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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:08
Hop! Il est l'air de se mobiliser - Ce vendredi 3 juillet, soyons aux côtés des salarié-e-s à 9h à l'aérodrome de Morlaix-Ploujean
Il est l'heure se mobiliser !
 
 
Les salariés de HOP! appellent vendredi 3 juillet, à un débrayage.
 
Les élus communautaires sont appelés à se joindre à ce débrayage.
 
Nous devons, nous aussi, nous mobiliser auprès des salariés pour gagner cette bataille.
 
Il nous faut donc être nombreux demain pour les soutenir : rendez-vous à 9 h sur le site de HOP! Morlaix (Aérodrome de Morlaix).
 
 
Daniel RAVASIO, secrétaire de section PCF pays de Morlaix
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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:08
Bilan des Municipales pour les communistes dans le Finistère: des communes gagnées et conservées à gauche, une cinquantaine d'élus

Pour conserver ou gagner des villes à gauche, y mener des politiques sociales, écologiques, démocratiques ambitieuses, servir les intérêts de la population, défendre les services publics, le secteur associatif, des politiques de solidarité, les sections PCF du Finistère ont cherché à s'inscrire dans dans une volonté de rassemblement à gauche pour ces élections municipales, et, partout où elles avaient la capacité de le faire, elles ont cherché à présenter des candidats communistes sur des listes d'union pour s'inscrire pleinement dans ce premier échelon de la démocratie locale qu'est la commune.  

Nos communes sont une grande richesse pour une démocratie vivante. Les élus municipaux sont de vrais porteurs d'un engagement au service de l'intérêt général et de la collectivité.

Le Parti communiste français, fort de sa richesse collective de 900 adhérents sur le Finistère, présentait au 1er tour du 15 mars 2020 des élections municipales 80 candidats adhérents PCF ou apparentés dans une vingtaine de communes du Finistère qui couvraient ensemble 321 000 habitants, soit un tiers de la population du Finistère environ.: Brest, Quimper, Morlaix, Landerneau, Douarnenez, Le Relecq-Kerhuon, Pont L'Abbé, Carhaix, Briec, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Sizun, l'Ile de Batz, Saint Thégonnec Loc-Eguiner, Loctudy, Saint-Sauveur, Moëlan-sur-Mer, etc.

Nous n'avons pas réalisé tous nos objectifs...

Nous avons eu la déception de ne pas pouvoir reconquérir Douarnenez à gauche où la tête de liste de "Douarnenez Terre Citoyenne" était sympathisant communiste, Hugues Tupin (44% au 2nd tour), malgré une campagne de très haut niveau. Le résultat ne récompense pas la qualité de cette campagne et de cette liste. Nous avons eu aussi des déceptions à Scaër et Plougonven, où des têtes de liste communistes de liste de rassemblement à gauche n'ont pas été en mesure de reprendre ces communes à la droite. Nous remercions ces camarades pour leur engagement courageux et tout leur travail. A Landerneau, dans une ville plus conservatrice par tradition, et face à la forte adversité du maire sortant, une belle campagne de gauche d'une tête de liste militant de la CGT avec nos camarades sur une liste citoyenne aurait mérité de connaître un sort plus favorable aussi. A Pont L'Abbé, aussi, la liste de gauche a été battue dès le premier tour. A Loctudy aussi, une tête de liste de sensibilité proche des communistes n'a pas été en mesure de faire gagner la gauche dans la commune.

Mais dans l'ensemble, ces élections municipales auront permis au PCF d'enregistrer aussi de très beaux succès au 1er et au 2nd tour. 

Ainsi nous avons aussi fort heureusement dans le même temps de très grandes satisfactions sur ces élections municipales:

- Celles d'avoir conservé Rosporden-Kernevel (7780 habitants) à gauche dès le premier tour (majorité sensibilité divers gauche - PS-PCF), mais surtout d'avoir réussi de très bons résultats à Brest et au Relecq-Kerhuon pour conserver ces villes à gauche, ainsi que la métropole brestoise bien sûr. A Rosporden-Kernevel, nous aurons 8 élus communistes avec le maire délégué de Kernevel (PCF) Jacques Rannou, 2 adjoints, 2 conseillers communautaires. A Brest (140 000 hab), la liste fusionnée "Brest au cœur" menée par François Cuillandre PS-PCF-BNC-écolos a fait 49,69% au second tour contre 36 % à Malgorn pour la droite LR, et 13% au transfuge Coatanea pour la LREM. Le PCF aura 7 élu-es à la ville (+3 par rapport au début du mandat précédent ) et 4 élu-es métropolitain-es (+1). Au Relecq-Kerhuon (11 500 hab), où la liste PCF-PS issue de la majorité sortante et menée par Laurent Péron a fait 46% contre 27% aux Verts et 26 % à la LREM, nous aurons  8 élus apparentés PCF, dont 6 adhérents. 

- Celles d'avoir gagné des villes importantes contre la droite qui les gérait.

A Quimper (64 000 hab), où la liste "Quimper Ensemble" conduite par Isabelle Assih où étaient candidats 5 camarades du PCF a réalisé une magnifique performance au second tour en reprenant la ville chef lieu du Finistère au très droitier maire Ludovic Jolivet. C'est un soulagement intense et une respiration démocratique et sociale pour cette ville. Nous aurons 3 élus communistes dans la municipalité de gauche. Et 2 autres non loin de là à Briec, dans la majorité de gauche aussi.

A Morlaix (14500 hab), nous avons eu l'immense joie de gagner après 12 ans de mandat de droite avec la liste "Morlaix Ensemble" conduite par Jean-Paul Vermot (Alliance PS-PCF-Génération.S, citoyens engagés (50 % de la liste), soutenu par les Radicaux, Place Publique) avec une avance confortable au second tour de 55% contre 45% à la maire sortante Agnès Le Brun. Le PCF fait élire 8 élus apparentés dans la nouvelle majorité dont 5 adhérents. 

A Plouigneau (5300 hab), nous avons réussi à faire gagner la gauche au premier tour dans la commune après 40 ans de gestion de doite dans une commune votant plutôt à gauche aux élections nationales, grâce à une liste d'union de la gauche, citoyenne, et PS-PCF. Nous avons 6 élus adhérents PCF, + 2 sympathisants, 3 adjoints (2 adhérents et un sympathisant), 1 conseiller communautaire.

Dans le pays de Morlaix, nous avons aussi un adjoint à Guimaëc, un conseiller municipal de 18 ans à Saint-Thégonnec Loc-Eguiner dans la majorité de gauche plurielle, une élue d'opposition à Plougonven, soit 17 élus en tout dans le Pays de Morlaix. 

Nous avons aussi un élu d'opposition à Carhaix, n°2 sur la liste d'union de la gauche qui a été battu au premier tour, un élu à Scaër dans l'opposition, des élus sympathisants à Berrien, Douarnenez (opposition), un sympathisant candidat à Plomeur, une élue sympathisante à Loctudy dans l'opposition.

Nous avons aussi un élu à Saint-Sauveur.

En tout, le PCF aura donc un peu plus de 50 élus PCF dans le Finistère, soit une progression significative par rapport à 2014 où nous avions un peu plus de 30 élus adhérents, et une quarantaine d'élus apparentés en comptant les sympathisants (nombre d'élus ayant soutenu par exemple la campagne de Ian Brossat aux Européennes sur notre département).

Parmi ces élus, il faut signaler que plus de la moitié sont des nouveaux élus, et que plusieurs sont jeunes, la vingtaine d'années ou la trentaine d'années, le signe d'un parti qui a une vraie dynamique militante sur le territoire finistérien, ce dont nous nous félicitons.

Merci à tous nos candidats pour leur investissement dans ces campagnes municipales. Merci aussi à nos militants qui ont consacré du temps et de l'énergie pour défendre nos idées.  Et surtout un grand merci à tous nos électeurs!!!

Nous devons aussi remercier tous nos partenaires de ces listes d'union de la gauche avec lesquels nous avons mener de belles campagnes, qui ont été victorieuses dans plusieurs communes.

Et maintenant, au travail, pour les intérêts des citoyens et de l'application des idées et programmes sur lesquels nous avons été élus!

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:05
Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables en toute transparence – Déclaration de la Fédération du Finistère du Parti Communiste Français et de la commission Maritime PCF 29.

Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables  en toute transparence.

La pêche bretonne a été très affectée par la crise sanitaire, avec des volumes de vente réduits de plus de 50 % en moyenne depuis mi-mars, et jusqu’à 90 % durant les plus mauvaises semaines.

Comme les autres secteurs d’activité, les outils de l’État et des collectivités se sont déployés pour aider les entreprises à passer le cap, en particulier sous la forme de prêts bancaires en trésorerie garantis par la puissance publique. Si à court terme les dommages sont limités, lorsque les premières échéances de ces prêts devront être remboursées début 2021, la situation de nombreux armateurs risque de se dégrader fortement.

Le 31 décembre est également la date à laquelle le Brexit prendra son jour le plus concret avec la fin de la « période de transition » qui a maintenu en vigueur les règles de la politique commune des pêches et du commerce entre l’Union européenne à 27 et le Royaume-Uni.

A ce jour, les progrès des négociations apparaissent faibles, sans compromis apparents entre le Gouvernement britannique et l’UE. La pêche fait partie des points durs, avec des positions de négociations parfaitement antagonistes. L’Union plaide pour le statu quo et met en jeu l’accès des produits britanniques au marché communautaire. Le Gouvernement britannique demande de son côté une révision de ses quotas pour les stocks partagés avec l’UE et souhaite mettre en œuvre un régime d’accès contrôlé à ses eaux tout en ménageant un large accès de ses produits au marché de l’UE.

Si l’issue des négociations est encore incertaine pour de longs mois, il y a tout lieu de penser que le Brexit ne peut pas être sans effet demain en matière de pêche. Répartition des quotas (revus à la baisse sur des stocks convoités par les navires britanniques tels le cabillaud, le merlan et l’églefin en mer celtique, ou la cardine et le lieu noir en Ouest Écosse)  et conditions d’accès (licences annuelles payantes? Obligation de débarquement dans des ports britanniques ?) changeront.

C’est dans ce contexte particulier que la proposition, en son nom propre, du Président du Conseil régional de Bretagne, de création de fonds d’investissements pour les entreprises menacées de difficultés prend son sens.

Cette proposition a beaucoup de chemin à accomplir pour devenir réalité. Mais elle est très positive, car elle est susceptible d’ouvrir la voie à une intervention directe des pouvoirs publics dans la gestion des entreprises concernées.

Dans la pêche, la première menace avec le Brexit est la faillite d’armements, la vente des navires par les patrons pêcheurs et la fuite des quotas hors de Bretagne. Cette menace n’a rien d’irréaliste pour tous les observateurs de ce secteur depuis les crises liées à la surpêche dans les années 1990 : disparitions d’armements (Dhellemmes, Arcobreizh) et prises de contrôles par des capitaux étrangers (CFTO, Compagnie des pêches de St Malo, Armement La Houle…).

La prise en main des entreprises est nécessaire et doit éviter cette fuite des quotas pour maintenir les apports qui font vivre les mareyeurs, conserveurs et transformateurs bretons. Un emploi à mer génère deux emplois à terre dans la filière.

Les communistes ont toujours affirmé leur attachement à ce que les pouvoirs publics jouent pleinement leur rôle dans l’économie. Une telle intervention massive, coûteuse et de longue durée dans la pêche n’est souhaitable que si elle engage la flotte dans sa transition énergétique (nouvelles propulsions hybrides ou hydrogènes), l’amélioration de ses pratiques de pêche (sélectivité, diversification et évitement des espèces qui ne sont pas au RMD…), et son versant social (amélioration des conditions de travail et de vie à bord, de conciliation de la vie familiale et professionnelle, recrutement local, participation à la formation continue et des jeunes, promotion sociale et renouvellement des générations).

Les critères de l’intervention et les résultats de l’intervention publique dans la gestion des entreprises appellent débat, transparence et rendu-compte.

A ces conditions, le Président de Région peut être assuré du soutien des communistes du Finistère.

 

Le 01 juillet 2020,

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français .

Commission Maritime PCF 29.

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:00
Seine-Saint-Denis. Abdel Sadi, élu communiste tout-terrain à Bobigny - L'Humanité, Cyprien Caddeo, 2 juillet 2020
Jeudi, 2 Juillet, 2020
Seine-Saint-Denis. Abdel Sadi, élu tout-terrain

Le nouveau maire de Bobigny, « communiste de cœur » bien que jamais encarté, se fixe un objectif : que le port de l’écharpe ne l’éloigne pas des citoyens.

 

« F atigué mais heureux ». Abdel Sadi savoure le calme après la tempête, lorsqu’il nous reçoit dans son bureau de la préfecture de Bobigny. À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, est sortie victorieuse d’une « campagne compliquée, déloyale », face à l’équipe sortante UDI, avec 55,3 % des voix, contre 44,7 % pour son adversaire, Christian Bartholmé. « C’était un long combat. Hier, j’ai voulu m’allonger sur le canapé de mon bureau pour prendre un moment de répit, j’ai fini par m’endormir deux heures », rigole le vice-président du conseil départemental, qui sera investi maire samedi matin.

Une méthode : « Du terrain, encore du terrain »

Abdel Sadi est désormais le visage de la reconquête « rouge » de la ville-préfecture, que le PCF avait gérée sans discontinuer de la Libération à 2014. Une étiquette communiste qu’il porte avec fierté, même s’il n’a jamais été encarté au parti. Sa collègue Pascale Labbé, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis, décrit un « communiste de cœur ». « J’ai toujours été sensible à la notion de solidarité, et ce sont les communistes qui en parlent le mieux », observe l’intéressé. En 1995, Georges Valbon, maire PCF de Bobigny depuis trente ans, lui propose de rejoindre sa liste municipale. Abdel Sadi pose un premier pied en politique.

Vingt-cinq ans plus tard, c’est un élu avec de la bouteille : adjoint au maire entre 1995 et 2014, conseiller départemental depuis 2001. Avec une méthode : « Du terrain, encore du terrain ». Et une fierté, « être toujours arrivé en tête à Bobigny ». Même lorsqu’il est largement battu par le député UDI Jean-Christophe Lagarde aux législatives de 2017, Abdel Sadi, alors candidat PCF, revendique d’être arrivé en tête des bureaux de vote balbyniens au premier tour. « Lagarde a gagné sur le reste de la circonscription, analyse-t-il, à Drancy et au Bourget. En réalité, il n’avait même pas besoin de Bobigny pour gagner ! »

« De tous les combats, de toutes les manifestations »

Bobigny, qu’il décrit comme « une ville-monde dans un département-monde, et en même temps un village où tout le monde se reconnaît sur le marché », est devenu sa ville d’adoption. Né le 11 février 1962 dans le 10e arrondissement de Paris de parents immigrés algériens arrivés à la toute fin des années 1950 dans l’espoir de trouver du travail dans la capitale, Abdel Sadi passe l’essentiel de sa scolarité à La Courneuve. Son père gagne sa vie à l’usine métallurgique Mécano, devenue emblématique des grèves ouvrières de la région. Pour soulager sa famille financièrement, le jeune Abdel Sadi commence à travailler dès ses 16 ans en tant qu’animateur, obtenant rapidement son Bafa. En parallèle, il passe une maîtrise en affaires économiques et sociales à l’université de Saint-Denis (Paris-VIII), avant d’atterrir à Bobigny au début des années 1980, où il est embauché au sein du service de jeunesse de la mairie.

« Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. » Jérôme Soissons, collaborateur d'Abdel Sadi

« C’est quelqu’un qui est toujours sur le terrain, de tous les combats, de toutes les manifestations. Il en oublie parfois de se reposer, c’est son défaut. Il est bienveillant, à l’écoute », raconte Pascale Labbé, avec qui il a mis en place plusieurs politiques de lutte contre les violences conjugales (dont la mise à disposition de logements pour les femmes battues). Même certains opposants idéologiques en conviennent : le nouveau maire est « à l’écoute ». Clément Thépot, référent LaREM à Bobigny, salue « un homme avec qui c’est un plaisir d’avoir des discussions. Il n’érige pas de frontière entre lui et vous sous prétexte que vous n’êtes pas dans le même camp politique ». Jérôme Soissons, un de ses plus proches collaborateurs, abonde : « Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. »

Priorité à la concertation

Cela tombe bien, Abdel Sadi demande à être jugé sur son bilan à l’hôtel de ville, « et rien d’autre ». Il reste peu loquace sur ses passions en dehors de sa fonction, tout juste parviendrons-nous à découvrir son péché mignon pour les « Pago à la mangue », qu’il veille à toujours avoir en stock dans son réfrigérateur de la pré­fecture. Retour, donc, aux grands axes de son futur mandat. À commencer par une ­promesse : « Plus aucun projet sans concertation, sans consultation avec les habitants ». Une manière de rompre avec les méthodes de la mairie sortante et « les dossiers réglés en douce à l’ombre d’un bureau ».

Conscient que « les habitants veulent surtout des perspectives d’avenir », le futur maire souhaite également attirer des entreprises à Bobigny, en comptant sur le développement du réseau de métro – la ligne 15 notamment, qui doit relier les banlieues de la petite couronne, en traversant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sans transiter par Paris.

Surtout, Abdel Sadi promet d’être « maire de toute la ville » et pas seulement de ceux qui ont voté pour lui. À l’hôtel de ville, il compte laisser des « plages horaires où la porte de son bureau reste ouverte » et veut garder contact avec le terrain. Un vrai défi compte tenu des chantiers qui s’annoncent. Cela mérite bien de décapsuler un dernier Pago à la mangue, avant de se lancer dans cette autre bataille. 

Cyprien Caddeo
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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 04:13
Premier bilan des municipales pour le Parti communiste
Premier bilan des municipales pour le Parti communiste
Publié le 01/07/2020 par PCF
Déclaration de Fabien Roussel – Les Français·es ne veulent pas de la politique du gouvernement, ni dans leur ville, ni dans leur pays

Le second tour des élections municipales s’est déroulé dans un contexte totalement inédit. Un tournant est pris pour plus de justice sociale et plus d’écologie.

Et même si l’abstention atteint un record, le signal envoyé au Président de la République et à sa majorité est claire : les Françaises et les Français ne veulent pas de sa politique dans leur ville ni dans le pays ! C’est un échec lourd pour toutes celles et ceux qui espéraient conquérir de nouvelles villes avec l’étiquette En Marche.

Et ce scrutin montre que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies avec des citoyens pour mettre les politiques sociales de solidarité et écologiques au cœur de leur ville, elles ont gagné. Dans toutes ces villes, le Parti communiste français a été un acteur de ces victoires et participera à ces nouvelles majorités, à Marseille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Nancy.

Avec ces 233 maires élus au premier tour, ceux élus au second, le PCF demeure une force incontournable en France. Ils seront des points d’appui pour défendre le climat avec l’accès à des transports collectifs moins chers, voire gratuits, pour l’accès à des logements de qualité, pour encadrer le prix des loyers, pour accéder à des centres municipaux de santé. Ils seront au service de la défense de l’emploi, pour le développement des services publics, pour mettre en place des cantines bio, et favoriser l’accès à la culture et aux sports pour tous.

Cette élection était là aussi pour exprimer les inquiétudes, les colères de nos concitoyens face à cette crise, mais aussi leurs espoirs de changement.

Et nous avons entendu durant cette campagne beaucoup de témoignages de salarié·e·s en colère contre des plans sociaux injustes et purement financiers. Et nous sommes pleinement aux côtés des Renault, des General Electric, des Luxfer, des travailleurs de la propreté, ceux d’ONET, des salariés de l’aéronautique, d’Air France, des enseignants, des soignant·e·s, des aides à domicile, du monde de la culture et des arts en souffrance aujourd’hui.

Nous avons aussi entendu les inquiétudes des familles qui ont du mal à boucler les fins de mois, alors que le gouvernement ne veut ni rétablir l’ISF, ni taxer les dividendes et le capital ; nous participons à la solidarité auprès des plus fragiles face à la pauvreté qui augmente.

Nous avons soutenu les nombreuses PME et petites entreprises abandonnées par leurs banques et les assurances riches comme Crésus.

Oui, c’est le monde du travail qui paye cette crise, ce sont les petits qui restent les plus exposés face à la pandémie. Mais le capital, la finance, les plus riches conservent leur train de vie et leurs privilèges. Cette injustice et ces inégalités ne sont plus acceptables.

C’est pourquoi les très bons résultats des forces de gauche et écologistes comme ceux du PCF sont importants à l’issue de ce scrutin.

Déjà, lors du 1er tour, les candidat·e·s de notre parti, à la tête de listes de gauche, écologistes et citoyennes, avaient enregistré de nombreux succès : 233 communes de plus de 1 000 habitant·e·s choisissaient un maire communiste, dont 100 communes de plus de 3 500 habitants.

Parmi elles, Montreuil, 108 000 habitants, où Patrice Bessac et sa liste ont été largement plébiscités par les électeurs. Avec 5 villes perdues et 10 villes gagnées, le Parti communiste s’est ainsi renforcé dans tout le pays, en nombre de maires et en nombre d’élus locaux lors du premier tour.

Pour ce second tour, les communistes conduisaient des listes de rassemblement dans 109 communes, dont 40 sortants.

Dans les villes de plus de 10 000 habitants, nous enregistrons quelques conquêtes, comme Bobigny, Villejuif, Noisy-le-Sec, Tergnier... Je souhaite aussi saluer la victoire de ma collègue Huguette Bello à Saint-Paul-de-La Réunion, ville de plus de 100 000 habitants. En revanche, pas de victoire au Havre malgré la belle campagne de Jean-Paul Lecoq à la tête d’une liste citoyenne.

Durant cette élection, nous n’avons eu qu’une seule boussole : là où les alliances ont été nombreuses entre la droite et La République en Marche, le PCF s’est largement attaché au rassemblement des forces de gauche et écologistes, pour empêcher la droite de faire main basse sur de nouvelles communes et pour que de nouvelles majorités de progrès soient élues, en particulier dans les grandes villes. Nous étions très actifs dans de nombreuses listes de gauche et écologistes. Le PCF contribue ainsi au succès dans de nombreuses villes, comme à Lyon, Bordeaux, Marseille.

Dès demain, les élu·e·s communistes seront mobilisé·e·s aux côtés de tous les salariés confrontés à la cascade de fermetures d’entreprises ou de plans sociaux, aux côtés de celles et ceux qui travaillent à une reconquête des services publics et d’une industrie adaptée aux besoins de la société et au défi écologique.

Enfin, notre peuple pourra compter sur toutes ces femmes et ces hommes pour s’opposer aux politiques d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre, pour promouvoir des politiques répondant aux urgences sociales et climatiques. La réforme des retraites comme celle de l’assurance chômage doivent être abandonnées.

Oui, cette élection constitue un premier coup d’arrêt électoral pour le parti du Président de la République.

De grands combats nous attendent maintenant. Allons gagner d’autres victoires dans les semaines qui viennent, avec les salarié·e·s, les jeunes, les retraité·e·s qui souffrent tant des politiques actuelles.

Plus que jamais, rassemblons-nous pour faire gagner l’être humain et la planète !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Paris, le 28 juin

Premier bilan des municipales pour le Parti communiste
Premiers éléments d’analyse d’un second tour singulier

Le deuxième tour de ces municipales, outre les circonstances particulières qui ont présidé à son déroulement et à celui de la campagne d’entre deux tours, a été presque une nouvelle élection à part entière dans un contexte politique et social différent de celui de mars.

Nous sommes passés d’un 1er tour ayant lieu en pleines luttes sociales sur les retraites, à un 2e tour se déroulant dans une période anxiogène d’explosion du chômage et de demande de protection, qu’elle soit sanitaire, environnementale ou sociale.

Contrairement aux autres municipales, les listes arrivées en tête au premier tour n’ont pas toujours pu bénéficier de la force d’entraînement nécessaire à des rassemblements de second tour. C’est pourquoi, par rapport à 2014, les triangulaires, les quadrangulaires, voire les pentagulaires se sont multipliées. Avec certes des inégalités.

L’abstention, comme au premier tour, a explosé, atteignant des nouveaux records tous types d’élections confondus. Certes, il existe des raisons conjoncturelles dues au Covid-19 pour expliquer ce niveau inédit d’abstention, mais ce conjoncturel s’inscrit dans un mouvement de hausse tendancielle et structurelle de l’abstention. La partie la plus populaire de l’électorat, et pas seulement elle, se reconnait de moins en moins dans le système institutionnel, ce qui pose un problème majeur, en particulier aux ambitions de notre parti pour notre pays.

Dans le cadre de cette forte abstention, les Verts, avec des listes de rassemblement large de gauche où généralement notre parti est bien présent, réussissent une percée dans les métropoles et les grandes villes. Ce qui doit inciter le PCF à approfondir notre travail déjà engagé de critique de l’écologie politique.

Pour LREM ces élections sont un échec et un désaveu ; ils ne doivent leurs rares victoires qu’en cas de maires sortants bien implantés et ayant scrupuleusement camouflé leur nouvelle étiquette politique.

Le PS, après l’effondrement de 2014, maintient globalement son influence souvent sous l’étiquette divers gauche, avec quelques conquêtes, en particulier sur les autres forces de gauche, et quelques pertes historiques comme Bondy, Poitiers ou Lorient.

La droite conserve globalement ses gains de 2014 mais connait des défaites sévères dans nombre de grandes villes comme Marseille et Bordeaux.

Le RN et l’extrême droite voient leur nombre de conseillers municipaux se restreindre ; mais à l’exception de Mantes-la-Ville qu’il perd, le RN se renforce dans les villes qu’il avait gagnées en 2014 et il gagne une ville de 100 000 habitants avec Perpignan.

Pour sa part, le PCF, après de bons résultats au premier tour, connait un second tour plus clair-obscur avec la perte cruelle de certaines municipalités communistes importantes et pour certaines historiques. Certaines de ces pertes sont souvent liées à des situations de division à gauche et dans les majorités sortantes. À l’inverse, avec la conquête ou la reconquête de Corbeil, Bobigny, Noisy-le-Sec, Villejuif, il montre sa capacité à prendre des grosses villes tenues par une droite clientéliste. De plus, il gagne de nombreuses villes moyennes dans nombre de départements de province, élargissant ainsi sa base géographique. Et dans le sillage de rassemblements de gauche et écologique, il entre dans la majorité de nombre de conseils municipaux ou de métropoles de grandes villes.

Ces gains comme ces pertes appellent un travail important d’analyse qui prenne en compte les situations particulières comme les questions générales auxquelles nous sommes confrontés. Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur ce travail nécessaire.

Yann Le Pollotec, adjoint au secteur Élections du Parti communiste français

Télécharger le tableau récapitulatif.

233 maires communistes ou apparentés avaient été élus au 1er tour des élections municipales le 15 mars. Pour le deuxième tour qui portait sur beaucoup moins de villes que le 1er tour, 16 conservées, 20 gagnées ou reconquises, 24 perdues. Le PCF est bien le troisième parti en France en terme d'élus locaux locaux. 

 

Mercredi, 1 Juillet, 2020
Municipales. À propos de l’éventuelle disparition du Parti communiste

Par Serge Regourd, Professeur émérite des universités.

Depuis plusieurs décennies, dès la fin du premier septennat de François Mitterrand, les chroniqueurs politiques des grands médias n’ont cessé d’annoncer la disparition prochaine du Parti communiste. Il serait intéressant de mener une recherche d’envergure, dans le domaine des Sciences de l’information et de la communication, sur cette thématique. Quelques simples clics sur internet permettent, déjà, de recueillir un florilège haut en couleurs : chaque échéance électorale est ainsi rythmée par la scansion des « morts qu’il faut qu’on tue ».

Le sort du « communisme municipal » n’échappe pas à cette présentation crépusculaire. Dés avant le premier tour des dernières municipales, le champ lexical réservé aux candidats communistes était univoque : « Vers la fin du communisme municipal ? », « l’éradication de la ceinture rouge », et autres « tentatives de survie »...

Pourtant, le premier tour de ces municipales, en mars dernier, vint contredire ces funestes prévisions. L’élection immédiate de plusieurs dizaines de municipalités communistes, de Montreuil à Dieppe, de Vierzon à Nanterre, de Gennevilliers à Martigues, déjouait, une fois encore, l’agenda politico-médiatique. Les experts cathodiques revinrent alors, sagement, au droit commun selon lequel ils traitent, pour l’essentiel, le PCF hors période électorale : ignorance et occultation.

Leur verve éditoriale a été ranimée grâce à ce qu’il convient bien de qualifier de mauvais résultats du deuxième tour, au terme duquel une vingtaine de villes ont été perdues, parmi lesquelles plusieurs « bastions » historiques et symboliques. L’information « mainstream » a alors trouvé à s’appuyer sur des faits avérés pour ré-alimenter la litanie de la fin prochaine du communisme municipal.

Pourtant, selon les enseignements du sociologue Gaston Bachelard, « voir sans comprendre n’est rien ». Il s’agit donc de comprendre les causes de ces mauvais résultats et d’interroger leur portée : signifient-ils un retournement de situation par rapport au premier tour ? Traduisent-ils un authentique désaveu à l’égard des élus communistes en place ? Y a-t-il une cohérence globale quant à l’échec enregistré de Saint Denis à Saint Pierre des Corps, ou d’Aubervilliers à Firminy ?

Certes, dans un certain nombre de cas, des villes ont été perdues par le Parti communiste et d’autres ont été gagnées (comme Bobigny ou Villejuif) selon la logique inhérente à toute consultation électorale et frappant tous les partis. Plusieurs défaites relèvent alors des aléas du scrutin et, parfois, du déplacement d’un petit nombre de voix, comme ce fut, par exemple, le cas à Aubiére, où le maire sortant communiste a été devancé de 5 voix dans une ville de plus de 10 000 habitants (ce très faible écart constituant l’un des critères permettant au juge administratif d’annuler éventuellement les résultats de l’élection).

Pourtant, dans un important pourcentage de villes perdues, des éléments spécifiques fournissent une toute autre explication, ayant permis de diagnostiquer l’échec avant même le dépouillement des bulletins de vote.

Selon cet examen critique, les responsabilités peuvent, dans certains cas, être partagées, et aussi imputables à des responsables locaux du PCF, même si dans la majorité des cas, les candidats communistes n’ont fait que subir des alliances contre nature.

Le cas de Saint-Denis est ambivalent de telles hypothèques. L’échec de la fusion avec la liste de la FI avait scellé le sort de la plus importante ville détenue par le PC au terme d’un déplorable imbroglio, mêlant intransigeance politique et improvisation organisationnelle. 

Selon une autre dramaturgie, les échecs de Firminy ou de Gardanne, étaient également programmés par les choix précédant le second tour. A Firminy, le maire communiste sortant avait été exclu du parti à la suite de problèmes judiciaires et une autre candidate investie par le PC lui était opposé. Au premier tour, le candidat de droite précédait légèrement le maire sortant (35 % contre 33 %) cependant que la candidate officielle du PC était distancée à 15 %. 

Le maintien de sa candidature, pourtant vouée à l’échec, au second tour, offrait ainsi sur un plateau, ce « bastion communiste » à la droite. Scénario comparable, bien qu’inversé, à Gardanne, participant de la même logique de cadeau fait à la droite. Au premier tour, le candidat officiel du PC était crédité de 23, 78 %, précédant le candidat soutenu par l’ancien maire communiste (22,84 %). Arithmétiquement, la ville était donc assurée de rester dans son ancrage politique. Mais là encore, alors que de surcroît un candidat RN était également en piste, le candidat arrivé en 2ème position s’est maintenu, permettant à la droite de mettre un terme à la longue tradition communiste.

Ces trois cas de figure ont en commun d’avoir fait prévaloir des questions de personnes, de natures diverses, sur les enjeux électoraux, autorisant ensuite des commentaires politiques en termes d’effondrement de bastions communistes alors que les conditions de leur pérennité étaient réunies. 

Dans nombre d’autres cas - sans que tous puissent être mentionnés - les candidats communistes ont, simplement, été victimes d’arrangements politiciens d’alliés supposés ayant revêtu l’habit d’adversaires.

Le cas qui mériterait la plus longue explicitation est celui d’Aubervilliers. La profusion des listes de gauche au premier tour a permis à la candidate de droite d’arriver en tête (25%). Pour le second tour, le candidat du PS (13%) et le candidat « communiste dissident » (7,43 %) ont choisi de fusionner non avec la maire communiste sortante mais avec la liste dite citoyenne d’un ancien adjoint, dont plusieurs publications et enquêtes (notamment de la revue Marianne) avaient décrypté comment ce caractère citoyen visait à occulter un caractère proprement communautariste. Un socialiste et un prétendu « plus authentique communiste » ont ainsi joué les chevaux de Troie pour offrir les clés de cette ville symbole de la culture ouvrière à la droite.

Situation proche à Seclin, où le maire communiste sortant était à égalité de suffrages avec son concurrent de droite au premier tour (40 %), ayant nettement relégué son ancien adjoint socialiste (10%) avant que ce dernier décide de fusionner avec... la droite pour le second tour. Le scénario mis en œuvre à Choisy-le-Roi ne fut guère différent : c’est cette fois le candidat EELV du premier tour qui fit alliance avec la droite pour entraîner l’échec du maire communiste sortant.

À Saint Pierre des Corps, citadelle cheminote communiste, les résultats du premier tour étaient clairement favorables au candidat communiste : il était certes précédé par le candidat de droite (29% contre 27%) mais il disposait d’importantes réserves à gauche : 15 % côté PS, près de 12 % coté EELV. A ceci près que chacune de ces deux listes, n’ayant pourtant aucune chance de l’emporter, se sont maintenues au second tour, offrant là encore, la mairie à la droite dans une ville symbole de la gauche.

Sans qu’il soit possible de mentionner chacune des villes en cause, l’échec subi à Givors relève de la même grille de lecture : alors que le maire communiste sortant était en tête au premier tour (24,55%), la deuxième liste de gauche (20, 52%) s’est maintenue malgré la présence du RN en deuxième position (22%) dans le cadre d’une quadrangulaire, aboutissant à l’échec du maire sortant pour quelques voix (28, 24 % contre 28, 88 %).

Il apparaît ainsi que si la coagulation de ces différents échecs peut autoriser un commentaire journalistique rituel en forme de longue chronique d’une mort annoncée, l’analyse circonstanciée des résultats ville par ville, conduit à des conclusions sensiblement différentes.

Par-delà l’addition d’un certain nombre de signes négatifs, les dernières municipales ont, à l’inverse, également permis à des candidats communistes de se manifester comme têtes de listes légitimes et offensives de l’ensemble de la gauche dans des grandes villes comme Le Havre ou Nîmes, et grâce à de larges coalitions de gauche, de Bordeaux à Strasbourg, de Marseille à Montpellier, d’élargir le nombre de ses conseillers municipaux et de rester le troisième parti en termes de municipalités dirigées par un maire communiste, avec notamment une vingtaine de villes de plus de 30 000 habitants. Une réalité politique totalement occultée par les représentations médiatiques.

 

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 15:01
Malgré 7 milliards d’euros de prêts, Air France débarque 7 500 salariés, dont 1072 dans sa filiale Hop! - L'Humanité, Marion dAllard, 1er juillet 2020
Mercredi, 1 Juillet, 2020 - L'Humanité
Malgré 7 milliards d’euros de prêts, Air France débarque 7 500 salariés

Plombé par la crise, le groupe accélère sa restructuration. Sa filiale HOP ! devrait perdre la moitié de ses effectifs.

 

Les annonces devaient être faites aux représentants des salariés vendredi, mais les chiffres ont fuité. Le groupe Air France va supprimer 7 500 postes d’ici à 2022, dont 1 072 dans sa filiale Hop ! et près de 6 500 à Air France. Des chiffres « volontairement minimisés » par la direction, estime Joël Rondel, délégué syndical CGT chez Hop !, qui rappelle qu’il s’agit d’équivalents temps plein.

Ainsi, selon ses calculs, sur les 2 700 salariés de la filiale, plus de 1 400 pourraient perdre leur emploi. « C’est un carnage, si on avait voulu faire mourir Hop !, on ne s’y serait pas pris autrement », déplore le syndicaliste.

Pour les syndicalistes, le Covid-19 a bon dos

L’abandon de la filiale par le groupe était redouté de longue date, la restructuration annoncée confirme les craintes. « En 2016, Hop ! possédait une flotte d’une centaine d’appareils. Il nous en reste 30 aujourd’hui », détaille Joël Rondel. La direction, de son côté, justifie l’ampleur de la casse par « la baisse durable d’activité et le contexte économique lié à la crise du Covid-19 » qui «  imposent d’accélérer la transformation d’Air France ».

Mais, pour Joël Rondel, le Covid à bon dos. « On ne sort pas un plan d’une telle envergure en trois mois ! » s’agace le cégétiste. Quant aux promesses de la direction de ne procéder à aucun licenciement sec et de privilégier les départs naturels, volontaires, et la mobilité des salariés, il n’en croit pas un mot. « La direction va annoncer la fermeture de deux centres de maintenance Hop ! sur trois, à Morlaix et à Lille, qui emploient 350 personnes. En admettant qu’ils soient volontaires pour être transférés sur le dernier centre restant, à Clermont-Ferrand, seuls 50 postes vont y être libérés. » Le calcul est vite fait, « il n’y aura pas de place pour tout le monde ».

7 milliards d’euros de prêts directs ou garantis par l’État

Les premiers départs sont prévus début 2021 et Vincent Salles, cosecrétaire général du syndicat CGT Air France, a pris connaissance du nombre de suppressions de postes « par la presse ». Alors que le groupe vient de bénéficier de 7 milliards d’euros de prêts directs ou garantis par l’État « et donc par les contribuables », le syndicaliste juge « inacceptable que ces aides publiques, qui doivent garantir l’emploi, servent à alimenter les chiffres du chômage ».

Déterminés, les salariés du groupe et de la sous-traitance se sont donné rendez-vous devant le siège d’Air France, à Roissy, vendredi matin. « Ça va être chaud de partir sur une grève dure alors que les salariés, au chômage partiel depuis des semaines, ont perdu entre 400 et 500 euros de revenus par mois », note Joël Rondel. « Mais on va se battre, conclut le syndicaliste, c’est certain. »

Marion d’Allard
Malgré 7 milliards d’euros de prêts, Air France débarque 7 500 salariés, dont 1072 dans sa filiale Hop! - L'Humanité, Marion dAllard, 1er juillet 2020
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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 14:53
La loi Chassaigne sur la révalorisation des retraites agicoles définitivement adoptée
LA LOI CHASSAIGNE DÉFINITIVEMENT ADOPTÉE
« Une avancée qui appelle des prolongements »
Après trois années de combat, la loi Chassaigne visant à revaloriser les retraites agricoles a été définitivement adoptée. Les sénateurs, qui avaient le dernier mot, ont validé le texte lundi. « Je me réjouis de cette victoire. Le minimum de pension pour une carrière complète de chef d’exploitation passe ainsi de 75 % à 85 % du Smic au plus tard au 1er janvier 2022 pour 200 000 retraités », a réagi le député PCF André Chassaigne, qui avait fait adopter ce texte en 2017 à l’Assemblée.
Mercredi, 1 Juillet, 2020 - L'Humanité
Retraites agricoles : la loi Chassaigne définitivement adoptée

Après trois années de combat, la revalorisation des retraites agricoles a été adoptée lundi une bonne fois pour toutes. Elle s’appliquera en 2022.

 

Après trois années de combat, la loi Chassaigne visant à revaloriser les retraites agricoles a été définitivement adoptée. Les sénateurs, qui avaient le dernier mot, ont validé le texte lundi. « Je me réjouis de cette victoire. Le minimum de pension pour une carrière complète de chef d’exploitation passe ainsi de 75 % à 85 % du Smic au plus tard au 1er  janvier 2022 pour 200 000 retraités », a réagi le député PCF André Chassaigne, qui avait fait adopter ce texte en 2017 à l’Assemblée.

« Une avancée qui appelle des prolongements»

Le chemin a pourtant été semé d’embûches. En 2018, le gouvernement impose un vote bloqué au Sénat, afin de freiner l’avancée de la loi et de se perdre dans sa réforme des retraites, depuis gelée. À la mi-juin, André Chassaigne s’est donc représenté avec son texte, regrettant tout le retard pris. Il a fustigé ces « 40 mois pendant lesquels un retraité agricole sur trois ne peut pas prétendre à une retraite supérieure à 350 euros par mois » et rappelé qu’un chef d’exploitation dont la carrière est complète ne peut pas prétendre « à une retraite ­supérieure à l’allocation de solidarité aux personnes âgées ».

Il a été entendu, même si la Macronie a repoussé l’application de la loi à 2022 et mis en place un écrêtement en cas de cumul avec d’autres pensions, baissant ainsi le nombre de bénéficiaires. La balle est alors passée dans le camp du Sénat, où les communistes l’ont saisie au bond, présentant ce texte qui fait aussi passer à 75 % du Smic les retraites agricoles pour l’outre-mer. Il a été voté dans la concorde. « Cette avancée appelle des prolongements en faveur de tous ceux qui ont travaillé sur les exploitations : conjoints, collaborateurs et aides familiaux », prévient André Chassaigne, déterminé à combattre la réforme des retraites du ­gouvernement, si elle revient. 

Aurélien Soucheyre
La loi Chassaigne sur la révalorisation des retraites agicoles définitivement adoptée
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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 05:18
Filière aéronautique/Suppressions d’emplois Airbus : Non au renoncement industriel de la France (Fabien Roussel)

Malgré le plan de soutien de 15 milliards d’euros pour la filière, les grands groupes de l’aéronautique multiplient les annonces de plans sociaux massifs : après Air France et ses 7.500 emplois menacés, c’est au tour d’Airbus de procéder au plus grand plan de suppressions d’emplois de son histoire (15.000 d’emplois dont 5.000 en France).

Avec eux, ce sont des dizaines de milliers d’emplois dans la sous-traitance qui pourraient disparaître.

Pour certains, ces plans de restructuration, aujourd’hui au nom de la baisse d’activité, succèdent à d’autres plans (Transform 2015 puis Perform 2020 chez Air France, avec plus de 7000 emplois déjà supprimés), imposés en leur temps au nom de la compétitivité et de la rentabilité. Pour d’autres, ils étaient déjà envisagés avant la crise sanitaire.

Cette filière est stratégique pour la France. En terme de balance commerciale bien sûr, mais aussi de compétences, de savoir-faire, d’innovation industrielle alors que le transport aérien doit se projeter dans la révolution écologique et participer à une complémentarité des modes de déplacements. Elle l’est également pour le développement des territoires en Europe et en France, particulièrement à Toulouse et dans son agglomération.

Le PCF refuse les logiques de court-termisme et de rentabilité financière, comme le renoncement industriel de la France face à l’Allemagne et aux Etats-Unis. Il veut travailler à un véritable plan de développement de la filière dans son ensemble, à l’appui des aides publiques qu’il faut désormais mettre sous contrôle.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, accompagné de Pierre Lacaze, secrétaire départemental du PCF et de Dominique Satgé, Conseillère régionale, se rendra ce jeudi à Toulouse pour en débattre avec les salariés d’Airbus, Derichebourg et Altran et leurs organisations syndicales.

Filière aéronautique/Suppressions d’emplois Airbus : Non au renoncement industriel de la France (Fabien Roussel)
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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 07:51

Rassemblement Hôpital de Morlaix mardi 30 juin 2020 (panorama photos pyb29)
https://youtu.be/mfUW63CU-o8

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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 07:27
Mardi 30 juin 2020

Communiqué du Comité de soutien à Salah Hamouri / 30 juin 2020

Ce mardi 30 juin, alors qu’il se rendait à Jérusalem pour effectuer un test coronavirus (obligatoire) pour prendre l’avion samedi 4 juillet, pour se rendre en France, Salah Hamouri a été arrêté dans un centre médical par les autorités israéliennes. Il a été conduit au centre d’interrogatoire de la Moskobiyeh, à Jérusalem. Le motif de son arrestation ne lui pas été communiqué. Déjà en août 2017, Salah Hamouri avait été arrêté quelques jours avant un voyage prévu en France pour y retrouver sa femme et son fils et il avait alors purgé treize mois de détention administrative, sans peine ni jugement ni la moindre accusation prouvée. Cela suffit amplement ! Son comité de soutien, sa famille, ses amis et collègues en appellent solennellement aux autorités françaises pour qu’elles agissent immédiatement et fortement pour obtenir la libération immédiate et sans conditions de notre concitoyen qui a droit à la liberté de circulation.

https://www.france-palestine.org/URGENT-Agissez-pour-la-liberation-de-Salah-Hamouri

Pays De Morlaix Afps

Le Homard Enchaîné

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