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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 06:03
L’état décide de frapper au porte-monnaie les départements qui résistent au fichage des enfants (communiqué commun CGT ; DEI France ; Fédération SUD Collectivités territoriales ; Fédération Sud santé sociaux ; FSU ; Gisti ; La Cimade ; Ligue des droits de l’Homme, etc...)

Communiqué commun

Tout juste sorti de cette période de confinement, et alors que la crise sanitaire a fortement impacté la situation des mineur-es isolé-es, le gouvernement reprend l’offensive réglementaire à l’encontre de leurs droits.

Un décret daté du 23 juin 2020 vient d’autoriser l’Etat à réduire sa contribution financière aux départements qui refusent de faire intervenir les préfectures dans le processus d’évaluation et d’identification de ces enfants.
Pour mémoire, ce sont la loi Collomb de septembre 2018 et son décret d’application du 30 janvier 2019 qui ont institué un fichier des mineur-es isolé-es permettant aux départements d’associer les préfectures à la détermination de leur minorité, et de faciliter l’éloignement de celles et ceux qui auront fait l’objet d’une décision provisoire de non-admission à l’aide sociale à l’enfance.

L’ensemble du secteur de la protection de l’enfance – et en particulier le Conseil national de la protection de l’enfance –, ainsi que la totalité des organisations qui se sont exprimées sur le sujet, ont dénoncé la confusion entre protection de l’enfance et lutte contre l’immigration irrégulière organisée par ce dispositif. Malgré quelques réserves, le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat l’ont malheureusement validé.

Un an après son entrée en vigueur, environ un tiers des départements, pour des motifs divers et variés, continue à refuser d’appliquer ce dispositif.
Aussi, à défaut de pouvoir contraindre l’ensemble des départements à conclure avec les préfectures une convention permettant de vérifier si ces enfants figurent déjà dans deux fichiers destinés au contrôle migratoire (Visabio et AGDREF) et de les inscrire dans un troisième, dénommé « appui à l’évaluation de la minorité » (AEM), le gouvernement a décidé de les frapper au porte-monnaie.

Ainsi, il recourt à présent au chantage financier pour contraindre les derniers départements réfractaires à ce mélange des genres. Ce faisant, il fait montre de son acharnement pour imposer sa logique du soupçon et du contrôle à la question de l’accueil et de la protection des mineur-es isolé-es.

Nos organisations demandent l’abrogation de ce décret, la mise en œuvre du premier accueil, l’accompagnement socio-éducatif des jeunes isolé-es, sans discrimination et dans le strict cadre de la protection de l’enfance.

Paris, le 7 juillet 2020

Liste des signataires :
CGT ; DEI France ; Fédération SUD Collectivités territoriales ; Fédération Sud santé sociaux ; FSU ; Gisti ; La Cimade ; Ligue des droits de l’Homme ; Unicef ; SNPES-PJJ/FSU ; SNUASFP-FSU ; SNUTER-La FSU Territoriale ;  Union syndicale Solidaires ; Solidaires-Justice ; Syndicat des avocats de France ; Syndicat de la magistrature

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 05:07

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Le nouveau premier ministre, Jean Castex, n’est pas un inconnu dans le monde de la santé. Il a été responsable de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins dans le ministère de Philippe Douste-Blazy, puis directeur de cabinet de Xavier Bertrand. Son bilan est… impressionnant : généralisation de la tarification à l’activité transformant les hôpitaux en entreprises productrices de soins, mise en avant de l’ambulatoire avec des fermetures massives de lits, préparation de la loi Bachelot qui a tué la démocratie à l’hôpital, en concentrant tous les pouvoirs dans les mains du directeur. En résumé, il a mis en place une bonne partie des mesures qui ont conduit à la situation catastrophique que connaît aujourd’hui l’hôpital public et qui a provoqué la révolte des personnels. Une de ses premières déclarations a été d’annoncer vouloir boucler le Ségur de la santé avant la fin de la semaine qui suit sa nomination. Quel volontarisme ! N’en déplaise à ce monsieur, pour l’instant, aucun des partenaires sociaux n’est satisfait de ce qui a été mis sur la table par le ministre de la Santé, aujourd’hui reconduit dans ses fonctions.

À moins de débloquer enfin les milliards qui manquent pour augmenter les salaires et embaucher, son objectif paraît difficile à atteindre, sauf à passer en force. Si c’était son choix, ce serait un très mauvais début, et cela confirmerait qu’il reste dans la droite ligne de ce qu’il a accompli sous les gouvernements Chirac et Sarkozy. Les personnels de santé ne peuvent donc qu’être inquiets face à cet homme, technocrate, qui a toujours appliqué avec zèle les réformes libérales des gouvernements qu’il a servis. Cependant, les urgentistes ont eu à traiter avec lui en 2005-2006 et le rapport de forces l’avait fait céder. Cet exemple ne peut que renforcer notre engagement à poursuivre la mobilisation, notamment le 14 Juillet, avec de multiples actions, dont une grande manifestation à Paris, de la République à la Bastille.

 

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 04:59

Sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Jean Castex est déclaré comme magistrat à la Cour des comptes, délégué interministériel aux grands événements, délégué interministériel aux JO, président du CA de l’Agence nationale du sport, vice-président de Solideco, président d’un festival de musique de chambre, maire, conseiller général, conseiller départemental, président de communauté de communes. Au Figaro on le présente comme un haut fonctionnaire entreprenant, mais en bon français ça s’appelle un cumulard.


Gérard Streiff

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 15:32
Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Lucienne Nayet, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Lucienne Nayet, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Les élus de Plouigneau étaient présents eux aussi à la manif pour Hop!

Les élus de Plouigneau étaient présents eux aussi à la manif pour Hop!

Photo de Jean-Paul Vermot, nouveau maire de Morlaix, répondant aux médias (photo Ghislain Guengant)

Photo de Jean-Paul Vermot, nouveau maire de Morlaix, répondant aux médias (photo Ghislain Guengant)

Photo Rodolphe Thirard, 8 juillet 2020 - prise de parole de Jean-Paul Vermot au côté de Yves Moisan, vice-président Economie de Morlaix-Co, Gérard Lahellec, Vice-président Transport de la Région Bretagne, Jean-Luc Fichet et Philippe Paul, sénateurs,  qui sont intervenus eux aussi

Photo Rodolphe Thirard, 8 juillet 2020 - prise de parole de Jean-Paul Vermot au côté de Yves Moisan, vice-président Economie de Morlaix-Co, Gérard Lahellec, Vice-président Transport de la Région Bretagne, Jean-Luc Fichet et Philippe Paul, sénateurs, qui sont intervenus eux aussi

Photo de Rodolphe Thirard - discours de soutien aux salariés de Hop! du maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot

Photo de Rodolphe Thirard - discours de soutien aux salariés de Hop! du maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

HOP ! Morlaix :
Ce matin, 8 juillet, dès 9h élus et habitants du Pays de Morlaix était au côté des salariés de HOP ! Morlaix.
Cette journée de mobilisation en appellera d’autre.
Nous ne laisserons pas 7 milliards d’euros financer des suppressions de postes.
 
Ouest-France, 8 juillet 2020:
Mercredi 8 juillet 2020, salariés, élus et citoyens bloquent le site de Hop ! pour protester contre sa fermeture et la suppression des 276 emplois à Morlaix (Finistère) d’ici 2023.
Vendredi 3 juillet 2020, le groupe Air France a officialisé la fermeture du site morlaisien de sa filiale, Hop !. D’ici 2023, le site serait amené à fermer et les 276 emplois seraient supprimés.
Depuis 9 h, ce mercredi 8 juillet 2020, 400 personnes bloquent le site. Les salariés sont nombreux, tout comme les élus de la ville de Morlaix (Finistère) et de Morlaix communauté. Des élus départementaux et régionaux sont également présents. Le maire de Morlaix Jean-Paul Vermot, le conseiller communautaire Yves Moisan, le sénateur Jean-Luc Fichet, le sénateur Philippe Paul et le vice-président du conseil régional chargé des transports Gérard Lahellec se sont exprimés.
Pour Sébastien Grandjean, délégué de la CGT, embauché en 2003 comme mécanicien et technicien de maintenance, la colère, l’injustice et un sentiment de gâchis dominent.
Les noms de chaque salarié concerné ont été affichés sur un mur, avec leur date d’arrivée dans l’entreprise, comme l’a filmé l’un d’entre eux.
(...) À 11 h 40, les salariés sont sortis de la réunion avec la direction. Sébastien Grandjean réagit : « Bien sûr qu’il y aura de la casse ! Ils vont proposer des reclassements, mais les gens qui travaillent ici sont attachés à leur région, ils ne prendront pas la mobilité.
HOP ! Morlaix :
Ce matin, 8 juillet, dès 9h élus et habitants du Pays de Morlaix était au côté des salariés de HOP ! Morlaix.
Cette journée de mobilisation en appellera d’autre.
Nous ne laisserons pas 7 milliards d’euros financer des suppressions de postes.
Photo Ghislain Guengant, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ghislain Guengant, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 14:10
Remaniement : les ministres changent… pour que rien ne change (PCF, 7 juillet 2020)
Publié le 07/07/2020 par PCF
Remaniement : les ministres changent… pour que rien ne change

Le nouveau gouvernement est à l’image du nouveau Premier ministre : de droite et aux ordres d’un président de la République accroché à son cap ultralibéral. Ce cap a pourtant amplement démontré, en particulier ces derniers mois, ce qu’il a coûté à nos services publics comme aux infrastructures de l’État, et à quel point il tourne le dos aux attentes sociales du pays ainsi qu’aux exigences écologiques ou climatiques.

 

En guise de « nouveau chemin », Emmanuel Macron est décidé à poursuivre une politique au service exclusif des grands groupes et de leurs actionnaires avides de dividendes en augmentation constante.

Comme pour le prouver, après la nomination d’un Premier ministre formé à l’école du sarkozysme, c’est du côté de personnalités issues du parti Les Républicains que l’exécutif est allé chercher de nouveaux supplétifs. Loin des postures affichées par la droite, démonstration est faite de la convergence de ses orientations avec le macronisme.

C’est l’emploi, les salaires, les services publics, notre système de protection sociale et de retraites, notre industrie nationale, nos libertés individuelles et collectives qui vont en faire les frais. Et la crise économique, financière, sociale et écologique, qui balaie la France comme la planète, en sera d’autant plus aggravée.

Cette politique de régression n’a pas de majorité dans le pays.

Les Français.e.s ne veulent pas des aides sans condition aux grands groupes, qui se traduisent en d’innombrables délocalisations, fermetures de sites et plans massifs de licenciements. Ils ont dit par millions, dans la rue, qu’ils refusaient le retour d’une réforme des retraites qui conduirait à l’effondrement des pensions. Ils attendent une politique de relance qui répondent à leurs exigences de justice, non le verdissement de choix qui creusent les inégalités et détruisent l’environnement.

Pour le PCF, l’heure est à la résistance et à la conquête de nouveaux droits en faveur de la majorité de notre peuple. Elle est à l’augmentation des salaires, à commencer par ceux des femmes, « premières de corvée » ces derniers mois, à la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, à la réduction de la durée du travail, au développement des services publics, notamment de la santé publique. Elle est à une autre utilisation de l’argent au service du bien commun. Elle est à la construction d’une alternative, qui mette à l’ordre du jour un nouveau modèle de développement plaçant l’humain et la planète au cœur de tous les choix, qui inaugure un nouvel âge de la démocratie dans notre pays.

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 08:01
Nouveau gouvernement: confirmation de Blanquer, honni par les enseignants, à l'éducation nationale: communiqué du réseau école du Parti communiste
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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 07:55
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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 07:52
Voeu pour la défense des salariés et de l'emploi chez Hop! adopté au Conseil Municipal de Morlaix le 4 juillet 2020
Voici le voeu de soutien à Hop! et à ses salariés qui a été présenté par le maire Jean-Paul Vermot et par Valérie Scattolin, nouvelle adjointe de la majorité de gauche, élue et syndicaliste à Hop!, et adopté à l'unanimité du Conseil Municipal de Morlaix le 4 juillet.
 
Le mercredi 8 juillet, mobilisons-nous très nombreux à l'aérodrome de Morlaix-Ploujean à partir de 9h devant le siège de Hop! pour dire non à la casse de cet outil et de ces 276 emplois.
Refus de la fermeture du site de Morlaix
Le conseil municipal de Morlaix réuni le 4 juillet 2020 dénonce la stratégie de Air France/ Hop!, qui a pour projet la fermeture du site de Morlaix et pour conséquence la perte de 276 emplois.
Cette fermeture est contraire aux annonces du président de la République faites lors de la convention citoyenne et de sa volonté de ne plus voir fermer des usines en province, pour les concentrer dans les grandes métropoles.
Par ailleurs, l'engagement financier de l’État pour soutenir le groupe d'Air France est considérable.
Nous demandons qu'en contrepartie de l'argent public versé à Air France, il soit exigé par nos dirigeants le maintien du site de Morlaix.
Hop! Morlaix a tous les atouts et les savoir-faire pour rester une base importante d'entretien et un outil industriel performant.
Le Conseil Municipal apporte son soutien total aux salariés de l'entreprise HOP! et refuse la fermeture de ce site.
***
Le vœu a été adopté à l'unanimité des 33 élus.
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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 07:42
Manifestation des Jeunesses communistes pour la libération de Salah Hamouri

Manifestation des Jeunesses communistes pour la libération de Salah Hamouri

Manifestation pour la libération de Salah Hamouri ce week-end avec Elsa Lefort sa femme, Philippe Boyssou, le maire communiste d'Ivry-sur-Seine

Manifestation pour la libération de Salah Hamouri ce week-end avec Elsa Lefort sa femme, Philippe Boyssou, le maire communiste d'Ivry-sur-Seine

Manifestation pour la libération de Salah Hamouri ce week-end avec Elsa Lefort sa femme, Philippe Boyssou, le maire communiste d'Ivry-sur-Seine

Manifestation pour la libération de Salah Hamouri ce week-end avec Elsa Lefort sa femme, Philippe Boyssou, le maire communiste d'Ivry-sur-Seine

Dimanche, 5 Juillet, 2020
Déni de justice. Salah Hamouri toujours maintenu en détention en Israël

Le ministère français des Affaires étrangères dit être pleinement mobilisé, mais notre compatriote reste enfermé malgré un dossier vide.

 

Ses avocats ayant fait appel de la décision de le maintenir en prison jusqu’au 7 juillet, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a comparu ce dimanche matin devant un juge qui, sans surprise, n’a rien voulu entendre. Pourtant, rien dans le dossier ne peut expliquer l’arrestation ni le maintien en détention. Sinon, on peut faire confiance aux Israéliens, ils auraient déjà rendu publics tous les détails du dossier.

Soupçons d’appartenance à une organisation interdite, témoignages qui auraient été recueillis au mois de mars mais dont la teneur n’est pas rendue publique… Tout cela sent la manipulation judiciaire visant purement et simplement à priver de liberté Salah Hamouri, défenseur des droits des prisonniers, qui subit un véritable acharnement de la part des autorités israéliennes.

Traque de Palestiniens

Ce n’est pas nouveau. À l’été 2017, déjà, alors qu’il devait se rendre en France retrouver son épouse – interdite de territoire par les Israéliens – et son fils, il avait été arrêté au petit matin. Et n’avait été libéré que treize mois plus tard, en septembre 2018, après plusieurs renouvellements de la détention administrative qui permet de maintenir secrètes les raisons d’un emprisonnement et de garder le présumé coupable dans les geôles aussi longtemps que le veut un juge. Drôle de justice qui accepte par ailleurs qu’un homme, Salah Hamouri, soit arrêté dans un centre de santé alors qu’il s’apprêtait à passer un test pour déterminer s’il était bien négatif au Covid-19 comme il en avait obligation avant de voyager, ce qu’il devait faire samedi, là encore pour venir en France. Pour le Shin Bet (services de renseignements), le traçage sert surtout à traquer les Palestiniens, puisque les barbouzes l’ont appréhendé dans l’établissement médical.

Audience à distance

Ironie de l’histoire, dimanche, Salah Hamouri n’a pas pu assister physiquement à l’audience d’appel, mais il y a « participé » via Skype. Deux agents israéliens du centre d’interrogatoire de Moskobiyeh à Jérusalem, où est détenu Salah, ont été testés positifs au coronavirus, entraînant ainsi la quarantaine de tous les Palestiniens se trouvant dans ce sombre lieu de détention. Le consul général de France était présent à l’audience, mais il n’a pas eu le droit de rencontrer notre compatriote depuis qu’il a été arrêté le 1 er juillet. La contamination des deux agents israéliens à Moskobiyeh tombe fort à propos. Déjà, sous prétexte de virus, les parents de Salah n’ont pas été autorisés à lui fournir des vêtements.

L’État français doit intervenir publiquement

Interrogé lors d’un point presse, le 2 juillet, le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que « la France demande que l’ensemble des droits de M. Salah Hamouri soient respectés » et que sa situation « est suivie attentivement et à haut niveau par les autorités françaises ». Mais lorsque le Quai d’Orsay affirme maintenir « un contact étroit avec l’entourage de M. Hamouri » et être « pleinement mobilisé auprès des autorités israéliennes pour que la situation de M. Hamouri et de son épouse soit réglée au plus vite », on est en droit de s’interroger. Emmanuel Macron n’a pas cru nécessaire d’appeler Elsa, l’épouse de Salah, dont la situation, justement, n’est pas réglée depuis maintenant des années. Il faudrait donc que les autorités françaises, si elles veulent se faire respecter, interviennent plus fortement et publiquement pour la libération de Salah, avant qu’une première détention administrative ne puisse être prononcée.

Jeudi, 2 Juillet, 2020
Israël. Salah Hamouri emprisonné : un dossier vide

Arrêté le 1er juillet, l’avocat franco-palestinien a été placé en détention jusqu’au 7 juillet. Il est de nouveau convoqué devant un juge ce jeudi.

 

Ce n’est plus du harcèlement, mais de l’acharnement. Les autorités israéliennes ont de nouveau arrêté l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, le 1er juillet, alors qu’il se trouvait dans un centre de santé de Jérusalem-Est pour un test de détection du Coronavirus. Un test obligatoire, puisqu’il comptait voyager le 4 juillet pour se rendre en France, où résident son fils et son épouse, celle-ci, française, n’ayant pas le droit de se rendre en Palestine, comme l’ont décrété les services israéliens. Selon nos informations, il a été immédiatement menotté et emmené au sinistre centre d’interrogatoire de Moskobiyeh, connu pour ses cellules en sous-sol et ses séances de torture, même si Israël prétend ne pas pratiquer de telles méthodes. Salah Hamouri a été interrogé dans ce centre, mercredi soir, pendant une heure.

Jeudi matin, le juriste franco-palestinien a été présenté devant un juge civil (Israël, ayant annexé la partie orientale de Jérusalem, estime que ce territoire n’est pas palestinien et donc ne fait pas intervenir des juges militaires lorsqu’il s’agit de Palestiniens de Jérusalem-Est, comme c’est le cas pour Salah Hamouri). Une audience qui, n’était la gravité de ce qui s’apparente à une atteinte aux droits d’un homme, ressort plus de la farce qu’autre chose. Mahmoud Hassan, l’avocat de Salah Hamouri, a expliqué à l’Humanité que les Israéliens « soupçonnent Salah d’être membre d’une organisation interdite et, dans ce cadre, d’avoir des activités ». Un simple soupçon se transforme donc en emprisonnement.

Pourquoi ? a demandé Mahmoud Hassan. La réponse du juge est certainement digne de figurer dans les annales judiciaires mondiales. Résumons d’abord. Rien n’est officiellement reproché à Salah Hamouri, mais il est arrêté. Le magistrat a affirmé que les services de renseignements disposaient de témoignages datant du… mois de mars, mais ne les produit pas. Voilà ce qu’a dit en substance le juge : comme le prévenu est français et qu’il devait voyager vers l’Europe, samedi, les Israéliens avaient peur que Salah Hamouri ne revienne plus !

En réalité, le dossier est vide. C’est sans doute pour cela que des barbouzes israéliennes ont tenté, au mois de mai dernier, d’enlever Salah Hamouri, à Ramallah. Seule sa présence d’esprit et l’accent hébreu d’un des comparses ont permis à Salah Hamouri d’échapper à leurs griffes. Pourquoi de telles méthodes de voyous si le droit est de leur côté ?

Lors de l’audience d’hier, le juge a ordonné le maintien en détention de Salah jusqu’au 7 juillet. Son avocat a fait appel et la cour israélienne devrait donner sa réponse aujourd’hui. Un représentant du consulat général de France a pu assister à l’audience. Mais, pour l’instant, les autorités françaises sont bien silencieuses. On sait pourtant que la diplomatie discrète ne vaut rien s’agissant d’Israël. La preuve par ces arrestations à répétition. En août 2017, il s’était produit la même chose, peu avant son départ pour la France. Placé ensuite en « détention administrative », il n’a été libéré qu’un an plus tard.

De nombreuses voix s’élèvent déjà – des personnalités et des organisations – pour demander la libération immédiate et sans condition de Salah Hamouri, ainsi que l’intervention de l’Élysée. L’action est urgente. Avant qu’une détention administrative (renouvelable autant de fois que décidé) ne soit prononcée.

Pierre Barbancey
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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 07:38
Disparition. Paul Seban, grand réalisateur du petit écran - Marie-José Sirach, L'Humanité, 6 juillet 2020
Lundi, 6 Juillet, 2020 - L'Humanité
Disparition. Paul Seban, grand réalisateur du petit écran

Il a débuté sa carrière au cinéma comme assistant réalisateur. Il a choisi la télévision. Il nous laisse en héritage des films et reportages remarquables.

 

Paul Seban est né le 21 octobre 1929 à Sidi Bel Abbès, en Algérie. Il est mort le 1er juillet. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais il fut l’un des grands réalisateurs, journalistes-reporters de la télévision française durant les années 1960 aux côtés de Marcel Bluwal et Marcel Trillat. Seban a toujours défendu l’idée qu’un réalisateur de télévision était un auteur, quelqu’un qui a un point de vue, pas un simple porteur de caméra. C’est cette conception du métier qu’il a toujours défendue et qui a contribué à donner ses lettres de noblesse au petit écran. Pendant plus d’une décennie, il va réaliser de nombreux reportages pour Cinq colonnes à la une et le Monde en quarante minutes. Mais aussi des magazines tels Lectures pour tous, Portrait souvenir, Trésors français du cinéma muet et quelques épisodes de Dim, Dam, Dom.

Filmer la jeunesse

La télévision sera une belle et grande parenthèse dans sa longue vie de cinéaste. C’est effectivement au cinéma qu’il fait ses débuts comme assistant de Renoir (French Cancan, 1955), Marcel Carné (les Tricheurs, 1958), Claude Chabrol (les Godelureaux, 1961) ou Orson Welles (le Procès, 1962). Mais dès 1960, il réalise pour la télévision Square des Batignolles, un court métrage de 16 minutes sur une bande de blousons noirs de ce quartier, encore populaire, de Paris. Un intérêt pour la jeunesse, qu’il filme en France comme en Yougoslavie ou en Irlande, qui débouchera en 1968 sur À la recherche du temps futur, réalisé pour l’émission Caméra 3 et diffusé entre janvier et mai 1968.

Audace, inventivité et talent

Militant communiste, syndicaliste fondateur du Syndicat français des réalisateurs de télévision (SFRT-CGT), dont il sera le secrétaire de 1972 à 1979, c’est un réalisateur qui n’a pas froid aux yeux et dont l’audace, l’inventivité et le talent seront, tout au long de sa carrière, la marque de fabrique. En 1969, il réalise avec la complicité entre autres de Marcel Trillat la CGT en Mai 1968 pour réhabiliter le rôle de la première centrale syndicale. Le 6 juin 1979, il filme la distribution du journal communiste de Simca-Chrysler de Poissy, Action, aux portes de l’usine. La caméra est placée en hauteur et surplombe la scène, somme toute anodine. Croit-on. Il est 15 h 54. Les ouvriers à pied, à mobylette ou en voiture attrapent au vol le journal. 15 h 50, les militants sont soudain violemment agressés par des nervis. Seban filme tout, la rapidité et la violence de l’action. Puis repasse la scène au ralenti, avec des arrêts sur image, plan par plan, fléchant les principaux protagonistes - des nervis et des cols blancs -, tous membres de la CSL, un syndicat à la solde des patrons qui a semé la terreur dans les usines jusque dans les années 1990.

Engagement en tout plan

En 1968, il réalise Indonésie. Seban y rencontre tous les protagonistes du coup d’État militaire de 1965, des généraux sanguinaires à Suharto en personne, qui tous racontent, face caméra, sans sourciller, la répression sanglante, systématique pour éradiquer les communistes indonésiens. Un documentaire exceptionnel, une construction filmique implacable qui fait froid dans le dos.

En 1987, Paul Seban tourne (Notes non écrites) Sur les musiques d’Algérie. Il suit son ami et poète Kateb Yacine qui revient au pays natal. Kateb parle de musique et de couscous, du langage de la musique, qui « n’est pas le langage du savoir mais le langage des sentiments ». Magnifique…

Réalisateur singulier, foncièrement indépendant, libre de ses mouvements, son engagement est perceptible dans tout ce qu’il filme, qu’il crée des documentaires sur Delacroix, Baudelaire ou Monteverdi. Il n’hésitera pas à laisser un tableau de Vermeer à l’écran pendant sept minutes, un plan fixe sans musique, ni commentaire. Il justifiera ce procédé par sa volonté de rendre actif le téléspectateur. Qui, aujourd’hui, oserait filmer ainsi ?

Marie-José Sirach
Disparition. Paul Seban, grand réalisateur du petit écran - Marie-José Sirach, L'Humanité, 6 juillet 2020
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