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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:19
Lesbos: un drame tellement prévisible! - PCF, 11 septembre 2020

Depuis des mois et même des années, l'Union européenne regarde sans aucune proposition les conditions de vie des réfugiés se dégrader sur les îles grecques: surpopulation, impossibilité pratique d'appliquer les règles élémentaires d'hygiène ni les gestes barrières. Plus de 10 000 personnes étaient «enfermées», livrées à l'épidémie, à la pénurie et à l'extrême précarité.

Après les incendies de ces derniers jours, des milliers de réfugiés sont livrés à eux-mêmes, sans aucune ressource, avec aucune possibilité d'accéder à leurs droits face à un gouvernement grec hostile qui mise sur l'exaspération de la population de Lesbos aux prises avec la pauvreté. De plus, l'UE continue de se montrer incapable d'une quelconque solidarité, incapable d'impulser une politique d'accueil digne des réfugiés et migrants, incapable de réformer des règlements de Dublin qui mettent en grande difficulté les pays d'arrivée comme la Grèce et l'Italie.

Aujourd'hui, la France est, de nouveau, en-dessous de tout en proposant de n'accueillir que quelques centaines de jeunes mineurs isolés.

Le Parti communiste français considère que la France doit prendre toute sa place dans l'indispensable solidarité garantissant leurs pleins droits aux réfugiés et migrants et, en particulier, de vivre dans des conditions dignes, d'accéder aux soins médicaux nécessaires et de se protéger de la pandémie.
Le gouvernement français doit répondre à l'urgence de ces réfugiés et impulser des décisions pérennes et humaines au cœur de l'Union européenne pour ouvrir des voies légales et sécurisées de migrations.

Parti communiste français
Paris, le 10 septembre 2020

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 05:00
Commandez votre bon de soutien pour la fête de l'Humanité 2020 - 25€, dont 5€ au profit du Secours Populaire
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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 04:45
Samedi 12 septembre 2020 à 12 h 30 sur LCP - Histoires communistes: André Chassaigne et Marie-George Buffet par Marion Becker et François Chevry
Samedi 12 septembre 2020 à 12 h 30 LE MAG
HISTOIRES COMMUNISTES
MAGAZINE 26 MINUTES
Au sein du groupe communiste à l'Assemblée, deux figures en constituent l'âme et la mémoire : André Chassaigne et Marie-George Buffet ; deux députés qui ont traversé l'Histoire, celle de mai 68 et de l'engagement contre le Vietnam, celle du stalinisme et de la chute du mur de Berlin. Chacun, à sa façon, a tracé son sillon : Marie-George Buffet a choisi les combats de l'intérieur au sein du parti, place du colonel Fabien, de ses combats féministes à l'échec cuisant de l'élection présidentielle ; pendant qu' André Chassaigne optait pour un communisme « des champs », dans son village du Puy de Dôme.
Les deux députés ont ouvert leurs archives, pour nous raconter, à travers la grande Histoire, leurs histoires communistes.
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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 16:15
En Finistère, la gauche - les quatre candidats titulaires de la liste d'union de la gauche conduite par Isabelle Mazelin (liste PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne, Place Publique)

📣 Présentation des 4 candidats pour les élections sénatoriales du 27 Septembre 2020.

➡️ Une liste divers gauche, dynamique, menée par Isabelle Mazelin, élue à la culture au Relecq-Kerhuon

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 18:43
4 des 6 membres de la liste "En finistère, la gauche" (PCF, Les Radicaux de gauche, Génération.s, Nouvelle Donne, Place Publique) pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020: Sylvaine Vulpiani (en 3e position, Génération.s), Isabelle Mazelin (en 1ère position, PCF), Laurent Le Treust (en 6e position, Génération.s), Philippe Broudeur (en 2e position, les Radicaux de Gauche) - photo Ouest-France

4 des 6 membres de la liste "En finistère, la gauche" (PCF, Les Radicaux de gauche, Génération.s, Nouvelle Donne, Place Publique) pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020: Sylvaine Vulpiani (en 3e position, Génération.s), Isabelle Mazelin (en 1ère position, PCF), Laurent Le Treust (en 6e position, Génération.s), Philippe Broudeur (en 2e position, les Radicaux de Gauche) - photo Ouest-France

Une deuxième liste de gauche en vue des élections sénatoriales du 27 septembre a été déposée, ce lundi, en préfecture. « En Finistère, la gauche » est une liste d’union rassemblant des représentants de Génération. S, du PCF, des radicaux de gauche, de Nouvelle Donne et Place publique.

Lucile VANWEYDEVELDT. Publié le

Finistère. Élections sénatoriales : une liste « En Finistère, la gauche »

Isabelle Mazelin, élue communiste du Relecq-Kerhuon, est tête d’une liste qui rassemble le PCF, Génération.s, Les Radicaux de gauche, Place publique et Nouvelle donne. Elle a été déposée ce lundi 7 septembre 2020 à la préfecture du Finistère.

Une nouvelle liste vient d’être déposée en préfecture du Finistère, ce lundi 7 septembre 2020, pour les élections sénatoriales. Elle s’intitule « En Finistère, la gauche » et rassemble des membres du PCF, de Génération.s, des Radicaux de gauche, de Place publique et de Nouvelle donne.

La liste « En Finistère, la gauche »

C’est Isabelle Mazelin, 55 ans, élue au Relecq-Kerhuon, membre du PCF, qui est tête de liste. Deuxième position : Philippe Broudeur, 50 ans, élu municipal à Quimper, membre des Radicaux de gauche. Troisième position : Sylvaine Vulpiani, 56 ans, conseillère régionale, membre de Génération.s à Plouescat. Quatrième position : Bernard Pino, 64 ans, habitant de Pont-l’Abbé, membre de Nouvelle donne. Cinquième position : Catherine Flageul, 63 ans, habitante de Rosnoën, membre du PCF. Sixième position : Laurent Le Treust, 51 ans, habitant de Quimper, membre de Génération.s.

 

Le projet de cette liste : « Faire entendre la voix des élus confrontés à la casse des services publics notamment dans les communes rurales, déclare Isabelle Mazelin. Cette liste comprend de nouveaux élus engagés sur le terrain. C’est un atout. »

 

« Renouveau démocratique »

Cette liste d’union de la gauche, comme elle se nomme, n’a pas réussi à s’allier avec le Parti socialiste. Pourquoi ? « Le PS a annoncé ses trois premiers candidats sans concertation, ajoute Isabelle Mazelin. L’union n’a donc pas été possible. Mais notre but n’est pas de mettre des bâtons dans les roues du PS. Ce ne sont pas nos ennemis. Nous sommes juste attachés au renouveau démocratique. »

Autre but de la liste : permettre au Sénat de jouer son rôle de contre-pouvoir. « Grâce aux commissions d’enquête, il contrebalance la politique de l’Assemblée nationale, explique Sylvaine Vulpiani. C’est un rôle important. » Les membres de la liste s’engagent à rendre compte de l’action des élus durant leur mandat, s’ils sont élus. Enfin, « En Finistère, la gauche » se dit favorable à la transition écologique et à la mise en œuvre d’une politique sociale plus marquée.

Pendant la campagne, ses membres iront à la rencontre des grands électeurs avant le scrutin du 27 septembre 2020. Ces grands électeurs sont appelés à renouveler la moitié des membres de la chambre haute du Parlement.

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 18:19
 Eric Pelennec, sur la photo l'homme au béret à l'étoile rouge, entouré de ses copains du stand du PCF 29 à la fête de l'Huma

Eric Pelennec, sur la photo l'homme au béret à l'étoile rouge, entouré de ses copains du stand du PCF 29 à la fête de l'Huma

Nous avons eu la grande peine d'apprendre de nos camarades brestois la mort de Eric Pelennec.
Malgré son combat face à la maladie celle ci l'a emporté hier après-midi.
Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF à Brest, présente ainsi cet homme au grand cœur qui va nous manquer, vraiment, avec son humour et sa générosité:
" Responsable syndical de la CGT des agents communaux, militant
communiste de premier plan , défenseur du journal l'Humanité , militant associatif ,sportif de haut niveau Eric alliait la fraternité et la pertinence de l'analyse politique. Jusqu'au bout Eric s'est mobilisé pour son idéal. La section du Pays de Brest présent à Aline, à ses enfants et toute la famille ses condoléances fraternelles".
C'est une nouvelle qui nous émeut beaucoup. Eric est quelqu'un que nous avons eu l'occasion de beaucoup apprécier et admirer dans son volontarisme, sa joie de vivre, son fort caractère mêlé à une vraie gentillesse, perçue notamment à la fête de l'Huma, grand moment de fraternité.
Eric s'est dépensé pour notre stand du Finistère à la fête de l'Huma Paris, réaménageant une caravane bénévole avec des copains, stand dont il était une des âmes et des piliers. Il part beaucoup trop tôt. On a l'impression que des gens comme lui sont invincibles, et pourtant!
Nous pensons fort à sa femme, Aline, à ses enfants, ses nombreux et chers amis et camarades de la CGT et du PCF.
Avec le décès d'Eric Pelennec, c'est un militant haut en couleur, très compétent, dévoué et sympathique qui nous quitte, un rassembleur et un entraîneur. Il va beaucoup manquer au stand du Finistère de la Fête de l'Huma et aussi aux Bretons de Paris, et à toute l'équipe des bénévoles bretons.
Les obsèques d'Eric auront lieu jeudi ,à 14 h 30 à la salle de Cérémonie du Vern à Brest
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 17:02
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A cœur ouvert – le Journal santé du PCF - Edition Bretagne -Septembre 2020
 
Sommaire :
"Ce n’est pas aux salarié-es et retraité-es de payer la crise !" - Daniel Blache- Collectif national des retraité-es PCF
 
"La mobilisation du Réseau Français des Fablabs contre la Covid 19". - Yann Le Pollotec, membre du CEN du PCF - Responsable national du PCF en charge de la Révolution numérique.
 
"Les combats de Marguerite Caudan" – Morbihan. Philippe Jumeau, Porte-parole du PCF Bretagne
Secrétaire Fédération PCF – Morbihan.
 
"Le Ségur de la Santé, une propagande politique" -  Dr Christian Brice, Urgentiste Centre hospitalier – Saint-Brieuc - Délégué régional de L’AMUF en Bretagne
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 13:25

 

En cette année 2020, la pandémie du coronavirus a perturbé les marchés agricoles, réduit les ventes et fait chuter les cours. Parallèlement, la sécheresse qui dure en France depuis le printemps a réduit les rendements céréaliers et fourragers, ce qui augmente le prix de revient de chaque litre de lait comme de chaque kilo de viande. Mais, comme l’offre mondiale de produits alimentaires dépasse en volume la demande solvable, les prix demeurent anormalement bas au départ de la ferme pour les céréales, le lait et la viande. Voilà ce qu’il conviendrait de corriger dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) à venir si on veut tirer les leçons de la pandémie en cours et agir aussi pour réduire le bilan carbone de l’agriculture dans l’Union européenne.

Nous évoquions hier, le contenu du communiqué publié par le ministre de l’Agriculture, suite à la rencontre de Coblence le 1 er septembre avec ses collègues des autres pays membres de l’Union européenne. Julien Denormandie exprimait notamment le souci de voir se développer en Europe la culture des protéines végétales comme le soja, ce qui suppose un soutien plus prononcé en faveur de ces cultures au niveau communautaire. Cela permettrait aussi de réduire le bilan carbone de l’agriculture en réduisant, au fil des ans les importations de graines et de tourteaux de soja dont l’Europe importe chaque année 34 millions de tonnes pour nourrir le bétail, tandis que le blé français est de plus en plus difficile à exporter vers les pays tiers en raison d’un taux de protéines inférieur à ceux des blés de Russie et d’Ukraine. Au-delà des aliments du bétail, l’Europe agricole peut et doit aussi produire plus de protéines végétales pour la consommation humaine en augmentant les superficies consacrées aux légumes secs de la lentille, le pois chiche et les haricots secs.

 

L’agriculture des Pays Bas leader mondial en émissions de CO2

Quand on regarde comment évoluent les exportations de produits agricoles en Europe, on découvre que les Pays Bas ont dégagé en 2019 un excédent agricole de 13,7 milliards d’euros contre seulement 4,2 milliards pour la France, laquelle n’arrive qu’au cinquième rang. Sur une superficie 11 fois plus faible que la France, les Pays Bas produisent beaucoup de lait de viandes bovines, porcines et de volailles, de légumes de serre. Pour nourrir les élevages, cela passe par des importations massives de céréales et de tourteaux. À ce titre les Pays Bas sont la nation européenne qui, indirectement, participe le plus à la déforestation de l’Amazonie. Dès lors, c’est aussi le pays européen dont le bilan carbone est le plus élevé pour chaque litre de lait et chaque kilo de viande produits sur son sol.

Tous pays confondus, l’Union européenne aurait dégagé un excédent agricole de 33,7 milliards d’euros en 2019, contre 28 milliards en 2018. Mais cet excédent provient surtout des exportations de produits laitiers et de viande porcine, ce qui renvoie aux importations d’aliments du bétail, à commencer par les tourteaux de soja. La Chine est la principale destination des viandes porcines européennes et elles se sont beaucoup accrues depuis deux ans car la peste porcine africaine a fait reculer considérablement la production chinoise.

 

Un prix du lait en forte baisse depuis la fin des quotas

Nous voyons aussi qu’il ne suffit pas d’exporter beaucoup de produits agricoles vers des pays lointains pour permettre aux producteurs de dégager un revenu décent de leur travail. Quand ils vendent du lait de vache, les éleveurs doivent se contenter du prix que leur propose l’entreprise de collecte. Selon l’analyse de Benoît Rouyer, de l’Interprofession laitière, publiée dans « La France Agricole » de cette semaine, « au mois de juin, le prix de base du lait de vache conventionnel s’élève à 322 € les 1 000 litres, soit 10 € de moins sur un an ». Mais c’est surtout 50 € de moins qu’en 2013, avant dernière année de la régulation de la production européenne que permettaient les quotas par pays. Ils avaient été mis en place en 1984 et ont été supprimés en 2015 par les pays membres de l’Union sur proposition de la Commission dans le but déclaré d’accroître les exportations vers les pays tiers.

Dans le secteur des bovins allaitants, la France détient le plus gros troupeau d’Europe avec quelque 3,8 millions de mères dans des races prestigieuses comme la charolaise, la limousine, la blonde d’Aquitaine, la salers et l’Aubrac. Mais les éleveurs souffrent comme jamais. Le prix du kilo vif des broutards vendus au moment du sevrage aux alentours de 8 à 9 mois pour être engraissé en Italie ou ailleurs était de 3,20 € le 31 août à Cholet contre 3,42 € un an plus tôt. En production laitière comme en production de viande bovine, la sécheresse qui dure depuis la fin de printemps dans les zones d’élevage dans la majeure partie du pays, et plus encore dans le grand Massif Central, augmente sensiblement et durablement les coûts de production.

Dans ce domaine, la situation ne devrait pas s’améliorer. Si la filière laitière européenne, tous produits et tous pays confondus ont dégagé et excédent de 22 milliards d’euros, suivi par la filière porcine avec 10 milliards, il apparaît que ce n’est pas le cas pour la filière bovine et celle de la volaille. En volailles justement la chute des ventes de foie gras et des magrets de canard suite à la fermeture prolongée suivie d’une reprise incertaine dans les restaurants s’est traduite par un recul de 20,8 % des mises en place de canards gras dans les élevages français pour les quatre premiers mois de l’année.

 

Le pire peut arriver avec la réforme de la PAC

Avec la mondialisation des échanges, les prix agricoles peuvent doubler en quelques semaines en cas de risque de pénurie au regard de la demande solvable en volume. Mais il suffit que l’offre mondiale dépasse la demande de quelques points en blé, le maïs, le soja, viande bovine ou porcine pour que les prix de vente ne couvrent pas les coûts de production. C’est ce qui se passe en ce moment pour le blé tandis que les perspectives de récolte pour le maïs donnent actuellement la même indication. Voilà aussi pourquoi la prochaine réforme d la Politique agricole commune (PAC) devrait être fondée sur la recherche d’une production européenne plus autonome. Ce qui, dans un pays comme la France, doit se traduire par moins de blé en superficie et davantage de protéines végétales. Ce qui suppose aussi des aides européennes mieux ciblées pour atteindre cet objectif.

Mais quand on voit les contradictions entre « Le pacte de vert pour l’Europe » et « la stratégie « De la ferme à a table » les deux textes publiés par la Commission, on peut craindre le pire dans ce domaine. D’autant plus que le premier texte est porté par le néerlandais Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission !

Gérard Le Puill

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 13:21

 

Le premier ministre a eu beau assurer que le plan de relance est « d’abord destiné au climat et à la biodiversité », son volet dédié à la transition écologique déçoit, voire inquiète.

Trente milliards d’euros sur deux ans, soit près du double des investissements usuellement consacrés par la France à l’écologie : le volet verdissement du plan présenté ce jeudi avait tout pour séduire. Il échoue cependant à convaincre et encore plus à satisfaire, tant par le flou de son contenu et le creux de ses garanties que par le contexte général dans lequel il s’inscrit. Décryptage en trois points.

 

Un chèque en blanc aux industriels

Conditionner les soutiens accordés aux entreprises à des contraintes environnementales concrètes : c’était le point phare sur lequel le gouvernement était attendu. Ciblée singulièrement, la baisse des impôts de production accordée par le plan de relance à l’industrie, pour un montant total de 20 milliards d’euros sur deux ans. Beaucoup revendiquaient qu’en contrepartie soient établies des obligations fermes, par exemple en matière de réduction de gaz à effet de serre à court terme, compatibles avec la réduction de 40 % des émissions de CO2 d’ici dix ans. Ni Jean Castex, ni Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, n’ont effleuré le sujet. Le hiatus n’est pas neuf. Voté fin juillet et prévoyant de mobiliser 43,5 milliards d’euros en faveur des secteurs sinistrés, « le troisième projet de loi de finances rectificative(PLF3) ne conditionne ces aides qu’à de très faibles engagements écologiques », rappelle Nicolas Berghmans, chercheur à l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales). « Ils se résument à des mesures de reporting », poursuit le chercheur, soit l’obligation faite aux plus grosses entreprises de publier leur stratégie climatique sans aucune contrainte de mise en œuvre.

 

Une transition en faux-semblant

Les 30 milliards d’euros dédiés au verdissement ne font pas tout : il reste les autres 70 milliards prévus par le plan de relance, dont le ciblage reste flou. « Pas un euro de plus ne devrait aller à des secteurs nocifs pour l’environnement », insiste Samuel Leré, de la Fondation Nicolas-Hulot, qu’il s’agisse d’infrastructures routières ou autres. Or, sur ce point non plus, le plan gouvernemental ne dit ni ne garantit rien. Cette omission inquiète d’autant plus que l’actualité ne va pas en démontrant la bonne volonté de l’État en matière de désinvestissement des secteurs polluant. Ce 2 septembre encore, le Monde révélait que la banque BPI France s’apprête à soutenir Total pour un projet gazier dans l’Arctique russe, alors même que le plan de relance abonde celle-ci de 2,5 milliards d’euros pour en faire celle « du climat ».

Les investissements prévus dans le cadre du volet vert eux-mêmes ne récoltent pas tous d’éloges. Hydrogène vert ou agriculture de précision : beaucoup ciblent des technologies contestées. « Investir dans de fausses solutions au nom du “verdissement”, comme le nucléaire, l’avion vert ou les SUV électriques, relève de l’anachronisme », résume Clément Sénéchal, de Greenpeace.

 

Une enveloppe gonflée mais encore bien légère

Quinze milliards d’euros par an : le chiffre a beau être le plus gros que la France ait jamais aligné pour la transition, il laisse sur leur faim beaucoup d’environnementalistes. « Certes, il correspond aux besoins estimés pour engager l’économie sur la voie de la neutralité carbone, reprend Samuel Leré, encore faut-il qu’il soit reconduit au-delà des deux prochaines années, comme le préconisent ceux qui l’ont calculé. » Ramenée secteur par secteur, l’enveloppe sonne creux. Si le développement de l’hydrogène vert devrait bénéficier à lui seul de 9 milliards d’euros, la rénovation thermique des bâtiments, pourtant admise comme cruciale, n’en récoltera que 7 milliards, le ferroviaire à peine 6 milliards (lire précédemment), l’économie circulaire 2 milliards. L’agriculture, elle, ne bénéficiera, aide alimentaire comprise, que de 1,2 milliard d’euros.

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 05:44

Du 27 au 30 août, plus de 40 cadres du Mouvement jeunes communistes de France se sont retrouvés à Paris, au siège du PCF, pour un stage de formation afin de préparer la rentrée militante de l’organisation. Venus de toute la France, les stagiaires ont pu pendant ces 4 jours se former sur les enjeux de cette rentrée particulière tout en échangeant et travaillant sur les gestes d’organisations à développer pour construire une organisation toujours plus efficace et proche de la jeunesse.

 

 

La théorie marxiste au service de l’action

Deux modules de formations étaient consacrés à la théorie marxiste durant le stage. Fidèles à la maxime “sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire” de Lénine, les jeunes communistes ont pu suivre un premier temps consacré à la philosophie marxiste et la question de la dialectique. Au-delà de l’apport théorique, il s’agissait de voir comment celle-ci permet au cadre de penser et de comprendre le monde pour agir efficacement. Aussi, et dans le contexte d’une crise économique sans précédent, la formation sur l’analyse marxiste des crises est venue apporter aux dirigeantes et dirigeants du mouvement des éléments de compréhension de celle que nous traversons.

 

Des formations pratiques pour agir efficacement

L’ambition de former des cadres à tous les échelons du mouvement passe aussi par la transmission de gestes militants et de réflexions autour du rôle concret et des tâches à effectuer des dirigeantes et dirigeants.

Après un temps introductif consacré aux missions des cadres au sein du MJCF, différentes formations pratiques se sont succédé : organiser et mener une réunion, développer une activité de vie financière, communiquer sur ses actions… Autant d’élément essentiel à la vie d’une organisation communiste sur lesquels les stagiaires ont pu se former.

Être responsable au MJCF, c’est aussi offrir aux camarades des cadres de militantismes sûrs et inclusifs, permettant à chacune et chacun de trouver sa place dans l’organisation. C’est pour répondre à cet enjeu central qu’un temps autour de la manière de construire une organisation pour toutes et tous a été organisé.

Le troisième jour de stage, une dizaine de stagiaires supplémentaires ont rejoint la place du Colonel-Fabien pour deux jours consacrés à la préparation des campagnes nationales du mouvement. Alors que celles-ci ont été renouvelées lors de l’assemblée nationale des animatrices et animateurs du mouvement en juin dernier, l’enjeu était de former les cadres tant d’un point de vue de la théorie que des pratiques militantes.

 

Campagne pour la libération de Marwan Barghouti

Dans le cadre de leur campagne internationale en solidarité avec le peuple palestinien, les jeunes communistes ont choisi d’axer leur militantisme autour de la figure de Marwan Barghouti, député et prisonnier politique. À travers cette figure, c’est la cause de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens qu’entend faire connaître le MJCF. Les stagiaires ont donc suivi une formation sur l’enjeu politique de la libération du “Nelson Mandela palestinien”, mais aussi sur la manière dont cette campagne sera menée dans toute la France : signatures de pétition, journées d’action, calendrier, etc.

 

Campagne pour la satisfaction des besoins et aspirations des jeunes

Lutte pour l’accès à toutes et tous à l’éducation, combat pour l’emploi des jeunes… La période que nous traversons rend extrêmement urgents les axes de la seconde campagne du MJCF. Avec des milliers d’élèves mis en difficulté par le confinement et des inégalités qui ont explosé, les jeunes communistes comptent bien faire entendre leur voix pour revendiquer la liberté des jeunes à choisir librement leur avenir. Aussi, alors que 750 000 jeunes font leur entrée sur un marché du travail plus saturé que jamais, le MJCF mènera campagne pour gagner le droit au travail pour toutes et tous. Afin de préparer ces combats, les stagiaires ont pu suivre différents modules de formation autour des enjeux politiques de ceux-ci, ainsi que sur la manière de les mener.

Au-delà de toutes ces heures de formation, les stagiaires ont pu s’enrichir mutuellement lors de moments fraternels dont seuls les communistes ont le secret ! Des temps importants pour échanger, débattre et partager ses expériences militantes.

Après la conclusion du stage par un discours offensif de leur secrétaire général Léon Deffontaines, les stagiaires ont pu retourner dans leurs fédérations, plus motivés que jamais pour affronter une année riche en combats… et en victoires !

 

Léo Garcia, coordinateur national du MJCF   en charge de la formation.

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