Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 04:57
Eric et Marie Pellerin - photo L'Or Breizh (Cyril Deleau)

Eric et Marie Pellerin - photo L'Or Breizh (Cyril Deleau)

Poètes et baladins, musicien et chanteuse, un couple dans l'art comme dans la vie, membres du groupe "La Souris Noire", ils rêvent d'un autre monde et commencent à le forger ici et maintenant à travers leurs initiatives artistiques et culturelles, leurs engagements associatifs humanistes et leur engagement politique à gauche. Morlaix Ensemble se réjouit aujourd'hui de recevoir cette expression de soutien de nos amis Eric et Marie Pellerin, fondateurs de l'excellent festival de chanson française morlaisien "Les Originales". Un grand merci à eux!!!

 

" Habitants de Morlaix pendant près de vingt ans, à l’heure de la retraite nous avons quitté cette belle cité pour une commune voisine. Cependant nous tenons à rester présents dans la vie culturelle et associative de cette ville que nous chérissons. Avec le festival les Originales et d’autres activités artistiques et culturelles,  nous collaborons au quotidien avec des structures, des associations, des lieux de diffusion morlaisiens. Nous avons vu au cours de ces dernières années les difficultés s’accumuler pour les activités qui nous concernent : manque criant de lieux de réunion, disparités de traitement entre les différentes associations ou projets, perte du dynamisme et de l’ambition culturelle de Morlaix… 

Nous connaissons la plupart des colistiers de « Morlaix ensemble » nous les avons croisés dans des associations, sur leurs lieux d’exercices ou dans des manifestations diverses. Nous savons qu’ils sauront défendre, de par leurs expériences diverses, les engagements  du programme pour lequel ils se présentent. 

Les citoyens morlaisiens ont besoin d’un nouvel espoir et de sentir à nouveau battre le cœur d’une ville pleine  de promesses. 

Même si nous regrettons que toutes les forces de gauche ne soient pas présentes au second tour de cette élection, nous soutenons la liste « Morlaix Ensemble ». 

Eric et Marie Pellerin

 

Lire aussi:

Découvrez le comité de soutien de la liste Morlaix Ensemble, et, apportez votre soutien à votre tour!

Pourquoi Louise Thépaut soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Sébastien Portier soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Laure Deslandes soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Alain David soutient Morlaix Ensemble - Mes trois raisons de soutenir Morlaix Ensemble

Pourquoi Guy Darol soutient Morlaix Ensemble ...

Pourquoi l'écrivain Luc Blanvillain soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Teddy Sibiril soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Roger Héré soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Lucienne Nayet soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Anne Cousin soutient l'équipe de Morlaix Ensemble: Morlaix Ensemble c’est oui.

Pourquoi Jean-Claude Breton soutient Morlaix Ensemble dans les municipales à Morlaix

Pourquoi Glenn Le Saoût soutient Morlaix Ensemble

Ils s'engagent avec Morlaix Ensemble: Maha Hassan, écrivaine

Pourquoi Guy Tandé soutient Morlaix Ensemble

 

Pourquoi Eric et Marie Pellerin soutiennent Morlaix Ensemble
Partager cet article
Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:42
Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!
Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!
Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!
Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!
Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!
Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!

Morlaix Ensemble à la rencontre des habitant(e)s de Pors Ar Bayec

➡️ La foule pour le RDV quartier la madeleine à Pors Ar Bayec...

Des échanges constructifs pour un nouvelle élan pour une ville de Morlaix plus solidaire plus écologique et plus active

#morlaixensemble #morlaix #morlaix2020

Morlaix Ensemble à Ploujean de 18h15 à 19h30 le 22 juin

Morlaix Ensemble à Ploujean de 18h15 à 19h30 le 22 juin

Morlaix Ensemble à la Madeleine et à Ploujean ce lundi 22 juin - En route pour une victoire de la gauche à Morlaix!
Partager cet article
Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:40
Aérien. Air France taille dans l’emploi avec l’aval du gouvernement (L'Humanité, Cypien Boganda, 19 juin 2020)
Vendredi, 19 Juin, 2020
Aérien. Air France taille dans l’emploi avec l’aval du gouvernement

La compagnie tricolore annoncera le 3 juillet les détails de son plan d’économies, qui pourrait supprimer jusqu’à 10 000 emplois. Les 7 milliards d’euros d’aides de l’État à la compagnie sont subordonnés à des « réformes structurelles ».

 

La direction d’Air France annoncera début juillet aux organisations syndicales son plan de réduction des coûts. Selon les sources, entre 8 000 et 10 000 postes pourraient être supprimés, au sein d’Air France et de sa filiale régionale, Hop !. Ces coupes claires passeraient par des ruptures conventionnelles collectives (RCC) pour les personnels navigants et par un plan de départs volontaires pour les personnels au sol. Le gouvernement a d’ores et déjà donné son aval au plan de suppressions de postes, à condition que les apparences soient sauves. « Il y aura des ajustements nécessaires, mais je demande à Air France qu’il n’y ait pas de départs forcés », déclare le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

En réalité, cette restructuration était en quelque sorte la condition sine qua non à l’aide accordée en pleine pandémie par l’État, qui est aussi actionnaire de la compagnie. Pour mémoire, le gouvernement avait accepté de mettre 7 milliards d’euros sur la table, dont 4 milliards en prêts bancaires garantis par l’État, et 3 milliards en prêts directs. Dans son plan de soutien au secteur aéronautique, le gouvernement le rappelle en toutes lettres. En échange de l’enveloppe allouée à Air France, la compagnie devra « prévoir des réformes structurelles sur la maîtrise des coûts et des efforts de productivité (…), notamment à travers la négociation de nouveaux accords avec les organisations représentatives du personnel ». Nous y sommes…

Les syndicats craignent que le volontariat ne soit qu’un vœu pieux. « Je ne vois pas comment ils vont éviter les licenciements secs, alerte Karine Monsegu, de la CGT. Nous estimons à 10 000 le nombre de suppressions de postes : ils ne vont jamais trouver un tel nombre de volontaires au départ. Je rappelle que la moyenne d’âge pour les personnels au sol dans le court-courrier, c’est 51 ans. Cela fait au moins onze ans avant de percevoir sa retraite ! Si ces gens partent avec deux ans de salaire en guise de chèque, que feront-ils une fois dehors ? »

Au sein de la compagnie, beaucoup estiment que la crise du Covid ne fait qu’accélérer le plan de vol de Ben Smith, le nouveau PDG, qui avait annoncé la couleur dès la fin de l’année dernière : le groupe visait un résultat opérationnel de 2,5 milliards d’euros d’ici à 2024 (contre 1,15 à l’époque), avec un doublement de sa marge opérationnelle (7 % contre 4 %). Ce plan impliquait un développement accéléré de Transavia, la filiale low cost de KLM, pour tout ce qui est moyen-courrier ; et une hypothétique montée en gamme d’Air France pour les vols longue distance.

« Tout est cousu de fil blanc, confirme un commandant de bord qui connaît la boîte par cœur. La pandémie actuelle sert de prétexte à la direction pour pousser les feux. La seule ambition du nouveau PDG, c’est de couper les branches les moins productives pour gagner en rentabilité. Ce qui signifie, en l’occurrence, se débarrasser du court et du moyen-courrier. »

De fait, les salariés de Hop !, filiale court et moyen-courrier d’Air France, craignent le pire. « En théorie, nous ne conserverions que 30 avions sur 51, indique Joël Rondel, secrétaire du CSE (CGT). Largement en dessous de notre seuil de rentabilité… Je suis sûr qu’ils sont en train de siffler la fin de la partie : dans quelques années, nous n’existerons plus. Pour l’instant, Air France a encore besoin de nous pour alimenter le hub de Charles-de-Gaulle. Mais demain ? » Le syndicaliste redoute que la direction déroule le tapis rouge à Transavia, au détriment de la filiale historique d’Air France : « Ils vont nous liquider et refiler à Transavia tous les slots (créneaux de décollage/atterrissage – NDLR) que nous possédons à Orly. L’aéroport étant saturé, ces slots valent de l’or… »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette stratégie ne fait pas l’unanimité au sein du groupe. « Les mesures proposées aujourd’hui, c’est la première vague, assène Grégoire Aplincourt, pilote et membre du syndicat Spaf. Dans deux, trois ans, quand on se rendra compte que notre clientèle affaires a fui la compagnie parce qu’elle ne voulait pas voler sur Transavia, on nous présentera une nouvelle addition ! » 

Cyprien Boganda
Partager cet article
Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:23

 

Ces derniers jours, les médias dominants se sont lancés dans une véritable campagne de dénigrement des enseignants, présentés comme des « tire-au-flanc » faisant « l’école buissonnière », le parangon de ce blâme de toute une profession étant bien sûr le reportage de « l’œil du 20 heures » sur France 2, présenté comme une « enquête », mais d’une injustice et d’une partialité absolument déroutantes. 

Mais pourquoi donc s’est-on soudain attaqué aux enseignants ? Pourquoi cette profession plutôt qu’une autre ? Et pourquoi cette offensive contre le métier était-elle si bien organisée, si bien coordonnée ? 

Tout d’abord parce que c’est facile, c’est simple : les enseignants ne fichent rien, les cerveaux sont déjà configurés à le penser. Ce qui renforce les préjugés pénètre facilement les esprits. Et cela dispense de toute pensée critique plus approfondie. Ainsi, on ne se demande pas : « comment l’Education Nationale a-t-elle géré la crise ? Qu’est-ce qui a été mis en place pour soutenir les enseignants ? Qu’a-t-on fait pour celui qui avait une mauvaise connexion, un mauvais matériel informatique ? Qu’a-t-on fait pour celui qui avait des enfants à garder, qui lui demandaient toute son énergie ? Qu’a-t-on fait pour celui qui craque tout simplement en cette circonstance difficile, parce qu’il a perdu un proche, ou parce que la situation, exceptionnelle, a renforcé les angoisses et les craintes ? 

La réponse est : rien. L’Education Nationale n’a rien fait. Elle s’est contentée de renvoyer les enseignants à ce qu’ils sont « censés faire », c’est-à-dire se débrouiller. Disons-le clairement : l’Education Nationale, le ministre, n’ont pas fait leur travail. Voilà ce qu’il aurait fallu faire : mener une véritable réflexion avec les enseignants, dès le début du confinement, pour déterminer quels enseignants peuvent télétravailler et lesquels ne le peuvent pas ; trouver des solutions pour les personnels en difficulté : garde d’enfants, comme pour les personnels soignants et de police, don ou prêt en urgence de matériel informatique à ceux qui en ont besoin – vous me direz, c’est peut-être beaucoup demandé à un Etat même pas en mesure de donner des masques à ses soignants… Soutien humain et moral aux enseignants en difficulté personnelle : trop d’entre eux n’ont pas consulté leur médecin, parce qu’ils étaient chez eux, pour ne pas surcharger le personnel médical, et n’ont pas tenu le coup. Il aurait fallu également, dans les établissements, organiser le travail autrement : répartir les niveaux entre enseignants, favoriser le travail en équipe, se fixer des objectifs simples et clairs, faire régulièrement le point sans jugement de valeur, offrant ainsi à un enseignant en difficulté la possibilité d’être relayé par d’autres. 

En somme, il aurait fallu opposer l’organisation à la débrouille, le travail en équipe à la solitude, l’empathie au jugement de valeur et au « censé faire ». 

Cela aurait-il été si difficile à mettre en œuvre ? La réponse est non. L’Education Nationale est-elle donc incompétente ? Sûrement, mais qu’importe ? Puisque c’est sur les enseignants que reposera l’accusation d’incompétence et de paresse ! D’où l’intérêt de les attaquer aussi frontalement dans les médias, de salir aussi injustement leur image… 

Mais l’Education Nationale et son ministre en chef ne sont pas les seuls profiteurs du crime : l’État a besoin de ce genre d’attaques pour légitimer les bas salaires des enseignants. On ne va tout de même pas augmenter ces tire-au-flanc ! Ou alors… pourquoi pas, un petit peu, mais à la condition qu’ils travaillent plus ! Beaucoup plus ! Qu’ils montrent qu’ils le méritent vraiment ! L’État n’attend que cela : faire des économies en maintenant les salaires bas, ou mieux, faire des économies, en augmentant un peu les salaires contre beaucoup plus de travail, plus d’heures de cours, plus d’obligations, moins de vacances, etc. Le dénigrement des enseignants sert l’État : pendant qu’on les dénigre, on ne pense plus à l’ISF, on ne pense plus au CICE, on ne pense plus à tous ces cadeaux que l’État fait aux entreprises et particuliers les plus fortunés, au détriment de tous. 

Cependant, et en somme ce qu’il y a de plus triste et inquiétant dans cet épisode, c’est que ces médias dominants complices de l’État macroniste ont bien peu de considération pour le citoyen : plutôt que de l’aider à construire son opinion en posant les vraies questions, qui touchent à l’organisation commune, ou mieux, plutôt que de l’inciter à participer, par sa réflexion, à l’organisation commune, ces médias considèrent le citoyen comme de la chair à bulletin de vote, un cerveau ramolli qu’il faut remplir d’opinions toutes faites et conforter dans ses préjugés. Et comment jeter la pierre à des parents débordés pendant tout le confinement, qui goûtent avec réconfort cette soupe de dénigrement des enseignants, qui les déresponsabilisent du manque de travail de leurs enfants ? Mieux vaut être infantilisés, déresponsabilisés, et bien dans sa peau, que de faire face aux réalités avec responsabilité : car oui, l’éducation est un travail partagé, entre enseignants et parents, qui sont co-acteurs, partenaires, et devraient chercher à se parler, à se comprendre, plutôt qu’à se juger sur le « censé faire » de chacun, surtout lorsqu’on vient de traverser une période absolument inédite dans notre histoire contemporaine. 

En conclusion, cet épisode en dit long sur notre Education Nationale, et plus généralement sur l’état de décrépitude de notre démocratie : chaque individu, chaque travailleur, chaque parent, chaque enseignant, au lieu d’être membre, partie prenante, pièce utile à la machine France, n’est plus qu’un rouage « censé » tourné bêtement sur lui-même, et se faisant vilipender dès lors qu’il grince et qu’il manque d’huile. Il est toujours plus commode d’accuser le rouage, que d’accuser le responsable du fonctionnement de la machine, ou même son fabricant. Alors, faut-il simplement changer le responsable ? Allons plus loin. La solution, c’est de se faire tous fabricants, et fabriquer ensemble une nouvelle machine, dont nous serions tous responsables. Démocratiquement. Ne serait-ce pas une belle manière de commencer à créer le monde d’après ?

Alexandre Cercey, Professeur de français dans l'enseignement privé, délégué syndical SNEIP-CGT, secrétaire de section du PCF Maisons-Alfort 

 

Partager cet article
Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:22
Aéronautique - Imposer une autre logique pour une filière industrielle et de services stratégique pour la France (PCF)
Aéronautique - Imposer une autre logique pour une filière industrielle et de services stratégique pour la France

Sous couvert d'un engagement politique en faveur d'une relance de l'activité de la filière aéronautique, le gouvernement a annoncé les grands axes d'un financement à hauteur de 15 milliards d’euros de la filière aéronautique.

Outre qu’il inclue l'aide financière de 7 milliards d’euros déjà accordée    à    Air France – KLM, ce plan, en apparence substantiel, peut s’avérer redoutable s’il n’inverse pas radicalement les logiques qui président depuis plus de 20 ans au sein de cette filière industrielle et de services. 

Or, à l’instar de ce qui se passe dans la filière automobile, les engagements gouvernementaux quant à cette mobilisation financière ne déterminent aucunement des conditions de maintien et de développement de l’emploi et l’activité dans le pays.

Déjà, de nombreuses entreprises de la filière envisagent, à l’instar de Safran, des licenciements massifs sur le sol national où 8.000 emplois à l'international ont été supprimés dans ce groupe.

D’autres entreprises de la sous-traitance notamment, à l’image de Derichebourg, organisent la pression sur les salariés pour renoncer à leurs salaires et à leurs acquis avec la menace de 700 licenciements…

C’est ainsi un plan massif de licenciements et de restructurations qui se dessine dans l’ensemble de la filière, en France et en Europe, rendant urgente l’intervention des salariés et des citoyens dans les entreprises concernées et dans les territoires.

Le PCF et ses commissions de travail (aéro, entreprises, économie, déplacement, écologie, défense, notamment) sont donc mobilisées pour l’élaboration d’un vrai plan de reconquête pour l’ensemble de la filière, qui doit évidemment nourrir l’intervention immédiate contre la casse sociale mais aussi dessiner l’action plus durable pour que la France et l’Europe disposent d’une filière aéronautique et aérospatiale en capacité de répondre aux grands défis de la période.

Développement de l’emploi, relocalisations de productions, formation, recherche, coopérations européennes et internationales, transition écologique, énergies, besoins de déplacements, spatial… autant d’approches pour conforter l’ensemble de cette filière à vocation stratégique pour la France.

Ces exigences s’appuient sur une ambition : valoriser le potentiel humain et industriel bâti sur des décennies et proscrire, pour y parvenir, toute logique de « casse » sociale ou industrielle, en intégrant les exigences nouvelles de démocratie et en s’affranchissant des diktats des marchés financiers.

De ce point de vue, la question de faire monter le capital public dans l’ensemble de la filière devient une question cruciale, si elle s’appuie sur une mission claire : celle de structurer démocratiquement une économie dynamique créatrice d’emplois, une économie de transition écologique, en lien avec l’aménagement de nos territoires ainsi qu’une politique d’amélioration des transports.

Cela nécessite notamment de sortir la filière des logiques de concurrence entre les modes de transports, de guerre économique et de rentabilité immédiate.

Et donc de la mettre à l’abri des marchés financiers et de la rentabilité boursière.

Quelques grands axes d’intervention ont d’ores et déjà élaborés en ce sens, qui peuvent, sans attendre, favoriser l’intervention communiste dans les luttes en cours dans la filière, parmi lesquels :

Interdiction de tout licenciement ou suppression d’emploi dans les groupes bénéficiant de l’argent public mobilisé par l’Etat;

réhabilitation des logiques de service public dans le transport aérien ;

Obligation pour les grands donneurs d’ordres de soutenir leur réseau d’entreprises de sous-traitance en relocalisant des productions et mise en place de stratégies de coopérations mutuellement avantageuses et de co-développement ;

Droits d’intervention pour les salariés dans la gestion des entreprises de la filière;

Réorientation de la participation de l’état dans les grands groupes, afin de les protéger contre toutes attaques boursière, et faire prévaloir l’intérêt public dans les choix stratégiques, en intégrant, dans les instances de gouvernance, des représentants de l’Etat et d’autres acteurs des instances publiques (Collectivités Locales des bassins d’emplois)

Soutien aux stratégies visant à une véritable transition écologique avec des efforts massifs pour la recherche et le développement de nouveaux modes de propulsion (hydrogène, électrique ou hybride, …) permettant de réduire les émissions de CO2 et d’une nouvelle filière de recyclage des avions ;

Réorientation de la filière industrielle de défense et de sécurité au service de la paix et de l’entente entre les peuples plutôt qu’au service du commerce mondial de l’armement ;

Bien d’autres propositions sont sur la table pour l’élaboration de ce plan de reconquête de la filière aéronautique dans notre pays. C’est une condition pour promouvoir une filière essentielle à de nouvelles coopérations dans le monde, au droit de se déplacer, à de nouvelles découvertes dans le le spatial, ou à une mondialisation respectueuse des droits humains et de l’environnement.

La France dispose d'un tissu industriel qui la place à un niveau de responsabilité de premier plan. Il s’agit pour les communistes de conforter le rôle qu'elle a su jouer historiquement, qu'elle continue toujours de jouer, et qui lui donne une légitimité pour dégager la filière, à l’échelle de l’Europe notamment, de la tutelle des marchés financiers.

Christophe Grassulo, secrétariat commission entreprises du PCF

Partager cet article
Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:19

Qui oserait, aujourd’hui, se réclamer de Donald Trump (nous parlons là de tout humain doté de raison) ? Sans aller jusqu’à faire le bilan de trois années de mandat, sa gestion de la pandémie du coronavirus et de la crise raciale qui a suivi la mort de l’Afro-Américain George Floyd en disent long sur le président des Etats-Unis. S’agissant de la crise sanitaire, il y eut d’abord, entre fin janvier et la mi-mars, dénégation, puis minimisation de la gravité de l’épidémie. Avec ses épisodes ubuesques. Quand, le 10 février, en meeting dans le New Hampshire, Trump déclare : « En avril, dès que les températures auront un peu remonté, ce virus disparaîtra. Comme par miracle. » Quand, en pleine réunion à la Maison-Blanche, le 23 avril, il « réfléchit » à haute voix et suggère d’injecter de l’eau de javel dans les poumons malades ou, pourquoi pas, un traitement aux UV ? « Les briefings de Trump mettent activement en danger la santé du public. Boycottez la propagande. Ecoutez les experts. Et s’il vous plaît, ne buvez pas de désinfectant », devra déclarer, soutenu par la communauté scientifique, Robert Reich, un professeur de la prestigieuse université de Berkeley. Entretenant la confusion, le locataire de la Maison-Blanche n’en appelle pas moins ses partisans à manifester pour « libérer » du confinement les Etats – Michigan, Minnesota, Virginie – gérés par des gouverneurs démocrates. Conséquence : une politique aussi incohérente tue les malades plutôt que la maladie. Désormais premier foyer planétaire du coronavirus, les Etats-Unis comptabilisent plus de 117 000 morts à l’heure de la rédaction de ce billet.

Même positionnement aberrant après la mort de George Floyd asphyxié par le policier Derek Chauvin à Minneapolis. La situation provoque un mouvement de colère historique, toutes communautés confondues (sauf celles des chrétiens évangéliques blancs, socle électoral du président). Sans un mot de compassion pour la victime et sa famille, Trump parle de déployer l’armée pour ramener le calme dans les villes que secouent d’importantes manifestations contre les violences policières et la discrimination raciale.

Même des figures du Parti républicain s’opposent désormais à la façon dont le businessman gère le pays. Depuis les colonnes du magazine The Atlantic, son ex-ministre de la Défense, James Mattis, est monté au créneau : « De mon vivant, Donald Trump est le premier président qui n’essaie pas de rassembler les Américains, qui ne fait même pas semblant d’essayer. Au lieu de cela, il tente de nous diviser. (...) Nous payons les conséquences de trois années sans adultes aux commandes. » Plus significatif encore : l’actuel titulaire du Pentagone, Mark Esper annonce en conférence de presse son opposition à l’usage de la Loi d’insurrection qui, pour rétablir l’ordre, permettrait d’utiliser l’armée contre les manifestants.


Dans sa logique impérialiste, dans son obsession de détruire le multilatéralisme et le droit international, la grosse patte rugueuse de Trump va jusqu’à menacer de quitter, en lui coupant définitivement les vivres, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et à autoriser des sanctions économiques – son arme favorite contre les pays souverains qui lui déplaisent – envers tout magistrat ou responsable de la Cour pénale internationale (CPI) qui enquêterait sur des militaires américains ou les inculperait « sans le consentement des Etats-Unis » [1]. Est-il nécessaire de développer plus avant ?

Qui (nous parlons-là des personnes responsables) oserait encore soutenir le président brésilien Jair Bolsonaro ? Dès 2016, ce médiocre parlementaire d’extrême droite avait annoncé la couleur : « La carte de visite pour un marginal du MST [Mouvement des sans terre], c’est une cartouche de 7.62. » Nostalgique de la dictature militaire, arrivé au pouvoir grâce au coup d’Etat juridico-parlementaire contre Dilma Rousseff, puis l’emprisonnement arbitraire de Luiz Inácio Lula da Silva, Bolsonaro a nommé un ministre des Affaires étrangères à son image : Ernesto Araujo. Hanté par la « menace communiste », ce dernier voit en Trump « le sauveur de l’Occident ».
Négationniste comme son mentor du Nord face à la pandémie, Bolsonaro la « gère » de la même façon. Ministre de la Santé, le populaire Luiz Henrique Mandetta a été limogé en avril pour avoir prôné la distanciation sociale et exprimé son désaccord avec la politique du gouvernement fédéral. Il a été remplacé par un millionnaire, Carlos Wizard, dépourvu d’une quelconque expérience dans le domaine de la santé.

Pour tenter de cacher la réalité désastreuse du Covid-19 – plus de 44 000 morts désormais – alors que le président continue d’en nier la gravité, les autorités ont tenté de changer la façon de compter les cas de contaminations et de décès. Il a fallu que la Cour suprême intervienne pour les en empêcher. De la même manière, le juge Marcio Santoro Roch avait dû annuler un décret présidentiel publié le 27 mars pour exclure les églises, les temples religieux et les bureaux de loterie des mesures de quarantaine imposées dans certains Etats.

Durant une réunion ministérielle tenue le 22 avril, Bolsonaro, entre insultes et propos venimeux, a demandé à ce que la population soit armée pour éviter qu’une dictature ne s’installe à la tête du pays. Dans le collimateur : les maires et gouverneurs qui adoptent des mesures contraires à ses recommandations dans la lutte contre le fléau sanitaire.


 Si la température grimpe en flèche au Brésil, ce n’est toutefois pas uniquement en raison de la pandémie. Car, le 19 avril, à Brasilia, en haranguant des manifestants qui, brisant la quarantaine, s’étaient rassemblés devant la Caserne générale de l’armée, Bolsonaro a légitimé de fait leur demande : une intervention militaire et la mise en œuvre de l’Acte institutionnel n° 5 (AI-5). En 1968, celui-ci avait permis de supprimer de nombreuses garanties constitutionnelles et de fermer le Congrès.
Ces prises de position témoignent de l’embarras de l’extrême droite brésilienne. Un juge de la Cour suprême, Celso de Mello, a en effet autorisé l’ouverture d’une investigation sur les accusations selon lesquelles Bolsonaro a tenté de s’ingérer dans le travail de la Police fédérale à des fins politiques. Il s’agissait pour lui d’en faire remplacer le chef pour éviter des enquêtes concernant ses fils. Par ailleurs, le Tribunal supérieur électoral a ouvert une enquête pour déterminer si, lors de la campagne présidentielle de 2018, le « candidat Bolsonaro » n’a pas utilisé des réseaux illégaux disséminant des « fake news » – ce qui, de fait, remettrait en cause son élection.

Depuis lors, le ton monte contre l’Etat de droit. Le 21 mai, le député fédéral Bia Kicis (PSL-GO), un allié du chef de l’Etat, a suggéré une « intervention militaire constitutionnelle » au cas où l’on continuerait à empêcher celui-ci de gouverner. Alors que les voix se multiplient pour demander sa démission ou une procédure d’ « empeachment », Bolsonaro a explicitement averti (13 juin) la Cour suprême et le Congrès – où il ne dispose pas d’une majorité – que « les Forces armées n’obéissent pas à des ordres absurdes » et qu’elle n’accepteront pas le résultat d’un éventuel jugement politique destiné à le destituer.

Pour les Brésiliens, le message est clair : en affichant son désir de s’arroger tous les pouvoirs, en s’attaquant délibérément aux corps constitués, Bolsonaro prône rien moins qu’un retour aux méthodes de la dictature militaire du passé.

Qui (nous parlons là des citoyens moyennement informés) se répandrait en félicitations sur la gestion du président colombien Iván Duque ? Signés en 2016 avec la guérilla des Forces armés révolutionnaires de Colombie (FARC) les Accords de paix ont été torpillés. Dans l’impunité la plus totale, toutes les vingt-quatre heures, un dirigeant social ou populaire est assassiné.

Les scandales succèdent aux scandales. On apprend que, en 2019, dans la plus totale illégalité, des membres des services de renseignement de l’armée ont placé sur écoute et espionné 130 personnes – magistrats, opposants, journalistes (dont des reporters du New York Times, du Wall Street Journal et de National Geographic) [2]. On découvre que l’actuelle vice-présidente, Marta Lucía Ramírez, a payé 150 000 dollars de caution en 1997 pour faire remettre en liberté, pendant son jugement, son frère Bernardo Ramírez Blanco, arrêté à Miami pour narcotrafic. Celui-ci fut condamné à une peine minime eu égard aux charges qui pesaient sur lui, mais pendant plus de vingt ans, en Colombie, Marta Lucía Ramírez poursuivit sa carrière politique sans jamais rendre publique cette information.
Devant le tollé provoqué par cette révélation et les demandes de démission provenant d’un certain nombre de sénateurs, le ban et l’arrière-ban de la droite se sont mobilisés pour défendre la « persécutée ». L’intervention la plus remarquée a été celle de Samuel Azout, un « homme d’affaires respectable », ex-Haut conseiller pour la prospérité sociale du président Juan Manuel Santos, quand il a déclaré : « Que celui qui n’a pas un parent ou un ami qui ait été narcotrafiquant lui jette la première pierre [3] ! » Ce qui a au moins le mérité de la clarté.

Il convient de noter à ce propos que, depuis mai dernier, l’époux de la vice-présidente, Álvaro Rincón Muñoz, doit s’expliquer devant la justice pour ses liens d’affaires, dans le secteur immobilier, avec Guillermo León Acevedo, alias « Memo Fantasma », connu pour ses liens avec les paramilitaires et les narcotrafiquants. Et que la Commission d’investigation et d’accusation de la Chambre des représentants a ouvert une enquête préalable contre le président Duque en personne, mis en cause dans le cadre de la « Ñeñepolítica ». Pour mémoire : avant sa mort par assassinat en mai 2019, l’éleveur José Guillermo Hernández Aponte, dit « Ñeñe », lui aussi notoirement proche des mafieux, a révélé des « achats de votes » et une fraude électorale organisés sur la côte caraïbe et dans la Guajira, pour favoriser l’élection de l’actuel chef de l’Etat [4].

Dans ces conditions, faut-il s’étonner de la nomination récente, mais surtout particulièrement cynique, au poste de Coordinateur des victimes du conflit armé, au sein du ministère de l’Intérieur, de Jorge Rodrigo Tovar, fils de l’ex-paramilitaire Rodrigo Tovar Pupo, alias « Jorge 40 » ? Démobilisé en 2006, extradé aux Etats-Unis en mai 2008 pour trafic de drogues, prochainement libéré après douze années d’incarcération, « Jorge 40 », ex-commandant du Bloc Nord des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), est directement responsable de 333 massacres dans les Départements de l’Atlantique, du César, du Magdalena et de la Guajira, avec un solde de 1 573 victimes [5]. Il a été exclu du programme Justice et paix, pourtant particulièrement clément, car clé de voûte de la stratégie du président Uribe vis-à-vis de ses alliés, pour n’avoir rien révélé des actes commis sous ses ordres et son désintérêt total pour leurs victimes.

Un fils ne peut être tenu pour responsable des crimes de son père. Mais, s’est interrogé le député Inti Asprilla (Alliance verte), en phase avec un sentiment largement partagé, « comment va être résolu le conflit d’intérêt : par exemple quand se présenteront à son bureau des victimes de son père [6] » ? Sachant que, publiquement, il défend son géniteur, le considérant comme un « prisonnier politique aux Etats-Unis » et un « héros ».

Dernière polémique en date. L’arrivée dans le pays des cinquante premiers militaires étatsuniens d’une Security Force Assitance Brigade (SFAB) en comportant dans le futur un nombre indéterminé – peut-être jusqu’à 800. Pour une telle incursion d’une force étrangère sur le territoire national, le Sénat colombien aurait dû donner son autorisation. Il n’a pas été consulté. Visée annoncée du déploiement : la lutte contre le narcotrafic (vingt ans après le début du Plan Colombie – 10 milliards de dollars pour le même supposé objectif – signé par les présidents Bill Clinton et Andrés Pastrana !). Avec une particularité relevée, entre autres, par le sénateur Iván Cepeda (Pôle démocratique alternatif ; PDA) : le manuel d’opérations de ces Forces spéciales « mentionne explicitement la fonction de conseiller des milices non gouvernementales et des associés irréguliers ». Faut-il traduire des groupes illégaux ? Si l’on excepte les guérillas encore en activité, par définition écartées d’une telle alliance, il n’en existe que de deux types (étroitement liés) : les paramilitaires (rebaptisés « bandes criminelles émergentes ») et les narcotrafiquants. Pour lutter contre les activités illicites dont ils sont les acteurs principaux ? Plus vraisemblable : avec les yeux tournés vers un certain pays voisin (au hasard : le Venezuela).

Trump, Bolsonaro, Duque [7]… Les défauts, tares et souillures qui ternissent leurs mandats sont unanimement réprouvés, et pas uniquement à gauche. Difficile pour quiconque défend une cause ou entend mettre en scène sa propre respectabilité de revendiquer publiquement l’appui de tels « parrains ». Quand bien même ils seraient votre « boss » (Trump) et vos deux partenaires privilégiés. Face aux humains dotés de raison, aux personnes responsables et autres citoyens moyennement informés évoqués précédemment, la mise en avant d’une telle confrérie se révélerait hautement significative. Et donc contreproductive.

Situation des plus inconfortables pour le président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido, leur protégé. Il est en perte de vitesse, chez lui et à l’étranger. De larges factions de l’opposition vénézuélienne ne croient plus en lui. Voire entendent le mettre hors-jeu. Depuis septembre 2019, les secteurs « responsables » de la droite antichaviste négocient avec le gouvernement de l’authentique chef de l’Etat, Nicolás Maduro. Ils préparent ensemble le renouvellement du Conseil national électoral (CNE), en vue d’organiser des élections législatives en cette année 2020. S’ils disposent en s’alliant de la majorité au Parlement, l’opposition modérée et les chavistes, du fait de l’obstruction des radicaux, n’atteignent pas les deux tiers des voix nécessaires à la nomination des nouveaux recteurs du CNE. D’où une situation bloquée. Conformément à ce que stipule la Constitution, c’est donc le Tribunal suprême de justice (TSJ) qui, avec l’aval de la droite modérée, les nommera (le 13 juin). Provoquant qui plus est d’importantes scissions et luttes pour le contrôle des partis traditionnels – Action démocratique, Primero Justicia –, entre les partisans d’une sortie politique et les fous furieux pro-Guaido. Une catastrophe, une défaite politique majeure pour Washington (et ses supplétifs de l’Union européenne), l’extrême droite et le chef d’Etat imaginaire qui, en aucun cas, ne veulent d’un prochain scrutin. Il leur faut « faire tomber » Maduro dans le chaos, la violence et le sang. D’où la contre-offensive lancée depuis plusieurs semaines par Guaido. Mais qui pour se substituer à ses encombrants partenaires, dans le travail de propagande qu’il doit mener ?

 

Pour le quotidien français Le Monde, et s’agissant de la République bolivarienne, « toutes les compromissions sont sur la table ». Dans son édition datée du vendredi 12 juin, c’est donc lui qui offre une demi-page de « tribune » au protégé de Trump, Bolsonaro et Duque. Titre : « Sauvons le Venezuela ensemble ». Aucune surprise dans le texte, porteur de l’argumentation classique de l’extrême droite « bushiste » « trumpiste » et vénézuélienne depuis 2002. Objectif principal (et, d’une certaine manière, plutôt amusant) : « Nous appelons la communauté internationale à être particulièrement vigilante sur les efforts de Nicolas Maduro pour mettre définitivement fin à la démocratie au Venezuela. Il compte en effet organiser de nouvelles élections législatives cette année. » En lieu et place, l’homme lige de l’Impérialisme et de la réaction préconise un « gouvernement national d’urgence ». Cela ne coûtant rien, il lustre de quelques coups de brosse à reluire appuyés les « pompes » de l’ex-« socialiste » Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères rallié au président de droite Emmanuel Macron. Le Monde, bien entendu fait sa part du travail de sape. Destiné à demeurer imprimé dans l’esprit du lecteur, composé en plus gros, en lettres capitales et en couleur, l’intertitre reprend la plus spectaculaire des accusations de Guaido (et de Trump, son patron [8]) :

 

 

« La réalité est la suivante : une narco-dictature s’est saisie des institutions et confisque tous les pouvoirs au Venezuela ». En fin de dernière colonne, comme il se doit, également rédigée par le quotidien, ce qu’on appelle la « note signature » : « Juan Guaido Marquez est reconnu comme “président par intérim” de son pays par les Etats-Unis, la France et plus de cinquante pays ».

 « Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! », réagirait Cyrano de Bergerac devant une telle provocation. « On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… En variant le ton – par exemple, tenez… »

Juan Guaido, devient député en 2015, avec 91 000 voix (sur les 20 millions d’inscrits sur les listes électorales). N’a émis aucune désapprobation, blâme ou critique, quand, le 4 août 2018, une tentative d’assassinat de Maduro à l’aide de deux drones chargés d’explosifs a échoué de peu. Est élu « président par intérim » le 23 février 2019 par l’administration Trump après que, la veille, le vice-président Mike Pence ait appelé l’opposition à descendre dans la rue. Se proclame chef de l’Etat sur un bout de trottoir. Un mois plus tard, se fait aider par des criminels notoires – les narco-paramilitaires colombiens Los Rastrojos (1 500 victimes) – pour passer clandestinement en Colombie [9]. Destitue fin novembre son pseudo ambassadeur dans ce pays, Humberto Calderón Berti, après que celui-ci ait dénoncé d’importantes malversation des fonds de la supposée « aide humanitaire » de la part de l’équipe désignée par Guaido pour l’administrer.

Sans se préoccuper aucunement des souffrances infligées à la population, l’individu réclame et appuie les mesures coercitives unilatérales imposées par les Etats-Unis à son pays, dans le but de le mettre à genou économiquement (dernier épisode en date : le Département des Transports US vient d’infliger une amende de 450 000 dollars à la compagnie aérienne panaméenne COPA pour avoir transporté « illégalement », en leur faisant faire une escale évitant un vol direct, « interdit », 15 000 Vénézuéliens entre les Etats-Unis et leur pays). Guaido pille et laisse piller par la puissance impériale les actifs de l’Etat vénézuélien, dont ceux de sa compagnie pétrolière PDVSA, à l’étranger. Le 30 avril 2019, en compagnie d’un groupe réduit de militaires, il tente un dangereux coup de poker en feignant avoir « pris », à Caracas, la base aérienne de La Carlota, afin de faire basculer et l’armée et la population. Personne ne le suit. Le coup d’Etat échoue. Réussi, il aurait déclenché une tragédie.

Le 16 octobre 2019, Guaido signe un contrat avec Jordan Goudreau, ancien béret vert US et patron d’une compagnie de sécurité privée basée en Floride, Silvercorp [10]. En échange de 212,9 millions de dollars pour une opération durant globalement 495 jours, le mercenaire s’engage à conseiller et assister l’équipe du président élu par Trump, Bolsonaro et Duque « dans la planification et l’exécution d’une opération pour capturer / arrêter / éliminer Nicolás Maduro » (pour les respectables journalistes du Monde ne disposant pas d’un dictionnaire des synonymes, on précisera qu’ « éliminer », dans un tel contexte, signifie « assassiner »).

C’est ce même Goudreau qui encadre, avec deux autres mercenaires américains, l’opération « Gedeón » du 3 mai dernier : une tentative d’incursion de plusieurs dizaines de commandos (essentiellement des déserteurs vénézuéliens) pour s’emparer de Maduro, « éliminer » un certain nombre de dirigeants chavistes et provoquer la confusion – sachant que, à proximité immédiate, dans la Caraïbe, les Etats-Unis ont déployé une flotte navale, dont un porte-avions, susceptible d’intervenir pour des raisons « humanitaires », afin de « sauver des vies », en cas de chaos [11]

Entraînés par les hommes de Goudreau en Colombie, les assaillants y ont bénéficié au moment de leur départ de la collaboration non des Rastrojos, mais, cette fois, d’Elkin Javier López Torres, alias « Doble Rueda », l’un des principaux « capos » du narcotrafic de la région de la Guajira.

Au terme de ce nouvel échec (qui confirme les liens mafieux de sa mouvance), Guaido ne cache pas sa satisfaction lorsqu’il entend Donald Trump déclarer qu’il a « encerclé » le Venezuela à un niveau « que tout le monde ignore » et que « quelque chose arrivera » parce que Washington « ne supporte plus la situation [12] ».
A chacun ses références. Pour l’anti-Bolsonaro, le très respecté ex-président brésilien « Lula » – élu homme politique de l’année 2004, quand il était à la mode (pour de bonnes raisons) par le quotidien… Le Monde –, il y a longtemps que Guaido « devrait être en prison pour les violences meurtrières qu’il a co-organisées et ses tentatives de coup d’Etat [13]  ».

Voilà, somme toute, ce qui aurait pu figurer dans la « note signature »d’un quotidien d’information. Il n’en a rien été. Pourquoi ? La question est moins innocente qu’il y paraît. On ne prétendra pas ici que Le Monde est « à la botte du pouvoir » – ce qui serait particulièrement insultant. Mais on notera tout de même que, par le plus grand des hasards, la tribune de Guaido est parue le jour même où l’ambassadeur d’Emmanuel Macron au Venezuela, Romain Nadal, régulièrement épinglé pour son appui ostentatoire au président fantoche, devait être auditionné par le Sénat.


 


[1L’enquête souhaitée par la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, vise entre autres des exactions qui auraient été commises par des soldats américains ou des agents de la CIA en Afghanistan, pays où les Etats-Unis mènent depuis 2001 la plus longue guerre de leur histoire.

[2Curieusement, Jorge Mario Eastman, ex-vice-ministre de la Défense (sous Andrés Pastrana et Álvaro Uribe), puis secrétaire général de la Présidence de Duque, a également été espionné.

[3https://twitter.com/samuelazout/status/1271394953961377800

[4http://www.medelu.org/La-Colombie-aux-temps-du-cholera

[5https://bit.ly/2zcWE8w

[6 El Tiempo, Bogotá, 19 mai 2020.

[7Plus, évidemment, leurs habituels comparses : le chilien Sebastian Pinera (sauvé de la fureur des mouvements sociaux par l’explosion de la pandémie) ; l’équatorien Lenín Moreno (lequel, trahissant la gauche qui l’a élu, a détruit l’Equateur en deux ans) ; la bolivienne Janine Añez (présidente de facto après le coup d’Etat contre Evo Morales et manœuvrant pour se maintenir au pouvoir en tentant d’empêcher la future élection présidentielle de septembre prochain) ; ainsi que leurs amis conservateurs du Groupe de Lima – Canada, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Panamá, Paraguay, Pérou. Sans parler, évidemment, de l’Union européenne.

[8Lire « Maduro mort ou vif » – http://www.medelu.org/Maduro-mort-ou-vif

[9« Venezuela : aux sources de la désinformation » – http://www.medelu.org/Venezuela-aux-sources-de-la-desinformation

[10http://www.medelu.org/Baie-des-Cochons-ou-Operation-Mangouste

[11A ce jour, 79 participants à cette opération ont été arrêtées par les forces de sécurité.

[12https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/05/20/venezuela-embajador-ante-la-onu-ee-uu-no-tiene-un-jefe-de-estado-sino-un-ganster/

[13https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/04/09/lex-president-lula-maduro-est-un-leader-democratique-guaido-devrait-etre-en-prison-le-blocus-etats-unien-tue-des-civils/

 

 

Partager cet article
Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 18:56
Samedi 20 juin, 14h, Morlaix Ensemble à Kerfraval - ici avec Merlin Gaba Engaba et Valérie Scattolin au premier plan

Samedi 20 juin, 14h, Morlaix Ensemble à Kerfraval - ici avec Merlin Gaba Engaba et Valérie Scattolin au premier plan

Samedi 20 juin, 14h, Morlaix Ensemble à Kerfraval avec David Guyomar, Jean-Paul Vermot, Patrick Gambache, Nathalie Barnet, Hervé Gouédard, etc

Samedi 20 juin, 14h, Morlaix Ensemble à Kerfraval avec David Guyomar, Jean-Paul Vermot, Patrick Gambache, Nathalie Barnet, Hervé Gouédard, etc

Samedi 20 juin, 14h, Morlaix Ensemble à Kerfraval

Samedi 20 juin, 14h, Morlaix Ensemble à Kerfraval

Samedi 20 juin, 15h, Morlaix Ensemble à Penlan - avec Jean-Luc Le Calvez, Annie Bergot Le Calvez, Patrick Gambache

Samedi 20 juin, 15h, Morlaix Ensemble à Penlan - avec Jean-Luc Le Calvez, Annie Bergot Le Calvez, Patrick Gambache

Samedi 20 juin, 15h, Morlaix Ensemble à Penlan - Jean-Paul Vermot à la rencontre des habitants

Samedi 20 juin, 15h, Morlaix Ensemble à Penlan - Jean-Paul Vermot à la rencontre des habitants

Samedi 20 juin, 16h, Morlaix Ensemble rue Villeneuve

Samedi 20 juin, 16h, Morlaix Ensemble rue Villeneuve

Samedi 20 juin, 16h, Morlaix Ensemble rue Villeneuve

Samedi 20 juin, 16h, Morlaix Ensemble rue Villeneuve

Jean-Paul Vermot l'a exprimé sur le débat télévisé de Tébeo, Morlaix Ensemble n'a pas commencé pour cette campagne de 2nd tour des Municipales ses visites de quartiers pour rencontrer et interroger les habitants .

C'est l'image de la démocratie participative vivante, des conseils de quartier, et d'une gestion à l'écoute des habitants dans la proximité que notre équipe promeut.

De novembre à mars, nous avons déjà organisé des points de rencontre et de collectage des attentes de la population dans tous les quartiers de Morlaix, rencontrant plusieurs centaines de concitoyens exprimant leurs besoins de proximité en remplissant des questionnaires avec nos colistiers.

Mais depuis le mercredi 17 juin (présence à la Vierge Noire et auprès des tours Bakounine à la Boissière), c'est un retour de cette tournée des quartiers en accéléré qui s'opère pour les colistiers de Morlaix Ensemble afin de sensibiliser les habitants sur l'importance et les enjeux cruciaux du vote du 28 juin et de collecter aussi de nouveau leurs aspirations pour leurs quartiers et leur ville.

Après avoir rencontré une quinzaine d'habitants la veille auprès des immeubles HLM vendredi soir rue de Callac (après avoir rencontré des habitants à Saint-Fiacre et dans le quartier du château) et eu des centaines d'échanges avec les Morlaisiens sur le marché le matin, les colistiers et soutiens de Morlaix Ensemble étaient de nouveau dans les quartiers de Kerfraval, de Penlan, et de la rue Villeneuve en face du port de Morlaix, le samedi 20 juin. 

Une vraie dynamique populaire est en mouvement autour de la gauche à Morlaix!

A confirmer le 28 juin dans les bureaux de vote pour mettre un terme à douze interminables années de gestion de cette ville de gauche par la droite...  

 

Prochaines rencontres de quartier de Morlaix Ensemble:

Lundi 22 juin - 17h La Madeleine (Pors-ar-Bayec, rue Paul Sérusier)

Lundi 22 juin - 18h15 Ploujean - place François Scornet

Mercredi 24 juin - 17h Troudousten - carrefour rue Maurice Le Luc et rue des Prairies

Mercredi 24 juin - 18h - Coatserho - carrefour de l'avenue de la République et de la rue Dupleix

Mercredi 24 juin - 19h - Saint Augustin - Quartier de la gare: Foyer Jean Moulin, rue Jean Moulin

Jeudi 25 juin - 17h - Kerozar - entrée de la rue du Roch Glas

Jeudi 25 juin - 18h - La Boissière, Foyer des Jeunes Travailleurs, 100 avenue de Wurselen

 

Partager cet article
Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 16:55
Louise Thépaut

Louise Thépaut

Prof de musique, ancienne directrice du Patio, animatrice pendant des années des Bab' Singers, Louise Thépaut nous explique pourquoi elle soutient "Morlaix Ensemble". Un grand merci à elle pour son message de soutien. En ce jour de fête de la musique, tout un symbole!  
 
"Pourquoi je choisis de voter pour la liste Morlaix Ensemble :

Tout d'abord, je reste fidèle aux valeurs qui me portent depuis toujours. La liste Morlaix Ensemble est de gauche, ouverte et dynamique.
Je ne détaillerai pas ici les propositions qu'elle présente. Ces projets sociaux, écologiques et culturels font  résolument écho aux attentes d'un grand nombre d'associations morlaisiennes et à celles des citoyens.

La victoire de cette liste donnera sans nul doute un nouvel essor à notre cité endormie. J'ai la chance de connaître quelques-un·e·s des colistier·ère·s et j'apprécie leur enthousiasme, leur énergie, leur engagement. Je sais aussi que chacun d'entre eux sera à l'écoute et respectueux de chaque citoyen. 

À nous, simples habitants de Morlaix, cette victoire apportera dynamisme et motivation. Nous savons que nous serons entendus et que nous pourrons participer à la vie de la cité, en lien avec les 25 autres communes de Morlaix Communauté.

Je terminerai par un seul mot, un mot essentiel  pour moi : confiance. J'accorde toute ma confiance à Morlaix Ensemble qui apporte l'espoir à notre ville. 
 
Pourquoi Louise Thépaut soutient Morlaix Ensemble
Partager cet article
Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 11:57

Revivez le débat sur France 3 Bretagne !

Jean Paul Vermot
#morlaixensemble
#Municipales2020
#CestLeMoment
#fierte

Partager cet article
Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 09:49
Sébastien Portier

Sébastien Portier

Habitant du quartier de la gare, chargé d'animer les projets culturels à l'hôpital public, défenseur résolu de l'école Gambetta et facilitateur de lien entre les APE des écoles publiques morlaisiennes pendant plusieurs années, ardent partisan de l'union et du dialogue des différentes sensibilités de la gauche, notre ami Sébastien Portier nous explique pourquoi il soutient depuis plusieurs mois "Morlaix Ensemble", la liste d'union de la gauche pour relancer Morlaix. Merci à cette personne et ce citoyen très chouette pour son soutien.

 

"J’ai choisi de soutenir la liste  « Morlaix Ensemble » pour plusieurs raisons.

D’abord, pour un point simple : J’adhère à leur programme. Le programme c’est la base de toute orientation politique. Ce programme est partagé par la grande majorité des habitants de sensibilité de gauche à Morlaix. Quoiqu’ils puissent avoir été ou encore être dit. Les Morlaisiens ont une réelle opportunité de changer l’orientation et la conduite de la ville. Il n’est pas sain que notre cité soit conduite pendant de trop nombreuses mandatures par les mêmes idées, les mêmes orientations. Le risque est encore plus grand, en ces temps d’évolutions rapides, de se conforter dans ses certitudes et de s’endormir sur ses acquis. Il est capital de se réinventer et de se montrer créatifs.

J’apprécie l’esprit du collectif de Morlaix Ensemble. Ce groupe est ouvert et mêle des hommes et femmes de tous horizons. Militants politiques, associatifs, culturels, des citoyens souhaitant simplement s’impliquer dans la vie de leur cité… Ce mélange d’hommes et de femmes d’expérience et de nouveaux acteurs dans la vie politique est un gage d’audace et de réussite pour notre ville. L’ensemble des colistiers sont animés par les grandes valeurs de gauche comme le vivre ensemble, la tolérance, l’écoute et l’empathie et ils feront grandement évoluer le dialogue entre les élus et les habitants de Morlaix. Les engagements ont été pris.

De plus, face à la métropolisation du territoire, Morlaix ne pourra pas rivaliser à moyen terme avec des villes comme Brest ou Rennes. Même si notre ville dispose de magnifiques atouts sur les plans culturels ou touristiques notamment, elle doit rapidement évoluer sous peine de voir son influence encore se réduire. Ces dernières élections municipales ont donné une orientation claire à l’échelle de la communauté d’agglomération. Que ce soit à Saint Martin des champs, Pleyber-Christ, à Plouigneau ou encore à Lanmeur, pour les situations que je connais le mieux, la construction des listes et les valeurs portées sont les mêmes que celles de Morlaix Ensemble. Il y a donc une chance que l’on se doit de saisir pour enfin réunir la ville centre aux autres villes de notre territoire, pour avancer ensemble d’un même pas et de se donner les moyens de ses ambitions".

Sébastien Portier, 19 juin 2020

 

Lire aussi:

Découvrez le comité de soutien de la liste Morlaix Ensemble, et, apportez votre soutien à votre tour!

Pourquoi Laure Deslandes soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Alain David soutient Morlaix Ensemble - Mes trois raisons de soutenir Morlaix Ensemble

Pourquoi Guy Darol soutient Morlaix Ensemble ...

Pourquoi l'écrivain Luc Blanvillain soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Teddy Sibiril soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Roger Héré soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Lucienne Nayet soutient Morlaix Ensemble

Pourquoi Anne Cousin soutient l'équipe de Morlaix Ensemble: Morlaix Ensemble c’est oui.

Pourquoi Jean-Claude Breton soutient Morlaix Ensemble dans les municipales à Morlaix

Pourquoi Glenn Le Saoût soutient Morlaix Ensemble

Ils s'engagent avec Morlaix Ensemble: Maha Hassan, écrivaine

Pourquoi Guy Tandé soutient Morlaix Ensemble

 

Pourquoi Sébastien Portier soutient Morlaix Ensemble
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011