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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:30
Présidentielle 2022 - Appels de Odette Nilès, Carine Picard-Nilès, Bertrand Badie, Dominique Vidal à faire barrage à l'extrême-droite - L'Humanité, Débats, 20 avril 2022
Présidentielle 2022 Appels contre l’extrême droite

Le 10 avril, les candidats Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan ont rassemblé 33 % des suffrages exprimés. Cette fois-ci, le danger est réel pour le second tour.

Publié le
Mercredi 20 Avril 2022
 

Odette Nilès Officier de la Légion d’Honneur, ancienne internée du camp de Châteaubriant

Monsieur Macron, dimanche 24 avril, je mettrai un bulletin de vote à votre nom dans l’urne, sans adhésion aucune à votre projet mais par fidélité à mon combat contre le fascisme et pour la jeunesse.

En 1941, à 17 ans, j’ai été arrêtée par des policiers français, lors d’une manifestation anti-Allemands à Paris, sur dénonciation, parce que jeune militante communiste drancéenne. J’ai connu les interrogatoires, l’enfermement, la faim, le froid pour avoir voulu défendre mon pays et mes idées. Mais j’ai aussi eu l’honneur de rencontrer, notamment, Jean-Pierre Timbaud, dirigeant syndicaliste CGT, et Guy Môquet, étudiant de 17 ans comme moi.

Je suis, à 99 ans, la dernière survivante à les avoir vu partir pour la mort, le 22 octobre 1941, en hurlant la Marseillaise. Guy Môquet nous a laissé, du haut de ses 17 printemps, une maxime qui aujourd’hui encore est ma raison d’être : « Les copains, qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui vont mourir. » Témoin et actrice de cette époque douloureuse de l’Occupation où régnaient en maîtres les nazis et leurs serviteurs français, pétainistes, je ne peux accepter que les thèses de l’extrême droite se propagent à nouveau. Je ne veux pas qu’ils s’approprient notre drapeau tricolore et encore moins la Marseillaise, qui a donné le courage à mes camarades d’aller affronter la mort pour notre France. Je ne peux les laisser se présenter en défenseurs de la patrie quand ils font l’apologie des traîtres de tous pays et qu’ils témoignent tant de mépris pour notre devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité. » Ces valeurs qui rassemblent tous les démocrates et toute notre population, issue de la diversité des migrations, de la décolonisation et des conflits.

Sachez qu’à mon âge, jamais je ne baisserai la garde et ne vous permettrai de prendre mon vote pour acquis. Je veux que ce qui nous animait en 1945, ces« Jours heureux » qui ont forgé la Sécurité sociale, le service public et la reconnaissance du travail, vous les portiez comme un rempart contre la haine et le fascisme. Votre jeunesse ne peut rester sourde à mon parcours et à mes mots qui sauront être une boussole pour les générations à venir.

Carine Picard-Nilès Présidente de l’Amicale de Châteaubriant. Voves-Aincourt-Rouillé

Le racisme et le fascisme ne sont pas des opinions mais des délits punis par la loi. Nous perpétuons, au sein de l’Amicale, la volonté de rassemblement, au-delà des divergences politiques ou religieuses, contre toutes idéologies de haine ou de violence. A-t-on jamais vu des membres des partis d’extrême droite dans les grandes manifestations revendicatives des travailleurs alors qu’ils se targuent de les soutenir ? Eux, dont les dirigeants font partie des premières fortunes de France. Dimanche 24 avril, je m’opposerai donc à un ennemi fasciste en mettant un bulletin pour un adversaire politique dont je ne partage pas les idées libérales, mais que je combattrai fermement. M’abstenir serait un consentement à l’extrême droite.

Bertrand Badie Politiste Dominique Vidal Journaliste

Vous avez voté Mélenchon, Jadot, Roussel, Hidalgo, Arthaud ou Poutou. Vous regrettez que la gauche ne soit pas au second tour. Vous ne déposerez évidemment pas un bulletin Le Pen dans l’urne. Mais vous êtes tenté par l’abstention.

Nous pourrions l’être aussi ! Le bilan de Macron est sans aucun doute des plus négatifs : une manière des plus arrogantes, une politique favorable aux plus riches, la destruction de nombreux acquis sociaux, une répression souvent sauvage des mouvements de contestation, une France mise en échec dans le monde… Rien de tout cela ne donne envie de voter Macron. Mais peut-on pour autant laisser passer Le Pen ? Car s’abstenir, c’est mathématiquement voter pour la candidate du RN qui est aux portes de la victoire ! Car seuls comptent les bulletins exprimés…

Or, l’histoire le montre : entre la droite et l’extrême droite, ce n’est jamais « blanc bonnet et bonnet blanc ». Les Italiens comme les Allemands, dans les années 1920 et 1930, en ont fait l’expérience tragique, et toute l’Europe avec eux. En ce début de XXI e siècle, Américains, Hongrois, Polonais et Brésiliens l’ont aussi appris à leurs dépens…

Il faut lire attentivement le programme de Marine Le Pen : putsch contre la démocratie et l’État de droit, régression sociale, menace sur les libertés, xénophobie d’État, déni du réchauffement climatique, remise en cause de certains droits des femmes, alignement sur Poutine. Bref, la victoire des néofascistes entraînerait un grand bond en arrière dans tous les domaines.

Nous avons en particulier une responsabilité vis-à-vis de nos frères étrangers et descendants d’immigrés. Le référendum que projette Le Pen les vise directement : préférence nationale, restriction du droit du sol, enterrement des lois antiracistes, menaces sur la presse, dénaturalisation de certains Français, voire début de « remigration » – sans oublier le symbole de cette islamophobie qu’est l’interdiction du voile dans l’espace public… Quelle femme, quel homme de gauche pourrait assumer en conscience ce racisme (in)digne de Vichy ?

Demain, après les élections présidentielle et législatives, il faudra reconstruire une vraie gauche moderne, unie et pluraliste. En attendant, dans ce second tour, pour barrer la route au néofascisme à la française, nous n’avons – hélas – qu’un instrument : le bulletin de vote Macron. Utilisons-le toutes et tous.

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:27
Formation PCF à Brest avec Amar Bellal le 20 mars 2022

Formation PCF à Brest avec Amar Bellal le 20 mars 2022

Le mauvais calcul
Publié le Vendredi 22 Avril 2022
 

Amar Bellal Rédacteur en chef de Progressistes

Fabien Roussel a été une des révélations de la campagne. Il a su développer une vision de gauche de ce que serait un mix énergétique incluant le nucléaire, sur le climat, la réindustrialisation de la France, mais aussi sur des sujets comme la tranquillité publique, la laïcité, la ­liberté d’expression. Il a sans nul doute contribué à rajouter des voix à gauche, avec des électeurs qui ne se seraient pas déplacés pour voter le 10 avril. Cela s’est vérifié dans l’histoire : la gauche est plus forte dans la diversité des idées et par les débats « par le haut » qu’elle peut susciter, et cela n’a pas grand-chose à voir avec le nombre de candidatures. Notons que la présence de trois candidats à l’extrême droite ne l’a pas empêchée d’accéder au second tour. Fabien Roussel a occupé de précieuses heures d’antenne arrachées aux éternels débats de la pensée unique économique et des thèmes identitaires, cela a contribué au renforcement global de la gauche en ancrant les débats sur les questions sociales.

Les reproches qui lui sont adressés, ainsi qu’à d’autres, d’être responsable de l’absence d’un candidat de gauche au second tour relèvent, au mieux, d’une méconnaissance des dynamiques électorales en jeu, au pire, d’une ligne assumée prônant l’existence d’un nombre réduit de candidats au service d’une vision hégémonique. Poussé à l’extrême, cela conduirait au système caractéristique des États-Unis où on ne peut quasiment voter que pour deux partis. En France, c’est une vision qui n’est pas nouvelle : déjà, en 2007, le PS et sa candidate Ségolène Royal reprochaient aux autres formations de gauche la multiplicité des candidatures.

Une forme d’autodéfense, que les psychologues connaissent bien chez les individus, face à un problème difficile à résoudre, consiste à lui trouver une explication facile afin que ce soit plus supportable à vivre. Et souvent alors, il est plus commode de rejeter la faute sur les autres et de trouver des coupables. Reprocher ainsi au candidat des « Jours heureux » ses 800 000 voix, c’est refuser de voir les 12 millions d’inscrits qui se sont abstenus et que personne n’a réussi à convaincre, auxquels il faut bien ajouter les 10 millions de voix qui votaient jadis à gauche. Aussi, les votes ne s’additionnent pas forcément parce que les offres politiques et les électorats ne se recoupent pas toujours.

Pourquoi la gauche plafonne-t-elle à 30 %, alors que dans un passé récent elle atteignait le seuil des 50 % et pouvait même espérer gagner une telle élection ? Telle est la seule vraie question sérieuse à se poser. Au fil des années, notons ce glissement curieux : il ne s’agit plus de gagner la présidentielle, mais simplement d’accéder au second tour et se donner deux semaines de sursis dans les débats.

Ces plus de 15 millions de voix qui manquent traduisent cruellement l’incapacité de la gauche tout entière à parler au monde du travail, à travailler correctement avec les syndicats, à avoir un discours crédible sur un tas de sujets. Et c’est un problème bien plus ardu qu’un simple jeu d’arithmétique électoral auquel il faudra faire face.

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 07:40
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h

56 ème Fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix - 1er Mai 2022

Organisée par l'association des Amis du Viaduc et les sections PCF du Pays de Morlaix

C'est le retour de la fête du 1er Mai du Parti communiste à Morlaix après 2 ans d'interruptions liées à la crise sanitaire.

Voici le programme:

12h15 - Inauguration de la fête, discours d'accueil et apéritif offert

12h30 - Repas convivial

Un restaurant sera ouvert sur la Fête:

Un restaurant sera ouvert sur la Fête (prix = 15 € pour un repas adulte et 7,50 € pour un repas enfant / Menu = jambon à l’os + pommes de terre grenaille ; fromage + salade ; café + boisson).

Nous disposerons de 180 places : il est donc fortement conseillé de réserver sa place: daniel.ravasio@orange.fr

Spectacle du Théâtre de la Corniche:

14 h 20 – 15 h 20 : Les mauvais jours finiront Chroniques en chanson de la commune de Paris

Les mauvais jours finiront Chroniques en chansons de la
commune de Paris.

2021 : 150 ans de la Commune de Paris. Si elles n'avaient pas été freinées par la crise sanitaire, les commémorations y seraient allées bon train, comme il y a 50 ans pour son centenaire. Deux fois par siècle, un événement majeur de l'histoire de France sort de l'oubli dans lequel on l'a délibérément enfoui. Comme
un secret de famille qu'on a du mal à assumer, on cache aux jeunes générations une insurrection qu'on croit honteuse et dont la seule mémoire risque de mettre à mal la bien-pensance officielle.

« Les Mauvais jours finiront » permet au théâtre de la Corniche de revisiter ces 72 journées du printemps 1871, remises dans son contexte historique de la capitulation de l'armée de Napoléon III et du siège de Paris par les Prussiens, d'une proclamation d'une république dans un pays resté profondément monarchiste et d'une opposition de plus en plus marquée entre la France rurale et la capitale.
L'évocation présentée ce jour se base sur des chansons de l'époque interprétées par deux paroliers, acteur ou témoin des événements : Jean Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises et membre du Conseil de la Commune, et Jules
Jouy, le « poète chourineur », observateur de l’insurrection à l'age de 16 ans.

Interprétation : Antoine Asnar, Claude Bonnard, Patrice Langlois

 

15 h 30 : interventions politiques et sociales: Valérie SCATTOLIN – Enzo DE GREGORIO

16 h – 17 h 15 : Concert du groupe de musique morlaisien COVERFIELD

Musique folk armoricaine!!!(country pop & Irish punk)
Reprise des grands standards de la musique pop/rock en versions acoustiques
tels les fils spirituels bretons de Johnny Cash et Shane Mac Gowan!

AC/DC, Bob Marley, Lady Gaga, U2, Rage agaisnt the machine... rien ne les
arrête... pour un set folk-rock endiablé !

3 musiciens : chant/guitare, flûtes/mélodica, contrebasse
Et afin d'aiguiser votre appétit, voici quelques liens vers des vidéos youtube :
http://youtu.be/wRF35LIFGoU
http://youtu.be/i7xGPYX40Zk
http://youtu.be/0Y3A5ldjtV


Toute l’après-midi :


- Exposition de l'artiste peintre - graffeur Guy DENNING

EXPOSITION : Guy DENNING
Guy Denning est né en1965 à Bristol-UK. Il a commencé à peindre à l'huile à l'âge de 11 ans. Refusé à maintes reprises des écoles des beaux-arts, il apprend la peinture de façon autodidacte et obtient un diplôme d'histoire de l'art de " the open university "
Pour subvenir aux besoins de sa famille, il exerce diverses professions tout en continuant à peindre. En 2007, exaspéré par la politique de son pays et d’être « sujet" anglais plutôt que "citoyen", il s'installe en Bretagne, à La Feuillée et se consacre entièrement à la peinture.
Faisant sans cesse évoluer son travail entre tradition et modernité, il développe un style figuratif très engagé pour représenter des sujets de société et ajoute sa touche "Punk" à son univers où se mélangent discours politiques et chimères.


- Buvette ; Crêperie (cidre – thé – café)
- Stands : jeux
- Stands : fleurs - loteries
- Stands : PCF Morlaix (Presse : L’Humanité / Livres / ...)
- Stands : AFPS – Morlaix Wavel

Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, candidats aux législatives du PCF, animeront le moment politique à 15h30

Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, candidats aux législatives du PCF, animeront le moment politique à 15h30

"Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent" - Lucie Aubrac
édito du Journal Le Viaduc du PCF Morlaix et des Amis de la fête du Viaduc pour annoncer la fête du dimanche 1er mai, place Allende à Morlaix
 
Une majorité d’électeurs, au lendemain du premier tour, sont déçus ou en colère mais surtout inquiets. Le scénario dont 80 % des Français ne voulaient pas il y a encore quelques semaines s’est reproduit hier à la faveur, entre autres, d’une abstention forte - 12 millions d’électeurs n’ont pas jugé utile de se déplacer - qui révèle autant les fractures de notre société qu’un malaise profond.
 
L’extrême droite, représentée par plusieurs candidats, n’a jamais été aussi forte dans notre pays.
 
Le vote dit « utile » a largement servi les 3 candidats arrivés en tête, au détriment de tous les autres.
 
Chacune des voix portées sur la candidature de Fabien Roussel sera toujours demain un point d’appui pour faire gagner la justice sociale et l’égalité, pour unir nos forces, au service du monde du travail et de la jeunesse. 15 340 voix pour Fabien Roussel dans le Finistère (2,83%), ce n’est pas à la hauteur de nos espoirs et de la belle campagne menée pour la France des Jours Heureux, mais c’est un point d’appui pour nos luttes futures et notre candidat a su engranger de la sympathie bien au-delà de nos résultats, même si le « vote utile » à gauche a joué contre nous.
 
Malgré tout, la gauche, à l’issue de ce premier tour, reste historiquement faible. Pour la première fois, le total des voix de gauche est inférieur au total des voix d’extrême droite. L’enjeu est bien aujourd’hui de reconstruire une gauche forte, nouvelle, populaire, respectueuse de sa diversité et soucieuse d’unité pour être en capacité de l’emporter demain. Notre détermination est d’autant plus forte que notre pays affronte un défi redoutable.
 
En effet, l’extrême droite accède au second tour avec une réserve de voix faisant peser une menace majeure sur l’avenir de la République.
 
Le président-candidat est le premier responsable de cette situation. Après un quinquennat où notre peuple a vu se dégrader son pouvoir d’achat, ses conditions de travail, ses services publics, sa souveraineté industrielle ou énergétique, il a refusé le débat devant les Françaises et les Français. Pour tout programme, il n’a présenté que des mesures de casse sociale aggravée, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite. Une large partie de la France vient de lui dire qu’elle ne supportait plus son comportement méprisant et sa volonté d’enrichir les plus riches.
Il appartient maintenant à Emmanuel Macron de dire qu’il a entendu le message.
 
Il doit renoncer à infliger à nos compatriotes une nouvelle cure de souffrance, et il doit d’ores et déjà retirer son projet d’allongement d’âge de départ à la retraite, de casse de l’hôpital public, de privatisation de l’école publique, que le pays rejette.
 
Pour notre part, nous ferons le choix de la responsabilité. Fidèle à toute l’histoire de notre famille politique, nous ne permettrons jamais qu’un projet raciste et xénophobe soit mis en œuvre à la tête de l’État. Nous ne nous résoudrons jamais à ce que Madame Le Pen puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division.
 
Jamais nous ne banaliserons l’extrême droite et ses idées. C’est pourquoi, comme l’a fait Fabien Roussel au soir du premier tour, nous appelons à battre l’extrême droite.
 
Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique de ce gouvernement et du président Macron. Nous serons toujours ses adversaires résolus.
 
Pour résister aux projets dangereux de la droite comme de l’extrême-droite, arracher des avancées pour les Français, il nous faudra envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.
 
Le Parti communiste continuera à se battre pour faire passer le travail avant les dividendes, pour arracher l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, pour rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, pour d’agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, de faire grandir une voix indépendante de la France en Europe et dans le monde.
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 07:15
Nous appelons à battre l'extrême-droite - édito du journal Le Viaduc, journal du PCF Morlaix et des amis de la fête du Viaduc, pour annoncer la fête du 1er mai, place Allende à Morlaix, la 56e fête du Viaduc
"Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent" - Lucie Aubrac
édito du Journal Le Viaduc du PCF Morlaix et des Amis de la fête du Viaduc pour annoncer la fête du dimanche 1er mai, place Allende à Morlaix
 
Une majorité d’électeurs, au lendemain du premier tour, sont déçus ou en colère mais surtout inquiets. Le scénario dont 80 % des Français ne voulaient pas il y a encore quelques semaines s’est reproduit hier à la faveur, entre autres, d’une abstention forte - 12 millions d’électeurs n’ont pas jugé utile de se déplacer - qui révèle autant les fractures de notre société qu’un malaise profond.
 
L’extrême droite, représentée par plusieurs candidats, n’a jamais été aussi forte dans notre pays.
 
Le vote dit « utile » a largement servi les 3 candidats arrivés en tête, au détriment de tous les autres.
 
Chacune des voix portées sur la candidature de Fabien Roussel sera toujours demain un point d’appui pour faire gagner la justice sociale et l’égalité, pour unir nos forces, au service du monde du travail et de la jeunesse. 15 340 voix pour Fabien Roussel dans le Finistère (2,83%), ce n’est pas à la hauteur de nos espoirs et de la belle campagne menée pour la France des Jours Heureux, mais c’est un point d’appui pour nos luttes futures et notre candidat a su engranger de la sympathie bien au-delà de nos résultats, même si le « vote utile » à gauche a joué contre nous.
 
Malgré tout, la gauche, à l’issue de ce premier tour, reste historiquement faible. Pour la première fois, le total des voix de gauche est inférieur au total des voix d’extrême droite. L’enjeu est bien aujourd’hui de reconstruire une gauche forte, nouvelle, populaire, respectueuse de sa diversité et soucieuse d’unité pour être en capacité de l’emporter demain. Notre détermination est d’autant plus forte que notre pays affronte un défi redoutable.
 
En effet, l’extrême droite accède au second tour avec une réserve de voix faisant peser une menace majeure sur l’avenir de la République.
 
Le président-candidat est le premier responsable de cette situation. Après un quinquennat où notre peuple a vu se dégrader son pouvoir d’achat, ses conditions de travail, ses services publics, sa souveraineté industrielle ou énergétique, il a refusé le débat devant les Françaises et les Français. Pour tout programme, il n’a présenté que des mesures de casse sociale aggravée, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite. Une large partie de la France vient de lui dire qu’elle ne supportait plus son comportement méprisant et sa volonté d’enrichir les plus riches.
Il appartient maintenant à Emmanuel Macron de dire qu’il a entendu le message.
 
Il doit renoncer à infliger à nos compatriotes une nouvelle cure de souffrance, et il doit d’ores et déjà retirer son projet d’allongement d’âge de départ à la retraite, de casse de l’hôpital public, de privatisation de l’école publique, que le pays rejette.
 
Pour notre part, nous ferons le choix de la responsabilité. Fidèle à toute l’histoire de notre famille politique, nous ne permettrons jamais qu’un projet raciste et xénophobe soit mis en œuvre à la tête de l’État. Nous ne nous résoudrons jamais à ce que Madame Le Pen puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division.
 
Jamais nous ne banaliserons l’extrême droite et ses idées. C’est pourquoi, comme l’a fait Fabien Roussel au soir du premier tour, nous appelons à battre l’extrême droite.
 
Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique de ce gouvernement et du président Macron. Nous serons toujours ses adversaires résolus.
 
Pour résister aux projets dangereux de la droite comme de l’extrême-droite, arracher des avancées pour les Français, il nous faudra envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.
 
Le Parti communiste continuera à se battre pour faire passer le travail avant les dividendes, pour arracher l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, pour rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, pour d’agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, de faire grandir une voix indépendante de la France en Europe et dans le monde.
 
Nous appelons à battre l'extrême-droite - édito du journal Le Viaduc, journal du PCF Morlaix et des amis de la fête du Viaduc, pour annoncer la fête du 1er mai, place Allende à Morlaix, la 56e fête du Viaduc
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:16
Communiqué du PCF Finistère, 20 avril: Prenons nos responsabilités face au danger bien réel d'une victoire de l'extrême-droite
Prenons nos responsabilités face au danger bien réel d'une victoire de l'extrême-droite le dimanche 24 avril: utilisons le seul bulletin à notre disposition pour faire barrage à Marine Le Pen.
 
Communiqué du PCF Finistère, 20 avril 2022
 
"Pour la troisième fois depuis 2002, les Françaises et les Français ont une mis une candidature d'extrême-droite au second tour l'élection présidentielle.
Cependant, pour la première fois sous la Ve République, le courant raciste et xénophobe porté par Marine Le Pen a des possibilités réelles de pouvoir l'emporter dimanche prochain. La stratégie de dédiabolisation orchestrée depuis des années montre aujourd'hui son efficacité à fonctionner.
 
Soyons conscients des dangers de son accession au pouvoir le week-end prochain. Marine Le Pen à l'Elysée, c'est une grave menace pour la démocratie, l’État de droit, notre modèle social et les droits humains.
 
Les communistes, fidèles à leur histoire et à leurs valeurs, appellent nos concitoyens à faire barrage à l'extrême-droite en se saisissant du seul bulletin de vote à notre disposition pour y parvenir: Emmanuel Macron.
Ce vote ne sera pas un vote d'adhésion et de confiance au président sortant, ni un blanc seing, mais un vote contre la politique raciste, xénophobe, discriminante, anti-sociale de Marine Le Pen.
 
Et comme nous l'avons fait sans relâche depuis 5 ans, nous continuerons à nous battre dès le 25 avril contre la politique libérale et régressive d'Emmanuel Macron".
 
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:13
L'Humanité 20 avril

L'Humanité 20 avril

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:10
La gauche finistérienne se rassemblera t-elle pour voter Macron? - Ouest-France, Brest, 20 avril 2022 - Mickaël Louédec
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:06
Stop au commerce avec les colonies israéliennes: objectif 1 million de soutiens avec l'initiative citoyenne européenne

#STOP au commerce avec les colonies - #StopSettlements !

Objectif 1️ million de soutiens pour stopper la colonisation en Palestine : signez l'Initiative Citoyenne Européenne
Alors que l’établissement de colonies dans un territoire occupé constitue un crime de guerre, l’Union européenne continue d’entretenir des relations commerciales avec les colonies israéliennes établies en Palestine occupée. Ces liens commerciaux permettent la viabilité économique et l’extension de ces colonies. Alors même que l’UE dénonce la colonisation israélienne, elle contribue à la renforcer. Des produits et services provenant de colonies illégales sont proposés aux consommateurs européens. En achetant ces produits et services, les citoyens européens contribuent donc sans le savoir au vol des terres et à l’expulsion violente de familles palestinienne.

Si 1 million de citoyens européens soutiennent cette demande, la Commission européenne devra se prononcer et décider d'une action à mettre en œuvre à ce sujet. Vous aussi, signez, partagez l'appel autour de vous :

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:02
Ecrivons à Salah Hamouri, à nouveau détenu sans motif depuis le 7 mars 2022 par l'Etat d'Israël
Avec Salah Hamouri, avec le peuple palestinien, pour la paix et la justice, pour le plein respect du droit international

Depuis le 7 mars, et à nouveau dans le secret de la rétention administrative (absolument illégale au regard du droit), les autorités israéliennes maintiennent en détention l'avocat franco-palestinien, Salah Hamouri. Il doit y rester 3 mois.

Le « crime » de Salah ? être résident palestinien de Jérusalem-Est et défendre son droit à y demeurer, lui et les siens, lui et son peuple. Ce lundi 4 avril, sa ville d'adoption, Ivry-sur-Seine, a décidé en conseil municipal de lui attribuer la citoyenneté d'honneur. Il faut saluer comme il se doit ce geste de solidarité et le faire savoir. Salah Hamouri, bien que privé de ses droits à la défense puisque les motifs de poursuite et condamnation sont discrétionnaires, n'est pas seul. Le peuple palestinien n'est pas seul !

Pour quelle raison, la ville d'Ivry, ou les maires de Stains, Bagneux, Mitry-Mory, tous ces parlementaires, militant·e·s de la paix et de la solidarité et tant de personnalités s'engageant auprès du collectif Libérez Salah ont-ils et elles le courage qui manque au président Emmanuel Macron et à son âme damnée, le ministre Le Drian ? Mais peut-être déjà parce qu'à leurs yeux, à nos yeux, c'est une affaire de décence et de droiture ; car l'affirmation que les êtres humains « naissent et demeurent libres et égaux en droit » n'est pas gratuite et revêt un sens précis qui ne « s'adapte » pas au gré d'alliances opportunistes ou des complicités tacites. Non seulement cela ne se marchande pas, mais cela fonde même un sens à l'action politique : défendre l'exigence de la reconnaissance d'un État palestinien aux côtés d'Israël, défendre les prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s, s'opposer à la colonisation et à l'occupation, se battre contre l'instauration d'un régime d'apartheid en Israël même, c'est tenir à la lettre au droit international et aux résolutions de l'ONU.

Comment alors ne pas ressentir cette immense colère de voir notre chef de l'État, si prompt à s'indigner de crimes et violations des droits humains – lorsqu'ils ne sont pas le fait de dirigeants occidentaux –, trier en permanence « à la gueule du client » les causes, les peuples, les personnes dont les droits fondamentaux sont piétinés ? Monsieur Macron, plus notre diplomatie persévèrera dans cette voie, plus la France se mettra elle-même hors-jeu sur le plan international. Elle se verra incapable de susciter des possibilités concrètes contribuant aux transformations de l'ordre international qui s'annoncent, en pesant pour ouvrir des perspectives qui bénéficient autant au bien-être de notre peuple qu'à celui des peuples de tous les pays sans lequel notre propre bien-être est illusoire.

Le « deux poids-deux mesures », l'injustice permanente, ce sera la marque définitive d'un ordre international conçu par les puissances occidentales, pour leurs uniques intérêts et la sauvegarde de leur hégémonie sur les peuples du monde. Cet ordre-là vacille sous le poids de ses contradictions internes, mais aussi des réactions légitimes qu'il suscite : le pire comme le meilleur pourrait en sortir. Certains veulent remplacer une hégémonie par une autre, une « alliance » par une autre. Ce n'est pas le cas des communistes, internationalistes. La condition pour que le meilleur sorte de ces temps de « basculement » est que les peuples, les forces du travail et de la création se rassemblent et imposent la satisfaction de leurs intérêts à la grande marche du siècle et des logiques de solidarité en lieu et place de celle de domination et de concurrence.

Personne n'est dupe du renoncement du gouvernement français et de l'abandon, de fait, d'une position historique de la France fondée sur les principes du droit international qui est celle de la « solution à deux États ». Ce choix français, comme celui de vendre des armes à des régimes agressifs, des régimes tyranniques ou à des belligérants (oui : hier la Russie et aujourd'hui l'Ukraine – pour ne prendre que ce terrible exemple), ne garantit aucune sécurité « globale » ; au contraire : il la mine en permanence. L'exigence de la reconnaissance de l'État palestinien n'est pas optionnelle au regard du droit et malgré les apparences et le bal des hypocrites qu'on impose au peuple palestinien depuis des décennies. À l'approche du 10 avril, Monsieur le Président, il serait bon de s'en souvenir.

À la suite de Fabien Roussel, candidat du PCF à l'élection présidentielle, qui lui a manifesté son soutien, des élu·e·s et militant·e·s communistes engagé·e·s dans la mobilisation pour obtenir la libération immédiate de Salah, nous voulons amplifier encore la solidarité en démultipliant les interpellations directes au président Macron (#EmmanuelMacron), les initiatives et rassemblements de paix, et en collectant les fonds nécessaires à la défense de Salah et des prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s en envoyant vos dons à l'AFPS (21ter rue Voltaire, 75011 Paris).

Lydia Samarbakhsh
membre du CEN,
responsable du secteur International

Ecrivons à Salah Hamouri, à nouveau détenu sans motif depuis le 7 mars 2022 par l'Etat d'Israël
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 05:55
Les soutiens internationaux de Marine Le Pen : ce que révèle cette galaxie de complices - Cathy Dos Santos, L'Humanité, 15 avril 2022
Les soutiens internationaux de Marine Le Pen : ce que révèle cette galaxie de complices

Du Brésil au Portugal, des États-Unis à la Finlande, de l’Espagne à la Belgique, la cheffe du Rassemblement national peut compter sur des complices, qui, loin de la dédiabolisation, développent des thèses racistes, homophobes, ultralibérales et complotistes.

Publié le Vendredi 15 Avril 2022
 

Jair Bolsonaro, le chef de gang

La victoire de Jair Bolsonaro à l’automne 2018 avait été saluée par ses homologues de l’extrême droite européenne, dont l’héritière Le Pen. Elle avait alors souhaité « bonne chance » au nouveau président du Brésil, « qui devra redresser la situation économique, sécuritaire et démocratique ». Quelques jours auparavant, la cheffe du Rassemblement national avait pourtant été interpellée sur les outrances du fasciste brésilien : « De toute façon, dès que quelqu’un dit quelque chose de déplaisant, il est d’extrême droite dans les médias français. (…) Il a sûrement tenu des propos qui sont éminemment ­désagréables, qui ne sont peut-être pas du tout transférables dans notre pays, c’est une culture qui est différente », avait-elle justifié.

Lors de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, Jair Bolsonaro avait rendu hommage à l’un des pires tortionnaires de la dictature militaire. Il a toujours regretté que les gradés de l’époque n’aient pas tué davantage d’opposants.

Homophobe, raciste, ultralibéral, partisan du permis de tuer, Jair Bolsonaro a plongé le Brésil dans le chaos sans que l’opposition ne parvienne à le freiner. La retraite et les droits des salariés ont été pilonnés. Sa gestion calamiteuse de la pandémie, nourrie pas les thèses complotistes, s’est ­soldée par la mort d’un million de Brésiliens. La faim, la misère et le racisme, qui avaient considérablement reculé sous les mandats de la gauche, transpirent de partout.

Steve Bannon, l’homme de l’ombre

Il fait partie des anciens amis dont Marine Le Pen préfère oublier le nom. Pourtant, en 2018, le FN vantait l’action de Donald Trump et s’enorgueillissait d’un rapport direct avec le président nationaliste et xénophobe via son ancien bras droit, Steve Bannon. Ce dernier était même invité à prononcer un discours lors du congrès de la formation d’extrême droite : « Vous faites partie d’un mouvement qui est plus grand que l’Italie, plus grand que la Pologne, plus grand que la Hongrie. (…) Vous vous battez pour votre liberté ? Ils vous traitent de xénophobes. Vous vous battez pour votre pays ? On vous appelle “racistes”. (…) Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, islamophobes. Prenez ça comme un compliment parce que, chaque jour qui passe, nous devenons plus forts et eux s’affaiblissent. »

Doublement inculpé (pour détournement de fonds et malversations financières, et « entrave » à l’enquête du Congrès dans le cadre de l’assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump), il ne colle pas vraiment à cette image de respectabilité que tente de construire Marine Le Pen. Pourtant, du temps de leur lune de miel, Steve Bannon disposait déjà d’un pedigree assez éloquent : directeur exécutif du site Breitbart, organe revendiqué comme étant la « plateforme de l’alt-right », artisan de la sortie des États-Unis des accords de Paris, décrit comme un « leader suprémaciste blanc bien connu » par la NAACP, la grande ­organisation de défense des droits civiques.

Tom Van Grieken, le Flamand rosse

En Belgique, les nationalistes flamands du Vlaams Belang ne sont pas connus pour leur sens de l’hospitalité. Chez ces héritiers en ligne directe de mouvements collabos pendant la Seconde Guerre mondiale, l’un des slogans préférés reste : « Rats français, pliez bagage ! » Un écho du bon vieux temps des guerres napoléoniennes avant la création, en 1830, de cette Belgique honnie. Mais attention, il y a une exception : les Le Pen père puis fille ont toujours été reçus en grande pompe au nord du Plat Pays. Aujourd’hui, Tom Van Grieken, le leader du Vlaams Belang, jubile : « Avec elle à l’Élysée, ce sera une France nouvelle et meilleure, mais aussi une Europe nouvelle et meilleure. »

En vue des ­législatives belges en 2024, le parti de Van Grieken est donné autour de 25 % dans les sondages. Et le programme est écrit d’avance : alignement intégral sur le mouvement patronal flamand (Voka) contre la protection sociale ou le droit du travail et, bien sûr, fermeture drastique à l’immigration. Dans leurs visées communes en Belgique, Le Pen et Van Grieken viennent aussi, à l’automne 2021, de s’allier pour lancer un parti frère en Wallonie, subtilement baptisé Chez Nous, auquel le Rassemblement national français s’apprête même, selon un communiqué, à offrir « l’exclusivité en Belgique francophone de l’utilisation de son nom présent et ancien (Front national), de son sigle et du symbole qui le représente, la flamme ». Mais là, le succès est loin d’être acquis…

André Ventura, le pyromane

À la veille du premier tour de la présidentielle en France, André Ventura, député et fondateur, en 2019, du parti d’extrême droite Chega (7% des voix aux législatives de janvier), a réussi un nouvel exploit : le 9 avril, à l’Assemblée nationale, son discours sur le programme du gouvernement socialiste, qui n’était, en réalité, qu’une énième attaque en règle contre la communauté gitane installée au Portugal depuis des siècles, a été interrompu par le président de l’Assemblée. « Je ne ­comprends pas pourquoi les Tsiganes devraient toujours être applaudis dans ce Parlement », renverse-t-il.

Roi de la pirouette grossière, cet ancien ­commentateur de foot à la télévision, spécialiste des pronostics sportifs basés sur la tarologie, a été couvé dans son pays par une petite clique d’ex-salazaristes sortis des poubelles de l’Histoire… et en Europe par Marine Le Pen, qui a accouru à Lisbonne dès la campagne d’André Ventura pour la présidentielle en janvier 2020. Celui qui, outre ses obsessions racistes, multiplie les provocations contre les droits des femmes – il a laissé planer pendant des mois que toute IVG devrait être accompagnée d’une ablation des ovaires pour « éviter toute récidive » – le lui rend bien : son élection en France participerait d’une « grande reconfiguration politique en Europe », se réjouit-il depuis ce pays où l’extrême droite avait totalement disparu après la révolution des œillets en 1974. T. L.

Matteo Salvini, l’ami indélébile

Pour l’heure, les services de son parti démentent encore : non, pour les prochains jours, aucun déplacement en France ne figure sur l’agenda de Matteo Salvini, ex-vice-président du Conseil des ministres en Italie et dirigeant de la Ligue, la formation d’extrême droite en coalition avec Silvio Berlusconi depuis bientôt trente ans, mais aussi avec l’ancien banquier central Mario Draghi depuis l’année dernière.

Mais qu’importe, avec ou sans selfie énamouré, les intérêts croisés demeurent : humilié par un maire ­polonais qui, en pleine crise des réfugiés ukrainiens, avait, devant un Salvini pour une fois ébahi, ressorti le tee-shirt affublé d’un portrait de Poutine qu’il arborait quelques années plus tôt sur la place Rouge, l’Italien déclare sa flamme tricolore, le ­symbole commun entre l’ex-FN français et le parti postfasciste italien (MSI), à Marine Le Pen. « Nous sommes ­heureux de ton succès et orgue illeux de ton amitié », lui écrit celui qui, rappelons-le, est toujours poursuivi en Sicile pour « séquestration » et « abus de pouvoir » après avoir refusé l’accostage de plusieurs navires ayant sauvé des migrants en Méditerranée.

Défenseur systématique de la Française auprès de Viktor Orban et des Polonais de Droit et justice (PiS), qui, eux, la trouvent toujours infréquentable, Matteo Salvini s’était exclamé, en 2016, après l’élection aux États-Unis : « Vive Trump, vive Poutine, vive Le Pen et vive la Ligue ! » De quoi faire tache aujourd’hui sur la tenue de camouflage de la candidate. T. L.

Riikka Purra, l’agent trouble

Ne l’appelez plus la « Le Pen finlandaise ». Désormais, ça l’irrite, Riikka Purra, la présidente des Vrais Finlandais, le parti d’extrême droite qui s’est, au pouvoir à Helsinki, fait connaître dans la première moitié des années 2010, au premier rang des faucons européens pour son obstination à imposer l’austérité à la Grèce. Le prédécesseur de Purra avait d’ailleurs estimé que la crise des dettes publiques ne pourrait se résoudre, à Athènes, que par l’arrivée d’une « junte militaire ».

Sur la ligne politique générale, tout concorde avec le RN français : un même refrain anti-immigration, truffé d’infamies nauséabondes contre les musulmans, en général, et les Somaliens, en particulier, « prédisposés génétiquement pour le vol ». Mais, entre les Vrais Finlandais et le RN, il y a désormais de l’eau dans le gaz russe. Assis sur les mêmes bancs au Parlement européen, Riikka Purra et ses amis disent ne plus « avoir aucune confiance » en Marine Le Pen, qu’ils jugent poutinophile, voire poutinolâtre. « La Ligue et le RN sont des idiots utiles dans leurs rapports avec la Russie, dénonce Purra. C’est absurde d’imaginer que la Russie de Poutine pourrait être un contrepoids utile au phénomène du multiculturalisme et à l’immigratio n de masse en Europe occidentale. »

Toutefois, les ponts ne sont pas coupés et quand la haine se répand contre des cibles communes, les désaccords s’estompent. Le député européen Olli Kotro se réjouit de voir le score de Le Pen « semer la panique » chez les commentateurs politiques finlandais T. L.

Heinz-Christian Strache, la valse brune

Le Pen s’en accommoderait très bien, on l’imagine : de son passif avec ­l’Autriche et ses cousins du FPÖ, qui, premiers en Europe, avaient pris le pouvoir à la fin des années 1990, il faudrait faire table rase. En bonne fille de son père qui avait de la tendresse pour le Waffen SS Franz Schönhuber, Marine Le Pen a participé, en 2012, à Vienne, à l’un des bals de congrégations étudiantes qui sont, en réalité, les viviers des rejetons à peine repeignés des nazis. Quelques années plus tard, toute à ses chantiers de « dédiabolisation », la cheffe du Rassemblement national a renforcé ses liens avec le FPÖ, de retour au pouvoir en décembre 2017, en coalition avec les conservateurs de Sebastian Kurz.

À l’époque, Heinz-Christian Strache, vice-chancelier autrichien, articule une ligne ultralibérale en économie – il fait passer la semaine de travail à 60 heures –, tout en organisant la grande diversion avec son ton apocalyptique dénonçant un « remplacement de population » en Autriche. Mais cette ascension fulgurante se brise en mai 2019 quand éclate « l’Ibizagate » avec la publication d’une vidéo compromettante dans laquelle Strache orchestre directement une tentative de corruption pour le compte de la Russie de Poutine. Un épisode très gênant que les conseillers de Le Pen, en pleine campagne commune pour les européennes à l’époque, cherchent à minimiser : « On n’est pas certains que M me  Michu, retraitée dans la Creuse, sache qui est M. Strache. » T. L.

Santiago Abascal, le parvenu

Bien sûr, il se félicite, le chef de l’ultra­droite espagnole (Vox), du « grand ­résultat » de Marine Le Pen à l’élection présidentielle française. Dans son message à la candidate d’extrême droite, il salue d’ores et déjà une défaite de la « mondialisation progressiste qui nous ruine ». Mais pour lui, ces derniers jours, la vraie victoire, c’est l’entrée, au sein d’une coalition avec la droite  (PP), de quelques-uns des dirigeants de son parti – une première depuis la naissance du parti il y a quelques années – dans l’exécutif d’une région espagnole, la Castille-et-Leon.

Campé jusqu’ici sur une ligne dont Éric Zemmour s’est en partie inspiré – ce n’est pas un hasard si la nièce Le Pen, Marion Maréchal, a, avec le concours de proches d’Abascal, ouvert à Madrid une antenne de son institut de sciences politiques –, Vox obtient plusieurs vice-présidences ­régionales, mais aussi une occasion de mettre le pouvoir au service de ses ­obsessions et de ses lubies. À commencer par le sabotage de toute la législation contre les violences de genre. Selon Abascal qui dénonce le « féminazisme », il faut supprimer tous les programmes contre les féminicides, car ils sont « sexistes » à ses yeux et – ne rions pas, même jaune – discriminatoires pour les hommes. Même chose sur le climat, un sujet sur lequel Vox dit tout haut ce que Le Pen pense tout bas : le réchauffement climatique est « la plus grande escroquerie de l’histoire ». T. L.

 

 

 

 

 

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