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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 18:21
 Ils étaient plus d’une soixantaine, ce mardi, à attendre à l’extérieur de la préfecture du Finistère à Quimper, l’ouverture du service d’accueil des étrangers. (Le Télégramme/Lannig Stervinou)

Ils étaient plus d’une soixantaine, ce mardi, à attendre à l’extérieur de la préfecture du Finistère à Quimper, l’ouverture du service d’accueil des étrangers. (Le Télégramme/Lannig Stervinou)

En raison de la crise sanitaire, le service d’accueil des étrangers de la préfecture du Finistère à Quimper n’est ouvert qu’une après-midi par semaine. La conséquence ? Des files d’attente monstrueuses dans des conditions inhumaines.

« Chaque mardi c’est la honte. Tout Quimper parle de nous. Le touriste qui passe, il regarde et se dit : mais c’est quoi ça ? Même à Paris, ils sont plus organisés que ça. J’espère qu’ils vont vite trouver une solution ». Mohamed, Guilviniste d’origine tunisienne, comme tous ceux qui attendent d’être reçus par le service d’accueil des étrangers de la préfecture du Finistère, est désespéré. Pour avoir une chance d’entrer, certains étaient là dès 6 heures du matin, pour une ouverture à 13 h 30. Ils patientent sous le soleil qui brûle les peaux et les averses qui détrempent les habits. Dominique Brunel, président de la Ligue des Droits de l’Homme à Quimper, discute avec chacun, tente de rassurer et s’insurge. « On ne peut pas accepter ça ! », dit-il. Ce mardi, ils étaient une soixantaine, les précédents, près de cent. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, toutes couleurs de peaux et toutes origines.

 Faire attendre des familles dans ces conditions est indigne, inacceptable et révèle une organisation inadéquate.

Le premier rendez-vous

Le service d’accueil des étrangers exige, dans le cadre de la procédure, et pour pouvoir avoir un premier rendez-vous, afin d’examiner la future demande de titre de séjour, que le demandeur se présente au guichet pour obtenir ledit premier rendez-vous. Auparavant, ce service de la préfecture était ouvert tous les jours, du lundi au vendredi, les matins et les après-midi. En raison de la Covid-19, l’accueil se fait dorénavant uniquement les mardis après-midi. « Faire attendre des familles dans ces conditions est indigne, inacceptable et révèle une organisation inadéquate », s’indigne Dominique Brunel. Dans un courrier en date du 17 août, adressé à Pascal Lelarge, encore préfet du Finistère jusqu’à la fin du mois, il demande « de mettre les moyens qu’il convient pour que ces personnes puissent être reçues rapidement et dans des conditions humaines dignes ».

Un parcours du combattant

Mais ce passage obligé n’est qu’une étape dans un véritable parcours du combattant, comme en témoigne Mohamed, qui vit en France depuis onze ans, est marié à une Française et père d’un enfant de dix mois malade du cœur. « Je paie mes impôts, je travaille en CDI. Depuis le 22 avril 2019, date à laquelle j’ai présenté un dossier de renouvellement de carte de séjour, il ne se passe rien. Aujourd’hui, mon récépissé a expiré. Je passe mon temps à contacter la préfecture et personne ne répond. C’est mon jour de repos et je suis venu pour avoir des nouvelles. Je peux vous citer au moins dix personnes de mon entourage dans le même cas que moi ».

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 08:10

Frédéric Boccara est économiste, diplômé de l'Ensae qui forme les administrateurs de l’Insee et docteur en sciences économiques, spécialiste des Entreprises (des firmes multinationales aux PME) et du système de crédit, des transports et de l'environnement.

Chercheur associé au CEPN-Paris 13. Il fait partie du collectif d'animation de la revue PCF "Economie et Politique". Il est membre du Conseil économique, social et environnemental.

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 07:16
Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Belle interview de notre camarade Mathilde Maillard, médecin et militante communiste de 29 ans, benjamine de l'exécutif municipal et des adjoints brestois (le plus jeune élu du conseil municipal, Taran Marec, est aussi communiste à Brest), chargée de la politique du bien-vieillir et de l'inclusion des personnes en situation de handicap, dans le Télégramme d'aujourd'hui. Mathilde Maillard est une des 7 élus communistes à Brest avec Eric Guellec, responsable communiste et adjoint, Jacqueline Héré, maire de quartier à Bellevue, Jean-Michel Le Lorc'h, vice-président de l'agglomération, Taran Marec, Sandra Le Roux, Anne-Catherine Cleuziou.

Il y avait déjà une une présentation de Mathilde Maillard dans Ouest-France et Côté Brest en juillet:

Brest, nouveaux élus : Mathilde Maillard, médecin, est désormais adjointe au maire (Côté Brest, 15 juillet 2020)

Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes

Nouveaux élus à Brest: Mathilde Maillard (adjointe PCF), benjamine de l'exécutif municipal, aux petits soins pour les aînés (Le Télégramme, Jean-Luc Padellec, 17 août 2020,
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 07:16
Exposition de photos Vues Mer à Locquénolé du 19 août au 25 août: Paulette Denis, Jean-Luc Gautier, Philippe Grincourt

Philippe Grincourt, qui a travaillé sur plusieurs projets d'expos photos avec Jean-Marc Nayet dont il était l'ami, notamment une exposition de photos sur les traces dans la Grande Guerre, le plaisir de présenter une série de photos sur les pêcheurs à pied de la Baie de Morlaix dans le cadre de l'exposition "Vues Mer" à la salle "Le Préau" de Locquénolé du mercredi 19/08 au mardi 25/08.
 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 07:05
19 août 1944, Paris se soulève avec à la tête de l'insurrection le colonel communiste Rol-Tanguy, né à Morlaix (Maurice Ulrich, L'Humanité)
Appel du 18 août 1944

Appel du 18 août 1944

Rol Tanguy

Rol Tanguy

19 août 1944, Paris se soulève.
Il y a 75 ans, le colonel communiste Henri Rol Tanguy, chef des Forces françaises intérieures (FFI) d'Ile-de-France, lançait l’appel à l'insurrection.
 
Dans l'Humanité du mardi 19 août 2014, cet article de Maurice Ulrich :
 
Le colonel Rol-Tanguy, commandant des Forces françaises de l’intérieur d’Île-de-France, vient d’appeler à l’insurrection et à la mobilisation du plus grand nombre. Le soulèvement populaire va être décisif pour l’avenir de la France.
 
Il y a encore aujourd’hui un Paris de la Libération. On peut le lire parfois dans les traces des balles ou des éclats d’obus demeurés sur quelques édifices publics. Plus sûrement sur les plaques, çà et là, fleuries une fois par an au mois d’août. Discrètes le plus souvent, mais qui surprennent le regard du promeneur ou du touriste et qui, comme à son insu, l’embarquent un instant pour un voyage dans le temps. Au coin du boulevard Saint-Germain et de la rue de Buci, tout près d’une de ces boutiques de fringues qui ont changé le quartier, celle-ci : « Ici a été tué Fred Palacio, Corps franc Victoire, pour la libération de Paris le 19 août 1944 à l’âge 21 ans. » Si l’on se dirige vers la Seine et le Pont-Neuf par la rue Dauphine, c’est René Revel, gardien de la paix du 15e arrondissement, qui est tombé « Tué par les Allemands », est-il écrit… Il y a ainsi des dizaines de noms dans Paris. On oserait dire des noms d’anonymes. Qui étaient-ils, ces libérateurs et ces libératrices de Paris que l’on voit sur les photos de ces journées, avec l’élégance populaire de ces hommes en chemise aux manches retroussées, de ces jeunes femmes en robe légère ou en short, comme celle-là, coiffée d’un calot des FF1, mitraillette en main… Il fait chaud en août et les combats ont devancé la mode féminine de soixante-dix ans. Ce sont elles et eux qui construisent les 600 barricades qui vont s’édifier dès le 22 août dans la capitale et les photos là encore en témoignent qui montrent des dizaines d’hommes et de femmes à l’œuvre. C’est bien, une fois l’insurrection lancée, le Paris populaire qui se soulève et qui va l’emporter au lourd prix de 1 500 morts, avec les Francs-tireurs et partisans (FTP), émanation du Front national créé par les communistes, avec tous ces résistants, gaullistes ou non, qui vont devenir les FFI, les Forces françaises de l’intérieur que l’action de Jean Moulin, trahi, torturé et assassiné à Lyon par Klaus Barbie en 1943, aura réussi à unir, surmontant les divergences, voire les oppositions d’idéologie, de tactique, au sein du Conseil national de la Résistance (CNR). Son programme donnera lieu aux grandes conquêtes politiques et sociales de l’après-guerre, du vote des femmes aux nationalisations en passant par la Sécurité sociale. Est-ce hors du temps de rappeler que c’est ce même programme que nombre des politiques qui vont ces jours-ci célébrer « Paris libéré » ont choisi d’oublier ou de dénaturer ?
Le Paris ouvrier, immigré, résistant
Paris s’est soulevé. C’est encore, comme le soulignait en 2004 André Carrel, membre du Comité parisien de libération et par la suite rédacteur en chef de l’Humanité ­Dimanche, « une ville très ­populaire. Des centaines de milliers d’ouvriers et d’employés y travaillaient, les ateliers et usines y étaient nombreux (…), l’influence des communistes y était considérable comme le rôle des syndicats clandestins et des milices patriotiques qu’ils développèrent dans les entreprises ». C’est dans ce Paris qu’avant même les journées d’août, la peur, comme le dira Maurice Kriegel-Valrimont, l’un des dirigeants du Comité d’action ­militaire du CNR, a commencé à changer de camp. Le 14 juillet, aussi étonnant que cela puisse paraître et sans doute parce que l’on en parle peu, une foule évaluée à 20 000 personnes manifeste à Belleville, protégée au grand jour par les FTP. Les ­Allemands n’interviennent pas. Le rapport des forces n’est pas en leur faveur mais ils n’ont en rien désarmé, au contraire. Un mois plus tard, dans la nuit du 16 au 17 août, à la cascade du bois de Boulogne, 35 jeunes résistants tombés dans un ignoble guet-apens sont fusillés. Belleville, l’Est parisien, c’est précisément le Paris ouvrier, le Paris immigré aussi, celui de ces jeunes Français résistants de la première heure, de ces réfugiés de ­l’Espagne républicaine vaincue par le fascisme, de ces jeunes juifs émigrés de l’Est qui ont mesuré très tôt l’enjeu d’une lutte sans merci contre la barbarie, ceux que l’on retrouvera sur l’Affiche rouge « hirsutes, menaçants »… Au fond, la libération de Paris a commencé bien avant les journées d’août. Peut-être trois ans avant, presque jour pour jour, quand Pierre Georges, qui deviendra le Colonel Fabien, qui a combattu dès seize ans dans les brigades internationales en Espagne et que l’on va retrouver quelques jours avant l’insurrection dans l’attaque du dépôt SNCF de Montrouge par une centaine de FTP, tire au métro Barbès-Rochechouart sur un officier de la Kriegsmarine. Deux jours avant, deux jeunes militants communistes ont été fusillés par les nazis. Le coup de feu de Fabien est prémédité, délibéré, politique. Les communistes, dans le même temps qu’ils créent les FTP, veulent ouvrir le passage à la lutte armée, sur le sol national même. Les embryons d’autres mouvements de résistance ne les suivront pas d’emblée, mais c’est pourtant ce choix qui va s’imposer comme une nécessité et à terme comme un atout majeur pour la souveraineté de la France. Les années qui suivent seront celles de la clandestinité, des coups de main audacieux et des échecs terribles, celles des arrestations, de la torture, des fusillés du mont Valérien, le temps des caves hideuses de la Gestapo et de la milice, de ce long cortège « d’ombres défigurées » dont parlera André Malraux dans son sidérant discours prononcé lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon. Avec la première ­défaite allemande, à Stalingrad, au début de 1943, l’espoir commence à renaître. La répression redouble, mais la résistance s’affermit. Le débarquement du 6 juin, l’avancée des troupes alliées en Normandie nourrissent la perspective de la victoire. Elle semble désormais certaine quand bien même on ignore ce qu’elle va encore coûter en vies humaines, civiles et militaires, en découvertes allant au-delà de ce que l’on sait déjà confusément, mais dont on ne peut imaginer l’ampleur et l’horreur ­banalisée, avec les camps de la mort. Pourtant, malgré la bataille de Normandie pratiquement gagnée et le recul des troupes allemandes, Paris ne fait pas partie des objectifs prioritaires des Alliés, sous le commandement suprême du général ­Eisenhower. « Aux yeux des responsables basés à Londres, expliquait en 2004 Maurice Kriegel-Valrimont, qui reçut avec Henri Rol-Tanguy et le général Leclerc la reddition du commandant allemand de la place de Paris, la résistance intérieure ne peut-être qu’un appui aux Alliés et leur être subordonnée. Nous débattons alors pour décider s’il faut attendre le jour J ou s’il faut engager une action immédiate. La résistance intérieure fait le choix des actions immédiates pour se préparer aux affrontements décisifs et pour que la France soit présente le jour de la victoire. Le CNR met sur pied en mai 1944 le Comité d’action militaire, le Comac. Il est chargé du commandement militaire de toutes les forces de la résistance. » Et de préciser : « Je me suis attelé à une lecture approfondie de tout Clauzewitz, le théoricien allemand de la lutte en territoire occupé par une armée étrangère. Je connaissais assez bien l’histoire des soulèvements populaires dans Paris, la pratique des barricades… » Deux jours après le débarquement, le comité parisien de la Libération présidé par le dirigeant de la CGT clandestine André Tollet lance cet appel : « Paris, capitale de tous les combats et de toutes les insurrections, Paris, capitale de la liberté, doit procéder à la mobilisation générale de toute sa population… En avant vers l’insurrection nationale, inséparable de la Libération ! En avant Paris ! Mort aux Allemands ! Vivent les Alliés, Vive la France ! » Début août la situation devient de plus en plus tendue dans la capitale et dans sa banlieue et d’abord en raison des difficultés d’approvisionnement, liées largement à la situation de guerre, en vivres, en électricité. Des grèves éclatent, revendicatives, mais devenant pré-insurrectionnelles. Les ­cheminots cessent le travail le 10, mais les arrêts de travail se multiplient dans nombre de secteurs, dans la métallurgie on se met à fabriquer des crève-pneus, des grenades, des drapeaux tricolores apparaissent aux fenêtres en banlieue, comme à Montrouge où est installé le poste de commandement d’Henri Rol-Tanguy. C’est lui qui a été nommé à la tête des FFI d’Île-de-France par le Comac. Il a combattu en Espagne, c’est un résistant de la première heure, communiste, qui a su lui aussi se former à la chose militaire, respecté par tous ceux qui l’entourent, dont les militaires de carrière qui ont rejoint les FFI et son état-major. Les événements se précipitent. Le 13, les Allemands décident de désarmer la police parisienne. Ils ont perdu confiance. En retour, deux jours après, la police se met en grève, retrouvant l’honneur perdu dans les heures sombres avec la rafle du Vél’d’Hiv. Le 17 août, cinq cents détenus, pour la plupart communistes, parviennent à s’évader de la Santé. Au sein de l’état-major de la Résistance, CPL, CNR et Comac, les gaullistes Alexandre Parodi, qui représente le gouvernement provisoire, et Jacques Chaban-Delmas sont d’abord opposés à l’insurrection. Mais Chaban, qui a fait un voyage éclair à Londres, trouve un tel climat à Paris quand il y revient, le 16, qu’il envoie ce message au commandant en chef de tous les FFI, le général Koenig : « Toutes les conditions préparatoires à insurrection sont réalisées… En conséquence, si la situation militaire permet nécessaire, vous interveniez auprès des Alliés pour demander occupation rapide Paris. » Alexandre Parodi s’est lui aussi rallié à l’insurrection qui lui paraît désormais inéluctable.
Les nazis veulent « combattre sans pitié toute résistance armée »
Mais, malgré cette fièvre, Paris ne va pas tomber comme un fruit mûr. Les nazis ont montré partout de quoi ils étaient capables. En France, à Oradour, à Tulle, en Russie, en Pologne. Hitler a donné à von Choltitz, qui a déjà détruit la ville de Sébastopol après l’avoir assiégée, de transformer Paris en « un tas de décombres », de se battre jusqu’au dernier homme « et s’il est besoin de se faire ensevelir dessous ». Ce dernier ordonne à son tour à ses troupes de « combattre sans pitié toute résistance armée ». La disproportion des forces en présence est énorme. Von Choltitz dispose de 20 000 hommes, 80 chars, 60 canons. Face à cela, on estime généralement que les FFI, s’ils sont alors peut-être 30 000 au début du soulèvement, ne pouvaient opposer à ces troupes que 29 mines, 4 mitrailleuses, 562 fusils, 825 revolvers ou pistolets, 192 grenades. Leurs appels à des parachutages n’ont pas été entendus. La récupération des armes sur l’ennemi lui-même va être un des enjeux de la bataille, comme va l’être la fabrication d’explosifs, de cocktails Molotov jusque dans les laboratoires du Collège de France autour de Frédéric Joliot-Curie. On mesure à quel point le soulèvement populaire va alors être déterminant. Déjà une partie de la banlieue est insurgée. À Vitry, les premières barricades apparaissent le 18 août. Les Allemands quittent la ville et, dès le matin du 19, les FTP prennent la mairie… Ils ont déjà pris Montreuil la veille. Pour Paris la bataille décisive va commencer. Elle va aussi décider de la victoire et de l’avenir de la France. Dans l’après-midi du 18, les appels à la mobilisation du peuple de Paris lancés par Rol-Tanguy sont placardés sur les murs. « Le succès, dit-il, est fonction du nombre. Un recrutement massif doit être entrepris immédiatement. » Une nouvelle fois, le peuple de Paris va entrer dans l’histoire.
 
70e anniversaire de la Libération de Paris
Maurice Ulrich - Mardi 19 août 2014 - L'HUMANITÉ
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 06:16
Quand le couple fait révolution 2/5. Vladimir Maïakovski et Lili Brik L’Amour, la Poésie, la Révolution - L'Humanité, Loan Nguyen, 11 août 2020
Quand le couple fait révolution 2/5. Vladimir Maïakovski et Lili Brik L’Amour, la Poésie, la Révolution - L'Humanité, Loan Nguyen, 11 août 2020
Lire aussi:
 
Mardi, 11 Août, 2020
Quand le couple fait révolution 2/5. Vladimir Maïakovski et Lili Brik L’Amour, la Poésie, la Révolution

Révolutionnaires jusque dans la relation amoureuse qui les a unis, le poète et sa muse se sont enthousiasmés pour l’innovation créatrice des débuts de l’Union soviétique puis consumés dans une liaison tumultueuse, jusqu’au suicide de celui-ci.

 

Tandem flamboyant et tragique de la révolution russe, Vladimir Maïakovski et Lili Brik n’ont en réalité jamais été un couple… ou alors dans une version bien éloignée de la définition classique que l’on peut donner à cette union. Né le 7 juillet 1893 à Baghdati, en Géorgie, le plasticien puis poète, devenu moscovite à l’adolescence, est l’un des meneurs du mouvement futuriste lorsqu’il rencontre Lili Brik, de deux ans son aînée, en 1915. Il est alors l’amant de la sœur cadette de celle-ci : Elsa Kagan – future Triolet et compagne d’Aragon. Lili est, elle, mariée au critique littéraire Ossip Brik depuis trois ans. Ce qui n’empêche nullement la passion d’éclore entre elle et Maïakovski.

Une égalité hommes-femmes avant-gardiste

La révolution alors encore en gestation s’accompagne en effet d’une aspiration à réinventer les relations amoureuses chez une partie de l’intelligentsia russe. Ossip et Lili Brik se rêvent alors à l’image du couple libre formé par Vera Pavlovna et Lopoukhov dans le roman de Nikolaï Tchernychevski au nom prophétique : Que faire ?. L’œuvre de 1863, qui dépeint une égalité hommes-femmes avant-gardiste sur fond de triangle amoureux, aura marqué Lénine au point de lui fournir le titre de son fameux pamphlet révolutionnaire.

Si Vladimir Maïakovski quitte Elsa pour Lili, le mari de cette dernière, loin de se formaliser de cette romance naissante entre sa femme et le poète, devient l’un des plus fervents promoteurs de l’artiste. L’année de leur rencontre, Maïakovski dédie à celle qui deviendra sa muse le Nuage en pantalon. « Votre pensée / qui rêvasse sur un cerveau ramolli / tel un laquais adipeux, vautré sur une banquette graisseuse, / je l’exciterai par la loque ensanglantée du cœur / me moquant tout mon soûl, insolent et caustique / Je n’ai pas un seul cheveu gris dans l’âme, / aucune tendresse sénile ! / Le monde retentit qu’entonnerre ma voix / et j’avance – beau / de mes vingt-deux ans. / Délicats ! » (1) clame-t-il en prologue de ce poème fondateur dont le premier éditeur n’est autre qu’Ossip Brik. Lili, de son côté, touche un peu à tous les domaines : actrice, réalisatrice, sculptrice, écrivaine, son œuvre n’aura jamais la postérité de celle de son célèbre compagnon.

Maïakovski et Ossip Brik fonde le Front de gauche des arts

La révolution qu’appelle de ses vœux le trio n’est pas que sentimentale, mais bien une partie intégrante d’un mouvement politique et civilisationnel total. Vladimir Maïakovski est membre, depuis 1908, du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) et suit la branche bolchevique de l’organisation au moment où elle se divise d’avec les mencheviks. Après la révolution d’Octobre, le poète fonde en 1923 avec Ossip Brik la LEF (Front gauche des arts), une revue d’avant-garde soviétique qui influencera toute une génération d’écrivains, et participe activement de la glorification de la démocratie ouvrière naissante à travers ses poèmes.

Mais sa relation au Parti communiste connaît quelques accrocs. Les autorités soviétiques sont parfois dépassées par l’audace créatrice de cette nouvelle génération d’artistes qui dynamitent les codes de l’esthétique classique. De son côté, Maïakovski se montre très critique de la NEP (Nouvelle Politique économique), qu’il voit comme une compromission de la révolution à des considérations bourgeoises.

Les deux amants ne cessent de se tourmenter

Parallèlement, sa liaison avec Lili Brik se montre tout aussi tumultueuse. Déchirés entre une soif de liberté sentimentale et sexuelle qui les pousse à vivre d’autres aventures et l’amour fou et exclusif qui les unit, les amants ne cessent de se tourmenter, comme en attestent les centaines de lettres qu’ils se seront échangées. « La barque de l’amour s’est brisée contre la vie courante. Comme on dit, l’incident est clos », écrit-il en 1930, en guise d’épitaphe, avant de se tirer une balle dans le cœur. Dans sa lettre de suicide, on trouve aussi cette supplication déchirante : « Lili, aime-moi. » Si la destinataire connaîtra de nombreux autres amants jusqu’à la fin de sa vie, celle-ci aura consacré ses jours à populariser l’œuvre de Maïakovski avant de finir par mettre fin à ses jours bien des années plus tard, à l’âge de 87 ans.

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(1) Le Nuage en pantalon, traduction de Charles Dobzynski, éditions le Temps des cerises.
Quand le couple fait révolution 2/5. Vladimir Maïakovski et Lili Brik L’Amour, la Poésie, la Révolution - L'Humanité, Loan Nguyen, 11 août 2020
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 06:06
Quand le couple fait révolution 4/5. Frida Kahlo et Diego Rivera, un art vibrant au service du peuple (L'Humanité, Loan Nguyen, 13 août 2020)
Quand le couple fait révolution 4/5. Frida Kahlo et Diego Rivera, un art vibrant au service du peuple (L'Humanité, Loan Nguyen, 13 août 2020)
Quand le couple fait révolution 4/5. Frida Kahlo et Diego Rivera, un art vibrant au service du peuple (L'Humanité, Loan Nguyen, 13 août 2020)
Jeudi, 13 Août, 2020 - L'Humanité
Quand le couple fait révolution 4/5. Frida Kahlo et Diego Rivera, un art vibrant au service du peuple

Tourmentées, flamboyantes, engagées : les œuvres des deux peintres mexicains auront été à l’image de leur vie et des soubresauts révolutionnaires qui agitent ce début de XX e siècle qui les aura vus déployer leurs talents.

 

Couple de peintres mythique aussi bien pour leur relation incandescente que pour leurs œuvres éclatantes, Frida Kahlo et Diego Rivera ont également marqué le début du XX e siècle de leur engagement politique. Né en 1886 à Guanajuato, au Mexique, Diego Rivera a déjà été marié plusieurs fois et jouit d’une reconnaissance artistique internationale lorsqu’il croise le chemin de Frida Kahlo en 1927. Alors âgée de 20 ans, deux fois plus jeune que Diego, Frida montre ses toiles au muraliste réputé, qui est immédiatement subjugué par son style.

Écorchée vive, à l’image de ses toiles viscérales

Ses œuvres, déjà très centrées autour d’autoportraits où se mêlent l’angoisse et le merveilleux, traduisent une histoire déjà jalonnée de souffrances physiques malgré son jeune âge. Marquée à vie par une polyomélite contractée à l’âge de 6 ans, et qui lui aura laissé un pied atrophié, la jeune femme a en outre subi un grave accident lorsqu’elle avait 18 ans. Un tramway avait percuté le bus dans lequel elle voyageait avec son petit ami de l’époque. Son bassin, ses côtes et sa colonne vertébrale sont brisés, sa jambe droite fracturée en onze endroits et son abdomen et son pelvis sont transpercés par une barre de métal. C’est à l’occasion de cette longue et douloureuse convalescence qu’elle se met à peindre, aidée par sa famille qui installe un miroir au plafond de sa chambre. Ce terrible accident lui laissera des séquelles à vie, l’empêchant notamment de mener à leur terme toutes ses grossesses. Écorchée vive, à l’image de ses toiles viscérales, Frida ne supporte pas non plus les injustices. Et dans ce début de XX e siècle marqué par des révolutions au Mexique comme dans le monde, celle-ci s’engage à 21 ans du côté des communistes.

Un militantisme que partage Diego, qu’elle épouse en 1929. Son travail pictural semble d’ailleurs plus systématiquement politique et social : sur ses fresques monumentales se lisent l’histoire du Mexique, notamment pré-hispanique, la corruption de l’Église catholique et la force motrice de la classe ouvrière et du marxisme. Frida Kahlo, elle, critique l’impérialisme américain dans certains de ses tableaux comme dans son Autoportrait à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, et n’hésite pas à afficher ses sympathies communistes comme dans sa toile intitulée Le marxisme guérira les malades.

L’opposant au régime soviétique,Trotski, en exil à la Casa Azul

Mais leur relation au Parti communiste s’avère aussi houleuse que leur union. Après un séjour en Union soviétique, Diego Rivera exprime des critiques qui lui valent d’être exclu du Parti communiste mexicain. Frida Kahlo quitte l’organisation en 1930 par solidarité avec son époux. Quelques années plus tard, le couple se rapproche de l’opposition trotskiste et adhère à la IV e Internationale. C’est d’ailleurs grâce à l’intervention de Diego Rivera auprès du président de la République mexicaine Cardenas que Léon Trotski obtient l’asile politique au Mexique en 1937. Les deux artistes accueillent l’opposant au régime soviétique avec son épouse Natalia Sedova à Mexico dans leur fameuse maison bleue (la Casa azul).

Mais Frida devient pendant quelques mois la maîtresse de Trotski, ce qui sème le trouble au sein du groupe, et provoque le départ des exilés soviétiques de la maison bleue. Les infidélités qui émaillent la relation entre les deux peintres provoquent plusieurs ruptures, notamment lorsque Diego entame une liaison avec la sœur de Frida, Cristina. Les deux artistes divorcent en 1938, avant de se remarier en 1940. Mais la santé fragile de Frida se détériore : elle subit de nombreuses opérations de la colonne vertébrale, puis une amputation de la jambe suite à une gangrène. Elle décède le 13 juillet 1954 d’une embolie pulmonaire. Deux mois après les funérailles de son épouse, Diego obtient sa réintégration au Parti communiste. Il meurt à son tour trois ans plus tard d’une crise cardiaque, sans que son souhait de voir ses cendres transférées aux côtés de celles de Frida ne soit respecté.

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Lire aussi sur le Chiffon Rouge:

COMMUNIST'ART: Frida Kahlo - par Hector Calchas

La leçon de Frida...

Frida Kahlo, une vie amoureuse et tragique, une vie en rouge

Tina Modotti (1896-1954): photographe et agent communiste cosmopolite au destin extraordinaire

Mexique enchanté, Mexique maudit, Mexique de l'art et de la culture révolutionnaires: une exposition magnifique au Grand Palais à Paris sur les artistes du Mexique entre 1900 et 1950

Quand le couple fait révolution 4/5. Frida Kahlo et Diego Rivera, un art vibrant au service du peuple (L'Humanité, Loan Nguyen, 13 août 2020)
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 05:56
Universités. Les mauvais coûts de la rentrée étudiante - Nadège Dubessay, L'Humanité - 18 août 2020
Mardi, 18 Août, 2020 - L'Humanité
Universités. Les mauvais coûts de la rentrée étudiante

Hausse des loyers, APL amputées, bourses qui ne suivent pas l’inflation, masques anti-Covid 19… Une fois de plus, le porte-monnaie des étudiants explose. C’est ce que révèlent la Fage et l’Unef dans leurs baromètres annuels.

 

C’est un mélange de colère et d’inquiétude. À 20 ans, Guéwen Douesneau connaît déjà la galère d’un quotidien où il faut compter le moindre sou. Forfait à Internet et au téléphone, livres pour la fac, nourriture et, désormais, masques de protection contre le coronavirus… Après avoir payé les 650 euros de son loyer, il ne restait plus que 250 euros au jeune couple qu’il forme avec sa compagne, boursière comme lui. À deux, ils bénéficiaient de 900 euros. Sauf que cette année, Guéwen ne percevra que 250 euros au lieu des 550 de l’année dernière. « Ce doit être une erreur, j’ai demandé que mon dossier soit réévalué », lâche l’étudiant qui doit entamer sa deuxième année de licence de lettres à Angers. Si rien ne change, il devra mettre la fac de côté, au moins une année, pour travailler. Ou alors contracter un emprunt étudiant. La crise du Covid-19 avait déjà mis fin à ses espoirs de trouver un job cet été : « J’ai envoyé 80 CV. J’ai eu 80 refus », soupire-t-il. Comme beaucoup, il n’a pas eu d’autre choix que demander une aide alimentaire au Secours populaire français. « À 20 ans, on essaie de se préparer à la vie. Mais si c’est ça… » souffle-t-il sans cacher sa peur d’un avenir incertain. Selon un sondage Ipsos pour la Fage (première fédération étudiante), les trois quarts des jeunes ont perdu des revenus entre mars et juin. Un sacré problème quand on sait que près d’un étudiant sur deux doit se salarier pour financer ses études.

Une rentrée chiffrée à 2 361 euros, soit 76 euros de plus que l'an passé

Cette année encore, les chiffres sont têtus. La Fage, tout comme le syndicat Unef, viennent de publier chacun leur baromètre du coût de la rentrée 2020. Selon la boussole de la Fage, l’augmentation moyenne par rapport à l’an dernier est de 2,5 % en Île-de-France et 3 % en province. Pour la fédération, le coût de cette rentrée s’élève à 2 361 euros, soit 76 euros de plus que l’année dernière. « Alors que l’inflation au mois de juin est de 0,2 %, le coût de la vie pour les étudiants augmente de 3,69 %, soit presque 18,5 fois plus », note, pour sa part, le rapport de l’Unef. Ainsi, « le coût de la vie étudiante explose depuis le début du quinquennat avec une augmentation de 8,71 % ». Les calculs sont vite faits : « L’APL (aide personnalisée au logement) a été amputée et les bourses ne suivent pas l’inflation », explique Mélanie Luce, la présidente du syndicat étudiant. C’est bien connu, la crise profite toujours à certains. Et là, les propriétaires de studios – des biens extrêmement convoités – s’en sont donné à cœur joie. « L’explosion du coût de la vie étudiante demeure liée en partie à l’augmentation du prix des petites surfaces. L’écart entre les appartements de moins de 24 m² et les autres est en moyenne de + 2,56 % », note la jeune femme. L’Unef observe une augmentation des loyers de 5 % à Lyon ou de 4 % à Bordeaux, contre 1 % à Paris, là où s’applique l’encadrement des loyers. Une mesure dont le syndicat demande l’extension partout en France, alors que le loyer représente de loin le poste de dépense le plus important pour les étudiants : 69 % de leur budget mensuel.

Un coût de la vie plus de 118 % plus élevé pour les femmes

L’Unef note par ailleurs que les étudiantes et les étudiants étrangers représentent des profils particulièrement touchés par la précarité. Entre les frais d’inscription différenciés, les frais administratifs importants et le non-accès à la grande majorité des aides publiques, les étudiants étrangers hors Union européenne ont un coût de la vie entre… 261,46 % et 339,93 % plus élevé que les autres. Quant aux étudiantes, le syndicat mettait déjà en avant, l’année dernière, un écart énorme : un coût de la vie plus de 118 % plus élevé pour les femmes. Des différences qui s’expliquent par « une précarité menstruelle forte touchant toutes les personnes menstruées, mais également la “taxe rose” des conventions sexistes qui encouragent les femmes à supporter le coût de la contraception, à s’épiler, se maquiller… ».

L’Unef, tout comme la Fage, ajoutent, cette année, dans le budget des étudiants les masques de protection contre le coronavirus qu’il faudra sans doute porter pour aller en cours. « En prenant les moins chers, nous arrivons à 230 euros sur l’année », précise Mélanie Luce. Selon la Fage, à raison de trois masques jetables par jour, la facture s’élève à 31,75 euros par mois. Une « goutte d’eau » qui fait déborder le vase. L’Unef tire la sonnette d’alarme et appelle à un plan d’urgence.

Nadège Dubessay
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 05:49

 

Il y a 127 ans, les 16 et 17 août 1893, un massacre d’immigrés italiens se déroulait à Aigues-Mortes dans le Gard en France. Le contexte historique est celui d’une forte immigration de belges pour le Nord de la France et d’italiens pour le sud-est du pays. Sans cette immigration le décollage industriel n’aurait pas pu avoir lieu. Comme aujourd’hui avec les immigrations contemporaines l’extrême-droite mise sa stratégie politique sur la stigmatisation de cette immigration présentée comme cause des difficultés sociales. Comme aujourd’hui les autres forces politiques empruntent pour des raisons électorales les thèmes, les logiques et les discours de l’extrême-droite.

La Ligue de la patrie française multiplie les campagnes en utilisant des termes péjoratifs comme « rital » pour les italiens et « pots de beurre » pour les belges (beaucoup de belge étaient frontaliers et amenaient avec eux leur beurre pour faire des économies). Le thème de l’étranger prenant le travail et le pain des français était déjà présent et tout aussi erroné économiquement qu’aujourd’hui. C’est dans ce contexte qu’une bagarre éclate le 16 au matin entre ouvriers italiens et ouvriers ardéchois au sein d’une équipe de la compagnie des Salins du Midi dont l’activité est le battage et le levage du sel. Les ouvriers ardéchois descendent alors en ville pour ameuter la population.

La chasse à l’italien commence et une foule grandissante poursuit les immigrés dans toute la ville. La foule se rend ensuite dans les salins où les ouvriers immigrés sont protégés par des gendarmes. La promesse est faite d’expulser tous les italiens par le train en partance de la gare d’Aigues-Mortes. Durant le trajet vers la gare la foule attaque les ouvriers immigrés et les massacre. Des témoins décrivent des scènes de lynchages, de coups de bâton, de noyades et de coups de fusils. Officiellement 8 italiens sont tués, 14 autres sont déclarés disparus et 99 blessés. Selon les sources italiennes on compterait une centaine de morts. En Italie des émeutes anti-françaises éclatent et l’Italie menace de rompre les relations diplomatiques avec l’Etat français. Cela conduit l’Etat français à verser une indemnisation aux ouvriers expulsés et aux familles des victimes. Sur le plan judiciaire en revanche aucune condamnation n’est prononcée. Les juges estiment qu’il y a eu « agression » par les ouvriers immigrés italiens. Surtout le procureur s’évertue à dépolitiser le procès. Les faits sont analysés comme une banale rixe sans liens avec le racisme. L’acquittement de tous les inculpés est prononcé.

N’oublions pas ce pogrome aujourd’hui où le discours politique et médiatique dominant se fait plus que jamais stigmatisant donnant naissance à une banalisation de l’islamophobie, de la négrophobie et de la Romophobie.

Hier comme aujourd’hui le discours raciste est l’antichambre du passage à l’acte meurtrier.

Défendons-nous. Organisons-nous.

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 11:13
Décès de Jean Perrot, ancien adjoint communiste à Brest dont les obsèques ont lieu ce 18 août (Le Télégramme)
Décès de Jean Perrot, ancien adjoint communiste à Brest
 
 
 
Le Télégramme, 17 août 2020

C’est avec une grande tristesse que la section brestoise du PCF a appris le décès de Jean Perrot, en fin de semaine dernière, à l’âge de 73 ans.

 

Élu communiste sur la liste d’union de la gauche conduite par Francis Le Blé en mars 1977, Jean Perrot a été adjoint au maire de Brest jusqu’à la rupture de 1980. Le 4 mars de cette année-là, Francis Le Blé, maire PS de la ville, a suspendu de leurs fonctions les six adjoints communistes (Louis Le Roux, Sylvie Le Roux, Louis Aminot, Jean Perrot, Yvon Pichavant et Yvonne Lagadec). « Jean fut aussi candidat communiste sur le canton de Bellevue avec un score de 23 % », rappelle la section du PCF, qui présente ses sincères condoléances à son épouse Marie-Louise et à ses deux enfants.

Un moment de recueillement aura lieu ce mardi, à 14 h 15, à la salle de cérémonie du Vern.

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