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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:16
L'envol de l'insécurité alimentaire dans le monde - Méline Le Gourriérec, commission internationale du PCF

Les médias en parlent peu et, pourtant, depuis deux mois déjà, les Sri Lankais descendent dans la rue pour protester contre leurs conditions de vie et dénoncer leur souffrance quotidienne. Pénuries de nourriture, de carburant et de médicaments sont le quotidien de la population, victime d'une grave crise économique qui ravage leur pays.

Le Sri Lanka n'est pas le seul pays où la sécurité alimentaire n'est plus assurée. Afghanistan, Pakistan, Liban, Yémen, Éthiopie, Madagascar, Guatemala...la liste des pays concernés s'allonge. La sous-alimentation et la malnutrition resurgissent dans toutes les régions du monde depuis la pandémie de la Covid-19. Le rapport mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur les crises alimentaires1 indique qu'en 2020 environ 118 millions de personnes de plus qu’en 2019 ont été confrontées à la faim, faisant monter le total des victimes à plus de 800 millions.

En novembre dernier, en raison d'une sécheresse historique liée au réchauffement climatique, des dizaines de milliers de Malgaches n'avaient plus accès à l'eau et souffraient de la faim.

Depuis le 24 février et le déclenchement de la guerre en Ukraine par la Russie, la sécurité alimentaire est menacée dans bien des pays au monde. Outre la population ukrainienne victime directe du conflit, ce sont également les pays très dépendants des matières premières ukrainiennes ou russes qui subissent et subiront de sévères pénuries.

Le rapport du FAO attire l'attention sur l'importance des poussées de la faim dans le monde, elles sont les plus fortes depuis des décennies. La réapparition des famines, de la faim et de la malnutrition montre les failles de nos sociétés fragilisées par les politiques ultra libérales. Les questions de production et de consommation, de quantité et de qualité des aliments, sont un enjeu primordial pour les êtres humains. L'alimentation, est un bien fondamental pour les femmes et les hommes, elle doit être extraite des forces de l'argent.

Les facteurs de l'insécurité alimentaire sont multiples : conflits, changements climatiques, crise économique ; leur répétition amplifie les effets, ce sur quoi il faut ajouter le facteur exponentiel qu'a été la pandémie. Ces causes suggèrent, comme l'indiquait Lydia Samarbakhsh dans son rapport de la commission des relations internationales du PCF en novembre 2021, que « les menaces et sources d'insécurité sont plus « globales » qu'uniquement nationales et elles invitent à l'élaboration de réponses politiques multilatérales, inclusives, où l'interdépendance est facteur de réussite collective par les coopérations et solidarités qu'elle permet de développer, contrecarrant dès lors toute ambition hégémonique. »2

La faim constitue une véritable menace pour la sécurité car pour survivre toutes les dérives peuvent voir se développer : trafic en tout genre, prostitution, travail des enfants, vente d'organes, etc. La sécurité alimentaire est un pilier pour la construction d'un monde de paix.

Méline Le Gourriérec
membre de la commission des relations internationales

1 - http://www.fightfoodcrises.net/fileadmin/user_upload/fightfoodcrises/doc/resources/GRFC_2022_FINAl_REPORT.pdf

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 07:16
PCF - Irlande du Nord : La victoire historique du Sinn Féin fait résonner « le rire de nos enfants »

 

La victoire du Sinn Féin dans les six comtés du nord ouvre une nouvelle page de l’histoire de l’Irlande.

 

 

Avec 29 % des votes de première préférence, nos camarades ont toute légitimité pour assurer la direction du gouvernement régional, avec Michelle O'Neill comme Première ministre. Il est de la responsabilité des partis unionistes d’entendre le choix démocratique exprimé par le peuple irlandais.

Si on y ajoute les perspectives ouvertes en République d’Irlande, le Sinn Féin est aujourd’hui le premier parti sur l’ensemble de l’île. Le temps est venu pour un réel changement en Irlande. Le Sinn Féin porte avec force l’exigence des droits pour tous les Irlandais, dans leur diversité : droit à la santé, droit au logement, respect de la neutralité et engagement pour la paix et la sécurité collective, renforcement de l’intervention citoyenne pour toutes et tous.

Cette exigence est inséparable de la réalisation du droit historique du peuple irlandais de vivre dans une République unie. La voie vers un référendum de réunification au cours de la décennie est ouverte. Mettre fin à l’odieuse partition artificielle, qui divise le peuple irlandais depuis un siècle, serait non seulement rendre justice à tous ceux qui ont lutté, souvent au prix de leur vie, pour les droits du peuple irlandais ; ce serait aussi construire une République irlandaise indépendante, seul cadre possible permettant à l’ensemble des Irlandais, quelles que soient leurs convictions, de vivre ensemble.
Comme le disait Bobby Sands : « Notre vengeance sera le rire de nos enfants ».

Le Parti communiste français félicite chaleureusement le Sinn Féin pour cette victoire historique, qui en appelle d’autres. Il mesure également l’ampleur des embûches, des oppositions et des difficultés à surmonter. Il exprime à nouveau sa solidarité historique avec le Sinn Féin et les droits du peuple irlandais.

Parti communiste français
Paris, le 7 mai 2022

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 07:11

Cher Jean-Luc Mélenchon, cher Olivier Faure, cher Julien Bayou, cher·e·s camarades,

Ce 7 mai est un jour important dans l’histoire de la cinquième République, car l’événement de cette journée c’est bien la journée d’investiture des candidats de la nouvelle coalition des forces de gauche et écologiste, cette nouvelle union que nous voulons populaire, écologique et sociale !

Les communistes sont heureux de participer à cette belle dynamique politique que nous enclenchons aujourd’hui.

 

L’événement de cette journée, c’est la présentation du programme que nous construisons ensemble et qui va changer considérablement la vie des Français !

Oui, c’est une journée importante, car nous avons la possibilité, là, maintenant, dans 5 semaines, de battre Macron à l’Assemblée nationale en faisant élire une nouvelle majorité de gauche !

Battre Macron et installer un nouveau gouvernement, progressiste, vraiment de gauche et qui changera la vie des Français.

Quel immense espoir pour l’ensemble des salariés de notre pays, pour les retraités, pour la jeunesse, les enfants, les étudiants !

C’est ce que je leur dis, chez moi, à toutes celles et tous ceux que je croise : Oui, dès le 1er juillet, avec cette nouvelle majorité, le Smic va augmenter de 100 euros tous les mois et l’ensemble des salaires aussi. Et avec des cotisations pour financer la Sécu. Oui, dès juillet, nous mettrons à l’ordre du jour la retraite à 60 ans et des salariés partiront plus tôt en retraite. Oui, dès la rentrée de septembre, nous mettrons en place un revenu d’autonomie pour les étudiants, leur permettant d’étudier sans être obligés de travailler à côté.

Ces changements sont possibles si des millions de Françaises et de Français s’en mêlent, votent et enclenchent un grand mouvement social et populaire !

C’est ça l’espoir que nous devons faire grandir dans les 30 prochains jours. Mais surtout, c’est l’espoir d’empêcher Macron d’avoir une majorité.

Avec les bulletins de vote estampillés de notre nouvelle coalition, nous allons pouvoir battre les candidats d’Emmanuel Macron, les LR et RN qui se présenteront dans notre pays.

Nous allons pouvoir battre ses ministres qui se présentent avec le pire bilan pour le pouvoir d’achat des Français.

Nous allons pouvoir battre ces candidats macronistes, comme celui de l’Essonne, bras droit de Guerini et DG de la start up En Marche, qui a travaillé avant cela pendant 5 ans chez McKinsey. Oui, c’est possible, ils osent tout !

Les 12 et 19 juin prochains, nous allons pouvoir dire :

Finis les cabinets McKinsey et consorts qui viennent émarger sur les comptes de la République ;

Finie l’évasion fiscale qui siphonne les richesses de notre pays ;

Finis les cadeaux aux plus riches pendant que les ouvriers, les salariés, les agents des services publics triment au boulot et se serrent la ceinture pour payer leurs factures.

Fini de baisser les impôts des groupes comme Amazon, Google, Apple, BNP, Société générale, Sanofi, Renault, Peugeot, qui distribuent des dividendes et licencient en même temps.

Et puis je pense à tous les salariés, aux militants syndicaux qui résistent sans moyen face aux délocalisations. À eux, je leur dis : finies les lois El Khomry et les ordonnances Macron, finies ces lois qui vous ont privé de tous moyens pour défendre les emplois et de meilleures conditions de travail !

Non seulement, nous supprimerons ces lois, mais en plus nous allons rétablir les CHSCT, nous vous donnerons des pouvoirs nouveaux d’intervention dans les conseils d’administration, dans les comités d’établissements et même les moyens de financer vos propositions.

Alors oui, notre victoire est directement indexée sur l’espoir que nous allons porter dans les prochains jours et c’est pourquoi notre convention de ce jour est importante.

Bien sûr, nous avons des différences sur un certain nombre de sujets, mais nous avons tous pris nos responsabilités et nous avons fait le choix de nous additionner dans le respect de ces différences, sans les effacer.

Car nous aurons la possibilité, chacun, d’avoir un groupe.

Et si ces groupes voteront ensemble les mesures de progrès social, de justice sociale pour les Français que nous avons décidées ensemble, ils pourront aussi défendre et faire vivre leurs propres propositions, en toute autonomie et dans le respect de notre diversité.

Il nous reste maintenant 30 jours pour aller voir les Françaises et les Français pour les convaincre de porter leur vote sur les candidats de ce nouveau rassemblement.

30 jours pour prendre le pouvoir à la finance, le rendre au peuple, aux salariés et refonder la République.

30 jours pour qu’enfin la France parle au monde de paix et de coopérations entre les peuples.

30 jours, pour réussir à rassembler largement, dans chaque circonscription, dès le 1er tour.

Car notre principal adversaire sera, je le crains, l’abstention.

Il y a tant de nos concitoyens qui, aujourd’hui, se sont éloignés de la politique. Il y en a tant qui sont, comme me l’a dit une électrice, en « dépression démocratique » et qui n’y croient plus ! Il y en a tant qui n’en peuvent plus de voter contre leurs idées, de voter par défaut, par dépit et jamais pour eux, avec l’espoir d’un changement positif au bout.

Avec nos belles candidatures, rassembleuses, déployons d’immenses efforts dans les prochains jours dans chaque circonscription pour rassembler, unir. Pour aller convaincre celles et ceux qui n’y croient plus et même celles et ceux qui ont pu utiliser le bulletin de vote Le Pen en pensant se débarrasser de Macron.

Je pense à toutes ces circonscriptions, à tous ces départements, comme ceux de chez moi, dans le bassin minier, où le Rassemblement national réalise ses meilleurs résultats.

Nous avons là d’incroyables défis, d’énormes efforts de rassemblement à produire pour susciter l’espoir. Non pas front contre front, mais plutôt projet contre projet.

Car nous les avons déjà battus aux cantonales, en les mettant en échec là où leurs élus n’avaient aucun bilan à produire. Dans leurs tracts, ils ne parlent que d’immigration, de religion, de division.

Dans nos tracts, nous parlons de dignité humaine, de respect, d’égalité ; nous parlons des combats menés contre les expulsions locatives, pour le maintien d’un commissariat, pour l’extension du centre hospitalier de Lens que nous avons obtenue.

Oui, c’est en montrant notre utilité, en montrant ce que nous arrivons à gagner pour nos populations que nous arrivons à les faire reculer. C’est aussi en menant le combat pour défendre nos usines que nous démontrons que si Bridgestone Béthune ferme, ce n’est surtout pas à cause de l’immigration, encore moins du grand remplacement de Zemmour, mais bien à cause d’un capitalisme financiarisé, d’un gouvernement complice et d’une Europe libérale qui finance les délocalisations au sein même de l’Union européenne.

Si nos usines ferment, c’est à cause d’un pouvoir au service exclusif de la finance au détriment de nos emplois, de nos savoir-faire, de notre industrie.

C’est pourquoi je salue des candidatures comme celle de Marine Tondelier qui affrontera Marine Le Pen, ou encore de Jean-Marc Tellier qui se retrouvera face au député sortant RN, mais aussi face à Mme Pannier-Runacher, parachutée là-bas.

Je salue François Ruffin, lui aussi pleinement mobilisé contre une extrême droite arrivée en tête dans sa circonscription au 1er tour de l’élection.

Je salue tout autant ces candidats, à l’image de Bruno Nottin, qui affrontera le candidat Jean-Michel Blanquer qui a organisé pendant 5 ans un jeu de massacre contre l’école publique.

Mes chers amis, mes chers camarades,

Oui, nous avons de beaux et grands défis devant nous. Celui de rassembler les Français et de construire avec eux la plus belle majorité, la plus heureuse des majorités, celle qui saura faire naître de nouveau les sourires sur les visages de nos concitoyens, avec les réformes que nous attendons depuis si longtemps. Ces réformes heureuses qui vont enfin changer la vie !

Je vous remercie.

 

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 08:19

Une conférence de presse rassemblant les deux candidats et les représentants des forces politique de gauche rassemblées au sein de la "Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale" (NUPES) se tenue le lundi 9 Mai.

Voici les articles du Télégramme et Ouest France suite à cette conférence de presse. 

 

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 05:40
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus

Nous étions entre 1000 et 1200 manifestants ce Lundi 9 mai à Carhaix.

 
Quelques passages de l'intervention de Caroline Tromeur, Secrétaire Générale du Syndicat CGT du CH Carhaix :
 
Lundi 2 Mai, une annonce extrêmement brutale nous a été faite par la direction annonçant, faute de remplaçants pour le personnel non médical, la fermeture rapide (1 semaine plus tard) de l’unité de soins continus puis le regroupement des services de chirurgie et de médecine polyvalente au plus tard le 1er Juillet.
 
Ce choix de la direction est délibéré. Il témoigne de cette volonté de transformer l'hôpital de Carhaix en établissement gériatrique.
Ce choix a été fait sans concertation avec le corps médical, l’encadrement et les partenaires sociaux et a suscité l’indignation générale.
La mobilisation de tous pour le principe du droit à la santé pour la population du Pays COB, a permis de suspendre cette décision inacceptable.
Rappelons qu’en 2007, à l’initiative de la CGT, un comité de défense de l’hôpital de Carhaix avait vu le jour.
 
Un combat de plusieurs semaines contre la fermeture des services de maternité et de chirurgie avait eu lieu.
 
Enfin, le 25 Juin 2008, les pouvoirs publics avaient dû faire machine arrière : le tribunal administratif venant d’annuler l’arrêté suspendant l’activité de ces services.
 
Lors de la fusion avec le CHU de Brest en Juillet 2009, la CGT avait exprimé sa vive inquiétude concernant le maintien de tous les services MCO sur notre site.
Notre éloignement géographique est indéniable et la population carhaisienne doit pouvoir bénéficier d’un accès pérenne au plateau technique du site.
Il est impératif d’allier proximité et sécurité des prises en charge.
 
Pour la CGT c’est une priorité de santé publique dans une zone ou la population manque cruellement de médecins libéraux.
Nous n'en pouvons plus de cette situation anxiogène.
Le sursis obtenu grâce à l’implication des organisations syndicales, des médecins et des politiques mais aussi grâce à l’effort collectif de l’ensemble du personnel est un premier pas, mais temporaire. Nous devons exiger des garanties écrites dans le projet d’établissement nous garantissant ENFIN le maintien de la totalité des services existants sur le site de Carhaix et ce de façon pérenne. Il faut une décision politique sur cette question.
Le recrutement de nouveaux professionnels médicaux et paramédicaux ne pourra se faire sans le maintien du plateau technique et la garantie d’une prise en charge globale de qualité des patients.
Le CHU de Brest doit apporter une réponse rapide au manque de personnel en rendant l’établissement plus attractif tant au niveau de l’évolution des carrières, des salaires, de la qualité de vie au travail que du maintien de nos spécialités.
La CGT ne laissera pas l’offre de soins se dégrader à Carhaix !
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
9 mai 2022 - Forte mobilisation pour l'hôpital de Carhaix pour le maintien de l'unité de soins continus
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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 06:02
Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Photo Daniel Laporte, Tredudon, Berrien, 8 mai 2022 - Gérard Lahellec, Pierre-Yves Thomas et Hubert Le Lann

Photo Daniel Laporte, Tredudon, Berrien, 8 mai 2022 - Gérard Lahellec, Pierre-Yves Thomas et Hubert Le Lann

Photo Daniel Laporte, Tredudon, Berrien, 8 mai 2022 - Gérard Lahellec, Pierre-Yves Thomas et Hubert Le Lann

Photo Daniel Laporte, Tredudon, Berrien, 8 mai 2022 - Gérard Lahellec, Pierre-Yves Thomas et Hubert Le Lann

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Tredudon le Moine, 8 mai 2022 - Rassemblement d'hommage à la Résistance, et de dénonciation de la dégradation du panneau d'hommage au premier village résistant de France, en Berrien
Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - Jeannine Daniel et Marion Frances - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - Jeannine Daniel et Marion Frances - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Tredudon-le-Moine, Berrien, 8 mai 2022, rassemblement d'hommage à la Résistance et ses valeurs - photo Daniel Laporte, 8 mai 2022

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Rassemblement de Tredudon-le-Moine 8 mai 2022 - photo de Paul Mongault

Berrien, Tredudon le Moine, 8 mai - rassemblement d'hommage à la résistance et ses valeurs et pour dénoncer le vandalisme sur le panneau d'hommage au premier village résistant de France avec le maire de Berrien Hubert Le Lann, le PCF, le MJCF, le mouvement de la paix, l'anacr et la fsu.
Le maire de Berrien, Hubert Le Lann, Pierre-Yves Thomas pour le PCF, Enzo De Gregorio pour le MJCF 29, Antoine Gauchard pour la fsu, ont pris la parole notamment, ainsi que Paul Mongault qui représentait le PCF national et qui nous a transmis ces photos. Le sénateur communiste des côtes d'Armor Gérard Lahellec était également présent ainsi qu'une trentaine de personnes.
 
Tredudon-le-Moine, 8 mai 2022 - 8 mai 1945: hommage du Parti Communiste finistérien et breton, du MJCF, de l'ANACR, de la FSU, du Mouvement de la Paix, du maire de Berrien Hubert Le Lann à la résistance et ses valeurs, et rassemblement de protestation contre le vandalisme politique dont a été victime le panneau d'hommage au Premier village résistant de France de la part de nationalistes bretons fachos.
 
Photos Daniel Laporte et Paul Mongault
 
Le 24 avril dernier des nostalgiques des plus sombres années de notre histoire, s’en sont pris à un symbole fort de la résistance en centre Bretagne. Cette date ne tient pas du hasard. En effet, ce dimanche 24 avril était la journée Nationale du souvenir des déportés. Dès le 16 juin 1940, l’organisation clandestine du Parti communiste français, dirigée par Pierre PLASART, a stocké des armes britanniques à TRÉDUDON les Moines avec la complicité et le soutien de toute sa population. TRÉDUDON les Moines sera à la fois un dépôt d’armes, un refuge pour les résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour les dirigeants nationaux et régionaux des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF). C’est pourquoi l’État-major national lui a décerné le titre de premier village résistant de France.
16 habitants de BERRIEN et de TRÉDUDON ont été déportés, 22 ont été fusillés, 11 sont morts en déportation. La plupart étaient des communistes, des cégétistes, des gens simples, refusant de se soumettre à la tyrannie et à l’occupation étrangère comme au fascisme de Vichy. Et des imbéciles crachent sur leur mémoire, c’est intolérable !
Au cœur des monts d’Arrée, le petit village de Trédudon-le-Moine est l’un des grands lieux de mémoire de la résistance au nazisme, même s’il est moins connu que l’île de Sein. Déclaré « premier village résistant de France dès 1946 », il a servi de lieu de rassemblement, de refuge et de cache d’armes pour les francs-tireurs et partisans dès après la débâcle. De nombreux responsables clandestins de la résistance communiste sont accueillis dans le village.
Dans l’ouvrage "Résistants et maquisards dans le Finistère, Témoignages", aux éditions Keltia Graphic, on peut ainsi lire que : « Le village de Trédudon-le-Moine est accroché comme un nid au versant sud de la Montagne. Dès les premiers jours de l’occupation, les trente-deux foyers de ce village et les fermes environnantes deviennent pendant près de quatre longues années un bastion de l’organisation clandestine du Front national, de l’OS et des FTPF […]. Dès l’année 1942, de jeunes résistants du pays constituent un groupe de combat […]. Ils insufflent un tel élan à la Résistance que celle-ci trouva embrigadée dans ses rangs la quasi-totalité des jeunes paysans de l’Arrée. »
Dès cette époque, des aviateurs alliés, abattus lors des raids contre les ports bretons, sont hébergés dans le secteur et transitent par Trédudon-le-Moine. Le village sert également de refuge pour les maquisards dont le nombre augmente substantiellement en 1943, après l’instauration du service du travail obligatoire (STO). Ils peuvent s’y reposer et s’y ravitailler entre deux actions contre l’occupant. « Beaucoup de résistants venaient de l’arsenal de Brest ou de la pyrotechnie de Pont-de-Buis, rappelle Ismaël Dupont. Ils ont apporté leur savoir-faire, notamment en matière d’explosifs. Ils avaient ainsi monté un projet d’attentat contre la retenue d’eau de Saint-Herbot. »
En janvier 1944, un capitaine allemand et son ordonnance, tous deux à cheval, sont abattus par les maquisards à Goenidou en Berrien. Leurs corps sont enterrés près de Trédudon-le-Moine.
En février 1944, les Allemands mènent une grosse opération à Berrien qui compte, à la fin de la guerre, 22 fusillés, seize déportés, onze tués au combat et un disparu.
C’est un lourd tribut qui fait de la commune, mais surtout de Trédudon-le-Moine, un lieu emblématique de la Résistance après la Libération.
Lieu de mémoire
En 1946, l’état-major des FTPF lui accorde le titre de « premier village résistant de France ». « Le Parti communiste cherchait alors à valoriser la résistance populaire, reconnaît Ismaël Dupont. Il y avait aussi une concurrence de mémoire avec les Gaullistes qui, eux, ont mis en avant l’île de Sein. »
Nombre de dirigeants communistes français, de Charles Tillon à Georges Marchais, viendront d’ailleurs aux commémorations de Trédudon-le-Moine. Il s’agissait ainsi de développer le culte des martyrs d’une formation qui se présentait comme « le parti des 75.000 fusillés » (les historiens s’accordent aujourd’hui plutôt sur le chiffre, déjà considérable, de 25.000 tués). Un Parti communiste qui a longtemps dominé la vie politique de ces « campagnes rouges » du centre Bretagne et du Trégor, où les traditions de révolte ont toujours été bien ancrées. On dit même que des armes avaient été enterrées, à la Libération, près de Trédudon-le Moine, en prévision d’une éventuellement prise de pouvoir par les communistes dans les années 1940 (le PCF était alors le premier parti de France), mais qui ne vint jamais…
Tredudon le Moine, 8 mai 2022 - Rassemblement d'hommage à la Résistance, et de dénonciation de la dégradation du panneau d'hommage au premier village résistant de France, en Berrien
Tredudon le Moine, 8 mai 2022 - Rassemblement d'hommage à la Résistance, et de dénonciation de la dégradation du panneau d'hommage au premier village résistant de France, en Berrien
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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 05:54

 

La construction de la coalition des gauches politiques, sociales, culturelles et des écologistes sèment la panique dans les milieux dirigeants. Leurs porte-voix et leurs porteplumes qui, il y a quelques semaines, moquaient les forces de gauche parce qu’elles allaient séparément devant les électrices et les électeurs à l’occasion de l’élection présidentielle sont de sortie, vent debout contre la nouvelle union populaire sociale et écologique. Comme l’argument des chars de l’Union soviétique occupant la concorde n’est plus crédible, ils agitent cette nouvelle coalition comme un épouvantail gauchiste.

Les mêmes qui ont - souvent à juste titre - critiqué Jean-Luc Mélenchon parce qu’il avait laissé son important score en 2017 en friche, lui reprochent aujourd’hui d’en avoir tiré des leçons et créé les conditions d’une unification du peuple de gauche et écologiste.

Ce qui se réalise sous nos yeux est la demande populaire des électorats progressistes dans leur diversité réclamant enfin l’union : ils ont le 10 avril, bousculé la donne parce qu’ils refusaient le duo que les tenants du système leur préparaient depuis des mois.

Aujourd’hui, ils demandent avec force, une union leur permettant d’être débarrassés à la fois de ces politiques de droite et des mensonges ; du mépris du chef de l’État et de cette monarchie présidentielle poussée à son comble. Pour cela, il n’y a pas d’autres solutions dans le cadre des institutions actuelles, que de rechercher une autre majorité que celle du Président de la République.

L’immense majorité ne veut pas du programme commun de la macronie et des droites comme le recul de l’âge de la retraite à 65 ans quand tant de jeunes restent sur le bord du chemin. Ils refusent aussi ce RSA conditionné à des travaux forcés, ainsi que ce projet pour l’école où règnerait la compétition entre établissements et un renforcement de la sélection.

Ils savent qu’au-delà des belles déclarations il n’y aura pas de « bouclier inflation », mais un renforcement de l’austérité au nom du remboursement de la dette. Une grande partie de la jeunesse agissante pour le climat réclame avec force des actes. Une majorité de celles des quartiers populaires, avec leurs parents qui sont les premiers de « corvée », crie au respect et à l’amélioration des conditions de vie, de formation et de travail.

Ils en ont assez d’être décriés sur tous les tons, assez des contrôles au faciès, assez des discriminations à l’embauche. Ils ne veulent pas être la « ban-lieue », ces lieux mis au ban de la société, mais être au cœur de la société à construire tous ensemble.

La gauche dans sa diversité se met à l’heure de ces demandes et se hisse au niveau des nécessités quand elle tient compte des résistances qui se déploient dans la société et les entreprises depuis des années, du bilan du travail parlementaire où ensemble le groupe insoumis et le groupe communiste à l’Assemblée nationale ont émis des votes identiques dans l’immense majorité des délibérations, déposé ensemble avec le groupe socialiste des textes de motion de censure.

C’est l’honneur des forces de gauche de se hisser au niveau des espérances de l’heure. C’est l’honneur des communistes comme de la majorité des socialistes d’avoir contribué à ouvrir cette porte à la discussion et à la construction avec La France Insoumise.

La direction socialiste doit affronter certains cadres et anciens ministres socialistes qui ne trouvent rien à redire quand l’un des leurs rejoint la macronie, et menacent de tout casser dès lors qu’il s’agit de proposer un projet alternatif et une nouvelle majorité. De ce point de vue, il faudra noter le courage du secrétaire du Parti socialiste tirant les leçons de la situation, procédant à une autocritique et au bilan de la direction du pays par le gouvernement de François Hollande.

Cette attitude était indispensable afin de permettre à son parti de tourner la page de cette période et de se mettre au diapason du monde du travail. Il tente de « ré-ancrer » son parti du côté gauche au lieu de le laisser voguer aux tristes vents du social-libéralisme.

La situation n’est pas anodine ! De Valls à Chevènement, de Rebsamen à Hollande, on est prêt à se vautrer dans des majorités comprenant toutes les palettes de la droite la plus réactionnaire. Comment ne peuvent-ils voir la profonde crise d’identité qui atteint le Parti socialiste, notamment parce que leur politique au gouvernement a été à l’encontre des besoins populaires et nationaux ? Comment peuvent-ils devenir les ennemis du camp dont ils se réclament sinon pour tourner le dos à la social-démocratie ou au socialisme ?

Aucun parti politique à gauche ne peut impunément incarner indéfiniment des valeurs contraires à ce qu’il prétend défendre. La question que pose avec insistance celles et ceux qui n’en peuvent plus de finir le mois avec un compte en banque à découvert, celles et ceux qui ne remplissent plus leur réservoir de carburants, ni les caddies des courses, est de savoir comment mieux vivre demain. Et ils demandent aux forces de gauche et écologistes de les entendre, de créer les conditions d’une vie meilleure débarrassée des angoisses quotidiennes.

Ils n’en peuvent plus du mépris et de l’exploitation. Ils n’en peuvent plus des belles paroles contredites par des actes s’opposant à leurs intérêts quand les milliardaires pavanent et les actionnaires des grandes entreprises sont à la fête.

Ils n’en peuvent plus des maltraitances sociales et démocratiques avec ces contre-réformes destructrices du droit du travail, la culpabilisation quand les premiers de la classe donnant des leçons d’économie leur suggèrent qu’ils sont trop payés, que les retraites sont trop élevées parce qu’ailleurs les salaires sont arasés par la faux du capitalisme financier.

Et ils ne veulent pas des changements à la « saint glinglin », mais dès le mois de juillet. Ils l’ont dit avec force au premier tour de l’élection présidentielle où le Président sortant n’a obtenu que 20% des voix des inscrits et n’a pu être élu qu’avec les voix des électrices et électeurs de gauche qui ont fait barrage à l’extrême-droite.

Ils ne veulent plus revivre une telle situation où ils savent que les mandataires des puissances d’argent au pouvoir et dans l’actuelle majorité présidentielle les bernent. Ils savent que le Président a prétendu combattre l’extrême-droite alors qu’il n’a fait qu’attiser le feu qui brulait toute espérance. Il a bien été en cela par une puissante campagne médiatique présentant Mme Le Pen comme une femme politique comme une autre (puisqu’elle aimerait les chats) et valorisant un histrion sorti du Figaro et de Cnews.

L’un des défis de la nouvelle coalition est aussi de faire reculer l’extrême-droite qui détourne bien des voix des travailleurs pour les ligoter au système qui les exploite. Ceci suppose de ne jamais aller sur son terrain au risque de la faire grandir.

Au contraire, la condition pour la faire reculer durablement est de changer la vie des plus défavorisés d’entre nous. La bonne nouvelle de ces derniers jours est que le débat se porte sur les préoccupations de gauche : justice sociale et environnementale, travail et droits des travailleurs, changement de la construction européenne, évasion fiscale et nouvelle répartition des richesses et non plus identité et séparatisme, chasse aux pauvres.

Si les législatives prennent cette importance, c’est aussi parce que des fractions importantes du peuple veulent pouvoir voter utile pour changer les choses. Parmi les abstentionnistes, il y a ceux et celles qui ont protesté contre la division.

L’aspiration à participer à un nouveau projet frappe aussi avec force à la porte. L’élection présidentielle a montré plus que tout autre événement que le cadre institutionnel est à bout de souffle et qu’il devient urgent de passer à une nouvelle république sociale, laïque, démocratique prenant soin des êtres humains et de la nature.

Du reste, la coalition de gauche, progressiste et écologistes qui se forme s’inscrit dans l’actuel (mauvais) cadre institutionnel. Scrutin présidentiel à deux tours poussant chaque camp à choisir celui ou celles qui est susceptible d’accéder au second tour. Celle-ci est suivie des élections législatives censées donner une majorité parlementaire au Président élu au scrutin majoritaire à deux tours avec l’obligation de réunir 12,5 % des inscrits pour concourir au second tour.

C’est une machine à éliminer les forces de transformation révolutionnaire. Sans unité, la gauche est chaque fois minorée ou mise en minorité. L’alliance lui donne une chance d’aller chercher la majorité parlementaire.

Fidèle à son histoire, le Parti communiste se grandit en participant de ce mouvement. Il est dans son rôle quand il porte les aspirations du monde du travail et de la culture.

Chaque fois qu’il place l’intérêt des travailleurs et des créateurs, des jeunes et des retraités au-dessus de toute autre considération, il démontre qu’il n’existe pas pour lui-même, mais pour celles et ceux qui souffrent, de celles et ceux qui subissent douloureusement le talon de fer de l’exploitation capitaliste, de celles et ceux qui veulent agir pour un nouveau mode de production préservant notre humanité et cherchent des issues progressistes à la situation actuelle. Il prouve, une fois de plus qu’il ne faillira pas dans son combat contre le danger de l’extrême-droite. À chaque fois qu’il a agi ainsi, il a recueilli confiance et soutien.

La nature de la coalition est intéressante, car elle respecte les personnalités, les identités, les propositions de chaque force qui la composent tout en ayant un tronc commun de changement concret très attendu depuis longtemps.

Il revient au débat public et aux mobilisations populaires d’aider à trancher certaines questions, certaines orientations à prendre. Ce sont ces identités différentes qui peuvent animer les débats et permettre une conscientisation plus grande des classes populaires. Les dépassements des désaccords ne peuvent se faire qu’avec la participation active des citoyens à la mêlée politique, sociale, culturelle, écologique.

Il n’y aura pas de changement sans pression citoyenne. Qu’il y ait des contradictions, des tensions est une évidence. La répartition des circonscriptions pose un certain nombre de problèmes dès lors que La France Insoumise a refusé de tenir compte de l’implantation et l’audience d’élus dans des territoires pour parachuter depuis Paris des militants

Mais l’essentiel est dans la chance inespérée de voir les forces de gauche et écologistes, des forces citoyennes, des mouvements de résistance mener ensemble une campagne politique pour faire élire une majorité de députés de la nouvelle Union Populaire écologiste et sociale et de permettre un gouvernement d’union populaire et démocratique.

Ceci est possible dès lors que chaque formation sera tout entière tendue vers cet objectif. Le chemin existe pour cette nouvelle majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Le président n’est élu qu’avec moins du quart de l’électorat. Il est rejeté. Il n’y a pas de majorité dans le pays pour accepter sa politique. Cependant, conquérir la majorité pour former un gouvernement démocratique d’union populaire (comme le disait déjà le programme du Parti communiste en 1971) nécessite un combat politique de haut niveau et des actes de mobilisation unitaire.

Ne sous-estimons surtout pas la violente pression qui va s’exercer sur les candidats, les militants, mais surtout les électeurs. Toute la panoplie criant au prochain désastre va y passer. De même, tout sera fait durant la campagne pour diviser les forces de la coalition et donc les électorats.

La mobilisation militante va donc être décisive notamment auprès de celles et ceux qui ont un vital besoin de mesures dès le mois de juillet. Leur déplacement au bureau de vote sera un acte pour elles et eux, leurs familles, leurs enfants. N’en doutons pas, toute la réaction, le grand patronat et les marchés financiers, des gouvernements étrangers, les institutions internationales et notamment les institutions européennes vont se coaliser pour venir en soutien au Président de la République et de la majorité sénatoriale. Mais justement, la nouvelle union populaire écologique et sociale, c’est la force du nombre, de celles et ceux qui n’ont rien à perdre, mais tout à gagner.

Il n’y aura pas de réussite sans mobilisation unitaire pour la justice, la liberté et la paix.

 

« Il y a des moments,

Ou le moindre chant d'oiseaux

est un précipice, qui s'avance pour t'avaler »

Eugène Guillevic

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 05:24
7 mai 2022 - Réunion de travail à Morlaix du collectif Fête de l'Humanité, stand du Finistère

Réunion de travail sur la Fête de l'Humanite 2022, stand du Finistère, au local du PCF Morlaix, avec une partie de notre fine équipe d'organisation du stand du Finistère. Et toujours la fraternité et les rires au menu.

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 09:24

 

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 07:18
Le PCF dénonce les dégradations sur le monument de Trédudon-le-Moine - Rassemblement le dimanche 8 mai à 14h30 à Tredudon-le-Moine devant le monument du premier village résistant de France (Le Poher)

Dans un communiqué, le PCF dénonce les dégradations intervenues fin avril sur la plaque commémorative de Trédudon-le-Moine à Berrien, un haut lieu de la résistance en Bretagne.

” Le 24 avril dernier des nostalgiques des plus sombres années de notre histoire, s’en sont pris à un symbole fort de la résistance en centre Bretagne. Cette date ne tient pas du hasard. En effet, ce dimanche 24 avril était la journée Nationale du souvenir des déportés.

16 habitants de BERRIEN et de TRÉDUDON ont été déportés, 22 ont été fusillés, 11 sont morts en déportation. La plupart étaient des communistes, des cégétistes, des gens simples, refusant de se soumettre à la tyrannie et à l’occupation étrangère comme au fascisme de Vichy. Et des imbéciles crachent sur leur mémoire, c’est intolérable !

Ce saccage du panneau de TRÉDUDON les MOINES, est dans le droit fil des tags qu’on subit les permanences du PCF. La démocratie ce n’est pas cela, la profanation de ce haut lieu de la résistance ne peut rester sans réaction.

Dès le 16 juin 1940, l’organisation clandestine du Parti communiste français, dirigée par Pierre PLASART,  a stocké des armes britanniques à TRÉDUDON les Moines avec la complicité et le soutien de toute sa population. TRÉDUDON les Moines sera à la fois un dépôt d’armes, un refuge pour les résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour les dirigeants nationaux et régionaux des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF). C’est pourquoi l’État-major national lui a décerné le titre de premier village résistant de France.

La section PCF de CARHAIX-HUELGOAT, la Fédération PCF du Finistère, le Mouvement de la Paix, en lien avec la municipalité de BERRIEN, appellent à un rassemblement le dimanche 8 mai 2022 à 14h30, au pied de la stèle inaugurée en 1946, désignant TRÉDUDON comme étant le premier village résistant de France.

Pour le PCF. Pierre-Yves THOMAS.”
 
 
Le PCF Morlaix enverra un don de 200 € pour aider au financement d'une nouvelle stèle.
 
Le Poher avait consacré récemment un article à l’histoire de ce lieu : Trédudon-le-Moine, village résistant de l’Arrée.
 
Le PCF dénonce les dégradations sur le monument de Trédudon-le-Moine - Rassemblement le dimanche 8 mai à 14h30 à Tredudon-le-Moine devant le monument du premier village résistant de France (Le Poher)
Trédudon-le-Moine, village résistant dans l’Arrée

Au cœur des monts d’Arrée, le petit village de Trédudon-le-Moine est l’un des grands lieux de mémoire de la résistance au nazisme, même s’il est moins connu que l’île de Sein. Déclaré « premier village résistant de France dès 1946 », il a servi de lieu de rassemblement, de refuge et de cache d’armes pour les francs-tireurs et partisans dès après la débâcle.

Pour aller à Trédudon-le-Moine, il faut emprunter une route sinueuse à la sortie de La Feuillée ou de Berrien et faire quelques kilomètres dans une campagne vallonnée et boisée. En arrière-fond, les crêtes des monts d’Arrée, avec leurs aiguilles de granit et leurs landes sauvages, semblent faire rempart au monde extérieur. Le village est constitué de quelques maisons de granit, partagées par des rues sinueuses. Au sommet, sur une petite esplanade, plusieurs stèles rappellent le rôle de ce lieu durant la Seconde Guerre mondiale, avant que Trédudon-le-Moine ne deviennent l’un des lieux de mémoire de la résistance communiste.
Terres rebelles
En effet, malgré l’ambiance bucolique et paisible, on est ici sur une vieille terre rebelle depuis des siècles. Une terre de quévaise d’abord. Au Moyen Âge, pour favoriser le défrichement et la mise en valeur des monts d’Arrée, les moines de l’abbaye voisine du Relecq mettent en place ce système de gestion collective des terrains. La quévaise attire des paysans en rupture de ban ou des individus recherchant un nouveau départ. Des populations plutôt réfractaires à l’autorité qui trouvent donc un refuge dans la région et contribuent à forger une identité égalitaire et rebelle.
Au xixe siècle, les monts d’Arrée comme le centre Bretagne sont surnommés la « Montagne », une région réputée sauvage et peu reliée au reste de la péninsule, en raison d’un réseau routier défaillant, et ce malgré le développement du tourisme au Huelgoat. Les terres de l’Arrée sont réputées pauvres. Elles sont le fief des pilhaouers, les chiffonniers. Ces derniers parcourent la basse Bretagne pour récupérer des textiles usagés, pour les recycler. Ils transportent aussi les idées nouvelles, et ils entretiennent une certaine défiance envers les autorités et la police.
Dans les années 1920 et 1930, les monts d’Arrée sont l’une des zones où se développe le tout jeune Parti communiste français. Huelgoat est d’ailleurs la première commune à élire un maire communiste en France. Un Parti communiste cependant ébranlé lorsque, en septembre 1939, l’URSS de Staline signe un pacte avec l’Allemagne nazie, alors que la France et la Grande-Bretagne vont entrer en guerre pour protéger la Pologne. Un pacte germano-soviétique que soutient la direction du PCF, mais pas forcément la base militante.
Cache d’armes
En mai, juin 1940, après plusieurs mois de drôle de guerre, les armées françaises et britanniques sont mises en déroute par l’offensive allemande. Les Britanniques refluent vers Brest, avec des tonnes de matériel dont beaucoup sont stockées à Saint-Thégonnec. Ils en abandonnent ou en détruisent une grande partie avant l’arrivée des Allemands le 17 juin. De nombreuses armes, des munitions et des vivres sont, malgré tout, récupérés avant par des patriotes, dont des sympathisants communistes, en prévision de combats futurs.
À l’instigation d’un dirigeant local de l’Organisation spéciale du Parti communiste, Pierre Plassart, le village de Trédudon-le-Moine est alors choisi comme cache d’armes. Il sert aussi de lieu de rendez-vous discret aux dirigeants communistes qui préparent une résistance plus active. Le Parti communiste français est d’ailleurs entré dans la clandestinité après son interdiction en France durant l’été 1940. Il se structure donc militairement et le petit village des monts d’Arrée est un lieu discret de réunion…

Centre de résistance
Outre leurs convictions patriotiques et antifascistes, nombre des militants communistes se doutent en effet que le pacte germano-soviétique ne va pas durer. De fait, au printemps 1941, les troupes allemandes envahissent l’URSS. Dès lors, rien ne retient plus les communistes de s’investir pleinement dans la Résistance, particulièrement au sein des Francs-tireurs partisans (FTP). Des actions qui visent aussi le régime de Vichy dès l’été 1941. Historien et actuel secrétaire départemental du PC en Finistère, Ismaël Dupont rappelle que « pendant la guerre, plus de la moitié des résistants armés étaient des FTP. L’influence communiste sur la résistance a été notable et quantitativement essentielle dans l’Hexagone ».
Dans l’ouvrage Résistants et maquisards dans le Finistère. Témoignages, aux éditions Keltia Graphic, on peut ainsi lire que : « Le village de Trédudon-le-Moine est accroché comme un nid au versant sud de la Montagne. Dès les premiers jours de l’occupation, les trente-deux foyers de ce village et les fermes environnantes deviennent pendant près de quatre longues années un bastion de l’organisation clandestine du Front national, de l’OS et des FTPF […]. Dès l’année 1942, de jeunes résistants du pays constituent un groupe de combat […]. Ils insufflent un tel élan à la Résistance que celle-ci trouva embrigadée dans ses rangs la quasi-totalité des jeunes paysans de l’Arrée. »
Dès cette époque, des aviateurs alliés, abattus lors des raids contre les ports bretons, sont hébergés dans le secteur et transitent par Trédudon-le-Moine. Le village sert également de refuge pour les maquisards dont le nombre augmente substantiellement en 1943, après l’instauration du service du travail obligatoire (STO). Ils peuvent s’y reposer et s’y ravitailler entre deux actions contre l’occupant. « Beaucoup de résistants venaient de l’arsenal de Brest ou de la pyrotechnie de Pont-de-Buis, rappelle Ismaël Dupont. Ils ont apporté leur savoir-faire, notamment en matière d’explosifs. Ils avaient ainsi monté un projet d’attentat contre la retenue d’eau de Saint-Herbot. »

Soldats allemands tués
Les soldats allemands sont avant tout concentrés dans les grandes villes et le littoral, mais ils mènent parfois des opérations dans le centre Bretagne où, à partir de 1943, les maquis deviennent de plus en plus structurés, comme celui FTP de Spézet-Saint-Goazec, du réseau Libération nord du Huelgoat ou celui des FFI de Plonévez-du-Faou. Gare aux éléments ennemis isolés. En janvier 1944, un capitaine allemand et son ordonnance, tous deux à cheval, sont abattus par les maquisards à Goenidou en Berrien. Leurs corps sont enterrés près de Trédudon-le-Moine.
En février 1944, les Allemands mènent une grosse opération à Berrien qui compte, à la fin de la guerre, 22 fusillés, seize déportés, onze tués au combat et un disparu.
C’est un lourd tribut qui fait de la commune, mais surtout de Trédudon-le-Moine, un lieu emblématique de la Résistance après la Libération.
Lieu de mémoire
En 1946, l’état-major des FTPF lui accorde le titre de « premier village résistant de France ». « Le Parti communiste cherchait alors à valoriser la résistance populaire, reconnaît Ismaël Dupont. Il y avait aussi une concurrence de mémoire avec les Gaullistes qui, eux, ont mis en avant l’île de Sein. »

Nombre de dirigeants communistes français, de Charles Tillon à Georges Marchais, viendront d’ailleurs aux commémorations de Trédudon-le-Moine. Il s’agissait ainsi de développer le culte des martyrs d’une formation qui se présentait comme « le parti des 75.000 fusillés » (les historiens s’accordent aujourd’hui plutôt sur le chiffre, déjà considérable, de 25.000 tués). Un Parti communiste qui a longtemps dominé la vie politique de ces « campagnes rouges » du centre Bretagne et du Trégor, où les traditions de révolte ont toujours été bien ancrées. On dit même que des armes avaient été enterrées, à la Libération, près de Trédudon-le Moine, en prévision d’une éventuellement prise de pouvoir par les communistes dans les années 1940 (le PCF était alors le premier parti de France), mais qui ne vint jamais…
 
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