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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:06
Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Sur le plateau de la chaîne de télévision régionale dépendant du groupe Le Télégramme, Tebeo, ce mardi 10 décembre à Brest, interrogé sur la réforme des retraites, les mobilisations en cours, et les municipales par Julie Sicot. Émission Instant T diffusée a 19h15 le mardi 10 décembre que l'on peut revoir en Replay sur le site internet de Tebeo: 

Le replay https://www.tebeo.bzh/video/228323

Cet interview de 5 minutes m'a permis d'exprimer rapidement les positions du Parti communiste sur la réforme des retraites, le mouvement social en cours, et les municipales, notamment à Morlaix et Brest.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:55
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Photos du meeting unitaire du 11 décembre contre la réforme des retraites organisé par le PCF à la bourse du travail de Saint-Denis: Ian Brossat et Laurence Patrice
Réforme des retraites : les partis de gauche cherchent l’union pour contrer le gouvernement

Le Parti communiste a organisé, mercredi, un meeting unitaire pour demander le retrait du projet d’Emmanuel Macron et mettre en place « une contre-réforme ».

Par Publié dans le Monde, 11 décembre 2019 

En musique, on appelle ça un « supergroupe », une formation réunissant des célébrités le temps d’un concert. Le meeting organisé mercredi 11 décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) par le Parti communiste français (PCF) contre la réforme des retraites en a été la déclinaison politique.

Tous les partis de gauche ont répondu présent, ainsi que les syndicats Solidaires et la CGT. La liste complète des participants est trop longue pour être reproduite de manière complète. Mais citons pêle-mêle : Lutte ouvrière (LO), La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS) ou encore Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; ainsi que de plus petites organisations comme République et socialisme, Place publique ou Génération.s. Tous étaient là pour s’opposer à « la retraite Macron » et pour affirmer qu’une « autre retraite est possible ».

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, résume l’état d’esprit de la soirée : « L’unanimité contre la réforme du gouvernement. Nous demandons le retrait de ce projet. On est tous unis sur ce point et appelons à la mobilisation le 17 décembre. » Le patron du PCF ne pouvait rêver meilleur timing pour son moment « historique », prévu depuis plusieurs jours : la CFDT a décidé, mercredi, de rejoindre le mouvement contre le projet du gouvernement. L’unité était donc parfaite, aussi bien du côté syndical que politique.

« Macron est fort de nos divisions »

Mais si la photo de famille était impressionnante, reste à savoir si toutes les formations de gauche – réformistes, populistes ou révolutionnaires – pensent la même chose. Et, à mesure que l’on se penche sur les positions des uns et des autres, on se rend compte que l’union va être un combat. « Il y a des désaccords entre nous, notamment sur la retraite par points », a ainsi reconnu Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, et l’une des dirigeantes de la Gauche républicaine et socialiste, proche de LFI.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a aussi prôné l’unité… dans la différence : « Macron est fort de nos divisions. S’il nous voit rassemblés, s’il voit que les Français sont attachés à notre modèle social, alors nous pouvons gagner. Il faut que l’on soit tolérants les uns envers les autres. Nous sommes différents, mais nous avons des points communs. La philosophie du projet ne nous convient pas. »

En reconnaissant que la gauche avait pu, à cause de ses divisions, « ouvrir la voie aux libéraux », M. Faure a également proposé de créer un intergroupe au Parlement pour « avancer, travailler des amendements ». M. Roussel est favorable à cette proposition et veut même aller plus loin. « Nous devons marcher sur nos deux jambes : demander le retrait et faire des propositions, construites avec les organisations syndicales. Je propose la mise en place d’un comité de liaison à partir du 18 décembre. La première rencontre pourrait se faire au PCF. Viens qui veut. »

« Il faut engager la bataille de l’opinion publique »

Julien Bayou, le tout nouveau patron des Verts, a également conscience de la difficulté, pour la gauche, de parler d’une unique voix, même s’il prône le rassemblement et un contre-projet commun qui pourrait être présenté le 21 janvier 2020, la veille de la présentation au conseil des ministres de la réforme : « Il faut distinguer les points de désaccord et les prétextes de désaccord. Mais il y aura aussi des points d’accord. Il s’agit de se mobiliser contre cette réforme et son monde. Derrière, c’est la retraite par capitalisation, la sécession des riches. L’enjeu n’est pas le statu quo. Le système [actuel n’est pas] parfait. Il faut engager la bataille de l’opinion publique. »

De son côté, Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste, a ironisé : « Je tiens à remercier Edouard Philippe d’avoir donné un second souffle au mouvement. » Et d’adresser des piques au PS en critiquant « les gouvernements de gauche qui ne sont pas revenus sur les réformes libérales ».

Il ajoute : « Le [gouvernement] voulait que l’on se bouffe la gueule entre nous, ils n’y sont pas arrivés. Sans se substituer [au mouvement social], on a une première responsabilité : on sera solidaires de cette mobilisation, jusqu’au retrait de la réforme (…). » Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, abonde : « Il y en a marre des conditions de travail, de toutes ces réformes qui n’ont aucun sens. On ne gagnera pas sans un mouvement général, une levée en masse des travailleurs, y compris du privé. » Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, a, lui, comparé Emmanuel Macron à Margaret Thatcher, ancienne première ministre britannique, connue pour sa politique ultralibérale extrêmement dure.

Finalement, au-delà de la question des retraites, l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe et à Emmanuel Macron reste le plus petit dénominateur commun de la gauche. Reste à savoir si cela sera suffisant pour construire une alternative politique.

 

20 minutes, 11 décembre - Thibaut Le Gal

Réforme des retraites : De Besancenot à Faure, la gauche (presque) unie à Saint-Denis contre le gouvernement

REPORTAGE Le PCF a réuni les partis de gauche et écologistes lors d'un meeting commun ce mercredi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour demander le retrait de la réforme des retraites du gouvernement

A quelques jours de Noël, une drôle de famille s’est rassemblée ce mercredi soir à la Bourse du travail à Saint-Denis ((Seine-Saint-Denis). La gauche, dans son ensemble, a répondu favorablement à l’appel de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, pour s’opposer à la réforme des retraites lors d’un meeting commun. « Ça fait chaud au cœur de voir toute la gauche réunie », salue Laurent Russier, le maire PCF de la ville de Seine-Saint-Denis.

Quelques minutes avant les festivités, c’est l’embrassade. Le député insoumis Eric Coquerel salue Olivier Besancenot du NPA. La sénatrice d’EELV Esther Benbassa s’amuse avec le communiste Pierre Laurent. « Voir toute la gauche réunie ce soir, ça me surprend positivement », confie l’ancien patron du PCF. « C’est la preuve que quand les mobilisations sociales poussent aussi fortement dans la même direction, ça déclenche des dynamiques. Cette opposition au projet de réforme peut être un point d’appui pour la suite ».

L’unité, mais le PS attaqué

Comme dans tous les rassemblements de famille, certains s’évitent, d’autres se titillent. Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, égratigne au détour d’une question le Premier secrétaire du Parti socialiste. « Ce qui nous unit, c’est d’être en bagarre dans la rue pour demander le retrait de la réforme du gouvernement. Mais il faudrait demander à Olivier Faure ce qu’il en pense dans sa totalité… »

Quelques minutes plus tard, sur scène, Olivier Besancenot en remet une couche. « On a un gouvernement qui nous déclare la guerre, il va falloir paralyser la France pendant plusieurs jours. J’espère qu’on en sera tous capable, car je me souviens aussi des gouvernements de gauche qui n’ont pas été capables de revenir sur des réformes de droite ».

Ciblé sans être toujours nommé, Olivier Faure répond aux attaques : « Macron, il est fort de nos divisions. S’il nous voit aujourd’hui rassemblés (…) alors nous pourrons gagner. Ça suppose que nous soyons tolérants les uns envers les autres, car oui nous sommes différents, nous avons des propositions différentes, mais nous avons aussi des combats communs », insiste le député PS de Seine-et-Marne. « Trop souvent par nos divisions, nous avons ouvert la voie aux libéraux », ajoute-t-il. Quelques applaudissements.

« Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets»

Au-dessus des différents acteurs, une banderole annonce : « Contre la retraite Macron, une autre réforme est possible ». Sur scène, la photo est d’ailleurs belle, mais une tribune commune suffit-elle à mettre en accord les différentes composantes de la gauche, des trotskistes aux socialistes ? « Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets », espère Julien Bayou. Le nouveau secrétaire national des écolos propose de présenter ensemble «un contre-projet le 21 janvier», soit la veille du jour où le projet gouvernemental serait examiné en Conseil des ministres.

Mais Eric Coquerel calme les ardeurs : « Est-ce que le temps des propositions est venu ? » Pas encore, pour le député LFI : « On n’est peut-être pas prêt à faire un programme commun ensemble […] On n’est pas encore sur la même longueur d’onde. Ce qui va être essentiel, c’est le retrait du projet de retraite par points, vérifions déjà qu’on est d’accord là-dessus, le reste on verra plus tard ».

Olivier Faure tend alors la main en proposant la création d’un intergroupe au Sénat et à l’Assemblée pour déposer des amendements communs contre le gouvernement. Mais le patron du PS est par ailleurs un peu chahuté par la salle lorsqu’il évoque les questions de financement des retraites et le besoin de faire des « compromis ».

Alors oui, ce mercredi soir, la gauche s’affiche unie. Mais simplement pour s’opposer au projet d'Emmanuel Macron et son gouvernement. Esther Benbassa le reconnaît : « On avait déjà réussi à se réunir contre la privatisation d’ADP. C’est bien de se battre tous ensemble, on ne va pas faire la fine bouche. Mais pour la suite, oui, soyons prudents ».

 

Pour la gauche, le discours de Philippe est un appel à continuer la mobilisation
Jeudi, 12 Décembre, 2019 - L'Humanité

En l’absence de vraies concessions sur le fond de la réforme, les annonces du premier ministre, Édouard Philippe, ont été accueillies glacialement par l’opposition.

 

Sans surprise, c’est toujours non. L’opposition a réaffirmé hier son rejet de la réforme des retraites voulue par le gouvernement, après les annonces du premier ministre, Édouard Philippe.

À gauche, les lignes rouges redoutées ont bien été franchies. « Si l’allocution du premier ministre était attendue, elle a finalement confirmé le pire », a réagi le Parti communiste français dans un communiqué, dénonçant un projet « conçu pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du Conseil national de la Résistance, pilier de notre système social ». Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, regrette quant à lui que, « après avoir mis tout le pays sous tension, le gouvernement présente une “réforme” éloignée de l’objectif de justice sociale ».

Malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans

Au cœur de la crispation, l’âge pivot, accusé d’être une manière détournée de repousser sans le dire l’âge de la retraite, officiellement maintenu à 62 ans. « Les Français devront donc travailler plus ou gagner moins, soupire le député socialiste des Landes Boris Vallaud, en référence au malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans. Hier, les manifestations se fondaient sur des craintes, à partir d’aujourd’hui, elles se fonderont sur des certitudes.  » Chez les insoumis, même son de cloche : « Macron vient d’instaurer la retraite à 64 ans », estime sans détour Jean-Luc Mélenchon, député FI des Bouches-du-Rhône.

Le sort de la génération née entre 1975 et 2004, qui ne sera ni exemptée de réforme ni touchée directement dès 2022 puisque déjà sur le marché du travail, soulève aussi des préoccupations. « Le premier ministre laisse entendre qu’il pourrait y avoir un mix entre les deux systèmes pour ces générations, s’étonne Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne. Ce point est totalement flou, ce qui laisse supposer qu’il y aura des perdants. »

Parmi les autres arguments de vente avancés par le premier ministre : le caractère favorable de la réforme pour les femmes, avec principalement une majoration de la retraite de 5 % par enfant. Clémentine Autain (FI) s’en est indignée, dénonçant une « belle régression : le message, c’est mariez-vous et faites beaucoup d’enfants, sinon vos retraites seraient pires encore ».

Un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif »

Mais après le rejet, reste à s’organiser. Les forces de gauche se sont donné rendez-vous avec les syndicats hier soir, à Saint-Denis (après le bouclage de ce numéro) pour un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif ». Elles appellent aussi unanimement à poursuivre les mobilisations. « Ils ont décidé de déchirer le contrat social. Tous dans la rue demain », a appelé le sénateur PCF Fabien Gay.

Qu’en est-il de l’autre côté du spectre politique ? Le Rassemblement national reste fidèle à sa ligne, réclamant un « référendum sur les retraites » : une façon de surfer sur les velléités référendaires des gilets jaunes, tout en étant, sur le terrain, absent des grandes mobilisations.

Quant aux « Républicains », la séquence de la réforme des retraites témoigne de leur difficulté à exister en tant qu’opposition face à un texte dont ils approuvent la philosophie. Ainsi, faute de mieux, Christian Jacob, le patron du parti de droite, a fustigé le calendrier d’application du gouvernement, symptomatique de « l’absence de courage de la réforme, qui ne sera effective qu’à l’horizon 2040 ». Ou comment être mécontent tout en étant d’accord.

Cyprien Caddeo
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:00
Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale  - Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019

Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale

Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019 

Ce matin, le Premier Ministre a dévoilé l’architecture de la réforme des retraites qui sera débattue au Parlement à compter de février 2020.

Cette réforme n’est qu’un copié-décalé du rapport Delevoye remis en juillet 2019. Toutes les mesures régressives de ce rapport sont ainsi confirmées.

L’instauration d’un système à points dans lequel la retraite sera calculée sur l’ensemble de la carrière, au lieu des meilleures années, conduira à une baisse universelle des pensions, pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. Il faudra travailler plus longtemps, jusqu’à 64 ans, pour disposer d’une retraite sans décote. Les possibilités de départs anticipés pour les emplois pénibles dans le secteur public seront supprimées comme le seront les droits spéciaux reconnus à certaines professions.

A cette injustice sociale, s’ajoute l’injustice générationnelle.

Loin d’être universelle, cette réforme crée de multiples exceptions et oppose les générations entre elles en remettant en cause le principe de la répartition selon lequel les travailleurs financent les pensions actuelles des retraités. Si les personnes nées avant 1975 ne sont pas concernées par l’introduction de la retraite à points, elles seront impactées dès 2022 par l’entrée en vigueur de l’âge d’équilibre. Pour tous les autres, nés à compter de 1975, le projet s’appliquera.

Cet étalement dans le temps de l’application de la réforme révèle finalement toute sa nocivité. Si cette réforme était si bonne, pourquoi ne pas l’appliquer à tous et tout de suite ?

Le Premier ministre nous avait promis qu’il ne ferait pas « d’annonces magiques », il s’est néanmoins livré à un mauvais tour de prestidigitateur. Il nous a vendu une réforme, « plus simple, plus juste, pour tous » et a sorti de son chapeau une réforme incompréhensible, injuste et profitable aux seuls fonds de pension.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:52
BLACKROCK. UN GÉANT AMÉRICAIN DE LA FINANCE À L’ASSAUT DES RETRAITES DES FRANÇAIS (L'HUMANITE - Mercredi 11 décembre 2019 - Sébastien CREPEL)

Fonds de pension.  Le gigantesque gestionnaire d’actifs BlackRock lorgne l’épargne hexagonale, qu’il voudrait transformer en retraite par capitalisation. Il attend que la loi Pacte votée au printemps et la réforme Delevoye lui ouvrent les portes de ce marché.

Pas la peine de chercher le nom de BlackRock dans l’agenda des concertations ministérielles sur les retraites : il ne figure nulle part. Cela n’empêche pas ce mastodonte de la Bourse américaine, présent dans le capital des plus grandes entreprises françaises et gérant l’épargne de millions de salariés à travers le monde, de s’intéresser de très près à la réforme des retraites, en dispensant ses « recommandations » au gouvernement et au président de la République. En juin 2019, soit quelques jours avant la remise du rapport de Jean-Paul Delevoye sur le projet de « régime universel », le fonds d’investissement a détaillé, dans un document d’une quinzaine de pages, tout le profit qu’il espère tirer d’une réforme des retraites qui fasse une large place à la capitalisation, en s’appuyant notamment sur la loi Pacte votée au printemps sous l’impulsion de Bruno Le Maire.

Le document intégral : « Loi Pacte: Le bon plan Retraite » (sic)

Cette loi trop peu connue du grand public a préparé le terrain, en créant les conditions d’une montée en puissance des produits d’épargne retraite dans les années qui viennent. La réforme Delevoye vient en quelque sorte en complément de celle-ci, les recommandations de BlackRock éclairant de manière saisissante le contexte d’offensives tous azimuts de l’univers de l’assurance privée dans lequel elle s’inscrit. Une opération facilitée par l’accession à l’Élysée d’Emmanuel Macron, qui cultive ses relations avec le PDG de BlackRock, Larry Fink.

Pour le fonds américain, l’Hexagone représente un marché essentiel : « Les Français se distinguent au niveau mondial par un taux d’épargne élevé, 14 % de leur revenu disponible chaque année », relève BlackRock. Cela représente un pactole accumulé, tous patrimoines confondus, de 13 125 milliards d’euros en 2016, dont 5 400 milliards d’actifs financiers. En Europe, seuls les Allemands épargnent davantage. BlackRock voudrait mettre la main sur cette montagne d’actifs, mais il doit pour cela éliminer un obstacle de taille : la méfiance historique des Français pour les produits financiers, et en particulier pour les retraites par fonds de pension, jugées peu sûres. 63 % d’entre eux estiment les placements en actions trop risqués, selon le baromètre de l’Autorité des marchés financiers. « Les différentes crises financières ont ancré dans les esprits que les marchés financiers sont d’abord des sources de risque avant d’être des sources de performance », se désole BlackRock. Et les 15 ans de réformes précédentes des retraites ont échoué à ouvrir le marché tant espéré.

Le « pilier » de la capitalisation est déjà au cœur de la réforme

Le fonds attend donc du gouvernement qu’il l’aide à vaincre cette aversion en réformant profondément les mécanismes d’épargne retraite. Ce qu’a commencé à faire la loi Pacte, « en permettant à l’épargnant de bénéficier d’un allègement fiscal » et d’une « gestion pilotée » de son plan d’épargne retraite, un outil programmé pour augmenter la part des investissements à risque, type actions en Bourse, pour les épargnants les plus jeunes. Pour BlackRock, au moment où les autorités s’apprêtent à réformer les « piliers 1 et 2 » de la retraite (les régimes de base et complémentaires), il est urgent d’ « intégrer le pilier 3 dans leur périmètre de réflexion » (la capitalisation) en « unifiant les différents volets de la réforme des retraites ».

De fait, le « pilier » de la capitalisation est déjà au cœur de la réforme, même si le haut-commissaire aux retraites – dont les liens avec le monde de l’assurance viennent d’être mis au jour – s’en défend. Son projet de régime universel est un « système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs », plaide-t-il, puisqu’ils cotiseront pour leur retraite sur une assiette de salaire allant jusqu’à 10 000 euros par mois. Soit quasiment l’intégralité des actifs… mais pas tous. C’est toute la subtilité. Pour rappel, jusqu’alors, les retraites complémentaires par répartition Agirc-Arrco permettaient de cotiser jusqu’à 27 000 euros de salaire mensuel. C’est donc un espace supplémentaire pour la capitalisation qui vient de s’ouvrir pour les plus aisés, au bénéfice des assureurs. Cela est d’ailleurs écrit en toutes lettres dans le rapport de Jean-Paul Delevoye : « Les employeurs et les salariés qui le souhaiteront pourront compléter le niveau de retraite par la mise en place de dispositifs collectifs d’épargne retraite. »

C’est cet avantage que veut pousser BlackRock, en dispensant une quinzaine de recommandations au gouvernement. Le but, vendre des produits d’épargne aux plus riches, mais, au-delà, le document propose par exemple une « contribution automatique » de 5 % des salaires à des plans d’épargne d’entreprise, complétée d’un « dispositif d’augmentation automatique » en cas de hausse des rémunérations… Il va jusqu’à envisager un « crédit d’impôt » de 1 000 euros par an « accessible aux ménages non imposables », ce qui « constituerait une forme d’abondement public » pour « démocratiser largement le modèle au-delà des seuls ménages ayant un intérêt fiscal à se constituer une épargne retraite ». Ou comment financer sur fonds publics le chiffre d’affaires des assureurs en fourguant des produits d’épargne aux plus pauvres.

Sébastien Crépel

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:46

 

Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec malus pour un départ avant cet âge… et donc recul de l’âge de départ à la retraite.

 

 

Et il ne dit pas un mot sur le blocage des ressources financières à 14% du PIB, confirmant que le cœur de la réforme vise bien à satisfaire des intérêts financiers et le monde des assurances.

La réforme Macron est en fait conçue pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social.

L’universalité est un leurre quand les annonces consistent à opposer les générations entre elles et à sacrifier les nouvelles générations. Si cette réforme était réellement vertueuse, pourquoi le décalage de sa mise en œuvre pour les générations nées après 1975 est-il présenté comme une bonne nouvelle pour celles  nées avant 1975 ?

Aujourd’hui, le pays n’a eu aucune réponse sur sa principale attente : à l’âge de la retraite, quel sera le niveau de ma pension par rapport à mon salaire de fin de carrière ? 

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron, et appelle à ce titre la jeunesse, particulièrement visée par les annonces du Premier ministre, à s’engager dans cette bataille.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:30
Bolivie. Camacho, un fasciste en mission divine ( Lina Sankari, L'Humanité, 9 décembre 2019)

 Un article excellent et terrifiant de Lina Sankari. Le sabre et le goupillon, l'intégrisme religieux, l'oligarchie et le fascisme, on en est pas sorti, ni aux Etats-unis, ni en Amérique latine:

Bolivie. Camacho, un fasciste en mission divine
Lundi, 9 Décembre, 2019
Lina Sankari - L'Humanité

Candidat à la prochaine présidentielle, cet avocat use de la religion pour asseoir son pouvoir autoritaire. Faute de ne l’avoir jamais emporté dans les urnes. Portrait.

Bientôt, les supplices par l’eau et le feu. La « nouvelle Bolivie » renoue avec les ordalies, ces procès religieux médiévaux qui, par l’intervention divine, promettaient de conclure à la culpabilité de l’accusé. « Ce n’est pas de la haine, ni du ressentiment, c’est ce que l’on appelle la justice divine, et la justice divine a déclaré que ce qu’il fallait faire sur cette terre devait être fait, et que nous ne pouvons pas laisser impunis ceux qui ont détruit notre pays en quatorze ans », prêche ainsi le candidat d’extrême droite à la prochaine présidentielle (mars 2020), Luis Fernando Camacho. Le 4 octobre, quelques semaines avant le précédent scrutin, il réunissait ses partisans au pied d’un monument dédié au Christ rédempteur afin de les inciter à « punir le tyran par le vote » . Comprendre Evo Morales. C’est en cette place du Christ-Rédempteur que le pape François avait donné une messe sur le thème de la « mission » lors de son déplacement en 2015.
L’incarnation de la bourgeoisie de Santa Cruz

Pour Camacho, « Evo n’est pas seulement un “dictateur”, mais également un “idolâtre” qui a mis la Pachamama (déesse-terre – NDLR) au palais. » De quoi heurter sa foi. Selon le sociologue Julio Cordova, spécialisé dans les mouvements évangéliques, Luis Fernando Camacho, dont l’autorité n’est jamais passée par les urnes, « légitimise sa position autoritaire grâce au discours religieux à la manière de (Jair) Bolsonaro ». Depuis le coup d’État contre le président Evo Morales, cet avocat a pris la tête de l’opposition. Adepte des opérations coups de poing, il avait mené une marche, le 5 novembre, jusqu’au palais présidentiel afin d’obliger le président sortant à signer sa lettre de démission. Après le départ forcé de l’ex-chef de l’État andin au Mexique, l’un des premiers actes politiques de Luis Fernando Camacho fut de déposer la bible sur le drapeau national dans l’enceinte du palais présidentiel. Le même incite ses partisans à brandir des représentations de la Vierge Marie durant les manifestations. L’image tranche radicalement avec celle d’un Morales prêtant serment, en 2006, le poing levé aux sons des « pututu » (cornes des Indiens aymaras), remerciant la Pachamama et rendant hommage à Simon Bolivar, Che Guevara et au résistant anti-espagnol Tupac Katari.

Luis Fernando Camacho est l’incarnation de la bourgeoisie de Santa Cruz, le département dont il est issu, qui prétendait faire sécession en 2008. La région n’a cessé de cultiver son mépris raciste pour les Colla, les Indiens aymaras et quechuas des zones occidentales, et de s’opposer aux nationalisations. « La diabolisation des indigènes est ancrée dans une pensée coloniale qui, sans être dominante en Bolivie, est toujours opérante », souligne le sociologue des religions mexicain Hugo José Suarez.

Fief des grands propriétaires terriens blancs, Santa Cruz possède la majeure partie des gisements de pétrole, de gaz et des terres agricoles fertiles. Selon des statistiques officielles datées de 2016, le département pesait à lui seul 28,9 % du PIB national. Les élites locales n’ont eu de cesse de remettre en cause la légitimité d’Evo Morales depuis sa prise de fonctions en 2006. Leurs revendications autonomistes avaient alors obtenu l’agrément discret mais certain de l’ambassadeur des États-Unis, depuis expulsé, et qui fut en poste en Yougoslavie avant la dislocation du pays. À l’issue des élections d’octobre, Santa Cruz fut d’ailleurs l’un des épicentres de la sédition d’une partie des forces de police. C’est également là que les manifestants de droite s’en sont pris à la maire de Vinto, Patricia Arce (Mouvement vers le socialisme), la sortant de force de son bureau, avant de mettre le feu au bâtiment, de briser toutes les ­fenêtres et de lui couper les cheveux. Elle avait dû marcher, plusieurs kilomètres durant, pieds nus, peinte en rouge. L’humiliation en place publique.
Il est vice-président d’un mouvement paramilitaire raciste

Président du comité pro-Santa Cruz depuis 2017, une organisation qui lie commerçants, chefs d’entreprise et société conservatrice, Luis Fernando Camacho est également un entrepreneur de 40 ans qui a fait ses armes au sein de l’Union des jeunes crucénistes, un mouvement paramilitaire raciste qui revendique 20 000 miltants, et dont il fut vice-président. Né avec une cuillère en argent dans la bouche, il hérite des diverses entreprises et de l’immense fortune de son père dans la distribution du gaz. Des sommes ­colossales qu’il fait parfois fructifier en toute illégalité : son nom est cité dans le scandale de fraude fiscale mondial des Panama Papers. Les combats du fils héritier dépassent d’ailleurs largement le cadre national. Après le départ d’Evo Morales, Luis Fernando Camacho se sent pousser des ailes et promet : « La Bolivie va être l’espoir de toute l’Amérique latine. Le communisme, c’est fini ! Nous aurons la liberté et la ­démocratie. Nous, Boliviens, allons reprendre le combat pour que le Venezuela retrouve sa dignité, ainsi que tous les pays qui ont été humiliés. »

Luis Fernando Camacho est également un machiste assumé. « Macho Camacho », comme il est parfois surnommé, a suscité de vives réactions des organisations féministes qui qualifient, à l’instar d’Adriana Guzman du mouvement d’Abya Yala, « le coup d’État en Bolivie (de) ­raciste, patriarcal, ecclésiastique et économique ». Dernière référence de Camacho : le baron de la drogue colombien, Pablo Escobar, dont il loue les méthodes et qui avait, en son temps, formé une unité de tueurs spécialisés.
Lina Sankari

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:16
Comment les travailleurs belges ont bloqué la retraite à points
Mercredi, 11 Décembre, 2019

C'est dans "Solidaire", le journal du Parti du Travail de Belgique, que Jonathan Lefèvre nous raconte comment il y a deux ans, gouvernement et patronat ont tenté d’imposer une « pension » à points. Les travailleurs ont réussi à les faire reculer. Retour sur une victoire – et non pas une histoire – belge.

 
 
Alors que le gouvernement fédéral affichait sa détermination d’aller jusqu’au bout de sa réforme – imposer ce qu’on appelle ici la pension à points, « le point d’orgue de toute réforme des pensions du gouvernement » selon le ministre libéral des Pensions Daniel Bacquelaine – il a reculé à mesure que les travailleurs marchaient dans les rues du pays...
 
La lutte de la pédagogie
Le 28 octobre 2017, le ministre des Pensions annonce : « J’introduis un projet de loi sur la pension à points avant la fin de l’année. » Très vite, les trois organisations syndicales du pays réagissent et le 19 décembre, une première manifestation en front commun est organisée à Bruxelles. Plus de 40 000 personnes battent le pavé de la capitale. Le jour même de cette première action d’envergure, le ministre effectue son premier rétropédalage : il annonce que, finalement, son texte sera introduit pour juin. Reculade encore en avril, lorsqu’il déclare : « Il ne faut pas absolument voter les textes avant la fin de la législature. Il y a d’abord un effort pédagogique à faire. » Sous-entendu : les gens auraient tort de se mobiliser contre une réforme qu’ils ne comprennent pas.
 
Mais les travailleurs avaient bien compris que le système de retraite à points transformait les retraites en tombola. C’est d’ailleurs un message que n’ont cessé de rappeler les syndicats et le PTB (Parti du Travail de Belgique). Une tombola que résumait de cette manière le député et porte-parole du PTB Raoul Hedebouw, en décembre 2017 déjà : « On vous donnera des points et plus des euros. Ces points seront calculés à la fin de votre carrière. Mais ils seront variables en fonction du budget de l’État, du coût de la vie et de l’espérance de vie. Donc, si l’espérance de vie augmente, notre pension va diminuer. S’il y a de nouveau une crise comme en 2008, c’est à nouveau les pensionnés qui vont payer, automatiquement. C’est une pension tombola. »1
 
 
Une tombola organisée par la Commission européenne. Car la retraite à points est bien une « demande » venant de l’Union européenne. Partout où ce système est imposé, les montants des retraites ont diminué, l’âge pivot a reculé. Comme en Allemagne, où les retraites ont baissé de 10 % par rapport aux salaires. Et où 2,7 millions des plus de 65 ans vivent sous le seuil de pauvreté. Ou comme en Suède, où les travailleurs doivent bosser jusqu’à 68,5 ans pour toucher le montant qu’ils avaient avant la réforme, à 65 ans.
 
Ce système à points favorise l’assurance privée : vu que les retraites sont plus basses et que les travailleurs ne savent que très peu de temps avant leur retraite le montant de celle-ci, ils sont plus enclins à prendre une assurance individuelle afin de pallier aux mauvaises surprises.
 
Avec la fin du système par répartition, au revoir la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle. Au revoir les revendications collectives. Bonjour la privatisation des retraites.
 
Grâce au travail de sensibilisation des syndicats et du PTB, les manœuvres du gouvernement afin d’enfumer les travailleurs échouent.
 
Mobilisation de la rue
Convaincus de la dangerosité des plans du gouvernement, ils sont plus de 70 000 dans les rues bruxelloises le 16 mai 2018, lors d’une manifestation centrée sur le refus de la pension à points. Quelques jours après, un prédécesseur de Daniel Bacquelaine, le député fédéral Vincent Van Quickenborne, confirme à la télévision ce que les travailleurs savent déjà : le gouvernement n’osera pas imposer la casse du système par répartition en mettant en place le système à points durant cette législature. « Mon impression est qu’elle ne viendra plus. Et le ministre l’a confirmé il y a deux semaines. D’où cela vient-il ? C’est une réforme drastique du système. Il y a hélas de l’insécurité et des incertitudes. (…) Et, pour le dire honnêtement, nous sommes trop proches des élections (les communales, équivalent des municipales, ont eu lieu en octobre 2018 et les scrutins des autres niveaux de pouvoir en mai 2019, NdlR) pour prendre encore une décision sur ce point. »
 
 
Mais, plus que les calculs politico-politiciens, c’est bien la mobilisation de la rue qui a fait reculer le gouvernement libéral.
 
Les leçons de la victoire
Les organisations qui ont réussi à bloquer la réforme ont tiré des leçons. D’abord, le sujet des retraites est l’un de ceux où la colère est la plus grande chez les travailleurs. Ensuite, la pression populaire s’est exprimée via un mouvement large qui a réuni des travailleurs de tout le pays, en front commun syndical, interprofessionnel, mais aussi des associations citoyennes, et avec le soutien de la population. Preuve de ce soutien, un sondage paru en juin 2018 montrait que la majorité de la population voulait prendre sa retraite plus tôt, et pour un montant plus élevé. Trois quarts des travailleurs belges disaient avoir peur de ne pas avoir une retraite décente.2
 
Autre leçon : un objectif clair. Les 70 000 personnes qui ont manifesté en mai 2018 l’ont fait en se montrant fermes quant à leur refus du système à points. Pas d’aménagements possibles, c’était non, et « juste » non. Ce sont cette unité et cette clarté par rapport à l’objectif qui ont mené les travailleurs à la victoire. Et qui donnent maintenant des idées pour aller plus loin…
 
En route pour de meilleures pensions
Car une telle victoire laisse des traces. Du côté des perdants – les partis au gouvernement fédéral ont subi une sévère défaite – mais surtout des gagnants. Les organisations syndicales et le PTB sont passés à l’offensive : pour une pension minimum de 1500 euros net par mois. La campagne du parti de gauche est d’ailleurs en plein boum. Les 100 000 signatures de citoyens que le PTB a recueillies afin de déposer une proposition de loi d’initiative citoyenne (la première dans l’histoire du pays) pour arracher cette pension minimum sont sur le point d’être déposées… Un succès qui s’explique en partie par le signal envoyé en 2017-2018 : les travailleurs peuvent gagner face au gouvernement.
 
 
 
(1)« Matin Première », RTBF, 21 décembre 2017 2. « Trois Belges sur quatre craignent de ne pas avoir une pension décente », Le Soir, 12 juin
Comment les travailleurs belges ont bloqué la retraite à points (Jonathan Lefèvre du PTB - L'Humanité, 11 décembre 2019)
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:12
Marcel Zaidner (photo L'Humanité)

Marcel Zaidner (photo L'Humanité)

Disparition. Marcel Zaidner, une vie au service du communisme
Jeudi, 12 Décembre, 2019

Longtemps dirigeant national en charge de la section cadres, l’ancien responsable départemental du PCF dans le Val-de-Marne est décédé à l’âge de 89 ans.

 

Militant communiste fidèle jusqu’au bout à ses engagements de jeunesse, Marcel Zaidner est décédé. Comme Henri Malberg, Henri Krazucki, Roger Trugnan et bien d’autres militants de cette trempe, il appartenait à cette génération de jeunes Parisiens, d’origine juive de Pologne, qui ont rejoint le Parti communiste en 1945, au sortir d’une enfance pourchassée par les nazis allemands et français. Les parents de Marcel se nomment Lejb et Tauba. Fuyant les persécutions antisémites, le jeune couple s’installe à Paris en 1929, un an avant la naissance de leur fils. Sans emploi, ils travaillent comme maroquiniers à domicile. Les parents parlent en yiddish entre eux, mais français aux enfants, Marcel et sa sœur Renée. Marcel est très bon élève, avide de lecture, joue du violon. Lejb fréquente les associations progressistes juives et adhère au PCF. Plus tard, il parvint à ouvrir avec son beau-frère un atelier où travaillaient une dizaine de salariés. La guerre, l’invasion allemande, Pétain et voilà le racisme d’État à nouveau aux trousses de la famille Zaidner. Entré en Résistance, Lejb est arrêté et interné à Pithiviers, dont il s’évade. La famille quitte Paris pour l’Isère et réussit à gagner la Suisse.

De retour à Paris en 1945, Marcel Zaidner fréquente les jeunes communistes de Belleville, poursuit sa scolarité au lycée Colbert, puis travaille avec son père à l’atelier. En 1948, il adhère au PCF, où il ne cessera de militer et d’exercer diverses fonctions dans les 11e, 18e et 20e arrondissements. Dans les années 1950, il travaille comme fraiseur dans une entreprise d’Ivry-sur-Seine. En 1961, il est élu secrétaire de la fédération Seine-Sud du PCF, en remplacement de Georges Marchais qui vient d’intégrer la direction nationale. En 1970, Marcel Zaidner, qui entre-temps a été élu au comité central, devient responsable de la section des cadres. En 1979, il est l’adjoint de Charles Fiterman au secteur jeunesse et sport et le remplace quand celui-ci entre au gouvernement comme ministre des Transports, en 1981. En 1996, Marcel Zaidner quitte le comité central mais reste présent dans les débats qui agitent le PCF. Il s’engage fortement dans la lutte contre le racisme, dans la défense des sans-papiers et demandeurs d’asile. Ce combat faisait écho à son propre passé. Responsable des archives de la fédération PCF du Val-de-Marne, il est à l’origine de leur ouverture et de leur dépôt aux archives départementales. Ses obsèques auront lieu  samedi 14 décembre, à 9 h 30 au funérarium de Vitry, quai Jules-Guesde, puis à 11 h 30, au cimetière Monmousseau, à Ivry. L’Humanité exprime ses condoléances à son épouse, Jeanine, à ses filles, à tous ses proches.

Jean-Paul Piérot
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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 14:39
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
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mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
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mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
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mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
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mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
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mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron
mardi 10 décembre: plus de 1000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron

Plus d'un millier de personnes mobilisés contre la réforme des retraites ce matin, 10 décembre, a Morlaix. On lâche rien contre ce projet qui va faire voler en éclat le système de retraite par répartition et approfondir les inégalités. Prochain rendez vous de grève et de mobilisation, jeudi 11h au kiosque.

Dans le Finistère:  8000 à Brest, 5000 à Quimper, 1000 à Morlaix, 750 à Quimperlé, 500 à Carhaix.

Photos Ismaël Dupont et Jean-Luc Le Calvez

Mardi 12 décembre  (11 h – Place des Otages : derrière le kiosque) :

Manifestation dans le cadre de la nouvelle journée nationale d’actions contre la réforme des Retraites Macron

 

La lutte contre la réforme des retraites programmée par macron continue : un nouvel appel est lancé pour le jeudi 12 décembre.

A Morlaix, une nouvelle manifestation intersyndicale (CGT – FO – FSU – SOLIDAIRES) est programmée à 11 h Place des Otages (derrière le kiosque)

– Le parcours sera identique à celui de la manifestation du 10 mardi décembre. Néanmoins un sit-in est prévu, jusqu’à 13 h 30, sur la Place Charles De Gaulle.

 

Réforme des retraites : Le Premier ministre était attendu, il a finalement confirmé le pire (PCF, 11 décembre 2019)

 

Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec malus pour un départ avant cet âge… et donc recul de l’âge de départ à la retraite.

Et il ne dit pas un mot sur le blocage des ressources financières à 14% du PIB, confirmant que le coeur de la réforme vise bien à satisfaire des intérêts financiers et le monde des assurances.

La réforme Macron est en fait conçue pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social.

L’universalité est un leurre quand les annonces consistent à opposer les générations entre elles et à sacrifier les nouvelles générations. Si cette réforme était réellement vertueuse, pourquoi le décalage de sa mise en œuvre pour les générations nées après 1975 est-il présenté comme une bonne nouvelle pour celles  nées avant 1975 ?

Aujourd’hui, le pays n’a eu aucune réponse sur sa principale attente : à l’âge de la retraite, quel sera le niveau de ma pension par rapport à mon salaire de fin de carrière ? 

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron, et appelle à ce titre la jeunesse, particulièrement visée par les annonces du Premier ministre, à s’engager dans cette bataille.

 

Parti communiste français,

 

Paris, le 11 décembre 2019.

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:47
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont

A nouveau un très beau mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique à Morlaix avec Gérard Le Puill, 36 personnes étaient présentes et le débat a été très intéressant.

Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, ancien paysan et ouvrier métallo, ancien journaliste à La Terre, nous a parlé de l'urgence climatique et de l'urgence sociale. Un propos très argumenté, informé, concret et intéressant, comme toujours avec Gérard Le Puill.

Sont venus en débat le logement et les économies d'énergie, l'arrêt des délocalisations et la sortie des traités de libre-échange, une agriculture qui doit privilégier les circuits courts, l'agro-écologie, l'autonomie alimentaire, contre la dépendance au marché mondial et l'intensif, le développement des transports en commun, du réseau ferroviaire, les alternatives au fioul lourd pour les transports de marchandise, le nucléaire et les énergies renouvelables, les vertus des barrages hydro-électriques. 

Prochain intervenant: Maurice Lemoine, ancien journaliste au Monde Diplomatique sur les expériences socialistes en Amérique Latine et les déstabilisations des gouvernements de gauche anti-impérialistes par l'oligarchie sud-américaine aidée des Etats-Unis. Le mardi 14 janvier à 18h au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac.

Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
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