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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:45
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
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La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
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La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère

Notre page Facebook:

Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

Dans 6 jours, c'est le top départ!!!

Sur le stand du Finistère, vous trouverez un bar très animé le soir à proximité de la Grande Scène pour boire dans une super ambiance de la Tri Martolod, du cidre, vins, muscadet breton en conversion bio, ricard, whisky, punch, carambig (lampig, cidre, caramel), de la limonade et autres soft drinks, un restaurant où l'on sert des huîtres de Plougastel-Daoulas (7,50€ les 6 avec un verre de muscadet/ 14€ les 12), du Kig Ha Farz (le pot au feu breton au blé noir avec son lipig - 15€ avec le dessert, légumes et viande petits producteurs bio ou agriculture raisonnée), des Pikolenn (saucisses de Molène / pommes de terre grenaille).

80 militants et bénévoles sont inscrits sur notre stand pour l'instant. Dont 20 de Brest, 12 de Morlaix, 8 de Scaër, 9 de Douarnenez, et 15 d'autres départements (Charente, région parisienne, Toulouse, Nantes, Rennes).

Beaucoup de nouveaux, de jeunes, et un certain nombre de bénévoles qui ne sont pas (encore!!!) adhérents du PCF.

10 monteurs qui vont installer le stand à partir du lundi 9 septembre et 18 personnes au démontage.
Merci à eux tous de s'être inscrits pour travailler sur notre stand. Nous allons encore vivre un week-end formidable ensemble.

Plus tous ceux qui nous aident ici sans monter à la fête: organisation, chargement, achats, fars, inspection du matériel, communication... En tout, une centaine de personnes mobilisés pour le Stand du Finistère de la fête de l'Huma.

Si vous voulez fréquenter notre stand, nous acheter des vignettes trois jours (28€), participer comme bénévoles à l'activité de notre stand, n'hésitez pas à me contacter: dupont.ismael@yahoo.fr / 06 20 90 10 52

Tous nos militants et bénévoles vous attendez sur le stand du Finistère!

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!

Nous sommes ici ! Comme chaque année, le stand du PCF 29 occupe la Place de Bretagne, avenue Martin Luther King, auprès des autres fédérations de la région. Rendez-vous en terres rouges comme la Breizh !

Nous sommes ici ! Comme chaque année, le stand du PCF 29 occupe la Place de Bretagne, avenue Martin Luther King, auprès des autres fédérations de la région. Rendez-vous en terres rouges comme la Breizh !

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:34
Les Fantômes de l’Internationale Élise Thiébaut et Edmond Baudoin La Ville brûle, 128 pages, 19 euros

Les Fantômes de l’Internationale Élise Thiébaut et Edmond Baudoin La Ville brûle, 128 pages, 19 euros

À qui appartient l’Internationale ?
Jeudi, 5 Septembre, 2019
L'Humanité

Les Fantômes de l’Internationale Élise Thiébaut et Edmond Baudoin La Ville brûle, 128 pages, 19 euros

 

«Debout, les damnés de la terre, debout, les forçats de la faim… » Quelques vers maintes et maintes fois entonnés dans une manifestation, un meeting… l’Internationale. Mais que sait-on de cet hymne planétaire, traduit en 122 langues, chant de ralliement des révolutionnaires du monde entier depuis la fin du XIXe siècle ? Si tout le monde, ou presque, connaît l’Internationale, peu de gens connaissent son histoire. Une histoire riche en rebondissements ! Avec les Fantômes de l’Internationale, ouvrage inclassable, Élise Thiébaut et Edmond Baudoin racontent l’incroyable histoire de l’hymne du mouvement ouvrier de la Commune de Paris à nos jours, en passant par les États-Unis et l’URSS. Un récit illustré mêlant intrigues et révolution, des personnages mythiques et moins connus et… quelques fantômes. Car l’Internationale, c’est l’histoire d’un auteur méconnu qui meurt dans la misère, d’un compositeur spolié de ses droits d’auteur, de deux révolutionnaires… Et, bien sûr, de Louise Michel, Rosa Luxemburg ou encore Jean Jaurès. Dans une première partie d’une trentaine de pages, Edmond Baudoin met en images les paroles, donnant vie aux « damnés de la terre », aux « forçats de la faim ». En noir et blanc, bien sûr, soulignant avec beauté la brutalité de la réalité sociale dépeinte par ce chant révolutionnaire, sans pour autant oublier le message de solidarité et d’espoir. Dans la seconde partie, Élise Thiébaut livre un récit, entre essai historique, enquête, récit graphique et témoignage engagé, à la fois personnel et documenté de l’histoire de ce chant. Pour elle, tout est parti d’une déconvenue.

En 2017, l’Internationale est chantée lors de l’enterrement d’Henri Malberg. Élise Thiébaut filme la scène et la poste sur Facebook. Qu’elle ne fut pas sa surprise de recevoir un message du modérateur du réseau social refusant sa vidéo, arguant que la musique n’est pas libre de droits. Sidérée, l’autrice – pour qui l’Internationale « est à tout le monde » –, décide d’en savoir plus : « Qui sont les ayants droit de l’Internationale aujourd’hui ? Qui s’enrichit avec l’œuvre d’Eugène Pottier et la musique de Pierre Degeyter, tous deux morts depuis longtemps ? » Une enquête s’impose pour savoir qui détient ces droits… On apprend ainsi que l’auteur du poème, tout comme le compositeur de l’air, sont morts dans la pauvreté, sans jamais s’être rencontrés. Eugène Pottier, artisan et socialiste, aurait écrit le texte en 1871, lors de la Commune. Publiées dans un recueil de chants révolutionnaires en 1887, les paroles de l’Internationale sont d’abord chantées sur l’air de la Marseillaise. En 1888, Pierre Degeyter se voit commander par un militant guesdiste lillois, Gustave Delory, de créer une musique originale, celle que tout le monde connaît aujourd’hui. Le chant prolétaire, antimilitariste et athée est chanté lors de la proclamation de la IIe Internationale, à Bruxelles, en 1889. Gros succès, jamais démenti.

Alexandra Chaignon
 
PS: Elise Thiébaut était présente à l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence et sa conférence passionnante sur le devenir de l'Internationale a été remarquée. Edmond Baudouin était candidat sur la liste européennes du PCF conduite par Ian Brossat.
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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:26
Photo L'Humanité : Camilla Vallejo et Karol Cariola

Photo L'Humanité : Camilla Vallejo et Karol Cariola

Camila Vallejo et Karol Cariola. Pour Travailler moins, au Chili
Jeudi, 5 Septembre, 2019

Les femmes du jour. 

 

Elles avaient déjà fait parler d’elles en 2011 lorsque le Chili était secoué par une révolte estudiantine contre la marchandisation de l’éducation. Camila Vallejo était alors présidente de la Fédération estudiantine chilienne (Fech), et Karol Cariola, secrétaire générale des Jeunesses communistes. Visages de cette vague de protestation contre le néolibéralisme imposé avec terreur par le dictateur Augusto Pinochet, elles ont été élues députées en 2014, puis réélues en 2017. Les deux parlementaires communistes, respectivement âgées de 31 et de 32 ans, sont de nouveau sur le devant de la scène politique avec leur projet de loi visant à réduire la semaine de travail de 45 heures à 40 heures. Depuis plusieurs semaines, elles défendent une autre conception du travail pour ne pas mourir à la tâche dans un pays où la concurrence libre et non faussée est gravée dans le Texte fondamental. Lundi, elles ont remporté une première bataille, après que la commission travail de l’Assemblée a donné son feu vert à leur initiative. Non sans mal. La majorité de droite, qui voit dans cette proposition la ruine de l’économie nationale, déverse haine et mensonges selon lesquels les Chiliens paieront le prix fort, avec des baisses de salaires et des suppressions d’emplois. Le président et multimillionnaire Sebastian Piñera est l’un des principaux détracteurs de la démarche. « Le projet des députées du PC n’est pas constitutionnel », a-t-il osé déclarer, en promettant de « ne pas rester les bras croisés ».

Cathy Dos Santos
Affiche de campagne de Camilla Vallejo

Affiche de campagne de Camilla Vallejo

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 06:17
Ian Brossat

Ian Brossat

Ian Brossat : « On fait un faux procès au logement social »
Vendredi, 6 Septembre, 2019

Face à la hausse des prix du logement, Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris, chargé du logement, chef de file des communistes parisiens pour les municipales, avance de nouvelles propositions pour permettre aux classes populaires et moyennes de rester vivre dans la capitale.

 

C’est un chiffre qui a fait grand bruit : selon une étude des Notaires du Grand Paris, un logement parisien coûte désormais en moyenne plus de 10 000 euros le mètre carré. Un prix indécent qui vide la capitale de ses habitants. Comment expliquez-vous cette flambée incessante ?

Ian Brossat Paris est une ville-monde. Comme Tokyo, Londres, New York, elle est confrontée à une explosion des prix de l’immobilier, liée à l’attractivité de la ville et au décalage colossal entre une demande très importante et une offre limitée. La crise est d’autant plus aiguë à Paris que c’est la ville la plus dense d’Europe, huit fois plus petite que Berlin, et dans laquelle le nombre de terrains constructibles est extrêmement réduit. Les prix sont donc mécaniquement tirés vers le haut. Mais, contrairement à New York ou Londres, Paris a la chance de bénéficier de 22 % de logements sociaux, un taux qui a considérablement augmenté depuis que la gauche est aux manettes. Grâce à cela, 550 000 Parisiens, soit quasiment un habitant sur quatre, bénéficient de loyers modérés et sont protégés des prix du marché.

« Le parc (privé) diminue d’année en année au profit du logement social », affirme Thierry Delesalle, le notaire parisien qui a présenté hier les chiffres trimestriels. Que lui répondez-vous ?

Ian Brossat Cette explication est parfaitement grotesque. La réalité, c’est que les prix explosent dans toutes les grandes métropoles du monde. À New York, le prix au mètre carré est de 17 000 euros. Et croyez-moi, ce n’est pas le développement du logement social qui a conduit à un renchérissement des prix : il n’y en a quasiment pas. On fait là un faux procès au logement social. Heureusement que nous avons décidé d’investir chaque année 500 millions d’euros pour le développer, sans quoi nous aurions subi le même sort que Londres. Les infirmières, les policiers, les enseignants seraient tous relégués en 1re ou 2e couronnes. Si Paris compte encore 25 % d’ouvriers et d’employés, c’est grâce au logement social.

Quelles solutions avancez-vous pour lutter contre la pénurie de logements ?

Ian Brossat De fait, dans les années qui viennent, nous pourrons de moins en moins construire de logements neufs. Donc, le problème va se poser d’une manière nouvelle. La question sera moins celle des constructions neuves que celle de l’utilisation des logements existants. Paris compte 1,3 million de logements, parmi lesquels 100 000 logements vacants, 100 000 résidences secondaires et 30 000 logements loués toute l’année par Airbnb. Donc, la vraie question, c’est celle des moyens dont nous devrions pouvoir nous doter pour redonner une utilité sociale à ces 230 000 logements. Le problème, c’est que la municipalité n’a pas la main sur les outils qui permettent d’intervenir là-dessus. Nous dépendons de l’État, notamment pour la réquisition, une compétence qui relève du préfet. Quand nous demandons aujourd’hui au préfet de réquisitionner des bâtiments vides, il nous répond qu’il ne réquisitionne qu’avec l’accord du propriétaire… On aurait donc besoin d’une nouvelle étape de décentralisation qui permette à la ville de Paris de disposer de compétences nouvelles, qui nous permettent également de taxer beaucoup plus fortement les résidences secondaires et de réquisitionner les bâtiments vides. C’est déjà le cas à Berlin, par exemple, où le maire vient de décider de bloquer les loyers sur cinq ans. À Paris, nous ne pouvons pas le faire sans l’accord du gouvernement. Cela devrait pouvoir changer.

La droite vous attaque beaucoup sur la disparition des classes moyennes dans la capitale. Qu’en est-il de votre proposition pour « diviser par deux le prix de l’accession à la propriété » ?

Ian Brossat Il faut leur rappeler que les logements sociaux que nous produisons chaque année bénéficient pour 1/3 aux classes moyennes. Nous avons également obtenu début juillet la remise en place de l’encadrement des loyers qui avait été appliqué entre 2015 et 2017. Ce sont les classes moyennes qui en bénéficieront le plus. Par ailleurs, certains Parisiens aspirent aussi à la propriété, hors de leur portée compte tenu des prix exorbitants. C’est pour cela que nous mettons en place un nouveau dispositif qui repose sur une dissociation entre le foncier et le bâti. La Ville de Paris restera propriétaire du foncier et le Parisien n’achètera que le bâti. Je propose que 1 milliard d’euros soit consacré à ce projet dans la prochaine mandature.

En tant qu’adjoint au logement de la capitale, vous avez engagé un bras de fer avec Airbnb(1). On apprenait hier que la plateforme va régler moins de 150 000 euros d’impôts en France pour 2018, un chiffre dérisoire compte tenu de ses profits…

Ian Brossat C’est scandaleux. Airbnb paie aujourd’hui moins d’impôts qu’un hôtel trois étoiles à Périgueux. C’est aberrant qu’une entreprise aussi puissante et lucrative paie des clopinettes au fisc. Ils ont dépensé 800 000 euros de frais d’avocat pour mener une guérilla contre la Ville de Paris et mettre en échec les dispositifs de régulation que nous avons mis en place. Nos villes sont de plus en plus confrontées à ce phénomène d’ubérisation. Mais enfin, qui doit décider dans nos métropoles ? Ces grandes entreprises américaines ou les élus et les habitants ? Nous avons besoin de muscler le rapport de forces, c’est pourquoi, le 26 septembre, avec mes collègues de plusieurs villes d’Europe, dont Berlin, Amsterdam ou Barcelone, nous allons plaider notre cause auprès de la Commission européenne. Nous ne pourrons nous en sortir qu’avec un front commun des villes face à cette économie de prédation.

(1) Airbnb. La ville ubérisée, de ​​​​​​​Ian Brossat, éd. la Ville brûle.
Entretien réalisé par Maud Vergnol
Ian Brossat, adjoint au logement PCF à Paris, chef de file communiste pour les Municipales à Paris: on fait un faux procès au logement social (L'Humanité, 6 septembre 2019)
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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 05:21

Un groupe de jeunes militants communistes réalise et diffuse sur Internet des vidéos qui décryptent l’actualité à travers la grille d’analyse marxiste.

Vidéos de vulgarisation d'économie, pour comprendre le monde et le transformer, comprendre l'actualité, comme le disait l'économiste Paul Boccara.

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 05:28

 

Un jour du monde (Chroniques de ce soir). 1939, jusqu’au pacte germano-soviétique Louis Aragon Delga, 465 pages, 22 euros.

Les Annales de la Société des amis d’Aragon et Elsa Triolet offrent à lire plus de 400 pages de chroniques écrites par le poète entre janvier et août 1939.

«Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses… » : pourquoi cette phrase de Rilke m’est-elle revenue en mémoire, à la lecture des articles d’Aragon ? Quel rapport entre cet éloge de la contemplation et la suractivité journalistique et militante d’Aragon à la direction de son journal, Ce soir ? Publié par les soins de François Eychart, ce second tome d’Un jour du monde accompagne cette fois l’année 1939, du 1er janvier à la fin d’août, quand la signature du pacte germano-­soviétique offre l’occasion au gouvernement français de suspendre les journaux communistes. Cet ensemble, qui passionnera aussi bien l’historien que le littéraire, comble un manque considérable.

« L’hospitalité française »

La frénésie du travail saisit, à traverser ces plus de 400 pages qui se lisent comme un roman – ou comme une tragédie dont nous savons la fin. Chaque jour, Aragon étudie l’actualité politique et culturelle, en extrait une chronique de six ou sept feuillets, nourrie d’une lecture exhaustive de la presse. Si l’on connaissait son engagement au service de la République espagnole, on découvrira son dévouement pour l’accueil des orphelins, forçant ainsi la main à un gouvernement français dont il montre la barbarie. Les réfugiés furent en effet enfermés dans des camps, ou sur des plages glacées, sous la garde de soldats maltraitants, dans la famine et la maladie – et ces pages concernant « l’hospitalité française » des exilés se recolorent d’une terrible actualité… Dénonçant le faux-semblant de la politique de « non-intervention » qui laissa l’Allemagne et l’Italie soutenir Franco, Aragon organise les collectes de fonds et condamne la complaisance à ­reconnaître le pouvoir franquiste, à lui restituer l’or de la République déposé à la Banque de France, non sans avoir expédié en mars à Madrid un ambassadeur dont le nom dit tout : Philippe Pétain.

De renoncements en renoncements, les conséquences des accords de Munich sont analysées et dessinent, d’un trait hélas fort net, la montée en puissance des fascismes. Aux yeux d’Aragon, le capitalisme français (et en particulier le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, cible incessante de ses attaques : « Bonnet brun et brun Bonnet » !) a fait son choix entre péril brun et peur du rouge. Un dossier précis prouve que l’alliance avec l’URSS fut « recherchée dans l’espoir qu’elle soit inefficace », que le « pacte-que-tout-le-monde-désire » était délibérément voué à l’échec.

Préambule de la résistance

On pourra à loisir reprocher des outrances d’époque : la foi jusqu’au bout dans l’antifascisme soviétique, ou la crédulité à déclarer traître le maréchal Toukhat­chevski, victime des purges staliniennes. Mais demeure une ligne forte et claire : l’appel à la fermeté et à l’unité nationales, préambule de ce qui sera la résistance. Aragon y croise des hommes éloignés de lui, comme dans la lutte antimunichoise le droitier Henri de Kérillis, capable d’écrire : « J’ai toute ma vie combattu le communisme. Mais je crois qu’actuellement la meilleure manière de le combattre est de ne pas permettre qu’il soit seul à avoir raison. »

D’un feu à l’autre, d’une première de théâtre à celle du film Espoir, sierra de Teruel, de Malraux, de New York à l’horreur de la frontière espagnole, Aragon a aussi, comme disait Rilke, été « auprès de mourants », « assis auprès des morts ». Fort de cette expérience, humaine et politique, à l’automne, après cinq années de silence poétique, il écrivait les premiers vers du Crève-cœur.

Olivier Barbarant écrivain et Poète

 

DOCUMENT. ARAGON, D’UN FEU À L’AUTRE (L’HUMANITE - Mardi 27 Août 2019 - Olivier Barbarant)
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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 05:20

Un groupe de jeunes militants communistes réalise et diffuse sur Internet des vidéos qui décryptent l’actualité à travers la grille d’analyse marxiste.

Vidéos de vulgarisation d'économie, pour comprendre le monde et le transformer, comprendre l'actualité, comme le disait l'économiste Paul Boccara.

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 20:05

Déclaration de la Fédération du Finistère
 

Commission mer et littoral
 

Inquiétante situation du Groupe Bourbon

La société Bourbon est en redressement judiciaire depuis le 24 juillet dernier, prise à la gorge par ses
créanciers au nombre desquels on compte la BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Mutuel et Natixis
On nous assure que seule la holding Bourbon Corporation est concernée par la procédure et que les
sociétés opérationnelles du groupe ne seront pas touchées. Faut il accepter l'augure sans barguigner ?
Nous ne pouvons perdre de vue que la société "Les Abeilles" est une division du groupe Bourbon
Cette entreprise est aujourd'hui spécialisée dans le remorquage de haute mer. L'essentiel de son activité
consiste en l'activité de protection du littoral français grâce à des remorqueurs de haute-mer et des unités
spécialisées en dépollution, affrétés par la Marine nationale.
Elle arme l'Abeille Bourbon à Brest, Languedoc à Boulogne, Liberté à Cherbourg et Flandre à Toulon et 3
navires d'assistance et de dépollution
« Les Abeillles » , ses navires, ses 140 marins sont donc une des pierres angulaires, si ce n'est la pierre
angulaire, du dispositif de sauvetage, d'assistance et de protection pour tout le littoral français. Le
département du Finistère qui voit journellement passer à sa pointe 150 navires est concerné au premier
chef.
Il serait naturel et urgent que les services de l'Etat, le Gouvernement s'expriment sur ce dossier et qu'ils
présentent les mesures qu'ils comptent prendre en cas de dislocation totale et brutale du groupe Bourbon.

Brest le 5 septembre 2019

Inquiétante situation du groupe Bourbon et de l'Abeille Bourbon - Communiqué du PCF Finistère, Commission Mer et littoral
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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 19:41
Contre-G7: Des résultats à valoriser

Du contre-G7 on a d’abord retenu le dispositif ultra policier mis en œuvre pour l’événement. Il est un fait que ce déploiement quasi guerrier est un fait politique à part entière. Pas une première pour Emmanuel Macron qui avait déjà opposé l’armée aux gilets jaunes certes, reste que la réquisition de 13 200 policiers et gendarmes pour protéger les chefs d’État des grandes puissances face aux dangers du monde révèle comment ce mode de gestion de la résistance sociale est devenu une marque des démocraties modernes.

Face à cette démonstration de force et le climat anxiogène volontairement créé pour pousser l’affrontement, la bonne tenue de la manifestation du 24 août, des débats ou la marche des portraits est un actif à mettre au crédit des organisateurs. Et on est en droit de s’interroger sur les raisons d’une mobilisation en demi-teinte des alter. On ne peut considérer, comme je l’ai lu, que ce bilan insuffisant tient au choix de la non-violence par les plateformes anti-G7. Je ne crois pas, pour ma part, qu’une radicalisation des mouvements passant par un affrontement assumé avec les forces de police soit la garantie d’une mobilisation plus large, encore moins qu’elle soit le gage de victoires face aux pouvoirs.

Les 15 000 personnes de la manifestation, cumulées aux 4 000 acteurs du campement et aux 5 800 participants aux ateliers et conférences du contre-sommet constituent un actif pour les partisans d’un autre monde. À valoriser en tant que tel, face à des gouvernements qui savent alterner provocations et répressions pour marginaliser dans l’opinion publique et diviser en leur sein les forces de transformation. Au lendemain du forum social mondial de Salvador (FSM) de Bahia, en mars 2018, était déjà pointée une «crise» de mouvement altermondialiste, à relativiser cependant, car de nouveaux champs de résistances sont en plein essor: les migrants, les luttes féministes, le réchauffement climatique, la souveraineté et sécurité alimentaire...

“De nouveaux champs de résistances sont en plein essor“

Cette fin août a confirmé ces tendances, en même temps que le mouvement des gilets jaunes et la marche pour le climat ont conduit à un approfondissement des débats. Aurélie Trouvé résume ainsi les choses en invitant à repenser «la dialectique capital/travail de la gauche traditionnelle pour désormais penser la contradiction capital/vivant». Elle était d’ailleurs présente pour ATTAC aux côtés de Philippe Martinez de la CGT, Éric Beynel de Solidaires et Jean-François Julliard de Greenpeace France, dans un forum intitulé «Fin des mois, fin du monde», symbolique de cette recherche d’une nouvelle dialectique sociale et écologique et d’une convergence syndicats-ONG. Cette table ronde a constitué l’un des grands moments forts du contre-forum, actant notamment le fait «qu’on ne peut plus soutenir des mesures bonnes pour l’environnement si elles ont un impact négatif sur le social. L’inverse étant aussi vrai»; l’exemple du scénario d’une transition énergétique a été convoqué prenant en compte ce facteur.

La question de l’égalité et la voix des femmes ont été omniprésentes, s’inscrivant dans la thématique du contre G7 «Pour un monde radicalement féministe, à bas le patriarcat». La journée féministe du 22 a appuyé sur l’urgence à articuler les aspects économiques, sociaux et écologiques et l’apport des analyses et pratiques féministes sur ces questions, se nourrissant entre autres des expériences des marches des femmes.

La bataille pour une agriculture de qualité a constitué aussi un pilier des forums, où s’est affirmée la proposition d’une sécurité sociale de l’alimentation. Cette question m’avait mobilisée au Parlement européen car au cœur du combat pour une autre PAC et de la lutte contre les traités de libre-échange (CETA, MERCOSUR...). L’actualité amazonienne montre son caractère urgent pour la planète, tout comme la réalité de la précarité alimentaire. Ainsi, en France, 22 % de ménages vivent dans une alimentation contrainte; 15,8 millions ont accès à l’aide alimentaire, se considérant pour la plupart de dignité (source ATD).

Le fait que le contre-sommet ait eu lieu au Pays basque a mis au-devant de la scène les mouvements et citoyen·ne·s et leur dynamisme, également une multitude d’expérimentations locales.

Un bémol sur le fait qu’ici comme ailleurs a pesé l’absence de perspectives politiques de transformation, malgré la présence de stands de partis et l’engagement solidaire de nos camarades des sections de Bayonne du PCF. Cette rencontre de toutes les formes de combats à gauche est une voie que nous devons prioritairement travailler.

Marie-Pierre Vieu
membre du CEN
article publié dans CommunisteS du 4 septembre 2019

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 05:30

 

Avec son roman d’anticipation, l’écrivaine anglaise de science-fiction prophétisait la Shoah dès 1937. Écrit sous un pseudo, oublié puis redécouvert dans les années 1990, Swastika night mettait le monde en garde contre le « Reich de mille ans ».

Jusqu’en 2016, Katharin Burdekin était totalement inconnue du public français. L’écrivaine a pourtant livré Swastika night, un des pamphlets les plus radicaux sur ce qu’allait devenir le régime nazi, et prédit la Shoah… en 1937 ! Un roman essentiellement féministe qui décrit le quotidien dans le Reich, sept cents ans après la victoire d’un Hitler déifié, dans lequel les femmes sont considérées quasiment comme du bétail, et le système de classification entre Übermensch et Untermensch imaginé par le régime nazi impose une séparation en castes, inviolable sous peine de mort. Il aura fallu attendre que l’œuvre, publiée sous le pseudonyme de Murray Constantine, soit redécouverte dans les années 1990 dans le monde anglo-saxon, et traduite en France, pour en mesurer l’impact et la portée prémonitoire.

Katharin Burdekin n’était pourtant pas destinée à écrire le premier roman d’anticipation sur l’Allemagne nazie. De la famille de la classe moyenne supérieure du Derbyshire, où elle naît en 1896, elle hérite un bon capital social et culturel. Mais la société victorienne finissante la bride : Katharin rêve d’intégrer l’université d’Oxford, comme ses deux grands frères. Ses parents s’y opposent. Son passage au Cheltenham Ladies’College, dirigé par la suffragette Dorothea Beale, la vengera un peu : après un mariage arrangé et la naissance de deux filles, un déménagement en Australie et son engagement comme infirmière durant la Première Guerre mondiale, elle quitte son avocat de mari et revient en Angleterre. Fortement influencée par les socialistes, Katharin commence à publier des nouvelles de science-fiction interrogeant la place des femmes dans la société des années 1920. C’est à cette période qu’elle rencontre sa compagne de vie et élèvera ses filles avec elle, mettant en pratique un féminisme radical qui restera intimement lié à son œuvre, y compris dans Swastika night.

« Elle montre la violence banalisée qu’induit le régime totalitaire et l’insensibilité qu’il génère »

Dans les années 1930, elle s’oriente vers une critique du fascisme et du nazisme. C’est là qu’elle prend, en 1934, un pseudonyme masculin pour protéger sa famille. Ce qui explique sans doute que son œuvre ait été si longtemps oubliée. Swastika night est pourtant une des premières dystopies (fiction qui décrit une utopie de cauchemar, une contre-utopie) de l’histoire, rédigée des années avant le 1984 de George Orwell. On y déambule dans le Saint Empire romain germanique, qui a soumis la moitié du monde à l’idéologie nazie. Un jeune Anglais y entame un pèlerinage à la chapelle de saint Hitler – un géant blond de deux mètres « explosé » de la tête de son père (sic) – où le lecteur est tout de suite mis dans le bain par la prière rituelle. Extrait : « De même que la femme surpasse le ver, l’homme surpasse la femme. De même que la femme surpasse le ver, le ver surpasse le chrétien. Ainsi, camarades, la chose la plus abjecte, la plus ignoble, la plus sale qui puisse ramper à la surface de la terre, c’est la femme chrétienne. La toucher est pour l’Allemand la pire souillure. Lui parler est une honte. Ils sont tous exclus : l’homme, la femme et l’enfant. Mes fils, ne l’oubliez point ! Sous peine de mort ou de torture, ou de bannissement hors du sang. Heil Hitler ! » Une traduction de la loi sur la protection du sang et de l’honneur allemands de novembre 1935. Si ce n’est que, dans la fiction, les juifs sont absents, exterminés depuis des siècles.

On le voit, l’auteure ne prend pas de gants. Certes, le texte n’est pas d’une grande portée littéraire, mais Burdekin y a « des fulgurances », notait en juillet 2017 la revue de science-fiction Bifrost : « Elle dit la nature totalitaire du régime, la stase mortelle qui suit la dictature réalisée, le culte de la personnalité, la reconstruction de l’Histoire. Elle montre la violence banalisée qu’induit le régime et l’insensibilité qu’il génère », comme « le caractère profondément homo-érotique de la praxis nazie et le virilisme qui est en l’essence ». Sans doute a-t-elle eu connaissance du programme Lebensborn, qui à l’initiative de Heinrich Himmler, dès 1935, portait la politique d’eugénisme et de natalité allemande jusqu’à faire engendrer par des SS inconnus des femmes estampillées « aryennes », logées dans des foyers, pour les faire accoucher anonymement et confier leurs enfants à la SS pour créer l’élite du « Reich de mille ans ». Parfois la réalité dépasse la fiction.

Grégory Marin

 

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