Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 11:50
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier

Morlaix, vendredi 17 janvier, 18h: une soixantaine d'enseignants jettent leurs cartables et leurs manuels devant l'entrée de la permanence de la députée LREM Sandrine Le Feur ... toujours aux abonnés absents.

Des explications toniques de Antoine Gauchard pour la FSU et Sébastien Ménès pour Solidaires.

Photos Ismaël Dupont

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 09:47

Rendez-vous à 17h30 à la gare ce mercredi pour une nouvelle retraite au flambeau contre la réforme des retraites. 

Si nous sommes assez nombreux nous pourrons attendre qu'une partie de volontaires se rendent sur 2ème lieu pour un départ synchronisé vers 18h30.     

Mis en ligne sur Pays de Morlaix en Lutte

 

Ci-joint, quelques photos (pas très nettes) de la marche au flambeau très belle et joyeuse du vendredi 17 janvier contre la réforme des retraites à Morlaix après l'action jeter de cartable et de manuels devant la permanence de la députée macroniste Sandrine Le Feur.

 

Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:55
Forum Démocratie Participative à Morlaix - Réunion publique Morlaix Ensemble, Jeudi 23 janvier à 18h30 à l'Auberge de Jeunesse, rez-de-chaussée (voie d'accès aux Ports)
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:43

Lettre du personnel du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU

Nous, personnels du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU avons été choqués par l’interpellation violente d’un de nos élèves jeudi en début d’après-midi en marge de la manifestation du centre commercial Géant à Quimper. Notre élève mineur a été violemment interpellé par la police avec un de ses camarades d’un lycée Quimpérois. Notre élève expliquera qu’ils ont été plaqués au sol, menottés et amenés au commissariat dans un véhicule de police qui a traversé les rues de Quimper sirène hurlante à une vitesse de 130 kms heure. Son camarade quimpérois a été blessé à la main pendant l’interpellation et il n’a pu consulter un médecin que le soir. L’examen médical établira une luxation de la main. Arrivés au commissariat de Quimper, ces deux jeunes mineurs ont été placés en garde à vue et mis en cellule jusqu’à ce que leurs parents aient l’autorisation de venir les récupérer le soir. Notre élève nous a raconté que les policiers les avaient insultés et méprisés : « j’ai envie de vomir quand je vois vos têtes » leur a-t-on dit. Notre élève est un élève sérieux, investi dans sa scolarité, respectueux de l’adulte et de l’autorité mais qui a sans doute le tort d’être engagé et de dire clairement depuis quelques semaines maintenant son opposition à la réforme des retraites. 

Il a été choqué, traumatisé par cet incident et est convoqué au tribunal le 19 février prochain. 

Nous, personnels du lycée, appelons à soutenir ces 2 jeunes et à s’opposer à ces formes d’intimidation qui sont malheureusement trop fréquentes actuellement. Nous déplorons cet incident qui va à l’encontre des valeurs de respect, de tolérance et de solidarité que nous tentons quotidiennement de transmettre à nos élèves.  

Lire aussi : Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

(Lu sur le blog Le Homard Enchaîné)

Ouest-France
Lycéens interpellés à Quimper : un collectif d’étudiants condamne des « arrestations politiques »

Publié le 20/01/2020 11h15

Jeudi 16 janvier 2020, deux jeunes hommes, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, alors qu’ils bloquaient l’entrée au centre commercial Géant de Quimper. Un groupe, se présentant comme le « collectif des lycéens de Quimper et Concarneau », dit condamner « ces arrestations politiques ».

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant.

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant. | OUEST-FRANCE

Jeudi 16 janvier 2020. À Quimper (Finistère), zone de Creac’h-Gwen, 600 manifestants défilent contre la réforme des retraites. Partis du siège du Medef, ils rejoignent le centre commercial Géant, où ils terminent leur mouvement en bloquant les accès au site.

En toute fin de matinée, deux jeunes gens, âgés de 15 et 17 ans, sont interpellés par la police. Ce qu’on leur reproche : participation à une manifestation non déclarée et entrave à la circulation. Après plusieurs heures de garde à vue, les deux adolescents ont été remis en liberté, mais seront convoqués en février devant le délégué du procureur.

Ce lundi 20 janvier, un groupe se présentant comme le collectif des lycéens de Quimper et Concarneau, dénoncent ces deux interpellations. « Comme d’habitude, la manifestation était pacifique et se passait dans le calme jusqu’à l’intervention des forces de police », estiment les auteurs du communiqué.

« Le collectif condamne fermement ces arrestations politiques visant à décourager les lycéens de se mobiliser pour leur avenir », conclut le groupe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/lyceens-interpelles-quimper-un-collectif-d-etudiants-condamne-des-arrestations-politiques-6698162

Ouest-France
Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

Publié le 17/01/2020

Les deux lycéens, interpellés jeudi 16 janvier 2020 en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), ont été remis en liberté. Ils seront convoqués devant le délégué du procureur en février.

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère).

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère). | OUEST-FRANCE

Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés jeudi 16 janvier 2020, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), qui avait rassemblé 600 personnes. À l’issue de la matinée de contestation, les grévistes avaient décidé de bloquer les accès au centre commercial Géant. Les deux jeunes gens avaient été interpellés pour entrave à la circulation et participation à une manifestation non déclarée.

Placés en garde à vue, les deux mineurs avaient été remis en liberté, jeudi, en fin de journée. Ils sont convoqués, courant février, devant le délégué du procureur de Quimper.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-interpelles-durant-la-manifestation-jeudi-les-deux-lyceens-convoques-devant-la-justice-6694756

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:19
L’homme du jour. Vincenzo Vecchi - Thomas Lemahieu, L'Humanité, 22 janvier 2020
L’homme du jour. Vincenzo Vecchi
Mercredi, 22 Janvier, 2020

Nos libertés en danger

 

Contre son gré, Vincenzo Vecchi est devenu un symbole. Arrêté en août 2019 à Rochefort-en-Terre (Morbihan), où il vivait paisiblement depuis des années, emprisonné, puis libéré en novembre après que la cour d’appel de Rennes a cassé deux mandats d’arrêt européens pris par l’Italie, cet ex-militant anticapitaliste, condamné à plus de douze ans de prison pour des exactions non établies, à Gênes en 2001 et à Milan en 2006, sur la base d’incriminations d’inspiration fasciste, demeure menacé d’extradition. À la demande du parquet, la Cour de cassation a défait le jugement à Rennes et délocalisé, sans date connue à ce stade, l’affaire à Angers. Hier après-midi, à l’invitation du député communiste Pierre Dharréville et en présence de ses collègues Stéphane Peu (PCF), Paul Molac (Libertés et Territoires), Danièle Obono et François Ruffin (LFI), son formidable comité de soutien a tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour défendre les principes d’une justice équitable, indépendante, la défense des droits et libertés individuelles. Ce n’est que le début, le combat continue.

Thomas Lemahieu
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:13
Fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien ; Photo Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, p 275

Fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien ; Photo Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, p 275

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

La rue du local de la section PCF de Brest porte son nom... Juste retour des choses pour le diffuseur de la presse et des tracts clandestins de résistance du PCF, de la JC, et du Front National de Libération, organisateur d'attentats contre l'occupant et les collaborateurs, fusillé à 20 ans le 17 septembre 1943 avec 18 autres résistants communistes brestois.

22/ André Berger (1922-1943)

Né le 30 décembre 1922 à La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; monteur en chauffage ; communiste ; résistant, FTPF.

Selon Eugène Kerbaul, monteur en chauffage, André Berger aurait adhéré à la Jeunesse communiste clandestine à Brest, en août 1941, à l’occasion de sa reconstitution par Jean Kérautret. Il fut diffuseur de la propagande résistante, du PCF, de la JC et du FN. Il aurait peut-être travaillé comme mécanicien dans les chemins de fer, en 1940 et 1941, car un A. Berger faisait partie de l’organisation communiste clandestine des cheminots de Brest à cette époque, et un Berger était le mécanicien de Roger Chaigneau, membre du triangle de direction de la section du PCF de Brest, le 8 mai 1941, le jour de l’arrestation de ce dernier, alors que le train de marchandise qu’il conduisait venait d’arriver au port de commerce.
À la fin 1941 et au début 1942, André Berger assura les liaisons départementales de la Jeunesse communiste. Il entra au PCF clandestin et aux FTPF en mai 1942.
Il effectua de nombreux sabotages et participa à plusieurs attentats contre l’armée allemande. Il prit part à la protection de Raymonde Vadaine et Marie Salou, lorsqu’elles saccagèrent la vitrine de la LVF, rue de Siam, en août 1942, à deux pas de la préfecture maritime, occupée par la Kriegsmarine.
Il participa à de nombreuses autres opérations, dont certaines très importantes : il fut l’acteur principal de l’attentat contre un immeuble occupé par les officiers allemands près du « Petit-Paris » en Saint-Marc, près de Brest. Accompagné de Jean-Louis Prima, il fit sauter la voie ferrée Paris-Brest, au Rody (Anse du Moulin-Blanc, en Kerhuon). Avec Jean-Marie Teurroc et Paul Monot, il fit sauter le tableau de commande électrique du trafic ferroviaire en gare de Brest.
Il fut arrêté le 22 février 1943 à Nantes, en même temps que Jean-Louis Prima, Yves Gilloux, et Charles Vuillemin. Il fut transféré à Brest le 27 février, puis à Rennes-Jacques-Cartier le 3 mars. Il fut transféré à la prison de Fresnes le 28 juillet. Il fut jugé le 28 août 1843, par le tribunal allemand du Gross Paris, 11 rue Boissy-d’Anglas à Paris, et condamné à mort pour actes de franc-tireur.
Il a été fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, en même temps que 18 autres résistants communistes brestois.
Il fut inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine.

SOURCES : fichier des fusillés, FNDIRP du Finistère Nord à Brest. – 1918-1945, 1 640 militants du Finistère, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1988. – Chronique d’une section communiste de province, Brest, janvier 1935-janvier 1943, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1992, ISBN 2-950 7016-0-4. – Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, Master 1, dir. Christian Bougeard, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010. – Site Internet Mémoire des Hommes.

Gilles Pichavant, Maitron des fusillés

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article151741

 

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:07
Hommage. L’honneur d’un judéo-bolchevique polonais - Joseph Epstein, par Charles Silvestre, L'Humanité, 20 janvier 2020
Hommage. L’honneur d’un « judéo-bolchevique » polonais
Lundi, 20 Janvier, 2020 - L'Humanité

Joseph Epstein, bon pour la légende est réédité au moment où son auteur, l’artiste Pascal Convert, est reconnu pour son œuvre sur la mémoire et l’oubli.

 

Le sculpteur Pascal Convert vient de se voir décerner le grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Rien d’extraordinaire, sauf que… l’artiste travaille depuis des années sur les thèmes de la mémoire et de l’oubli. Sa dernière œuvre porte sur l’Afghanistan. Mais sa marque fondatrice remonte à plus longtemps. En 2003, il crée le Monument aux fusillés du Mont-Valérien. C’est son projet qui a été retenu dans un concours ouvert après le vote, par le Sénat, d’une proposition de Robert Badinter. L’ancien garde des Sceaux, se rendant à la cérémonie de la cascade du bois de Boulogne, avait découvert, stupéfait, qu’aucun nom n’apparaissait sur le site proche de Suresnes où ont été exécutés plus de 1 000 fusillés résistants et otages.

À partir de là, va s’enchaîner une série de petits miracles personnels et collectifs pour l’histoire de l’art et l’art de l’histoire. Le monument n’est pas en marbre. Il ne s’impose pas par sa solennité. C’est une cloche où sont gravés sur le bronze 1 008 noms, un nombre arrêté avec le concours des familles et des associations comme il ne l’avait jamais été jusque-là. Leurs noms forment ainsi, sans hiérarchie, une ronde des fusillés.

Un monde de la conscience et du courage

Convert ne travaille pas que la forme… le fond l’intéresse aussi. Au fait, se demande-t-il, qui étaient ces fusillés auxquels on va rendre la lumière ? Le sculpteur se fait enquêteur : leur vie ? Leur combat ? Les 1 000 sont tout un monde, mais pas n’importe quel monde. Ils sont un monde de la conscience et du courage, des militants ouvriers communistes, des chrétiens à la fleur de l’âge, un aristocrate patriote, le commandant Honoré d’Estiennes d’Orves. Ce fond, à son tour, prend la forme d’un film : Aux noms des fusillés.

Et les étrangers, et les juifs, demande le sculpteur-enquêteur à Badinter. Qui répond en deux mots : « Voyez Epstein. » Convert ne se le fait pas dire deux fois. Qui est cet Epstein ? Le chef des FTP de l’Île-de-France qui précédera Henri Rol-Tanguy, mais dont les Allemands ne connaîtront que le nom d’emprunt, Estain. Au départ, un jeune juif se destinant à la carrière d’avocat mais qui, frappé par le numerus clausus du régime du maréchal Pilsudski, se retrouve en France où il rejoint le Parti communiste français. Puis, en Espagne, mitrailleur dans les Brigades internationales du côté des républicains. Épopée d’un homme, avec d’autres, dans un livre au titre évocateur Joseph Epstein, bon pour la légende

Des histoires compliquées,

à la limite du roman

Une deuxième séquence s’ouvre avec Georges Duffau. C’est le nom donné à l’enfant d’Epstein qu’adopte le premier mari de Paula Epstein. Les histoires « privées » de la Résistance, histoires de la clandestinité, sont des histoires compliquées, à la limite du roman. Georges Duffau forme, depuis, avec Pascal Convert, un couple d’inlassables chercheurs. Sur sa lancée, l’artiste écrit un grand livre sur Raymond Aubrac, filme, sculpte, expose. Celui qui a gagné le droit, avec ses enfants, de s’appeler « Duffau-Epstein » s’immerge dans l’histoire du Mont-Valérien, y accueille des classes, organise des rencontres.

Epstein a fini comme il a vécu. Pris, le 16 novembre 1943, à sa descente du train à la gare d’Évry-Petit-Bourg. Jamais, il ne donnera un nom. Toujours inconnu des brigades spéciales de Vichy. Il avait rendez-vous avec Missak Manouchian. Le temps n’est pas encore venu pour les autorités françaises d’accepter, comme cela leur a été demandé, de faire entrer ces purs héros au Panthéon. Étrangers, juifs, communistes, l’ombre de l’Affiche rouge plane encore. L’ironie de l’histoire veut qu’en reconnaissant le formidable travail artistique de Pascal Convert contre l’oubli, c’est l’honneur de Joseph Epstein, l’un de ces « judéo-bolcheviques », comme les appelaient les nazis, qui ressort.

En librairie, le 3 février prochain : Joseph Epstein, bon pour la légende - Lettre au fils (2007), réédité par Confluences, 324 pages, 9 euros. Une conférence de Pascal Convert, en présence de Georges Duffau-Epstein, aura lieu le samedi 25 janvier, à 15 heures, dans le cadre de l’exposition « Libertad », sur les 80 ans de la fin de la guerre d’Espagne aux archives départementales de Gironde, à Bordeaux.
Hommage. L’honneur d’un judéo-bolchevique polonais - Joseph Epstein, par Charles Silvestre, L'Humanité, 20 janvier 2020
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 06:50
Peinture. Une œuvre hantée par la guerre et la torture
Mardi, 21 Janvier, 2020

Disparu l’été dernier, Vladimir Velickovic, né en Yougoslavie et médaillé à Paris dès 1965, a vécu les atrocités nazies puis la fin de son pays. Exposition à Landerneau d’un maître du paroxysme.

 

Landerneau (Finistère), envoyé spécial.

On commence ou presque par un Paysage aux oiseaux morts de modestes dimensions, peint en 1962. Un paysage désolé et nu, tout de noir et de gris. On termine avec une toile de cinq mètres par deux mètres cinquante. Deux piquets et des barbelés devant les sombres nuages de fumée d’incendies que l’on devine. Des oiseaux noirs. C’est une toile de 2019 intitulée Danger. Dans cette même dernière salle de l’exposition du Fonds Hélène-et-Édouard-Leclerc de Landerneau sont accrochées trois autres toiles de semblables dimensions, réalisées au cours des quinze dernières années. Elles renvoient avec des feux dans les lointains, sous de grands ciels de cendres, à des incendies, des bombardements, des villages rasés que l’on devine.

Plus de cinquante ans de peinture depuis que Vladimir Velickovic, né à Belgrade en 1935, est remarqué à la Biennale de Paris par le critique d’art Georges Boudaille. Ce dernier attire encore l’attention sur le jeune peintre, dans les Lettres françaises, quand il obtient sa première exposition personnelle, rue du Dragon. Il l’avait déjà repéré deux ans avant, dans son pays. Il peignait déjà « des corps torturés, empalés, martyrisés qui témoignaient des souffrances de ses compatriotes lors de la dernière guerre, alors qu’il n’était qu’un enfant ». Un début de reconnaissance internationale va suivre avec quelques articles au même moment dans la presse américaine.

Il est l’un des rares artistes reconnus en France aussi bien qu’à l’Est

En 1970, le conservateur très éclairé Pierre Gaudibert lui consacre une première grande expo au musée d’Art moderne de la ville de Paris. En 1972, il représente la Yougoslavie à la Biennale de Venise. On le rattache au courant de la figuration narrative. À Paris, il travaille dans l’atelier d’Antonio Segui avec Gérard Titus-Carmel, repéré lui aussi dans les Lettres françaises. Velickovic est alors l’un des rares artistes reconnus en France aussi bien qu’à l’Est où il n’a jamais obéi en quoi que ce soit au réalisme socialiste. Dès cette période, il va exposer dans de nombreuses villes du monde.

Les terribles exactions des nazis contre les partisans et la population vont le marquer à jamais. Mais c’est au Louvre qu’avec son père il découvre la peinture devant la célèbre Pietà d’Avignon d’Enguerrand Quarton avec le corps pantelant du Christ mort sur les genoux de la Vierge, un bras pendant. Le peintre est athée et le restera toujours. Mais il comprend à quel point la figure du Christ dans l’imaginaire occidental exprime le tragique de la condition humaine. Il est donné au monde pour y vivre la souffrance et en être repris. C’est à cette figure que le peintre va s’attacher dans une série d’une puissance expressive que l’on ne connaît nulle part ailleurs, autour du Retable d’Issenheim exposé au musée de Colmar et de son auteur Matthias Grünewald. Le Christ du retable témoigne d’une rupture fondamentale en cours dans la représentation de la crucifixion. Ce n’est plus la sérénité de celui qui va rejoindre son père qui est représentée, mais la souffrance de celui qui meurt en ayant éprouvé jusqu’au bout l’humaine condition.

La puissance expressive du peintre vient au premier plan

Velickovic, dans une série de toiles de grandes dimensions, va décliner la passion en motifs tragiques avec le corps du supplicié, des ciels d’un gris profond, de sombres oiseaux prêts à becqueter les chairs. On pense à Prométhée, à la Ballade des pendus de Villon « pies, corbeaux nous ont les yeux cavés »… Mais on le comprend. Le peintre ne nous raconte pas des histoires. Il peint cette série dans les années 2000. Dans les vingt années qui précèdent, son pays a disparu, s’est déchiré dans des affrontements ethniques absurdes et parfois fratricides, avec des déchaînements inouïs de haine et de violence entre celles et ceux qui vivaient jusqu’alors en paix. Velickovic, pour reprendre les mots de Picasso ou ceux de Malraux à propos de Goya, n’est pas un peintre décorateur d’appartements, mais un artiste qui crie.

Il n’en est pas moins utile de préciser, tant sa puissance expressive vient au premier plan, qu’elle ne pourrait avoir cette force si ses moyens plastiques n’étaient pas au plus haut niveau. C’est un dessinateur hors pair, on le voit dès ses débuts ( Animal, 1962), c’est un coloriste exceptionnel quand bien même il a concentré sa palette sur les gris, les rouges, des touches de jaune. Il en joue en virtuose ( Lieu. Figure XXII, 1986).

Il faut saluer ici cette exposition pour ce qu’elle nous donne et pour ce qu’elle signifie. Il y eut une période où il était de bon ton de faire la moue devant les artistes de ces années et particulièrement ceux de la figuration narrative. Peut-être parce qu’à leur manière ils exprimaient un rejet de l’ordre ou plutôt du désordre du monde.

Jusqu’au 26 avril. Catalogue, 220 pages, 41 euros.
Maurice Ulrich
Le peintre serbe Vladimir Velickovic aux Capucins à Landerneau: une oeuvre hantée par la guerre et la torture (Maurice Ulrich, L'Humanité, 21 janvier 2020)
Partager cet article
Repost0
21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 06:00

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

21/ Joseph Ropars (1912-1943)

Né le 8 décembre 1912 à Guisseny (Finistère), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ouvrier à l’Arsenal de Brest ; militant communiste ; résistant au sein des FTPF.

Marié, sans enfant, Joseph Ropars entra aux pupilles de la Marine à l’âge de quatorze ans, puis poursuivit dans la Marine nationale avant d’intégrer l’Arsenal de Brest (Finistère). Il était membre du Parti communiste français (PCF) clandestin.
Au mois de mai 1942, il rejoignit les groupes de combattants d’Yves Giloux et participa au sabotage de la station électrique de l’Arsenal de Brest le 26 mars 1942, puis à la destruction du central téléphonique allemand de Brest.
Arrêté le 1er octobre 1942 avec Charles Cadiou à son domicile de Saint-Marc (Finistère) par la police française et le Service de police anticommuniste (SPAC) pour « activité de franc-tireur », il fut incarcéré à la citadelle de Brest puis à la prison Jacques-Cartier à Rennes (Ille-et-Vilaine), enfin remis aux autorités allemandes et transféré le 28 juillet à Fresnes (Seine, Val-de-Marne). Il fut condamné à mort par le tribunal militaire du Gross Paris le 28 août 1943 et fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien.
http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/
(notice rédigée par Jean-Pierre Besse et Delphine Le Neveu) 
Fonds ANACR 29 - Lettre de Joseph Ropars à sa mère et à sa soeur (le 17 septembre 1943)

Fonds ANACR 29 - Lettre de Joseph Ropars à sa mère et à sa soeur (le 17 septembre 1943)

Fonds ANACR 29 - Lettre de Joseph Ropars à sa mère et à sa soeur (le 17 septembre 1943)

Fonds ANACR 29 - Lettre de Joseph Ropars à sa mère et à sa soeur (le 17 septembre 1943)

Joseph Ropars, au centre en haut, était le bon compagnon de détention d'Albert Rannou, en bas à gauche

Joseph Ropars, au centre en haut, était le bon compagnon de détention d'Albert Rannou, en bas à gauche

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 06:32

 

 

Ainsi donc, ce serait la CGT qui, par son « entêtement idéologique », ruinerait la France ! Le voilà, donc, le coupable tout désigné à la « chienlit » actuelle. Et sans doute avec lui, toutes les autres organisations syndicales, les mouvements populaires et les forces politiques qui se dressent contre un projet largement repoussé par les Français. Soyons sérieux. Si quelqu'un aujourd'hui menace la prospérité de notre pays et celle de nos concitoyens, ce n'est sûrement pas de côté-là qu'il faut chercher. Le responsable, c'est plutôt celui qui cherche à imposer à tout prix une réforme des retraites synonyme de régression sociale. Comment qualifier autrement un texte qui fera une grande majorité de perdants parmi les quelque 20 millions d'actifs assujettis au régime général ? Égrener les exemples serait fastidieux. En faisant du blocage des ressources financières la clé de voûte de sa réforme, le président de la République ferme en réalité la porte à tout débat. Pour garantir l'équilibre, en l'absence de toute alternative, les ajustements se feront ainsi immanquablement par la baisse des droits : recul de l'âge d'équilibre, modalités d'indexation des retraites défavorables, baisse des pensions en jouant sur la valeur d'acquisition du point ou sa valeur de service... En d'autres termes, conférence de financement ou pas, les syndicats auront à choisir entre l'augmentation de l'âge de départ à la retraite et le gel des pensions. De quoi provoquer la colère, non ?


Il est possible pourtant de faire autrement, comme les communistes le proposent. Mais cela suppose de faire sauter quelques carcans. Comme augmenter les salaires, d'abord : nous demandons une hausse du SMIC de 20% et de l'ensemble des salaires, dans le public comme dans le privé. De faire respecter sans attendre l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, cela rapporterait 6 milliards d'euros de cotisations supplémentaires. Il faut mettre fin également au régime spécial de la finance : les revenus financiers perçus par les entreprises sont exonérés de cotisation pour notre système de retraite. Nous proposons de les mettre à contribution comme les autres revenus, à hauteur de 10,45 %. Cela rapporterait 30 milliards à notre système de retraites. Moduler enfin les cotisations sociales des entreprises favorisant l'emploi, la formation, les salaires, le climat. Voilà les propositions que nous mettons sur la table, pour garantir à tous une retraite digne, dès l'âge de 60 ans. Et cela sans aucun risque de ruiner la France, bien entendu. 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011