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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 19:32
Gouvernement espagnol : un nouvel espoir pour les peuples d'Espagne (PCF)
Gouvernement espagnol : un nouvel espoir pour les peuples d'Espagne (PCF)
 
La constitution d'un gouvernement de coalition de gauche en Espagne, pour la première fois depuis le début de la transition démocratique post-franquiste met fin à de nombreuses années de gouvernement conservateur et néolibéral. Celui-ci a laissé le pays dans un état socialement exsangue et où les tensions politiques et nationales sont exacerbées par le réveil de l'autoritarisme hispaniste qui a ouvert la
voie à l'extrême-droite.
Le PCF salue fraternellement et chaleureusement la bataille menée par le Parti communiste d'Espagne et la Gauche Unie, au sein de la coalition Unidas Podemos, qui ont contraint le PSOE à conclure un programme de
gouvernement fondé sur la récupération des droits remis en cause par la droite : droit des travailleurs et des travailleuses, droit à l'éducation, droits des retraités, droit d'accès à l'énergie, droit d'expression et de réunion, droits des femmes, droits des LGBTI, pour une vaste réforme fiscale. Ce programme de gouvernement comporte le ferment d'importantes avancées pour les peuples et les nations
d'Espagne.
Le PCF salue la coalition Unidas Podemos et nos camarades du PCE et de la Gauche Unie Alberto Garzon et Yolanda Diaz, qui auront respectivement les portefeuilles de la consommation et du travail ausein du prochain gouvernement.
Une autre bataille majeure commence désormais : celle de faire respecter cet accord, celle de combattre partout la droite et l'extrême-droite revanchardes, celle de sortir le pays de la crise sociale et institutionnelle. L'intervention et les mobilisations populaires seront déterminantes pour faire respecter l'accord et imposer des choix en faveur des travailleurs. Cette bataille est aussi celle de la gauche européenne. Nos camarades espagnols de la Gauche Unie et du PCE pourront compter sur la solidarité constante et active des communistes français dans cette lutte.
 
Parti Communiste Français,
 
Paris, le 10 janvier 2019.
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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 05:59
FINANCES PUBLIQUES. LE DÉFICIT CACHÉ DU PROJET DE RÉFORME GOUVERNEMENTAL (L’HUMANITE - Jeudi 9 Janvier 2020 - Clotilde Mathieu)
FINANCES PUBLIQUES. LE DÉFICIT CACHÉ DU PROJET DE RÉFORME GOUVERNEMENTAL (L’HUMANITE - Jeudi 9 Janvier 2020 - Clotilde Mathieu)

Alors que l’exécutif tape sur les déséquilibres du système actuel de retraite pour justifier la mise en place de l’âge pivot, le régime à points devrait, dès 2025, placer durablement toutes les caisses dans le rouge.

« Un pognon de dingue ». Le projet de réforme des retraites du gouvernement représenterait une perte de 41 milliards, d’après l’économiste de l’OFCE Henri Sterdyniak, voire de 67 milliards d’euros selon les calculs de Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine Alternatives économiques. Un « coût » caché par l’exécutif qui s’est bien gardé de divulguer un quelconque chiffrage financier de la réforme.

Un taux unique pour les cotisations patronales de 16,87 %

Les chiffres vertigineux avancés par les économistes s’expliquent par le taux de cotisations unique qui sera fixé à 28,12 %, dixit le rapport Delevoye, partagé à 60 % pour les employeurs et à 40 % pour les assurés. Soit un taux unique pour les cotisations patronales de 16,87 %. Et si, dans le privé les entreprises cotisent à hauteur de 16,46 %, l’État le fait à 74,28 %. Le taux est également de 30,6 % dans les collectivités territoriales et la fonction publique hospitalière. Si bien que, du fait de l’alignement du taux, le trou dans les caisses pourrait se chiffrer à 37 milliards d’euros, a calculé Henri Sterdyniak. Dans le détail, il serait de 33 milliards d’euros pour la fonction publique d’État, 4 autres pour la fonction territoriale et hospitalière.

Pour Guillaume Duval, le manque à gagner serait quasi double. Ce dernier a pondéré « les masses salariales des secteurs » pour définir un taux unique moyen de 23,8 %. « Entre le taux de 16,9 % prévu par le gouvernement et les 23,8 % moyens actuels, il y a un trou de presque 7 points de cotisations. Compte tenu des 916 milliards d’euros de salaires bruts versés en 2018, cela équivaut à un manque à gagner de 63 Mds d’euros par an pour les retraites », estime-t-il.

À cela s’ajoutent les pertes des retraites complémentaires, via la chute des cotisations des cadres au-delà de 120 000 euros de revenus annuels, qui tomberaient de 28,12 % à 2,81 %. Ce qui provoquerait une perte de 4 milliards en 2025 et de 5 milliards en 2040, soit une moyenne de 4,8 milliards par an. Au total, cela représenterait, sur ces quinze ans, quelque 72 milliards de manque à gagner en cotisations pour les régimes complémentaires, selon un document interne à l’Agirc-Arrco daté du 20 octobre 2019. Et cela s’ajoute au trou « résultant de la défiscalisation de l’épargne, évaluée de façon minimaliste dans l’exposé des motifs de la loi Pacte à 1,2 milliard par an. Le déficit global pour la solidarité serait donc de 6 milliards par an et 90 milliards en cumulé jusqu’à 2040 », note l’Ugict.

« Or, nulle part dans le rapport Delevoye comme dans les éléments communiqués depuis, il n’est précisé par quel miracle le financement des retraites est supposé rester constant après la réforme malgré cette chute spectaculaire des rentrées de cotisations patronales », dénonce Guillaume Duval. Même Dominique Seux, chroniqueur sur France Inter, directeur délégué de la rédaction du journal les Échos, trouvait, ce lundi, « étonnant, voire incroyable que l’on ait si peu d’éléments sur le cadrage financier de la réforme  ». Et de s’interroger : « Est-elle neutre, coûteuse ? La transformation du système permet-elle de réaliser des économies ? » Face à la chute des ressources, les gouvernements pourront toujours suivre les explications de l’ancien premier ministre, François Fillon, auteur de la réforme des retraites de 2003, lequel, en 2016, déclarait que « le système par points (…) permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions ».

La transition : une zone rouge impossible à déterminer

Reste qu’en fixant la date d’entrée dans le système à points à 1974, en laissant vivre deux systèmes en même temps, le gouvernement a créé les conditions d’une « transition impossible » qui « aboutira à fragmenter et à fragiliser pendant longtemps » le système de retraite, alerte Henri Sterdyniak. « Dès 2022, théoriquement, mais surtout en 2025 en pratique (car très peu de jeunes nés en 2004 ou après commenceront à travailler avant 2025), les caisses existantes seront privées des cotisations des personnes nées après 1975. » Elles seront délestées d’environ la moitié des ressources, explique l’économiste, alors « qu’elles devront continuer au moins jusqu’en 2037, voire jusqu’en 2065, à verser autant de prestations, l’ensemble des caisses seront structurellement en déséquilibre ». Une zone rouge impossible à déterminer vu le flou qui réside autour de cette période de transition, relève Henri Sterdyniak.

Et l’équation semble insoluble. « D’ici à 2037, tout ajustement visant à équilibrer le système de retraite devrait porter obligatoirement sur les personnes soumises au système actuel. » Or, concernant ces dernières, il sera compliqué pour le gouvernement d’assumer publiquement de baisser leurs pensions. « C’est ce qu’illustre la tentative du premier ministre de fixer à marche forcée un âge pivot de 64 ans dès 2027, avec une hausse démarrant en 2022 », juge l’économiste, qui balaie l’argument démographique agité par la majorité. Cette motivation peu avouable vise comme l’ensemble de la réforme à créer les conditions pour baisser les pensions des futurs retraités.

Clotilde Mathieu

 

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 05:51

Edito (8/1/20)

« Venezuela : une inquiétante dérive »

« Virale sur les réseaux sociaux, les images de Juan Guaido, président de l‘Assemblée nationale vénézuélienne, tentant en vain, dimanche 5 janvier, d’enjamber les grilles du Parlement, repoussé par les boucliers des forces de l’ordre (…) 

 

donc,  

 

« seule une pression diplomatique des démocraties incluant les Etats-Unis et l’Union européenne pourrait aider les acteurs vénézuéliens à sortir de l’impasse en négociant une transition (…) blablabla blablabla

 

La vérité : l’opération clownesque de Guaido tentant d’escalader les grilles de l’Assemblée nationale n’était qu’une ridicule et basse opération de propagande comptant sur  l’irresponsabilité de journalistes imbéciles, complices ou incompétents. 

Le 5 janvier, personne n'a empêché Guaido de pénétrer dans l’hémicycle pour l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée nationale ! 

La preuve ici (en particulier dans les deux vidéos présentées à partir de la 8e minute) : 

Dans cette vidéo, nous revenons sur l'élection du député d'opposition Luis Parra comme nouveau président de l'Assemblée Nationale du Venezuela. Nous vous proposons quelques clés pour comprendre ce qui s'est passé dimanche 5 janvier 2020 à Caracas.

Lecteurs, abonnés du Monde, révoltez-vous ! Résistez ! Pour avoir accès à l’information de base, factuelle, irréfutable, faut-il désormais ne plus compter que sur les réseaux sociaux ? 

 

Maurice Lemoine (journaliste)

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 13:59
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
Prise de parole d'Antoine Gauchard pour la FSU et l'intersyndicale

Prise de parole d'Antoine Gauchard pour la FSU et l'intersyndicale

Prise de parole de Sébastien Le Scornet, avec Julien Tanguy en arrière-plan, pour la CGT, et l'intersyndicale

Prise de parole de Sébastien Le Scornet, avec Julien Tanguy en arrière-plan, pour la CGT, et l'intersyndicale

Prise de parole de Sébastien Le Scornet, avec Julien Tanguy en arrière-plan, pour la CGT

Prise de parole de Sébastien Le Scornet, avec Julien Tanguy en arrière-plan, pour la CGT

Prise de parole d'Isabelle Camenen pour la FSU et l'intersyndicale

Prise de parole d'Isabelle Camenen pour la FSU et l'intersyndicale

9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
Prise de parole de Sébastien Menes pour SUD-Solidaires

Prise de parole de Sébastien Menes pour SUD-Solidaires

9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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Marc Corbel, l'élégance à la française, la star de nos défilés!!!

Marc Corbel, l'élégance à la française, la star de nos défilés!!!

9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
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9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez
9 janvier 2020: Dans la manif contre la réforme des Retraites de Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez

"Si tu ne participes pas à la lutte, tu participes à la défaite" (Bertold Brecht)

Manif du jeudi 9 janvier à Morlaix - Photos Jean-Luc Le Calvez

Un peu moins de 2000 personnes, une mobilisation importante malgré tout avec des manifestants très déterminés à obtenir le retrait du projet de casse du système de retraite par répartition de Macron et Edouard Philippe.

Les communistes étaient présents en nombre avec leurs tracts et leur table avec un café offert, même si le temps était un peu perturbé.

Prochaine mobilisation dans deux jours- samedi 11 janvier - 10h30, place Puyo sur le Port de Morlaix

Soyons au moins aussi nombreux!!!

Il est temps que le petit roitelet des salles de marchés écoute enfin le peuple!

5000 manifestants à Brest, 400 à Carhaix,

10 000 manifestants à Rennes, 4000 manifestants à Lorient, 1500 à Vannes, 5000 manifestants à St Nazaire

50 000 à 60 000 manifestants à Toulouse, 15 000 à Toulon

220 000 personnes à Marseille

Le lien avec les photos de Pierre-Yvon Boisnard de la manif de Morlaix du 9 janvier:

Lien diaporama manif Morlaix
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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:58

ENSEMBLE CONTRE LA GRANDE REGRESSION SOCIALE !

Morlaix 06-01-2020 Alain DAVID

Au temps de l’industrie et du capitalisme naissants, parmi les nombreuses prérogatives qu’ils s’étaient octroyées les propriétaires des usines ont érigé deux principes qu’ils voulaient intangibles.

D’abord la pleine propriété des richesses qui y étaient produites par le travail des salariés. A charge pour eux d’assurer l’ensemble des frais et de payer la main d’œuvre sous forme de salaires. Dès lors, ces gens n’étant pas des philanthropes, on conçoit aisément le pourquoi de leurs efforts pour réduire au maximum la part des richesses consacrée aux salaires. Il ne faut pas chercher ailleurs l’explication « des enfants de cinq ans travaillant dans les mines » que chante Jean Ferrat dans Ma France ou les véritables casernes où oeuvraient pour un salaire de misère les bataillons d’ouvrières des industries textiles.

Deuxième principe : le pouvoir absolu de décision concernant toute la vie de l’entreprise. Des choix d’investissement, de la production aux conditions de fonctionnement s’appuyant pour cela sur une maitrise aux ordres. Pouvoirs si exorbitants que Jaurès a pu dire que la République avait laissé la liberté à la porte des usines.

On le voit une situation d’exploitation et d’aliénation intolérable. Toutes les réactions individuelles ou collectives des salariés, leurs luttes nombreuses souvent sauvagement réprimées par le patronat et par l’état, l’action des organisations syndicales et des partis politique qu’ils s’étaient donnés ont eu pour objectif de faire cesser cette inégalité de droits, de pouvoirs et de traitement.

Ce combat, plusieurs fois séculaire, avec des avancées et des reculs, avec des temps forts aussi comme le Front populaire, la résistance et les programmes de son conseil national, toutes les luttes du 20ème siècle, mai 68, un rapport de force international aussi, tout cela a permis la mise en place d’une société originale permettant aux salariés et aux populations de bénéficier d’un certain nombre de droits, de statuts, de garanties, de sécurités. Un meilleur partage des richesses et une limitation du pouvoir patronal.

Mais cette situation n’a jamais été acceptée par les tenants du capital qui n’ont eu de cesse de les limiter et de les remettre en cause. Ambroise CROIZAT, le « père de la sécurité sociale » ne s’y trompait pas lorsqu’il disait « ne parlez pas d’acquis sociaux mais de conquis sociaux » persuadé que le patronat ne cesserait jamais de les remettre en cause. Le 4 octobre 2007, dans un article de la revue « Challenges », Denis KESSLER, ancien vice-président  du MEDEF crache carrément le morceau. Analysant les différentes réformes du gouvernement (statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraites, refonte de la sécurité sociale, paritarisme, ..) et y apportant un soutien sans réserve, il explique qu’ « il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. »

C’est ce qui ne cesse d’être mis en œuvre depuis par les gouvernements qui se sont succédés tellement ce programme original contrarie de plein fouet les intérêts du Capital. Qu’on en juge dit toujours Denis Kessler : « caisses de sécurité sociale, statut de la fonction publique, importance du secteur public productif, conventionnement du marché du travail, représentation syndicale, régimes complémentaires de retraites, etc… » et de déclarer que cette situation « est à l’évidence complètement dépassée ».

Partout les forces du capital tentent par tous les moyens de « regagner le terrain perdu ». La mondialisation et les délocalisations permettent, en recherchant les coûts les plus bas, de contourner les salaires minimum, la législation du travail y compris en utilisant le travail des enfants. Dans le même temps la remise en cause du code du travail redonne les mains libres au patronat. Les attaques contre les représentations syndicales privent les travailleurs de leurs possibilités réelles d’intervention sur leurs conditions de travail, l’activité et l’avenir de l’entreprise. Les atteintes contre les Prud’hommes renforcent encore le pouvoir des employeurs déjà disproportionné par rapport aux salariés. L’union européenne est utilisée au maximum pour remettre en cause le secteur public pour cause de non-respect de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée ». Petit à petit, méthodiquement les budgets, les lois, la règlementation doivent se plier à une conformité de plus en plus pesante avec l’organisation libérale de la société.

La mise en place de la réforme des retraites, avec pour objectif leur ouverture aux banques et aux assurances est un nouvel avatar de cette volonté de mainmise du capital sur tous les aspects de la vie des gens. Comme on le voit, que cela heurte de plein fouet la volonté majoritaire de la population ne conduit pas le pouvoir à remettre en cause ses objectifs ni à revoir sa copie. C’est donc au peuple de prendre la parole et de la faire respecter.      

Nous assistons  à un véritable recul de société, à la remise en cause de tout ce que les combats des siècles et des décennies passées avaient permis d’obtenir ; au sacrifice de toutes les garanties et les sécurités sur lesquelles les populations pouvaient s’appuyer pour avoir la perspective d’un avenir où leurs besoins et leurs aspirations soient enfin pleinement prises en compte. Il est curieux que les beaux esprits qui dissertent, magazines, médias et caméras ouverts sur un supposé « grand remplacement », que rien ne vient étayer, n’aient pas un mot sur cette grande régression sociale qui, elle, menace pourtant ce qui fait l’identité même de notre pays.

Dans ce contexte naissent inquiétude, refus et volonté de s’opposer à ce désastre annoncé. Le pouvoir ne s’y trompe pas qui tente par tous les moyens, notamment médiatique, de semer la division parmi la  population.

Ne tombons pas dans le piège. Face à la gravité de l’agression il est de la responsabilité de tous les démocrates de tout faire pour que la riposte de notre peuple soit à la hauteur des enjeux.

Alain DAVID  

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:58
Appel du PCF pour la manif et la journée de grève du jeudi 9 janvier à 11h: place des Otages à Morlaix

Depuis près d’un mois, le gouvernement tente par tous les moyens de faire passer en force son projet de retraites par points, qui serait la plus grande récession sociale des dernières décennies. E. Macron a confirmé sa volonté d’aller au bout de ce projet lors de ses vœux.

Malgré ce coup de force, le monde du travail, de la création, la jeunesse réaffirment leur rejet du projet de retraite Macron, dont chacun a compris les objectifs :

• moins de pensions pour une très large majorité des salariés, un âge de départ à la retraite encore reculé, des injustices accrues au détriment des salariés les plus précaires, des femmes, des fonctionnaires,….

• la protection sociale progressivement transférée vers les assurances et les fonds de pensions.

Une victoire sociale et politique sur Macron est possible !

Le PCF est pour sa part déterminé à aider le mouvement social à obtenir une grande victoire politique sur Macron et ses amis de la finance. Il travaille partout dans le pays à montrer qu’une réforme progressiste des retraites est possible et à rassembler les forces de gauche et écologistes pour obtenir le retrait du projet Macron.

Pour une retraite digne du œdème siècle, le PCF propose :

• retraite à 60 ans garantie pour tous

• pensions au moins équivalentes au SMIC revalorisé à 1.500 euros nets

• calcul de la pension sur les 10 meilleures années dans le privé et les 6 derniers mois dans le public

Financer une grande avancée sociale pour les salariés en s’attaquant enfin à la finance:

• en revalorisant les salaires et le SMIC qui peut être tout de suite augmenté de 20% ;

•en faisant cotiser le capital (cotisations sociales sur les dividendes notamment) au même titre que les salaires ;

en créant les 3 millions d’emplois nécessaires à la réindustrialisation, à la révolution écologique et au développement des services publics ;

• en instaurant une véritable égalité salariale et professionnelle femmes / hommes.

 

La section du Pays de Morlaix du PCF appelle à participer à la manifestation le jeudi 9 janvier avec un rendez-vous à 11 h place des Otages.

 

Appel du PCF pour la manif et la journée de grève du jeudi 9 janvier à 11h: place des Otages à Morlaix
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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:50
COURRIER AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
 
Vous trouverez ci-dessous le courrier que Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate Républicaine (PCF et associés) à l'Assemblée nationale et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, ont adressé au Président de la République à propos de la situation au Moyen orient.
 
 
USA/Iran : "Cesser immédiatement toutes les opérations militaires, protéger les populations civiles" (Eliane Assassi, André Chassaigne, Fabien Roussel)
 
 
 
Monsieur le Président de la République,
 
La France doit tout mettre en oeuvre pour stopper le périlleux engrenage militaire en Irak et enrayer la montée croissante des tensions avec l'Iran que le président Donald Trump déchaîne et attise. En aucune
manière notre pays ne doit soutenir cette surenchère, ni s'engager dans des opérations militaires nouvelles en Irak ou en Iran. Alors que les menaces s'accumulent, le Parlement doit être réuni en urgence pour en
débattre.
 
Depuis plus de quarante ans maintenant, les conflits se multiplient au Moyen-Orient, interagissent et se métamorphosent pour créer un état de guerre permanent détruisant l'ensemble des sociétés.
 
Aucun de ces conflits ne s'est réellement achevé sans que ne s'ouvre un nouveau front. Les ingérences étrangères se multiplient, des acteurs régionaux caressent des projets hégémoniques suscitant une instabilité
grandissante et un surarmement exponentiel.
 
Après la rupture de l'accord sur le nucléaire et l'adoption de sanctions drastiques contre Téhéran, le président américain souffle sur les braises pour enflammer la région en intensifiant les frappes aériennes
qui ont conduit à l'assassinat du général iranien, Qassem Soleimani.
Cette politique brutale, qui suscite d'innombrables inquiétudes avec des risques d'escalade militaire illustrés par les tirs de missiles iraniens ce 8 janvier, ne manquera pas de souder et de revivifier les forces autoritaires et conservatrices qui sévissent contre leur propre peuple.
Dans l'immédiat, elle peut avoir des conséquences imprévisibles, si les pays membres de l'OTAN décident d'embrayer le pas aux Etats-Unis.
 
Le président américain a ordonné l'envoi de 3.500 soldats supplémentaires en Irak doublant de ce fait les forces d'occupation. Les menaces et les provocations de la Maison Blanche évoquent désormais des frappes sur Bagdad alors que le parlement irakien vient d'exiger le départ des troupes étrangères du pays. En Iran, le pouvoir des mollahs, pourtant fragilisé par les puissants mouvements populaires de novembre et décembre dont la répression aurait fait près de 1.500 morts, se trouve aujourd'hui prodigieusement renforcé à l'occasion du deuil national décrété par les autorités. D. Trump, avec l'agressivité dont il est coutumier, veut ajouter l'humiliation et le racisme sans fard en menaçant de bombarder 52 sites culturels iraniens.
 
De leurs côtés, bloqués et assujettis par leur engagement dans une « coalition anti-Daesh » dirigée par les Etats-Unis et pour des résultats médiocres, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni se contentent d'un
communiqué commun appelant à la « désescalade » mais sans condamner l'initiative inconsidérée et illégale prise par un D. Trump pourtant largement critiqué par son propre Congrès. Pire, à la veille de la réunion des ambassadeurs des pays membres de l'OTAN, Londres et Paris ont déjà exprimé leur « entière solidarité » avec le président D. Trump.
 
Cet alignement et cette allégeance constituent une grave erreur et une faute lourde de conséquences.
 
La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, et les pays membres de l'Union européenne devraient au contraire refuser de s'inscrire dans la perspective d'un conflit armé ou larvé avec l'Iran.
Il est plus que temps de faire entendre une autre voix, celle de l'intérêt des peuples et de la paix.
 
La France doit dans l'immédiat suspendre sa participation au commandement intégré de l'OTAN et s'opposer à tout engagement militaire occidental supplémentaire au Moyen-Orient. L'expérience des dernières décennies a largement montré vers quelles abîmes ces engagements précipitent les populations du Moyen-Orient. La politique de la France ne doit pas s'inscrire dans la logique des puissances régionales et de leurs alliés ou suzerains internationaux ; elle doit, au contraire, viser une rupture avec ces dynamiques dévastatrices.
 
Nous considérons que la France doit condamner toutes les actions militaires unilatérales et toutes les provocations, qu'elle doit interpeller et encourager le secrétariat général de l'ONU pour conduire
une mission de paix actée par le Conseil de sécurité avec un triple objectif : la cessation immédiate de toutes les opérations militaires, la protection des populations civiles et la construction d'un cadre commun de sécurité collective dans la région.
 
 
Eliane Assassi
Présidente du Groupe CRCE au Sénat
 
André Chassaigne
Président du groupe GDR à l'Assemblée nationale
 
Fabien Roussel
Secrétaire National du PCF
 
Paris, le 8 janvier 2020.
La France doit tout mettre en oeuvre pour stopper le périlleux engrenage militaire en Irak et enrayer la montée croissante des tensions avec l'Iran (PCF, lettre au Président Macron)
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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:00
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose
Délégation du Finistère au Congrès de Strasbourg du PCF en 1947: Daniel Trellu, Gabriel Paul, Pierre Le Rose, Marie Lambert

Délégation du Finistère au Congrès de Strasbourg du PCF en 1947: Daniel Trellu, Gabriel Paul, Pierre Le Rose, Marie Lambert

Manifestation du Front Populaire à Concarneau

Manifestation du Front Populaire à Concarneau

Marcel Cachin à la fête de la Bretagne avec le comité fédéral du Finistère et Pierre Le Rose

Marcel Cachin à la fête de la Bretagne avec le comité fédéral du Finistère et Pierre Le Rose

Pierre Le Rose au début des années 1980

Pierre Le Rose au début des années 1980

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

9/ Pierre Le Rose

Marie-Pierre Le Rose et sa sœur ont fait don à l'hiver 2015-2016 à la Fédération du Parti Communiste Français du Finistère des archives de leur père, ancien résistant et ancien secrétaire départemental du Parti Communiste du Finistère, puis adjoint au maire à Concarneau, un militant exceptionnel qui a consacré sa vie à ses idéaux de justice sociale et de progrès. Un homme que nous admirons beaucoup, d'une grande qualité humaine, en qui nous voyons un exemple et un modèle de rigueur politique et morale et de dévouement.

Ce fut une grande joie et un honneur pour nous de pouvoir explorer pendant plusieurs mois les traces d'un intérêt exceptionnel de ce passé de militant, ses documents issus de la Résistance, du CNR, ses lectures communistes, ses rapports, ses comptes rendus de réunions de cellules et de sections, et à travers cela, de restituer une époque passionnante et inspirante de notre histoire.

Nous avons commencé à lire les compte rendus de réunions de sections, de cellules, de comité de rédaction "d'Ouest-Matin", de comités fédéraux de Pierre Le Rose, alors secrétaire départemental du Parti Communiste, en 1955-1956, dans un contexte de guerre d'Algérie, de réorientation par rapport à l'héritage de Staline suite au XXe congrès, d'effort constant pour renforcer l'audience du parti communiste dans les masses et pour réaliser les conditions d'un rassemblement populaire à gauche. 

On y découvre un PCF fort dans le Finistère (2533 adhérents, 2 sièges de députés, le 2e parti en nombre de voix aux élections législatives de début 1956), avec une implantation dans les quartiers, les entreprises. Un Parti qui est relativement serein, avec de forts consensus, sans beaucoup de débats idéologiques et politiques contradictoires, même si parfois on voit des doutes, des désaccords et des contradictions affleurer, mais avec un effort qui est dirigée surtout vers l'action, l'organisation, la "propagande" et l'explication auprès du grand public, et une très forte préoccupation pour les problèmes sociaux quotidiens de la population. Le Parti est organisé en cellules, plus ou moins active, il s'appuie sur une presse importante, y compris avec une dimension départementale et régionale (Ouest-Matin), et un travail collectif considérable, même si comme aujourd'hui, des problèmes d'organisation existent. Il est amusant de découvrir dans ces carnets le fonctionnement du Parti et son quotidien, il y a plus de 60 ans, avec des différences importantes de contexte mais aussi beaucoup de similitudes avec les préoccupations et discours actuels des adhérents du Parti Communiste. 

Pierre Le Rose est le fils de Théophile Le Rose, né à Concarneau le 11 février 1900, qui était lui-même un militant communiste.

Article du Maitron en ligne, Gilles Pichavant: http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article205575

Engagé à 18 ans, Théophile Le Rose était au dépôt de Brest au moment des événements faisant suite aux révoltes de la Mer Noire. Il était ami avec Théo Le Coz qui sera plus tard directeur de La Bretagne ouvrière, paysanne et maritime.

Voilier, Théophile succéda à son père à la tête de la voilerie artisanale et familiale employant cinq ouvriers. Pierre Le Rose est l'un de ses deux fils, qui naît le 10 février 1923 à Concarneau.

Théophile participe au mouvement populaire qui se développe après février 1934. Il adhère au Parti Communiste en 1935 et est présent dans les différentes activités du Front Populaire (campagne électorale de 1934 où Pierre Guéguin entre au Conseil Général, de 1935 avec l'élection aux municipales de la liste de front commun, de 1936 avec la victoire aux législatives).

CF. Pierre Guéguin, premier conseiller général communiste de Bretagne, fusillé à Châteaubriant par les nazis

Il participe au soutien à l'Espagne Républicaine (accueil des réfugiés, organisation des Brigades Internationales).

Il organise la manifestation départementale du Front Populaire le 7 juin 1936 à Concarneau, prépare la première fête de la Bretagne du Parti Communiste à Concarneau en août 1936 avec Marcel Cachin, réceptionne et achemine Jacques Duclos en novembre 1937. Théophile Le Rose développe aussi des relations étroites avec Alain Signor, élu au Comité Central au Congrès d'Arles en 1937. Il décède après la fête de l'Humanité de Garches, le 8 juillet 1938.

Son fils, Pierre Le Rose, commence à s'intéresser à la vie politique à partir des événements de 1934 et de 1936, de la construction du Front Populaire. Il participe aux manifestations comme enfant, lit "l'Huma" à laquelle son père est abonné. Il vend des Bonnets phrygiens, insignes du Front Populaire, à la manifestation du 7 juin 1936: Pierre a alors 13 ans. Son père décède quand Pierre atteint sa quinzième année.

En 1940, à dix-sept ans, il quitte l'école pour prendre la direction de la Voilerie qu'avait conservée sa mère au décès de Théophile. Il conserve un contact avec le Parti, désormais clandestin après les accords germano-soviétiques, et il a connaissance des premiers tracts du Parti Communiste, alors plus que jamais persécuté: l'appel du 10 juillet 1940 notamment.

Au printemps 1943, avec une équipe de jeunes amis, il constitue les premiers groupes de FTP de la région de Concarneau. Parallèlement, en liaison avec Alphonse Duot, secrétaire de la section clandestine du Parti à Concarneau (reconstituée à la suite des arrestations de 1942), il organise les groupes de la J.C, le Front National et plus tard les F.U.J.P et le Front Patriotique de la Jeunesse. Il rédige et confectionne des tracts, des journaux écrits à la main ("L'étincelle", organe du Parti et des J.C, "l'Insurrectionnel", bulletin du Front National). Il participe aux diverses actions des FTP, à la propagande du Parti et des Jeunesses Communistes, au recrutement.

Au Printemps 1944, Pierre Le Rose participe à la création du Comité Local de Libération dont il devient le Secrétaire. Désigné par ses camarades de la Libération (le 15 août 1944 à Quimper, Concarneau n'est pas encore libérée), il devient membre du Comité Départemental de Libération pour représenter les "Forces Unies de la Jeunesse Patriotique". Il contribue dans ce cadre à la mise en place des délégations spéciales en remplacement des institutions de Vichy et à la réintégration des Conseils Municipaux dissous en 1939 par Daladier: Concarneau, Guilvinec, Léchiagat, etc.

Il devient membre actif du Front National (l'organe unitaire de la Résistance créé par les Communistes pour fédérer largement la résistance intérieure) pour lequel il fait ses premiers meetings (Douarnenez, avec Albert Trévidic), à Concarneau aux rassemblements des J.C dont il est membre du Bureau Régional. Pierre le Rose est coopté au Comité Régional du Parti Communiste mi-décembre 1944.

Il prend la parole au Congrès du Front National présidé par Joliot-Curie en janvier 1945. Il est élu aux Etats généraux de la Renaissance Française le 14 juillet 1945. Pierre Le Rose était dans la délégation du Finistère au Congrès des JC constitutif de l'U.J.R.F début avril 1945.

En mai 1946, Pierre Le Rose est élu au secrétariat fédéral du Parti Communiste (dont Marie Lambert, première députée femme du Finistère à la Libération, devint première secrétaire). Il restera à cette fonction sous la direction de Daniel Trellu (1949-1952) et sera élu secrétaire fédéral en février 1953. En mars 1956, Pierre Le Rose devient permanent d'Ouest Matin à l'agence de Brest et il fait son retour à Concarneau la même année. Il est secrétaire de la section de Concarneau entre 1957 et 1968. Des raisons de santé ne lui permettront pas de militer pendant quelques années et il quittera le Comité fédéral en 1968, pour y revenir en 1970 lors de la division du PCF finistérien en deux fédérations. Il sera élu trésorier fédéral en 1979.

Pierre Le Rose, infatigable militant, s'est aussi investi à la présidence des parents d'élèves du lycée dans le cadre de la FCPE, à l'ANCR, il a été secrétaire du Comité du souvenir de Châteaubriant, secrétaire du comité de jumelage de Concarneau dans lequel il s'est beaucoup investi pour développer, par-delà les souvenirs douloureux de la guerre, la fraternité franco-allemande. En 1977, il devient conseiller municipal de Concarneau et responsable du groupe communiste de 1977 à 1983.

Ismaël Dupont

Lire aussi:

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 1/ Daniel Trellu (1919-1998)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

 

Pierre Le Rose: une trajectoire communiste en Finistère

Pierre Le Rose, un homme multicarte... Voyage dans l'histoire

La Résistance et les communistes à Concarneau (à partir des notes et archives de Pierre Le Rose)

Résistance bretonne: L'insurrectionnel, organe local du Front National de Libération, juillet 1944 (Archives Pierre Le Rose)

L'étincelle: journal de la Résistance communiste de Concarneau, Mai 1944- Juin 1944: un document exceptionnel des archives Pierre Le Rose

Chronique des sections du PCF en Finistère 1955-1957: les carnets de Pierre Le Rose, dirigeant départemental du PCF

Contribution à l'histoire de la libération de Concarneau - par Alphonse Duot, ancien responsable du Front National de lutte pour la Libération et l'indépendance de la France, adjoint au commandement de la 7ème Compagnie F.T.P.F: un document exceptionnel des archives Pierre Le Rose

L'audience du Parti Communiste à la libération dans le Finistère

"A propos d'une ignominie: être dignes des 27": Pierre Le Rose rend hommage à Pierre Guéguin et Marc Bourhis, fusillés de Chateaubriant concarnois (L'Unité, journal communiste de Concarneau, novembre-décembre 1979)

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 06:29

le 08 janvier 2020,

POUR 2020 : MOBILISONS-NOUS POUR NOS RETRAITES !

EXIGEONS LE RETRAIT DU PROJET DE LOI !

 

Combattre pour nos retraites dans le privé comme dans le public, c’est combattre aussi pour que nos enfants et nos petits-enfants aient droit à une retraite décente. Au contraire de ceux qui prônent cette réforme parce qu’ils ont le nez fixé sur des déficits qu’ils créent de toutes pièces, notre lutte est totalement intergénérationnelle.

Nous sommes devant le même combat qu’ont mené et gagné dans des conditions autrement plus dures et dramatiques, nos parents et nos grands-parents.

 

L’attaque contre nos régimes de retraites est une attaque des milieux financiers de notre système de solidarité basé sur la répartition et la redistribution. Le gouvernement déroule le tapis rouge aux fonds de pensions. La première étape a été franchie en privatisant la retraite des hauts cadres de plus de 10 000€ par mois. Cela coûtera à notre régime 4,7 milliards d’euros annuels tout en remportant bien plus aux multinationales des fonds de pensions. Le but du gouvernement est sa généralisation.

 

Le gouvernement s’en prend ainsi frontalement à notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance.

La convergence nationale des services publics s’indigne de la campagne gouvernementale et de certains médias nationaux contre la protection sociale solidaire, contre les services publics.

Cette campagne stigmatise leurs salariés comme s’ils étaient des privilégiés alors que ce sont les 42 régimes qui seraient détruits, notamment ceux du privé (80% des salariés). Or ces différents régimes sont le fruit des nécessités, des luttes et revendications liées à la réalité d’exercice des métiers. Cette diversité sert de prétexte à Macron pour diminuer les retraites de toutes et tous. Au nom de l’uniformisation Macron a déjà supprimé quatre des principales sources de pénibilité !

(

Cette réforme, sa « règle d’or », s’en prend dans l’immédiat aux retraitées et retraités actuels.

En 2019 comme en 2020, en violation de la loi, les pensions ne sont pas toutes revalorisées, même de l’inflation. D’ici 2025 ils veulent couper 15 Md supplémentaires, voire plus.

 

Cette réforme vise les futurs retraitées et retraités de tous les régimes, les générations futures :

-  Travailler plus tard : quand bien même l’âge pivot de 64 ans, + 2 ans de surcote souvent indispensable, serait supprimé, il y a d’autres moyens d’obliger à travailler jusqu’à 66 ans, voire 70 ans (pensions trop faibles, cumul emploi –retraite …).

-   Baisser les pensions. Quelles que soient les promesses, l’Etat, via sa nouvelle « gouvernance innovante », aurait tout pouvoir pour  baisser les pensions à tout moment : lorsqu’on est actif on obtiendrait de moins en moins de points  pour un même salaire, puis une fois retraité le point serait peu revalorisé ou même  baissé.

-  Les nombreux dispositifs de solidarité de la Sécurité Sociale qui compensent les aléas de la vie (maladie, maternité, réversion, chômage, ...) devraient théoriquement disparaître : pas de travail, pas de point, c’est ça « l’équité ». Ils se transformeront en assistance « qui coute un pognon de dingue » et seront donc rabotés sans fin, comme par exemple en Suède (plus aucune réversion). 

 

Cette réforme va amplifier, à la retraite, les inégalités salariales entre les femmes et les hommes

 

Cette réforme s’inscrit dans un projet ultra libéral de l’avenir.

.

 

C’est pourquoi la Convergence services publics :

 

Soutient les appels à la grève et appelle à participer aux manifestations unitaires des 9 et 11 janvier pour le retrait de cette réforme et à participer aux caisses de grève

Demande le retrait du projet gouvernemental,

Exige conformément à son Manifeste, l’ouverture de négociations pour la reconquête des services publics et de de la protection sociale,

Afin de déterminer nos besoins individuels et collectifs que cela soit fait en lien avec des débats publics associant les citoyens -usagers, personnels et élus-.   

 

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 13:01
Une partie de l’équipe de Morlaix Ensemble entourant Jean-Paul Vermot, tête de liste. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Une partie de l’équipe de Morlaix Ensemble entourant Jean-Paul Vermot, tête de liste. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

 
Les bons vœux de Jean-Paul Vermot et de Morlaix Ensemble
 
Les vœux de bonne année de Jean-Paul Vermot, tête de liste de Morlaix Ensemble, ont été l’occasion de présenter son projet et de lancer la campagne en égratignant au passage la maire-candidate et ses dernières annonces.
 
Fini les fêtes de fin d’année, place aux bons vœux de Jean-Paul Vermot et de son équipe de Morlaix Ensemble en ce lundi 6 janvier : « 2020 est une année décisive pour l’avenir de notre ville. Nous la souhaitons active, pas seulement pour la campagne municipale, mais pour tout le nouveau mandat qui s’ouvrira ».
 
Si la tête de liste entend développer, en ce jour symbolique, le programme élaboré avec son équipe, comme un nouvel écho à la campagne menée sur les réseaux sociaux ainsi que dans les réunions de quartiers et thématiques, il n’hésite pas non plus à égratigner au passage les dernières annonces effectuées par la mairie, et par l’équipe d’Agnès Le Brun, maire-candidate à sa propre succession. La campagne est bel et bien lancée.
 
Un projet « ambitieux et réaliste »
 
Morlaix Ensemble s’engage donc à mettre en œuvre « une dynamique de centre-ville complète (logements, emplois, commerces, parkings), un investissement pluriannuel dans les équipements publics (maison des associations, complexe sportif, dispensaire de santé), un plan de lutte contre la pauvreté et pour l’emploi (« à l’image de  Saint-Thégonnec et de son programme zéro chômeur de longue durée »), un grand projet culturel (« le retour d’un grand festival d’été pour attirer les grandes foules comme avant »), un projet urbain pour relier la ville à son port et à sa baie (« on voit qu’un nouveau quartier se développe autour du port. Il nous faudra l’étudier avec les urbanistes pour mettre en valeur le port et la baie de Morlaix »), une vaste refonte des déplacements dans Morlaix (navettes écologiques et gratuites, vélo, voiture), un projet écologique de préservation de l’environnement et de la santé… ».
 
« Baisser la pression fiscale »
 
Autre élément fort de son programme, « la pression fiscale » Jean-Paul Vermot insiste sur la nécessité de s’y attaquer : « En mutualisant ce qui aurait dû l’être depuis 2008, le théâtre, le musée, Langolvas, nous devrons baisser la pression fiscale à long terme ». L’objectif est, pour lui, de « se rapprocher de la moyenne des villes de la communauté ».
 
L’enjeu pour Morlaix Ensemble est ainsi de changer le visage de Morlaix marqué notamment par « la plus forte baisse de la population des 40 plus grandes villes bretonnes, un des plus forts taux de logement vacant en Bretagne, la pression fiscale la plus forte du territoire communautaire… ». Des indicateurs « critiques » qui font réfléchir l’homme de campagne : « depuis 12 ans, sur ces sujets, où est la politique municipale ? ».
 
« On pourrait croire »
 
L’interrogation est clairement adressée à Agnès Le Brun, maire-candidate. « On pourrait croire que la majorité actuelle a longtemps fermé les yeux devant de nombreuses difficultés pour « ouvrir les vannes » à l’approche des élections et tenter de faire oublier ces deux très longs mandats ». Sont désignés notamment l’annonce du  « terrain synthétique » peu avant Noël (« Nous le réclamions depuis le début du mandat ») ou encore la nouvelle gestion « des parkings » (« Nous demandions depuis des années le retour en gestion municipale des parkings, c’est chose faite… On nous traitait à l’époque d’« idéologues », nous étions les vrais pragmatiques »).
 
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