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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 19:31
Cécile ROL-TANGUY n'est plus . Elle avait fêté ses 101 ans le 10 avril dernier .  ( Cécile et Henri quelques jours après leur mariage en Bretagne , 17 Avril 1939 ) - Christophe Saulière

Cécile ROL-TANGUY n'est plus . Elle avait fêté ses 101 ans le 10 avril dernier . ( Cécile et Henri quelques jours après leur mariage en Bretagne , 17 Avril 1939 ) - Christophe Saulière

Décès de la grande résistante Cécile Rol-Tanguy le 8 mai 2020 à l'âge de 101 ans
Décès de la grande résistante Cécile Rol-Tanguy le 8 mai 2020 à l'âge de 101 ans

La famille Rol-Tanguy communique :

Cécile ROL-TANGUY est décédée ce jour 8 mai 2020 à 12 h 10, à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher), à l’âge de 101 ans. Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.

Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d’honneur, Grand Croix dans l’Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l’occupant nazi. Cécile ROL-TANGUY soulignait toujours qu’elle n’acceptait ces décorations qu’en hommage à toutes les femmes de l’ombre, rouages indispensables de la lutte clandestine. Aux déportées, aux internées, à toutes celles assassinées par l’ennemi et pourtant si souvent oubliées à l’heure de la victoire. A toutes les femmes qui, comme elle, une fois la guerre terminée, reprirent simplement leur place dans la vie quotidienne de leur famille et du pays.

***

En ce 8 mai 2020, 75 ans après la défaite du nazisme et le retour de la paix en Europe, symbole incroyable, Cécile Rol-Tanguy, grande figure féminine de la résistance parisienne vient de s'éteindre à 101 ans.

Cette grande résistante et cette grande dame, épouse d'Henri Rol-Tanguy, compagnon de la libération d'origine finistérienne, né a Morlaix, fêtait ses 100 ans l'an passé.

Toute notre sympathie à sa famille, ses enfants, ses proches, sa famille, à l' ANACR dont elle était la présidente d'honneur.

Cécile Rol Tanguy est née en 1919. Elle est issue de la famille bretonne des Le Bihan, son père était un électricien militant socialiste, puis communiste après le congrès de Tours, qui disparaîtra en déportation.

Le domicile de ses parents accueille des réfugiés allemands et d'Europe de l'est dans les années 30.

Cécile s'engage au Secours Rouge international à partir de 1936, au syndicat CGT de l'électricité, puis a la fédération CGT de la métallurgie. C'est là qu'elle rencontre son futur mari, Henri Tanguy, qui est à l'époque responsable des jeunes au sein de la fédération des travailleurs de la métallurgie.

Elle se marie avec lui lors d'une permission d'Henri, engagé volontaire aux Brigades internationales en soutien à la République espagnole menacée par les fascistes.

Au début de la guerre, elle assure entre Brest et Paris avec sa mère la liaison avec la direction clandestine du PCF interdit, une mission confiée par le futur ministre communiste de De Gaulle Marcel Paul.

Puis à Paris, comme sténo-dactylographe elle écrit et tire les tracts du PCF  avant de rejoindre les rangs de l'organisation spéciale O.S puis des F.T.P.F avec Henri Rol Tanguy où elle exerce comme agent de liaison.

Elle termine la guerre avec le grade de lieutenant FFI.

Cécile et Henri vont continuer leur vie militante avec le PCF jusqu'au bout. Henri meurt en septembre 2002 et a droit a un hommage du président Chirac dans la cour des Invalides. Entourée de l'affection de ses enfants, Cécile Rol-Tanguy, élevée au rang de chevalier de la légion d'honneur, continue a entretenir la mémoire et la flamme de la résistance en allant de ville en ville rendre hommage a ses camarades.

Libération de Paris: Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées" (France 24)

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite Le Bihan le 10 avril 1919 à Royan, résistante communiste.

Elle est la fille de François Le Bihan, syndicaliste, cofondateur du Parti communiste français (PCF), déporté à Auschwitz dans le convoi des 45000, et de Germaine Jaganet.

Après l'obtention de son brevet élémentaire à 16 ans, elle est formée au métier de sténodactylographe et suit un stage au secrétariat administratif du
syndicat Confédération générale du travail (CGT) de la Compagnie parisienne de distribution d'électricité (CDPE). En novembre 1936, elle est engagée au syndicat des métaux CGT d'Île-de-France, dont le secrétaire n'est autre qu'Henri Tanguy.
Elle milite à l'Union des jeunes filles de France et participe à des réunions du Comité d'aide à l'Espagne républicaine, où elle fait connaissance avec Tanguy.
En janvier 1938, ils se fréquentent, puis, en 1937, alors qu'il participe à la guerre d'Espagne, elle devient sa marraine de guerre. Après son retour en France fin 1938, le 19 avril 1939, ils se marient. Ils auront cinq enfants : Hélène, universitaire, Jean, journaliste, Claire et Francis, haut fonctionnaire; ainsi que Françoise, morte en bas âge. Entre-temps, le 1er janvier 1938, elle adhère au PCF.
Au début de juillet 1940, elle entre dans la clandestinité ; Henri, une fois démobilisé, la rejoint à Paris. Elle devient agent de liaison et prend les surnoms de « Jeanne », « Yvette » et « Lucie ». Seul Maillard connaît leur véritable nom et leur adresse.
C'est elle qui, notamment, informe Jean-Pierre Timbaud qu'il est recherché. Elle cache des armes dans le
landau de ses enfants. Le 19 août 1944, elle rédige, sous la dictée d'Henri, l'appel à l'insurrection des Parisiens.
Le 26 août, elle assiste au défilé du général de Gaulle sur les Champs-Élysées.
Cécile Rol Tanguy devient co-présidente de l’association Les Amis des combattants de l'Espagne république, ACER, dont sa fille, Claire, deviendra Secrétaire générale. Elle prend l'engagement, avec son mari, de rester adhérente du PCF et abonnée à L'Humanité jusqu'à sa mort. Henri Rol-Tanguy meurt en 2002.
En janvier 2014, elle salue avec Odette Nilès dans une tribune dans Le Monde la décision du transfert des cendres de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay au Panthéon.
Le 27 mai 2014, elle participe aux commémorations organisées à l'occasion de la journée nationale de la Résistance.

"la mort n'éblouit pas les yeux des Partisans"

Les Résistants et Amis de la Résistance,  les Amis du pôle Jean Moulin-réseau MRN sont en deuil.

En ce 8 mai, jour de la Victoire sur le nazisme, notre présidente, notre chère Cécile Rol-Tanguy a rejoint son époux, ses chers disparus, chez elle, entourée de tous les siens.

Cécile et Henri Rol-Tanguy sont  à jamais unis dans notre coeur, dans le coeur des Français.

Ils ont écrit ensemble, avec leurs camarades de combat, une page magnifique de notre Histoire, la Libération de Paris.

En ce jour, nous avons aussi une pensée pour son père, le Résistant François Le Bihan,  né à Bannalec, mort à Auschwitz le 19 septembre 1942.

Les Résistants et Amis du Finistère, partagent le  chagrin de ses enfants, Hélène et Claire, Jean et Francis, le chagrin de toute sa famille.

A eux tous,  nos plus affectueuses pensées.

Pour l'ANACR-29 et le pôle Jean Moulin-réseau MRN, Anne Friant

C'est avec tristesse et émotion que nous avons appris le décès de Cécile Rol-Tanguy. Elle restera à jamais dans l'Histoire, avec son mari, comme la parfaite illustration de la résistance au nazisme, une valeur partagée par tous les Républicains espagnols.
Dans cette douloureuse circonstance, l'association Mémoire de l'Exil Républicain Espagnol dans le Finistère souhaite vous faire part de toute sa sympathie. 
Très cordialement.
Jean Sala-Pala, Président
 

MERE29
Connaître, faire connaître et faire reconnaître
la Mémoire des Républicains espagnols dans le Finistère
Décès de la grande résistante Cécile Rol-Tanguy le 8 mai 2020 à l'âge de 101 ans
Publié le 08/05/2020 par PCF
Cécile Rol-Tanguy était la mémoire de celles et ceux qui ont refusé la collaboration et ont combattu l’occupant nazi (Fabien Roussel)

Le PCF perd une de ses grandes figures, une grande dame qui est restée engagée toute sa vie. A 101 ans, Cécile Rol-Tanguy nous quitte, entourée de sa famille, dans sa demeure de Monteaux  en Loir et Cher.

Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.
Car Cécile Rol-Tanguy n’était pas que la femme du Colonel Rol Tanguy, présente à ses coté le 25 aout 1944 pour obtenir l’acte de reddition du général Von Sholtitz.

C’était aussi une militante de la paix, de la liberté, des droits des femmes s’opposant à toutes les formes d’intolérance.
Médaillée de la Résistance, Grand-Croix de l’Ordre national du Mérite, Grand Officier de la Légion d’Honneur, elle a mené de nombreuses batailles tout au long de sa vie. Elle était une femme d’écoute et d’échanges, jamais d’idées imposées.

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite Le Bihan le 10 avril 1919 à Royan, est la fille de François Le Bihan, syndicaliste, cofondateur du Parti communiste français (PCF), qui sera déporté à Auschwitz dans le convoi des 45000, et de Germaine Jaganet.

En 1936, elle s’engage au syndicat des métaux CGT d’Île-de-France. En 38 elle adhère au PCF. Elle milite à l’Union des Jeunes Filles de France et participe en même temps activement aux Comités d’aide à l’Espagne Républicaine, pour soutenir les Brigades internationales combattant le franquisme en Espagne.

Puis la guerre arrive. Dés le mois de juillet 1940, elle s’engage dans la Résistance et entre dans la clandestinité. Henri, son mari qu’elle a épousé un an plus tôt, la rejoint à Paris. Elle
devient agent de liaison et il lui arrive de cacher des armes dans le landau de ses enfants.

Elle tape des tracts, des journaux syndicaux et autres documents illégaux de la CGT interdite et travaille pour les avocats communistes qui défendent les premiers emprisonnés du régime de Vichy.

C’est aussi, elle, qui va aider le Colonel Rol-Tanguy à rédiger l’appel à l’insurrection des Parisiens. Les combats victorieux de la Résistance parisienne amènent la Libération de la Capitale le 25 août 1944.

Toute sa vie, elle a tenu à faire vivre la mémoire de la Résistance, celle de ses ami-es et camarades mort-es au combat.

Avec Lucie et Raymond Aubrac, Cécile et Henri Rol-Tanguy resteront comme les deux couples symboles de la Résistance intérieure française.

Ils auront été pour de nombreux communistes l’incarnation de la Résistance, la mémoire de celles et ceux qui ont refusé la collaboration et ont combattu l’occupant nazi. Cécile Rol Tanguy a instruit de nombreux militants et formé des dirigeants de notre parti. Jamais nous l’oublierons.

Tous les communistes de France sont tristes aujourd’hui. En leur nom, je tiens à adresser toute mon amitié à ses enfants, Hélène, Claire, Jean et Francis, sa famille, ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

Vendredi, 8 Mai, 2020 - L'Humanité

DISPARITION. CÉCILE ROL-TANGUY EST DÉCÉDÉE

José Fort

Dès la première heure, elle a résisté au nazisme. Épouse du colonel Henri Rol-Tanguy, Cécile, Grand officier de la légion d‘honneur, a été aux premiers rangs de la libération de Paris en août 1944.

Au Palais de l’Élysée, alors que Jacques Chirac venait de l’élever au grade de Grand officier de la légion d’honneur, Cécile Rol-Tanguy déclarait : « Cette distinction, monsieur le Président, je l’accepte au nom de toutes les femmes résistantes oubliées, celles dont on n’a jamais parlé, celles qui n’ont rien eu. »

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite le Bihan à Royan avait fêté au mois d’avril 2019 ses cent ans entourée de sa famille et de ses nombreux amis. Elle est décédée ce vendredi 8 mai 2020 chez elle, à midi, à Monteaux (Loir et Cher), entouré des siens. Comme un symbole.

Une grande dame vient de nous quitter et pas seulement parce qu’elle était l’épouse du célèbre colonel Henri Rol-Tanguy, le métallo-brigadiste parti défendre la République espagnole avant d’entrer en résistance contre les nazis. Elle avait été la proche collaboratrice puis la femme du chef FFI artisan de la libération de Paris en août 1944.

Cécile c’était aussi Cécile, surtout Cécile, une femme de courage, d’intelligence et de lucidité. Fille de François Le Bihan, syndicaliste et communiste français, déporté à Auschwitz, Cécile Rol-Tanguy était une femme d’action. Elle a milité à l’Union des jeunes filles de France, participé activement aux Comités d’aide à l’Espagne républicaine et a rejoint le parti communiste en 1938. Elle a d’abord été la marraine de guerre d’Henri avant de l’épouser en avril 1939.

Voir aussi : J'étais son agent de liaison, sa secrétaire,.. tout !

Dès juillet 1940, elle entre en clandestinité. Elle est agent de liaison. Il lui arrive de cacher des armes dans le landau de ses enfants. C’est elle qui tape à la machine, sous la dictée de Rol, l’appel à l’insurrection des Parisiens.

Après la mort d’Henri (2002), Cécile Rol-Tanguy a poursuivi le travail de mémoire : en présidant l’association « Les Amis des combattants en Espagne républicaine » (ACER), en participant à des cérémonies, des rencontres et des débats. Elle était une femme d’écoute et d’échanges, jamais d’idées imposées.

Voir aussi : "Reprenez le flambeau de la paix !"

Il y a quelques années, l’accompagnant à Vénissieux pour une cérémonie à la mémoire d’Henri, nous avions échangé dans le train sur l’état du monde. Je me souviens de ses mots : « nous rêvions d’un monde en paix et nous assistons à tant de conflits et de barbaries. Nous rêvions d’une vie meilleure et nous devons supporter tant d’injustices. Au soir de ma vie, j’ai un souhait : que les jeunes générations reprennent le flambeau de la paix, de la liberté, de la résistance en s’opposant à l’intolérance d’où qu’elle vienne et en trouvant des voies nouvelles pour un avenir meilleur. »

Voir aussi : "C'était un engagement instinctif"

À Hélène, Claire, Jean, Francis, les enfants de Cécile Rol-Tanguy et à ses petits-enfants, l’Humanité adresse ses plus sincères condoléances.

José Fort

La résistante Cécile Rol-Tanguy est morte
 
 
La résistante Cécile Rol-Tanguy est morte

Jusqu’à sa mort, le 8 mai à l’âge de 101 ans, elle défendit le souvenir de l’insurrection parisienne à laquelle elle prit part en tant qu’agente de liaison.

Antoine Flandrin - Le Monde

L’engagement des femmes dans la Résistance française fut longtemps occulté. Souvent, l’importance de leur rôle fut découverte après la mort de leur mari. Ce fut le cas de l’épouse du colonel Rol-Tanguy (1908-2002), chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la région parisienne, connu pour avoir mené la libération de Paris avant l’entrée des blindés du général Leclerc, le 24 août 1944. Jusqu’à sa mort, le 8 mai, à l’âge de 101 ans, Cécile Rol-Tanguy défendit le souvenir de l’insurrection parisienne à laquelle elle prit part en tant qu’agente de liaison.

Née le 10 avril 1919 à Royan (Charente-Maritime), elle grandit au Vésinet (Yvelines), puis à Paris dans le 19e arrondissement, dans une famille d’ouvriers communistes. Son père, François Le Bihan, électricien, militant CGT au Secours rouge international, héberge avec son épouse de nombreux responsables communistes tchèques, hongrois, yougoslaves, italiens et allemands, exilés politiques en France.

La rencontre avec Henri Tanguy

Après avoir obtenu son brevet, Cécile Le Bihan est embauchée en 1936 comme dactylographe à la fédération CGT de la métallurgie, où elle fait la connaissance d’Henri Tanguy, un Parisien d’origine bretonne qui a quitté l’école à 13 ans et a été renvoyé de plusieurs usines d’automobiles pour y avoir organisé des grèves. Elle devient sa marraine de guerre, après qu’il obtient l’autorisation du Parti communiste français (PCF) pour rejoindre les Brigades internationales pendant la guerre civile en Espagne, en 1937 et 1938. Il en reviendra avec une blessure à la poitrine et un surnom de guerre – Rol, le nom de son ami Théo, tué par les Franquistes.

Après leur mariage, en 1939, vient le temps des drames. Son père, François Le Bihan, est arrêté en avril 1940. Accusé d’avoir tenté de reconstituer le PCF alors dissous, il est écroué à la prison de la Santé, à Paris. Il sera déporté à Auschwitz où il mourra en 1942. Elle n’a aucune nouvelle de son mari, Henri Tanguy, mobilisé en 1939, affecté dans une usine d’armement près de la frontière pyrénéenne. Bientôt, leur petite fille de 7 mois, Françoise, tombe malade. Le bébé meurt le 12 juin, alors que les troupes allemandes entrent dans la capitale.

« Je n’avais plus rien, racontait-elle. Mon père avait été arrêté, mon mari, je ne savais pas où il était, et j’avais perdu ma petite fille. Qu’est-ce qui me retenait ? Je rentrai dans la Résistance. Ça m’a aidé. Ça m’a apporté quelque chose. » Contactée par la CGT, devenue clandestine, elle accepte de dactylographier des tracts et des articles pour des journaux de la Résistance. Lorsque son mari rentre à Paris, en octobre, elle devient son agente de liaison.

La Résistance et la Libération

Deux autres enfants, Hélène et Jean, naissent en 1941 et en 1943. Elle se sert de la poussette qui les transporte pour y cacher des documents secrets pour le réseau communiste des Francs-tireurs et partisans (FTP). Sous les rutabagas et les poireaux de son cabas, elle dissimule pistolets, grenades et détonateurs. Alors que son mari passe de planque en planque, elle vit avec sa mère et utilise des prénoms d’emprunt : Yvette ou Lucie.

Dans la nuit du 18 au 19 août 1944, c’est elle qui tape à la machine le tract appelant les Parisiens à s’insurger : « Aux patriotes aptes à porter des armes. (…) La France vous appelle ! Aux armes, citoyens ! ». Le 20, elle est de nouveau aux côtés du colonel Rol lorsque celui-ci installe son PC dans les catacombes, à vingt-six mètres sous le lion de la place Denfert-Rochereau. C’est là que le chef régional des FFI organise le soulèvement parisien. Cinq jours plus tard, après de rudes combats, les Parisiens fêtent la Libération, alors que les chars alliés entrent dans la capitale. Cécile Rol-Tanguy sort de l’ombre. Elle est reçue au ministère de la guerre, le 27, avec son mari ainsi qu’une vingtaine de chefs de la Résistance parisienne, par le général de Gaulle.

Après le décès de son mari, en 2002, elle continuera à témoigner. « J’ai longtemps accompagné mon mari pour évoquer la Résistance, disait-elle. Quand il est parti, l’idée qu’on allait oublier son combat et celui de tant d’autres ne me plaisait pas. Alors je me suis lancée, sans jamais penser à ce qui me tomberait dessus… »

Cécile Rol-Tanguy, en quelques dates

10 avril 1919 : naissance à Royan (Charente-Maritime)

1936 : sténodactylo à la Confédération générale du travail (CGT)

1939 : épouse Henri Rol-Tanguy

1940-1944 : agente de liaison dans la Résistance

8 mai 2020 : mort à Monteaux (Loir-et-Cher)

 
Disparition de la résistante Cécile Rol-Tanguy à 101 ans
 
Cécile Rol-Tanguy, figure de la Résistance, est morte à 101 ans
 
Paris - Musée de la résistance (Pierre-Yvon Boisnard)

Paris - Musée de la résistance (Pierre-Yvon Boisnard)

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 11:40
Composition et montage photo - Pierre-Yves Boisnard

Composition et montage photo - Pierre-Yves Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo montage Pierre-Yvon Boisnard

Plougasnou 8 mai 2020 - photo montage Pierre-Yvon Boisnard

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 08:34
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme
Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:  75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme

Morlaix - 8 mai 2020 - 8 mai 1945:

75 ans après la fin de la seconde guerre mondiale et la chute du nazisme.

J'ai rendu hommage ce matin avec des fleurs de mon jardin aux Résistants morlaisiens, à Rol-Tanguy, compagnon de la libération, à la tête de l'insurrection dans la libération de Paris, communiste, né a Morlaix, aux déportés (130 environ venant de Morlaix ou arrêtés dans notre ville, une soixantaine y trouvèrent la mort, dont 32 des 59 otages faits le 26 décembre 1943) et victimes de la guerre et des crimes du nazisme et de la collaboration, à leurs espoirs d'un monde meilleur, de paix durable dans la liberté et la justice sociale.
Ces constructions historiques que sont la démocratie et la paix en Europe sont fragiles et battues en brèche par des forces contraires de plus en plus inquiétantes. Défendons-les avec lucidité contre ceux qui font le lit des idées de haine, d'intolérance et de nationalisme d'extrême-droite, tout le contraire du vrai patriotisme.

Ismaël Dupont

Morlaix - la rafle du 26 décembre 1943 et la déportation des Otages - racontée dans le Télégramme de Brest et de l'0uest un an plus tard, à partir du 26 décembre 1944

Les déportés morlaisiens dans les camps nazis pendant la seconde guerre mondiale

Persécutions et déportations des juifs du Finistère:"Sur les traces perdues d'une famille juive en Bretagne" par Marie-Noëlle Postic Coop Breizh, 2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

Hommage à Rol-Tanguy, compagnon de la Libération, en gare de Morlaix, place Rol-Tanguy, 12 juin 2019: photos de Pierre-Yvon Boisnard et discours d'Ismaël Dupont, articles du Télégramme et du Ouest-France

Rol-Tanguy: pourquoi t'ont-ils abandonné?

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 08:00
Le 8 mai, une date référence pour notre mémoire collective - par Pierre Laurent

Le 8 mai, une date référence pour notre mémoire collective

C’était un 8 mai, il y a 75 ans. Le 8 mai 1945. Cette date marque la fin « des années noires », la fin de la deuxième guerre mondiale, la capitulation de l’Allemagne Nazie.

L’existence de cette date n’est pas toujours allée de soi. Son instauration en jour férié, en 1981 seulement, s’est heurtée à bien des obstacles. De même, il a fallu du temps, en France, pour que soit reconnue la responsabilité de l’État Français, installé à Vichy, dans la collaboration avec les nazis, la déportation de millions de juifs, notamment des enfants, et la traque des résistant·e·s sur notre territoire national.

La vigilance est toujours de mise : le projet existe toujours d’unifier en une seule date la commémoration de la fin des conflits qui ont marqué le 20e siècle, pour supprimer des jours de congés aux Français qui ne « travailleraient pas assez », peut être aussi pour des raisons moins avouables encore…

J’y suis, avec mes camarades communistes, résolument opposé. Le 8 mai doit rester une date référence dans notre mémoire collective.

Cette date nous invite à la mémoire de ce que fut le nazisme, son inimaginable inhumanité. Mémoire des victimes, militaires, civiles et innocentes, disparues par millions dans les camps de la mort, dans des massacres ou des représailles d’une impensable sauvagerie. Qu’ils ou elles soient morts à Oradour-sur-Glane, Leningrad, Auschwitz, Varsovie ou ailleurs, c’est à elles et eux que nous pensons en ce jour.

Cette date nous invite à rappeler les complicités dont a bénéficié le régime nazi, dont la plupart figure parmi « les premiers de cordée » de l’époque.
A rappeler, bien sûr, le courage des femmes et des hommes qui, au contraire, ont refusé de vivre à genoux, se sont levés, ont payé souvent de leur vie leur soif d’une humanité libérée.

François Mauriac, écrivain catholique, de sensibilité Gaulliste écrira : « seule la classe ouvrière dans son ensemble est restée fidèle à la patrie... ».

Cette date nous invite aussi à tout faire pour que se développent pleinement, avec l’ouverture des archives, la connaissance, la recherche scientifique et historique sur ces années noires, notamment de ce que fut en France l’occupation et la complicité du régime de Vichy. Bien des zones d’ombre demeurent. Parmi elles, celle de ces militants, élus, parlementaires communistes ou syndicalistes arrêtés en 1939 sous le gouvernement Daladier, internés par celui de Vichy, en France puis en Afrique du nord et en Algérie, alors
« française ». Une journée d’étude à ce sujet associant historiens, syndicalistes et responsables politiques était programmée ce lundi 11 mai au Palais du Luxembourg. Les conditions de confinement actuelles nous ont contraints à la reporter au lundi 9 novembre. Nous en reparlerons, mais d’ores et déjà je vous y invite.

Cette date, enfin, nous invite à l’espoir. Certes, le monde d’aujourd’hui n’est plus le même. L’histoire s’accélère. Mais nous sentons toutes et tous que nous sommes, à nouveau, à un carrefour. L’Humanité poursuivra-t-elle dans la voie de politiques libérales qui n’ont d’autres boussoles que le profit au mépris de l’être humain et de la planète, ou d’autres voies, d’autres rapports de force permettront-ils aux femmes et aux hommes de bénéficier des immenses richesses crées et aujourd’hui dilapidées, pour pouvoir s’émanciper, vivre dignement, gagner de nouvelles protections et de nouveaux droits, préserver la planète et l’écosystème ?
Creusement sans fin des inégalités ou mise à disposition de toutes et tous des communs, là est le choix.

Il y a 75 ans, la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance était une réponse progressiste à la même question.

Rien n’est écrit, mais des points d’appui nouveaux, que nous ne soupçonnions pas ou dont nous ne soupçonnions pas encore la force, se font jour aujourd’hui, dans les contradictions d’un monde et d’une humanité qui cherchent la voie de nouveaux horizons…

Il y a 45 ans, du cœur du Chili opprimé, un chant s’est élevé : « el Pueblo unido jamas sera vencido »
En ce 8 mai 2020 ce chant est toujours le nôtre et nous continuons à tracer, comme l’a dit le poète espagnol Antonio Machado, « nos sillages dans la mer ».

Pierre Laurent, président du Conseil national du PCF, sénateur de Paris

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:44

 

La construction capitaliste de l’Union européenne peut se disloquer. Les conseils européens des chefs d’État et de gouvernement sont plus catastrophiques les uns que les autres. Ce qui est actuellement sur la table, à savoir les conclusions de cette instance dite «informelle» qu’est l’Eurogroupe du 9 avril, conduit à l’augmentation de la dette des États et à leur exposition aux dramatiques «ajustements» néolibéraux qui sont justement à l’origine de la crise des systèmes de santé publics. Les critiques des gouvernements espagnol, portugais et italien sont tout à fait justifiées.

 

 

L’ampleur de la crise du capitalisme et de ses conséquences sociales appelle à d’autres solidarités entre peuples et nations d’Europe. Elles sont possibles et nécessaires. Je me contenterai de l’illustrer par quatre propositions.

Une proposition immédiate, que le PCF porte depuis longtemps et que le PGE a reprise: la redirection des moyens et efforts financiers de la BCE vers l’investissement pour les services publics et l’emploi. La pétition initiée par Frédéric Boccara et Paolo Ferrero, vice-président du PGE, «L’argent de la BCE pour la santé, pas pour le capital», interpellant la commission européenne doit être popularisée. Cette mesure n’est pas seulement une action urgente, mais elle ouvre une brèche sérieuse dans l’économie politique monétariste de l’euro.

D’autre part, la crise de la mondialisation capitaliste et la nécessité de défendre l’emploi soulignent la nécessité de porter l’exigence des relocalisations des industries stratégiques sur le sol européen. Elles ne seront durables que si elles sont complétées de mesures efficaces de lutte contre le dumping social, fiscal et écologique, et contre l’évasion fiscale.

De plus, la question de la dette est plus que jamais centrale, alors que les États de l’UE vont s’endetter en moyenne pour dix points supplémentaires de PIB. La nécessité d’un moratoire sur les dettes publiques et de l’annulation de leur part illégitime, à travers d’une conférence européenne de la dette. Ce qui a été possible de faire en 1953 pour la dette publique de la RFA à la conférence de Londres pour les intérêts de la bourgeoisie ouest-allemande doit l’être aujourd’hui pour ceux des peuples.

Enfin, la «suspension» du Pacte de stabilité et de croissance ne serait sans doute que l’arbre qui cache la forêt si elle n’appelle pas son annulation totale, ainsi que celle de l’ensemble du corset austéritaire européen, à savoir le semestre européen, le pacte budgétaire et les autres mécanismes de contrôle de la commission européenne sur les budgets des États.

Si des brèches sont ouvertes, les élargir pour remettre en cause la logique même de l’européisme libéral en faisant émerger d’autres solidarités, mutuellement bénéfiques, entre les peuples et les nations d’Europe implique un niveau de rapport de force de haut niveau et une bataille de classe de haute intensité. Nous avons des points d’appui, en France et en Europe. À nous, avec nos alliés en Europe, de les renforcer et de les élargir.

 

Vincent BOULET

Responsable Europe du PCF

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:39

 

Aggravation des inégalités sanitaires, territoriales, sociales, économiques, manque de démocratie et de moyens financiers, reprise de l’activité au seul service des profits, voilà la réalité du plan de déconfinement du gouvernement.

 

 

La différence de couleur des régions ne vient pas de « résultats moins bons » comme l’affirme le Premier Ministre qui fait porter de manière inacceptable la responsabilité sur les Français.e.s. Elle vient d’une politique gouvernementale de casse de l’hôpital public, dans le prolongement des politiques menées ces dernières décennies. L’engagement des Français.e.s a lui été total, marqué par la dignité et le civisme, tout au long du confinement.


En effet, si le Pas de Calais, la Seine-saint-Denis ou Mayotte et d’autres sont en tension hospitalière, c’est surtout à cause du manque de lits chronique en réanimation ! La différence est édifiante entre la moyenne nationale qui est de 1 lit de réanimation pour 12 600 habitants et le Pas de Calais qui en compte 1 pour 17 000, la Seine-saint-Denis qui en compte 1 pour 16 500 ou Mayotte, avec 1 lit pour 27 000 habitants. Cette situation est inadmissible dans une République dont une des valeurs fondatrices est l’égalité. Les députés et sénateurs communistes, avec les responsables syndicaux, ont multiplié les alertes et les propositions pour renforcer l’hôpital public.


Pour tous les départements, rouges ou verts, c’est d’une réelle stratégie de déconfinement dont le pays à besoin. Le PCF a rendu public ce jour ses propositions. Fin de l’état d’urgence, fonds de 50 milliards, masques gratuits pour tous et politique de test massive, sélection des activités économiques, réduction du temps de travail, report de l’ouverture des écoles pour accueillir tous les élèves, augmentation des salaires… Des mesures fortes peuvent et doivent être prises pour un déconfinement réussi.


La vie humaine doit être protégée partout, dans toute la France et pour tous nos concitoyen.ne.s. Et la reprise de l'activité ne peut pas se faire comme avant : la transformation de notre mode de développement au service de l’humain et de la planète est plus nécessaire que jamais.

 

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 13:03

LA LETTRE D'INFORMATION DU MRN

Mai 2020

 

Nous préparons la suite

Après une première découverte le 29 février et dans les jours qui suivirent du nouveau site du MRN à Champigny-sur-Marne, dans le bâtiment mis à disposition par le Conseil départemental du Val-de-Marne, les portes ont dû se refermer à cause de l’épidémie de COVID-19. Aujourd’hui, et même s’il est difficile de le faire sans les retours des visiteurs du musée, sans vous, comme l’ensemble des sites culturels, le MRN prépare demain et continue de travailler aux enjeux d’histoire et de transmission qui nous réunissent.
Malgré de fortes contraintes sanitaires, nous finissons d’installer plusieurs aménagements scénographiques ; de restaurer plusieurs des œuvres présentées au public et nous préparons la future programmation culturelle et la rentrée pédagogique.
Notre prochaine newsletter permettra de vous tenir au courant des actions à venir et de la manière dont nous pourrons, en cette période si particulière et dans les mois à venir, continuer d’assurer une transmission juste et émouvante, au plus grand nombre, de l’histoire et de la mémoire de la Résistance.
Prenez soin de vous.

 

Nouveau musée à Champigny-sur-Marne | 29 février 2020 | cérémonie d’ouverture

Le 29 février, après un chantier global qui aura duré plus de trois ans, le MRN à Champigny-sur-Marne aouvert ses portes pour une première découverte de ses nouveaux espaces. Christian Fautré, maire de Champigny-sur-Marne ; Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne ; Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France ; Georges Duffau-Epstein, président de l’association des amis du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne et Lucienne Nayet, présidente du réseau Musée de la Résistance nationale ont prononcé chacun une allocution avant de couper le ruban. La cérémonie s’est déroulée devant un public nombreux : anciens résistants et leurs familles, donateurs et bénévoles, adhérents du MRN et des autres associations de mémoire, partenaires ou simples particuliers ont bravé la pluie et le vent pour assister à la cérémonie. Après celle-ci et le lendemain, ce sont plus de 1 500 personnes qui ont découvert la nouvelle exposition permanente du MRN présentée dans l’Espace Aimé Césaire mis à disposition et aménagé grâce au Conseil départemental du Val-de-Marne et grâce à la ville de Champigny-sur-Marne, aux ministères des Armées – et à sa Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives –, de la Culture et de l’Éducation nationale, à la Région Île-de-France, aux départements de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, à la ville de Paris, à l’établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois, à la Fondation pour la mémoire de la Shoah, à la SNCF, et à de nombreux autres partenaires, associations, comités d’entreprises et mécènes.
Dès que le musée pourra rouvrir, une visite inaugurale permettra de découvrir l’ensemble des installations muséographiques et de présenter notre programmation culturelle et pédagogique.
Photos : Alain Bouissy

Images du mois | 8 et 9 mai 1945 – célébration populaire aux Champs-Élysées

Le fonds photographique de presse dit du Matin conservé au MRN est riche d’images des cérémonies et de la liesse populaire qui a suivi l’annonce de la défaite de l’Allemagne nazie.
Le 7 mai 1945, à Reims, au quartier général de l'état-major des forces alliées, l'Allemagne signe la reddition sans condition de ses armées. Le 8 mai 1945, un second acte de capitulation allemande est signé à Berlin, entérinant la défaite de l'Allemagne et la fin de la guerre en Europe. La nouvelle de la victoire alliée se répand immédiatement : les cloches du pays sonnent à la volée, l'annonce de la  "capitulation sans conditions" et les portraits des vainqueurs font la une des journaux. Le 8 mai 1945, à 15 heures, la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie est officiellement annoncée par le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dans un discours radiodiffusé, qui est aussi transmis dans les rues de la capitale. Dès le 7 mai 1945, une foule immense avait envahi les rues parisiennes pour fêter la victoire. Des défilés s'improvisent le 8 et le 9, convergeant vers les grands boulevards et l'avenue des Champs-Élysées. Des concerts de chants patriotiques et des bals populaires sont organisés. Le 9 mai, l'aviation de l'armée française défile au-dessus des Champs-Élysées.

 

Réseau MRN | Un appel du Comité parisien de la Libération (CPL) à commémorer différemment le 75e anniversaire de la défaite nazie

La terrible crise sanitaire que traverse le pays ne doit pas occulter la célébration du 75e anniversaire de la capitulation sans condition des armées nazies, le 8 mai prochain, même si le confinement général interdit les manifestations publiques. Dans ce contexte, le Comité parisien de la Libération et de nombreuses associations mémorielles appellent nos concitoyens – tout en respectant les gestes barrières, la distanciation physique et les modalités des déplacements dérogatoires – à aller individuellement déposer le 8 mai 2020 une fleur, un bouquet, un dessin, un poème sur les monuments aux morts, au pied des plaques du souvenir de toutes les victimes du nazisme de votre commune. De 1940 à 1944, dans la France envahie, nos aînés ont bravé l’occupant et ses collaborateurs et chaque 1er mai, 14 juillet et 11 novembre ont su trouver le moyen de fleurir les monuments aux morts de nos communes. 75 ans plus tard nous devons rappeler leur héroïsme et leur victoire, celle de la liberté et de la démocratie sur la barbarie nazie.

 

Publications récentes | Conseils de lecture du MRN

Alors que les librairies vont pouvoir ouvrir de nouveau leurs portes, lisons ! Le MRN rappelle la sortie de trois livres récents des commissaires associés de son exposition permanente qui renouvellent et enrichissent l’histoire de la Résistance.

Elles ont suivi de Gaulle de Sébastien Albertelli, Perrin/ministère des Armées, 544 pages, 25 euros
Cet ouvrage s’intéresse à la première unité militaire féminine dans l’histoire de l’armée française, le Corps féminin, créé à Londres en 1940 et rebaptisé l’année suivante Corps des Volontaires françaises (CVF). Plus de six cents femmes choisirent cette voie entre 1940 et 1944 pour rallier les Forces françaises libres et le général de Gaulle. Sébastien Albertelli fait sortir leurs histoires du cercle familial, s’appuyant sur des trajectoires individuelles, emblématiques et documentées pour retracer une histoire collective et injustement méconnue.

La lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance – 1940-1944 de Sébastien Albertelli, Julien Blanc et Laurent Douzou, éditions du Seuil, 448 pages, 26 €
Composé par trois historiens spécialistes de la Résistance, cet ouvrage de synthèse propose une approche anthropologique de la Résistance. Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu’aux libérations du territoire à l’été et à l’automne 1944, les auteurs mettent l’accent sur la densité extrême du temps résistant, scrutent ses pratiques et ses sociabilités, interrogent les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Leur synthèse cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier.

Les maquisards – Combattre dans la France occupée de Fabrice Grenard, éditions Vendémiaire, 616 pages, 26 €
Cet ouvrage signé Fabrice Grenard, directeur historique de la Fondation de la Résistance, est la première grande synthèse sur l’histoire des maquisards à l’échelle de toute la France, réalisée à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d’archives, nationaux ou départementaux et des témoignages des derniers survivants.

 

Nos peines

Plusieurs amis, administrateurs et chevilles ouvrières du MRN nous ont quittés. Le MRN a adressé ses condoléances à leurs familles les assurant que le combat de leur proche en faveur de la transmission de l’histoire et de la mémoire de la Résistance et de la Déportation serait continué.

• Daniel Davisse
Né en 1938 en Allemagne dans une famille juive, celui qui s’appelait alors Daniel Herz fuit le nazisme avec sa famille pour le Luxembourg puis la France. Déportés à Auschwitz, ses parents n’en reviendront pas. Caché à Marseille, il est finalement adopté par la famille qui l’a protégé durant la guerre. Devenu instituteur au début des années 1960, il exerce à Ivry-sur-Seine puis à Vitry-sur-Seine. Engagé parallèlement au sein du Parti communiste, il en devient une figure nationale. En 1981, il est le chef de cabinet de Charles Fiterman, le ministre des Transports. Daniel Davisse a également été maire de Choisy-le-Roi durant 18 ans et vice-président du Conseil départemental du Val-de-Marne.
Enfant de déportés, Daniel Davisse a toujours eu à cœur de transmettre l’histoire et la mémoire de la Résistance et de la Déportation. Président de l’AFMD-94, il a été un adhérent fidèle du MRN avec son épouse Annick. Tous deux avaient participé le 29 février dernier à la cérémonie d’ouverture du nouveau MRN.

• Bernard Epin
Né en 1936, Bernard Epin est instituteur à partir des années 1950 à Paris puis en Seine-Saint-Denis. Très rapidement, il a des responsabilités au sein du syndicat national des instituteurs. Passionné par la vie culturelle, Bernard Epin entre en 1957 au collectif de rédaction de L’École et la Nation, revue pédagogique mensuelle du PCF traitant des questions relatives à l’enseignement. À son retour du service militaire qu’il effectue en Algérie de 1959 à 1961, il en devient le secrétaire de rédaction, puis le rédacteur en chef en 1968. Il a contribué aussi à d’autres revues comme l’hebdomadaire Révolution, le mensuel Regards ou à L’Humanité. Bernard Epin a publié également une dizaine d’ouvrages devenus des références dans le domaine du livre de jeunesse avec la volonté de contribuer à l’idéal d’émancipation par l’école et à la démocratisation de la lecture.
Installé à Saint-Ouen au début des années 1960, il s’y investit politiquement et devient conseiller municipal à plusieurs reprises, plus particulièrement chargé des actions culturelles.
Il a été secrétaire général de l’association départementale des Amis du Musée de la Résistance nationale en Seine-Saint-Denis et une des chevilles ouvrières de son festival « La Résistance au cinéma ».

• Max Weinstein
Né en 1927, Max Weinstein grandit à Nancy où ses parents, juifs polonais, se sont réfugiés au début des années 1920. En mai 1940, avec sa famille, il rejoint Roanne. Il retrouve son frère Georges à Villeurbanne en septembre 1943. Par son intermédiaire, il entre en résistance au sein de l’Union de la jeunesse juive (UJJ), issue de la MOI (Main-d’œuvre immigrée). Max Weinstein devient agent de liaison et participe à des opérations de lancer de tracts, distribue le journal clandestin Jeune combat, colle des papillons et trace des graffitis sur les murs des lieux publics, participe à des prises de parole en public, etc. Il participe également à des actions directes comme des sabotages. Le 24 août 1944, il participe à l’insurrection de Villeurbanne. Après la Libération, il intègre le 1er régiment du Rhône, constitué de résistants. Il quitte l’armée peu de temps après.
Il fut l’un des premiers adhérents du Musée de la Résistance nationale, membre de son conseil d’administration, membre des Amis parisiens du MRN. Depuis les années 1990, il œuvrait plus particulièrement à faire connaître la Résistance des communistes de la section juive de la MOI en zone Sud, en particulier celle peu connue des jeunes de l’UJJ. Il fut à l’origine de la création de MRJ-MOI (Mémoire des Résistants Juifs de la Main-d’œuvre immigrée), association membre du réseau MRN, dont il était le président d’honneur.

• Paulette Szlifke [épouse Swiczarczyk, changé en Sarcey]
Paulette Szlifke naît en 1924 à Paris dans une famille juive ayant fui la Pologne. Dans sa jeunesse, elle participe aux activités des patronages juifs progressistes et des Pionniers dans le quartier de Belleville.
Elle entre en résistance avec un groupe de jeunes militants communistes de la section juive de la MOI dont fait partie Henri Krasucki. Elle participe alors à des actions clandestines très diverses : distribution de tracts, manifestations, aide à la réalisation d’actions armées, sabotages notamment dans l’usine de fourrures où elle s’est fait embaucher et qui fabrique des canadiennes pour l’armée allemande.
Après une traque minutieuse des policiers français des Brigades spéciales, elle est arrêtée le 23 mars 1943 avec la quasi-totalité de son groupe. Torturée, elle est emmenée à l’Hôtel-Dieu. Grâce à un médecin, elle réussit à correspondre avec son responsable Adam Rayski à qui elle communique un rapport sur les circonstances de leur chute.
Elle est transférée à Drancy et déportée le 23 juin 1943, à Auschwitz par le convoi n° 55. Elle a 19 ans.
La majorité des déportés de son convoi est gazée immédiatement. Paulette est affectée à divers kommandos de travail. Elle aimait rappeler l’action collective et solidaire des déporté-e-s, l’importance de la solidarité, de rester ensemble pour survivre.
En janvier 1945, elle survit à la « marche de la mort » qui l’emmène à Ravensbrück. Elle retrouve Paris et sa famille le 22 mai 1945.
Après-guerre, Paulette Sarcey travaille dans les foyers de l’UJRE et milite pour les droits et la mémoire des victimes de la déportation. Parallèlement, elle s’investit dans de nombreuses organisations dont le Musée de la Résistance nationale. Tout au long de sa vie, elle a inlassablement témoigné, notamment auprès des jeunes. En 2015, elle a publié son témoignage aux éditions Tallandier : Paula, survivre obstinément.

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 12:32
Isidore Masson

Isidore Masson

75 ans de la chute du Nazisme - Isidore Masson (Libé Nord) et François Masson (Français Libres) de Ploujean, deux héros de la Résistance
François Masson

François Masson

75 ans de la chute du Nazisme - Isidore Masson (Libé Nord) et François Masson (Français Libres) de Ploujean, deux héros de la Résistance
75 ans de la chute du Nazisme - Isidore Masson (Libé Nord) et François Masson (Français Libres) de Ploujean, deux héros de la Résistance
75 ans de la chute du Nazisme - Isidore Masson (Libé Nord) et François Masson (Français Libres) de Ploujean, deux héros de la Résistance
75 ans de la chute du Nazisme - Isidore Masson (Libé Nord) et François Masson (Français Libres) de Ploujean, deux héros de la Résistance
Plaque souvenir à  Oberbrück

Plaque souvenir à Oberbrück

Cérémonie d'hommage à Oberbrück

Cérémonie d'hommage à Oberbrück

 

Isidore Masson était un cousin du beau-père de Pierre-Yvon Boisnard, comme François Masson, deux frères, résistants de Ploujean, qui ont eu un destin tragique et ont donné leur vie dans le combat contre le Nazisme et l'occupation, le premier au sein du mouvement Libération Nord, le second au sein de la France Libre puis des FFI.  Merci à notre ami Pierre-Yvon Boisnard pour la mise à disposition de tous ces documents pour rendre hommage à deux résistants morlaisiens pour les 75 ans du 8 mai 1945.

MASSON Isidore

Maitron - Dictionnaire biographique Le Maitron

https://maitron.fr/spip.php?article205304, notice MASSON Isidore par Maryvonne Jegaden-Moal, Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 24 juillet 2018, dernière modification le 13 avril 2020.

Né le 23 janvier 1920 à "Troulousten" au 15 rue du Port à Ploujean (Finistère), commune rattachée à Morlaix depuis 1960 ; condamné à la peine de mort par un tribunal militaire allemand et fusillé le 4 juillet 1944 à Plougasnou (Finistère) pour activité de franc-tireur ; résistant FFI
Isidore Masson résistant FFI au grade de soldat 2ème classe - mouvement Libé-Nord.

Fils d’Yves Masson, employé et de Marguerite Flamanc, ménagère, demeurant 15 rue du Port à Ploujean (Finistère),
Isidore Masson était célibataire, commerçant, il demeura à Coat Serho en Ploujean, réfractaire au STO. Il fut fiancé à Yvonne Jegaden.
La famille Jegaden était proche de la SFIO, elle avait un lien de parenté avec François Tanguy-Prigent, Yvonne était sa cousine germaine et Yves son cousin germain.
Le mouvement Libé-Nord fut organisé en plusieurs groupes à Plougasnou sous le commandement du Docteur Le Janne, "commandant Noël".
Le 3 juillet 1944, Charles Bescont se rendit à Mesgouëz en Plougasnou en vue d’une réunion en lien avec la résistance.
Vers 22h30, des militaires de l’armée allemande encerclèrent le quartier effectuant une opération de police, ils se rendirent chez la famille Jegaden et arrêtèrent plusieurs résistants dont Charles Bescont, Yvonne Jegaden, Yves Jegaden, d’Isidore Masson et Emile Jegaden, ainsi que des voisins de la famille Jegaden, Joseph Prigent et son frère Marcel (voir pièce jointe).
Au cours de la perquisition aucune arme ne fut trouvée. Avant de quitter les lieux les militaires saccagèrent le mobilier à coups de baïonnettes.
Le 4 juillet 1944, Charles Bescont, Yvonne Jegaden, Yves Jegaden et Isidore Masson furent condamnés à la peine de mort par le tribunal militaire allemand du secteur postal 58800 pour activités de francs-tireurs et exécutés le jour même à Ruffelic en Plougasnou.
Avant son exécution Isidore Masson fut en possession d’un portefeuille contenant 195 francs, d’un montre bracelet, d’un étui à cigarettes et d’un stylo.
Tous les 4, ainsi qu’Emile Jegaden, rejoignirent le mouvement Libé-Nord en fin d’année 1943.
Ce même jour 4 juillet 1944, au bourg de Plougasnou, l’armée allemande effectua une autre opération de police, un deuxième groupe de résistants indépendant du premier fut arrêté dont Claude Kerguiduff, Alexis Moal, Pierre Moal, Jean Scour et Jean Clech (voir pièce jointe).
Le 6 juillet 1944, Claude Kerguiduff, Alexis Moal, Pierre Moal et Jean Scour furent condamnés à la peine de mort par le tribunal militaire allemand du secteur postal 58800 pour activités de francs-tireurs et exécutés le jour même à Pontplaincoat en Plougasnou.
Tous les 4 rejoignirent également le mouvement Libé-Nord en fin d’année 1943.
Ruffelic et Pontplaincoat sont distants par la route de 3.7 km.
Toutes ces arrestations seraient consécutives à une dénonciation.
Au cours des interrogatoires au camp militaire allemand de Ruffelic - situé en bordure de mer en zone interdite - et à Pontplaincoat - ancien manoir du XVIème siècle réquisitionné par les militaires allemands, - ils furent sauvagement martyrisés avec l’aide de l’autonomiste Hervé Botros du kommando de Landerneau (Finistère).
Ces deux groupes de résistants menèrent diverses actions contre l’ennemi, en particulier, la récupération d’armes parachutées, le recueillement de renseignements sur les troupes d’occupation installées dans le secteur. Ils dépendaient du maquis de Plourin-les-Morlaix (Finistère) ; quand celui-ci fut infiltré après une dénonciation, ils se replièrent au maquis de Saint-Laurent à Plouégat-Guérand (Finistère) pour les uns, au maquis de Kerionec à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère) pour les autres.
La famille Jegaden recueillit un pilote canadien Gérald Racine dont l’avion de chasse de la RAF fut abattu au-dessus de l’île de Batz le 31 mars 1944, dont les restes tombèrent à Pen-al-Lan, en Carantec, Gérald Racine réussit à s’extraire en parachute de son appareil. Il atterrit à Plougasnou et fut ensuite exfiltré vers l’Angleterre par le réseau "Var" – opération SCARF -. Le réseau « Var » était basé à Guimaëc (Finistère).
Les FFI de Plougasnou furent en relation étroite avec le maquis FTP de Plouégat-Guérand (Finistère), participant ensemble à la Libération du secteur.
Emile Jegaden le frère de Yvonne et d’Yves fut transféré à la maison d’arrêt de Pontaniou à Brest, avant d’être incarcéré au camp de Struthof (Bas-Rhin) en Alsace, dans les territoires occupés, catégorie NN – Nacht und Nebel - matricule 22749. Il fut déplacé dans un des kommandos du camp, à Schömberg, dans le Bade Wurtenberg, au sud de l’Allemagne. Il fut ensuite évacué de ce kommando par une marche forcée organisée par les nazis - marche de la mort -. Il parvint en cours de route à s’évader à Mittenwald (Allemagne) à la frontière autrichienne d’où il fut libéré le 28 avril 1945 par les troupes de l’armée américaine.
Joseph Prigent, son frère Marcel et Jean Clech furent libérés quelques jours plus tard après avoir été également martyrisés.
Après la Libération du secteur :
Le 13 août 1944, les corps de Charles Bescont, Yvonne Jegaden, Yves Jegaden et Isidore Masson furent découverts dans une fosse à Ruffelic en Plougasnou.
Le 19 août 1944, les corps de Claude Kerguiduff, Alexis Moal, Pierre Moal et Jean Scour furent découverts dans une fosse près de la ferme de Merdy-Bras à proximité de Pontplaincoat en Plougasnou.
Hervé Botros, originaire de Lanmeur (Finistère), ses parents y tenaient une épicerie, membre du PNB, camarade d’école de plusieurs des jeunes résistants fut directement responsable de la mort de dizaines de Résistants qu’il martyrisa et livra aux Allemands. Après la libération, il s’engagea dans la légion étrangère, le pur hasard a permis de l’arrêter le 28 février 1945 grâce un ancien camarade, Guy Peron, jugé au tribunal de Quimper (Finistère), condamné à la peine de mort le 21 septembre 1945 et exécuté dans cette ville le 7 novembre 1945.
Isidore Masson avait 24 ans, son nom figure sur le monument à Ruffelic en Plougasnou, sur lequel figure la date du 5 juillet 1944 alors qu’en réalité ce fut le 4 juillet 1944 (voir pièce jointe).
Isidore Masson fut inhumé au cimetière de Plougasnou.
A titre posthume, il lui fut attribué la Médaille de la Résistance Française et la Médaille Militaire par décret du 11 juillet 1958.
Le frère d’Isidore Masson, François, fut tué le 27 novembre 1944 en Alsace, il avait 23 ans.
Ces assassinats laissèrent des traces indélébiles dans la mémoire collective de la région.
Tous les ans, le 8 mai, devant les monuments de Ruffelic et de Pontplaincoat, deux cérémonies patriotiques sont organisées en hommage aux 8 résistants qui donnèrent leur vie pour que nous puissions vivre libre et en paix.
18 collectivités territoriales françaises furent décorées de la médaille de la Résistance française, dont 3 pour le Finistère : Brest, l’Ile-de-Sein et Plougasnou.
Pour Plougasnou par décret du 31 mars 1947, publié au Journal Officiel le 23 décembre 1948, une plaque figurant sur la façade de la mairie de Plougasnou rappelle cette attribution (voir pièce jointe).

75 ans de la chute du Nazisme - Isidore Masson (Libé Nord) et François Masson (Français Libres) de Ploujean, deux héros de la Résistance
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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 11:41
Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches à l'Inserm :  Tous les soignants auraient dû être testés, avec ou sans symptômes (L'Humanité, entretien avec Florent Le Du, 5 mai 2020)
Mardi, 5 Mai, 2020
Annie Thébaud-Mony : « Tous les soignants auraient dû être testés, avec ou sans symptômes »

 

Directrice de recherches à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony dénonce l’incurie et les insuffisances coupables de l’État dans la prévention des personnels médicaux. Entretien.
 

Spécialiste de la question des maladies professionnelles, Annie Thébaud-Mony a publié, en 2008, Travailler peut nuire gravement à votre santé, ­récompensé par le prix de la revue Prescrire. Convaincue que « le travail ne pourra pas reprendre comme avant », elle appelle à adapter le Code du travail à la nouvelle situation créée par le virus.

Depuis bientôt deux mois, vous alertez sur les risques encourus par les personnels soignants durant cette crise. L’État a-t-il failli dans son devoir de protection vis-à-vis d’eux ?
Annie Thébaud-Mony Il y a eu clairement une multitude de défaillances du gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire, et cela a des conséquences terribles sur la santé de la population, en particulier des soignants. Ceux-ci sont victimes des pénuries d’équipements, mais aussi de tests. Tous les soignants qui sont dans des services où le risque est important devraient être testés systématiquement et avec un renouvellement de ces tests régulier, qu’ils soient symptomatiques ou non. S’ils sont positifs, ils doivent ensuite être mis en arrêt de travail, et même en arrêt pour accident de travail.

Il faudrait donc définir un droit à être dépisté ?
Annie Thébaud-Mony Oui, c’est vraiment une question de droit. Un travailleur, quand il travaille, a droit à la santé et à la prévention. Le Covid-19 est un risque du travail. À partir de là, les modalités pour que ce droit soit appliqué doivent être précisément déterminées et anticipées en amont. Le fait de tester est un droit, qui se rapporte aux devoirs de l’État de prendre en charge les cas positifs et de protéger les autres. Il faudrait même l’étendre à d’autres professions, comme les enseignants. C’est une certitude : la grande majorité des soignants est dans une situation de danger quasi permanent. Face à cela, permettre à chacun d’avoir des équipements de protection et d’être testé régulièrement, cela aurait dû être le minimum syndical !

Olivier Véran a balayé cette possibilité de dépister régulièrement les soignants, arguant que cela serait impossible, notamment en raison du nombre limité de tests. Qu’en pensez-vous ?
Annie Thébaud-Mony Il faut inverser le propos. Le gouvernement a la responsabilité de mettre des tests à disposition des personnels soignants et de tous ceux pour qui c’est nécessaire. Partant de là, il doit donc faire tout le nécessaire pour que le nombre de tests soit suffisant. Cela veut dire réquisitionner des entreprises si besoin, assumer les coûts, acheter les produits qui sont en pénurie et assurer rapidement leur distribution dans les laboratoires… Le gouvernement doit assumer les conséquences de son incurie. Le discours sur l’impuissance de l’État est insupportable. Dans une période de pandémie, ce n’est pas possible. C’est leur devoir de trouver les moyens de mettre à disposition des tests, de garantir le droit à tous les soignants d’être testés. C’est ça, la santé publique. On a laissé s’installer l’épidémie, et on continue à le faire, pour de basses raisons de coûts. L’État n’a pas assumé sa mission.

Il n’existe en France aucune évaluation officielle du nombre de personnels soignants atteints du Covid-19. Comment l’expliquez-vous ?
Annie Thébaud-Mony Il y a une inquiétude énorme sur l’absence d’évaluation pour savoir qui, parmi les soignants, a été infecté, quelles ont été les conséquences, lesquels sont décédés… C’est, une fois de plus, la conséquence d’une carence abyssale de la santé publique en France, qui ne se donne pas les moyens de recenser les malades. Quelle que soit la maladie, il n’existe aucun outil de vigilance et de recensement réellement exhaustif et efficace. Un recensement systématique des soignants malades aurait dû, a minima, être mis en place dans chaque service hospitalier. Mais cela demande forcément des moyens et l’hôpital public n’en a plus.

Tous les soignants sont-ils exposés de la même façon aux risques d’infection ?

Annie Thébaud-Mony Étant donné l’importance de l’épidémie, on peut considérer que chaque soignant de France est exposé. De plus, dans tous les services concernés par le Covid, les pénuries d’équipements ont été criantes au début de l’épidémie et restent encore très problématiques. Que ce soit les services de soins, les urgences et, de manière encore plus lourde, dans les Ehpad. Il y a aussi des catégories très peu évoquées, comme les agents de nettoyage. On est là face à une inconnue, parce qu’aucune enquête n’a été réalisée auprès de ces personnels. Le nettoyage n’intéresse pas les financeurs de la recherche, et il est très compliqué d’interroger les travailleurs, régulièrement menacés par leurs employeurs, lorsqu’ils osent parler de leurs conditions de travail. Sur le travail de nettoyage dans les hôpitaux, les cliniques, les Ephad, il serait pourtant très important d’interroger les agents, pas toujours prioritaires dans l’attribution des masques, des combinaisons, du gel…

Pour ces personnels, c’est aux hôpitaux ou aux entreprises sous-traitantes de fournir les équipements ?
Annie Thébaud-Mony En principe, comme le risque vient de l’hôpital, c’est à lui, donneur d’ordres, d’assurer les mesures de protection. Mais les plans de prévention qui devaient entériner cela n’ont pas été faits. Il y a donc un flou. Les directions d’hôpital rechignent à exercer leur devoir vis-à-vis de ces personnels, salariés d’une autre entreprise. À cela s’ajoute le fait que les ­hôpitaux équipent en priorité leurs propres salariés, médecins, infirmiers, aides-soignants, etc. ­Résultat : les personnels de nettoyage sont les moins bien équipés. Idem dans les Ephad. Par ailleurs, les aides à domicile ou aides-ménagères sont aussi dans cette situation. Ce sont souvent des salariés d’associations qui doivent se ­débrouiller pour trouver des équipements de protection.

Cette nécessité de protection peut-elle aussi avoir des conséquences sur leurs conditions de travail ?
Annie Thébaud-Mony Bien sûr, il faut les prendre en compte. Les soignants qui travaillent avec un masque, ou ont besoin de prendre une douche entre deux rendez-vous, vont mettre beaucoup plus de temps pour effectuer leurs tâches quotidiennes. Cela n’a pas été du tout abordé dans les prévisions de déconfinement. Muriel Pénicaud, qui a voulu que les chantiers du bâtiment démarrent très vite, s’est bien gardée d’adapter les règles auxquelles les employeurs doivent être contraints de se conformer pour garantir la protection des travailleurs, d’en définir le coût et de dire qui prenait ça en charge.

Il faudrait donc adapter le Code du travail à la situation ?
Annie Thébaud-Mony Absolument. Il faut que les règles du Code de travail soient modifiées par des décrets, des circulaires d’application, des arrêtés. Par exemple, il est indispensable qu’un texte soit adossé aux articles régissant le temps de travail, pour définir des conditions spécifiques au temps de travail avec un masque. Il y a toute une réflexion à avoir en amont, avec des ergonomes, des psychologues du travail, des ingénieurs… Dans le nettoyage ou le service à la personne, il y a un travail abyssal à faire là-dessus, qui aurait dû être commencé pendant la période de confinement. Le gouvernement a perdu un temps hallucinant. Quelle que soit la profession, d’ailleurs, le travail ne reprendra pas dans les mêmes conditions qu’avant. Je plaide donc pour que les salariés, collectivement, utilisent leur droit de retrait et qu’il y ait dans les entreprises des droits d’alerte qui les soutiennent. Parce qu’il n’est pas possible d’envoyer les gens travailler dans ces conditions.

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 08:39
Communiqué du PCF Finistère -  Nous voulons d'une reprise d'école qui fasse sens (6 mai 2020)

Communiqué du PCF Finistère -

6 mai 2020

 

Nous voulons d'une école qui fasse sens, c'est pourquoi nous remettons en cause le bien-fondé d'une reprise de l'école prématurée, dans des conditions dégradées et inégalitaires, anxiogènes pour les enfants, les équipes éducatives et les familles

L'épidémie du Covid-19 et la fermeture des établissements scolaires liées aux contraintes de confinement ont mis en avant toute l'importance de l'école. L'école doit être reconnue comme bien commun indispensable à tous, et doit faire l'objet d'investissements qui permettent de faire face aux inégalités d'accès à la réussite et à l'ambition collective d'une culture commune de bon niveau pour tous nos jeunes. Ce ne sont pas les choix budgétaires et économiques du gouvernement actuel.

En ce sens, l'attitude de Macron et de son gouvernement est irresponsable : l'annonce d'une date de réouverture des écoles ne s'accompagne d'aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible dans des conditions acceptables et égales pour toutes et tous ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales, les directions d'écoles, les enseignant.es, les familles et laisse les enseignant.e.s dans l'inquiétude la plus profonde. La situation est chaotique, dantesque: les préconisations se suivent et ne cessent de se contredire, à l'image d'un gouvernement qui a fait la preuve de son incompétence et qui confond communication à l'emporte pièce et action sérieuse dans toute cette crise du Covid-19.

A chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l'épidémie...

Les avis du Comité scientifique sur le caractère prématuré de la date du 12 mai pour une reprise de l'école n'ont pas été pris en compte, pas plus que l'avis des organisations syndicales enseignantes en France, en Bretagne et dans le Finistère, ou l'avis du CHSCT (comité hygiène et sécurité) et d'une association de parents importante comme la FCPE.

Les équipes éducatives se sentent trahies par l'éducation nationale et leur ministre. On ne répond à aucune de leurs interrogations, par exemple sur la comptabilité d'un maintien du travail à distance avec les temps d'apprentissage en présence des élèves. Les directeurs-ices d'école vivent une période très douloureuse où ils/elles sont balloté.es entre des discours très éloignées de leurs problématiques de terrain et des réalités pédagogiques.

Le retour des enfants en classe est avant tout pour le gouvernement un levier de la reprise générale de l'activité économique dans le pays et un moyen de contrainte sur les salariés. Mais il ne faut pas mentir aux parents, aux enfants et aux équipes éducatives... En vérité, ce n'est pas pour des raisons de lutte contre le décrochage scolaire, d'efficacité pédagogique, d'intérêt des enfants, que l'école reprend à la mi mai. Sinon, comment expliquer que ce gouvernement n'ait absolument rien fait en matière sociale pour les familles en situation de grande précarité et de fragilité depuis le début du confinement alors qu'il débloque des dizaines de milliards pour les acteurs économiques ? Il y a une imposture et un mensonge fondamental à vouloir investir l'école d'une fonction que l'Etat est incapable d'assumer.

Quelle mobilisation exceptionnelle des aides, des services sociaux, des éducateurs, des moyens de liens avec les familles et les jeunes par la puissance publique pour répondre à la question de l'isolement et de la précarité des familles ? L’État n'a même pas été capable de mobiliser des moyens contre la fracture numérique pour rendre possible pour tous les enfants, toute les familles, le travail à distance pendant la durée du confinement, par l'aide à la mise à disposition de matériel informatique.

Quel sens cela a t-il d'un point de vue éducatif de faire reprendre les plus jeunes et pas les 4e et 3e, les lycéens, les étudiants, dont la rentrée n'interviendra pas avant juin ou septembre ? Quelle liberté laisse t-on vraiment aux parents si l'ouverture de l'école de leurs enfants leur enlève toute possibilité de dérogation et d'aménagement de travail à distance pour garder leurs enfants ? Comment se propose t-on d'assurer une continuité de la prise en charge scolaire des enfants en situation de handicap ?

Le gouvernement, tout à sa volonté de réouvrir au plus vite les écoles fait reposer sur les équipes pédagogiques et sur les parents d’élèves l'entière responsabilité de la reprise des cours.

Il se contente de faire circuler un protocole sanitaire de 54 pages qui montre bien à quel point la « rentrée » des classes pose, dans la situation actuelle, un problème majeur. Ce protocole sanitaire qui s'impose aux directions d'école et aux collectivités de référence est par bien des aspects inapplicable dans des conditions réelles, et il est basé sur l'hypothèse d'une reprise d'une partie des élèves seulement. Les moyens d'application ne sont aucunement garantis par l’État, par la mise à disposition de personnels et de locaux adaptés, de matériel de protection, ce qui fait que les dispositions prises localement, y compris sur l'offre de scolarité proposée aux enfants et aux familles d'une école à l'autre, vont être extrêmement disparates et inégalitaires.

Ce protocole sanitaire apparait comme un  parapluie géant et illusoire dressé par l’État et le ministère de l'éducation nationale pour dire aux écoles, aux collectivités locales, confrontées aux injonctions les plus contradictoires : « c'est pas moi, c'est votre responsabilité, c'est votre faute ».

Et cela en dehors de tous moyens supplémentaires attribués encore une fois... Ce protocole sanitaire risque de conduire à vider de nombreux enseignements d'une grande part de leur sens, comme en EPS (éducation physique et sportive), et à brouiller le sens de l'école pour les enfants, les familles, les enseignant.es, particulièrement pour les classes du premier degré. 

En maternelle par exemple : distance d’un mètre entre les élèves, pas de jeux collectifs, pas de coins jeux pour les petits, pas de proximité physique possible, lavages de mains à répétition, désinfection des objets, de locaux… D’emblée, il apparaît évident que les conditions d’accueil seront impossibles à tenir quand on connait la vie réelle d’un établissement qui reçoit des enfants., ce que dénoncent les syndicats de l’enseignement dans une courrier adressé le 4 mai à la Directrice académique du Finistère (SNUIPP, SUD Éducation, CGT éduc-action, SNUDI-FO). Quelle empathie a t-on vis-vis des petits en leur imposant ces conditions de reprise stressantes qui ruinent les efforts de construction pédagogique inclusive des enseignant.es ?

L'école transformée en caserne ou colonie pénitentiaire, est-ce encore l'école? Les équipes éducatives ont besoin de temps pour organiser une rentrée pour tous les élèves, et qui fasse sens. Les conditions de la reprise à la mi mai vont encore accroître les inégalités et les déséquilibres sociaux et territoriaux face à l'école. Il se pourrait même que le gouvernement cherche à instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer son projet néo-libéral pour l'éducation : une école à la carte, différente d'un territoire à l'autre, d'un élève à l'autre.

Le Parti communiste qui a proposé un plan d'urgence pour l'éducation en 17 propositions veut d'une reprise scolaire qui n'exclue pas plus de la moitié des élèves et ne conduise pas à une caricature d' « école » , et d'une rentrée dans des conditions préparées par les acteurs de l'éducation qui savent ce qu'est un élève et une classe, discutées démocratiquement, sans exclure les familles, les personnels, les collectivités.

Les communes tentent de s'adapter comme elles le peuvent dans le Finistère, en se souciant d'impliquer les conseils d'école, les personnels éducatifs et les parents dans la réflexion sur la reprise des écoles dans le premier degré. Nous saluons l'effort actuel de nombre d'entre elles dans des conditions rendues complexes par les responsabilités que n'assume plus l’État. Il serait souhaitable qu'elles soient prochainement en mesure de débloquer des moyens, avec l'appui de l’État, pour l'organisation des temps périscolaires, la mobilisation des éducateurs et animateurs des villes, des locaux et infrastructures des activités culturelles et sportives, et l'intégration progressive du maximum d'enfants.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation et verse 17 propositions au débat


L’annonce de la date du 11 mai pour la réouverture des écoles ne s’accompagne d’aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales et sur les familles. À chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l’épidémie... Pourtant, l’argent existe : le gouvernement trouve des milliards pour renflouer les grands industriels, mais pas pour garantir de bonnes conditions d’enseignement et d’apprentissage pour tous les enfants ?
Si, dans l’immédiat, les établissements scolaires doivent rouvrir, ce n’est que pour permettre de réels apprentissages et non pour être un mode de garde en direction des enfants des familles qui n'ont pas d'autre choix que de retourner travailler. C'est à l'école qu'on apprend et qu'on progresse, avec l'ensemble des élèves et des adultes dont c'est le métier.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation. Il se décline en 17 propositions que le PCF verse au débat.

1/ L’Éducation de toutes et tous, une responsabilité nationale
2/ La priorité : assurer la sécurité sanitaire pour enrayer l’épidémie
3/ Des moyens matériels et humains dés maintenant et pour la rentrée prochaine
4/ Stop aux mensonges, au mépris, à la maltraitance : pas de mesures d’urgence sans implication de tous les acteurs

Vous trouverez ci-joint le document complet du plan d’urgence pour l’Éducation.


Parti communiste français,

Paris, le 6 mai 2020.

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