la ville.

Voici les orientations sur lesquelles nous avons travaillé pour Morlaix.

Ce n'est qu'un pré-projet que nous allons continuer à travailler, et à approfondir pour les mises en œuvre concrètes, les priorisations, les chiffrages, le calendrier d'action, avec nos colistiers et citoyens, les citoyens, le monde associatif et les acteurs morlaisiens. 

Nous avons voulu ce programme à la fois bien ancré à gauche et réaliste, et susceptible de relancer la ville de Morlaix, en grande difficulté économique, sociale, démographique, des difficultés qui se sont aggravées depuis que Agnès Le Brun est maire.

Ce projet reste provisoire et à discuter avec les habitants de Morlaix qui nous apporteront d'autres propositions et idées, nous n'en doutons pas.

Nos propositions rentrent dans un cadre finançable sur les 6 ans à condition de renoncer à des projets pharaoniques et non prioritaires du type du funiculaire (il en est de même de la passerelle sur le Viaduc) et de rester dans le cadre d'une gestion financière sérieuse et rigoureuse, avec des mutualisations à prévoir avec Morlaix-Communauté (le Théâtre, Langolvas) et une volonté de réduire les impôts locaux qui sont élevés à Morlaix dans une trajectoire raisonnable.

Notre pré-projet pour la liste "Ensemble Morlaix. Pour une ville sociale, écologique et solidaire". Liste conduite par Jean-Paul Vermot et soutenue actuellement par les partis de gauche Génération.s, le PCF, le PS.

 

Notre projet à cette étape :

 

1. Associer les citoyens aux prises de décision et démocratiser le fonctionnement de la municipalité:

 

Faire de la démocratie participative et de l'implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.) dans les choix de gestion, d'investissement, un des grands axes de notre mandat de gauche pour la ville est une priorité pour nous.

- des conseils de quartiers et des élus référents de quartier

- un conseil municipal des jeunes, un ou des budgets participatifs

- des commissions extra-municipales ouvertes aux associations et citoyens, des commissions municipales qui soient des lieux d'élaboration et de débat

- des assises de la ville avec les citoyens et associations

- une concertation large avant les grands projets et le vote du budget primitif qui pourra donner lieu à un compte rendu de mandat annuel et une projection sur les projets à venir.

- une relation de dialogue et de travail véritable avec les associations et le personnel municipal, les représentants syndicaux qui doivent être considérés comme des vrais partenaires, etc.

Nous voulons étendre cette conception d'une citoyenneté active et d'une démocratie de participation citoyenne et populaire à la communauté d'agglomération elle aussi selon des modalités que l'on devra définir ensemble et avec les autres équipes de gauche de Morlaix-Communauté.

 

2. En lien avec Morlaix-Communauté, redynamiser la situation de l'emploi et de l'économie, travailler à la problématique du logement, des services publics et du bien vivre à Morlaix pour faire revenir et conserver des habitants.

 

Pour l'économie, nous pouvons envisager la création d'une agence de développement de l'économie dont les objectifs seraient l'animation des filières économiques (métallurgie, biotechnologies, construction, santé et soin, transition écologique, numérique, formation, etc.), la communication, le financement des projets, la création d'une ZAC d'activités sur le quartier de la gare pour y favoriser la création d'activités d'avenirs, la mise à disposition de locaux commerciaux pour aider les porteurs de projets, l'émergence de projets internationaux en appui avec la Métropole BMO (Inde, Cornouailles, Allemagne, Afrique), la reconquête de l'habitat avec un programme de rénovation en utilisant les outils d'achat public (Foncière de CDC Habitat ou outil propre).

Nous pensons aussi développer la formation aux nouveaux métiers du numérique et de l'informatique, gisement d'emplois importants, travailler tout particulièrement sur l'insertion des jeunes dans le travail en nous donnant des objectifs dont le niveau de satisfaction serait mesurable et en ne craignant pas d'expérimenter des dispositifs novateurs.

Nous examinons en ce moment la possibilité et les avantages d'une inscription dans la démarche « Zéro chômeur de Longue Durée », comme Saint Thégonnec-Loc Eguiner, et voulons d'une participation beaucoup plus active et revendiquée de la ville au service public de l'emploi, à l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la lutte contre le chômage de longue durée.

Des expérimentations ont été faites ailleurs qui peuvent être tentées ici, il y a aussi à innover localement pour faire reculer le chômage, la précarité et la pauvreté dans un des bassins d'emplois les plus sinistrés de Bretagne. Nous nous donnerons des objectifs et nos politiques en matière de réduction du chômage feront l'objet d'une évaluation régulière.

Nous renforcerons les mesures de prévention contre le risque inondation à Morlaix.

Ces objectifs fondamentaux pour l'avenir de la ville impliquent de travailler en étroite collaboration avec Morlaix Communauté dans le cadre d'une majorité de gauche, et donc de mettre notre projet en débat au niveau du groupe de gauche communautaire et de tenir compte aussi du travail communautaire en cours dans les différentes équipes de gauche des communes avoisinantes.

Nous voulons travailler à renforcer nos coopérations. Avant même de parler de fusion ou de grand Morlaix, on peut développer les projets, actions et achats communs, proposer la conférence du pôle aggloméré associant Saint-Martin-des-Champs, Plourin-les-Morlaix et Sainte-Sève, pour y développer toutes les collaborations possibles. Travailler aussi à avoir une relation plus confiante, franche et apaisée avec Morlaix-Communauté, en évitant les postures politiciennes qui sont celles de la majorité morlaisienne actuelle.

 

3. L'indispensable transition écologique est un moteur de développement économique en même temps que de qualité de vie et d'exemplarité pour faire face aux enjeux vitaux de la crise écologique et climatique.

Nous voulons le développement des circuits courts alimentaires sur la cuisine centrale et la commande publique, le Bio en commun (appui municipal dans l'accessibilité de tous au bio local), le développement des potagers, des arbres fruitiers et de la végétalisation, une halle des circuits courts alimentaires au centre-ville, un choix du « Zéro pesticide », le développement de la ville vers la promotion des déambulations et trajets piétons et cyclistes, le développement du transport en commun et de l'usage des bus par la gratuité du transport.

Nous voulons expérimenter l'extension du secteur piétonnier du centre-ville.

Nous veillerons à ce que nos espaces publics, rues, venelles ou trottoirs, parcs et jardins permettent à toutes et tous, valides ou handicapés, de se déplacer, se promener ou se rencontrer en toute quiétude, de jour comme de nuit. Il s'agira de veiller à la qualité des lieux, des revêtements, de l'éclairage et de l'accessibilité.

Un audit énergétique du patrimoine de la ville, couplé à un plan pluriannuel de travaux d'économies d'énergie sur les bâtiments municipaux, sont nécessaires.

Nous voulons également que notre liste défende la gratuité du transport en commun sur le pôle urbain et travaille dessus pour argumenter auprès des autres élus de Morlaix-Communauté, dans le cadre d'un contrat de majorité et d'un projet communautaire à construire ensemble, quitte à y aller progressivement (en commençant par exemple par la gratuité pour les – 26 ans par exemple, et gratuité de navettes haute fréquence dans le centre-ville reliées à des parkings). 

Il faut aussi travailler pour favoriser les mobilités et le désenclavement des quartiers sur les horaires, l'accès au transport en commun le dimanche, les dessertes des quartiers. Tout le plan de circulation sur Morlaix est à repenser.

 

4. Défense des services publics

 

Nous défendons la reprise en gestion publique du Transport en commun et une densification des offres de transport en commun sur le réseau péri-urbain, avec de nouvelles lignes et des fréquences et dessertes améliorées. C'est aussi une condition pour que les autres majorités en place à Morlaix Communauté acceptent de financer la gratuité du transport en commun.

Nous soutenons la création de la régie publique de l'eau de Morlaix-Communauté, outil nécessaire pour améliorer la qualité de l'eau, des réseaux, et préserver la ressource.

La qualité de vie à Morlaix passe aussi par la défense des services publics et de vrais moyens pour leur fonctionnement, comme à l'hôpital, la Poste, dans les écoles publiques, pour les liaisons ferroviaires pour le fret et les personnes et la relance de la ligne Morlaix-Roscoff, les Finances Publiques (notre majorité municipale devra résister aux politiques néo-libérales et d'austérité), mais aussi par la construction de nouveaux services publics.

En lien avec la médecine de ville et l'hôpital public, nous voulons étendre l'accès aux soins des Morlaisiens en envisageant la réalisation d'un centre de santé public multi-spécialités pouvant salarier des professionnels de santé. Ce centre de santé permettrait de sédentariser sur Morlaix et sa région des spécialistes et de lutter contre la raréfaction de certaines offres de soins tout en s'adaptant aux évolutions des métiers et des aspirations en terme de temps de travail et de manière de travailler des professionnels de santé.

 

5. Vie associative, jeunesse et sports

 

Nous voulons avancer rapidement sur le chantier d'une maison des associations. Trop d'associations peinent à obtenir des locaux pour exercer leurs activités, se réunir. Or, la richesse du tissu associatif est une des vraies forces de notre ville et un facteur de qualité de vie essentiel. Dans nos choix d'investissements, la création d'une maison des associations est fondamentale, qui pourrait comporter un accueil en lien avec le Resam et/ou les services de la ville permettant une mise à disposition de services et d'information pour les associations.

Nous voulons aussi une politique plus dynamique, participative ambitieuse pour la Jeunesse, son accès à la citoyenneté, aux loisirs, aux arts à la culture et aux sports : à réfléchir, des Tickets Sports à dynamiser avec des moyens supplémentaires (découvertes des sports et des arts avec les élèves), chèques vacances pour les jeunes (pour l'accès aux loisirs et à la culture), colos et camps de découverte sportive, culturelle, touristique à tarifs accessibles pour les familles.

Il nous semble prioritaire aussi de se pencher sur une rénovation en profondeur des locaux de la MJC pour accompagner le développement de ses activités, et son caractère central pour l'éducation populaire, la politique de mixité et d'accompagnement de la jeunesse vers le bien-être et l'émancipation dans la ville. Nous voulons construire avec MAJ, la MJC, Carré d'As, les services jeunesse de Morlaix Communauté, le 2 D, une politique jeunesse visant à la réussite, l'accès à la culture et aux loisirs, à une mixité respectueuse, l'apprentissage citoyen et l'émancipation des jeunes.

Dans le domaine de la politique sportive, il y a beaucoup à faire :

  • Au niveau de la promotion du sport (et de la santé), aider les associations à adapter leur système tarifaire pour permettre l’accès à la pratique au plus grand nombre. Encourager les clubs sportifs à mettre en place des opérations de type « tickets sport » pendant les congés scolaires. Possibilité à étudier de bourses en fonction du quotient familial pour encourager les pratiques sportives des jeunes.

  • Au niveau de l’initiation, renforcer les liens entre l’école et les clubs pendant le temps scolaire (intervenants extérieurs qualifiés), entre les accueils périscolaires, les accueils de loisirs et les clubs hors temps scolaire.

  • Au niveau des investissements, adapter et améliorer les infrastructures des pratiques sportives collectives en extérieur (terrains en herbe ou synthétique). Envisager un agrandissement et une rénovation de la piscine de la Boissière.

  • Au niveau de la relation entre la mairie et les clubs sportifs, installer (réinstaller ?) un dialogue facilité, direct (office des sports) qui permette une consultation régulière des acteurs locaux du sport.

 

6. Politique sociale, personnes âgées

 

A l'EHPAD de la Boissière, à Belizal, et dans les autres structures, nous voulons travailler à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées, à contenir ou réduire le prix du séjour, à favoriser le lien et la mixité intergénérationnelle, améliorer la formation des intervenants et des professionnels, l'accès aux droits et aux bien-être des personnes âgées en perte d'autonomie. C'est aussi pour cela que nous nous engageons par exemple à soutenir fortement les missions de l'ORPAM, à travailler sur la problématique de lutte contre l'isolement et d'accès aux services des personnes âgées. Nous réfléchissons à une mise en place à Morlaix de forme d'habitats partagés, en particulier pour les seniors.

Il nous paraît aussi important dans le domaine social de reprendre la réflexion sur l'épicerie sociale et sur d'autres dispositifs de lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Il y a un projet global à définir, l'accumulation actuelle de dispositifs non coordonnés n'est pas satisfaisante.

De poursuivre, en concertation avec les habitants et en prenant en compte leurs points de vue, la réhabilitation de l'habitat locatif, HLM ou privé mais fréquenté par des habitants ayant des bas revenus. Oeuvrer pour la transition écologique de l'habitat social. De construire avec les acteurs publics et associatifs concernés un projet permettant de travailler à des dispositifs innovants et concertés pour lutter contre la pauvreté, l'exclusion.

Pour faire gagner du pouvoir d'achat aux citoyens morlaisiens, nous envisageons une démarche d'achat en commun et de négociation par la mairie de biens et de services utiles à la population.

 

7. La culture, un des atouts forts de Morlaix

Dans le domaine de la culture, on ne part pas de rien. Loin de là... La culture est le point fort de Morlaix, un de ses atouts essentiels en terme de qualité de vie, de richesse humaine, d'image et d'attractivité.

Le Théâtre du Pays de Morlaix connaît un vrai succès de fréquentation et d'estime, le projet SEW à la Manu est extrêmement ambitieux et prometteur, l'Espace des Sciences peut être un très bel outil de transmission et diffusion d'une culture technique et scientifique, en lien avec les enjeux écologiques contemporains. Le chantier de rénovation du musée est un projet qu'il faudra continuer à suivre de près pour faire en sorte que la ville tire le meilleur parti de ses investissements importants décidés par la majorité actuelle.

Et au-delà, il nous faudra accompagner et soutenir (parfois mieux qu'aujourd'hui) les associations culturelles, conventionnées ou non, particulièrement nombreuses, talentueuses et actives à Morlaix, être facilitateurs pour leurs initiatives, travailler sur la mise en cohérence. La ville doit être aussi moteur et initiatrice de projets pour des actions culturelles ambitieuses, faisant la place à la création, la culture vivante à volonté émancipatrice, donnant les moyens aux citoyens de penser et de rêver leurs vies. Une politique culturelle locale reste à définir avec ses priorités et une approche claire en termes d'objectifs car on ne peut pas faire que soutenir le réseau local, même si le terreau est important.

Nous souhaiterions donner plus d'exposition et de visibilité à nos artistes locaux, davantage valoriser les pratiques amateur (salon des artistes amateur l'été, participation des jeunes musiciens et musiciens amateur à des animations estivales, des vitrines pour les artistes.

Il pourrait être intéressant par exemple de continuer à valoriser l'image artistique de la ville autour du Street Art et de la Poésie, de mieux mettre en avant son patrimoine, son histoire maritime et commerçante.

Nous mettrons l'accent sur la démocratisation de l'accès à la culture (revenir à la gratuité du musée pour les Morlaisiens par exemple, s'intéresser à l'offre de transport pour l'accès aux évènements culturels), sur le fait que nous puissions aussi avoir des offres culturelles qui touchent toutes les couches de la population et les quartiers, et aux pratiques artistiques (pratiques tarifaires attractives).

Nous soutiendrons la création de l'école inter-communale de musique avec le souhait de nouveaux espaces d'accueil et souhaitons travailler à la baisse significative des tarifs du Patio et à l'augmentation de la capacité d'accueil pour l'enseignement musical et artistique.

 

8. Faire toute sa place à la culture bretonne et bretonnante à Morlaix

 

C'est à la fois un héritage à préserver, une réalité des pratiques en devenir porteuse d'identité et d'attractivité pour notre ouest breton (maison d'édition Skol Vreizh, Diwan, classes bilingues, KLT, pratiques des cours de breton, etc) et un vecteur de lien social. Nous voulons réaffirmer avec force l'identité bretonne de Morlaix car la spécificité et les différences d'un territoire sont porteuses de lien social et de richesse humaine, y compris dans les échanges et l'ouverture aux autres, à l'opposé d'une mondialisation économique qui appauvrit en homogénéisant. La richesse du tissu associatif lié à la langue et la culture bretonne dans la région de Morlaix, son implantation ancienne et sa vitalité en termes de pratiques et de productions, justifierait qu'on se penche à l'échelle de Morlaix-Communauté sur une « maison de la culture bretonne » (Ti Ar Vro), pouvant fédérer un certain nombre d'associations, mettre en commun des salariés, des services et des espaces.

 

9 - Droits de l'homme et solidarité internationale

 

Nous voulons aussi une municipalité qui organise l'accueil des réfugiés et migrants, conformément à sa tradition de solidarité, et qui promeuve la solidarité internationale, l'ouverture à l'international en partant des partenariats et projets existants et en les valorisant davantage (Palestine, Inde, Burkina Faso, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne...).

La défense des droits de l'homme nous semble essentielle comme valeur à défendre par notre municipalité de gauche.

Il ne s'agit là de pistes de politique municipale encore à préciser dans leur mise en œuvre que nous vous soumettons comme base d'accord et que nous espérons pouvoir proposer avec vous à la population morlaisienne en échangeant avec les habitants de Morlaix sur leurs attentes vis à vis de la nouvelle municipalité qui gèrera la ville en 2020 jusqu'en 2026.

 

10- Une pratique municipale des élus basée sur la proximité, l'écoute, la discussion, la bienveillance vis-à-vis des habitants, en vue d'une vie collective plus fraternelle et respectueuse de chacun.

 

 



 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 11:16
Ouest France Brest - 19 octobre 2019

Ouest France Brest - 19 octobre 2019

Ouest France Brest - 19 octobre 2019
Brest. 150 militants rassemblés pour dire non à « la guerre d’Erdogan »

La Ligue des Droits de l’homme a rassemblé à Brest (Finistère) ce samedi 19 octobre, 150 militants venus manifester leur solidarité avec le peuple kurde, rempart contre Daech durant des années et aujourd’hui victime de l’agression turque.

« Jamais dans les récentes années les démocraties ne se sont trouvées confrontées à ce cas de figure catastrophique d’un membre clef de l’OTAN agressant un peuple libre, proteste Olivier Cuzon, de la Ligue des Droits de l’homme (LDH). Les Kurdes de Syrie, qui furent durant des années, avec les Peshmergas du Kurdistan irakien, les résistants les plus déterminés contre Daech son, depuis le 9 octobres, victimes du président turc Erdogan, qui a lancé son offensive contre le Kurdistan syrien. Et il l’a fait avec l’assentiment de Donald Trump qui avait pris soin d’annoncer, quelques heures plus tôt, qu’il donnait son feu vert à l’opération qui entamait le retrait de ses 2 000 forces spéciales. »

La LDH, soutenue par le Parti communiste, l’UDB et Europe écologie les verts, rappelle que la Turquie a été, durant les années de lutte contre Daech, « le passeur en chef des milliers de djihadistes ralliant la Califat ».

« Nous rendrons-nous complices de ce lâchage sans précédent d’un peuple ami et en lutte pour notre liberté ? », interroge Olivier Cuzon. La LDH demande aux autorités françaises d’agir maintenant pour arrêter cela.

 
Le Télégramme  - 19 octobre2019
Le Télégramme  - 19 octobre 2019

Le Télégramme - 19 octobre 2019

 
Le Télégramme  - 19 octobre2019
Kurdistan occidental. « Il faut arrêter l’engrenage »

 

Le rassemblement pro-kurde a eu lieu ce samedi, place de la Liberté, à Brest. (Le Télégramme/Thierry Dilasser) Une centaine de militants, d’élus ou de simples citoyens, s’est rassemblée ce samedi devant les marches de la mairie, place de la Liberté, pour dénoncer l’offensive lancée par le président Erdogan et la Turquie contre les Kurdes, le 9 octobre. « Il est temps de faire quelque chose », a simplement expliqué Olivier Cuzon, de la Ligue des droits de l’Homme qui avait appelé à la mobilisation. Soutenue par le PCF et la France Insoumise dans sa démarche, la LDH a ainsi réclamé aux autorités françaises d’agir pour « arrêter l’engrenage. Maintenant ! ». Et de soutenir pleinement les Kurdes syriens, ce « peuple ami » et l’un des plus déterminé face à Daech.
 
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Communiqué du Collectif pour la paix au Moyen-Orient

 

Le Collectif pour la paix au Moyen-Orient s'associe à l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme à se rassembler Samedi 19 octobre 2019 à 14h30 Place de la Liberté à Brest, en solidarité avec le peuple Kurde, victime de l'agression de l'État turc au Rojava.

Erdogan, qui vient de perdre les municipales, choisit la guerre pour retrouver une légitimité, il s'attaque ainsi à une expérience démocratique originale dans la région (multi-confessionnalisme, autonomie des nationalités, avancées de droits des femmes …).

Nous exigeons l'arrêt immédiat de l'opération militaire Turque, un embargo total sur les armes en direction de la Turquie, des sanctions économiques contre le régime d'Erdogan.

Enfin, nous demandons que l'ONU intervienne pour imposer une force d'interposition entre la Turquie et la Syrie.

Organisations signataires :

Université Européenne de la Paix (UEP)

Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4ACG)

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Les Amitiés Kurdes de Bretagne

Ensemble !

Europe Écologie Les verts (EELV)

Parti Communiste Français (PCF)

Union Démocratique Bretonne (UDB)

Union syndicale SOLIDAIRES.

Brest. 150 militants rassemblés pour dire non à la guerre d’Erdogan
Brest. 150 militants rassemblés pour dire non à la guerre d’Erdogan
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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 11:15
Ce que nous proposons à gauche pour Morlaix (Génération.s, PCF, PS)- Ensemble à gauche. Pour une ville sociale, écologique et solidaire

Depuis octobre 2018, le collectif pour les Municipales à Morlaix en Commun, regroupant Génération.s, le PS, le PCF, réfléchit à un programme de gauche sociale et écologiste pour la ville.

Voici les orientations sur lesquelles nous avons travaillé pour Morlaix.

Ce n'est qu'un pré-projet que nous allons continuer à travailler, et à approfondir pour les mises en œuvre concrètes, les priorisations, les chiffrages, le calendrier d'action, avec nos colistiers et citoyens, les citoyens, le monde associatif et les acteurs morlaisiens. 

Nous avons voulu ce programme à la fois bien ancré à gauche et réaliste, et susceptible de relancer la ville de Morlaix, en grande difficulté économique, sociale, démographique, des difficultés qui se sont aggravées depuis que Agnès Le Brun est maire.

Ce projet reste provisoire et à discuter avec les habitants de Morlaix qui nous apporteront d'autres propositions et idées, nous n'en doutons pas.

Nos propositions rentrent dans un cadre finançable sur les 6 ans à condition de renoncer à des projets pharaoniques et non prioritaires du type du funiculaire (il en est de même de la passerelle sur le Viaduc) et de rester dans le cadre d'une gestion financière sérieuse et rigoureuse, avec des mutualisations à prévoir avec Morlaix-Communauté (le Théâtre, Langolvas) et une volonté de réduire les impôts locaux qui sont élevés à Morlaix dans une trajectoire raisonnable.

Notre pré-projet pour la liste "Ensemble à gauche. Pour une ville sociale, écologique et solidaire". Liste conduite par Jean-Paul Vermot et soutenue actuellement par les partis de gauche Génération.s, le PCF, le PS.

Voici notre projet de gauche pour Morlaix à cette étape.

Il se précisera bien sûr et pourra évoluer en fonction du contenu de nos échanges avec les Morlaisiens.

1. Associer les citoyens aux prises de décision et démocratiser le fonctionnement de la municipalité:

Faire de la démocratie participative et de l'implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.) dans les choix de gestion, d'investissement, un des grands axes de notre mandat de gauche pour la ville est une priorité pour nous.

- des conseils de quartiers et des élus référents de quartier

- un conseil municipal des jeunes, un ou des budgets participatifs

- des commissions extra-municipales ouvertes aux associations et citoyens, des commissions municipales qui soient des lieux d'élaboration et de débat

- des assises de la ville avec les citoyens et associations

- une concertation large avant les grands projets et le vote du budget primitif qui pourra donner lieu à un compte rendu de mandat annuel et une projection sur les projets à venir.

- une relation de dialogue et de travail véritable avec les associations et le personnel municipal, les représentants syndicaux qui doivent être considérés comme des vrais partenaires, etc.

Nous voulons étendre cette conception d'une citoyenneté active et d'une démocratie de participation citoyenne et populaire à la communauté d'agglomération elle aussi selon des modalités que l'on devra définir ensemble et avec les autres équipes de gauche de Morlaix-Communauté.

2. En lien avec Morlaix-Communauté, redynamiser la situation de l'emploi et de l'économie, travailler à la problématique du logement, des services publics et du bien vivre à Morlaix pour faire revenir et conserver des habitants.

Pour l'économie, nous pouvons envisager la création d'une agence de développement de l'économie dont les objectifs seraient l'animation des filières économiques (métallurgie, biotechnologies, construction, santé et soin, transition écologique, numérique, formation, etc.), la communication, le financement des projets, la création d'une ZAC d'activités sur le quartier de la gare pour y favoriser la création d'activités d'avenirs, la mise à disposition de locaux commerciaux pour aider les porteurs de projets, l'émergence de projets internationaux en appui avec la Métropole BMO (Inde, Cornouailles, Allemagne, Afrique), la reconquête de l'habitat avec un programme de rénovation en utilisant les outils d'achat public (Foncière de CDC Habitat ou outil propre).

Nous pensons aussi développer la formation aux nouveaux métiers du numérique et de l'informatique, gisement d'emplois importants, travailler tout particulièrement sur l'insertion des jeunes dans le travail en nous donnant des objectifs dont le niveau de satisfaction serait mesurable et en ne craignant pas d'expérimenter des dispositifs novateurs.

Nous examinons en ce moment la possibilité et les avantages d'une inscription dans la démarche « Zéro chômeur de Longue Durée », comme Saint Thégonnec-Loc Eguiner, et voulons d'une participation beaucoup plus active et revendiquée de la ville au service public de l'emploi, à l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la lutte contre le chômage de longue durée. Des expérimentations ont été faites ailleurs qui peuvent être tentées ici, il y a aussi à innover localement pour faire reculer le chômage, la précarité et la pauvreté dans un des bassins d'emplois les plus sinistrés de Bretagne. Nous nous donnerons des objectifs et nos politiques en matière de réduction du chômage feront l'objet d'une évaluation régulière.

Nous renforcerons les mesures de prévention contre le risque inondation à Morlaix.

Ces objectifs fondamentaux pour l'avenir de la ville impliquent de travailler en étroite collaboration avec Morlaix Communauté dans le cadre d'une majorité de gauche, et donc de mettre notre projet en débat au niveau du groupe de gauche communautaire et de tenir compte aussi du travail communautaire en cours dans les différentes équipes de gauche des communes avoisinantes.

Nous voulons travailler à renforcer nos coopérations. Avant même de parler de fusion ou de grand Morlaix, on peut développer les projets, actions et achats communs, proposer la conférence du pôle aggloméré associant Saint-Martin-des-Champs, Plourin-les-Morlaix et Sainte-Sève, pour y développer toutes les collaborations possibles. Travailler aussi à avoir une relation plus confiante, franche et apaisée avec Morlaix-Communauté, en évitant les postures politiciennes qui sont celles de la majorité morlaisienne actuelle.

3. L'indispensable transition écologique est un moteur de développement économique en même temps que de qualité de vie et d'exemplarité pour faire face aux enjeux vitaux de la crise écologique et climatique.

Nous voulons le développement des circuits courts alimentaires sur la cuisine centrale et la commande publique, le Bio en commun (appui municipal dans l'accessibilité de tous au bio local), le développement des potagers, des arbres fruitiers et de la végétalisation, une halle des circuits courts alimentaires au centre-ville, un choix du « Zéro pesticide », le développement de la ville vers la promotion des déambulations et trajets piétons et cyclistes, le développement du transport en commun et de l'usage des bus par la gratuité du transport.

Nous voulons expérimenter l'extension du secteur piétonnier du centre-ville.

Nous veillerons à ce que nos espaces publics, rues, venelles ou trottoirs, parcs et jardins permettent à toutes et tous, valides ou handicapés, de se déplacer, se promener ou se rencontrer en toute quiétude, de jour comme de nuit. Il s'agira de veiller à la qualité des lieux, des revêtements, de l'éclairage et de l'accessibilité.

Un audit énergétique du patrimoine de la ville, couplé à un plan pluriannuel de travaux d'économies d'énergie sur les bâtiments municipaux, sont nécessaires.

Nous voulons également que notre liste défende la gratuité du transport en commun sur le pôle urbain et travaille dessus pour argumenter auprès des autres élus de Morlaix-Communauté, dans le cadre d'un contrat de majorité et d'un projet communautaire à construire ensemble, quitte à y aller progressivement (en commençant par exemple par la gratuité pour les – 26 ans par exemple, et gratuité de navettes haute fréquence dans le centre-ville reliées à des parkings). 

Il faut aussi travailler pour favoriser les mobilités et le désenclavement des quartiers sur les horaires, l'accès au transport en commun le dimanche, les dessertes des quartiers. Tout le plan de circulation sur Morlaix est à repenser.

4. Défense des services publics

Nous défendons la reprise en gestion publique du Transport en commun et une densification des offres de transport en commun sur le réseau péri-urbain, avec de nouvelles lignes et des fréquences et dessertes améliorées. C'est aussi une condition pour que les autres majorités en place à Morlaix Communauté acceptent de financer la gratuité du transport en commun.

Nous soutenons la création de la régie publique de l'eau de Morlaix-Communauté, outil nécessaire pour améliorer la qualité de l'eau, des réseaux, et préserver la ressource.

La qualité de vie à Morlaix passe aussi par la défense des services publics et de vrais moyens pour leur fonctionnement, comme à l'hôpital, la Poste, dans les écoles publiques, pour les liaisons ferroviaires pour le fret et les personnes et la relance de la ligne Morlaix-Roscoff, les Finances Publiques (notre majorité municipale devra résister aux politiques néo-libérales et d'austérité), mais aussi par la construction de nouveaux services publics.

En lien avec la médecine de ville et l'hôpital public, nous voulons étendre l'accès aux soins des Morlaisiens en envisageant la réalisation d'un centre de santé public multi-spécialités pouvant salarier des professionnels de santé. Ce centre de santé permettrait de sédentariser sur Morlaix et sa région des spécialistes et de lutter contre la raréfaction de certaines offres de soins tout en s'adaptant aux évolutions des métiers et des aspirations en terme de temps de travail et de manière de travailler des professionnels de santé.

5. Vie associative, jeunesse et sports

Nous voulons avancer rapidement sur le chantier d'une maison des associations. Trop d'associations peinent à obtenir des locaux pour exercer leurs activités, se réunir. Or, la richesse du tissu associatif est une des vraies forces de notre ville et un facteur de qualité de vie essentiel. Dans nos choix d'investissements, la création d'une maison des associations est fondamentale, qui pourrait comporter un accueil en lien avec le Resam et/ou les services de la ville permettant une mise à disposition de services et d'information pour les associations.

Nous voulons aussi une politique plus dynamique, participative ambitieuse pour la Jeunesse, son accès à la citoyenneté, aux loisirs, aux arts à la culture et aux sports : à réfléchir, des Tickets Sports à dynamiser avec des moyens supplémentaires (découvertes des sports et des arts avec les élèves), chèques vacances pour les jeunes (pour l'accès aux loisirs et à la culture), colos et camps de découverte sportive, culturelle, touristique à tarifs accessibles pour les familles.

Il nous semble prioritaire aussi de se pencher sur une rénovation en profondeur des locaux de la MJC pour accompagner le développement de ses activités, et son caractère central pour l'éducation populaire, la politique de mixité et d'accompagnement de la jeunesse vers le bien-être et l'émancipation dans la ville. Nous voulons construire avec MAJ, la MJC, Carré d'As, les services jeunesse de Morlaix Communauté, le 2 D, une politique jeunesse visant à la réussite, l'accès à la culture et aux loisirs, à une mixité respectueuse, l'apprentissage citoyen et l'émancipation des jeunes.

Dans le domaine de la politique sportive, il y a beaucoup à faire :

  • Au niveau de la promotion du sport (et de la santé), aider les associations à adapter leur système tarifaire pour permettre l’accès à la pratique au plus grand nombre. Encourager les clubs sportifs à mettre en place des opérations de type « tickets sport » pendant les congés scolaires. Possibilité à étudier de bourses en fonction du quotient familial pour encourager les pratiques sportives des jeunes.

  • Au niveau de l’initiation, renforcer les liens entre l’école et les clubs pendant le temps scolaire (intervenants extérieurs qualifiés), entre les accueils périscolaires, les accueils de loisirs et les clubs hors temps scolaire.

  • Au niveau des investissements, adapter et améliorer les infrastructures des pratiques sportives collectives en extérieur (terrains en herbe ou synthétique). Envisager un agrandissement et une rénovation de la piscine de la Boissière.

  • Au niveau de la relation entre la mairie et les clubs sportifs, installer (réinstaller ?) un dialogue facilité, direct (office des sports) qui permette une consultation régulière des acteurs locaux du sport.

 

 6. Politique sociale, personnes âgées

A l'EHPAD de la Boissière, à Belizal, et dans les autres structures, nous voulons travailler à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées, à contenir ou réduire le prix du séjour, à favoriser le lien et la mixité intergénérationnelle, améliorer la formation des intervenants et des professionnels, l'accès aux droits et aux bien-être des personnes âgées en perte d'autonomie. C'est aussi pour cela que nous nous engageons par exemple à soutenir fortement les missions de l'ORPAM, à travailler sur la problématique de lutte contre l'isolement et d'accès aux services des personnes âgées. Nous réfléchissons à une mise en place à Morlaix de forme d'habitats partagés, en particulier pour les seniors.

Il nous paraît aussi important dans le domaine social de reprendre la réflexion sur l'épicerie sociale et sur d'autres dispositifs de lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Il y a un projet global à définir, l'accumulation actuelle de dispositifs non coordonnés n'est pas satisfaisante.

De poursuivre, en concertation avec les habitants et en prenant en compte leurs points de vue, la réhabilitation de l'habitat locatif, HLM ou privé mais fréquenté par des habitants ayant des bas revenus. Oeuvrer pour la transition écologique de l'habitat social. De construire avec les acteurs publics et associatifs concernés un projet permettant de travailler à des dispositifs innovants et concertés pour lutter contre la pauvreté, l'exclusion.

Pour faire gagner du pouvoir d'achat aux citoyens morlaisiens, nous envisageons une démarche d'achat en commun et de négociation par la mairie de biens et de services utiles à la population.

 7. La culture, un des atouts forts de Morlaix

Dans le domaine de la culture, on ne part pas de rien. Loin de là... La culture est le point fort de Morlaix, un de ses atouts essentiels en terme de qualité de vie, de richesse humaine, d'image et d'attractivité.

Le Théâtre du Pays de Morlaix connaît un vrai succès de fréquentation et d'estime, le projet SEW à la Manu est extrêmement ambitieux et prometteur, l'Espace des Sciences peut être un très bel outil de transmission et diffusion d'une culture technique et scientifique, en lien avec les enjeux écologiques contemporains. Le chantier de rénovation du musée est un projet qu'il faudra continuer à suivre de près pour faire en sorte que la ville tire le meilleur parti de ses investissements importants décidés par la majorité actuelle.

Et au-delà, il nous faudra accompagner et soutenir (parfois mieux qu'aujourd'hui) les associations culturelles, conventionnées ou non, particulièrement nombreuses, talentueuses et actives à Morlaix, être facilitateurs pour leurs initiatives, travailler sur la mise en cohérence. La ville doit être aussi moteur et initiatrice de projets pour des actions culturelles ambitieuses, faisant la place à la création, la culture vivante à volonté émancipatrice, donnant les moyens aux citoyens de penser et de rêver leurs vies. Une politique culturelle locale reste à définir avec ses priorités et une approche claire en termes d'objectifs car on ne peut pas faire que soutenir le réseau local, même si le terreau est important.

Nous souhaiterions donner plus d'exposition et de visibilité à nos artistes locaux, davantage valoriser les pratiques amateur (salon des artistes amateur l'été, participation des jeunes musiciens et musiciens amateur à des animations estivales, des vitrines pour les artistes.

Il pourrait être intéressant par exemple de continuer à valoriser l'image artistique de la ville autour du Street Art et de la Poésie, de mieux mettre en avant son patrimoine, son histoire maritime et commerçante.

Nous mettrons l'accent sur la démocratisation de l'accès à la culture (revenir à la gratuité du musée pour les Morlaisiens par exemple, s'intéresser à l'offre de transport pour l'accès aux évènements culturels), sur le fait que nous puissions aussi avoir des offres culturelles qui touchent toutes les couches de la population et les quartiers, et aux pratiques artistiques (pratiques tarifaires attractives).

Nous soutiendrons la création de l'école inter-communale de musique avec le souhait de nouveaux espaces d'accueil et souhaitons travailler à la baisse significative des tarifs du Patio et à l'augmentation de la capacité d'accueil pour l'enseignement musical et artistique.

8. Faire toute sa place à la culture bretonne et bretonnante à Morlaix

C'est à la fois un héritage à préserver, une réalité des pratiques en devenir porteuse d'identité et d'attractivité pour notre ouest breton (maison d'édition Skol Vreizh, Diwan, classes bilingues, KLT, pratiques des cours de breton, etc) et un vecteur de lien social. Nous voulons réaffirmer avec force l'identité bretonne de Morlaix car la spécificité et les différences d'un territoire sont porteuses de lien social et de richesse humaine, y compris dans les échanges et l'ouverture aux autres, à l'opposé d'une mondialisation économique qui appauvrit en homogénéisant. La richesse du tissu associatif lié à la langue et la culture bretonne dans la région de Morlaix, son implantation ancienne et sa vitalité en termes de pratiques et de productions, justifierait qu'on se penche à l'échelle de Morlaix-Communauté sur une « maison de la culture bretonne » (Ti Ar Vro), pouvant fédérer un certain nombre d'associations, mettre en commun des salariés, des services et des espaces.

9 - Droits de l'homme et solidarité internationale

Nous voulons aussi une municipalité qui organise l'accueil des réfugiés et migrants, conformément à sa tradition de solidarité, et qui promeuve la solidarité internationale, l'ouverture à l'international en partant des partenariats et projets existants et en les valorisant davantage (Palestine, Inde, Burkina Faso, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne...).

La défense des droits de l'homme nous semble essentielle comme valeur à défendre par notre municipalité de gauche.

Il ne s'agit là de pistes de politique municipale encore à préciser dans leur mise en œuvre que nous vous soumettons comme base d'accord et que nous espérons pouvoir proposer avec vous à la population morlaisienne en échangeant avec les habitants de Morlaix sur leurs attentes vis à vis de la nouvelle municipalité qui gèrera la ville en 2020 jusqu'en 2026.

10- Une pratique municipale des élus basée sur la proximité, l'écoute, la discussion, la bienveillance vis-à-vis des habitants, en vue d'une vie collective plus fraternelle et respectueuse de chacun.  

 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 10:29
Campagne contre la privatisation d'Aéroports de Paris - Stand pour un référendum sur ADP à Brest le samedi 19 octobre
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Notre Collectif ADP a tenu un stand Place de la Liberté à Brest samedi 19 octobre de 14h à 17h avec un barnum, 2 ordinateurs ..., plus d'une vingtaine de personnes ont pu remplir sur place leur demande de référendum sur le site gouvernemental. Plusieurs centaines de tracts ont été diffusés, beaucoup de discutions et une visibilité indispensable vu le silence assourdissant des médias sur ce référendum.
 
Dimanche matin aux Marché de St Louis, de nombreux.ses camarades ont distribué le tract ADP de 9h30 à 13h, là encore beaucoup de discussions et un bon accueil.
 
Merci aux organisations qui ont envoyé du monde à ces deux initiatives, à reproduire. 4 camarades du PCF ont été présents toute l'après-midi sur le stand unitaire.
 
Photos Jean-Yves Cabon du PS

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