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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 07:01
Éducation. Les jeunes étrangers dans le viseur
Lundi, 27 Janvier, 2020

Le recteur de l’académie de Rennes voulait interdire aux élèves sans papiers d’effectuer des stages et même d’être scolarisés. La mobilisation l’a fait reculer. Jusqu’à quand ?

 

Mercredi dernier, la CGT Éduc’action de l’académie de Bretagne lançait l’alerte. Les syndicalistes venaient de tomber sur un courrier effarant adressé par le recteur de Rennes aux proviseurs des lycées professionnels, généraux et technologiques de la région. Il leur demandait ni plus ni moins d’interdire l’accès des ateliers et stages en entreprise aux « migrants mineurs en situation irrégulière ». Dans cette lettre datée du 17 janvier, Emmanuel Ethis les enjoignait de vérifier la régularité de leur séjour avant leur inscription scolaire. De quoi provoquer une levée de boucliers de la part des professionnels de l’éducation, peu satisfaits de se voir ainsi transformés en auxiliaires de police, qui ont aussi tôt fait circuler cette lettre sur les réseaux sociaux et écrit au ministre de l’Éducation. Des associations de défense des droits de l’homme n’ont pas manqué de rappeler la loi au recteur.

« Un droit inaliénable »

De fait, un mineur ne peut pas être en situation irrégulière, puisque l’État français n’oblige pas (encore) un enfant à être titulaire d’un titre de séjour ! « C’est tellement énorme qu’au départ j’ai cru à une mauvaise blague », témoigne une enseignante. « Alors que l’on célébrait en novembre dernier le trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par la France, il ne semble en outre pas inutile de rappeler que l’éducation reste un droit inaliénable », souligne un de ses collègues. De plus, une circulaire (n° 2002-63) du 20 mars 2002 précise que « quelle que soit leur situation administrative, les élèves doivent effectuer les stages et les périodes de formation prévues dans leur enseignement. (…) Un élève en situation de stage en milieu professionnel reste sous la responsabilité de l’établissement scolaire. Il ne peut faire l’objet d’aucune injonction du Code du travail quant à la régularité du séjour ».

Autant d’arguments qui ont provoqué le recul du recteur. Le 24 janvier, dans un second courrier adressé aux mêmes destinataires, il leur demandait de « surseoir aux mesures préconisées » dans sa précédente missive, précisant que celle-ci n’avait pas vocation à « remettre en cause la scolarisation de nombreux jeunes lycéens allophones de notre région ».

 

Une réponse sibylline

Dont acte ? Pas si sûr. Certes, les jeunes vont pouvoir continuer à s’inscrire dans les lycées et à y étudier, mais quid de leurs stages en entreprise ? Sans stage, impossible de valider une formation professionnelle et de commencer à gagner sa vie rapidement, un impératif pour nombre de jeunes étrangers isolés… Le contre-ordre du recteur rassure d’autant moins au regard de ses dernières lignes : « Mes services reviendront vers vous dès qu’une position aura été déterminée en concertation avec les services de l’État. » Derrière cette phrase, les militants redoutent l’annonce prochaine de mesures ciblant les élèves étrangers non reconnus comme mineurs par les services départementaux et limitant leur accès aux stages. « Le service juridique de l’inspection académique planche sur le sujet », avance la CGT Éduc’action.

Pour en avoir le cœur net, David Torondel, membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH), a interpellé directement Emmanuel Ethis sur Facebook pour lui faire part de son trouble et l’interroger sur différents points de son courrier. En dernier ressort il lui demande : « Pouvez-vous nous confirmer que la circulaire 2002-063 ne sera pas remise en question, et que les jeunes lycéens étrangers, même s’ils sont en situation irrégulière, pourront effectuer les stages et période de formation en milieu professionnel ? » La réponse du recteur est sibylline : « Bien sûr, c’est exactement ce qu’il me semble important de partager. » Rien d’explicite ni d’officiel mais les syndicats et les défenseurs des droits humains semblent rassurés. Pour l’instant.

Eugénie Barbezat
Education. Les jeunes étrangers dans le viseur du recteur de l'académie de Rennes (L'Humanité, lundi 27 janvier 2020, Eugénie Barbezat)

Instructions illégales du Recteur de Rennes :
Annuler ou « surseoir » ? 

 

Dans un courrier daté du 17 janvier 2020, Emmanuel ETHIS, Recteur de l’académie de Rennes, a donné des instructions hallucinantes aux proviseur·es des lycées généraux, technologiques et professionnels, ainsi qu’aux DASEN des départements, concernant ce qu’il appelle « les élèves migrants mineurs en situation irrégulière sur le territoire ». Rappelons qu’un·e mineur·e n’est pas en situation irrégulière, c’est à partir de18 ans qu’on est tenu de régulariser sa situation au regard du séjour. Le Recteur exige l’interdiction des périodes de formation en entreprise et de l’accès aux ateliers de l’établissement ! Pire : il juge « nécessaire » désormais de vérifier les titres de séjour dès l’inscription pour mettre en œuvre ces interdictions.
 
En plus d’être une insulte aux missions du service public de l’éducation, ces instructions ne sont pas « nécessaires », mais carrément illégales. C’est contraire à la Convention internationale des droits de l’Enfant qui protège le droit à l’éducation sans distinction aucune (art. 2 et 28). C’est contraire à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (art. 2 du protocole additionnel). C’est contraire au préambule de la Constitution. La circulaire 2002-063 du 20-3-2002, que le Recteur ne peut ignorer, est sans ambiguïté. Elle rappelle « qu'en l'absence de toute compétence conférée par le législateur, il n'appartient pas au ministère de l'éducation nationale de contrôler la régularité de la situation des élèves étrangers et de leurs parents au regard des règles régissant leur entrée et leur séjour en France. » Elle affirme que, sous statut scolaire, les élèves de nationalité étrangère, quelle que soit leur situation administrative au regard du séjour, doivent effectuer les stages et les périodes de formation prévus dans les programmes.
 
Par un nouveau courrier daté du 24 janvier 2020, devant le tollé, le Recteur de Rennes a demandé aux proviseur·es et aux DASEN de « surseoir aux mesures préconisées ». C’est un premier recul, mais il est insuffisant. Les instructions discriminatoires et illégales à l’encontre des élèves de nationalité étrangère ne méritent aucun sursis. Si elles ne sont pas annulées sans délai, une question se pose inévitablement : s’agit-il d’un ballon d’essai ? On peut le craindre d’un ministère de l’éducation nationale qui a été rappelé à l’ordre par un arrêt de la Cour Administrative d’Appel (CAA), qu’il avait lui-même saisie : le droit à l’instruction « trouve à s’exercer même dans le cas où l’enfant, âgé de plus de seize ans, n’est plus soumis à l’instruction obligatoire » (CAA décision n° 18PA02209 du 14 mai 2019). Le droit à l’éducation ne se limite pas à la scolarité obligatoire, même pour les élèves de nationalité étrangère. Et les personnels de l’éducation ne joueront pas les supplétifs du ministère de l’intérieur.
 
Marie Buisson, secrétaire générale de la FERC-CGT - Patrick Désiré, secrétaire général de la CGT-Educ’action

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 06:53
André Chassaigne: C'est au peuple français de décider de son avenir (entretien avec Julia Hamlaoui, L'Humanité, 28 janvier 2020)
« C’est au peuple français de décider de son avenir »
Mardi, 28 Janvier, 2020

Le président du groupe GDR, André Chassaigne, propose aux autres forces de gauche le recours à une motion référendaire sur la réforme des retraites.

 
Après l’avis du Conseil d’État sur la réforme des retraites, vous avez interpellé hier le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Qu’en attendez-vous ?
 
 Nous estimons indispensable d’ajourner l’examen des projets de loi de réforme des retraites. Le Conseil d’État lui-même demande que le gouvernement améliore sa copie avant son dépôt au Parlement et constate de nombreuses insuffisances, en particulier sur l’étude d’impact, jugée lacunaire. Il n’est pas envisageable de demander au Parlement de se prononcer alors qu’il ne dispose pas de toutes les données et que la loi exige que les conditions soient réunies pour garantir la sincérité des travaux. Nous nous battons évidemment pour le retrait du texte. Mais, s’il arrivait tout de même en discussion, il faut également garantir les conditions d’un examen démocratique. Avec un débat tronqué par la limitation du temps de parole des députés, la procédure d’urgence et un texte incomplet du fait du recours à de nombreuses ordonnances, ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est également l’objet d’un courrier au président de l’Assemblée cosigné par 75 parlementaires, qui dénoncent une démocratie expéditive.
 
 
Vous avez invité les présidents des groupes de gauche à se réunir aujourd’hui, après des désaccords sur une éventuelle motion de censure. Que leur proposez-vous ?
 
 J’ai lancé cette invitation dès mercredi dernier à la présidente du groupe socialiste et à celui de la France insoumise. Une riposte et une stratégie communes sont indispensables et ne peuvent être que plus efficaces. Nos groupes ne peuvent rester enfermés dans leur pré carré avec une course à l’échalote à celui qui communiquerait le premier. Outre la motion de censure, nous proposons une motion référendaire afin que le peuple soit consulté et enfin entendu, puisque la majorité parlementaire refuse de prendre en considération sa ferme opposition. Prévue par le règlement de l’Assemblée, cette procédure suppose la signature de 58 députés. Si elle est adoptée, la discussion du projet de loi est suspendue. Le Sénat a ensuite 30 jours pour se prononcer. Chaque parlementaire est mis devant ses responsabilités : considère-t-on que, sur un texte si important, qui bouleverse notre pacte social, c’est au peuple français de décider de son avenir ?
 
 
Votre groupe présente aujourd’hui une proposition de loi alternative. Quel rôle jouera-t-elle dans la bataille ?
 
 Nous refusons de nous laisser enfermer dans une réforme qui sera synonyme de paupérisation pour l’immense majorité des retraités de demain. C’est le sens du socle commun de propositions présenté la semaine dernière par treize organisations : montrer qu’une alternative au projet du gouvernement existe. Au-delà de ce dénominateur commun à gauche, chaque groupe défend bien évidemment ses propres propositions. Avec notre proposition de loi, nous montrons comment le système actuel peut être amélioré en matière de financement ou d’âge de départ à la retraite, par exemple. Nous la déclinerons dans les débats sous forme d’amendements. 
 
 
André Chassaigne: C'est au peuple français de décider de son avenir (entretien avec Julia Hamlaoui, L'Humanité, 28 janvier 2020)
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 06:51
Joëlle Huon, tête de liste de #ChangeonsPlouigneau. | OUEST-FRANCE

Joëlle Huon, tête de liste de #ChangeonsPlouigneau. | OUEST-FRANCE

Ouest-France
Plouigneau. Joëlle Huon, tête de liste de #ChangeonsPlouigneau

Publié le

La liste de gauche est la première dans la commune à entrer dans l’arène électorale des municipales. La tête de liste a été désignée. La présentation des colistiers suivra un peu plus tard.

Contrairement aux élections municipales précédentes, la gauche part cette fois-ci avec une seule liste. « C’est un rassemblement à gauche, soutenu par le PS, le PCF, générationsS et Place publique, de citoyennes et citoyens de Plouigneau, attachés aux valeurs de progrès social et de solidarité, et voulant s’impliquer dans le débat public pour redynamiser et améliorer la commune », indique l’équipe. Une équipe qui vient de désigner sa tête de liste.

Joëlle Huon tentera une nouvelle fois, comme en 2014, d’installer la gauche à la mairie. Le programme est en cours d’élaboration. « Nous allons le présenter d’ici peu, indique la candidate à la mairie. Notre liste est complète. Nous la présenterons à ce moment-là. »

Une liste sur laquelle figureront trente-cinq noms. Deux de plus que l’exige le code électorale. « Précédemment, il fallait vingt-sept personnes par liste à Plouigneau. Du fait des nombres d’habitants, plus de 5 000, c’est maintenant vingt-neuf par liste, auxquelles s’ajoutent encore quatre personnes de plus du fait de la commune nouvelle, créée en fusionnant avec Le Ponthou », précise Joëlle Huon.

L’équipe est déjà présente sur le terrain depuis le 11 janvier avec des rencontres sur cinq secteurs de la commune. « Sur la place du bourg, tous les samedis matin, de 11 h à 12 h ; en alternance devant les écoles de Lanleya, les vendredis pairs et La Chapelle-du-Mur, les vendredis impairs, de 16 h à 17 h et en alternance devant l’aire de jeux de Saint-Didy les samedis pairs et sur la place du Ponthou, les samedis impairs, de 11 h à 12 h », précise Roger Héré (PCF).

Diverses thématiques ont été retenues pour ces échanges. Parmi elles, grandir et vivre à Plouigneau, la citoyenneté, la transition écologique et la solidarité, bouger et se cultiver et consommer local.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/plouigneau-joelle-huon-tete-de-liste-de-changeonsplouigneau-6709110

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 06:41
Les communistes présentent leur propre texte pour une retraite universellement juste (Ouest-France, 28 janvier 2020 )
Les communistes présentent leur propre texte « pour une retraite universellement juste »

Pour « mener bataille » contre le projet de réforme du système des retraites porté par le gouvernement, les députés communistes ont présenté leur propre texte, ce mardi 28 janvier.

Ouest-France, 28 janvier 2020

Les députés communistes ont présenté ce mardi 28 janvier leur contre-projet de réforme « pour une retraite universellement juste », axée sur une amélioration du système actuel, en promettant « sur ces bases » de « mener bataille » contre le projet du gouvernement.

Le groupe, qui compte mener « une offensive déterminée » contre le projet de réforme gouvernemental, selon son président André Chassaigne, a préparé une proposition de loi dédiée, qui vient en complément de la plateforme commune présentée la semaine dernière par 13 formations de gauche.

« Pour une retraite qui va bien »

Il s’agit de montrer qu’il y a « une alternative au mauvais projet qui nous est présenté », selon le porte-parole Sébastien Jumel.

Assurant ne pas défendre le statu quo mais plaidant « pour une retraite qui va bien », son collègue Pierre Dharréville a expliqué qu'« au coeur » de la proposition PCF, il s’agissait de « garantir aux retraités leur niveau de vie actuel et un véritable droit à la retraite pour toutes et tous dans la durée ».

La proposition entend notamment « abaisser à 60 ans l’âge légal de départ », « fixer à 100 % du Smic net le montant minimum de retraite pour une carrière complète » ou encore mieux prendre en compte la pénibilité, les députés PCF assurant que « les moyens existent » pour financer ces mesures.

Début des discussions le 17 février

Ils promettent « sur ces bases » de « mener bataille » contre le projet du gouvernement, celui-ci étant selon Pierre Dharréville « dans une impasse politique » mais « aussi institutionnelle avec le “gros shoot” que le Conseil d’État vient de mettre à son projet », en estimant ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » de la réforme.

La commission spéciale pour l’examen de la réforme sera constituée mardi après-midi. Les discussions dans l’hémicycle doivent démarrer le 17 février.

***

Proposition de loi pour une retraite universellement juste !

28 janvier - Ce matin, avec les autres députés communistes, nous avons présenté notre proposition de loi pour une retraite universellement juste.

Cette proposition de loi constitue une alternative concrète au projet de loi du gouvernement. Elle est un outil pour celles et ceux qui veulent promouvoir le droit à la retraite solidaire.

Pour en savoir plus :

https://fr.calameo.com/read/0061444990fb43e4d0bcb

Notre proposition de loi à télécharger (PDF - 831.8 ko)
Notre proposition de loi à télécharger
Présentation de la proposition de loi pour une autre réforme des retraites par les députés communistes le 28 janvier 2020 (blog du député Jean-Paul Lecoq)

Présentation de la proposition de loi pour une autre réforme des retraites par les députés communistes le 28 janvier 2020 (blog du député Jean-Paul Lecoq)

Les communistes présentent leur propre texte pour une retraite universellement juste (Ouest-France, 28 janvier 2020 )
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 05:57
Ils n’ont pas honte ! Soit la réforme, soit une épidémie ?
Lundi, 27 Janvier, 2020 - L'Humanité

Pas d’autre choix, selon l’élu LaREM Dominique Da Silva : il faut travailler plus longtemps ou prier pour qu’une épidémie frappe nos retraités.

 

Tout est décidément permis chez les macronistes pour promouvoir la réforme des retraites. Y compris le recours aux pires arguments. Il serait ainsi strictement impossible de financer la retraite à 60 ans à taux plein et de rejeter le projet gouvernemental, à moins d'« espérer un coronavirus qui viendrait atteindre les plus de 70 ans », a osé déclarer le député LaREM Dominique Da Silva, sur BFM TV.

En avançant cette idée vaseuse, celui qui fait partie des « ambassadeurs » de la réforme cherche à frapper l’imagination des Français pour les empêcher de réfléchir. Il leur assène qu’il n’y a aucune alternative au projet d’Emmanuel Macron : si le pays n’adopte pas cette réforme, seule une épidémie décimant nos aînés nous sauvera. Seule issue à ses yeux : repousser toujours plus l’âge de départ à la retraite de génération en génération, ce qui revient à… épuiser et envoyer plus vite dans la tombe les personnes âgées qui continueront à travailler plus longtemps.

C’est en réalité la réforme du gouvernement elle-même qui menace l’espérance de vie des Français. Tout comme ce sont ses choix politiques qui empêchent la retraite à 60 ans à taux plein. Après tout, le système actuel n’est pas menacé de déséquilibre, et peut-être largement amélioré. Comment ? Près de 130 milliards d’euros composent actuellement le Fonds de réserve pour les retraites. La Caisse d’amortissement de la dette sociale doit prochainement rapporter 24 milliards par an. Moduler les cotisations sociales comme le propose le PCF permettrait de rassembler 70 à 90 milliards en cinq ans. Enfin, créer des emplois, lutter contre le chômage, augmenter les salaires dont celui des femmes, plutôt que de dilapider plus de 100 milliards d’euros comme cela a été fait avec le Cice, permettrait d’alimenter les caisses de retraite. Un peu mieux qu’une épidémie comme solution non ?

Aurélien Soucheyre
Ils n'ont pas honte! Dominique Da Silva (LREM) : il faut travailler plus longtemps ou prier pour qu’une épidémie frappe nos retraités.
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 05:09
Retraites. L’université Rennes 2 prend position contre la réforme et suspend les cours… étonnant

Le conseil d’administration de Rennes 2 prend officiellement fait et cause contre la réforme des retraites du gouvernement. La direction décide aussi de suspendre les cours et les contrôles continus ce mercredi 29 janvier, jour de mobilisation nationale. Une prise de position politique qui interroge.

Le conseil d’administration de l’université de Rennes 2 dit clairement son opposition au projet de loi de réforme des retraites porté par le gouvernement. Réuni le vendredi 24 janvier, il a adopté une motion pour faire valoir cette opposition. Et l’a rendu publique ce mardi 28 janvier.

« Cette réforme vise à mettre à mal le système par répartition et de solidarité entre les générations fondement de notre état social depuis la libération, poussant notamment les cadres et professions intermédiaires à se tourner vers des offres de capitalisation privées. Cette réforme aura des effets très concrets pour les personnels et étudiants de notre université. En passant des dernières meilleures années pour la base de calcul des pensions à la prise en compte de l’intégralité de la carrière du job étudiant à l’emploi fixe, elle pérennise la précarité subie pendant nos études » , argumente notamment le conseil d’administration, présidé par le président de l’université et composé notamment de 16 enseignants-chercheurs et personnels, de 6 représentants des étudiants et de 8 personnalités extérieures à l’établissement.

« On suspend les cours pour éviter les blocages »

En parallèle, et « dans le cadre d’un appel à mobilisation nationale », la direction de l’université annonce « suspendre les cours et les contrôles continus » ce mercredi 29 janvier, sur les trois campus de l’université (Villejean, La Harpe et Mazier).

« Je suspends les cours pour éviter les blocages. Si je les autorise, j’ai un blocage de l’université plusieurs jours d’affilée, justifie le président Olivier David. Il y a un appel à bloquer des organisations étudiantes pour demain, mercredi, jeudi et vendredi. C’est ce que les gens ne comprennent pas. »

Et sécuriser le site ? « Techniquement, c’est impossible vu le nombre d’entrées et sorties. Tout le monde peut rentrer et sortir comme il veut, indique le service de communication de l’université. On ne peut pas fermer le site. C’est ce qu’on a beaucoup de mal à faire comprendre au public. »

(...) 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 17:20

Marine Le Pen n’est pas la bienvenue à Brest

Alors que Marine Le Pen tiendra une conférence de presse jeudi 30 janvier à Brest, pour lancer la campagne de sa liste aux municipales, 17 organisations syndicales, politiques et associatives (*) appellent à un pique-nique antifasciste à 12h30, square de la Tour d’Auvergne (devant l'hôtel Continental).

Au moment où le mouvement social mène un combat pour le retrait du projet de réforme des retraites, les organisations signataires appellent les Brestoises et les Brestois à dénoncer les mensonges du RN qui stigmatise les immigrés alors que le véritable problème de notre pays relève fondamentalement du partage des richesses

(*)Alternative UBO, UL CGT Brest, CNT, Ensemble, EELV, FSU, FI, Génération S, LDH, MRAP, NPA, PCF, PS, Solidaires 29, UCL, UDB, VISA 29.

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 12:38
Réforme des retraites. Les députés de gauche reprochent au gouvernement de vouloir passer en force

Ouest-France, 27 janvier 2020

Les députés PS, PCF, LFI et certains élus du groupe Libertés et territoires ont écrit au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand pour contester le peu de temps dont ils vont disposer pour examiner le projet de réforme du système de retraites.

Demande de référendum, contestation des délais… Les députés des trois groupes de gauche dénoncent des conditions inadmissibles d’examen de la réforme des retraites et demandent solennellement à Richard Ferrand (LREM) de défendre l’honneur de l’Assemblée nationale, dans un courrier rendu public ce lundi 27 janvier 2020.

Dans ce courrier daté de dimanche, les députés PS, PCF, LFI et certains élus du groupe Libertés et territoires déplorent notamment auprès du président de l’Assemblée nationale le fait de n’avoir que quatre jours pour examiner ce texte majeur, entre sa présentation vendredi 24 janvier en Conseil des ministres et le début des discussions en commission spéciale.

La commission spéciale de 70 députés de tous les groupes politiques sera de fait installée mardi 28 janvier et auditionnera aussitôt le gouvernement à 21 h, avant de procéder à une discussion générale sur les projets de loi (organique et ordinaire). Elle auditionnera les organisations syndicales et patronales le lendemain, mercredi 29 janvier.

Les élus de gauche dénoncent le choix même de recourir à une commission spéciale qui prive les oppositions et in fine l’Assemblée des compétences d’un rapporteur d’application qui aurait pu mener une analyse de l’étude d’impact au bénéfice de tous.

Temps de parole réduit

Ils s’insurgent aussi des délais pour le dépôt des amendements, ou qu’il ne soit prévu de laisser que 5 minutes de temps de parole à chaque groupe pour exprimer sa position sur un texte incomplet, renvoyant à un nombre considérable d’ordonnances et de décrets, laissant préjuger d’un défaut majeur d’information du Parlement comme d’une impréparation flagrante du gouvernement.

Ces conditions de travail sont inadmissibles et ne peuvent que nous inspirer de la honte vis-à-vis de celles et de ceux qui nous ont confié l’honneur exigeant de les représenter, écrivent ces parlementaires, s’offusquant d’une démocratie expéditive.

Nous vous demandons solennellement de défendre cet honneur, celui de l’Assemblée dont vous êtes le président et qui ne saurait être dissoute dans les exigences de l’exécutif, ajoutent les députés à l’adresse de Richard Ferrand.

Une motion référendaire proposée par les communistes

Outre les députés de gauche, figurent parmi les signataires plusieurs élus du groupe Libertés et Territoires ayant claqué la porte de LREM, dont Jean-Michel Clément (ex-PS) ou Frédérique Dumas.

Le groupe des députés communistes, qui juge une riposte commune indispensable face à la surdité du gouvernement, compte par ailleurs proposer une motion proposant de soumettre les projets de loi au référendum. Une telle motion doit être signée par au moins 10 % des députés, soit 58 élus.

Une rencontre des présidents des trois groupes de gauche est prévue ce mardi, pour mettre à plat les outils permettant d'empêcher la discussion des textes, indique le groupe dans un communiqué.

 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 06:00
Photo https://www.resistance-brest.net/

Photo https://www.resistance-brest.net/

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28/ Raymonde Vadaine, née Riquin (1914-2001)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

28/ Raymonde Vadaine (1914-2001)

Née Raymonde Riquin le 28 décembre 1914 à Lorient (Morbihan) ; marchande foraine ; résistante FTP.

Raymonde Riquin est une pupille de la Nation, son père étant décédé lors de la Première Guerre mondiale. Marchande foraine, elle tient un stand de tir et se déplace sur toutes les foires de la région brestoise. Son principal lieu de résidence se situe dans la zone réservée aux roulottes, jouxtant la Villa Champêtre dans le bas de la rue Kérabécam. Elle participe à la solidarité envers l’Espagne Républicaine lors de la Guerre d’Espagne. Elle épouse André Vadaine en juin 1936 et ensemble ils s’installent à Saint-Pierre-Quilbignon.

Son époux milite au Parti Communiste Français (P.C.F) depuis 1936. Raymonde Vadaine, femme d’André Vadaine, a participé aux activités de solidarité envers l’Espagne républicaine.  Raymonde Vadaine adhère au PCF dans la clandestinité en octobre 1939, après l’interdiction du parti suite à l’accord germano-soviétique et la déclaration de la Seconde Guerre mondiale.

André Vadaine, né le 12 mai 1912 à Avranches (Manche), adopté par la nation en 1927 était ouvrier à l’Arsenal de Brest et militant communiste depuis janvier 1936. Il devint trésorier du comité brestois du Secours populaire et, de février 1936 à septembre 1939, fut responsable de la diffusion de la presse de la cellule puis de la section communiste de Brest.

Peu de temps après le début de l’occupation, en août 1940, Raymonde Vadaine participe au vol de l’arme d’un soldat allemand ivre à Kérinou.

Début 1941, en plus de diffuser la presse clandestine du mouvement, elle tracte, sans succès, auprès des soldats allemands, contre le nazisme. Cette opération de propagande sera renouvelée en fin 1941, avec plus de précaution mais toujours sans résultat. A la même époque, un groupe de militantes communistes parvient à trouver du travail à l’arsenal dans un garage allemand pour s’occuper des tâches ménagères. Avec Angèle Le Nédellec, Yvette Richard-Castel et Marie Salou, Raymonde sabote certains véhicules et manque de peu d’incendier tout le garage. Cet accès à l’arsenal leur permet également de diffuser des messages et la propagande. Toujours sur son lieu de travail, à la demande de Jean-Louis Primas, elle récupère un pistolet allemand. Craignant d’être repérée et/ou dénoncée, elle quitte le garage et la région brestoise quelques temps.

Raymonde Vadaine revient ensuite à Brest et est versée aux F.T.P Elle évite cependant de roder à nouveau autour de l’arsenal. Sur ordre, elle se fait embaucher à la pyrotechnie de Saint-Nicolas au Relecq-Kerhuon pour y dérober de la matière afin de confectionner des explosifs. En août 1942, avec Marie Salou, elle saccage la vitrine de la Légion des Volontaires Français (L.V.F) de la rue de Siam.

"En août, la vitrine de la L.V..F à Brest (Ligue des Volontaires Français contre le bolchevisme) vole en éclat rue de Siam, à deux pas de la préfecture maritime occupée par la Kriegsmarine. Raymonde Vadaine, Marie Salou, Venise Gosnat, Pierre Corre, André Berger, Joseph Ropars, Albert Abalain, A. Rolland, Albert Rannou, Etienne Rolland, participent aux opérations" (Eugène Kerbaul)

Elle semble finalement ; à cette même période, retourner à l’arsenal pour y saboter un poteau électrique. A une date incertaine, Raymonde organise une rencontre entre Jules Lesven, Arthur Baron des F.T.P et son amie foraine Alice Coudol du réseau Alliance dans la chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Secours à Kérinou.

Sur le plan politique elle a la responsabilité de la répartition du matériel de propagande, journaux et tracts clandestins du secteur Ouest de Brest. Elle y devient d’ailleurs responsable politique de ce secteur en remplacement de son mari affecté à une autre tâche.

Une vaste vague d’arrestations touchent les F.T.P et communistes entre juin et septembre 1942 dans la région bretonne. Son époux André est arrêté le 2 octobre et le 28 ou 29 octobre 1942.   Il fut condamné à quinze ans de prison puis déporté. De juin à fin septembre 1942, on comptait déjà 247 arrestations de communistes et de sympathisants très proches dans le seul département du Finistère. L'enquête contre la résistance est confiée à la SPAC (Section de Protection anticommuniste) et dure du 26 septembre 1942 à février 1943. Elle va porter des coups très durs à l'organisation communiste comme à ses FTP, notamment à Brest. Octobre 42 porte un coup très dur à l'organisation résistante communiste dans le Finistère.

Puis c’est au tour de Raymonde d’être arrêtée par la police française.

D’abord jugée par les française, elle est remise aux allemands qui la juge à nouveau et la condamne à de la déportation sous le statut Nacht und Nebel. Le 27 septembre 1943, Raymonde quitte la France par la gare de l’Est en direction de l’Allemagne. Elle passe par les camps de Karlsruhe, Pad, Anrath, Breslau, Jauer et Aichach. Durant sa déportation, elle aurait abattu un soldat allemand. Finalement libérée le 29 avril 1945 par l’avance des Alliés, elle rentre en France très affaiblie et se retire dans le midi puis dans la région parisienne.

Pour son action dans la résistance, elle est élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur.

Elle décède le 25 août 2001 à Fleury-Mérogis.

Source: https://www.resistance-brest.net/ article de

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 16:36
Soutien à notre camarade Thomas Portes mis en procès par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.
Thomas Portes - Il sera présent à Brest pour une conférence débat sur l'extrême-droite le samedi 8 février après-midi et fera probablement une intervention auprès de nos camarades rue Berger le matin au local de la section de Brest.

Dirigeant national du PCF en charge du collectif des cheminots et militant syndical


26 JANVIER 2020
THOMAS PORTES

" Demain s’ouvre une semaine importante pour ma famille et moi même

Demain s’ouvre une semaine importante pour ma famille et moi même

Alors que le combat antifasciste et antiraciste a toujours guidé mon engagement syndical et politique, me voilà convoqué devant la justice suite à une assignation par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Après l’opération anti-migrants du col de l’échelle en Avril 2018, j’avais réagi avec violence pour dénoncer un acte odieux. Je ne regrette rien. Face aux promoteurs de la haine, il ne faut jamais baisser la tête. JAMAIS.

Mon procès va se dérouler les 30 et 31 janvier à Paris. Un rassemblement de soutien est prévu Jeudi 30 à 12h devant le tribunal de Paris (porte de Clichy).

Pour m’aider à payer mes frais de justice une cagnotte est en ligne
https://t.co/PyhfZwMT3z?amp=1


Dans le cadre de cette bataille, je viens de publier un premier ouvrage intitulé « Au cœur de la haine » disponible au édition Arcane 17 (https://www.editions-arcane17.net/fr/livres/au-coeur-de-la-haine)

Je tenais d’ores et déjà à remercier toutes celles et ceux qui me soutiennent et m’aident au quotidien dans cette bataille.

On continue !"
Soutien à notre camarade Thomas Portes mis en procès par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Au coeur de la haine

Lorsque Thomas Portes, visage des mobilisations cheminotes du printemps 2018, se voit assigné en justice par Génération identitaire, suite à un tweet dénonçant l’opération anti-migrants du col de l’Échelle, il reste abasourdi. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivis pour appel à la haine ! »

Passées la stupéfaction et la colère, le jeune syndicaliste décide de riposter en préparant son procès « dans l’action ». Quel meilleur moyen que l’écriture pour le faire ? Pendant près d’un an, il va aller à la rencontre d’acteurs de terrain, qui comme lui, ont décidé de résister à la peste brune.
Au cœur de la haine est le récit de leurs conversations. « Ces pages livrent un regard sans concessions sur la France d’aujourd’hui ; mon regard. Elles offrent également des éléments d’analyse sur la situation et proposent des solutions... »

« Le constat peut paraître sombre, mais il n’est en rien pessimiste. » Au fil des étapes du récit, Hénin-Beaumont, Hayange, Le Mans, Nice ou Lyon, l’Europe, on comprend mieux comment l’extrême droite construit son rayonnement et accroît son influence. On trouve aussi dans l’engagement des acteurs de terrain, la possibilité d’œuvrer. à une autre vision du monde et des rapports sociaux.

Sortie nationale le 14 janvier. Disponible en précommande sur le site à partir du 6 janvier.

13.00€
https://www.editions-arcane17.net
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