Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 07:25
Brest- 14 mai 2022. Mobilisation pour dénoncer l'assassinat à Jénine de la journaliste Shireen Abu Akleh

C'est finalement une soixantaine de personnes (dont 2 Morlaisien.ne.s!) qui se sont réunies à Brest ce samedi 14 mai pour dénoncer la violence insupportable des forces israéliennes hier lors des funérailles de Shireen Abu Akleh assassinée mercredi matin par un sniper alors qu'elle couvrait une attaque des militaires israéliens dans le camp de Jénine, et pour réaffirmer leur soutien au peuple palestinien.

Claude Léostic, AFPS Pays de Brest

 

Shireen Abu Aqleh, grande journaliste d'al Jazeera, a été assassinée à Jénine mercredi matin par l'armée israélienne. Portant un gilet pare-balles et un casque PRESSE, elle était, avec ses collègues, clairement identifiable. Un sniper de l'armée israélienne qui menait une attaque militaire au camp de réfugiés de Jénine l'a abattue d'une balle dans la tête, là où le casque ne la protégeait pas. Les soldats ont tiré sur les autres journalistes aussi, en blessant un deuxième. Selon les témoins oculaires ils tiraient pour tuer.
 
Après un passage à Naplouse et Ramallah, Shireeen a été amenée aujourd'hui à Jérusalem, sa ville, pour y être enterrée dans le cimetière chrétien de Sion. Alors que l'énorme cortège l'accompagnant se trouvait sur l'esplanade de l'hôpital français de Jérusalem, les soldats israéliens ont attaqué violemment la foule qui portait le  cercueil, le faisant pratiquement tomber à terre. Ils ont frappé les porteurs, et toutes les autres personnes présentes, ont arraché les drapeaux palestiniens et lancé des grenades lacrymogènes. 
 
Insupportable, inacceptable, honteux et monstrueux. Les mots me manquent.
 
L'AFPS avait décidé en urgence, au vu de ces événements, d'appeler à un rassemblement le samedi 14 mai à 14 h 30 devant le monument aux morts à Brest pour dénoncer la violence israélienne et rappeler notre solidarité avec le peuple palestinien.
 
 Plusieurs camarades du PCF du Pays de Brest étaient présents à ce rassemblement.
À Brest, l’indignation après la mort d’une journaliste d’Al-Jazeera
Les membres de France Palestine Solidarité avaient imprimé des photos pour rendre hommage à la journaliste tuée au cours d’une opération israélienne. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Un rassemblement de France Palestine Solidarité s’est tenu à Brest, ce samedi, pour rendre hommage à la journaliste d’Al-Jazeera tuée par un soldat israélien.

Des militants brestois de France Palestine Solidarité ont improvisé un rassemblement, ce samedi 14 mai, en début d’après-midi, devant le monument aux morts de Brest, pour exprimer leur indignation après la mort de la journaliste Shireen Abu Akleh, mercredi dernier, en Cisjordanie. Alors qu’elle couvrait un raid de la police israélienne, en portant un gilet pare-balles et un casque « Press », cette grande voix de la Palestine sur la chaîne Al-Jazeera a été tuée d’une balle en pleine tête par un soldat de l’armée israélienne. Puis, vendredi, lors de ses funérailles, les soldats israéliens ont attaqué violemment la foule qui portait son cercueil sur l’esplanade de l’hôpital français de Jérusalem.

Pour Claude Léostic, la présidente de l’AFPS nord-29, qui a vécu en Palestine pendant la deuxième intifada, « cet acte odieux met en évidence le caractère violent et criminel de l’État d’Israël ». Son association demande la traduction de l’État d’Israël devant la cour pénale internationale pour crime de guerre.iuz

Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 07:23
😓Shireen Abu Aqla, célèbre journaliste palestinienne, correspondante d’@AlJazeera a été tuée ce matin par les forces d’occupation alors qu’elle effectuait un reportage à Jenine. Elle portait son gilet « press ». Des années durant, elle a documenté les crimes et injustices subis par les Palestinien•ne•s, l’occupation et l’apartheid. RIP Shireen. 🤲

😓Shireen Abu Aqla, célèbre journaliste palestinienne, correspondante d’@AlJazeera a été tuée ce matin par les forces d’occupation alors qu’elle effectuait un reportage à Jenine. Elle portait son gilet « press ». Des années durant, elle a documenté les crimes et injustices subis par les Palestinien•ne•s, l’occupation et l’apartheid. RIP Shireen. 🤲

Après avoir tué une journaliste, les Israéliens attaquent son cortège funèbre

Ce vendredi, lors des obsèques de Shireen Abu Aklehla, abattue par des soldats israéliens, malgré son équipement siglé «presse», la police de Jérusalem a dispersé violemment des milliers de Palestiniens venus lui rendre un dernier hommage. Des images qui choquent en Europe et même à Washington.

Publié le Vendredi 13 Mai 2022
 
Les images font le tour du monde : après que des militaires israéliens ont mercredi, dans le camp palestinien de Jénine, abattu Shireen Abu Aklehla, journaliste d’Al Jazeera pourtant parfaitement identifiable avec son gilet siglé «presse», la police israélienne a, ce vendredi à Jérusalem, chargé violemment les milliers de Palestiniens qui se pressaient autour du cercueil lors de ses funérailles. À la sortie de l’hôpital Saint-Joseph à Jérusalem-est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé par Israël, la police a fait irruption dans l’enceinte de l’établissement et tenté de disperser une foule brandissant des drapeaux palestiniens. «Si vous n’arrêtez pas ces chants nationalistes, nous devrons vous disperser en utilisant la force et nous empêcherons les funérailles d’avoir lieu», a déclaré dans une mégaphone un responsable israélien en direction de la foule, selon une vidéo diffusée par la police. Des images retransmises par des télévisions locales montrent le cercueil manquer de tomber au sol et la police faire usage de matraques. D’après le Croissant Rouge palestinien, 33 personnes ont été blessées lors des funérailles, dont six ont été hospitalisées. La police israélienne a de son côté fait état de six arrestations.
L’Union européenne s’est dite «consternée par le niveau de force inutile exercée par la police israélienne tout au long du cortège funèbre». «Un comportement aussi disproportionné ne fait qu’alimenter les tensions», d’après elle. La représentation française à Jérusalem a qualifié de «profondément choquantes» les «violences policières» à l’hôpital Saint-Joseph. «Atterré par les scènes observées aujourd’hui en marge des funérailles et l’usage disproportionné et irrespectueux durant le cortège funèbre», Dimiter Tzantchev, ambassadeur de l’Union européenne auprès d’Israël, estime sur les réseaux sociaux que «maintenir l’ordre public peut se faire par d’autres moyens». Sans toutefois condamner un usage disproportionné de la force, la Maison Blanche parle d’images «profondément troublantes». «Nous déplorons l’intrusion dans ce qui aurait dû être une procession dans le calme», a déclaré Jen Psaki, la porte-parole de Joe Biden.
La journaliste Shireen Abu Akleh victime d’un tir israélien à Jénine

La reporter de la chaîne arabe Al-Jazeera, qui couvre le conflit israélo-palestinien depuis plus de deux décennies, a été tuée mercredi, dans un raid de l’armée israélienne à Jénine, en Cisjordanie.

Publié le Jeudi 12 Mai 2022

La journaliste Shireen Abu Akleh, une des plus connues de la chaîne arabe Al-Jazeera, a été tuée mercredi matin par un tir de l’armée israélienne alors qu’elle couvrait des affrontements dans le secteur de Jénine, en Cisjordanie occupée, rapporte l’AFP. Le ministère palestinien de la Santé et la chaîne Al-Jazeera ont, dans la foulée, confirmé l’information. Un autre journaliste a été blessé lors de ces affrontements, ont indiqué des sources hospitalières.

Ce drame intervient près d’un an jour pour jour après la destruction de la tour Jalaa, où étaient situés les bureaux de la chaîne qatarie dans la bande de Gaza, lors d’une frappe aérienne israélienne en pleine guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël.

En Palestine, les journalistes informent au prix de leurs vies

La mort de la journaliste palestinienne Shireen Abu Abkeh, abattue mercredi par l’armée israélienne alors qu’elle couvrait des affrontements à Jénine, a suscité une onde de choc. Secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Anthony Bellanger craint qu’une fois l’émotion retombée, tout continue comme avant. 

Publié le
Vendredi 13 Mai 2022

Shireen Abu Abkeh était une journaliste de terrain, parfaitement identifiable. La vedette de la chaîne panarabe Al-Jazeera portait un gilet siglé « presse » lorsqu’elle a été tuée par balle, mercredi 11 mai, alors qu’elle couvrait des affrontements à Jénine en Cisjordanie occupée. « C’est un drame, une consœur a été assassinée délibérément par l’armée israélienne », tonne Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Aux côtés de Shireen Abu Abkeh, le journaliste Ali Al-Samoudi a également été touché par un tir. Il attribue sa blessure à l’armée israélienne, malgré le démenti des autorités. Le premier ministre israélien, Naftali Bennett, a suggéré que la journaliste avait succombé à un tir palestinien. Une position qu’Anthony Bellanger juge « tout simplement incroyable ». Quelques heures après cette déclaration, Benny Gantz, son ministre de la Défense, a fini par admettre : « Le tir est peut-être venu de notre côté, nous enquêtons. »

Le secrétaire général de la FIJ se rend régulièrement sur le territoire palestinien. Il maintient un contact régulier avec les syndicats locaux de journalistes, qui déplorent une situation « catastrophique » pour la liberté d’informer. « Le gouvernement israélien alimente la haine envers les journalistes palestiniens, les qualifiants de terroristes, s’indigne encore Anthony Bellanger. C’est pour ça que les militaires ouvrent le feu sur eux. Alors quoi ? Les 2700 journalistes palestiniens membres de la FIJ sont des terroristes ? »

Chaque année, plusieurs centaines de journalistes palestiniens sont victimes d’exactions. Cela représente plusieurs cas par jour, d’après les syndicats locaux de journalistes. Pour l’ONG Reporters sans frontières (RSF), « en Cisjordanie, les journalistes sont victimes de violations doubles, à la fois de la part de l’Autorité palestinienne et des forces d’occupation israéliennes ». À cause du conflit avec Israël, les reporters palestiniens subissent régulièrement des arrestations, des destructions de matériel ou des poursuites judiciaires lorsqu’ils couvrent des manifestations. Anthony Bellanger fustige, pour sa part,  « un Etat d’Israël colonial, qui mène une politique d’apartheid ». De l’autre côté, il dénonce « une Autorité palestinienne qui enraye le processus démocratique ». Mahmoud Abbas, le président palestinien, n’a plus organisé d’élections depuis 2006.

Après l’assassinat de Shireen Abu Abkeh, de nombreux pays réclament une enquête transparente. « Une procédure va être lancée auprès de la Cour pénal internationale. Hélas, ça ne sera pas la première fois. Trop de journalistes palestiniens ont été assassinés ces dernières années », soupire le secrétaire général de la FIJ. Il regrette que ces exactions soient devenues monnaie courante, au point de n’intéresser que ponctuellement la presse internationale. « Aujourd’hui nous faisons face à l’assassinat choquant d’une journaliste et les médias du monde entier ont leurs caméras braquées sur le territoire palestinien, ajoute-t-il. Mais demain ce sera fini et les journalistes locaux seront plongés dans l’oubli. »

Antoine Poncet

Après avoir tué la journaliste Shireen Abu Akleh, les Israéliens attaquent son cortège funèbre - Thomas Lemahieu, Nadjib Touaibia, Antoine Poncet, L'Humanité, 13 mai 2022
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 07:21
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix

Intervention au rassemblement organisé devant la Poste de Lanmeur :

De Michel TUDO DELER, Secrétaire de la Section PCF de Lanmeur.

 

Bonjour,

Merci  à vous tous d'être venu si nombreux.

Aujourd'hui la poste de LANMEUR est en danger.

 

Usagers, personnels et élus, mobilisons-nous pour sauver le service public postal et surtout aujourd'hui celui de Lanmeur.

En 3 ans, en France, un tiers des bureaux avec guichets ont été fermés (de 8 414 à 5 300).

Et le pire est devant nous : le nouveau plan stratégique prévoit d’en fermer la moitié d’ici à 2025.

Tout le monde est concerné. Les petites communes qui luttent pour sauver leur unique bureau, où les villes moyennes où les bureaux principaux sont menacés de fermeture qui entraînerait la saturation des autres.

C’est vrai aussi pour les grandes villes. À Paris (38 bureaux fermés en 5 ans).

Les effectifs diminuent encore plus vite : de 2004 à 2020 La Poste a supprimé 55 100 emplois, alors qu’elle a été la première bénéficiaire du CICE. Désormais seuls quatre départs en retraite sur dix sont remplacés.

Alors que l’entreprise publique était bâtie autour de ses missions de service public, celles-ci ne représentent plus qu’une branche coûteuse dont il faut se débarrasser.

De l’autre, la cure d’austérité qui n’en finit pas : les gouvernements successifs veulent rentabiliser les entreprises

publiques pour compenser et augmenter les cadeaux à la finance

et les poussent donc à être ultra-rentables. Ils veulent que La Poste (100 % publique) se transforme en une « bancassurance » comme une autre pour toucher plus de dividendes.

D’où la baisse de qualité et de marchandisation des missions, d’où la perte de sens du métier subie par les postiers.

Cela est facilité par le dernier contrat triennal Poste-État-AMF qui n’accorde plus de pouvoir de décision au maire, hors des quartiers prioritaires de la ville et zone montagneuse, mais un simple « avis » consultatif.

oui, depuis quelques mois, la direction de la poste réduit les horaires d'ouverture de notre bureau de poste de Lanmeur.

Nous savons que cette politique de la direction à un but bien précis. En réduisant les horaires, elle habitue les usagers à ne plus avoir accès au bureau de poste, ce qui amène à une baisse de fréquentation et pour finir à la fermeture définitive de ce bureau.

Cette fermeture étant étayé par un sondage (réponse de la député de la circonscription )annonçant une forte baisse de fréquentation.( Que la direction  a orchestré elle-même).

C'est intolérable, inadmissible.

Après fermeture, que la direction à bien ficelé depuis des mois par des moyens très condamnables, elle transforme le bureau en agence postale communale ou en relais commerçant.

Ces agences ou relais, n'ont plus rien à voir avec un bureau de poste de plein exercice, comme par exemple la confidentialité de la personne.

La logique de rentabilité à court terme développée par les

directions de La Poste conduit à son déclin  : dégradation des

services rendus à la population, précarisation et mal-être du personnel, perte du sens du travail, impossibilité d’assurer un travail de qualité faute de moyens humains et techniques.

 Ces constats ne résultent pas d'une fatalité mais du choix politique de faire passer le profit financier avant les besoins humains.

En finir avec la privatisation, la concurrence et répondre aux besoins humains en matière de communication et d'accès aux services publics par un maillage de proximité des services de La poste.

Pour cela, il faut réimplanter des bureaux de Poste de plein exercice dans les « déserts » postaux. Garantir le passage du facteur quotidiennement 6 jours sur 7 pour la distribution du courrier, de la presse et des colis.

Pour cela, un grand plan d’embauches doit voir le jour à La Poste.

Pour la rapidité et le respect de l'environnement, il est nécessaire que l'acheminement des courriers et colis se fasse par le rail.

Le e-commerce, s'il répond à de nouveaux besoins doit être régulé car il se développe dans des conditions anarchiques, ne respectant ni les droits des salariés, ni l'environnement.

 La multiplication des opérateurs a entraîné celle des véhicules.

La concurrence et l'obsession de la rentabilité accentuent une précarisation des salariés et une dégradation du service rendu.

Revenir à un réseau unique de distribution avec des véhicules à moindre impact environnemental, des salariés sous statut, et des circuits de livraison plus courts. L'aménagement du territoire ne peut se faire qu'avec des bureaux de Poste de proximité offrant tous les services aux usagers notamment bancaires, dans des plages horaires accessibles à tous et avec du personnel en nombre.

Les pseudo « points contacts » actuellement développés défavorisent les zones rurales, périurbaines et les quartiers populaires.

 De nouveaux services non marchands pourraient être proposés, en termes d'envoi de numéraires, de services et d'accès au crédit.

La gratuité du compte courant et des modes de paiement, la suppression des frais bancaires, la revalorisation du livret A au-dessus de l'inflation atténueraient la précarité bancaire et permettraient un accès plus large au logement social.

 L'accès au numérique dans les bureaux de Poste permettrait enfin un accès plus large aux services publics pourvu qu'ils ne se substituent à ces derniers comme c’est le cas avec les Maisons France service.

 

 

 

 

La Poste doit participer à la réduction de la fracture « numérique ». Il y a enfin, nécessité à maintenir partout un accueil physique pour accompagner les usagers.

Pour un service public postal efficace, ambitieux et de proximité, répondant aux besoins des usagers, garantissant des droits de haut niveau aux postières et postiers.

 

Seul, le rapport de force usagers-personnels-élus paiera aussi bien

dans les petites communes que dans les grande communes.

 

C’est à force de mobilisations citoyennes, de rapports de force politiques que nous réussirons à faire entendre l’importance d’un accès à des services publics de qualité pour toutes et tous partout. L’heure est à la mobilisation pour défendre et développer nos services publics, et aujourd'hui la poste de Lanmeur qui est notre bien commun.

Merci.

Nous  vous appelons tous à signer massivement içi la pétition du syndicat CGT des salariés du Secteur des Activités  Postales et de Télécommunications du Finistère.

 

 

Michel TUDO DELER

Secrétaire de la Section

PCF pays de LANMEUR.

14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
14 mai 2022 - Belle mobilisation pour la Poste de Lanmeur avec 120 personnes - Photos de Jean-Luc Le Calvez, discours de Michel Tudo Deler pour le PCF Lanmeur et pays de Morlaix
"Nous ne voulons pas d’une agence postale communale" Mobilisation devant l'agence postale de Lanmeur 14.5.2022
Pierre-Yvon Boisnard
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 07:17
Palestine. L’armée israélienne se déchaîne sur les civils (L'Humanité, Nadjib Touaibia, 12 mai 2022)
Palestine. L’armée israélienne se déchaîne sur les civils

La coalition gouvernementale aux commandes en Israël donne carte blanche aux soldats, qui se livrent à une répression aveugle. Exactions, exécutions sommaires, colonisation sauvage... Tel-Aviv ouvre la voie à un nouvel embrasement.

L'Humanité, Jeudi 12 Mai 2022 Nadjib Touaibia
 
Un an après la guerre des Onze-Jours, en mai 2021, le quotidien s’écrit à nouveau en lettres de sang en terre de Palestine. L’affrontement le plus meurtrier depuis la guerre de 2014, entre Israël et le Hamas, avait alors fait plus de 243 morts côté palestinien, dont 66 enfants et 39 femmes. Plus d’une vingtaine de familles avaient été décimées par les frappes israéliennes, 15 000 habitations détruites, dont 205 tours résidentielles, et environ 91 000 Gazaouis avaient été déplacés. Le cessez-le-feu conclu après ce terrible bilan a épargné des vies. La situation n’en reste pas moins explosive. Elle illustre plus que jamais le désespoir de la jeunesse palestinienne à l’horizon bouché, prise en étau entre la répression sanglante israélienne et la désunion persistante des organisations dirigeantes (Hamas, OLP), du pain bénit pour Tel-Aviv.
Dans ce contexte, Israël entretient le feu. La répression s’intensifie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les arrestations se multiplient, ainsi que les démolitions de maisons. La colonisation se poursuit sous des formes inédites. Dernier fait en date : une douzaine de villages palestiniens et environ un millier de personnes, des bergers et des agriculteurs, sont sous la menace d’expulsions à Masafer Yatta, au sud de la Cisjordanie, pour céder les terres à l’armée qui désire en faire un champ de tir. Le tout avec la bénédiction de la Cour suprême. « L’expansion des colonies, les démolitions et les expulsions sont illégales au regard du droit international. L’UE condamne de tels plans et demande instamment à Israël de cesser les démolitions et les expulsions, conformément à ses obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme », a déclaré à ce propos le porte-parole de Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne.

Une période propice au déchaînement

Cette violence permanente aux multiples facettes pousse les jeunes Palestiniens à des actes désespérés en territoire israélien et à des affrontements perdus d’avance avec des soldats lourdement armés. Un Palestinien âgé de 18 ans a été tué, mercredi, dans la ville d’Al-Bireh, en Cisjordanie occupée. De nouveaux cycles d’embrasements sont prévisibles dans les jours qui viennent : le 15 mai, jour de commémoration de la Nakba (catastrophe, mot qualifiant l’exode palestinien de 1948) ; le 28 mai, pour l’occupation de Jérusalem-Est et, le 5 juin, pour l’annexion de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et du Golan syrien. Une période propice au déchaînement des discours et des ambitions d’expansion coloniale.

Icon QuoteLa résistance palestinienne à l’occupation israélienne et à l’apartheid n’est pas du terrorisme. » GHADA KARMI, UNIVERSITAIRE

Nul doute que les provocations s’enchaîneront, qui déclencheront des réactions d’une jeunesse aux mains nues, acculée, dans l’indignation, la colère et la révolte. Les deux jeunes qui ont ciblé des civils israéliens au hasard n’appartiennent à aucun groupe, ni à aucun réseau, selon l’armée et l’Autorité palestinienne. Mais ils sont originaires de Jénine, de triste mémoire, où les troupes israéliennes se sont livrées, il y a vingt ans, à un massacre dans un camp de réfugiés. « Ce sont des Palestiniens normaux, des Palestiniens en colère, qui se sont sentis humiliés par Israël et qui ont réagi aux attaques quotidiennes de l’armée contre leur communauté », estime le gouverneur, Akram Rajoub . «  La résistance palestinienne à l’occupation israélienne et à l’apartheid n’est pas du terrorisme. (…) Israël, c’est un État qui tue des enfants, assiège des innocents et construit des colonies sur la terre d’autrui », rappelle de son côté l’universitaire Ghada Karmi.

Depuis les attentats qui ont fait 14 morts en Israël, les militaires ont carte blanche pour réprimer aveuglément dans la ville de Jénine, qui est quasiment assiégée. La punition collective systématique est une opération courante. Le ministère palestinien des Affaires étrangères a dénoncé des exactions contre des civils. Des Palestiniens ont été tués à bout portant. Au mois d’avril, les autorités israéliennes ont lancé une répression massive à Jérusalem-Est. Selon un rapport publié par le gouvernorat de Jérusalem, la police a arrêté 894 Palestiniens, imposé une assignation à résidence à 37 autres, banni 590 personnes de la mosquée Al-Aqsa et blessé 463 personnes.

Sous la pression de  Benyamin Netanyahou en embuscade

« Le problème réside dans le fait que le gouvernement israélien actuel est fragile et qu’il se voit contraint de faire des concessions pour les colons et les partis de droite israéliens », analyse le politologue palestinien Ghassan Al Khatib. En effet, depuis le 1er janvier 2021, près de 400 Palestiniens ont été tués. La coalition Bennett-Lapid prend soin de fermer les yeux et de faire protéger par la police l’extrême droite raciste et les hordes de colons qui traquent les fidèles musulmans sur l’esplanade des Mosquées, notamment durant le mois de ramadan. « La solution au problème des réactions palestiniennes violentes n’est pas d’utiliser la force militaire, mais plutôt d’atténuer les provocations contre les Palestiniens, d’améliorer la situation économique et de leur donner l’espoir d’un avenir politique », ajoute Al Khatib.

Le gouvernement israélien, sous pression de Benyamin Netanyahou en embuscade, dont le retour tient au basculement de quelques voix à la Knesset, ne va sûrement pas dans ce sens. Il semble plutôt bien disposé à précipiter un affrontement direct avec le Hamas. La guerre en Ukraine, qui occupe l’opinion internationale, lui offre une marge de manœuvre à l’abri du silence fort probable des États-Unis. Israël paraît aussi déterminé à tirer profit des travers de la résistance palestinienne, considérablement affaiblie.

En perte de vitesse, l’OLP, enlisée sous la direction de Mahmoud Abbas, semble incapable d’offrir à la jeunesse des raisons d’espérer. La nébuleuse islamiste n’apporte pas davantage de réponse autre que l’affrontement armé qui saigne les Gazaouis et dévaste le territoire sous blocus. L’épisode meurtrier de la guerre des Onze-Jours, en mai 2021, a toutefois scellé l’unité dans la société civile. « Les Palestiniens à l’intérieur d’Israël ont ressenti la même chose que les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. C’est une mauvaise nouvelle pour Israël », résume Ghada Karmi. La donne pourrait en effet changer.

Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 07:07
8 morlaisiens de l'AFPS en mission en Palestine (Gwendal Hameury, Le Télégramme)
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:40
BIS REPETITA PLACENT…
15 MAI : RETOUR SUR LA NAKBA, L'EXPULSION DE 800 000 PALESTINIENS EN 1947-1949
 
Aujourd'hui, les Palestiniens commémorent la Nakba: leur expulsion massive de Palestine par les troupes juives, puis, à partir du 14 mai 1948, israéliennes. Voici l'entrée "Expulsion" des "Cent clés du Proche-Orient, que nous avons écrit, Alain Gresh et moi, en 1984 et réédité régulièrement depuis jusqu'en 2011. Les astérisques renvoient à d'autres entrées de notre (gros) bouquin...
Expulsion
Lorsque les Nations unies* adoptent, le 29 novembre 1947, le plan de partage* de la Palestine, celle-ci compte 608 000 habitants juifs et 1 237 000 arabes. L'État juif à naître comprendrait, pour sa part, 498 000 Juifs et 407 000 Arabes. Or ces derniers, à l'issue du premier conflit israélo-arabe et malgré l'extension d'un tiers du territoire israélien, ne sont plus que 160 000. De 700 000 à 900 000 Palestiniens* ont pris le chemin de l'exil. L'écrasante majorité s'est installée dans les pays arabes environnants, au sein des camps de réfugiés ouverts par l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). En 1950, ce dernier les estimera à un million.
Fuite ou expulsion ? Le débat, longtemps vif, sur les causes du départ des Palestiniens durant le conflit de 1947-1949 a enregistré de nouvelles et importantes contributions à partir de la moitié des années 1980, en particulier celles de jeunes historiens israéliens, parmi lesquels Benny Morris. Des années de travaux fouillés sur les documents, y compris ceux, déclassifiés, des archives de l'État d'Israël*, l'ont amené à remettre largement en cause les idées reçues, avec son livre, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, publié (en anglais) en 1987.
« Nous avons des documents explicites, a expliqué David Ben Gourion* à la Knesset en 1961, témoignant qu'ils ont quitté la Palestine en suivant les instructions de dirigeants arabes, le mufti en tête, et sur la base de l'hypothèse que l'invasion des armées arabes [...] détruirait l'État juif et pousserait tous les Juifs à la mer. » Benny Morris s'inscrit en faux : « À aucun moment les dirigeants arabes n'ont publié un appel général aux Arabes de Palestine à quitter leur maison et leur village [...]. Pas plus qu'il n'y eut de campagne à la radio ou dans la presse ordonnant aux Palestiniens de fuir. » À défaut des directives invoquées par l'historiographie israélienne traditionnelle, comment expliquer l'exode palestinien ?
Sur le territoire conquis par les troupes israéliennes à l'époque, 369 villes et villages arabes se voient vidés de leur population. Dans quelles conditions ? Dans 45 cas, l'auteur avoue l'ignorer. Les habitants de 228 autres partent au cours d'assauts des troupes juives et, pour 41 d'entre eux, après des expulsions manu militari. Dans 90 cas, les Palestiniens cèdent à la panique consécutive à la chute d'une agglomération voisine, à la hantise d'une attaque ennemie ou encore aux rumeurs propagées par l'armée juive. Ainsi particulièrement après le massacre, le 9 avril 1948, de Deir Yassine*, près de Jérusalem*, par les miliciens des groupes révisionnistes, surtout ceux de l'Irgoun de Menahem Begin et du Lehi d'Itzhak Shamir. Benny Morris, en revanche, ne recense que 6 cas de départ à l'injonction des autorités arabes locales.
Pour les premiers mois de 1948, un rapport des services de renseignement de la Hagana, daté du 30 juin 1948, va dans le même sens : « Au moins 55 % du total de l'exode ont été causés par nos opérations », écrivent les services, lesquels ajoutent les opérations des dissidents de l'Irgoun et du Lehi « qui ont directement causé environ 15 % de l'émigration » et les effets de la guerre psychologique de la Hagana : on arrive ainsi à 73 % de départs directement provoqués par les Israéliens. Dans 22 % de cas, le rapport met en cause les « peurs » et la « crise de confiance » répandues dans la population palestinienne. Quant aux appels arabes locaux à la fuite, ils n'entrent en ligne de compte que dans 5 % des cas... Et pourtant Benny Morris conclut, du côté juif, à l'absence de plan d'expulsion des Palestiniens.
Nombre de documents attestent néanmoins la détermination du Premier ministre (et ministre de la Défense) du jeune Israël* à sortir de la guerre avec l'État juif le plus grand et, démographiquement parlant, le plus homogène possible. Père du plan Dalet (D, en hébreu) qui, appliqué fin mars 1948, comprend déjà, selon Benny Morris, « de claires traces d'une politique d'expulsion aux niveaux à la fois local et national », David Ben Gourion, en juillet, répond à Igal Allon, qui lui demande ce qu'il faut faire des 70 000 Palestiniens qui se trouvent à Lydda et à Ramleh : « Expulsez-les ! » — et Itzhak Rabin ordonne l’évacuation. Peu après, à Nazareth, découvrant la population arabe laissée sur place, le Premier ministre s'exclame : « Qu'est-ce qu'ils font ici ? »
Conclusion de Benny Morris dans son premier livre : « Ben Gourion voulait clairement que le moins d'Arabes possible demeurent dans l'État juif. Il espérait les voir partir. Il l'a dit à ses collègues et assistants dans des réunions en août, septembre et octobre. Mais [...] Ben Gourion s'est toujours abstenu d'émettre des ordres d'expulsion clairs ou écrits ; il préférait que ses généraux “comprennent” ce qu'il souhaitait les voir faire. Il entendait éviter d'être rabaissé dans l'histoire au rang de “grand expulseur” et ne voulait pas que le gouvernement israélien soit impliqué dans une politique moralement discutable. »
À partir de la fin des années 1990, le citoyen Benny Morris évoluera au point de soutenir la politique du gouvernement d'union nationale dirigé par Ariel Sharon* et même de prôner un nouveau transfert des Palestiniens. Paradoxalement, l'historien Benny Morris a réaffirmé et même durci les conclusions de ses recherches. Ainsi, dans un livre collectif publié en 1998 et traduit en français sous le titre 1948 : La guerre de Palestine, il fera état de « nouveaux documents [qui] ont révélé des atrocités dont je n'avais pas eu connaissance », lesquelles « sont importantes pour qui veut comprendre pourquoi les diverses phases de l'exode arabe se sont précipitées ». Et de conclure : « À n'en pas douter, la cristallisation du consensus en faveur du transfert chez les dirigeants sionistes a permis de préparer l'accélération de l'exode palestinien en 1948. De la même façon, une partie encore plus importante de cet exode a été déclenchée par des actes et des ordres d'expulsion explicites provenant de troupes israéliennes, bien davantage que cela n'était indiqué dans The Birth. »
Comme Benny Morris, d'autres historiens ont révisé l'histoire de l'expulsion, mais en opposant aux thèses « centristes » du pionnier de la nouvelle histoire une analyse beaucoup plus radicale. C’est le cas d’IIlan Pappé, qui a quitté en 2007 l'Université de Haïfa, dont le doyen de la faculté des Lettres s’était acharné contre lui, pour l’Université d'Exeter, où il dirige le Centre européen d'études sur la Palestine. Aux yeux de l’historien antisioniste, l’exode des Palestiniens n’est pas une une conséquence de la guerre, mais le résultat d’un plan prémédité. Il développe notamment cette approche dans son livre, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, avec forces citations tirées des archives de la Hagana, du Palmah et des Forces de défense d’Israël, ainsi que des Journaux de David Ben Gourion et d’autres dirigeants sionistes. Mais, contrairement à Morris, Pappé évoque aussi les travaux d’historiens palestiniens et arabes ainsi que les témoignages de protagonistes palestiniens des événements. L’expulsion, montre-t-il, résulte de la mise en œuvre systématique du plan D (Daleth, en hébreu) mis au point le 10 mars 1948.
De fait, le texte même de ce document ne laisse, à vrai dire, guère de doutes sur les intentions du dirigeant juif. Il ordonne des « opérations contre les centres de population ennemie situés au sein de notre système de défense ou à proximité afin d'empêcher qu'ils soient utilisés comme bases par une force armée active. Ces opérations peuvent être menées de la manière suivante : ou bien en détruisant les villages (en y mettant le feu, en les dynamitant et en déposant des mines dans leurs débris), et spécialement dans le cas de centres de population difficiles à maîtriser ; ou en montant des opérations de ratissage et de contrôle selon les lignes directrices suivantes : encerclement du village et enquête à l'intérieur. En cas de résistance, la force armée doit être anéantie et la population expulsée hors des frontières de l'État ».
Indéniable est, en outre, la politique mise en œuvre pour empêcher le retour des réfugiés, que l'Assemblée générale des Nations unies exige pourtant dès le 11 décembre 1948 — résolution que le gouvernement israélien a bel et bien entérinée, dans un protocole signé avec ses voisins arabes le 12 mai 1949.
En 1940, dans son Journal, Josef Weitz, le directeur du Fonds national juif, avait écrit : « Il doit être clair que, dans ce pays, il n'y a pas de place pour deux peuples [...]. La seule solution, c'est le pays d'Israël sans Arabes [...]. Il n'y a pas d'autre moyen que de transférer les Arabes d'ici dans les pays voisins. » Or c'est lui qui dirige, en 1948, le Comité du transfert. Non seulement Israël interdit aux réfugiés de revenir, mais leurs villages sont détruits ou investis par de nouveaux immigrants juifs, et leurs terres réparties entre les kibboutzim environnants — au total, 300 000 hectares. La loi sur les « propriétés abandonnées » — qui rend possible la saisie des biens de toute personne « absente » — légalise cette confiscation généralisée. Près de 400 villes et villages arabes seront ainsi rayés de la carte ou judaïsées, de même que la plupart des quartiers arabes des villes mixtes...
Officiellement, le gouvernement israélien n'en nie pas moins, à l'époque, « quelque responsabilité que ce soit dans la création de ce problème. L'accusation selon laquelle ces Arabes ont été chassés de force par les autorités israéliennes est totalement fausse ; au contraire, tout ce qui était possible a été fait pour prévenir cet exode. La question du retour ne peut pas être séparée de son contexte militaire. Tant que l'état de guerre se poursuit, les réfugiés seraient un élément perturbateur pour le maintien de l'ordre intérieur et une formidable cinquième colonne pour des ennemis à l'extérieur ».
S'ensuivent plus de six décennies d'une polémique avivée, après la guerre des Six-Jours en 1967, par l'afflux de 250 000 réfugiés supplémentaires fuyant la Cisjordanie*. Les capitales arabes, estime Israël, portent la responsabilité du sort des réfugiés palestiniens, qu'elles n'ont rien fait pour améliorer, voire qu'elles ont entretenu tel un abcès de fixation. Taillable et corvéable à merci, cette main-d'œuvre à bon marché connaît, il est vrai, bien des vicissitudes parmi ses « frères » arabes, dont les régimes sont prêts à réprimer toute forme d'organisation, voire à les massacrer. Non, répond le monde arabe, ce n'est pas une question de réfugiés, mais un problème national. Les réfugiés eux-mêmes ont d'ailleurs toujours refusé toute « réinstallation ». Entre un discours et l'autre, les réfugiés palestiniens, eux, croupissent dans leur misère...
Cinquante-sept ans après le grand exode, l'UNRWA dénombre 4,8 millions de réfugiés palestiniens, dont 30 % vivent dans ses camps. La proportion atteint jusqu'à 80 % à Gaza. Nul doute qu'ils soient les premiers intéressés à la constitution d'un État palestinien aux côtés d'Israël. Mais combien gardent et garderont longtemps la nostalgie du village de leur famille situé, lui, sur le territoire de l'État juif ? Mais la question du droit au retour* reste — comme les négociations de Camp David* et de Taba de 2000-2001 l'ont confirmé — l'une des principales pierres d'achoppement de la négociation d'un règlement global de paix.
 
Dominique Vidal
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:30
Eric Pellerin, le directeur artistique du festival Les Originales. | OUEST-FRANCE

Eric Pellerin, le directeur artistique du festival Les Originales. | OUEST-FRANCE

La 5e édition du festival Les Originales se tiendra du 14 au 21 mai dans le pays de Morlaix

Le festival Les Originales se tiendra du 14 au 21 mai 2022. Un chapiteau sera implanté à Plourin-lès-Morlaix (Finistère), d’autres spectacles seront programmés au Roudour, au théâtre du pays de Morlaix, à la Maison des jeunes et de la culture et au bar des Deux rivières.

Nous étions tellement impatients qu’elle arrive cette cinquième édition des Originales ! Placée sous le signe des voyages imaginaires, la voici enfin pour des moments de partages, d’émotions, de rires, de poésie et d’énergie », ​raconte Eric Pellerin, le directeur artistique du festival Les Originales, association basée à Morlaix (Finistère).

Des animations du 14 au 21 mai

Cette année, plusieurs spectacles et animations s’étaleront du 14 au 21 mai 2022 de Plourin-lès-Morlaix à Saint-Martin-des-Champs et à Morlaix. Nous allons installer un chapiteau derrière la mairie de Plourin-lès-Morlaix. Il y a deux ans, nous avions émis l’idée de faire une programmation conséquente sur l’ensemble d’un week-end dans cette commune. Pendant deux jours, Plourin-lès-Morlaix deviendra une commune en chanson.

Contes, spectacle, musique, exposition…​

Deux randonnées chantées et contées seront animées par Alain Diverrès le samedi 14 mai et le lendemain dimanche 15 mai 2022, par Yves Briens, comédien, chanteur, conteur, accompagné de la voix et de l’accordéon de Steve Normandin.

Pour cette nouvelle édition, nous innovons avec le spectacle Kourouk et Mashka de Sylvie et Steve Normandin, destiné aux touts petits d’un à six ans, mais aussi en proposant au public un passe chapiteau de 30 €, qui donne accès à tous les spectacles du week-end !

Nous étions tellement impatients qu’elle arrive cette cinquième édition des Originales ! Placée sous le signe des voyages imaginaires, la voici enfin pour des moments de partages, d’émotions, de rires, de poésie et d’énergie », ​raconte Eric Pellerin, le directeur artistique du festival Les Originales, association basée à Morlaix (Finistère).

Des animations du 14 au 21 mai

Cette année, plusieurs spectacles et animations s’étaleront du 14 au 21 mai 2022 de Plourin-lès-Morlaix à Saint-Martin-des-Champs et à Morlaix. Nous allons installer un chapiteau derrière la mairie de Plourin-lès-Morlaix. Il y a deux ans, nous avions émis l’idée de faire une programmation conséquente sur l’ensemble d’un week-end dans cette commune. Pendant deux jours, Plourin-lès-Morlaix deviendra une commune en chanson.

Contes, spectacle, musique, exposition…​

Deux randonnées chantées et contées seront animées par Alain Diverrès le samedi 14 mai et le lendemain dimanche 15 mai 2022, par Yves Briens, comédien, chanteur, conteur, accompagné de la voix et de l’accordéon de Steve Normandin.

Pour cette nouvelle édition, nous innovons avec le spectacle Kourouk et Mashka de Sylvie et Steve Normandin, destiné aux touts petits d’un à six ans, mais aussi en proposant au public un passe chapiteau de 30 €, qui donne accès à tous les spectacles du week-end !

Dans la programmation des 14 et 15 mai, Christian Paccoud et le Sister System, quatre femmes et l’accordéoniste chanteur pour un récit de nos vies et de notre société », mais aussi​Le Trio Marcaurel, qui revisitera les grands standards de la chanson française. ​Dominique Babilotte pour un spectacle sur les chansons de Nougaro, entre jazz et java. Dominique Babilotte n’imite pas Nougaro, il le chante tout en chaleur et douceur. Jusqu’au 23 mai 2022, le hall de la mairie accueillera une exposition de photos autour de la chanson. Il y aura des portraits d’artistes qui sont passés dans le festival depuis sa créationUn stand de petite restauration est prévu. Il permettra de savourer des spécialités bretonnes et africaines. Elles seront concoctées par l’école alternative des monts d’Arrée de Pleyber-Christ. Le repas africain sera au profit de cette école alternative qui accueille des migrants..

La programmation continue avec La Caravane passe, au Roudour, cabaret électoral au bar des Deux rivières de Morlaix, Louise O’sman à la Maison des jeunes et de la culture de Morlaix, Lili Cros et Thierry Chazelle au théâtre. La billetterie est accessible en ligne sur le site du festival. Les billets seront également en vente sur place.

Contact : 06 16 34 36 97 ou www.festival-lesoriginales.fr

La 5e édition du festival Les Originales se tiendra du 14 au 21 mai dans le pays de Morlaix (Ouest-France)
La 5e édition du festival Les Originales se tiendra du 14 au 21 mai dans le pays de Morlaix (Ouest-France)
La 5e édition du festival Les Originales se tiendra du 14 au 21 mai dans le pays de Morlaix (Ouest-France)
La 5e édition du festival Les Originales se tiendra du 14 au 21 mai dans le pays de Morlaix (Ouest-France)
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:27
Yves Inizan, le député révolutionnaire de Sizun, auteur d'un projet de traduction de la constitution révolutionnaire en Breton, va t-il sortir des oubliettes? - Cécile Renouard, Le Télégramme
Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:22
VICTOIRE HISTORIQUE DU SINN FEIN EN IRLANDE DU NORD - Francis Wurtz, ancien député européen communiste, L'Humanité Dimanche

VICTOIRE HISTORIQUE DU SINN FEIN EN IRLANDE DU NORD -

Francis Wurtz, L'Humanité Dimanche

Historique, la victoire du Sinn Fein, ce 5 mai 2022, l’est à plusieurs titres ! Depuis un siècle que cette province irlandaise dite « Irlande du Nord » a été rattachée à la Grande Bretagne, c’est la première fois que ce parti républicain et progressiste  -dont la raison d’être est de réaliser la réunification du pays-  supplante le DUP, leader de la droite ultra appelée « unioniste » car elle refuse toute perspective de séparation d’avec le « Royaume uni » !

 Cette victoire éclatante offre au Sinn Fein (Michelle O’Neill) le poste de Premier Ministre de la province, et celui de Vice-Premier Ministre au parti unioniste. En effet, l’ Accord du « Vendredi saint »  -ce compromis qui permit, en 1998, de mettre un terme à 30 ans de « troubles » sanglants entre les deux communautés-   prévoit que le parti arrivé en tête dans chacun des deux « camps » s’allie à son adversaire pour administrer ensemble, et dans une quasi-égalité de responsabilité, l’Irlande du Nord. 

Cette bascule de la droite vers la gauche en Irlande du Nord est d’autant plus prometteuse qu’au Sud de l’île, dans la République d’Irlande, le Sinn Fein  -seul parti présent dans les deux entités-  est également en position favorable pour gagner les prochaines élections. Plébiscité par les jeunes, il est à la pointe du combat pour les grands enjeux de société (moyens de vivre, logement, santé, droits des femmes…) et a acquis une crédibilité de parti de gouvernement. Mary-Lou Mc Donald, la brillante et très populaire présidente du Sinn Fein, partisane d’un référendum sur la réunification de l’île, parle de « la probabilité d’une Irlande unie dans les prochaines années ». On imagine l’émoi dans l’entourage de Boris Johnson, allié indéfectible des fanatiques du DUP et empêtré dans le blocage du « Protocole Nord-irlandais » , seul moyen d’éviter le rétablissement d’une frontière douanière dure sur l’île, après le Brexit…

On permettra à l’ex-président du groupe de la « Gauche unitaire » au Parlement européen d’évoquer les liens particuliers qui lient ce groupe à nos amis du Sinn Fein (Nord et Sud mêlés) : en mars 2004, nous nous sommes rendus à Belfast pour apprendre à mieux connaître cette force progressiste atypique, susceptible d’envoyer, la même année, ses premiers élus à Strasbourg et Bruxelles. Le courant passa immédiatement entre nous. Le Sinn Fein choisit de rejoindre notre groupe, sa première députée européenne n’étant autre que la jeune et dynamique Mary-Lou , aujourd’hui à la tête de son parti. L’année suivante, le leader historique du Sinn Fein, Gerry Adams, se rendit, pour la première fois, au Parlement européen, ce qui contribua à faire connaître le vrai programme actuel de son organisation, résolument orientée vers la démocratie, le progrès social et sociétal et la paix. En 2007, le Sinn Fein me fit l’honneur de m’inviter  à prendre la parole à son Congrès, puis à assister à l’investiture solennelle du premier Vice-Premier Ministre d’Irlande du Nord issu du Sinn Fein : Martin Mc Guinness, prêt à travailler avec son pire adversaire, le  très réactionnaire révérend unioniste, Ian Paisley, dans l’espoir de contribuer au dépassement définitif du climat de guerre civile dans la province. 15 ans plus tard, l’objectif reste le même. Car, souligne avec sagesse Mary-Lou Mc Donald : « Il y a besoin de réconciliation avant la réunification ». Bon vent à nos amis du Sinn Fein ! Ár ndlúthpháirtíocht go léir ! (x)

——-

(x) Toute notre solidarité ! (en gaélique irlandais) 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:19
L’assassinat de Shireen Abu Aqleh : Un nouveau crime de l’armée israélienne (PCF, 11 mai 2022)
L’assassinat de Shireen Abu Aqleh : Un nouveau crime de l’armée israélienne

La journaliste palestinienne Shireen Abu Aqleh a été assassinée par les forces d’occupation israélienne à Jénine. Alors qu’elle effectuait son travail de grand reporter, dont la notoriété est partout reconnue, elle a été froidement et sciemment exécutée alors qu’elle était totalement identifiable par l’insigne « presse » inscrite sur son gilet pare-balle.

Ce nouveau crime de l’armée israélienne s’inscrit dans une brutale escalade faite de d’implantations de colonies, de spoliations de terres, de destructions, d’arrestations et d’assassinats de femmes, d'hommes et d'enfants, afin de soumettre la population à un régime de terreur.

La situation est explosive face à la répression, la colonisation et la politique d’apartheid dont les Palestiniens sont victimes. Dans des conditions difficiles, les mobilisations se poursuivent et peuvent s’amplifier.

Le Parti communiste français (PCF) condamne ce nouveau crime et exprime sa solidarité constante avec la famille de Shireen Abu Aqleh et le peuple palestinien dans ce combat légitime.

Le Parti communiste français exige que le président de la République et son gouvernement, en sa qualité de président en exercice de l'Union européenne, prennent l'initiative de sanctionner les autorités israéliennes en suspendant l'accord d'association UE-Israël dont l'article 2 stipule : « Les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord se fondent sur le respect des principes démocratiques et des droits humains fondamentaux énoncés dans la déclaration universelle des droits de l'homme. »

Les tergiversations et les complicités tacites n’ont que trop duré. Elles nourrissent les crises régionales, les forces obscurantistes, le sentiment d’humiliation et d’injustice face à ces atrocités qui se déroulent dans l’indifférence.

Le Parti communiste français appelle à multiplier les initiatives en faveur de la paix pour le respect du droit international et des droits inaliénables des Palestiniens.

Parti communiste français
Paris, le 11 mai 2022

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011