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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 14:11
Morlaix - Samedi 25 Janvier 2020: Journée Mondiale d'action contre la Guerre avec l'Iran et le respect  de l'accord sur le nucléaire iranien.

Samedi 25 Janvier 2020: Journée Mondiale d'action contre la Guerre avec l'Iran et le respect  de l'accord sur le nucléaire iranien.

 

Les actions illégales et irresponsables des USA et de L'Iran dans la période récente  illustrent bien la spirale de guerre qui peut se mettre en place à tout moment avec le risque d'embrasement général et de nouvelles guerres dévastatrices sur tout  le Moyen-Orient.

 L'urgence est à la mobilisation, et à mettre en place les moyens les plus appropriés : actions  publiques, tracts, rassemblements, etc..

 Appeler le  Président  de la République  pour qu'il agisse auprès des Nations- Unies pour relancer les discussions diplomatiques pour un règlement politique des conflits en cours, pour l'arrêt des  ventes d'armes à l'Arabie  Saoudite.
 Et surtout  pour la ratification du Traité d'Interdiction des armes nucléaires adopté à l'ONU le 7 Juillet 2017.
 Toutes et tous dans l'Action!!!

 Venez nombreux et passer le message à vos amis!
 Rassemblement le samedi 25/ 01 à 11H à Morlaix sur le parvis de la mairie
        "          et  le dimanche 26/01 à 11H  prés de l'Eglise St Louis à Brest

Le Mouvement de la Paix

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 13:39
Immigration : Pour une politique migratoire de la France fondée sur le principe d'hospitalité (PCF)
Immigration : Pour une politique migratoire de la France fondée sur le principe d'hospitalité (PCF)
 
 
Un groupe d'une dizaine de personnalités cherchent à faire évoluer le débat sur les questions migratoires en France. Ils dénoncent la politique de la France qui peut s'assimiler à une « fabrique » de personnes sans droits et dénoncent le durcissement des politiques envers
les migrants en France.
 
Le PCF partage ce diagnostic et apprécie cette démarche qui vise à ouvrir ou nourrir un débat rationnel sur le sujet des droits des migrants en France. Mais simplifier les actes administratifs ne suffira pas à éviter les difficultés, ni les inégalités du droit à la circulation.
 
Le défi n'est pas de criminaliser les migrant-e-s ou les militant-e-s associatifs qui leur apporte leur solidarité mais de traiter enfin les causes profondes qui poussent des millions de femmes et des hommes à
risquer leur vie pour échapper aux conflits, à la pauvreté ou au réchauffement climatique. Il nous faut donc avancer sur la redéfinition de la politique migratoire de notre pays autour d'une politique internationale tournée vers la paix et autour de l'exigence de voie légales et sécurisés de migrations, fondée sur le droit international qu'aujourd'hui la France ne respecte pas.
 
Les personnes ni régularisables, ni expulsables, les sans-papiers doivent être régularisées au plus vite. Emmanuel Macron et son gouvernement doivent cesser d'instrumentaliser les enjeux migratoires
comme ils l'ont fait en octobre 2019 en ne voulant qu'hystériser le débat sans poser les vraies questions ni entendre les réponses des organisations de défense des droits humains, les spécialistes de ces
enjeux ou les associations de solidarité avec les migrants.
 
Il est urgent de remettre du droit, de l'égalité, de la justice, de l'humanité, c'est-à-dire du principe d'hospitalité, aux sources mêmes de la politique migratoire de la France - et de la coopération des pays
membres de l'Union européenne  dans ce domaine. Et si ce rapport permet d'ouvrir le débat sur de nouvelles bases, le Parti communiste français est prêt à y participer pleinement.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 22 janvier 2020.
 
Immigration : Pour une politique migratoire de la France fondée sur le principe d'hospitalité (PCF)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 11:58
Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens (Ouest-France Carhaix, Anaëlle Berre, 22 janvier 2020)
Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens

Dans le cadre de la projection du film Pour Sama, le Grand Bleu invite l’autrice et journaliste Maha Hassan, originaire de Syrie, installée en France depuis 2004, pour un échange avec les spectateurs.

Ce jeudi, le cinéma le Grand Bleu projette, en partenariat avec Amnesty international, le film Pour Sama, de Waad Al-Kateab. Un film qui sera suivi d’un échange avec la journaliste et romancière Maha Hassan. Kurdo-Syrienne, l’autrice est arrivée en France, comme réfugiée politique d’abord, en 2004. Aujourd’hui Française, habitante de Morlaix, elle n’a de cesse de porter la voix du peuple syrien.

L’exil

Elle parle de l’exil, d’abord. «La souffrance» de tout quitter, de se « sentir comme un vagabond, sans avoir vraiment de pays. On n’est nulle part ». C’était d’ailleurs le thème du premier roman qu’elle a écrit en France, Cordon ombilical. La France c’est aussi le pays qui lui a donné « la liberté, le courage et la confiance de publier librement, ce que je ne pouvais pas faire en Syrie ».

L’intégration

Et puis Maha Hassan parle aussi de l’intégration, « un pacte qui doit se faire des deux côtés, rappelle-t-elle. En France, je me suis rendu compte qu’être Française sur le papier ne donne pas forcément le droit de se sentir l’égale au regard des autres… »

La guerre en Syrie

Sa parole, ses mots, elle les utilise aussi pour parler de la guerre. La guerre en Syrie. « En France, on voit encore Bachar Al-Assad comme un défenseur de la laïcité, mais c’est faux. Cette guerre, c’est une guerre contre le peuple syrien, et le peuple syrien, on ne l’entend pas ».

Pour Sama

Elle interviendra ce jeudi à Carhaix, au cinéma, après la projection du film Pour Sama. Une œuvre réalisée par Waad Al-Kateab, femme et journaliste syrienne. Elle a filmé le quotidien de la vie à Alep, pendant la guerre, avec en toile de fond ce questionnement qui tiraille : faut-il partir ? « C’est une voix honnête qu’elle porte, et qu’il faut entendre. Un petit exemple qui montre ce qu’est la vie pendant la guerre en Syrie. Qui rappelle que quand on part, ce n’est pas par plaisir », détaille Maha Hassan.

Ce jeudi 23 janvier, à 20 h, au cinéma le Grand Bleu.

Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens (Ouest-France Carhaix, Anaëlle Berre, 22 janvier 2020)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 11:50
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier

Morlaix, vendredi 17 janvier, 18h: une soixantaine d'enseignants jettent leurs cartables et leurs manuels devant l'entrée de la permanence de la députée LREM Sandrine Le Feur ... toujours aux abonnés absents.

Des explications toniques de Antoine Gauchard pour la FSU et Sébastien Ménès pour Solidaires.

Photos Ismaël Dupont

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 09:47

Rendez-vous à 17h30 à la gare ce mercredi pour une nouvelle retraite au flambeau contre la réforme des retraites. 

Si nous sommes assez nombreux nous pourrons attendre qu'une partie de volontaires se rendent sur 2ème lieu pour un départ synchronisé vers 18h30.     

Mis en ligne sur Pays de Morlaix en Lutte

 

Ci-joint, quelques photos (pas très nettes) de la marche au flambeau très belle et joyeuse du vendredi 17 janvier contre la réforme des retraites à Morlaix après l'action jeter de cartable et de manuels devant la permanence de la députée macroniste Sandrine Le Feur.

 

Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:55
Forum Démocratie Participative à Morlaix - Réunion publique Morlaix Ensemble, Jeudi 23 janvier à 18h30 à l'Auberge de Jeunesse, rez-de-chaussée (voie d'accès aux Ports)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:43

Lettre du personnel du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU

Nous, personnels du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU avons été choqués par l’interpellation violente d’un de nos élèves jeudi en début d’après-midi en marge de la manifestation du centre commercial Géant à Quimper. Notre élève mineur a été violemment interpellé par la police avec un de ses camarades d’un lycée Quimpérois. Notre élève expliquera qu’ils ont été plaqués au sol, menottés et amenés au commissariat dans un véhicule de police qui a traversé les rues de Quimper sirène hurlante à une vitesse de 130 kms heure. Son camarade quimpérois a été blessé à la main pendant l’interpellation et il n’a pu consulter un médecin que le soir. L’examen médical établira une luxation de la main. Arrivés au commissariat de Quimper, ces deux jeunes mineurs ont été placés en garde à vue et mis en cellule jusqu’à ce que leurs parents aient l’autorisation de venir les récupérer le soir. Notre élève nous a raconté que les policiers les avaient insultés et méprisés : « j’ai envie de vomir quand je vois vos têtes » leur a-t-on dit. Notre élève est un élève sérieux, investi dans sa scolarité, respectueux de l’adulte et de l’autorité mais qui a sans doute le tort d’être engagé et de dire clairement depuis quelques semaines maintenant son opposition à la réforme des retraites. 

Il a été choqué, traumatisé par cet incident et est convoqué au tribunal le 19 février prochain. 

Nous, personnels du lycée, appelons à soutenir ces 2 jeunes et à s’opposer à ces formes d’intimidation qui sont malheureusement trop fréquentes actuellement. Nous déplorons cet incident qui va à l’encontre des valeurs de respect, de tolérance et de solidarité que nous tentons quotidiennement de transmettre à nos élèves.  

Lire aussi : Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

(Lu sur le blog Le Homard Enchaîné)

Ouest-France
Lycéens interpellés à Quimper : un collectif d’étudiants condamne des « arrestations politiques »

Publié le 20/01/2020 11h15

Jeudi 16 janvier 2020, deux jeunes hommes, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, alors qu’ils bloquaient l’entrée au centre commercial Géant de Quimper. Un groupe, se présentant comme le « collectif des lycéens de Quimper et Concarneau », dit condamner « ces arrestations politiques ».

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant.

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant. | OUEST-FRANCE

Jeudi 16 janvier 2020. À Quimper (Finistère), zone de Creac’h-Gwen, 600 manifestants défilent contre la réforme des retraites. Partis du siège du Medef, ils rejoignent le centre commercial Géant, où ils terminent leur mouvement en bloquant les accès au site.

En toute fin de matinée, deux jeunes gens, âgés de 15 et 17 ans, sont interpellés par la police. Ce qu’on leur reproche : participation à une manifestation non déclarée et entrave à la circulation. Après plusieurs heures de garde à vue, les deux adolescents ont été remis en liberté, mais seront convoqués en février devant le délégué du procureur.

Ce lundi 20 janvier, un groupe se présentant comme le collectif des lycéens de Quimper et Concarneau, dénoncent ces deux interpellations. « Comme d’habitude, la manifestation était pacifique et se passait dans le calme jusqu’à l’intervention des forces de police », estiment les auteurs du communiqué.

« Le collectif condamne fermement ces arrestations politiques visant à décourager les lycéens de se mobiliser pour leur avenir », conclut le groupe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/lyceens-interpelles-quimper-un-collectif-d-etudiants-condamne-des-arrestations-politiques-6698162

Ouest-France
Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

Publié le 17/01/2020

Les deux lycéens, interpellés jeudi 16 janvier 2020 en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), ont été remis en liberté. Ils seront convoqués devant le délégué du procureur en février.

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère).

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère). | OUEST-FRANCE

Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés jeudi 16 janvier 2020, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), qui avait rassemblé 600 personnes. À l’issue de la matinée de contestation, les grévistes avaient décidé de bloquer les accès au centre commercial Géant. Les deux jeunes gens avaient été interpellés pour entrave à la circulation et participation à une manifestation non déclarée.

Placés en garde à vue, les deux mineurs avaient été remis en liberté, jeudi, en fin de journée. Ils sont convoqués, courant février, devant le délégué du procureur de Quimper.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-interpelles-durant-la-manifestation-jeudi-les-deux-lyceens-convoques-devant-la-justice-6694756

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:19
L’homme du jour. Vincenzo Vecchi - Thomas Lemahieu, L'Humanité, 22 janvier 2020
L’homme du jour. Vincenzo Vecchi
Mercredi, 22 Janvier, 2020

Nos libertés en danger

 

Contre son gré, Vincenzo Vecchi est devenu un symbole. Arrêté en août 2019 à Rochefort-en-Terre (Morbihan), où il vivait paisiblement depuis des années, emprisonné, puis libéré en novembre après que la cour d’appel de Rennes a cassé deux mandats d’arrêt européens pris par l’Italie, cet ex-militant anticapitaliste, condamné à plus de douze ans de prison pour des exactions non établies, à Gênes en 2001 et à Milan en 2006, sur la base d’incriminations d’inspiration fasciste, demeure menacé d’extradition. À la demande du parquet, la Cour de cassation a défait le jugement à Rennes et délocalisé, sans date connue à ce stade, l’affaire à Angers. Hier après-midi, à l’invitation du député communiste Pierre Dharréville et en présence de ses collègues Stéphane Peu (PCF), Paul Molac (Libertés et Territoires), Danièle Obono et François Ruffin (LFI), son formidable comité de soutien a tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour défendre les principes d’une justice équitable, indépendante, la défense des droits et libertés individuelles. Ce n’est que le début, le combat continue.

Thomas Lemahieu
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:13
Fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien ; Photo Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, p 275

Fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien ; Photo Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, p 275

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

La rue du local de la section PCF de Brest porte son nom... Juste retour des choses pour le diffuseur de la presse et des tracts clandestins de résistance du PCF, de la JC, et du Front National de Libération, organisateur d'attentats contre l'occupant et les collaborateurs, fusillé à 20 ans le 17 septembre 1943 avec 18 autres résistants communistes brestois.

22/ André Berger (1922-1943)

Né le 30 décembre 1922 à La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; monteur en chauffage ; communiste ; résistant, FTPF.

Selon Eugène Kerbaul, monteur en chauffage, André Berger aurait adhéré à la Jeunesse communiste clandestine à Brest, en août 1941, à l’occasion de sa reconstitution par Jean Kérautret. Il fut diffuseur de la propagande résistante, du PCF, de la JC et du FN. Il aurait peut-être travaillé comme mécanicien dans les chemins de fer, en 1940 et 1941, car un A. Berger faisait partie de l’organisation communiste clandestine des cheminots de Brest à cette époque, et un Berger était le mécanicien de Roger Chaigneau, membre du triangle de direction de la section du PCF de Brest, le 8 mai 1941, le jour de l’arrestation de ce dernier, alors que le train de marchandise qu’il conduisait venait d’arriver au port de commerce.
À la fin 1941 et au début 1942, André Berger assura les liaisons départementales de la Jeunesse communiste. Il entra au PCF clandestin et aux FTPF en mai 1942.
Il effectua de nombreux sabotages et participa à plusieurs attentats contre l’armée allemande. Il prit part à la protection de Raymonde Vadaine et Marie Salou, lorsqu’elles saccagèrent la vitrine de la LVF, rue de Siam, en août 1942, à deux pas de la préfecture maritime, occupée par la Kriegsmarine.
Il participa à de nombreuses autres opérations, dont certaines très importantes : il fut l’acteur principal de l’attentat contre un immeuble occupé par les officiers allemands près du « Petit-Paris » en Saint-Marc, près de Brest. Accompagné de Jean-Louis Prima, il fit sauter la voie ferrée Paris-Brest, au Rody (Anse du Moulin-Blanc, en Kerhuon). Avec Jean-Marie Teurroc et Paul Monot, il fit sauter le tableau de commande électrique du trafic ferroviaire en gare de Brest.
Il fut arrêté le 22 février 1943 à Nantes, en même temps que Jean-Louis Prima, Yves Gilloux, et Charles Vuillemin. Il fut transféré à Brest le 27 février, puis à Rennes-Jacques-Cartier le 3 mars. Il fut transféré à la prison de Fresnes le 28 juillet. Il fut jugé le 28 août 1843, par le tribunal allemand du Gross Paris, 11 rue Boissy-d’Anglas à Paris, et condamné à mort pour actes de franc-tireur.
Il a été fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, en même temps que 18 autres résistants communistes brestois.
Il fut inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine.

SOURCES : fichier des fusillés, FNDIRP du Finistère Nord à Brest. – 1918-1945, 1 640 militants du Finistère, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1988. – Chronique d’une section communiste de province, Brest, janvier 1935-janvier 1943, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1992, ISBN 2-950 7016-0-4. – Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, Master 1, dir. Christian Bougeard, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010. – Site Internet Mémoire des Hommes.

Gilles Pichavant, Maitron des fusillés

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article151741

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:07
Hommage. L’honneur d’un judéo-bolchevique polonais - Joseph Epstein, par Charles Silvestre, L'Humanité, 20 janvier 2020
Hommage. L’honneur d’un « judéo-bolchevique » polonais
Lundi, 20 Janvier, 2020 - L'Humanité

Joseph Epstein, bon pour la légende est réédité au moment où son auteur, l’artiste Pascal Convert, est reconnu pour son œuvre sur la mémoire et l’oubli.

 

Le sculpteur Pascal Convert vient de se voir décerner le grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Rien d’extraordinaire, sauf que… l’artiste travaille depuis des années sur les thèmes de la mémoire et de l’oubli. Sa dernière œuvre porte sur l’Afghanistan. Mais sa marque fondatrice remonte à plus longtemps. En 2003, il crée le Monument aux fusillés du Mont-Valérien. C’est son projet qui a été retenu dans un concours ouvert après le vote, par le Sénat, d’une proposition de Robert Badinter. L’ancien garde des Sceaux, se rendant à la cérémonie de la cascade du bois de Boulogne, avait découvert, stupéfait, qu’aucun nom n’apparaissait sur le site proche de Suresnes où ont été exécutés plus de 1 000 fusillés résistants et otages.

À partir de là, va s’enchaîner une série de petits miracles personnels et collectifs pour l’histoire de l’art et l’art de l’histoire. Le monument n’est pas en marbre. Il ne s’impose pas par sa solennité. C’est une cloche où sont gravés sur le bronze 1 008 noms, un nombre arrêté avec le concours des familles et des associations comme il ne l’avait jamais été jusque-là. Leurs noms forment ainsi, sans hiérarchie, une ronde des fusillés.

Un monde de la conscience et du courage

Convert ne travaille pas que la forme… le fond l’intéresse aussi. Au fait, se demande-t-il, qui étaient ces fusillés auxquels on va rendre la lumière ? Le sculpteur se fait enquêteur : leur vie ? Leur combat ? Les 1 000 sont tout un monde, mais pas n’importe quel monde. Ils sont un monde de la conscience et du courage, des militants ouvriers communistes, des chrétiens à la fleur de l’âge, un aristocrate patriote, le commandant Honoré d’Estiennes d’Orves. Ce fond, à son tour, prend la forme d’un film : Aux noms des fusillés.

Et les étrangers, et les juifs, demande le sculpteur-enquêteur à Badinter. Qui répond en deux mots : « Voyez Epstein. » Convert ne se le fait pas dire deux fois. Qui est cet Epstein ? Le chef des FTP de l’Île-de-France qui précédera Henri Rol-Tanguy, mais dont les Allemands ne connaîtront que le nom d’emprunt, Estain. Au départ, un jeune juif se destinant à la carrière d’avocat mais qui, frappé par le numerus clausus du régime du maréchal Pilsudski, se retrouve en France où il rejoint le Parti communiste français. Puis, en Espagne, mitrailleur dans les Brigades internationales du côté des républicains. Épopée d’un homme, avec d’autres, dans un livre au titre évocateur Joseph Epstein, bon pour la légende

Des histoires compliquées,

à la limite du roman

Une deuxième séquence s’ouvre avec Georges Duffau. C’est le nom donné à l’enfant d’Epstein qu’adopte le premier mari de Paula Epstein. Les histoires « privées » de la Résistance, histoires de la clandestinité, sont des histoires compliquées, à la limite du roman. Georges Duffau forme, depuis, avec Pascal Convert, un couple d’inlassables chercheurs. Sur sa lancée, l’artiste écrit un grand livre sur Raymond Aubrac, filme, sculpte, expose. Celui qui a gagné le droit, avec ses enfants, de s’appeler « Duffau-Epstein » s’immerge dans l’histoire du Mont-Valérien, y accueille des classes, organise des rencontres.

Epstein a fini comme il a vécu. Pris, le 16 novembre 1943, à sa descente du train à la gare d’Évry-Petit-Bourg. Jamais, il ne donnera un nom. Toujours inconnu des brigades spéciales de Vichy. Il avait rendez-vous avec Missak Manouchian. Le temps n’est pas encore venu pour les autorités françaises d’accepter, comme cela leur a été demandé, de faire entrer ces purs héros au Panthéon. Étrangers, juifs, communistes, l’ombre de l’Affiche rouge plane encore. L’ironie de l’histoire veut qu’en reconnaissant le formidable travail artistique de Pascal Convert contre l’oubli, c’est l’honneur de Joseph Epstein, l’un de ces « judéo-bolcheviques », comme les appelaient les nazis, qui ressort.

En librairie, le 3 février prochain : Joseph Epstein, bon pour la légende - Lettre au fils (2007), réédité par Confluences, 324 pages, 9 euros. Une conférence de Pascal Convert, en présence de Georges Duffau-Epstein, aura lieu le samedi 25 janvier, à 15 heures, dans le cadre de l’exposition « Libertad », sur les 80 ans de la fin de la guerre d’Espagne aux archives départementales de Gironde, à Bordeaux.
Hommage. L’honneur d’un judéo-bolchevique polonais - Joseph Epstein, par Charles Silvestre, L'Humanité, 20 janvier 2020
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