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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 13:28

 

Nous sommes abreuvés de conseils pour nous inciter à réduire le bilan carbone de nos activités quotidiennes. Mais nous sommes aussi envahis de sollicitations multiples et quotidiennes pour toutes sortes d’achats  qui vont de la livraison des repas à domicile à l’installation d’une piscine dans son jardin quand on habite un pavillon. C’est pourtant en cultivant son jardin qu’on améliore ses fins de mois tout en repoussant  la fin du monde.

 

Selon le dernier rapport  du GIEC  publié au début du mois d’avril, nous évoluons  sur une courbe  qui se traduira par un réchauffement global de +3,2°C  en 2100 si l’augmentation des  émissions de gaz à effet de serre se poursuit  au rythme actuel dans le monde. La dépendance  aux énergies fossiles compte pour beaucoup dans la progression des émissions de CO2. La  spéculation en cours sur les prix du pétrole, du gaz,  des engrais  et des céréales  nous montre à quel point  les pays capitalistes développés demeurent dépendantes des énergies fossiles dans leurs activités économiques,  qu’il s’agisse de l’industrie, des transports  ou de la production de notre nourriture quotidienne. Ajoutons que la conversion de la planète entière à la voiture électrique,  gourmande en métaux rares, fera croître  les émissions de CO2  pendant plusieurs décennies.

La politique de l’offre alimente le réchauffement global

La principale réduction des émissions de CO2 doit provenir de changements profonds dans la conduite  de l’économie. Mais nous sommes également incités à réduites les nôtres au quotidien et les conseils, dans ce domaine, de sont pas exempts de contradictions. On nous propose de supprimer  les mails inutiles. Mais la multiplication des échanges et autres polémiques sur les «réseaux sociaux» font croître sans arrêt le bilan carbone de cette forme de communication.

On nous suggère de réduire  les emballages  au moment d’acheter des biens alimentaires et autres produits indispensables au quotidien. Cela est nécessaire. Mais la politique de l’offre conduit actuellement  à livrer toujours plus de colis individuels sur-emballés au domicile de chaque ménage acheteur. Cette nouvelle politique commerciale  contribue  grandement à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Car aux emballages  s’ajoute la croissance du trafic sur route  et en ville,  tandis que la construction d’immenses dépôts pour préparer les colis émet aussi beaucoup de CO2 et  accroît parallèlement  le bétonnage  des terres agricoles qui ne sont plus disponibles pour produire de la nourriture et capter du carbone.

La piscine  pour tous face aux restrictions d’eau

On nous suggère  d’opter pour la douche plutôt que pour le bain, afin  de réduire nos volumes d’eau du robinet consommés quotidiennement. Mais les Français sont en même temps de plus en plus sollicités pour construire une piscine  dans leur jardin  quand ils habitent  un pavillon ce qui est le cas d’une bonne moitié des ménages. Outre  le bilan carbone de la construction, il faut ensuite alimenter cette piscine en eau. Mais cela  devient de plus en plus  problématique dès  le printemps dans un pays où les arrêts préfectoraux restreignent  chaque été l’usage de l’eau dans les deux tiers des départements, voire plus.

On nous recommande aussi de manger plus de produits de saison et moins de viande, afin de réduire les émissions de CO2 imputables aux longs transports de marchandises importées, tandis  que la nourriture du bétail augmente considérablement la consommation de grains. Mais la publicité des enseignes  de la distribution continue de bourrer nos boîtes aux lettres de dépliants publicitaires qui multiplient  les promotions sur la viande et les poissons dont les stocks diminuent  dangereusement pour certaines espèces.

Retrouver la main verte en cultivant son potager

Dans toute la France métropolitaine, il existe une possibilité  de réduire le bilan carbone de son alimentation chez tous les ménages  disposant  d’une maison individuelle avec  un terrain de plusieurs centaines de mètres carrés. Mais on y voit dix fois plus de pelouses bien tondues que de potagers et d’arbres fruitiers. Pourtant , il est possible  de cultiver un potager sur chacun de ces terrains  pour des pommes de terres, des petits pois, des haricots, des laitues  et d’autre salades , des concombres et des tomates, des betteraves rouges, des navets, des poireaux et des choux. Qui plus est, en installant une citerne pour recueillir l’eau de la toiture, il est possible d’irriguer ces cultures  gratuitement en cas de besoin. De même, les déchets de végétaux mis dans le composteur deviennent des fertilisants gratuits et écologiques en même temps.

Pour produire des fruits, il est possible d’avoir des pommiers et des poiriers  dans son jardin, de même que des fraisiers  et des framboisiers. Avec le réchauffement climatique en cours,  on récolte désormais  des fruits d’été  comme les abricots  et les pêches  la plupart de nos régions, en plus des prunes  et des cerises. Qu’il s’agisse  des cultures au sol  ou des fruits de nos arbres,  retrouver «la main verte»  pour produire une partie  de notre nourriture nous permettra  de cumuler trois avantages  importants  pour les prochaines décennies.

Primo, on dépensera  moins d’argent en nourriture  et il sera possible d’utiliser ces économies pour faire des travaux d’isolation dans la maison qui, à leur tour, diminueront  la facture du chauffage et les émissions de CO2. Secundo, la croissance des plantes potagères comme la présence des arbres fruitiers permettra de stocker plus de carbone, ce qui contribuera encore  à la réduction du CO2  si beaucoup de ménages adoptent cette orientation. Tertio, tout ce qui est produit sur place  pour y être consommé  ne nécessite aucun transport, ni tri préalable  alors les  importations de tomates d’Espagne ou de pommes de Pologne  se traduisent par un bilan carbone très élevés entre le site de production et l’assiette du consommateur.

Ajoutons  que  pratiquer quelques heures de jardinage par semaine  contribue à nous maintenir en forme.

 

 

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 13:04

 

A l'attention de la France insoumise

Cher·e·s camarades,

Nous avons bien reçu votre courrier transmis hier et nous vous en remercions.

Nous le recevons comme une réponse positive à l'appel de Fabien Roussel pour une rencontre entre nos formations politiques.

 

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, jamais l’extrême droite n’avait totalisé autant de voix sous la Ve République, ce qui lui permet à nouveau de se qualifier pour le second tour. Jamais depuis 20 ans, autant de nos concitoyennes et concitoyens ne se sont abstenus à une élection présidentielle.

L’heure est grave.

Dans cette situation, la priorité pour les communistes est de battre Marine Le Pen dans les urnes, dimanche 24 avril.

C’est pourquoi nous appelons à prendre des initiatives, partout dans le pays, pour révéler et combattre le projet de l’extrême droite et de ses forces organisées. Nos milliers d’élu·e·s, parlementaires, maires, conseillères et conseillers régionaux, départementaux et municipaux sont pleinement mobilisés en ce sens, en lien avec nos forces militantes présentes sur l’ensemble du territoire.

Et c’est pourquoi, dimanche 24 avril prochain, fidèles à notre histoire, nous utiliserons et nous appelons à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour battre Marine Le Pen dans les urnes.

Nous le ferons sans aucune concession à Emmanuel Macron, premier responsable de cette situation, dont nous avons été tout au long du quinquennat et dont nous resterons les adversaires résolus.

Dans cette situation très difficile pour le pays, il y a un motif d’espoir.

La gauche progresse de 4,27 points par rapport au scrutin de 2017 et obtient près de 32 %. Cela doit d'abord à la progression de 652 569 voix de Jean-Luc Mélenchon, qui avec l'Union populaire obtient 7 712 520 voix et aussi au résultat de notre candidat, Fabien Roussel, qui recueille 802 422 voix en portant le projet d’une France des Jours heureux. Ces candidatures, avec leurs atouts respectifs, ont donc permis de renforcer la dynamique de toute la gauche.

Après avoir porté à cette élection présidentielle nos ambitions pour la France, la spécificité de nos projets, il s'agit désormais de continuer à élargir nos capacités de rassemblement respectives, dans le respect de nos objectifs et pratiques politiques, tout en travaillant les convergences indispensables à des avancées concrètes pour les Françaises et les Français.

Toutes les forces de gauche font face à une responsabilité historique et doivent agir ensemble : en se rassemblant, dans le respect de leurs résultats aux échéances électorales et de leurs spécificités, elles peuvent battre la droite de Macron, l'extrême droite et faire élire le plus grand nombre possible de député·e·s de gauche, en visant l’obtention d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, en juin prochain.

Cette ambition est essentielle pour être en capacité de mener les combats sociaux et démocratiques dans le prochain quinquennat, avec les millions de citoyennes et citoyens qui sont prêts à s’y engager avec nous.

Nous sommes prêts à discuter de vos propositions et nous en avons également à vous soumettre, en visant une base d’accord partagé sur l’ensemble des questions, qui ouvre un espoir nouveau pour la gauche, et pour la France.

Dans l’attente de notre rencontre,

Cordialement,

Le comité exécutif national du PCF

 

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 05:21

 

À quelques semaines de la fin de cette XVe législature, le temps est venu de dresser le bilan du mandat des députés communistes passé sous la présidence d’Emmanuel Macron et au sein d’un hémicycle dominé par une majorité En Marche aux ordres de l’Exécutif.

 

 

Mandat marqué par une succession de crises : crise démocratique, crise sociale, crise sanitaire, et aujourd’hui une guerre aux frontières de l’Union européenne. Dans un tel contexte, le bon fonctionnement de notre démocratie aurait voulu que les représentants du peuple soient pleinement associés aux débats pour mieux appréhender ces crises successives et trouver ensemble les réponses politiques à même de les résoudre. Il en fut tout autrement, et jamais le Parlement n’aura été tenu plus éloigné des décisions.

La crise sanitaire en est le plus parfait exemple. Elle appelait une gestion collective associant les représentants du peuple pour trouver les réponses adéquates à une crise inédite. Seul, toujours seul, le Président a décidé sans jamais prendre en compte nos propositions. Elles étaient nombreuses, détaillées, élaborées par des élus confrontés, sur leurs territoires, aux conséquences concrètes de l’épidémie. Nous avons néanmoins pu nous saisir d’une possibilité offerte par le Règlement de notre Assemblée pour mener une commission d’enquête sur les conséquences du Covid sur nos enfants. Une dimension totalement ignorée et sous-estimée par le gouvernement. Elle a permis de mettre en lumière les effets délétères des confinements successifs sur leur santé physique et psychique, sur leur scolarité… Les propositions qu’elle a formulées restent, malheureusement, toujours d’actualité.

Malgré la pratique verticale du pouvoir par l’exécutif et les maigres possibilités offertes par une Constitution et un règlement si peu respectueux de l’opposition, jamais nous n’avons renoncé à faire entendre les attentes et les besoins populaires dans l’hémicycle. Jamais nous n’avons renoncé à porter des propositions répondant aux besoins des plus modestes et en difficulté, parvenant parfois même à les faire prendre en compte.

Plusieurs avancées sont ainsi à mettre à notre actif. La revalorisation des retraites agricoles, obtenue au terme de plusieurs années d’un combat collectif mené́ aux côtés des retraités agricoles et de leurs représentants, en est une belle illustration.

Riche de son expérience mais aussi de son renouvellement (11 nouveaux députés ont été élus en 2017), notre groupe a été une voix singulière, à la fois respectée et redoutée.

Une voix redoutée parce que nous avons été, sans cesse et avec force, le relais dans l’hémicycle de ceux qui se sont sentis méprisés durant ces cinq ans. C’est ainsi qu’en résonance avec les mobilisations soulevées par la réforme des retraites, notre opposition s’est exprimée pleinement, dans l’hémicycle, pour mettre en échec la volonté du gouvernement de démanteler le système de retraite par répartition et d’allonger la durée de vie au travail. En utilisant tous les outils parlementaires à notre disposition et malgré́ le fait majoritaire, nous avons obtenu l’abandon de ce texte et démontré qu’une réforme progressiste était souhaitable et possible. C’est aussi en résonance avec les acteurs sur le terrain que nous avons élaboré un plan ambitieux pour l’hôpital après avoir visité plus de 150 établissements de santé, dans le cadre d’un tour de France des hôpitaux mené avec nos collègues sénateurs.

Une voix respectée car notre détermination s’est toujours exprimée sans démagogie, selon les règles de la démocratie parlementaire et sans mépris pour nos adversaires politiques. Nous n’avons jamais laissé le gouvernement en paix. De façon systématique, nous nous sommes attachés à dénoncer les injustices de sa politique et à le confronter à la violence de ses décisions au cours de chacune des séances de questions d’actualité adressées au gouvernement.

À force de vigilance et d’acharnement, les députés communistes ont réussi à s’insérer dans le moindre interstice et à saisir tous les instruments règlementaires ou constitutionnels à leur disposition pour que la voix du peuple résonne à l’Assemblée nationale. C’est dire l’enjeu prioritaire qu’est le maintien d’un groupe parlementaire lors des prochaines élections législatives de juin.

André Chassaigne

Vous pouvez télécharger le bilan d’activité 2017-2022 du groupe des députés communistes et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, 84 pages, ici : https://andrechassaigne.org/IMG/pdf/bilangroupe2017-2022.pdf

 

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 05:20

 

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, l’extrême droite qui totalise plus de 32% des suffrages exprimés – 40 % dans les Alpes-Maritimes - n’a jamais été aussi forte dans notre République. Plus de 12 millions de nos concitoyen·ne·s ne se sont pas déplacés dimanche dernier, la crise démocratique s’approfondit.

L’heure est grave. Fidèles à notre histoire, nous appelons à la mobilisation la plus large pour que Marine Le Pen et le Rassemblement national n’accèdent pas à l’Élysée et qu’ils ne placent pas nos institutions au service de leur entreprise raciste et xénophobe.

Nous refusons que « la préférence nationale » organise la discrimination entre Français et étrangers à l’encontre des droits humains, que le droit du sol soit remis en cause, que des millions de nos concitoyen·ne·s soient discriminés. Nous refusons que les droits des femmes, les libertés publiques et le droit de grève et de manifestation soient attaqués, que des militantes et militants politiques, syndicaux et associatifs et que des journalistes soient bâillonnés, que le pouvoir exécutif remette en cause l’autorité judiciaire.

En outre, contrairement à ce que la candidate du Rassemblement national prétend, son projet n’est en rien social. Elle ne défend pas l’augmentation des salaires. La retraite à 60 ans ne figure pas dans son projet. Elle entretiendra les logiques capitalistes au service d’une minorité d’actionnaires comme le montre l’action de ses amis d’extrême-droite au pouvoir dans plusieurs pays européens.

C’est pourquoi nous appelons à prendre des initiatives partout dans le pays pour révéler et combattre le projet de l’extrême-droite et de ses forces organisées. Et c’est pourquoi dimanche 24 avril prochain, les communistes utiliseront et appellent à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour battre Marine Le Pen dans les urnes.

Nous le ferons sans aucune concession à Emmanuel Macron. Il est le premier responsable de cette situation. Son quinquennat a dégradé le pouvoir d’achat, les conditions de travail, cassé nos services publics et notre industrie.

Son projet est le plus antisocial de ces dernières décennies, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.

Nous avons été et resterons donc les adversaires résolus d’Emmanuel Macron. En persistant dans sa politique, notamment le recul de l’âge de départ en retraite et le refus d’une augmentation des salaires, il prend un très grand risque pour le pays. Les Français·e·s veulent vivre dignement, mieux et tout de suite !

Notre mobilisation et celle des militant·e·s et des forces de gauche à cette élection, auront permis de convaincre de nouveaux électeurs et électrices. Avec « la France des Jours Heureux » notre candidature a porté dans le débat public un projet de société, des propositions essentielles, concrètes, pour le présent et pour l’avenir.

Malgré notre campagne, le vote dit « utile » a fonctionné à plein. Nous n’obtenons pas le résultat espéré. Nous comprenons ce qui a motivé les électrices et électeurs de gauche qui après avoir exprimé l’intention de voter pour notre candidat ont finalement voté pour Jean-Luc Mélenchon.

Ces institutions et ce mode de scrutin sont un piège électoral qui a siphonné tous les candidats au bénéfice des trois arrivés en tête. L’extrême droite et sa candidate en a elle aussi bénéficié pleinement et dispose en plus d’une réserve de voix.

L’heure est à la mobilisation pour battre l’extrême-droite et réussir les élections législatives. La gauche progresse de 4,27 points et s’établit à près de 32% avec une progression de 652 569 voix de Jean Luc Mélenchon qui obtient 7 712 520 voix et avec le résultat de notre candidat Fabien Roussel qui recueille 802 422 voix.

La mobilisation forte de jeunes et d’habitant·e·s de quartiers populaires, en particulier de celles et ceux qui sont stigmatisés par l'extrême-droite démontre leur attachement fort à la République et leur volonté d'un changement de politique. C’est un atout important pour battre l’extrême-droite et renforcer la gauche à l’Assemblée nationale pour être en capacité de mener les combats sociaux et démocratiques dans le prochain quinquennat. Toutes les forces de gauche ont une responsabilité.

Nous nous adressons à nos concitoyen·ne·s, aux forces de gauche, et en tout premier lieu à JeanLuc Mélenchon et aux insoumis qui, en finissant en tête de la gauche dimanche dernier, ont les clés pour créer les conditions du rassemblement de toutes les forces de gauche. Ensemble, nous pouvons empêcher l’extrême-droite et la droite de faire élire un grand nombre de députés en juin prochain. Nous proposons à la France insoumise ainsi qu’à toutes les forces de gauche de travailler, à partir de nos projets politiques respectifs, à se rassembler autour d’engagements communs, à garantir le soutien aux députés de gauche sortants, et à faire élire le plus grand nombre possible de députés de gauche en visant l’obtention d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale en juin prochain.

Parmi eux, les députés communistes ont montré toute l’utilité de leur action pour appuyer les mobilisations populaires et les relayer, pour résister à la politique d’Emmanuel Macron et porter des propositions. Fabien Roussel a fait part de sa totale détermination à travailler à ces objectifs.

Avec lui, les communistes restent pleinement mobilisés pour une France des jours heureux. Nous continuerons de porter ce projet pour la France dont nous avons la conviction qu’il peut améliorer la vie de nos concitoyen·ne·s.

Faire passer l’emploi d’abord et l’émancipation humaine, le travail avant le capital et les dividendes, obtenir l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, forte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme, agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, faire grandir une voix indépendante de la France pour la paix et la coopération en Europe et dans le monde, voilà notre boussole.

Fort de cette ambition pour notre pays, nous mesurons le défi posé aux forces de gauche au lendemain de ce premier tour. Pour notre part, nous sommes déterminés à le relever.

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 16:36

 

Le CEN a commencé l’analyse des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. De premières réflexions sont présentées ci-après.

D’ores et déjà le CEN appelle à engager trois batailles politiques majeures :

1) Élever le débat public sur le sens politique des résultats du premier tour

2) Mobiliser largement pour battre l’extrême droite dimanche 24 avril

3) Préparer avec une grande ambition pour la gauche et le PCF les élections législatives

 

Le CEN appelle à la tenue, dans cet entre-deux tours, d’assemblée s générales des communistes, partout en France, pour débattre et décider d’expressions et d’initiatives sur ces batailles politiques.

Le conseil national de ce jeudi 14 avril approfondira l’analyse des résultats et décidera des initiatives nationales à prendre.

Les réflexions présentées ci-après ne sont ni une analyse exhaustive du scrutin, ni des assertions indiscutables mais visent, au contraire, à permettre aux communistes d’initier un profond débat sur les résultats de ce premier tour, leur signification, les problématiques qui se posent.

1) Sur notre campagne

  • Le CEN a salué Fabien Roussel pour la campagne menée et remercie tous les communistes pour leur engagement dans la campagne ces derniers mois.
  • Le résultat, 802 588 voix et 2,28 %, forcément décevant, doit être regardé lucidement, tout en mesurant qu’il ne peut résumer notre campagne. Notre score ne doit surtout pas nous conduire à nous replier sur nous-mêmes ou à nous diviser dans un moment clé pour battre l’extrême droite et réussir les législatives.
  • Points marqués par notre candidature dans le pays :
    • Nous avons installé Fabien Roussel comme une personnalité de la gauche française, connue par des millions de nos concitoyens, qui ont aussi découvert avec lui l’ambition communiste et notre parti.
    • Nous avons porté une conception originale du travail et de l’emploi, de la République, de la France, en plaçant le projet d’une France des Jours heureux au cœur du débat politique national.
    • Fort de cette campagne, les centaines de milliers d’électrices et d’électeurs et les forces que nous avons rassemblés compteront pour l’avenir de la gauche.
  • Plusieurs facteurs peuvent expliquer la faiblesse de notre résultat :
    • Comme lors d’autres élections présidentielles, notre candidature a pâti d’un vote dit « utile », marqué cette fois-ci par un contexte de forte recomposition politique et l’habitude créée dans notre électorat au vote pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, au regard de notre soutien à sa candidature aux deux précédents scrutins.
    • Le besoin de progresser encore sur la vision et le projet de société que l’on oppose au capitalisme mondialisé et financiarisé.
    • Des difficultés persistantes à être en prise avec une partie de l’électorat, tant dans le monde du travail que par rapport aux attentes de l’électorat jeune, ou au besoin de montrer l’efficacité de notre projet pour répondre à la légitime peur du RN de la part d’un électorat subissant le racisme.
    • Le besoin de montrer le rôle des institutions actuelles dans la crise démocratique, les problèmes de la présidentialisation et des logiques qui l’accompagnent et restreignent le pluralisme politique.
  • Besoin d’approfondir nationalement et avec les fédérations l’analyse de notre score à tous les niveaux pour mesurer les points d’appui (nouveaux électeurs.trices rassemblés) et les difficultés (scores faibles dans beaucoup de villes que nous dirigeons).

 

2) Sur l’analyse globale des résultats

  • Résultats définitifs

 

Candidats

Voix

% Inscrits

% Exprimés

M. Emmanuel MACRON

9 785 584

20,07

27,84

Mme Marine LE PEN

8 136 375

16,69

23,15

M. Jean-Luc MÉLENCHON

7 714 959

15,83

21,95

M. Éric ZEMMOUR

2 485 937

5,1

7,07

Mme Valérie PÉCRESSE

1 679 473

3,45

4,78

M. Yannick JADOT

1 628 338

3,34

4,63

M. Jean LASSALLE

1 101 690

2,26

3,13

M. Fabien ROUSSEL

802 588

1,65

2,28

M. Nicolas DUPONT- AIGNAN

725 357

1,49

2,06

Mme Anne HIDALGO

616 651

1,26

1,75

M. Philippe POUTOU

268 986

0,55

0,77

Mme Nathalie ARTHAUD

197 171

0,4

0,56

  • Rapport de force politique

 

Évolutions des forces

 

MACRON

+3,83

LE PEN

+1,85

MÉLENCHON

+2,37

PÉCRESSE - FILLON

-15,22

JADOT + HIDALGO - HAMON

+0,02

HIDALGO - HAMON

-4,61

POUTOU

-0,32

ARTHAUD

-0,08

DUPONT-AIGNAN

-2,64

 

Évolutions des blocs

 

TOTAL GAUCHE

31,94

+4,27

TOTAL DROITE DONT MACRON

35,75

-10,39

TOTAL EXT. DROITE

32,28

+6,28

 

Poursuite de la recomposition politique : on passe de 4 forces dominant le champ politique en 2017 (LREM, RN, LR, LFI) à 3 forces (LREM, RN, LFI) dont les candidats sont tous en progression par rapport à 2017.

Faits principaux :

  • La domination du champ politique par 3 forces totalisant 72,9 % des voix.
  • Après l’écroulement du PS en 2017, c’est désormais l’écroulement de LR au profit de LREM, du RN et de Zemmour.
  • Le score historique de l’extrême droite, qui atteint son plus haut sous la Ve République, en progressant encore au détriment de LR
  • La progression de la gauche portée par JLM (+2,37) et Roussel (2,28)
  • La poursuite de l’écroulement du PS principalement au profit de LFI, mais également du PCF, d’EELV et toujours de LREM.

 

  • L'abstention : elle atteint 26,31 % des inscrits, soit plus de 12 millions de nos concitoyens (12 824 149 personnes).

Cette abstention marque la poursuite d’une forte crise démocratique, mais elle n’atteint pas le record historique de 2002 (28,4 %). Les abstentionnistes évoquent un faisceau de raisons dans l’enquete IPSOS. Pour 28 %, notamment les plus âgés, "les candidats disent les mêmes choses que lors des élections précédentes, il n'y a rien de nouveau dans leurs propositions". Environ un

sur quatre regrette que "les candidats ne soient pas à la hauteur de la fonction" (26 %), que "les jeux sont déjà faits, il n'y a pas de suspens sur le résultat" (26 %), ou "qu'aucun candidat ne correspond à leurs idées" (24 %).

 

  • Les motivations du vote

Les deux tiers des votants ont choisi leur candidat "avant tout par adhésion" (66 %), pour un tiers de vote "par défaut" (34 %). Le vote par adhésion a tout particulièrement concerné l'électorat d'Éric Zemmour (81 % de vote d'adhésion pour 19 % de vote par défaut), un peu moins celui de Jean-Luc Mélenchon (59 % / 41 %). Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont d'ailleurs avec ceux de Yannick Jadot les plus nombreux à s'être décidés dans les derniers jours, pour respectivement 29 % et 33 % d'entre eux. Si les électeurs ont majoritairement voté pour soutenir le candidat de leur choix, ils l'ont souvent fait en pensant au pouvoir d'achat. Cité par six personnes sur dix (58 %) comme l'un des trois enjeux qui a le plus compté au moment de choisir pour qui voter.

  • La géographie du vote

- MACRON en tête dans 49 départements (38 en 2017) + 3 Outre-Mer (Wallis, N. Calédonie, Polynésie) et dans 7 régions (Nouvelle-Aquitaine, Centre, AURA, Occitanie, Normandie, Pays-de- la-Loire, Bretagne).

- LE PEN en tête dans 41 départements (47 en 2017) +1 Outre-Mer (Mayotte) et dans 5 régions

(Corse, PACA, BFC, Grand-Est, Hauts-de-France).

- MÉLENCHON en tête dans 6 départements (5 en 2017) dont 5 en IDF et l’Ariège + 6 Outre-Mer. Il arrive de justesse en tête de la région IDF.

 

  • Sur le débat sur la non-accession de Jean-Luc Mélenchon au second tour

JLM fait plus de voix qu'en 2017. Donc la présence de Fabien Roussel ne l'empêche pas de progresser. Qu'est-ce qui empêche que cette progression lui permette d'accéder au second tour ? Le problème est d’abord la force de LREM et du RN.

Et il y a 12 millions d'abstentionnistes et plus de 500 000 bulletins blancs ! Il est un peu facile de rejeter la faute sur les 800 000 électeurs qui ont voté pour notre candidat.

Dans les derniers jours de la campagne, nous connaissons tous des électeurs qui étaient prêts à voter Fabien Roussel qui ont voté JLM sous la pression du vote dit utile. Ceux qui ont finalement voté pour FR n'auraient pas voté pour un autre candidat de gauche, ou, à tout le moins pas forcément pour JLM.

Au-delà de l’enjeu du premier tour, le problème est que l’échec du quinquennat Hollande conjugué à la démarche hégémonique de LFI, réduit considérablement la capacité de rassemblement de la gauche et la prive de toute victoire possible à la présidentielle.

Quelles que soient les attaques de la part de certains membres de LFI contre notre campagne, nous ne devons pas répondre à des invectives qui n’ont pas leur place dans le débat politique. Nous n’avons quant à nous pas d’adversaire à gauche et, même si nous ne partageons pas le choix des électeurs de voter pour Jean-Luc Mélenchon, nous comprenons à la fois la peur et l’espoir qui ont motivé leur vote. Pour une part importante d’entre eux, dans les villes que nous dirigeons, ce sont des électeurs qui ont régulièrement voté pour nos candidats aux élections locales. Dans les jours qui viennent, continuons à agir dans une démarche positive, à l’image de la campagne menée.

 

3) Mobiliser largement pour battre l’extrême droite, dimanche 24 avril

La situation est bien plus inquiétante qu’en 2017 et la possibilité d’une victoire de Marine Le Pen est réelle.

Les premières enquêtes, au soir du premier tour, en témoignent. En outre, chacun a pu constater le ripolinage, la banalisation de la candidate RN et de son projet. Conjuguée au rejet du président de la République et de son projet de casse sociale aggravée, le risque est maximum.

Le CEN appelle à la mobilisation de tous les communistes pour faire la clarté sur l’enjeu du second tour et la nécessité de battre Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite française et européenne raciste, xénophobe, fascisante, soutenue par les pires dirigeants de ce courant à l’échelle européenne.

Fidèle à toute l’histoire de notre famille politique, jamais nous ne permettrons qu’un tel projet soit mis en œuvre à la tête de l’État, ni que le RN puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division. Nous appelons à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour la battre le 24 avril prochain. Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique du gouvernement et de son candidat. En faisant ce choix, nous affirmons aussi que nous serons toujours ses adversaires résolus.

Nous pouvons organiser des initiatives locales dans les départements, avec toutes les forces sociales et les forces de gauche prêtes à le faire avec nous, pour mobiliser largement pour battre l’extrême droite.

 

4) Préparer les élections législatives avec une grande ambition pour la gauche et le PCF

Nous appelons toutes les composantes de la gauche, Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis, Anne Hidalgo et les socialistes, Yannick Jadot et les écologistes, à nous réunir dans les tous prochains jours pour que les élections législatives nous permettent d’empêcher l’élection de députés d’extrême droite et de droite et d’envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.

Dans un contexte de forte menace sur la représentation de la gauche à l’Assemblée, nous voulons à la fois garantir la réélection de tous les sortants des forces de gauche, tout en mesurant les conquêtes possibles ce qui nécessite de donner un contenu, une ambition à la victoire de la gauche dans le maximum de circonscriptions, comme nous le portons depuis des mois avec notre proposition d’un pacte d’engagements communs.

Des possibilités existent, il faut les mettre à profit, être utiles à nos concitoyens. Nous prenons nos responsabilités et Fabien Roussel, dès dimanche soir par sa déclaration publique, et dès le lendemain de l’élection s’est adressé en ce sens aux candidats de gauche.

Simultanément, nous travaillons bien sûr à être présents dans la très grande majorité des circonscriptions pour faire vivre les idées que nous avons portées dans cette campagne, et soutenir et développer les luttes indispensables à la résistance aux projets réactionnaires et à la construction de l’alternative. Aussi, nous devons accélérer encore la désignation de nos candidats.

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 16:35

 

Remercier le travail des journalistes qui ont tout fait pour faire vivre cette présidentielle malgré une actualité forte, l’absence du débat, l’entrée tardive et très faible du candidat Macron alors que le ressentiment à son égard est fort.

 

J’espère que vous avez vécu une campagne heureuse avec nous. En tout cas, c’est le cas pour moi.

Je savais que cette campagne demandait beaucoup au candidat, aux équipes, avec des coups durs, des surprises, de la fatigue.

 

Nous n’avons pas été déçus pour cela. Cette campagne a été aussi marquée par beaucoup de belles rencontres, de moments forts, heureux et je garderai donc aussi tous les sourires rencontrés.

 

Le résultat final, à l’issue de cette belle campagne est donc décevant, malgré tous les points marqués.

Ce qui est dur, c’est le résultat très élevé de l’extrême droite qui progresse encore malgré une abstention plus forte.

 

Depuis sa 1ère campagne, en 2012, elle progresse de 1,6 millions de voix avec une abstention supplémentaire.

Il faut tout faire pour la battre, en utilisant le bulletin Macron et non pas en s’abstenant.

C’est de plus en plus difficile de le faire car Macron porte une grande responsabilité dans cette situation, à cause de sa politique qui a tellement appauvri les français, affaibli notre pays, nos services publics.

 

Ce qui est dur, c’est aussi l’ampleur du vote prétendument utile. Il a fonctionné de manière exceptionnelle, spectaculaire.

Beaucoup qui auraient voulu voter davantage pour les idées dont ils sont les plus proches, ont voté pour qualifier celui qui, à gauche, à droite, à l’extrême droite, avaient le plus de chances d’être qualifié au second tour. Il y a un dégagisme puissant qui s’exprime au 1er tour de cette élection présidentielle.

 

Cela est dû au mode de scrutin présidentiel, le seul qui qualifie au 2nd tour seulement les 2 premiers arrivés en tête.

Cela tue le débat, et le vote pour ses idées.

Notre Vème République est à bout de souffle.

 

Je n’en veux absolument pas à ceux qui, au final, ont changé leur bulletin de vote « Fabien Roussel » en bulletin de vote « Jean-Luc Mélenchon ». Ils ont sincèrement voté pour éviter d’abord le duel Macron/LePen.

 

Cela donne encore plus de valeur, plus d’importance à ce que nous avons réussi à rassembler, à faire vivre :

Rassembler 802 000 voix et faire 2,28 % relève presque de l’exploit quand on a été absent pendant 15 ans et face au dégagisme.

Je félicite et salue encore une fois nos électeurs et tous les soutiens. On est parti de si loin.

 

Nous avons participé au débat, apporté du neuf, des propositions utiles au pays : faire passer le travail avant les dividendes, obtenir l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, forte contre les discriminations,  le racisme et l’antisémitisme,  agir pour la souveraineté énergétique,  industrielle,  alimentaire de notre pays, faire grandir une voix indépendante de la France pour la paix et la coopération en Europe et dans le monde, voilà notre boussole.

 

C’est un point d’appui, une force, un capital politique qui compte tout de suite et qui comptera pour la suite.

C’est une force qui doit compter pour les élections législatives à venir.

Si cette présidentielle est un piège, il est possible, pour la Gauche, pour le monde du travail, pour la jeunesse, d’en sortir avec ces élections.

Il faut aujourd’hui donner cet espoir et dire que c’est à portée de main.

 

Avec 32 %, +4,3 %, la gauche progresse. Elle pourrait l’emporter dans 150 circonscriptions contre 60 aujourd’hui avec des députés sortants.

 

Il faut donner cet espoir que la Gauche pourrait gagner les élections législatives et mettre en place une tout autre politique pour les français.

 

Bien sur, Jean-Luc Mélenchon, que j’ai félicité pour son résultat (22 %), est celui qui peut envoyer ce signal et permettre de faire gagner beaucoup, beaucoup de députés de gauche. Je lui redis aujourd’hui l’entière disponibilité du PCF et de moi-même pour trouver cet accord.

 

Je fais cette proposition à Jean-Luc Mélenchon : voyons-nous, discutons comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant.

Je suis disponible pour discuter de toute proposition qu’il mettrait sur la table. Soyons ambitieux !

Identifions, ensemble, toutes les circonscriptions où la Gauche est en capacité de l’emporter.

Je lui fais la proposition d’additionner nos voix, nos programmes, nos idées, tout en respectant nos différences.

Soutenons les sortants et faisons élire le plus de députés communistes, insoumis, et adressons-nous, dans le même esprit, aux autres forces de gauche.

 

J’espère que nous trouverons les voies de cette discussion.

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 07:07
Fabien Roussel – Élection présidentielle - Déclaration à l’issue du 1er tour  – 10 avril 2022, 20h15
Fabien Roussel – Élection présidentielle
 
Déclaration à l’issue du 1er tour  – 10 avril 2022, 20h15
 
Mesdames et Messieurs, Mes chers amis,
Je veux avant tout remercier les électrices et électeurs qui m’ont soutenu à l’occasion de ce premier tour de l’élection présidentielle, d’avoir voté pour la France des Jours heureux, pour une France heureuse, solidaire et digne. Chacune de vos voix est importante et doit être respectée.
Ce premier tour est encore marquée par une abstention forte qui révèle autant les fractures de notre société qu’un malaise profond.
L’extrême droite, représentée par plusieurs candidats, n’a jamais été aussi forte dans notre République. L’heure est grave.
Le vote dit « utile » a largement servi les 3 candidats arrivés en tête ,au détriment de tous les autres.
Face à cette lame de fond, je tiens à saluer les centaines de milliers d’électeurs et les dizaines de milliers de militantes et de militants communistes, et de tous les partenaires qui se sont engagés dans cette campagne.
Vous avez mené une campagne remarquable, vous avez été incroyables. Soyez fiers de ce que vous avez fait, car vous avez semé beaucoup de graines et elles seront utiles pour la suite.
Chacune des voix portées sur ma candidature m’engage donc. Elles seront toujours demain un point d’appui pour faire gagner la justice sociale et l’égalité, pour unir nos forces, au service du monde du travail et de la jeunesse.
Car la gauche, à l’issue de ce premier tour, reste historiquement faible. Pour la première fois, le total des voix de gauche est même inférieur au total des voix d’extrême droite.
L’enjeu, et cela restera le mien, sera donc de reconstruire un gauche forte, nouvelle, populaire mais surtout en capacité de l’emporter demain.
Mon ambition, ma détermination sont d’autant plus fortes que, ce soir, le pays affronte un défi redoutable.
Car l’extrême droite accède au second tour, avec une réserve de voix faisant peser une menace majeure sur l’avenir de la République.
Le président-candidat est le premier responsable de cette situation.
Après un quinquennat où notre peuple a vu se dégrader son pouvoir d’achat, ses conditions de travail, ses services publics, sa souveraineté industrielle ou énergétique, il a refusé le débat devant les Françaises et les Français. Pour tout programme, il n’a présenté que des mesures de casse sociale aggravée, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.
Une large partie de la France vient de lui dire qu’elle ne supportait plus son comportement méprisant et sa volonté d’enrichir les plus riches.
Il appartient maintenant à Emmanuel Macron de dire qu’il a entendu le message. C’est à lui de parler !
 
Il doit dire, aujourd’hui, clairement qu’il renoncera à ses réformes insensées.
Sauf à faire courir à la France le risque d’une catastrophe démocratique, il doit renoncer à infliger à nos compatriotes une nouvelle cure de souffrance, et il doit d’ores et déjà retirer son projet d’allongement d’âge de départ à la retraite, de casse de l’hôpital public, de privatisation de l’école publique, que le pays rejette.
Pour ma part, dimanche 24 avril, je ferai le choix de la responsabilité.
Fidèle à toute l’histoire de ma famille politique, je ne permettrai jamais qu’un projet raciste et xénophobe soit mis en œuvre à la tête de l’État. Je ne me résoudrai jamais à ce que Madame Le Pen puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division.
Jamais nous ne banaliserons l’extrême droite et ses idées.
C’est pourquoi, j’appelle à battre l’extrême droite, à la mettre en échec en se servant du seul bulletin qui sera à disposition.
Je fais ce choix, je sais qu’il est de plus en plus difficile, car de plus en plus de Français, d’hommes et de femmes de progrès, de gauche, n’en peuvent plus d’avoir à choisir entre la droite et l’extrême droite !
Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique de ce gouvernement et de son candidat. Nous serons toujours ses adversaires résolus.
J’appelle ce soir tous les candidats et toutes les composantes de la gauche, Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis, Anne Hidalgo et les socialistes, Yannick Jadot et les écologistes, à préparer ensemble les initiatives qui permettront de battre l’extrême droite.
Je les invite aussi à nous réunir dans les tous prochains jours pour que les élections législatives nous permettent d’envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.
Car c’est à l’Assemblée qu’il faudra commencer à résister aux projets dangereux de la droite et de l’extrême droite, à arracher des avancées pour les Français.
A l’heure où le pays fait face aux plus grands dangers, à un monde plongé dans la guerre et le chaos, la gauche doit se reconstruire pour recréer l’espoir.
Nous continuerons de nous battre pour passer le travail avant les dividendes, arracher l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, d’agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, de faire grandir une voix indépendante de la France en Europe et dans le monde.
Avec les forces et les personnalités rassemblées pour porter la campagne des Jours Heureux, nous lancerons un Conseil national pour la République.
Nous voulons ainsi contribuer au sursaut collectif indispensable, pour la France, pour la gauche.
Une nouvelle page de l’histoire française doit s’écrire.
Vous pouvez compter sur moi pour y prendre toute ma part, avec toujours autant d’enthousiasme et d’engagement au service de tous les Français.
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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 06:56
Les résultats de Fabien Roussel dans le Finistère et le pays de Morlaix

Dans les villes les plus importantes du Finistère:
 

Brest: Mélenchon en 2e position à 28,17% / Fabien Roussel à 2,61% (1577 voix)

Quimper: Fabien Roussel à 2,74% (906 voix)

Concarneau: Fabien Roussel à 2,84% (373 voix)

Morlaix: Fabien Roussel à 3,66% (279 voix)/ Mélenchon en tête à 30,37%

Landerneau: Fabien Roussel à 2,82% (241 voix)

Douarnenez: Mélenchon en tête à 30% / Roussel à 2,68% (237 voix)

Guipavas: Fabien Roussel à 2,78% (246 voix)

Le Relecq-Kerhuon: Fabien Roussel à 3,97% (284 voix)

Quimperlé: Fabien Roussel à 3,05% (206 voix)

Pont-l'Abbé: Fabien Roussel à 3,77% (199 voix)

Carhaix-Plouguer: Fabien Roussel à 5,41% (216 voix)

Châteaulin: Fabien Roussel à 2,60% (72 voix)

Landivisiau: Fabien Roussel à 2,04% (102 voix)

Fouesnant: Fabien Roussel à 2,35% (178 voix)

Lannilis: Fabien Roussel à 2,40% (82 voix)

Saint-Renan: Fabien Roussel à 2,69% (137 voix)

Moëlan sur Mer: Fabien Roussel à 3,60% (176 voix)

Penmarch: Fabien Roussel à 3,97% (149 voix)

Le Guilvinec: Fabien Roussel à 4,60% (84 voix)

Pont-de-Buis: Fabien Roussel à 3,77% (77 voix)

Scaër: Fabien Roussel à 3,92% (124 voix)

Loctudy: Fabien Roussel à 3,08% (95 voix)

 

Dans le Pays de Morlaix:

Guimaëc: Fabien Roussel à 6,02% (40 voix): Mélenchon en tête à 27%

Le Cloître Saint Thégonnec: Fabien Roussel à 5,79% (22 voix): Mélenchon en tête à 35,2%

La Feuillée: Fabien Roussel à 5,60% (21 voix)/ Mélenchon en tête à 37%

Lanmeur: Fabien Roussel à 5,38% (72 voix)

Plouégat-Moysan: Fabien Roussel à 5,23% (24 voix)

Plouigneau: Fabien Roussel à 4,46% (137 voix)

Saint-Martin-des-Champs: Fabien Roussel à 4,46% (118 voix)

Ile de Batz: Fabien Roussel à 3,98% (14 voix)

Plougasnou: Fabien Roussel à 3,80% ( 88 voix)

Morlaix: Fabien Roussel à 3,66% (279 voix)

Plourin-les-Morlaix: Fabien Roussel à 3,55% (94 voix)

Plounéour-Menez: Fabien Roussel à 3,39% (27 voix): Mélenchon en tête à 35%

Garlan: Fabien Roussel à 3,38% (21 voix): Mélenchon et Macron à 27%

Pleyber-Christ: Fabien Roussel à 3,18% (58 voix)

Taulé: Fabien Roussel à 3,06% (52 voix)

Plouézoc'h: Fabien Roussel à 2,99% (35 voix) 

Plougoulm: Fabien Roussel à 2,89% (31 voix)

Roscoff: Fabien Roussel à 2,88% (63 voix)

Locquénolé: Fabien Roussel à 2,83% (16 voix)

Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner: Fabien Roussel à 2,71% (49 voix)

Sainte-Sève: Fabien Roussel à 2,68% (18 voix)

Guerlesquin: Fabien Roussel à 2,61% (20 voix)

Carantec: Fabien Roussel à 2,20% (55 voix)

Saint-Pol-de-Léon: Fabien Roussel à 2,13% (86 voix)

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 05:50
Elections Présidentielles, 10 avril 2022 - 1er tour: Les résultats sur la commune de Morlaix

Au 1er tour des présidentielles, ce 10 avril, il y a eu 74,2% de participation à Morlaix, 7740 votants, sur 10 423 inscrits, dont 7612 suffrages exprimés.

Les candidats qui ont obtenu le plus de suffrage dans l'ordre:

Jean-Luc Mélenchon - 30,37% - 2312 voix

Emmanuel Macron - 29,8% - 2269 voix

Marine Le Pen - 13,49% - 1027 voix

Yannick Jadot - 6,27% - 477 voix

Valérie Pécresse - 4,22% - 321 voix

Eric Zemmour - 3,81% - 290 voix

Fabien Roussel - 3,66% - 279 voix

Anne Hidalgo - 3,14% - 239 voix

Jean Lassale - 2,05% - 165 voix

Nicolas Dupont-Aignan - 1,43% - 109 voix

Philippe Poutou - 1,21% - 92 voix

Nathalie Arthaud - 0,43% - 41 voix

 

Et les résultats de Fabien Roussel par bureau:

Bureau 1 - Mairie, Charles Cornic: 3,16% (23 voix)

Bureau 2 - Mairie, Ange de Guernisac: 3,78% (26 voix)

Bureau 3 - Poan Ben: 4,40% (31 voix)

Bureau 4 - Gambetta: 3,99% (25 voix)

Bureau 5 - Services Techniques, Kernegues: 3,28% (21 voix)

Bureau 6 - Troudousten: 2,84% (21 voix)

Bureau 7 - Ploujean: 2,28% (21 voix)

Bureau 8 - La Boissière, Jean Jaurès : 5,28% (27 voix)

Bureau 9 - Mille Club La Madeleine: 3,44% (23 voix)

Bureau 10 - Zoé Puyo, Vierge Noire: 3,38% (19 voix)

Bureau 11 - Jean Piaget, Kerfraval: 5,12% (42 voix)

Total pour Fabien Roussel: 279 voix (3,66%)

 

 

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 05:49

 

 

Avec la sortie du dernier rapport du GIEC, on a voulu s’intéresser au classement du candidat des Jours Heureux, Fabien Roussel, dans les différents questionnaires environnementaux qui ont jalonné cette fin de campagne, en faisant un focus sur les transports, secteur majeur des émissions de GES en France.

 

140 milliards d’euros dont 26 milliards pour les transports

Avant de commencer, rappelons que le GIEC requiert que les différents pays consacrent 6% du PIB à la lutte contre le réchauffement climatique, pour contenir la hausse des températures sous les 1,5 degrés. Ceci représente, pour la France, 140 Milliards d’euros chaque année. La lecture des programmes des 12 candidats à la présidentielle montre que seul Fabien Roussel met une telle ambition financière sur la table. On comprend aisément que la philosophie de partage et de mise en commun d’un candidat communiste facilite ce positionnement, dont le corollaire est un interventionnisme public très marqué, tant il est évident que le marché n’a pas et ne peut pas avoir cette nécessaire vision de long terme.

Parmi ces 140Md€, 26Md€/an sont consacrés aux transports dans l’objectif de sortir de la voiture et du camion fossile. Dans le détail il s’agit, par an, de :

  • 5Md€ supplémentaire pour le réseau ferroviaire (régénération et modernisation du réseau structurant, sauvetage et réouverture de petites lignes, grands projets ferroviaires interurbain type LGV)
  • 4Md€ pour le fret ferroviaire
  • 3Md€ pour les transports en commun des agglomérations en soutien aux investissements des collectivités (pour de nouvelles lignes de métro, tram, BHNS… )
  • 1Md€ pour le vélo, avec l’objectif de 100 000km de réseau cyclable en 10 ans, et les services associés (stationnements sécurisés, intermodalité avec les transports collectifs…)
  • 3Md€ pour une prime à la conversion de 10 000€ pour les propriétaire modestes de voitures crit’air 3, 4 ou 5 prochainement interdites dans les ZFEm (Zone à Faible Emissions mobilités) : ces ZFEm sont une véritable bombe sociale qui condamnerait à l’immobilité de nombreux ménages s’il n’est pas prévu de solution alternatives. A noter que le candidat a précisé que cette prime à la conversion serait aussi accessible à l’acquisition de vélos, notamment à haut niveau de service (vélo électrique, vélo cargo…)
  • 5Md€ pour la gratuité des transports collectifs urbains
  • 2Md€ pour la gratuité des abonnements TER des salariés entre leur domicile et travail (via la prise en charge par l’Etat de la part de 50% non prise en charge par l’employeur), et pour les jeunes
  • 3Md€ consacrés à une baisse de 30% des prix des billets de trains et une forte hausse de l’offre, en service public

L’ensemble des dépenses en faveur du train est ainsi de 14Md€ par an dans le programme de Fabien Roussel.

 

Comparaison avec les autres candidats

  • Le programme de Jean Luc Melenchon prévoit 200Md€ pour le climat sur le quinquennat soit 40Md€ par an, dont 8,8Md€ pour les transports (dont 6,25Md€ en faveur du train)
  • Le programme de Yannick Jadot prévoit 35Md€ par an pour le climat, dont 4Md€ pour le train et 0.5Md€ pour le vélo

Dès lors, on aurait pu s’attendre à un bon classement du candidat Fabien Roussel, au titre des engagements financiers, et à minima sur la thématique transport. On constate que non, et on va regarder comment sont établis ces classements.

 

L’évaluation du Réseau Action Climat

Passons rapidement sur le Réseau Action Climat (RAC), dont il est légitime de se demander si le combat est le climat ou la sortie du nucléaire, énergie pourtant décarbonée. Fabien Roussel n’étant pas partisan du 100% renouvelable, mais du 100% décarboné (et 100% public) incluant donc une large part de nucléaire dans la production d’électricité, on comprend vite le classement totalement subjectif de ce réseau, qui, surprise, considère Yannick Jadot comme le meilleur candidat. D’aucuns considéreront qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Le RAC déplore que les nouveaux réacteurs nucléaires ne seront pas mis en service avant 2030, mais il oublie que l’EPR de Flamanville pourra l’être avant : sa production électrique annuelle, 13 TWh, correspondra à celle de tout le parc solaire installé en 2020 et en évitant le recours aux centrales à charbon en France ou en Europe, permettra d’éviter l’émission de 10 Millions de tonnes de CO2, c’est à dire environ 2% des émissions françaises, et 5% de l’effort à fournir par la France d’ici à 2030 pour atteindre ses objectifs de réduction de -55% d’émissions de CO2 par rapport à 1990. Le RAC oublie également que le rehaussement des ambitions climat de la France à -55% des émissions CO2 en 2030 par rapport à 1990 au lieu de -40% implique selon le gestionnaire du réseau électrique RTE de ne fermer aucun réacteur nucléaire d’ici 2030, ce qui rends caduc les scénarios 100% ENR à court et moyen terme. Le RAC se garde bien, évidemment de mal noter les candidats qui prévoient de tels scénarios.

 

Les « Shifters » et leur approche

“Les Shifters”, association liée au Shift Project (dirigé par Jean Marc Jancovici) qui travaille un Plan de Transformation de l'Économie Française (PTEF) a également procédé à une évaluation des candidats. Un raccourci médiatique un peu rapide en a dit que Jean Luc Mélenchon était le mieux classé. Mais c’est sans comprendre la méthodologie des Shifters ni les documents utilisés concernant Fabien Roussel. Les Shifters disent eux-même n’avoir pas classé les candidats, mais seulement analysé leur programme au prisme de la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone) pour voir “quelles cases étaient cochées” (selon l’expression de Jean Marc Jancovici), sans hiérarchie entre les secteurs, ni vérification de la cohérence avec le reste du programme (économique, social…).

Faisons un focus sur l’évaluation transports de Fabien Roussel. Les Shifters écrivent, comme lacune par rapport à la SNBC que « La question du transport aérien n’est pas traitée. ». Cela n’est pas factuel. D’une part car Fabien Roussel reprend la mesure de la CCC (Convention Citoyenne pour le Climat) d’interdiction des vols aériens quand une alternative en train de moins de 4h existe. Et qu’en outre, il propose de finir le maillage TGV du pays (détail des liaisons https://www.pcf.fr/pour_f_ter_les_40_ans_du_tgv_lan_ons_un_programme_d_investissements_de_40_milliards_fabien_roussel ), ce qui ferait tomber les plus grosses liaisons aériennes intérieures sous le seuil d’interdiction. Et d’augmenter la fréquence des trains, avec de nouvelles liaisons de jour comme de nuit, notamment sur les relations transversales. Cumulé avec la baisse de -30% du prix des billets de train, un report modal massif est attendu.

De surcroît, il propose le renforcement des taxes d’aéroport pour les jets privés et les classes affaires.

Le reproche fait à Fabien Roussel est donc très curieux, sinon étrange, d’autant plus qu’au niveau transports, 2 autres candidats (Jean Luc Melenchon et Yannick Jadot) sont mieux “notés”, alors que leurs propositions pour les transports sont financièrement moindres (d’un rapport 2 à 3, voir ci-dessus), et qu’ils sont par exemple notoirement contre les grands projets de nouvelles lignes ferroviaire. Exemples emblématiques : Lyon Turin, ou la LGV GPSO Bordeaux Toulouse (https://fi33.fr/gpso-et-lgv-bordeaux-toulouse-cest-toujours-non/ et dans le programme de Yannick Jadot : “Nous arrêterons les grands projets inutiles (Lyon-Turin, LGV Rhin-Rhône, LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax-frontière espagnole)”) ou encore le la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur qui prévoit une nouvelle gare souterraine à Marseille pour correctement relier la ligne existante vers Toulon et Nice au réseau national… dans la 4è circonscription des Bouches du Rhône (englobant la gare Marseille St Charles) du député Jean Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle, qui n’aura jamais donné un avis sur en 5 ans de mandat sur un projet national concernant sa circonscription (et dont le financement nécessitera des votes au Parlement) !

 

Sur ce tableau (issu des travaux du Shift Project) sont repris en colonne de droite les trafics des mobilités longue distance. On constate que le trafic longue distance en mode carboné, c’est à dire, avion, voiture et cars macron (351 Mds vk) (le vk est l’unité de mesure du trafic, pour 1 voyageur se déplaçant sur 1 km) représente 5,5 fois le trafic ferroviaire de longue distance existant (64 Mds vk). Il faut dès lors bien voir qu’un report modal significatif est possible, mais qu’il ne pourra pas être obtenu “à réseau constant”. Davantage de trains, c’est davantage de voies pour faire circuler les trains, et sur les axes principaux, cela signifie de nouvelles lignes, puisque l’ensemble des trafics fret et voyageurs courtes et longues distances s’y cumulent. Le PDG de la SNCF Jean Pierre Farandou ne s’y trompe pas, et dans sa publication “le fer contre le carbone” ( https://www.jean-jaures.org/wp-content/uploads/2022/02/fer-carbone.pdf ) considère nécessaire, pour seulement doubler les trafics ferroviaires, de réaliser les projets Bordeaux-Toulouse/Dax, Montpellier Perpignan et Provence Côte d’Azur.

Les Shifters écrivent également : “De plus, à aucun moment il n’est question de la sortie des énergies fossiles pour les transports.”. Au vu du choc tarifaire et d’infrastructure sur les transports collectifs proposé par Fabien Roussel, ainsi que de la prime à la conversion, et d’un financement qui participe à la démotropolisation (taxe sur les bureaux dans les zones très denses, notamment en Ile de France pour financer les transports dans tout le pays), cette affirmation n’est pas fondée. La question se pose par contre de savoir quel autre candidat en propose autant pour sortir des énergies fossiles dans les transports, sans recourir à l’immobilité contrainte, à laquelle les communistes se refusent car se déplacer est un droit.

Les Shifters notent aussi : “mesures allant à l’encontre de la SNBC : La baisse de la TVA et de la TICPE sur l’énergie”. Cela participe effectivement d’une vision qui n’est pas celle des communistes puisqu’elle consiste à accroître le poids de la fiscalité indirecte qui pèse davantage sur les ménages modestes, et peut les enfermer dans un piège si des solutions alternatives ne sont pas proposées. Toutefois, ces baisses proposées par Fabien Roussel visent à bloquer à 1,70€ le litre de carburant, et participent d’une TICPE flottante, de sorte que l’Etat agit comme un amortisseur des mouvements erratiques du marché. C’est la responsabilité des Shifters de noter négativement cet aspect, mais on notera que le candidat Jean Luc Mélenchon qui propose un blocage du prix du carburant à 1,40€, donc contrevenant encore plus à la logique des Shifters n’est pas noté négativement sur ce critère… car il a annoncé cette mesure après l’évaluation des Shifters.

Tout ceci montre tout le recul qu’il faut prendre sur ce que les Shifters eux-mêmes n’appellent pas un classement.

 

L’Affaire du Siècle et leur classement

Terminons ce panorama des “classements écologiques” par celui de “l’Affaire du Siècle” : il s’agit du collectif d’associations qui a porté plainte contre l’Etat pour inaction climatique, et juge le programme des candidats qui selon ce collectif, permettra à la France de sortir de l’illégalité. Le collectif juge entre 60 et 80% les chances de Fabien Roussel de sortir la France de l’illégalité, tout comme pour la candidate Anne Hidalgo. Deux candidats auraient des chances supérieures à 80% : Yannick Jadot et Jean Luc Mélenchon. Le jugement le plus sévère pour Fabien Roussel est sur l’industrie, mais est sans doute lié à une volonté de fortement réindustrialiser la France, et ainsi diminuer l’empreinte carbone des importations, ce qui a pu heurter les attendus du collectif. Globalement l’Affaire du siècle juge que “Son programme comporte de l’ambition pour le climat, avec des investissements financiers très significatifs”. Faisons là aussi un focus sur l’évaluation transports. Sur tous les aspects liés à la croissance du trafic ferroviaire, le collectif attribue la note maximale à Fabien Roussel et considère même que son programme va au-delà des objectifs de la SNBC (avec 3 fois + d’investissements ferroviaires et une croissance de 80% en 2030 au lieu de 27%). Il y a en fait lieu de penser que c’est la SNBC qui manque d’ambition, et ainsi qu’il faudrait moins bien noter les candidats qui s’en contentent. Le collectif a par ailleurs renoncé à évaluer la proposition de baisse de 30% des billets de trains, dont l’effet serait pourtant significatif.  Le plan vélo est lui aussi salué d’un montant double de celui estimé dans la SNBC. Pour autant le collectif juge non crédible l’objectif de part modale de 12% fixé par Fabien Roussel, là encore comme s’il fallait se contenter de la faible ambition de la SNBC : les investissements pour le vélo sont pourtant reconnus comme efficaces pour permettre un report modal en sécurisant les cyclistes, les moins coûteux pour un effet immédiat et générant le maximum de co-bénéfices. Là aussi, il conviendrait de moins bien noter les candidats aux ambitions moindres plutôt que de plafonner les objectifs du 1er secteur d’émissions de CO2 : les transports. Les mesures en faveur des véhicules particuliers à faible émission recueillent également la note maximale, en dépassant de nouveau les objectifs, notamment l’obligation de flotte d’entreprise 100% propre lors des renouvellements en 2030, et le dispositif de prime à la conversion. Le candidat est moins bien jugé pour le covoiturage : ce jugement est contestable, mais surtout on comprend mal pourquoi les dépassements d’objectifs sur les précédents critères ne compense pas celui-ci pour arriver au même résultat. On relève que le collectif ne note même pas la mesure de gratuité des TER et transports collectifs urbain, ni celle de l’investissement massif proposé par Fabien Roussel dans les métros, tram et BHNS des agglomérations : l’impact attendu sur la diminution des trajets routiers et la moindre dépendance à la voiture est pourtant décisif. Enfin, Fabien Roussel est curieusement mal noté s’agissant du trafic aérien. On retrouve ici l’absence d’évaluation de la mesure de baisse des tarifs ferroviaires de -30%, alors même que l’augmentation des tarifs aériens pour d'autres candidats est positivement notée. La proposition de taxes d’aéroport renforcées sur les jets privés et taxes sur les classes affaires n’est même pas mentionnée. Enfin, l'impact d’un maillage TGV plus complet du pays et d’un renforcement des liaisons transversales de jour comme de nuit semble sans impact pour le collectif, qui ne crédite positivement que les mesures d’interdiction. On retrouve là encore l’originalité du candidat des jours heureux pour défendre le droit pour tous aux transports et aux déplacements, et le refus de l’immobilité contrainte.

 

Conclusion

Retenons de tous ces classements que les catalogues de bonnes intentions sans financement correspondant ne sont pas très engageants. Ce qui est attendu d’un candidat à la Présidentielle est de fixer le cap des priorités, et notamment les engagements financiers. L’argent est le nerf de la bataille. Discuter du contenu précis du catalogue relève bien davantage du rôle du Parlement.

Le candidat des jours heureux développe où il prendra l’argent, tant pour la priorité climatique que pour les autres priorités de son projet de redistribution des richesses, indissociable des combats environnementaux pour l’avenir de la planète qui est notre bien commun : il assume pour cela un interventionnisme public fort, avec un Etat stratège et la planification.

(*) Rémi QUINTON est militant pour le climat dans le domaine des transports.

 

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