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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 07:11
Irlande du Nord. Le Sinn Féin à l'aube d'une victoire historique (Thomas Lemahieu, L'Humanité, jeudi 5 mai 2022)
Irlande du Nord. Le Sinn Féin à l'aube d'une victoire historique

Les républicains pourraient devenir la première force politique des deux côtés d’une île toujours divisée, à l'issue des élections locales qui ont eu lieu jeudi. Éclairage de l’universitaire Agnès Maillot.  Entretien

Publié le Jeudi 5 Mai 2022
L’histoire s’accélère-t-elle en Irlande ? Dans le Sud, après une percée spectaculaire lors des législatives, en 2020, le Sinn Féin caracole plus que jamais en tête des intentions de vote, avec 34 % des voix, sur une ligne résolument à gauche, payante face au vieil attelage des faux frères de droite (Fine Gael et Fianna Fáil). Dans le Nord, dans ce qui reste une province du Royaume-Uni, les mêmes, défenseurs depuis toujours d’une réunification de l’île, pourraient, ce jeudi 5 mai, à l’occasion des élections régionales, devenir la première force politique, devant les loyalistes et les unionistes britanniques. Une rupture dans l’histoire politique de l’Irlande du Nord, près de 25 ans après la signature des accords du Vendredi saint. Maîtresse de conférences à la Dublin City University et spécialiste du conflit nord-irlandais (1), Agnès Maillot met en lumière les dynamiques politiques à l’œuvre d’un côté comme de l’autre de la frontière.
 

En Irlande du Nord, les derniers sondages s’accordent : le Sinn Féin pourrait, pour la première fois, dépasser les unionistes du Democratic Unionist Party (DUP). Comment ce parti réussit-il à s’imposer d’un côté comme de l’autre de cette île qu’il rêve de réunifier ?

Déjà, c’est effectivement le seul parti qui est à la fois dans le Nord et le Sud. Au fil des ans, le Sinn Féin s’est non seulement professionnalisé, mais il a aussi développé des axes programmatiques très forts sur les grandes questions sociales et sociétales qui touchent directement l’électorat. C’est un parti très marqué à gauche, mais qui est aussi crédible et désormais prêt à gouverner aux yeux de beaucoup de gens. En février 2020, aux dernières élections législatives en République d’Irlande, il est arrivé en tête des « premières préférences » dans un système électoral qui organise les transferts de voix selon un ordre donné par les électeurs.

Dans un contexte de crise chronique, avec des tas de citoyens mal logés, des sans-abri, des loyers de plus en plus exorbitants, le Sinn Féin a fait du logement une priorité absolue. Alors que l’État s’est désinvesti du secteur, cela a permis de mobiliser les plus modestes, mais également les jeunes. Listes d’attente interminables pour des soins de base, délais de prise en charge aux urgences qui peuvent aller jusqu’à 36 ou 48 heures, coûts prohibitifs et assurances privées… Le Sinn Féin a également placé au centre de son programme la politique publique de santé. Et c’est là aussi une attente très forte de la population. Alors, au lieu de tout braquer sur ce qui reste historiquement sa priorité, la réunification de l’Irlande, le Sinn Féin se focalise sur la crise du logement, sur le système public de santé, sur l’inflation aggravée encore par la guerre en Ukraine. Cela leur a réussi dans la république du Sud, cela peut leur réussir dans le Nord aussi.

Icon QuoteLe Sinn Féin se focalise sur la crise du logement, le système public de santé et l'inflation. Agnés Maillot, Universitaire

Comment caractériser le vote pour le Sinn Féin aujourd’hui ? De moins en moins communautaire ou protestataire, de plus en plus de gouvernement ?

C’est un vote pour un parti qui est perçu comme capable de gouverner. Après, évidemment, les dimensions s’entremêlent, et ce n’est pas tout à fait la même situation d’un côté et de l’autre de la frontière. En Irlande du Nord, qui demeure sous l’autorité du Royaume-Uni, on a quand même trente ans d’un conflit qui – même s’il a été plus ou moins réglé avec les accords de paix en 1998 – reste très présent dans la vie quotidienne et dans la mémoire collective. Dès lors, l’histoire du Sinn Féin lui colle encore à la peau. Cela vaut notamment pour les liens avec l’Armée républicaine irlandaise (IRA), qu’il n’a jamais désavouée : les actions étaient, selon lui, nécessaires au moment où elles se sont produites. Les conditions ne sont pas les mêmes aujourd’hui que dans les années 1970 ou 1980, et le Sinn Féin n’est plus du tout dans une logique paramilitaire… Mais tous ses adversaires mettent systématiquement en avant ce pedigree sulfureux.

Avec Mary Lou McDonald à Dublin et Michelle O’Neill à Belfast, une nouvelle génération a pris la tête du parti. Est-ce que ça ne change pas la donne, tout de même ?

Il y a une nouvelle génération, ça ne fait aucun doute. Mais, en Irlande du Nord, les dirigeants du Sinn Féin demeurent malgré tout – de par leurs attaches familiales, leur histoire, leur éducation – renvoyés à ce passé. Michelle O’Neill est beaucoup trop jeune pour avoir été mêlée à des violences, mais tous les dirigeants du parti ont été affectés de près ou de loin : leurs parents ou leurs proches ont pu être impliqués dans des opérations paramilitaires, victimes d’attentats ou de violences policières. Qu’on le veuille ou non, ce passé reste très présent dans le Nord car tout n’a pas été résolu… C’est différent pour les dirigeants du Sinn Féin en République d’Irlande.

À propos de la réunification qu’ils défendent depuis des décennies, les républicains évoquent une « fenêtre d’opportunités ». L’élection peut-elle faire basculer l’Irlande ?

La réunification, ça fait partie de l’ADN du Sinn Féin. C’est l’objectif, et ça le restera, c’est clair. Ensuite, dans leur stratégie, les nationalistes ont intégré une part de pragmatisme. Comme cela est consigné dans les accords de paix de 1998, tout référendum sur le sujet doit passer par l’entremise du ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord. Les conditions nécessaires à la tenue d’un référendum ne sont pas clairement détaillées, mais on imagine qu’il faudrait une opinion majoritaire en sa faveur. Comment on le détermine ? Par des sondages d’opinion ? Par une élection qui serait massivement remportée par des partis qui soutiennent l’idéal de la réunification ?

Difficile à trancher, mais pour l’instant, ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas du tout dans les intentions du gouvernement britannique. Et ça, le Sinn Féin en est parfaitement conscient. Donc, sans camoufler leur vision en faveur de la réunification, ses dirigeants cherchent, je pense, à augmenter leur assise électorale par le biais d’un programme de justice social inclusif et des mesures plus sociétales susceptibles de convaincre les jeunes, nationalistes ou unionistes, en faveur des droits des personnes LGBT, des droits des femmes, de l’avortement, de la défense de l’environnement et du climat. Des questions qui les mobilisent bien davantage que la réunification.

En réalité, avec un Sinn Féin qui est au plus haut en République d’Irlande, le scénario est déjà assez effrayant pour les unionistes : si l’organisation qui se définit par son objectif de réunification devient le premier parti des deux côtés de l’île, ça ne veut pas dire qu’il va pouvoir du jour au lendemain décider d’une réunification, loin de là… Mais cela signifie que l’opinion est en train de bouger.

Icon QuoteLes unionistes vivent en vase clos. Ils ont très peu de contacts avec le reste du monde.

Hégémonique si longtemps en Irlande du Nord, l’unionisme est-il désormais condamné aux seconds rôles ?

À la fin des années 1960, la démographie en Irlande du Nord était très simple : il y avait deux tiers d’unionistes protestants et un tiers de catholiques nationalistes. On ne connaît pas encore les résultats du dernier recensement, mais ça devrait donner à peu près une égalité entre les deux camps. Par ailleurs, de plus en plus de citoyens ne se reconnaissent ni d’un côté ni de l’autre. Les unionistes ont perdu le contrôle d’un État qui avait été façonné il y a cent ans en fonction de leurs intérêts. Donc, évidemment, on revient à ce symbole : ce jeudi, en devenant le premier parti d’Irlande du Nord, les républicains pourraient renverser la table. Même si, à en croire les sondages, le Sinn Féin devra plus son succès à la chute spectaculaire du DUP qu’à sa propre progression…

Sur le fond, le camp unioniste et loyaliste est en train de se fragmenter : auparavant, il y avait deux partis ; à présent, il y en a trois. Le DUP demeure le principal, mais il est concurrencé par les plus modérés du Ulster Unionist Party (UUP) et par une frange plus extrême encore, les ultraconservateurs de la Traditional Ulster Voice (TUV). Dans les faits, ces formations ne se disputent plus que 40 % de l’électorat, voire moins encore… Un parti non aligné comme l’Alliance leur fait perdre du terrain car il représente mieux les vues des classes moyennes unionistes, ou des jeunes qui s’identifient de moins en moins aux positions extrêmement conservatrices et franchement d’arrière-garde du DUP ou du TUV sur l’avortement, sur les droits des personnes LGBT, etc.

La grande affaire de la plupart des unionistes, c’est le protocole nord-irlandais imposé dans le cadre de la sortie de l’Union européenne car, à leurs yeux, il sépare l’Irlande du Nord du reste du royaume. Mais on peut tourner la question dans tous les sens, on l’a fait depuis le jour de la victoire du Brexit au référendum en juin 2016 : personne n’a d’autres solutions que ce statut hybride pour l’Irlande du Nord, avec un pied dans le Royaume-Uni et un pied dans l’Union européenne. En fait, beaucoup considèrent qu’on peut parfaitement s’en accommoder, et même que les Nord-Irlandais bénéficient du meilleur des deux mondes, tout en ayant sauvé l’essentiel, les flux commerciaux et la circulation des personnes entre les deux parties de l’île…

Sur les droits des femmes ou des personnes LGBT, les républicains paraissent avoir pris un tournant progressiste que les unionistes, repliés sur leur idéologie ultraconservatrice, n’ont pas emprunté… Comment expliquer ce fossé grandissant ?

Les unionistes vivent en vase clos. C’est la grande différence avec le Sinn Féin. Le DUP, par exemple, n’existe qu’en Irlande du Nord et est très peu en contact avec le reste du Royaume-Uni, sauf à travers ses quelques députés qui siègent à Westminster. Le Sinn Féin, c’est un parti de toute l’Irlande qui est, par ailleurs, en lien avec le reste du monde. Or, depuis le début du XXIsiècle, l’Irlande a fait des progrès énormes sur les questions sociétales. Et le Sinn Féin est ancré dans la république, donc, au fond, il a bougé lui-même avec le reste de la société. Par ailleurs, il a toujours été assez progressiste, même par rapport à ses rivaux au sud de l’île. Certes, il y a quelques contradictions internes car le catholicisme occupe toujours une place dans le parti. Mais celui-ci a bougé aussi en Irlande du Nord, tandis que les unionistes sont, eux, restés englués dans les positions les plus rétrogrades… À tel point qu’ils sont maintenant en décalage avec leur propre électorat, qui, quand on regarde les enquêtes d’opinion, est en réalité bien plus progressiste que ses représentants politiques…

(1) Derniers ouvrages parus : Rebels in Government. Is Sinn Féin ready for power ?, Manchester University Press, 2022 ; et l’IRA et le conflit nord-irlandais, Presses universitaires de Caen, 2018.
 
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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 07:05
Henri Curiel, assassiné le 4 mai 1978, un ardent internationaliste - par Sylvie Braibant (L'Humanité, 10 mars 2022)
Henri Curiel, un ardent internationaliste

La journaliste Sylvie Braibant, membre du collectif Secret-Défense, un enjeu démocratique, est la nièce d’Henri Curiel. Elle revient pour l’Humanité sur le parcours de ce communiste égyptien sans frontières qui prit pendant la guerre d’indépendance algérienne une part décisive aux réseaux d’aide directe aux FLN. Le secret-défense fait toujours obstacle à la manifestation de la vérité sur son assassinat, qui présente tous les attributs du crime d’État. Ce texte est publié, dans une version courte, dans le hors-série de l’Humanité « France Algérie, mémoires à vif ».

Publié le Jeudi 10 Mars 2022 - L'Humanité

La date a été soigneusement choisie : le jeudi 4 mai 1978, jour de l’Ascension, sous un beau soleil printanier, Paris vit au ralenti. Un commando de trois tueurs attend en planque, rue Monge, à la hauteur de l’escalier qui mène vers la rue Rollin, dans le 5 e arrondissement de Paris. À midi, deux d’entre eux quittent le véhicule. Ils viennent d’entendre via leur système d’écoute qu’Henri Curiel dit au revoir à sa femme et s’apprête à quitter leur duplex, immeuble au fond de la cour, cinquième étage, vue imprenable sur cette ville qu’il aime tant.

Les deux hommes grimpent les 34 marches de l’escalier en pierre, entrent, juste à droite, sous la porte cochère du n° 4 rue Rollin et arrivent avant que le vieil ascenseur en fer forgé n’achève sa descente. Ils tirent à travers les portes vitrées, Henri Curiel s’écroule. Quelques heures plus tard, la revendication arrive. Elle renvoie à la guerre d’Algérie par sa signature, un commando Delta, et les mots de la revendication : « Aujourd’hui, à 14 heures, l’agent du KGB Henri Curiel, militant de la cause arabe, traître à la France qui l’a adopté, a cessé définitivement ses activités. Il a été exécuté en souvenir de tous nos morts. » L’arme qui a tué Henri Curiel a déjà servi, le 1 er décembre 1977, contre Laïd Sebaï, gardien de l’Amicale des Algériens en Europe.

 La France est alors présidée par un homme « moderne », Valéry Giscard-d’Estaing, ancien partisan de l’Algérie française, cause partagée par de proches collaborateurs - Alain Madelin, Gérard Longuet, anciens militants du groupe « Occident », mélange d’anticommunisme et de nostalgie coloniale, ou Michel Poniatowsky -, tandis qu’au « service action » du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, prédécesseur de la DGSE), chargé des basses œuvres de la République, sévissent des reconvertis de l'OAS. 

L’assassinat d’Henri Curiel a été précédé d’une campagne de dénigrement de deux ans, lancée par le Point en 1976, sous la plume du journaliste Georges Suffert, relayée un an plus tard par d’autres médias, dont le Spiegel allemand. En septembre 1977, Henri Curiel est assigné à résidence à Dignes, d’où il revient trois mois plus tard après décision du Conseil d’État. Si le facteur déclenchant du meurtre est à chercher du côté du dévoilement des contrats mirifiques signés par la France (et l’Allemagne) avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, pourtant mise au ban des nations, les assassins reliés à l’OAS ont sans doute appuyé avec un plaisir non dissimulé sur la détente, tant la vie d’Henri Curiel, après son exil d’Égypte, fut liée à l’Algérie, avant et après son indépendance.

Lorsqu’il est expulsé d’Égypte en 1951 par le roi Farouk, Henri Curiel ne l’est pas seulement parce qu’il est l’un des fondateurs du mouvement communiste égyptien, mais parce qu’il est aussi convaincu que le combat contre les colonialismes occupera la décennie à venir.

Henri Curiel est né le 13 septembre 1914 au Caire, deuxième fils de Zephira et Daniel Curiel. Son père, Daniel Curiel, dirige la banque familiale fondée au XIX e siècle par le premier des Curiel arrivé en Égypte. Il possède des terres agricoles sur le Nil, reçoit à sa table artistes et écrivains ou encore les membres de l’administration coloniale, et il espère bien que l’un de ses fils reprendra le flambeau de ses affaires. Mais le XX e siècle en décidera autrement. L’aîné des frères Curiel partira arpenter les terrains archéologiques d’Asie centrale, tandis qu’Henri mène la vie quelque peu dissolue d’un jeune homme fortuné… jusqu’à sa rencontre avec Rosette Aladjem. La jeune femme, née en Bulgarie, est infirmière et sillonne les zones les plus pauvres de la capitale égyptienne pour secourir celles et ceux qui n’ont pas accès aux soins. En accompagnant Rosette, Henri découvre les « damnés » de la terre. C’est une déflagration, amplifiée par l’écho des événements en cours en Europe. En 1939, alors que la Seconde Guerre mondiale est inéluctable, Henri Curiel est convaincu, comme son frère Raoul, que seul le communisme pourra remédier aux maux du monde, de son pays en particulier… Mais, à l’inverse de ses compagnons, il perçoit aussi l’importance du nationalisme, l’autre mouvement de fond qui secoue l’Égypte, malgré une indépendance de façade accordée en 1922.

Durant la guerre qui s’invite en Égypte, il organise l’aide aux alliés. Il est incarcéré une première fois, en 1942, par des autorités enclines à se rapprocher des nazis par opposition au Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale toujours présente. Ce qui le conforte dans sa vision, qu’il résume ainsi : « Qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui en Égypte ? C’est être anti-impérialiste. » Et qui se retrouvera dans le nom de la première organisation qu’il fonde en 1943 : le Mouvement égyptien de libération nationale (MELN).

À nouveau emprisonné, après 1948 et la création de l’État d’Israël, comme communiste ou/et comme juif, Henri est expulsé de son pays natal par le roi Farouk, le 26 août 1950.

En France, où il arrive un an plus tard, malgré un statut d’apatride qui devrait l’inviter à se tenir en retrait, il reprend aussitôt le combat, sur plusieurs fronts : il veut maintenir un lien avec les camarades égyptiens – mais en Égypte les communistes ne veulent plus de lui et en France il est ostracisé par le PCF – ; il se lance dans l’organisation du dialogue entre Israéliens, Palestiniens et Égyptiens ; il salue l’émergence d’une troisième voie hors des États-Unis ou de l’URSS qui se concrétise à Bandung en 1955 sous l’impulsion de l’indien Nehru, de l’Indonésien Soekarno et surtout, pour lui, de l’Égyptien Nasser – le groupe d’Henri a accompagné le coup d’État des officiers libres contre la monarchie en 1952 et quatre ans plus tard manifeste à nouveau son soutien à Nasser en lui faisant passer les plans de l’attaque franco-britannique lors de la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez en 1956. Mais le raïs n’y croit pas, met les communistes en prison et Henri voit s’éloigner un peu plus son Égypte natale.

En 1957, lorsqu’il rencontre des membres du réseau Jeanson, « porteurs de valises » du FLN, il est mûr pour passer à autre chose. La lutte pour l’indépendance algérienne sera le grand tournant de son action.

Après le retrait de Francis Jeanson, grillé, les Algériens demandent à Henri de reprendre la main sur les réseaux d’aide au FLN. Trois ans durant, entouré des compagnons d’Égypte, obligés de partir eux aussi au long des années 1950, de sa femme Rosette, mais aussi des exceptionnelles Joyce Blau et Didar Fawzy-Rossano, il organise les filières de transfert d’argent ou d’armes, d’exfiltration des déserteurs et des militants du FLN. Jusqu’à son arrestation le 20 octobre 1960.

Mais la prison n’a jamais entravé Henri Curiel : en Égypte, déjà, il convertissait ses gardiens successifs au communisme, il fallait en changer régulièrement, et il organisait des groupes de discussion avec les Frères musulmans. Il s’installe au centre pénitentiaire de Fresnes, comme s’il était chez lui, sa cellule se transforme en séminaire permanent entre Algériens et Français. Lors du ramadan, par solidarité, il invite ses codétenus non musulmans à le suivre, comme lui. Il tient une bibliothèque et organise des cours de yoga, il est particulièrement habile au sirsasana, position tête en bas…

Cette année et demie de réclusion lui permet surtout d’envisager l’étape suivante de son combat, dans laquelle l’Algérie indépendante jouera un rôle déterminant : ce sera Solidarité, organisation semi-clandestine destinée à apporter une aide très concrète aux indépendantistes et aux antifascistes partout dans le monde, aux Espagnols et Portugais antifranquistes, aux Sud-Africains à l’assaut de l’apartheid, aux Brésiliens, Argentins ou Chiliens contre leurs dictatures, etc. S’y côtoient des anciens de la Résistance, des mouvements communistes égyptiens et des réseaux d’aide au FLN, experts en services multiples : repérage et rupture d’une filature ; impression de tracts et de brochures grâce à un matériel léger ; fabrication de faux papiers ; chiffrement et écriture invisible ; soins médicaux et premiers secours ; maniement d’armes et utilisation des explosifs ; cartographie et topographie. Le financement vient d’Alger, les « instructeurs » d’un peu partout.

Sous la présidence d’Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, Alger s’est transformé en chaudron révolutionnaire international. Henri Curiel s’y rend plusieurs fois. Comme il n’a toujours pas de passeport, il voyage sous la couverture d’une maison d’édition. Joyce Blau l’accompagne et, sur place, ils retrouvent Didar Fawzy-Rossano, installée en Algérie après l’indépendance – elle fait merveille dans les « chantiers de jeunesse ». Joyce se souvient encore de la demande d’Henri à Ahmed Ben Bella, qu’il rencontre à chacun de ses séjours, d’intercéder auprès de Nasser afin que sa mère, Zephira Curiel, puisse sortir d’Égypte pour rendre visite à ses deux fils en France. Ce qui fut fait. Une belle époque, pleine d’espérance. Jusqu’au renversement de Ben Bella.

Après 1965, les relations entre Solidarité et l’Algérie sont plus épisodiques. Ainsi, lors du « sauvetage » des pirates de l’air des Black Panthers en 1972. Le 31 juillet de cette année-là, Melvin et Jean McNair, George Brown, George Wright et Joyce Tillerson détournent un avion qui devait relier Detroit à Miami. Ils veulent rallier Alger, où siège la section internationale des Black Panthers. Mais celle-ci entretient de très mauvaises relations avec Houari Boumediene. Henri Curiel et Solidarité organisent alors l’exfiltration des membres du commando vers la France.

Quatre ans plus tard, le 11 mai 1978, à 14 heures, une foule dense suit le fourgon funéraire qui remonte l’allée centrale du cimetière du Père-Lachaise depuis le boulevard de Ménilmontant. Une immense couronne de lys et de roses recouvre le véhicule dans lequel repose le cercueil d’Henri. Elle porte l’inscription : « À la mémoire d’Henri Curiel. L’Algérie ».

CURIEL Henri, dit Younès en Égypte, dit Pointet, Jacques, Guillaume, Frédéric et Wassef en France

Né le 13 septembre 1914 au Caire (Égypte), assassiné le 4 mai 1978 à Paris ; militant antifasciste de l’Union démocratique ; fondateur du Mouvement égyptien de libération nationale (1943) ; responsable politique du Mouvement démocratique de libération nationale (1947) ; « porteur de valise » pour le FLN (1957), responsable du réseau Jeanson (1960) ; fondateur du Mouvement anticolonialiste français (juillet 1960) ; fondateur de l’organisation Solidarité ; artisan de la paix au Proche-Orient.

 

Issu du côté paternel, d’une famille de juifs séfarades, protégés italiens, Henri Curiel grandit au Caire avec son frère, Raoul (né un an avant lui) dans un milieu cosmopolite où la France était une référence absolue. Demeurant dans l’un des beaux quartiers de la capitale égyptienne (Zamaleck) avec son père, Daniel Curiel, banquier, homme d’affaires et propriétaire terrien, et sa mère, Zéphira Behar, catholique, d’origine syro-libanaise, il fit sa scolarité au collège des jésuites.

Optant pour la nationalité égyptienne en 1935, Henri Curiel, désigné pour travailler avec son père, subit l’influence de son frère, étudiant à Paris, membre des Amis de l’URSS, marqué par le Front populaire et sa participation aux réseaux de soutien à l’Espagne républicaine. Raoul Curiel faisait partie des Étudiants socialistes et était proche de la Gauche révolutionnaire de Marceau Pivert*. En 1938, à cause des menaces de guerre il décida de revenir en Égypte. Il incitait son frère, Henri, à lire les brochures et manuels d’édition française du marxisme-léninisme soviétique.

En 1939, les deux frères Curiel, antifascistes, séduits par le communisme à travers la personnalité de Georges-Henri Pointet* qui avait adhéré au Parti suisse du travail, rallièrent l’Union démocratique connue aussi sous le nom de Ligue démocratique, avec Marcel Israël. Grâce aux fonds de Daniel Curiel, ce regroupement disposait de locaux, d’une bibliothèque tenue par Diane Rossano (plus tard Didar Fawzy*) et d’une revue : Don Quichotte (façon de saluer l’Espagne républicaine) dont Georges Henein était responsable. Henri Curiel y écrivit un article dénonçant la condition des ouvriers égyptiens. Cette revue dura six mois et soutint la campagne du jésuite Henry Ayrout pour porter secours à la misère paysanne, en publiant des enquêtes sur la vie des fellahs en Haute Égypte. L’Union démocratique organisait des conférences et trouvait dans la libraire du Rond-point un relais intellectuel antifasciste attentif à ce qui se passait en France. Lorsque la Seconde Guerre mondiale fut déclarée, Raoul et Henri se portèrent volontaires pour rejoindre l’armée française, mais en vain tandis que Georges-Henri Pointet réussissait à s’enrôler dans les troupes françaises. Celui-ci appartint ensuite à l’armée de libération au sein de laquelle il trouva la mort en 1944. Henri Curiel prendra le nom de Pointet pour premier pseudonyme, à son arrivée en France en 1951.

En butte à des soucis de santé (signes précurseurs de la tuberculose), Henri Curiel avait découvert l’insondable misère du peuple égyptien dans la compagnie entre autres filles de bourgeoisie, d’une jeune infirmière qui avait des préoccupations sociales, Rosette Aladjem, fille d’un haut fonctionnaire, qu’il épousera en 1943. Ce fut pour Henri Curiel le choc initiatique, la révélation d’un insoutenable malheur qui allait le conduire à la politique.

À partir de la librairie du Rond-Point, et sous l’impulsion de Georges Gorse, délégué de La France libre du général de Gaulle à Londres, il avait participé à la fondation des Amitiés françaises ; son frère, Raoul, devint le speaker de la France libre à radio Dakar. En Égypte, la puissance d’occupation était l’Angleterre ; tout se précipitera en 1942 lorsque Le Caire faillit tomber aux mains de Rommel. Alors que la communauté juive aisée s’empressait de partir pour Jérusalem, Henri Curiel décida de rester ; il fut arrêté par la police égyptienne, emprisonnant communistes et Frères musulmans, à l’insu des autorités anglaises. Libéré grâce à l’intervention de son père et placé pour trois ans sous le régime de la résidence administrative après le coup d’arrêt porté à l’avance allemande d’El Alamein, il créa en 1943 le Mouvement égyptien de libération nationale (MELN), un de ces fronts nationaux que l’Internationale communiste appelait à former. Le « secteur Égypte », avant comme après la dissolution de l’IC, relevait de la Section coloniale du PCF que dirigera Élie Mignot*, sous la responsabilité d’André Marty.

Rapidement, l’organisation fut en mesure de traduire et de diffuser des textes communistes (comme Manifeste du Parti communiste, Que faire ? Socialisme utopique et socialisme scientifique, Les principes du léninisme), de tenir une fois une école de cadres dans la propriété Curiel, de recueillir les mutins des brigades grecques en avril 1944, de s’associer aux actions et manifestations du Comité national des étudiants et des ouvriers, de participer aux conflits sociaux qui secouaient le pays, notamment aux grandes manifestations de février 1946. Mais la concurrence avec les organisations d’Hillel Schwartz (Iskra) et de Marcel Israël (Libération du peuple), la faiblesse de l’implantation populaire qui laissait la direction entre les mains d’ « Egyptiens étrangers » pour dire intellectuels issus des colonies d’affaires, et la répression policière ne facilitaient pas la volonté d’« égyptianiser » le mouvement. Henri Curiel fut à nouveau arrêté en juillet 1946, relâché puis encore arrêté en décembre et libéré sous caution.

En juillet 1947, les trois organisations majeures (MELN, Libération du peuple et Iskra) formèrent un front national, Mouvement démocratique de libération nationale (MDLN), contre l’occupation britannique, mais très vite des luttes intestines brisèrent l’unité. La reconnaissance de l’État d’Israël et la première guerre israélo-arabe provoquèrent l’arrestation de militants communistes. Accusé de sionisme, Henri Curiel fut enfermé d’abord à « la prison des étrangers » puis détenu au camp d’Huckstep ; Rosette Curiel, sa femme, fut arrêtée puis, pour raisons de santé, placée sous bonne garde en résidence pendant deux ans dans un sanatorium. Après les élections de 1950, le gouvernement égyptien annonça la libération des détenus politiques « étrangers » moyennant leur départ définitif d’Égypte. Privé de la nationalité égyptienne sous le prétexte qu’il n’avait pas produit le papier de renoncement à la nationalité italienne, Henri Curiel, qui s’obstinait à vouloir rester incarcéré, fut embarqué de force à Port-Saïd le 26 août 1950. Débarqué à Gênes, il s’adressa à la direction du Parti communiste italien qui lui réserva un accueil glacial. Il passa clandestinement en France en 1951, fut reçu par André Marty, mais le bureau de la section coloniale se montra réservé vis-à-vis de ce fils de banquier juif prétendant prendre la tête du communisme égyptien.

Aidé financièrement par Joseph Hazan qui avait monté une société de papeterie et textile, Patex (Henri Curiel sera officiellement un employé de la société), il continua à diriger le MDLN en Égypte comme un secrétaire général en exil. Mais le putsch des « officiers libres », le 23 juillet 1952, qu’il approuva, lui valut de se voir dénoncé comme « suppôt de la dictature fasciste ». L’affaire Marty, en novembre 1952, acheva de le marginaliser (le PCF reprochait à André Marty d’avoir été hébergé par « un couple d’Égyptiens douteux » en 1943 au Caire) et de le mettre au ban du mouvement communiste. La section coloniale du PCF accompagnait en outre la distance que prenait l’URSS avec l’État d’Israël, et se refusait à soutenir les efforts de recherche d’une solution concertée judéo-arabe pour trouver une issue au conflit que conduisaient ces exilés d’Égypte dans le Groupe de Rome.

L’orientation et l’action pratique de Curiel étaient vouées au soutien des luttes de libération nationale. Robert Barrat, journaliste engagé contre la guerre d’Algérie, lui ouvrit un nouveau champ d’action ; il le présenta à Francis Jeanson* qui mettait en place un réseau d’aide au FLN. Pendant trois ans, Henri Curiel s’employa à seconder le réseau Jeanson : caches, transports de militants, diffusion des journaux et des tracts, collecte de l’argent de l’émigration et transports de fonds, passages de frontières. Il travaillait avec sa femme, Rosette, Joyce Blau* et Didar Fawzi Rossano, toutes deux venues d’Égypte. Après l’insurrection à Alger des partisans de l’Algérie française, le 13 mai 1958, Henri Curiel incita Francis Jeanson à rencontrer des dirigeants du PCF pour envisager des luttes en commun. Un premier contact eut lieu entre Francis Jeanson et Antoine Casanova* le 30 mai 1958, suivi d’un second le 5 juin avec Waldek Rochet*, mais les divergences étaient trop fortes.

En même temps que les arrestations au sein du réseau Jeanson se faisaient plus nombreuses en 1960, des désaccords apparurent entre le groupe Curiel et Francis Jeanson. Ce fut néanmoins Henri Curiel qui prit la direction du réseau en 1960 lorsque Francis Jeanson dut disparaître après un coup de filet de la DST. Henri Curiel voulut alors élargir le réseau en créant le Mouvement anticolonialiste français (MAF). La réunion fondatrice se tint le 20 juillet 1960 à Saint-Cergue, en Suisse, avec une trentaine de délégués. Ce fut un échec, le pragmatisme de Curiel se heurta aux partisans de la « révolution algérienne » qui pensaient qu’elle pourrait avoir des conséquences en Europe alors qu’il ne voyait dans le FLN qu’un mouvement de libération nationale.

Le 7 octobre 1960, Rosette Curiel fut arrêtée à Genève puis expulsée vers Tunis. Le 20 octobre, Henri Curiel fut, à son tour, arrêté et incarcéré à Fresnes où il fut détenu pendant dix-huit mois avec plus d’un millier d’Algériens. Après la grève de la faim de novembre 1961, il obtint le régime politique avec les autres détenus algériens. Le FLN le laissa donner des cours de perfectionnement en français. Il sortit de Fresnes après les accords d’Évian, le 14 juin 1962, et dut à ses relations gaullistes de pouvoir rester en France et d’œuvrer pour le Tiers-monde.

Henri Curiel créa, en décembre 1962, Solidarité, une centrale de prestation de services pour apporter de l’aide aux mouvements de libération. Il s’agissait de se mettre au service d’autres militants venus du monde entier et de leur enseigner certaines techniques : repérage et rupture d’une filature, impression de tracts et de brochures, fabrication de faux papiers, etc. Axée sur le Tiers-monde, l’aide fut étendue aux réseaux antifascistes luttant contre Franco en Espagne, Salazar au Portugal, les colonels en Grèce ou Pinochet au Chili, et à l’ANC d’Afrique du Sud. Les militants arrivaient par petits groupes pour des stages de durée variable. Cela dura quinze ans. Sous la présidence de Giscard d’Estaing, Henri Curiel perdit sa protection, se retrouvant à la merci des entreprises anticommunistes des Services français.

Henri Curiel s’employait à esquisser un plan de paix entre les Palestiniens émissaires de Yasser Arafat à la tête de l’OLP, et des Israéliens engagés dans le mouvement de « la paix maintenant », lorsqu’il fut assassiné le 4 mai 1978. Il avait rendez-vous avec le responsable palestinien Issam Sartaoui, mandaté par Yasser Arafat, quand il fut abattu, sur informations minutées d’écoutes téléphoniques, en sortant de l’ascenseur de son domicile. L’attentat fut revendiqué par le groupe Delta faisant écho au commando Delta de l’OAS en Algérie et en France, mais l’enquête policière ne put aller jusqu’à identifier les instigateurs et les exécutants du crime.

 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article21225, notice CURIEL Henri, dit Younès en Égypte, dit Pointet, Jacques, Guillaume, Frédéric et Wassef en France par René Gallissot, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 3 mai 2020.
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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 07:01
#STOP au commerce avec les colonies israéliennes - #StopSettlements - signez l'initiative européenne!

#STOP au commerce avec les colonies - #StopSettlements !

Objectif 1️ million de soutiens pour stopper la colonisation en Palestine : signez l'Initiative Citoyenne Européenne
Alors que l’établissement de colonies dans un territoire occupé constitue un crime de guerre, l’Union européenne continue d’entretenir des relations commerciales avec les colonies israéliennes établies en Palestine occupée. Ces liens commerciaux permettent la viabilité économique et l’extension de ces colonies. Alors même que l’UE dénonce la colonisation israélienne, elle contribue à la renforcer. Des produits et services provenant de colonies illégales sont proposés aux consommateurs européens. En achetant ces produits et services, les citoyens européens contribuent donc sans le savoir au vol des terres et à l’expulsion violente de familles palestinienne.

Si 1 million de citoyens européens soutiennent cette demande, la Commission européenne devra se prononcer et décider d'une action à mettre en œuvre à ce sujet. Vous aussi, signez, partagez l'appel autour de vous :

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 05:33
Le PCF fait accord avec France Insoumise pour les prochaines élections législatives et participe à la coalition de gauche avec l'Union Populaire, FI, EELV, Génération.S

L'accord a été validé le mardi 3 mai par le comité exécutif national du PCF, puis par le Conseil National du PCF avec une majorité de 80% des votants (Pour: 120 voix; Contre:25 voix; Abstention: 13 voix).

Cet accord implique de la part des partis et mouvements qui composent la NUPES un soutien à nos onze députés sortants des forces politiques de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale, et accorde aux communistes quatre autres circonscriptions jugées gagnables et que nous souhaitions: Bourges Ouest-Vierzon, Dax-Tarnos, Denain, Creil-Nogent, Lens-Avion. Il comporte en tout 50 circonscriptions où les communistes présenteront des candidats, dont une seule en Bretagne, à Ploërmel dans le Morbihan (un candidat communiste dans une région de 3,5 millions d'habitants, avec 27 circonscriptions: les communistes bretons sont pourtant la principale force politique militante de Bretagne, avec 2400 adhérents, et ont aussi de nombreux élus, des maires, notamment dans les Côtes d'Armor).

Dans un rapport de force qui nous était très défavorable, et face à des conditions extrêmement dures imposées par la FI qui avait déjà gagné la bataille de la communication, à la seule considération du rapport de force des Présidentielles, à l'exclusion de toute autre considération d'implantation locale, de nombre d'adhérents et d'élus, de résultats des élections locales antérieures, les communistes ont accepté pour la première fois de leur histoire de ne présenter que moins de candidats communistes à l'élection législative, la plus politique qui soit, et la plus importante à nos yeux, dans moins de 10% des circonscriptions, avec le but de répondre à l'aspiration unitaire de l'électorat de gauche et de l'électorat populaire, de résister à l'extrême-droite et à Macron, de tenter de conquérir une majorité de gauche à l'Assemblée Nationale et tout du moins de faire élire un maximum de députés de gauche, toutes sensibilités confondues, tout en ayant les moyens, grâce à cette dynamique de rassemblement, de constituer à nouveau un groupe communiste à l'Assemblée Nationale.

Ismaël Dupont

Accord entre la France Insoumise et le PCF pour les prochaines élections législatives
 
Communiqué de presse du mardi 3 mai 2022
 
La France insoumise et le PCF se sont rencontrés ce mardi 3 mai dans le cadre de la préparation des prochaines élections législatives. Nous avons convenu des points d’accords suivants dans la continuité des échanges ayant déjà eu lieu depuis deux semaines entre la France insoumise et le PCF.
 
1) Nous voulons faire élire des député·es dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale (RSA sous condition de travail gratuit et retraite à 65 ans) et battre l’extrême-droite. Les 12 et 19 juin, par leurs votes, nous proposons aux Françaises et aux Français de mettre en place un large rassemblement s’appuyant sur la dynamique de la campagne présidentielle ouvrant la voie à une majorité à l’Assemblée nationale. Dans cette perspective, le Premier ministre serait issu du plus grand groupe à l’Assemblée, soit Jean-Luc Mélenchon.
 
2) Pour le permettre, nous souhaitons fédérer sur la base d’un programme ambitieux, toutes les forces qui le partagent, en respectant leur pluralité et leur autonomie. Pour la clarté, nous souhaitons le faire autour d’une bannière commune “Nouvelle union populaire écologique et sociale” ; pour faire vivre la pluralité, nous construirons un parlement de campagne rassemblant les forces politiques et des personnalités du monde syndical, associatif, culturel, intellectuel. La majorité pluraliste que nous voulons constituer, reposera sur des groupes parlementaires de chacune des composantes et se dotera d’un intergroupe pour compléter et poursuivre après l’élection ce travail commun.
 
3) Nous partageons des objectifs programmatiques communs qui constitueront la base d’un programme partagé de gouvernement de plusieurs centaines de propositions.
 
Nous défendrons notamment :
 
    La hausse immédiate du SMIC à 1400 euros net et des salaires, le retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, la garantie d’autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité et l’éradication de la pauvreté.
    La reconquête des services publics et de nouvelles créations d’emplois publics : dans la santé avec la fin des déserts médicaux ; dans l'éducation avec la gratuité réelle de l'école et des cantines ; dans le transport et le fret ferroviaire, avec la réouverture des petites lignes ; la construction de logements publics aux normes écologiques, l’encadrement des loyers à la baisse.
    La renationalisation d'EDF, d'ENGIE, des autoroutes et des aéroports.
    De nouveaux droits d'intervention et de décision des salariés dans les entreprises.
    La justice fiscale : rétablissement de l'ISF, taxation du capital au même niveau que le travail et lutte contre l'évasion fiscale.
    La formation d'un grand pôle public financier avec la nationalisation de banques généralistes, dans l'objectif d'assurer la transformation sociale et écologique de la France.
    Une véritable planification écologique et démocratique, par l’application de la règle verte.
    L’instauration d’une 6ème République pour en finir avec la monarchie présidentielle et introduire des droits nouveaux pour les citoyens, notamment le référendum d’initiative citoyenne.
    La désobéissance aux règles de l’Union européenne qui seraient en contradiction avec l'application de notre programme, en se libérant du carcan budgétaire, des directives d'ouverture à la concurrence, et en introduisant un principe de non-régression sociale et écologique; la construction d’un nouveau projet au service de la construction écologique et sociale
    Une diplomatie au service de la paix, préservant l’intégrité territoriale de tous les pays, grâce à des coopérations altermondialistes, en solidarité avec les peuples, pour un monde qui respecte les droits humains, la démocratie et lutte contre le dérèglement climatique.
 
4) Pour que cet accord soit efficace et pour répondre à l’immense attente de nos concitoyen·nes, nous nous donnons tous les moyens pour que les discussions entamées avec les autres forces aboutissent et nous nous appuierons sur les mobilisations populaires. En finalisant cet élargissement au plus vite, nous pourrions tenir un événement commun de lancement le samedi 7 mai.
 
 

Interview de Fabien Roussel dans l'Humanité:

Fabien Roussel : « Nous devons répondre à un espoir immense »

Communistes, insoumis et écologistes ont signé un accord historique en vue des législatives. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, expose les objectifs de cette alliance, qui vise la conquête du pouvoir.

Publié le Mercredi 4 Mai 2022 -

Prendre des mesures pour améliorer tout de suite la vie des gens, battre Emmanuel Macron, battre le RN, et faire reculer l’abstention. C’est l’ambition que se sont fixée le PCF, la FI et EELV à travers la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Pour y parvenir, le dirigeant communiste entend mener une campagne commune tambour battant.

Quel est le sens de cet accord à gauche? Est-il possible daller conquérir une majorité à lAssemblée nationale?

Fabien Roussel:

Nous devons répondre à cet immense espoir que l’ensemble des forces de gauche a pu soulever à l’occasion de l’élection présidentielle: même si le second tour a été terrible, car il ny avait pas dautre choix que de voter Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, le premier tour a montré que la gauche s’est renforcée au plan national. Pour les législatives, nous avons donc l’obligation d’y aller tous ensemble, rassemblés, pour concrétiser cette incroyable espérance: il est possible de battre Macron et de lui imposer une cohabitation. Le 1er juillet 2022, il est possible d’avoir un gouvernement de gauche qui dans l’urgence augmente le Smic à 1400 euros net pour tous les salariés. Il est possible de repousser définitivement le projet de retraite à 65 ans de Macron pour remettre la retraite à 60 ans. C’est une occasion historique pour les Français, mais il faut que les citoyens s’en saisissent parfaitement. On sait que le risque d’abstention est fort aux législatives. Il faudra donc mener une campagne très efficace pour mobiliser sur le terrain. J’appelle aussi les électeurs de Le Pen, ceux qui par colère ont choisi ce bulletin de vote pour battre Macron, à regarder ce que nous proposons à gauche et ce que nous allons porter aux législatives, car c’est bien ce programme-là qui va changer leur vie.

Quel programme partagé vont porter ensemble EELV, la FI et le PCF? Quest-ce que les communistes ont apporté?

Fabien Roussel:

Il y a un contrat de législature sur lequel nous nous sommes mis d’accord, une série de mesures qui vont tout de suite améliorer la vie des gens: hausse des salaires, retraite à 60 ans, blocage des prix des produits de première nécessité, embauches dans nos services publics, nos écoles et nos hôpitaux. Les communistes ont notamment mis laccent sur les moyens à mettre en œuvre pour mobiliser le capital au service de grandes conquêtes sociales. Nous portons aussi l’abrogation de la loi El Khomri et des ordonnances Macron, nous voulons mettre fin aux délocalisations, et nous entendons nous donner les moyens de notre politique en créant un grand pôle public bancaire. Nous avons encore quelques divergences sur les questions économiques: je pense au financement de la Sécurité sociale et au fait que nous voulons supprimer la CSG. Nous avons aussi des différences sur la question énergétique, principalement sur le nucléaire. Mais ces sensibilités, nous allons continuer de les défendre, notamment via notre groupe communiste à l’Assemblée nationale. C’est tout l’intérêt de l’accord passé: il permet de construire une coalition des forces de gauche et écologiques dans laquelle chaque composante conserve son autonomie et sa liberté de parole. C’est important.

Pourquoi un tel accord à gauche, impossible avant la campagne présidentielle, est-il devenu possible pour les législatives?

Fabien Roussel:

Tout simplement parce que cette campagne présidentielle a été l’occasion de présenter pour chaque force de gauche son projet pour la France, en montrant les différences et les points de convergence. Elle a surtout prouvé que la diversité de la gauche est une richesse, en mobilisant 11 millions d’électeurs. Environ 7,5 millions pour Jean-Luc Mélenchon, et 3,5 millions pour les autres. Ces projets différents ont pleinement le droit d’exister, pour faire vivre le débat d’idées. Ce qui est important, c’est de savoir ensuite se réunir aux législatives, qui dans les 577 circonscriptions de France vont permettre de faire vivre ces différences et d’en faire un atout. La campagne présidentielle a aussi permis aux communistes de défendre la France des Jours heureux. Cette mobilisation, nous allons la mettre au service des législatives. Je pense notamment à tous ces départements qui n’auront pas de candidats communistes mais qui pourront faire vivre notre programme quand même.

Le PCF a signé un accord autour de 54 circonscriptions, dont les onze où il y a des députés communistes sortants. Est-ce un bon accord?

Fabien Roussel:

C’est un accord avec de nombreuses circonscriptions gagnables qui offre la possibilité d’avoir un groupe à l’Assemblée. Nous n’aurions pas pu nous satisfaire d’un simple soutien aux onze députés PCF sortants, car le seuil pour constituer un groupe est de quinze élus. Trouver un accord qui nous permette de gagner au minimum une quinzaine d’élus était pour nous la condition sine qua non d’une signature. Mais nous espérons en gagner plus! Et les communistes feront campagne dans tout le pays, pour aller convaincre un maximum de Français quil est possible dobtenir une majorité de gauche. Nous avons un rôle important à jouer pour aller chercher la victoire.

Il manque aujourd’hui le PS. Souhaitez-vous qu’il rejoigne la coalition de gauche?

Fabien Roussel:

Cet accord n’est en réalité valable et n’aura de sens que si toutes les forces de gauche y participent. Je me féliciterai donc que le PS soit là pour l’emporter avec nous. Il ne doit y avoir aucune division à gauche. Nous devons être à 100 % unis plutôt que de nous faire perdre mutuellement dans de nombreuses circonscriptions. Le rassemblement est indispensable.

 

Une union pour gagner l’Assemblée

Législatives Après EELV et avant le PS, le PCF s’est entendu avec la FI pour les élections de juin. Sous l’influence des communistes, la base programmatique de cet accord a été étoffée de nombreuses propositions sociales, antilibérales et écologiques.

Publié le Mercredi 4 Mai 2022 - L'Humanité

La gauche peut conquérir le pouvoir. Avec un rassemblement inédit, sur un programme de rupture, ambitieux et émancipateur, elle se donne en tout cas toutes les raisons d’y croire. Ce fol espoir, impensable il y a peu, a encore grandi mardi 3 mai, jour anniversaire de la victoire du Front populaire en 1936. Le PCF a ainsi rejoint l’accord déjà acté entre Europe Écologie-les Verts et la France insoumise, dimanche soir. « Nous sommes heureux de voir ce rassemblement se renforcer et la perspective d’une majorité en juin se dessiner, a salué la députée FI Clémentine Autain. Nous vivons un tournant historique et il était impensable que les communistes n’aient pas leur pleine place dans cette Nouvelle Union populaire. » « C’est une excellente nouvelle qui peut aboutir à un événement historique et essentiel pour les Français, se réjouit son homologue communiste Stéphane Peu. Je vois aussi cet accord comme la création d’une union durable, au moins pour les cinq ans qui viennent, afin de construire ensemble une véritable alternance de gauche. »

smic à 1 400 euros, retraite à 60 ans...

En attendant le PS, voire le NPA (avec qui les négociations sont toujours en cours à l’heure où nous bouclions ces pages), cette alliance entre PCF, FI et EELV constitue une avancée décisive pour cette coalition en cours de construction. Le conseil national du PCF, après consultation des fédérations départementales, a validé cet accord dans l’après-midi du mardi 3 mai, avec 120 votes pour, 25 contre et 13 abstentions. Selon nos informations, celui-ci prévoit que des candidats communistes, représentants de cette « Nouvelle Union populaire écologique et sociale » (Nupes) soient investis dans 54 circonscriptions (les écologistes ont signé dimanche soir pour 100 candidatures). Ce qui devrait garantir au PCF le droit au remboursement et au financement prévus dans le cadre de ces élections, ainsi que la création d’un groupe parlementaire. Surtout, communistes, insoumis et écologistes se sont accordés sur la base d’un projet de gouvernement, déjà avancé avec l’entente FI-EELV.

La hausse « immédiate » du Smic à 1 400 euros, la retraite à 60 ans, la garantie d’autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité, la planification écologique et « l’éradication de la pauvreté », objectifs déjà fixés avec les écologistes, restent d’actualité. « C’est un programme pour améliorer immédiatement la vie des gens, se félicite Stéphane Peu. Très concrètement, le pouvoir d’achat va augmenter très rapidement avec le blocage des prix notamment, les salaires vont augmenter, les services publics seront redynamisés… »

« renationalisation d’EDF, d’Engie »

À l’issue de deux semaines de négociations, les communistes ont obtenu de la FI et d’EELV une série de nouvelles propositions que portera cette Nupes. L’accord comprend ainsi « la reconquête des services publics et de nouvelles créations d’emplois publics », dans la santé, l’éducation, le transport et le fret ferroviaire. La construction de logements publics, l’encadrement des loyers à la baisse sont aussi avancés. De nombreuses mesures portées par le PCF depuis plusieurs années pourraient aboutir grâce à ce rassemblement, comme la « renationalisation d’EDF, d’Engie, des autoroutes, des aéroports », et de banques généralistes ; des « nouveaux droits d’intervention et de décision des salariés dans les entreprises », ou encore la lutte contre l’évasion fiscale, la « taxation du capital au même niveau que le travail » et le rétablissement de l’ISF. La VIe République est aussi au programme. Point de discorde entre les formations, la question du nucléaire n’a visiblement pas été tranchée, elle pourrait l’être au sein même du Parlement. « L’Assemblée nationale est faite pour cela, il faut que nos différentes visions vivent au sein d’une même majorité », estime l’écologiste Sandra Regol, qui se réjouit de l’arrivée des communistes dans l’accord.

Avec un rassemblement basé sur ces mesures et non un simple découpage électoral, « nous nous sommes donné les moyens d’être crédibles aux yeux des Français, et c’est ce qui affole le pouvoir en place », estime Clémentine Autain. Car l’objectif est clair : obtenir une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner le pays. La gueule de bois de la présidentielle a vite laissé place à l’ivresse du rassemblement, qui crée une dynamique inédite pour une force qui apparaissait vaincue quelques jours plus tôt.

Cinq circonscriptions, territoires de conquête

« La victoire est possible. Macron a été mal élu, beaucoup ne voulaient pas de ce second tour et l’aspiration à l’unité est très grande. Il y a tout pour créer une dynamique qui renforce notre bloc par rapport à la présidentielle. Ce rassemblement peut générer beaucoup d’espérance et une grande mobilisation des électeurs de gauche qui sera, j’en suis sûr, sans commune mesure avec celle des précéde ntes législatives », s’enthousiasme Stéphane Peu . « Nous avons pour nous la dynamique, grâce à cette coalition, au fait que nous imposons un 3e   tour de la présidentielle, avec Jean-Luc Mélenchon qui se propose d’être premier ministre et surtout un programme dans lequel les gens fondent beaucoup d’espoir », ajoute le député FI Éric Coquerel. Côté écologiste, Sandra Regol, numéro 2 d’EELV, considère que « la force de cette coalition est d’avoir à la fois un socle de propositions communes très fortes et nombreuses tout en gardant nos spécificités, en ayant chacun nos propositions propres ».

L’accord avec les communistes prévoit lui aussi une « majorité pluraliste » et l’objectif que le PCF puisse former un groupe parlementaire d’au moins 15 élus. Raisonnablement, les communistes peuvent espérer conserver leurs onze sièges sortants, même si les batailles ne sont pas gagnées d’avance. Pour se renforcer, le PCF et ses militants viseront la victoire dans les 43 autres circonscriptions. Selon nos informations, cinq d’entre elles seraient particulièrement désignées comme des territoires de conquête. Celle de Dax et Tarnos (Landes), ville dirigée par Jean-Marc Lespade. À Bourges Ouest-Vierzon (Cher), chez le maire communiste Nicolas Sansu. Dans la circonscription menée par le RN Sébastien Chenu, Denain-Trith-Saint-Léger (Nord), où Patrick Soloch est parti pour représenter la gauche. À Creil-Nogent-Clermont (Oise), où le médecin Loïc Pen pourrait être candidat, comme en 2012. Et Lens-Avion (Pas-de-Calais), qui devrait voir le maire avionnais Jean-Marc Tellier être investi. Les candidatures pressenties de ces cinq responsables communistes devraient être confirmées dans les prochains jours.

Cette Nouvelle Union populaire écologique et sociale espère présenter ses 577 candidats le 7 mai, après la signature possible et espérée du PS, pour un lancement de campagne commun. Une étape supplémentaire dans « cette union qui répond aux grands enjeux d’aujourd’hui, estime Stéphane Peu. Cet espoir, à un moment où l’histoire s’accélère, peut créer un mouvement de grande puissance, y compris dans la rue ». Car la victoire aux législatives qui semble aujourd’hui possible ne sera pas une fin en soi. « Même si nous avons la majorité, ce sera difficile, avoue Clémentine Autain. La clé, c’est la mobilisation populaire, qui doit accompagner et rendre possibles les transformations profondes que nous proposons. » Comme il y a quatre-vingt-six ans, du temps du Front populaire…

 
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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 06:54
Nous, les femmes, nous avons beaucoup d'ennemis - Ouest-France, 3 mai - AG d'Amnesty International du 30 avril avec les témoignages de femmes réfugiées syriennes, ukrainiennes, afghane
Nous, les femmes, nous avons beaucoup d'ennemis - Ouest-France, 3 mai - AG d'Amnesty International du 30 avril avec les témoignages de femmes réfugiées syriennes, ukrainiennes, afghane
Nous, les femmes, nous avons beaucoup d'ennemis - Ouest-France, 3 mai - AG d'Amnesty International du 30 avril avec les témoignages de femmes réfugiées syriennes, ukrainiennes, afghane
Nous, les femmes, nous avons beaucoup d'ennemis - Ouest-France, 3 mai - AG d'Amnesty International du 30 avril avec les témoignages de femmes réfugiées syriennes, ukrainiennes, afghane
Nous, les femmes, nous avons beaucoup d'ennemis - Ouest-France, 3 mai - AG d'Amnesty International du 30 avril avec les témoignages de femmes réfugiées syriennes, ukrainiennes, afghane
"Nous, les femmes, avons beaucoup d'ennemis!" - Maha Hassan
Très bel article de Christine Varesi dans le Ouest-France sur la rencontre de samedi dernier entre cinq femmes originaires d'Ukraine, de Syrie, d'Afghanistan, organisée pour l'Assemblée générale d'Amnesty International ! Une rencontre bouleversante avec cinq femmes d'un grand courage affrontant les monstres de la guerre, de l'invasion étrangère, de la dictature, de l'islamisme.
Quand Amnesty International réunit des femmes réfugiées d'Afghanistan, d'Ukraine et de Syrie, avec Maha Hassan et Lubna Alkanawati. Un moment d'échange très fort et émouvant avec les témoignages de femmes engagées pour les droits humains et la liberté face à la violence de la guerre, de la dictature et des idéologies politiques qui ciblent les femmes! Bravo et merci a Amnesty International pour avoir permis cette rencontre et ces échanges passionnants au 2D a Morlaix a l'occasion de son Assemblée générale ouverte.
Avec Amnesty International:
Anahita FERDOUS réfugiée arrivée d'Afghanistan il y a quelques mois
Maha HASSAN née à Alep ( auteure kurde-syrienne ), réfugiée depuis 2004
Lubna ALKANAWATI, militante des droits des femmes et de la démocratie et des droits humains en Syrie, réfugiée en France depuis quelques mois
Yuliya CHAMBAUDIE et Hanna NEKRASSA, ukrainiennes réfugiées depuis l'agression russe il y a quelques semaines
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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 06:52
PCF - le parti qui reçoit le plus de ressources financières de ses élus et de ses militants (Ouest-France, 3 mai 2022)
PCF - le parti qui reçoit le plus de ressources financières de ses élus et de ses militants (Ouest-France, 3 mai 2022)

Cela a toujours été comme ça depuis 1921. Les élus communistes travaillent pour la cause de la transformation sociale, et reversent leurs indemnités à leur parti. Le Parti communiste français, parti du désintéressement des élus qui reversent leurs indemnités à leur organisation politique pour le bien commun. Et parti le mieux financé par ses élus. Ouest-France, 3 mai 2022. Grâce aux cotisations, aux souscriptions, aux reversements d'indemnités d'élus, à ses nombreuses initiatives politiques et financières (fêtes, vente du muguet, repas républicains, etc) grâce à son nombre de militants, le plus élevé en France, le parti communiste est le 2e parti avec le plus de ressource en France, juste derrière LREM mais son financement ne dépend qu'à 8,7% de l'argent public, contre 89% pour la LREM, 80% pour FI, 60% pour les Républicains.

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 05:41
56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix- Revue de presse dans le Ouest-France et le Télégramme
56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix- Revue de presse dans le Ouest-France et le Télégramme
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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 16:30
Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

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Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Premières photos de la 56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix - le 1er mai 2022 à Morlaix, place Allende
Premières photos de la 56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix - le 1er mai 2022 à Morlaix, place Allende
Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

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Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

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Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

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Photo de Pierre-Yvon Boisnard

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Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

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Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

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Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo de Patrick Gambache

Photo Elise Kerebel

Photo Elise Kerebel

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Photo Ismaël Dupont- 1er mai 2022 - fête du Viaduc

Premières photos de la 56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix - le 1er mai 2022 à Morlaix, place Allende
Premières photos de la 56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix - le 1er mai 2022 à Morlaix, place Allende

Fête du Viaduc 2022 - Au montage, au démontage, pendant la fête, des sourires et de beaux moments de fraternité.

Avec les sections PCF du Pays de Morlaix (Morlaix-Lanmeur-Roscoff) et la participation de 500 à 600 personnes, dont 200 au repas.

Merci à toutes et tous pour votre présence chaleureuse.

Photos de Patrick Gambache, Pierre-Yvon Boisnard, Ismaël Dupont, Romaric Leduc

Diaporama de Pierre-Yvon Boisnard

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 06:17
Les sections locales du PCF de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Lanmeur organisent leur 56e Fête du Viaduc, ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Les sections locales du PCF de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Lanmeur organisent leur 56e Fête du Viaduc, ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Les sections locales du PCF de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Lanmeur organisent leur 56e Fête du Viaduc, ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Après deux ans d’absence, la Fête du Viaduc revient ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. Organisée par les communistes du Pays de Morlaix, cette 56e édition sera très politique.

Depuis 1965, c’est une tradition locale qui a toujours été respectée. Sauf ces deux dernières années, pandémie de covid oblige. Ce dimanche 1er mai, à partir de 12 h 15, la fête du Viaduc fait son retour place Allende. Organisée par les sections locales communistes de Morlaix, Lanmeur et Saint-Pol-de-Léon (120 adhérents), cette 56e édition sera donc celles des retrouvailles. Plusieurs centaines de personnes sont attendues.

Une manifestation politique

C’est revendiqué : la fête du Viaduc est une manifestation à caractère politique. Elle le sera encore plus cette année, au sortir de la Présidentielle et à quelques semaines des Législatives. C’est un moyen de faire connaître le Parti communiste, les idées qu’il défend. Le PCF aura d’ailleurs son propre stand. Et sous le chapiteau, de 14 h 20 à 15 h 20, les visiteurs assisteront à un spectacle intitulé « Les mauvais jours finiront. Chroniques en chansons de la Commune de Paris » (il y a 150 ans, NDLR). Politique, encore. Enfin, Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, la candidate déclarée du PCF aux Législatives dans la circonscription de Morlaix et son suppléant, prendront la parole à 15 h 30. Il sera certainement question de la campagne présidentielle de leur candidat Fabien Roussel et d’une possible union de la gauche (en discussion) en vue des Législatives. Le but : empêcher Emmanuel Macron d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale et lutter contre l’extrême droite.
 

Repas, concert, stands et exposition

Mais la fête du Viaduc, c’est aussi un moment convivial. Un repas jambon à l’os sera servi à partir de 12 h 30, après le discours d’accueil (15 € pour les adultes, 7,50 € pour les enfants ; réservations conseillées au 06 62 74 75 27 ou à pcf-morlaix@wanadoo.fr). Une buvette et une crêperie sont aussi prévues.

 

Côté animations, le trio Coverfield (musique folk armoricaine) reprendra des standards en tous genres (d’AC/DC à Lady Gaga en passant par Bob Marley), de 16 h à 17 h 15. Une exposition d’œuvres du peintre anglais Guy Denning, installé à La Feuillée depuis 2007, sera installée sous le chapiteau. Le tout sera complété par un stand jeux et un stand fleurs (« La Petite Boutique »). À noter que l’Association France Palestine Solidarité et Morlaix Wavel seront également présentes.
 

Pratique

Fête du viaduc, le 1er mai, à partir de 12 h 15, place Allende. Gratuit.

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 06:06
Photo Cyril Deleau - 2019 (fête du Viaduc, 1er mai 2019)

Photo Cyril Deleau - 2019 (fête du Viaduc, 1er mai 2019)

Photo Cyril Deleau - 2019 (fête du Viaduc, 1er mai 2019)

Photo Cyril Deleau - 2019 (fête du Viaduc, 1er mai 2019)

Photo Cyril Deleau - 2019 (fête du Viaduc, 1er mai 2019)

Photo Cyril Deleau - 2019 (fête du Viaduc, 1er mai 2019)

Fête du Viaduc - 56ème fête du Parti communiste dans le Pays de Morlaix, 1er mai 2022
(Photos Cyril Deleau, 2019)
A 12h15 dimanche prochain, 1er mai 2022, débutera la 56ème fête du Viaduc, un évènement lancé en 1964, et qui a connu deux années d'interruption dues à la crise sanitaire en 2019 et 2020.
A 12h15 un discours d'accueil du Parti communiste sera fait pour inaugurer la fête, avec une pensée émue pour nos camarades qui nous ont quittés depuis 3 ans, Alain David et Michel Derrien notamment, des piliers de la fête et du PCF.
Et un apéritif réunira, avec la chorale des Jours Heureux du PCF Morlaix, nouvellement montée, des militants politiques de gauche de diverses sensibilités, des élus, des syndicalistes, des militants associatifs, des citoyens aussi bien sûr, militants et sympathisants, avant le repas (menu adulte 15€, enfant 7,50€ - pommes de terre grenaille et jambon à l'os ; salade, fromage; gâteau; café; boisson) - 180 repas pourront être servis. Réservation: pcf-morlaix@wanadoo.fr
A 14h20 - 15h20 : spectacle sur la Commune de Paris du Théâtre de la Corniche, "Les Mauvais jours finiront"
A 15h30: interventions des candidats investis par le Parti communiste pour les élections législatives Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio
16h-17h: le groupe de musique pop rock Coverfield
Toute l'après-midi:
- Exposition de l'artiste Guy Denning
- Buvette (crêperie, cidre, thé, café)
- Stand Jeux (mis à disposition par La Boisselerie)
- Stand fleurs "la petite boutique"
- Stand PCF
- Stand loterie avec des objets faits main
- Tombola
- Stand de la Jeunesse communiste
- Stand de l'association france palestine solidarité
- Stand de Morlaix Wavel
- Stand librairie en lien avec la librairie Dialogues de Morlaix (Maha Hassan et Ismaël Dupont pourront notamment y dédicacer "Femmes d'Alep")
Nous remercions tous les commerçants et artisans (53) qui acceptent par leur publicité sur le journal Le Viaduc de contribuer à la réussite de cette fête du Viaduc !
Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
A 14h20 très précise, le dimanche 1er mai 2022 place Allende à Morlaix, LES MAUVAIS JOURS FINIRONT, c'est sûr!
Évènement gratuit, ouvert à tous, car le bonheur ne s'accapare pas mais se partage!
56ème fête du Viaduc - Non la Commune n'est pas morte...
LES MAUVAIS JOURS FINIRONT
Chroniques en chansons de la Commune de Paris
150 ans de la Commune de Paris : les commémorations vont bon train, comme il y a 50 ans pour son centenaire. Deux fois par siècle, un événement majeur de l'histoire de France sort de l'oubli dans lequel on l'a délibérément enfoui. Comme un secret de famille qu'on a du mal à assumer, on cache aux jeunes générations une insurrection qu'on croit honteuse et dont la seule mémoire risquerait de mettre à mal la bien-pensance officielle.
« Les Mauvais jours finiront » permet au théâtre de la Corniche de revisiter ces 72 journées du printemps 1871, remises dans leur contexte historique de la capitulation de l'armée de Napoléon III et du siège de Paris par les Prussiens, d'une proclamation d'une république dans un pays resté profondément monarchiste et d'une opposition de plus en plus marquée entre la France rurale et la capitale.
L'évocation est illustrée de chansons de l'époque interprétées par deux paroliers qui ont vécu l’insurrection : Jean Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises et membre du Conseil de la Commune, et Jules Jouy, témoin des événements à l'age de 16 ans et à qui l'on doit de nombreux textes sur la période.
Conception et interprétation : Antoine Asnar, Claude Bonnard, Patrice Langlois. Mise en scène : Eric Lichou
Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
Des habitués de la petite fête de l'Huma morlaisienne et des évènements musicaux organisés par le PCF pays de Morlaix (accueil du député Sinn Féin, Raymond McCartney, ancien gréviste de la faim avec Bobby Sands, en Irlande du Nord engagé dans les accords de paix, en 2017, à Roscoff, etc), le groupe Coverfield assurera le concert de la 56ème fête du Viaduc ce dimanche 1er mai à Morlaix.
Musique folk armoricaine!!! (country pop & Irish punk)
Reprise des grands standards musique pop/rock en versions acoustiques tels les fils spirituels bretons de Jony Cash et Shane Mac Gowan!
AC/DC, Bob Marley, Lady Gaga, U2, Rage against the machine... rien ne les arrête pour un set folk-rock endiablé!
3 musiciens: chant/guitare, flûtes/mélodica, contrebasse
On vous attend nombreux: dimanche 1er mai, 16h - 17h15
Concert gratuit qui va faire vibrer la place Allende!
Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
Fresque de Nathalie Le Mel, révolutionnaire de la Commune de Paris d'origine finistérienne- Brest, Guy Denning

Fresque de Nathalie Le Mel, révolutionnaire de la Commune de Paris d'origine finistérienne- Brest, Guy Denning

Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
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Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
56ème fête du Viaduc - 1er mai 2022, place Allende à Morlaix (12h15-18h).
Guy Denning, un artiste anglais généreux et engagé pour le monde du travail, l'égalité, l'écologie, les causes de solidarité internationale - le street art comme outil de résistance et de révolution
Cet artiste anglais né en 1965 à Bristal, habitant les Monts d'Arrée à la Feuillée, auteur du portrait d'hommage à Henri Rol-Tanguy (collection PCF Morlaix), des fresques éphémères sur les poilus de La Feuillée (livre expo réalisé par Jean-Marc Nayet), également de plusieurs fresques magnifiques à Brest, sera l'invité d'honneur des sections PCF du pays de Morlaix pour la 56ème fête du Viaduc, qui revient en force après deux ans d'interruption (les premières depuis 1964)
Les tableaux de cet artiste internationalement connu seront exposés et des petites formes seront à vendre.
Dimanche 1er mai, place Allende à Morlaix - The place to be! (or not to be, that is the question...)
Fête du Viaduc ... is back! Bienvenue sur la 56ème fête du Viaduc du Parti communiste, le dimanche 1er mai 2022 à Morlaix
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