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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 18:22
Santé : une manifestation finistérienne unitaire, à Brest, mardi 17
photo cfdt, cgt, sud, unsa, fse-cgc et inter-urgences           appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à brest. ©           ouest-france

CFDT, CGT, Sud, Unsa, FSE-CGC et inter-urgences appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à Brest.© OUEST-FRANCE

Brest connaîtra deux manifestations mardi 17 décembre 2019: à 11 h, contre la réforme des retraites, à 13h, pour la défense du système de santé. Ce deuxième mouvement, d’ampleur finistérienne, réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sociaux et sanitaires, etc.

Après la mobilisation de 14 novembre, le gouvernement a « lâché du lest ». Mais, selon les syndicats, c’est insuffisant. Le 3 décembre, la loi du financement de la sécurité sociale a été votée « en toute discrétion » au parlement. « Les députés n’ont voté qu’une hausse de 2,5 % du budget. Il faudrait 5 % ! »

Mardi 17 décembre 2019, dans le cadre d’un appel national, c’est à Brest que les défenseurs du système de santé du Finistère sont appelés à défiler. Ce sera la seule manifestation du département. Initiée par une intersyndicale (CFDT, CGT, Sud, Unsa, CFE-CGC et inter-urgences), elle a été décidée il y a plus de quinze jours. Elle réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sanitaires et médico-sociaux, maintien à domicile, etc.

Elle est maintenue malgré la manifestation contre la réforme des retraites. « Celle pour les retraites commencera à 11 h et se terminera devant l’hôpital Morvan. Celle pour le système de santé, commencera à 13 h, devant le même hôpital »

Mardi 17 décembre 2019 est, depuis plusieurs semaines, une journée nationale de mobilisation de la fédération Santé, Action-Sociale concernant le plan de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2020 qui met à mal le financement des hôpitaux en France.
Dès lors, dans le Finistère il a été acté une mobilisation spécifique « Secteur Santé » à Brest afin de faire « effet masse » devant l’Hôpital MORVAN.

En parallèle, le mouvement contre la réforme des retraites du Gouvernement s’intensifie depuis le 5 décembre dernier et la mobilisation reconductible, interprofessionnelle et intersyndicale prends beaucoup d’ampleur.

La réforme des retraites du gouvernement est un des axes de la destruction de notre protection sociale.
Le gouvernement veut avoir la main sur les montants des pensions et plus largement sur le budget global de la sécurité sociale en éloignant la gestion populaire actuelle par cotisations sociales.
Le financement de l’Hôpital Public sera d’avantage mis à mal et par voie de conséquence les conditions de travail des agents.

C’est pourquoi, pour des facilités d’organisation et une participation optimale à ces 2 mouvements liés, la CGT du CHIC appellent ses syndiqués et l’ensemble des agents du CHIC à se mobiliser massivement pour une Convergence pour la Protection Sociale !
Mardi 17 décembre directement à Brest à 11h00 pour le mouvement des retraites qui enchainera sur le mouvement de la Santé à 13h30 devant l’Hôpital Morvan.
Pour l’occasion, nous allons affréter un transport collectif jusqu’à Brest et permettre ainsi à chacun de pouvoir s’y rendre. Pour cela, il est impératif de nous faire retour de votre présence afin de vous réserver un siège.

Ces deux mobilisations sont clairement liées !
Le Gouvernement est bien « en marche … de destruction » de notre système de protection sociale qui demande à être amélioré et non à être littéralement détruite au bénéfice des plus aisés et surtout au grand damne des plus modestes… !

Le gouvernement fait face à un grand rapport de force.
« La Rue » et « la Durée » les fera « plier » !
Il faut maintenir la pression et faire valoir notre choix d’une société juste et solidaire !!

 

 
 
 
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:35
Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Comme chaque année depuis les années 60, les communistes du Pays de Morlaix organisent leur fête du Viaduc le vendredi 1er mai 2020.
Une « mini-fête de l’Huma » dont la 56e édition devrait attirer à nouveau plusieurs centaines de personnes qui devrait avoir lieu cette année encore place Allende.
 
Hier, vendredi 13 décembre, avec 35 camarades engagés comme bénévoles sur la fête de l'an passé (une partie des militants bénévoles simplement avait pu se libérer), nous avons fait un repas fraternel au local de notre section de Morlaix et nous avons décider de la Programmation de la fête: 
 
- Avec pour le discours Politique à 15h30, Guillaume Roubaud-Quashié, un des jeunes dirigeants nationaux de notre parti, historien, président de la commémoration des 100 ans du Parti Communiste Français, président de la maison Elsa Triolet et Aragon, animateur de la revue du PCF "Cause Commune"
 
Une exposition devrait être présentée sur 100 ans d'histoire du Parti Communiste.  
 
- Et pour la partie concert, comme premier invité connu, l'excellent chanteur douarneniste Claude Couamme: chanson française, répertoire des Aragon, Ferrat, Ferré. 
 
Nous les en remercions chaleureusement!
 
Les deux invités nous ont donné une réponse positive immédiate.
 
 
La fête du Viaduc 2020 s'annonce très belle!!!
 
Guillaume Roubaud-Quashié

Guillaume Roubaud-Quashié

Claude Couamme

Claude Couamme

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:35
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
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Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
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Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
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Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
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Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
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Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)

Le comité de soutien et les colistiers de la liste d'union de la gauche pour Morlaix (citoyens, Génération.s, PCF, PS), "Morlaix Ensemble" conduite par Jean-Paul Vermot étaient réunis ce matin au 6 place des Otages pour l'inauguration du local de campagne. 

Des discours toniques de Jean-Paul Vermot, Cathérine Tréanton, Ismaël Dupont. Une ambiance chaleureuse, optimiste et enthousiaste pour ouvrir cette campagne dont les débuts annoncent bien la capacité de retrouver une majorité de gauche pour relancer Morlaix et lui rendre de l'espoir et de la vitalité.

Désormais nous tiendrons permanence le samedi matin et plusieurs fois par semaine pour rencontrer les habitants et préparer avec eux l'alternative pour Morlaix.

Merci à Jean-Luc Le Calvez pour ses photos.

Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble ce samedi 14 décembre du 6 place des Otages: du monde et une belle ambiance (photos Jean-Luc Le Calvez)
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:30
Collecte de signatures pour un référendum sur la privatisation des aéroports de Paris sur le marché de Saint-Martin des Champs

Le collectif morlaisien contre la privatisation d'ADP ira à la rencontre des habitants de Saint-Martin-des-Champs et du pays de Morlaix sur le marché de Saint-Martin des Champs ce dimanche 15 décembre de 10h à 12h afin de collecter des demandes citoyennes pour le référendum d'initiative populaire sur ADP. 

Munissez-vous de votre carte d'électeur et de votre carte d'identité si vous voulez apporter votre contribution pour que le référendum vous permette de voter contre la privatisation de ce patrimoine commun.

Au moins quatre ordinateurs seront à disposition.

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:29
Commerce de la mort, une industrie florissante - La France au 4ème rang - L'Humanité, Gaël de Santis, 10 décembre 2019
Défense. Le commerce de mort, une industrie florissante
Mardi, 10 Décembre, 2019 - L'Humanité

Les 100 plus grosses entreprises d’armement ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 4,6 % en 2018. La France s’accapare 5,5 % des parts de marché.

 

Cocorico ! C’est dans un bien triste classement que la France se hisse au quatrième rang des nations : celui des ventes d’armes. Le Sipri (Stockholm International Peace Research Institute) vient de rendre son rapport annuel sur les 100 premières entreprises productrices d’armement en 2018 (1). Il apparaît que la France détient 5,5 % des parts de marché (23,2 milliards de dollars, soit 21 milliards d’euros), un chiffre en hausse de 2,4 % par rapport à l’année précédente.

Sur les 100 principaux négociants d’armes dans le monde, on compte six firmes françaises : Thalès (pour 9,5 milliards de dollars) ; Safran (3,2 milliards) ; Naval Group (2,2 milliards) ; Dassault Aviation (2,9 milliards) ; CEA (2,3 milliards) et Nexter (1,1 milliard).

Sur ce terrain, la France se situe derrière le Royaume-Uni (8,4 %) et la Russie (8,6 %). Les États-Unis, eux, se placent en première position : ses entreprises voient leur chiffre d’affaires grimper de 7,2 % en 2018 grâce à la politique de l’administration Trump. Ils s’arrogent, eux, 59 % de ces parts de marché, soit 246 milliards d’euros. En 2015, l’ONU estimait que 267 milliards de dollars annuels suffiraient à éradiquer la faim dans le monde d’ici 2030.

Le rapport montre que le marché de l’armement est en pleine expansion : il a augmenté de 4,6 % en 2018, avec un chiffre d’affaires de 420 milliards de dollars pour les seules 100 plus grosses entreprises du secteur. Cela représente plus ou moins le PIB de l’Autriche en 2017, le 27e pays le plus riche au monde.

Les entreprises d’aviation tirent leur épingle du jeu. Lockheed Martin, qui produit les F-35 américains, voit son activité armement progresser de 5,2 % ; Boeing de 5,7 %. Bien qu’avionneur civil, 29 % des ressources de cette entreprise américaine proviennent de son activité militaire. Le groupe transeuropéen Airbus a un chiffre d’affaires en matière d’armes qui grimpe de 9 % et le français Dassault, fabriquant de Rafale, augmente ses ventes d’armes de 30 %.

Les entreprises russes profitent d’une hausse des dépenses militaires domestiques. Elles bénéficient également du succès des systèmes de défense antiaériens S-400, déployés ces dernières années en Syrie ou en Turquie.

On relève par ailleurs dans ce rapport que l’augmentation des dépenses militaires d’Ankara bénéficie à son complexe militaro-industriel. Deux entreprises turques qui intègrent le top 100 mondial ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 22 % sur l’année dernière.

(1) L’étude exclut les entreprises chinoises.
Gaël De Santis
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:21
Royaume-Uni: Boris Johnson l'emporte dans un royaume plus désuni que jamais (Thomas Lemahieu, L'Humanité, 13 décembre 2019)
Royaume-Uni. Boris Johnson l’emporte dans un royaume plus désuni que jamais
Vendredi, 13 Décembre, 2019

L’hypnose du Brexit a fonctionné à plein lors des législatives britanniques. En promettant exclusivement la sortie de l’Union européenne, les conservateurs sont parvenus à faire oublier les effets dévastateurs de leur austérité. En Angleterre, de nombreux bastions travaillistes, sur les terres où le « Leave » l’avait emporté en juin 2016, sont tombés jeudi soir, alors qu’en Écosse, les indépendantistes réussissent presque un carton plein.

 

Avec son mot d’ordre simpliste (« Get Brexit Done », « Réalisons le Brexit ») et son programme de gouvernement vide, Boris Johnson a réussi le hold-up parfait lors des élections législatives britanniques, jeudi. Les conservateurs, donnés à 45 % au niveau national - un niveau qui lui permettrait de dépasser les records de Margaret Thatcher lors de ses trois victoires entre 1979 et 1990 -, disposeront au parlement d’une majorité absolue confortable, avec 364 députés (+47, par rapport à 2017). Avec 33 % des suffrages exprimés, les travaillistes n’auront plus que 203 représentants à la chambre des Communes (- 59). Malgré neuf ans de ravages des politiques d’austérité conduites par les tories, Jeremy Corbyn, focalisé sur les urgences sociales et les services publics, n’a pas convaincu sur le Brexit, en promettant de négocier un nouvel accord avec Bruxelles pour « protéger les emplois, les droits sociaux et l’économie » avant de le soumettre, avec une option, à un nouveau référendum. « On l’a fait, on a brisé la paralysie et on a désormais la plus grosse majorité conservatrice depuis les années 1980, se félicite Boris Johnson. Le Brexit est désormais une décision irréfutable, irrévocable, non négociable du peuple britannique, c’est fini, et « monsieur Stop Brexit » (Steve Bray, un Gallois qui organise une protestation quotidienne devant Westminster, NDLR) va devoir ranger son mégaphone. » Dans sa première réaction, le leader du Labour, cible des boules puantes distribuées à jet continu par les tories et leurs relais dans les médias dominants, tabloïds et BBC confondus, tout au long de la campagne, s’est, lui, engagé à ne plus être à son poste lors des prochaines élections.

Le Labour perd bien au-delà des pires cauchemars

Alors que la gauche n’a pas réussi la percée espérée dans les circonscriptions autour de Londres - le pari de débarquer plusieurs figures emblématiques du parti conservateur, comme Iain Duncan-Smith, à Chingford, ou même Boris Johnson, à Uxbridge, n’a pas pu être tenu -, l’ampleur de la victoire des conservateurs, et de la déroute des travaillistes, est particulièrement visible sur l’une des façades de la « muraille rouge », dans le nord-est de l’Angleterre, où le vote en faveur du Brexit avait souvent dépassé les 60 % lors du référendum du 23 juin 2016. Dans la région autour de Newcastle upon Tyne, le Labour perd bien au-delà des pires cauchemars de ses militants et des rêves les plus fous des tories. Sur 26 circonscriptions (23 aux travaillistes et 3 aux conservateurs en 2017), Boris Johnson n’en avait ciblé qu’une ou deux comme objectifs prioritaires : Darlington et Bishop Auckland. Au matin du 13 décembre, alors que les derniers résultats tombent, le leader du Parti conservateur peut se targuer d’en avoir fait tomber huit ou neuf dans les ex bassins industriels, dont certains, très symboliques: Blyth Valley, Sedgefield - l’ex fief électoral de Tony Blair - et Durham Nord-Ouest, où Laura Pidcock, souvent présentée comme possible remplaçante de Jeremy Corbyn à la tête du Labour, a été battue et où le gala traditionnel des mineurs, la grande tribune des « socialistes » les plus conséquents, organisée chaque année en juillet, se déroulera désormais dans une circonscription tory.

basculement dans les milieux ouvriers

À Bishop Auckland (lire l’Humanité du 12 décembre), la candidate conservatrice, Dehenna Davison, une ex-assistante parlementaire de Jacob Rees-Mogg - un châtelain ultra-conservateur et libéral acharné qui demeure l’une des figures les plus caricaturales des tories et les plus éloignées de la classe ouvrière - a battu à plate couture, avec plus de 8000 voix d’écart, la sortante travailliste Helen Goodman. Un résultat dû largement à un basculement dans les milieux ouvriers, frappés par la fermeture des mines et la désindustrialisation en général, qui ne date pas d’hier, en vérité : le Labour est en déclin constant dans la région depuis près de deux décennies, sous les coups de boutoir des formations d’extrême droite, comme le BNP et l’Ukip, mais aussi des avanies de ses dirigeants blairistes. À Hartlepool, par exemple, un port terrassé depuis la destruction de l’exploitation du charbon et de la construction navale, et où Peter Mandelson, très proche de Tony Blair a un jour confondu avec du guacamole la purée de pois accompagnant l’iconique fish and chips britannique, les travaillistes ne gardent le siège que grâce à la concurrence entre le candidat conservateur et celui du Brexit Party de Nigel Farage.

Une dynamique centrifuge à l’œuvre

Mais ce raz-de-marée conservateur en Angleterre et au Pays de Galles ne doit pas masquer la dynamique centrifuge à l’œuvre en Irlande du Nord et en Écosse. À Belfast Nord, John Finucane, le candidat des républicains irlandais du Sinn Fein - qui, globalement, toutefois, sont en recul en pourcentage -, a pris le siège aux unionistes ultra-conservateurs du DUP : ces derniers passent de 10 députés à 8, et les partisans d’une réunification de l’Irlande (Sinn Fein et SDLP) les supplantent pour la première fois. Plus grave encore pour les tories : en Écosse, les nationalistes anti-austérité du SNP réalisent un carton plein, ou presque, avec 48 sièges sur 59 au total (contre 35 en 2017). Ils prennent la plupart des sièges des travaillistes (le Labour ne garde qu’un seul parlementaire, contre 7 jusque là), quelques-uns aux conservateurs qui passent de 13 élus à 6, et celui de Jo Swinson, la dirigeante des libéraux-démocrates. Ils interprètent ce résultat comme un mandat pour « échapper au Brexit » - largement minoritaire en Écosse en juin 2016 - et relancer un processus qui doit, selon eux, conduire à l’indépendance. « Il y a maintenant un mandat en vue d’offrir au peuple écossais le choix de son propre avenir, avance Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise et cheffe du SNP. Boris Johnson a peut-être reçu un mandat pour faire sortir l’Angleterre de l’Union européenne. Il n’a absolument pas le mandat de faire sortir l’Écosse de l’Union européenne. »

La fin du Royaume-Uni ?

De l’autre côté de l’Atlantique, Donald Trump appelle son ami Boris Johnson à « festoyer » après cette « grande victoire » qui va permettre à la Grande-Bretagne et aux États-Unis de conclure le « l’accord de libre-échange massif de l’après-Brexit ». Si le bulldozer de Boris Johnson défonce la « muraille rouge » et tous les bastions du Labour, avant de partir démolir le système de santé public et les hôpitaux (le fameux National Health Service, NHS, sur lequel Corbyn avait concentré sa campagne) qui seront au cœur des négociations commerciales avec Trump, en l’occurrence, il est également en train de saper un royaume qui, avec ses quatre « nations » à fronts renversés, n’a jamais été aussi divisé. Le jour se lève sur un pays qui, en fait, n’existe peut-être déjà plus…

Thomas Lemahieu
Royaume-uni. « Johnson flatte une identité anglaise qui n’existe pas »
Mardi, 10 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que le Brexit pourrait accélérer un processus de dislocation du Royaume-Uni, l’essayiste Alex Niven propose de défaire la domination capitaliste de Londres, qui a conduit à l’abandon et à la casse industrielle dans le nord et l’ouest de l’Angleterre.

 

Newcastle upon Tyne (Angleterre), envoyé spécial.

« A u mieux, l’Angleterre est un vague anachronisme ; au pire, c’est une fiction récente de l’ordre néolibéral qui agit sur la base de la finance, du capitalisme, de la domination, et sur le déni des espoirs et des rêves bien plus radicaux du peuple. » Dès les premières lignes de son livre, paru le mois dernier (1), Alex Niven attrape « l’identité anglaise » au collet et, accumulant les références issues de la littérature, de l’histoire, mais aussi de la pop culture ou de la vie courante, l’enseignant en lettres à l’université de Newcastle en détricote toutes les mailles, si bien qu’à la fin il n’en reste rien – ou presque, juste une fierté très évanescente quand l’équipe nationale de football remporte un match important… Un geste salutaire par ces temps où, à travers leur campagne pour « réaliser le Brexit » – leur mot d’ordre unique pour les législatives du 12 décembre –, les tories de Boris Johnson s’appuient exclusivement sur les ressorts les plus réactionnaires du nationalisme britannique et, en l’occurrence, strictement anglais.

« Personne ne sait ce que les conservateurs veulent, observe Alex Niven. Le programme de Johnson est on ne peut plus superficiel, et toute sa campagne est basée sur du négatif, sur le dénigrement de Corbyn. Mais, en mettant une frontière en mer d’Irlande dans leur projet d’accord sur le Brexit, ils confirment qu’ils n’ont plus grand-chose à faire de l’Irlande du Nord et acceptent la perspective d’une réunification de l’île avec le basculement démographique en cours en faveur des catholiques. Avec la perspective de l’indépendance de l’Écosse, à un horizon encore indéfini mais inéluctable, la dislocation du Royaume-Uni, prophétisée dès 1977 par le marxiste Tom Nairn, est programmée. Il est évident, pour moi, que, tout en prétendant les contrer, la stratégie du nouveau Parti conservateur, sur la ligne très droitière de Boris Jo hnson, tient compte de ces défections à venir et se rabat sur une identité nationaliste purement anglaise, avec un imaginaire bâti entièrement sur une ethnicisation anti-immigration, l’impérialisme, le capitalisme et le militarisme… »

Tony Blair dans les pas de Thatcher

Membre d’une génération d’intellectuels socialistes radicaux qui, émergeant au début des années 2010, nourrissent désormais les bases idéologiques du corbynisme, Alex Niven récuse « tout sens positif » à la notion d’ « anglitude ». Dans son essai, il décrypte la retraite du New Labour de Tony Blair sur la « petite Angleterre », qui n’a fait que perpétuer le programme de Thatcher, avec l’enrichissement de la capitale britannique et du Sud-Ouest, au détriment des régions du Nord et de l’Ouest, frappées par la désindustrialisation et l’absence d’investissements. « Cela a produit une forme d’a-société, avec des gens toujours plus séparés et plus atomisés, privés d’espoir et condamnés à la précarité sous toutes ses formes », accuse-t-il.

Plutôt convaincu par les arguments des indépendantistes écossais – « Leur nationalisme est tellement meilleur que l’anglais, c’est un petit pays, plus progressiste et ouvert », glisse-t-il –, l’essayiste n’en redoute pas moins une certaine forme d’ « étroitesse d’esprit ». Afin que le délitement prévisible du Royaume-Uni survienne « sur des bases anticapitalistes et non pas nationalistes », il propose de relancer un processus de dévolution des pouvoirs aux régions, et pas seulement le pays de Galles, l’Écosse ou l’Irlande du Nord. « En dehors de Londres, où la culture bourgeoise de l’establishment domine, avance Niven, de très nombreuses villes, comme Liverpool, Cardiff, Newcastle, Glasgow, Belfast et d’autres partagent un trait important en termes d’identité, elles sont toutes marquées par les cultures ouvrières et populaires. On peut tout à fait envisager des alliances entre ces villes et ces régions, plutôt que de rester sous la domination médiévale de Londres. » L’essayiste invite à repenser les îles comme l’archipel qu’elles sont en réalité. Et à en faire éclater les centres de gravité sur tout le territoire… Par une spéculation féconde, Alex Niven imagine que Carlisle, petite ville du Nord-Ouest – « la plus éloignée possible de Londres », provoque-t-il –, pourrait devenir un « carrefour », avec des services publics performants, facilement accessibles depuis toutes les métropoles britanniques.

Alors que, dans le nord-est de l’Angleterre, la rage est grande contre les gouvernements britanniques depuis les décennies de casse industrielle de la fin du siècle dernier et que Johnson, avec son nationalisme étriqué et le relais actif de médias dominants, à son service, paraît en mesure d’en capter une partie, Alex Niven paraphrase Tony Benn, grande figure de la gauche du Parti travailliste : « Le changement politique a besoin de deux flammes, la colère et l’espoir. » À 35 ans, l’intellectuel n’a pas de réponse définitive à la « question à un million ». « Tout a été laminé ici, et c’est une partie de la culture, voire de l’instinct tribal, je dirais même, qui a été saccagée avec les fermetures de mines ou d’usines, les attaques contre les syndicats. Les tabloïds ont pris la place et le fossé à combler est énorme… Cela ne peut passer que par des changements économiques importants qu’évidemment Johnson ne fera jamais, alors que Corbyn y met, précisément, les moyens. Des emplois, des services publics, de la démocratie, autre chose qu’une identité nationale fantasmatique : l’espoir peut venir de là… » 

(1) New Model Island. How to Build a Radical Culture Beyond the Idea of England, éditions Repeater Books, 2019.
Thomas Lemahieu
... Et en Irlande du Nord (le blog Perspective Communiste de Nicolas Maury)
 

Vendredi 13 Décembre 2019

Les grands partis opposés que sont le DUP (Parti unioniste démocrate) et le Sinn Féin ont remporté les élections générales en Irlande du Nord, malgré un soutien populaire en forte baisse - article et traduction Nico Maury

Le Parti unioniste démocrate (DUP) est arrivé en tête des élections avec 30,6% des suffrages (-5,4) et remporte 8 circonscriptions (-2). Le leader du DUP à Westminster, Nigel Dodds, a perdu son siège (Belfast North) au profit du Sinn Féin.

Pour le Sinn Féin les résultats restent décevant, malgré 22,8% des voix, le parti républicain irlandais perd 6,7 points par rapport à 2017. Il perd très largement la circonscription de Foyle au profit du Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), mais remporte la circonscription de Belfast Nord sur le DUP avec 47,1% des suffrages (contre 43,1 au leader du DUP à Westminster). Le Sinn Féin conserve ainsi ses 7 sièges.

Le Parti social-démocrate et travailliste (SDLP) fait son retour à Westminster avec deux circonscriptions de gagnées : Foyle (57%) et Belfast Sud (57,2%). Au niveau national, le SDLP remporte 14,9% des voix (+3,1).

Les libéraux de l'Alliance (APNI) avec 16,8% (+8,8) sont les grands gagnants de ces élections. malgré cela ils ne parviennent pas à remporter de siège autre que celui de North Down (45,2%).

Les conservateurs de l'UUP remportent 11,7% des voix (+1,4) mais n'auront aucun siège.

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 07:51
Invitation à tous nos soutiens: Morlaix Ensemble inaugure son local de campagne 6 place des Otages le samedi 14 décembre à 11h
Invitation à tous nos soutiens: Morlaix Ensemble inaugure son local de campagne 6 place des Otages le samedi 14 décembre à 11h
L’équipe de la liste de gauche « Morlaix Ensemble » conduite par Jean-Paul Vermot et constituée et soutenue par des citoyens engagés, Génération.s., le PCF, le PS, est désormais dans ses murs, au 5 place des otages.
 
Nous vous invitons si vous voulez d'une alternative de gauche à la majorité municipale actuelle à assister à son inauguration: à 11h, samedi 14 décembre.
 
Mot d'inauguration suivi d'un apéritif convivial
 
En espérant avoir le plaisir de vous accueillir nombreux samedi prochain, et au nom de l’équipe « Morlaix Ensemble »,
 

Morlaix Ensemble, Une ville solidaire, écologique, active: demandez le programme! - Investissez-vous dans la campagne, soutenez notre liste!

Le calendrier de campagne prévisionnel de notre liste "Morlaix Ensemble"
 
- Kerfraval – Penlan – samedi 21 décembre – 10h à 12h00

- Centre ville – samedi 4 janvier périmètre bureau de vote n°1 le matin (côté venelles Tregor)/ bureau de vote n°2 l'après-midi (côté port)
 
- Réunion Publique Forum "La Santé et les Solidarités" à Morlaix - jeudi 9 janvier, 18h30, auberge de jeunesse 

- La Boissière – samedi 18 janvier, de 10h à 12h00

- La Madeleine - samedi 18 janvier, l'après-midi à partir de 14h
 
- Réunion Publique Forum "La place des habitants dans la gestion de la ville, la démocratie participative" - jeudi 23 janvier, 18h30  

- Ploujean – le samedi 1er février toute la matinée

- Troudousten/ Coatserho : le samedi 1er février après-midi
 
- Réunion publique forum "Mieux vivre en ville", jeudi 6 février, 18h30
 
- Réunion publique forum "L'atout de la jeunesse à Morlaix", jeudi 13 février, 18h30  

- St Augustin/Gare : le samedi 15 février de 10h à 12h30

- quartier de la route de Callac : le samedi 15 février l'après-midi
 
- Réunion publique "écologie et développement durable à Morlaix", jeudi 20 février

- le 29 février : Forums des Quartiers Ensemble Morlaix
 
- Réunion publique Forum: relancer l'économie morlaisienne
Invitation à tous nos soutiens: Morlaix Ensemble inaugure son local de campagne 6 place des Otages le samedi 14 décembre à 11h

Nos orientations programmatiques retenues au mois d'octobre et mises en discussion avec les habitants de Morlaix. Elles vont encore se préciser et se compléter dans les trois mois à venir.

 

Morlaix Ensemble

Pour une ville solidaire, écologique, active

Notre projet pour Morlaix

Pendant un an, depuis octobre 2018, le collectif pour les Municipales à Morlaix en Commun, regroupant Génération.s, le PS, le PCF, réfléchit à un programme de gauche sociale et écologiste pour la ville.

Aujourd'hui, nous devenons « Morlaix Ensemble. Pour une ville solidaire, écologique, active ».

Une liste de rassemblement de la gauche ouverte à tous les citoyens qui veulent d'une alternative majoritaire de gauche à Morlaix pour relancer la ville. De nombreux colistiers sont déjà sans appartenance politique. 

Voici les orientations sur lesquelles nous avons travaillé pour Morlaix.

Ce n'est qu'un pré-projet que nous allons continuer à travailler avec nos colistiers, citoyens et membres de nos 3 partis politiques, les citoyens, le monde associatif et les acteurs morlaisiens.

Nous avons voulu ce programme à la fois bien ancré à gauche et réaliste, et susceptible de relancer la ville de Morlaix, en grande difficulté économique, sociale, démographique, des difficultés qui se sont aggravées depuis que Agnès Le Brun est maire. 20 % de chômeurs à Morlaix, un taux de pauvreté très supérieur à la moyenne, ça interroge et cela nous donne des responsabilités.

Ce projet est à discuter avec les habitants de Morlaix qui nous apporteront d'autres propositions et idées, nous n'en doutons pas.

Nos propositions rentrent dans un cadre finançable sur les 6 ans à condition de renoncer à des projets pharaoniques et non prioritaires du type du funiculaire (il en est de même de la passerelle sur le Viaduc) et de rester dans le cadre d'une gestion financière sérieuse et rigoureuse, avec des mutualisations à prévoir avec Morlaix-Communauté (le Théâtre, Langolvas) et une volonté de réduire les impôts locaux qui sont élevés à Morlaix dans une trajectoire raisonnable.

Notre projet pour la liste "Morlaix Ensemble. Pour une ville solidaire, écologique et active".

Liste conduite par Jean-Paul Vermot et soutenue actuellement par les partis de gauche Génération.s, le PCF, le PS.  Des discussions sont encore en cours avec l'UDB.

 

Notre projet à cette étape :

 

1. Associer les citoyens aux prises de décision et démocratiser le fonctionnement de la municipalité.

Faire de la démocratie participative et de l'implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.) dans les choix de gestion, d'investissement, un des grands axes de notre mandat de gauche pour la ville est une priorité pour nous.

Nous voulons :

- des conseils de quartiers et des élus référents de quartier

- un conseil municipal des jeunes, un ou des budgets participatifs

- des commissions extra-municipales ouvertes aux associations et citoyens, des commissions municipales qui soient des lieux d'élaboration et de débat

- des assises de la ville avec les citoyens et associations

- une concertation large avant les grands projets et le vote du budget primitif qui pourra donner lieu à un compte rendu de mandat annuel et une projection sur les projets à venir.

- une relation de dialogue et de travail véritable avec les associations et le personnel municipal, les représentants syndicaux qui doivent être considérés comme des vrais partenaires, etc.

Nous voulons étendre cette conception d'une citoyenneté active et d'une démocratie de participation citoyenne et populaire à la communauté d'agglomération elle aussi selon des modalités que l'on devra définir ensemble et avec les autres équipes de gauche de Morlaix-Communauté.

 

2. En lien avec Morlaix-Communauté, redynamiser la situation de l'emploi et de l'économie, travailler à la problématique du logement, des services publics et du bien vivre à Morlaix pour faire revenir et conserver des habitants.

Pour l'économie, la création d'une agence de développement de l'économie dont les objectifs seraient l'animation des filières économiques (métallurgie, biotechnologies, construction, santé et soin, transition écologique, numérique, formation, etc.), la communication, le financement des projets, la création d'une ZAC d'activités sur le quartier de la gare pour y favoriser la création d'activités d'avenirs, la mise à disposition de locaux commerciaux pour aider les porteurs de projets, l'émergence de projets internationaux en appui avec la Métropole BMO (Inde, Cornouailles, Allemagne, Afrique), la reconquête de l'habitat avec un programme de rénovation en utilisant les outils d'achat public (Foncière de CDC Habitat ou outil propre).

Nous pensons aussi développer la formation aux nouveaux métiers du numérique et de l'informatique, gisement d'emplois importants, travailler tout particulièrement sur l'insertion des jeunes dans le travail en nous donnant des objectifs dont le niveau de satisfaction serait mesurable et en ne craignant pas d'expérimenter des dispositifs novateurs.

Nous examinons en ce moment la possibilité et les avantages d'une inscription dans la démarche « Zéro chômeur de Longue Durée », comme Saint Thégonnec-Loc Eguiner, et voulons d'une participation beaucoup plus active et revendiquée de la ville au service public de l'emploi, à l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la lutte contre le chômage de longue durée.

Des expérimentations ont été faites ailleurs qui peuvent être tentées ici, il y a aussi à innover localement pour faire reculer le chômage, la précarité et la pauvreté dans un des bassins d'emplois les plus sinistrés de Bretagne. Nous nous donnerons des objectifs et nos politiques en matière de réduction du chômage feront l'objet d'une évaluation régulière.

Ces objectifs fondamentaux pour l'avenir de la ville impliquent de travailler en étroite collaboration avec Morlaix Communauté dans le cadre d'une majorité de gauche, et donc de mettre notre projet en débat au niveau du groupe de gauche communautaire et de tenir compte aussi du travail communautaire en cours dans les différentes équipes de gauche des communes avoisinantes.

Nous voulons travailler à renforcer nos coopérations. Avant même de parler de fusion ou de grand Morlaix (nous ne nous engagerons pas sur ce terrain là sans consultation de la population, même si cela nous semble être souhaitable à moyen terme), on peut développer les projets, actions et achats communs, proposer la conférence du pôle aggloméré associant Saint-Martin-des-Champs, Plourin-les-Morlaix et Sainte-Sève, pour y développer toutes les collaborations possibles. Travailler aussi à avoir une relation plus confiante, franche et apaisée avec Morlaix-Communauté, en évitant les postures politiciennes qui sont celles de la majorité morlaisienne actuelle.

Le fait que nos organisations politiques vont travailler ensemble dans un certain nombre de communes de Morlaix-Communauté et qu'elles se mettent d'accord sur un projet commun sur le territoire, l'ancrage à gauche de plusieurs communes de Morlaix-Communauté qui devrait se confirmer sera un atout pour déployer un projet de gauche pour le territoire et pour Morlaix si nous sommes élus.

 

3. Un territoire et une commune en transition écologique

Nous voulons le développement des circuits courts alimentaires sur la cuisine centrale et la commande publique, le Bio en commun (appui municipal dans l'accessibilité de tous au bio local), le développement des potagers, des arbres fruitiers et de la végétalisation, une halle des circuits courts alimentaires au centre-ville, le développement de la ville vers la promotion des déambulations et trajets piétons et cyclistes, le développement du transport en commun et de l'usage des bus par la gratuité du transport.

Nous voulons expérimenter l'extension du secteur piétonnier du centre-ville.

Nous veillerons à ce que nos espaces publics, rues, venelles ou trottoirs, parcs et jardins permettent à toutes et tous, valides ou handicapés, de se déplacer, se promener ou se rencontrer en toute quiétude, de jour comme de nuit. Il s'agira de veiller à la qualité des lieux, des revêtements, de l'éclairage et de l'accessibilité.

Un audit énergétique du patrimoine de la ville, couplé à un plan pluriannuel de travaux d'économies d'énergie sur les bâtiments municipaux, sont nécessaires.

Nous voulons également que notre liste défende la gratuité du transport en commun sur le pôle urbain et travaille dessus pour argumenter auprès des autres élus de Morlaix-Communauté, dans le cadre d'un contrat de majorité et d'un projet communautaire à construire ensemble, quitte à y aller progressivement (en commençant par exemple par la gratuité pour les – 26 ans par exemple, et gratuité de navettes haute fréquence dans le centre-ville reliées à des parkings). 

Il faut aussi travailler pour favoriser les mobilités et le désenclavement des quartiers sur les horaires, l'accès au transport en commun le dimanche, les dessertes des quartiers. Tout le plan de circulation sur Morlaix est à repenser.

 

4. Défense des services publics

Nous défendons la reprise en gestion publique du Transport en commun et une densification des offres de transport en commun sur le réseau péri-urbain, avec de nouvelles lignes et des fréquences et dessertes améliorées. C'est aussi une condition pour que les autres majorités en place à Morlaix Communauté acceptent de financer la gratuité du transport en commun.

Nous soutenons la création de la régie publique de l'eau de Morlaix-Communauté, outil nécessaire pour améliorer la qualité de l'eau, des réseaux, et préserver la ressource.

La qualité de vie à Morlaix passe aussi par la défense des services publics et de vrais moyens pour leur fonctionnement, comme à l'hôpital, la Poste, dans les écoles publiques, pour les liaisons ferroviaires pour le fret et les personnes et la relance de la ligne Morlaix-Roscoff, les Finances Publiques (notre majorité municipale devra résister aux politiques néo-libérales et d'austérité), mais aussi par la construction de nouveaux services publics.

En lien avec la médecine de ville et l'hôpital public, nous voulons étendre l'accès aux soins des Morlaisiens en envisageant la réalisation d'un centre de santé public multi-spécialités pouvant salarier des professionnels de santé. Ce centre de santé permettrait de sédentariser sur Morlaix et sa région des spécialistes et de lutter contre la raréfaction de certaines offres de soins tout en s'adaptant aux évolutions des métiers et des aspirations en terme de temps de travail et de manière de travailler des professionnels de santé.

 

5. Vie associative, jeunesse et sports

Nous voulons avancer rapidement sur le chantier d'une maison des associations. Trop d'associations peinent à obtenir des locaux pour exercer leurs activités, se réunir. Or, la richesse du tissu associatif est une des vraies forces de notre ville et un facteur de qualité de vie essentiel. Dans nos choix d'investissements, la création d'une maison des associations est fondamentale, qui pourrait comporter un accueil en lien avec le Resam et/ou les services de la ville permettant une mise à disposition de services et d'information pour les associations.

Nous voulons aussi une politique plus dynamique, participative ambitieuse pour la Jeunesse, son accès à la citoyenneté, aux loisirs, aux arts à la culture et aux sports : à réfléchir, des Tickets Sports à dynamiser avec des moyens supplémentaires (découvertes des sports et des arts avec les élèves), chèques vacances pour les jeunes (pour l'accès aux loisirs et à la culture), colos et camps de découverte sportive, culturelle, touristique à tarifs accessibles pour les familles.

Il nous semble prioritaire aussi de se pencher sur une rénovation en profondeur des locaux de la MJC pour accompagner le développement de ses activités, et son caractère central pour l'éducation populaire, la politique de mixité et d'accompagnement de la jeunesse vers le bien-être et l'émancipation dans la ville. Nous voulons construire avec MAJ, la MJC, Carré d'As, les services jeunesse de Morlaix Communauté, le 2 D, une politique jeunesse visant à la réussite, l'accès à la culture et aux loisirs, à une mixité respectueuse, l'apprentissage citoyen et l'émancipation des jeunes.

Dans le domaine de la politique sportive, il y a beaucoup à faire :

  • Au niveau de la promotion du sport (et de la santé), aider les associations à adapter leur système tarifaire pour permettre l’accès à la pratique au plus grand nombre. Encourager les clubs sportifs à mettre en place des opérations de type « tickets sport » pendant les congés scolaires. Possibilité à étudier de bourses en fonction du quotient familial pour encourager les pratiques sportives des jeunes.

  • Au niveau de l’initiation, renforcer les liens entre l’école et les clubs pendant le temps scolaire (intervenants extérieurs qualifiés), entre les accueils périscolaires, les accueils de loisirs et les clubs hors temps scolaire.

  • Au niveau des investissements, adapter et améliorer les infrastructures des pratiques sportives collectives en extérieur (terrains en herbe ou synthétique). Envisager un agrandissement et une rénovation de la piscine de la Boissière.

  • Au niveau de la relation entre la mairie et les clubs sportifs, installer (réinstaller ?) un dialogue facilité, direct (office des sports) qui permette une consultation régulière des acteurs locaux du sport.

 

6. Politique sociale, personnes âgées

A l'EHPAD de la Boissière, à Belizal, et dans les autres structures, nous voulons travailler à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées, à contenir ou réduire le prix du séjour, à favoriser le lien et la mixité intergénérationnelle, améliorer la formation des intervenants et des professionnels, l'accès aux droits et aux bien-être des personnes âgées en perte d'autonomie. C'est aussi pour cela que nous nous engageons par exemple à soutenir fortement les missions de l'ORPAM, à travailler sur la problématique de lutte contre l'isolement et d'accès aux services des personnes âgées. Nous réfléchissons à une mise en place à Morlaix de forme d'habitats partagés, en particulier pour les seniors.

Il nous paraît aussi important dans le domaine social de reprendre la réflexion sur l'épicerie sociale et sur d'autres dispositifs de lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Il y a un projet global à définir, l'accumulation actuelle de dispositifs non coordonnés n'est pas satisfaisante.

De poursuivre, en concertation avec les habitants et en prenant en compte leurs points de vue, la réhabilitation de l'habitat locatif, HLM ou privé mais fréquenté par des habitants ayant des bas revenus. Œuvrer pour la transition écologique de l'habitat social. De construire avec les acteurs publics et associatifs concernés un projet permettant de travailler à des dispositifs innovants et concertés pour lutter contre la pauvreté, l'exclusion.

Pour faire gagner du pouvoir d'achat aux citoyens morlaisiens, nous envisageons une démarche d'achat en commun et de négociation par la mairie de biens et de services utiles à la population (énergie, mutuelle santé).

 

7. La culture, un des atouts forts de Morlaix

Dans le domaine de la culture, on ne part pas de rien. Loin de là... La culture est le point fort de Morlaix, un de ses atouts essentiels en terme de qualité de vie, de richesse humaine, d'image et d'attractivité.

Le Théâtre du Pays de Morlaix connaît un vrai succès de fréquentation et d'estime, le projet SEW à la Manu est extrêmement ambitieux et prometteur, l'Espace des Sciences peut être un très bel outil de transmission et diffusion d'une culture technique et scientifique, en lien avec les enjeux écologiques contemporains. Le chantier de rénovation du musée est un projet qu'il faudra continuer à suivre de près pour faire en sorte que la ville tire le meilleur parti de ses investissements importants décidés par la majorité actuelle.

Et au-delà, il nous faudra accompagner et soutenir (parfois mieux qu'aujourd'hui) les associations culturelles, conventionnées ou non, particulièrement nombreuses, talentueuses et actives à Morlaix, être facilitateurs pour leurs initiatives, travailler sur la mise en cohérence. La ville doit être aussi moteur et initiatrice de projets pour des actions culturelles ambitieuses, faisant la place à la création, la culture vivante à volonté émancipatrice, donnant les moyens aux citoyens de penser et de rêver leurs vies. Une politique culturelle locale reste à définir avec ses priorités et une approche claire en termes d'objectifs car on ne peut pas faire que soutenir le réseau local, même si le terreau est important.

Nous souhaiterions donner plus d'exposition et de visibilité à nos artistes locaux, davantage valoriser les pratiques amateur (salon des artistes amateur l'été, participation des jeunes musiciens et musiciens amateur à des animations estivales, des vitrines pour les artistes.

Il pourrait être intéressant par exemple de continuer à valoriser l'image artistique de la ville autour du Street Art et de la Poésie, de mieux mettre en avant son patrimoine, son histoire maritime et commerçante.

Nous mettrons l'accent sur la démocratisation de l'accès à la culture (revenir à la gratuité du musée pour les Morlaisiens par exemple, s'intéresser à l'offre de transport en commun pour l'accès aux évènements culturels), sur le fait que nous puissions aussi avoir des offres culturelles qui touchent toutes les couches de la population et les quartiers, et aux pratiques artistiques (pratiques tarifaires attractives).

Nous soutiendrons la création de l'école inter-communale de musique et de danse avec le souhait de nouveaux espaces d'accueil et souhaitons travailler à la baisse significative des tarifs du Patio et à l'augmentation de la capacité d'accueil pour l'enseignement musical et artistique.

 

8. Faire toute sa place à la culture bretonne et bretonnante à Morlaix

C'est à la fois un héritage à préserver, une réalité des pratiques en devenir porteuse d'identité et d'attractivité pour notre ouest breton (maison d'édition Skol Vreizh, Diwan, classes bilingues, KLT, pratiques des cours de breton, etc) et un vecteur de lien social, d'enrichissement collectif et de création.

Nous voulons réaffirmer avec force l'identité bretonne de Morlaix car la spécificité et les différences d'un territoire sont porteuses de lien social et de richesse humaine, y compris dans les échanges et l'ouverture aux autres, à l'opposé d'une mondialisation économique qui appauvrit en homogénéisant. La richesse du tissu associatif lié à la langue et la culture bretonne dans la région de Morlaix, son implantation ancienne et sa vitalité en termes de pratiques et de productions, justifierait qu'on se penche à l'échelle de Morlaix-Communauté sur une « maison de la culture bretonne » (Ti Ar Vro), pouvant fédérer un certain nombre d'associations, mettre en commun des salariés, des services et des espaces.

 

9 - Droits de l'homme et solidarité internationale

Nous voulons aussi une municipalité qui organise l'accueil des réfugiés et migrants, conformément à sa tradition de solidarité, et qui promeuve la solidarité internationale, l'ouverture à l'international en partant des partenariats et projets existants et en les valorisant davantage (Palestine, Inde, Burkina Faso, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne...).

La défense des droits de l'homme nous semble essentielle comme valeur à défendre par notre municipalité de gauche.

Il ne s'agit là de pistes de politique municipale encore à préciser dans leur mise en œuvre que nous vous soumettons comme base d'accord et que nous espérons pouvoir proposer avec vous à la population morlaisienne en échangeant avec les habitants de Morlaix sur leurs attentes vis à vis de la nouvelle municipalité qui gèrera la ville en 2020 jusqu'en 2026.

 

10- Une pratique municipale des élus basée sur la proximité, l'écoute, la discussion, la bienveillance vis-à-vis des habitants, en vue d'une vie collective plus fraternelle et respectueuse de chacun.

 

Photo Le Télégramme

Photo Le Télégramme

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:57

 

Dans la présentation de la réforme, le premier ministre a volontairement omis de citer le parti et le syndicat, mentionnés dans son discours à propos du CNR…

La formule est connue des journalistes, en particulier de ceux qui décryptent les annonces du pouvoir exécutif. « Seul le prononcé fait foi. » Dans la version écrite du discours d’Édouard Philippe, mercredi au Cese, transmise par les services de Matignon peu après la fin de son intervention, cette phrase figure en bonne place, pour rappeler que les éventuelles libertés prises avec le texte initial par le premier ministre sont celles que l’histoire devra retenir. Alors justement, comparons. Qu’a donc effacé Édouard Philippe de ses 24 pages de discours, à part la demi-douzaine de fautes d’orthographe que contient ce document ? Oh, trois fois rien. Ou plutôt deux fois trois lettres : « PCF » et « CGT ». Un hasard sans doute. Le résultat d’une langue qui fourche ou de lunettes mal ajustées…Si le chef du gouvernement a bien prononcé les mots « Conseil national de la Résistance », une fois, au début de son allocution (page 2), pour assurer que sa réforme était « fidèle à l’esprit » du pacte « imaginé et mis en œuvre, après guerre, pour créer le système de retraite actuel », il a laissé tomber du camion la deuxième occurrence faisant référence au CNR, et au rôle joué dans celui-ci par le Parti communiste et la CGT. Relevant seulement que « les ordonnances Parodi », du nom du ministre du Travail du premier gouvernement de Gaulle, prévoyaient déjà, en 1945, « l’universalité pour assurer la solidarité ». Alexandre Parodi, haut fonctionnaire et compagnon de la Libération, plutôt que son successeur Ambroise Croizat, ex-secrétaire de la fédération des métallurgistes CGT… D’une certaine façon, le premier ministre a fait son choix, quand les historiens, eux, ont depuis longtemps reconnu le rôle décisif de l’un et de l’autre dans la mise en place d’un État providence à la française. « Nous ne voulons pas confier le soin de nos anciens à l’argent roi », a aussi osé Édouard Philippe. Il aurait peut-être été judicieux, alors, de ne pas déverser des milliards d’euros de cadeaux fiscaux sur les plus riches dans l’espoir d’un hypothétique ruissellement…

Alexandre Fache

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:56

 

FSU.  En plein débat sur les retraites, la FSU tient un congrès. Mise en cause du cœur de métier enseignant, fin du paritarisme dans la fonction publique : les chantiers ne manquent pas pour Benoît Teste, nouveau secrétaire général du syndicat.


 

Benoît Teste Secrétaire général de la FSU

Le congrès de la FSU (Fédération syndicale unitaire), premier syndicat de la fonction publique avec 160 000 adhérents, s’achève aujourd’hui à Clermont-Ferrand avec l’élection d’un nouveau secrétaire général.

Seul candidat annoncé, Benoît Teste, 41 ans, professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis, devrait succéder à Bernadette Groison, qui occupait la fonction depuis 2010.

L’occasion de faire avec lui un tour d’horizon des enjeux à venir.

 

Faut-il s’attendre à une forte mobilisation mardi prochain contre la réforme des retraites ?

Benoît Teste Oui. Nous n’avons pas été entendus du tout. Il y a un problème de prise en compte de l’état réel de la profession. Nous avons besoin de signaux à court terme, sur nos rémunérations comme sur les retraites. De ce point de vue, les annonces de mercredi sont une catastrophe : on est encore plus dans le flou. Si cette réforme est bonne, pourquoi reculer l’âge de son entrée en vigueur, et au passage, en faire porter le poids sur les jeunes ? La seule certitude, c’est le recul de l’âge de départ en retraite et, très rapidement, une baisse des pensions.

Les syndicats semblent cette fois unanimes…

Benoît Teste C’est une très bonne nouvelle. Plus nous serons nombreux, mieux ce sera, même si tous les syndicats ne demandent pas le retrait de la réforme. Pour nous, l’âge pivot n’est pas une « ligne rouge » : il est consubstantiel à un système qui ne vous donnerait des droits qu’en fonction de ce que vous avez cotisé. Donc si, parce que vous vivez plus longtemps, vous êtes plus longtemps à la retraite, il faut réduire le niveau de pension. C’est le contraire d’un système solidaire, qui donne la garantie des droits acquis.

 

La loi sera au Parlement dès février mais pour les enseignants, Jean-Michel Blanquer annonce des discussions jusqu’à l’été 2020. Est-ce cohérent ?

Benoît Teste C’est cohérent avec l’intention du gouvernement, qui est de délayer ces questions sur le long terme. Il dit aux enseignants : acceptez la réforme, et on verra après pour vos salaires. Non, ça ne marche pas comme ça ! S’il doit y avoir des contreparties, cela doit être dit avant. Mais une réforme qui a besoin de contreparties pour être acceptable, déjà, ça ne va pas.

 

Le ministre a dit qu’une revalorisation passerait « surtout par des primes ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Benoît Teste C’est dans la continuité de la loi sur le statut de la fonction publique : il s’agirait de distinguer les « bons » et les « moins bons », pour mieux rémunérer les « bons ». Ce n’est pas du bon sens, c’est de la démagogie. C’est mettre les personnels en concurrence, ceux qui n’ont pas la prime jalousant ceux qui l’ont… ça ne peut pas fonctionner, ce n’est pas efficace. On détruit le cadre de la fonction publique qui concentre les salariés sur leur travail, leurs missions, et non sur le fait de s’agiter en tous sens pour plaire au manager qui distribue les primes. Cette logique met les personnels en difficulté. Notre collègue Christine Renon ne disait pas autre chose dans la lettre qu’elle a laissée avant de se suicider : les injonctions permanentes, la perte de sens d’un métier dans lequel on a mis toute sa vie… Son geste nous dit qu’il faut arrêter de mettre en danger les personnels sous prétexte qu’ils fassent leurs preuves – sous-entendu : sinon, ils ne font rien.

 

 

Le nouveau statut de la fonction publique met fin, dès le 1er janvier, aux instances paritaires. Avec quelles conséquences ?

Benoît Teste C’est une perte de droits et de garanties pour les salariés. L’action de la hiérarchie sur les carrières échappera au contrôle par les élus du personnel dans les commissions paritaires. Il sera beaucoup plus difficile de vérifier qu’il n’y ait pas de passe-droits, de clientélisme. Il nous faudra être plus forts sur le terrain, au plus près des collègues. D’ailleurs, contrairement aux espérances du gouvernement, ceux-ci sont plus nombreux à se tourner vers nous. Ils savent que nous avons l’expérience pour défendre leurs droits.

Entretien réalisé par Olivier Chartrain

 

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:48
[ASSEMBLÉE NATIONALE]

Résolution Maillard: Intervention de Jean-Paul LECOQ, député communiste

Jean-Paul LECOQ, député PCF de Seine-Maritime, est intervenu le 3 décembre dernier lors du vote sur la résolution Maillard: "Ce soir, la majorité a fait voter une résolution visant à créer l’amalgame entre l’antisionisme qui est une opinion politique, et l’antisémitisme, qui est un délit. J’ai fermement critiqué cette limitation de la liberté de pensée. Je suis contre toutes les formes de discriminations et de racisme, mais aussi contre la colonisation illégale de la Palestine, et pour boycotter les productions des entreprises implantées dans ces colonies."
Engagés pour l’amitié entre les peuples et la Paix, les députés communistes se sont donc logiquement opposés à cette résolution. [VIDEO]

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