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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 05:46
De 1932 à 1936, un groupe amateur de jeunes acteurs et actrices, communistes de cœur ou de carte pour la plupart, va monter une série de spectacles militants ébouriffants, créés par Jacques Prévert.

 

 

Après quelques mois de pause (au second semestre 1935), Octobre se voit propulsé dans le formidable tourbillon qui va conduire le pays vers le Front populaire. Selon Roger Blin : « Nous n’avions cessé d’appeler de nos vœux une telle apothéose. Et nous avions tout fait, très tôt, pour l’avènement du Front populaire. D’abord en nous situant par notre travail sur le plan de la lutte des classes, puis en signant dès 1934 nombre de manifestes pour étendre l’unité d’action. »

Les membres du groupe sont au cœur de toutes les grandes manifestations populaires de ces premiers mois de 1936 : une célébration de la Commune en mai particulièrement imposante : « Les manifestations en l’honneur de la Commune, observe Jean-Paul le Chanois, étaient toujours très massives, mais celles de 36 eurent un éclat encore plus grandiose. Le spectacle en lui-même choquait beaucoup car il y avait tellement de monde que certains groupes se juchaient sur de vieilles tombes. Des chœurs parlés fusaient. On disait des textes de Vallès, des poèmes d’Hugo, Verlaine, Rimbaud (notamment « Les Mains de Jeanne-Marie »)… » Il y aura plus tard les cérémonies tout aussi spectaculaires du 14 Juillet.

La troupe joue le « Tableau des merveilles », qui sera son dernier spectacle. Une adaptation de Cervantès où l’on retrouve Jean-Louis Barrault, Maurice Baquet, Roger Blin, les frères Mouloudji, Gilles Margaritis, de nombreuses comédiennes aussi. Octobre multiplie les représentations devant le public ouvrier, celui des grèves de 36. Un article de l’Humanité de juillet raconte un de ces spectacles devant plusieurs centaines de grévistes de la Samaritaine et l’accueil de ces derniers : « Cet humour féroce, frénétique, crispé d’un animateur du groupe Octobre, Jacques Prévert, et qui sourd de ces âcres refrains ou poèmes qu’on leur chante, peut-être les déconcerte-t-il un peu mais il les émeut et les fait rire aussi. Ils sentent confusément tout ce qu’il y a de vif, de sain, de rageur et de tendre dans ces jeunes femmes et ces jeunes gens qui croient à la force du lyrisme et à la force du peuple. L’ironie, si difficile à faire comprendre à un public populaire, raille ici ce dont ils souffrent : morale égoïste, « travail libérateur », production inhumaine. Ils sont aussi sensibles à cela qu’à l’admirable clownerie poussée au paroxysme de deux musiciens d’harmonium et de violoncelle qui arrivent à s’enchevêtrer follement dans leurs instruments, leur musique, leurs partitions, leurs chaises, leurs pupitres et leurs propres membres, bras et jambes. »

Mais, comme dit Maurice Baquet : « Le tableau des merveilles fut au groupe Octobre ce que le bouquet final est au feu d’artifice. » La troupe en effet va se séparer. Étrange décision après un été si flamboyant. Il n’y a pas de fâcheries entre les membres de la troupe, qui garderont des liens entre eux, mais l’aventure est terminée. Pourquoi ? Les interprétations sont nombreuses. Peut-être considèrent-ils que la mission fixée, faire entendre une culture populaire, est arrivée à son terme avec la victoire de la gauche ? ou, tout au contraire, anticipent-ils la fin proche du Front populaire, comète qui n’aura duré que quelques mois ? Veulent-ils s’épargner la violence de l’échec à venir ? Des historiens feront état de différences politiques qui traversent alors Octobre, et les raisons de débat sont nombreuses : des différences de vues existent sur certaines orientations du Front populaire (et du PCF), sur la manière de regarder l’URSS, sur la situation espagnole et les divisions entre républicains. On parle aussi de difficultés d’ordre financière de la troupe ou encore de l’attirance de plus en plus forte de ces acteurs/actrices pour le cinéma. C’est probablement Jean-Paul le Chamois qui a la solution : « Je crois que le groupe Octobre a été très touché par les besoins du Front populaire. Le Front populaire avait besoin d’hommes jeunes et dynamiques. Il les a pris parmi ses militants. Ainsi beaucoup d’animateurs de groupes du théâtre ouvrier se sont retrouvés secrétaires de mairie, administrateurs de ceci, responsables de cela, détachés à tel syndicat… Le Front populaire a puisé dans ses forces vives, affaiblissant ainsi considérablement les organismes existants. »

On laissera le mot de la fin à Michel Fauré, historien du groupe Octobre : « La lutte pour le pain, la paix, la liberté reste un combat éternel. Le Groupe Octobre l’a posé en termes d’amitié, de joies de vivre et d’entraide. Telle est son originalité et en même temps le gage que son exemple fera longtemps encore frissonner les « hommes à têtes d’hommes ». 

Gérard Streiff

 

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 05:44

 

Réforme de la Constitution, justice sociale… Dans son discours d’investiture, le 28 juillet, Pedro Castillo a dévoilé les objectifs de son mandat.

Le nouveau président du Pérou, Pedro Castillo, a prêté serment lors de son investiture, le 28 juillet. Dix jours plus tôt, il était déclaré vainqueur du second tour du scrutin qui a eu lieu le 9 juin dernier, avec 50,13 % des voix, face à la candidate de la droite ­populiste, Keiko Fujimori. Une victoire tardive, car sa rivale multipliait les recours depuis l’annonce des résultats.

Lors des premières minutes de son discours d’in­vestiture, Pedro Castillo s’est adressé aux peuples originaires et a rappelé les dis­criminations qu’ils avaient vécues et qu’ils vivaient aujourd’hui encore. Il a également exprimé sa volonté de mettre en place «  un gouvernement du peu­ple », qui gouverne «  avec le peuple et pour le peuple ». «  C’est la première fois que notre pays est gouverné par un paysan, une personne qui appartient aux secteurs ­opprimés depuis longtemps », a souligné l’ancien instituteur de campagne.

Rompre avec les symboles de l’ère coloniale

Le discours d’investiture a aussi été l’occasion pour Pedro Castillo de dévoiler les grandes lignes de son mandat. Des objectifs sanitaires d’abord, puisqu’il prévoit entre autres la mise en place d’un système de santé universel et gratuit et l’accélération de la vaccination contre le Covid, qui touche durement le pays. Le nouveau président s’engage également à mettre fin à la monopolisation des services élémentaires et à la corruption qui gangrène le pays. «  Nous devons disposer d’une législation qui décourage la criminalité sous toutes ses formes, et non comme la législation actuelle qui l’encourage », a-t-il estimé.

Alors que le Pérou fait face aux disparitions inquiétantes de 915 femmes entre les mois de mars et juin, Pedro Castillo aspire à «  renforcer le système ­national spécialisé de justice pour la protection des femmes et la répression de la violence à leur égard ».

Avant de conclure son discours en annonçant vouloir rompre avec les symboles de l’ère coloniale, Pedro Castillo a ré­affirmé sa volonté de convoquer une assemblée constituante, afin ­d’établir une nouvelle Constitution. «  Elle doit être plurinationale, populaire et paritaire. Sa composition doit comprendre, outre les candidats proposés par les organisations ­politiques, des pourcentages de candidats issus des peuples autochtones et originaires, du peuple afro-­péruvien, des associations, des ­organisations populaires et de la société civile. »

Tout un programme dans un Pérou ravagé par le fujimorisme.

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 05:44

Berceau des luttes des travailleurs et des usines Fiat, la ville piémontaise reste l’un des hauts lieux de l’industrialisation de l’Italie et des combats de la gauche dans la péninsule italienne.

 

 

Durant des décennies, le cœur battant de la lutte des travailleurs a emprunté la route du Sud. Quelques jours avant que Karl Marx et ses acolytes ne fondent la Ire Internationale, le 28 septembre 1864, ouvriers et artisans s’étaient déjà soulevés dans la capitale italienne d’alors : Turin. Ce n’est pas la révolution, comme celle de la Commune, à Paris, sept ans plus tard, mais c’est déjà une rébellion, l’une des premières du mouvement ouvrier naissant dans la péninsule.

 

Tous venus du nord, du centre et du sud de la péninsule

Les 21 et 22 septembre, la majestueuse place San Carlo, surnommée le « salon de la ville », dans le centre de la ville piémontaise, est le théâtre d’affrontements. On compte les morts par dizaines. Ils sont artisans, marchands de chaussure, tailleurs, ouvriers, vitriers, typographes, fondeurs, machinistes, menuisiers, etc. Peu venaient de Turin, beaucoup des autres zones du nord, du centre et même du sud de la péninsule. En quête d’un avenir meilleur.

À l’origine du soulèvement, une décision du royaume d’Italie, unifié trois ans plus tôt, qui peut paraître anodine : le transfert de la capitale à Florence. Outre la perte de prestige pour la cité, cela signifiait – chose moins anodine – une perte d’emploi pour ceux qui fournissaient la cour, les bureaucrates. Qu’à cela ne tienne. En quelques années, déchue de son titre de capitale du royaume, Turin allait devenir la capitale de la gauche.

 

Là où Fiat s’est établie et règne en maître

Avec le temps, le poumon ouvrier de la capitale s’est déplacé vers le sud de la ville, là où Fiat, née en 1899, s’est établie et règne en maître. En 1900, sur le Corso Dante, s’installe la première usine de la firme automobile. Rien à voir avec les gigantesques ateliers qui verront le jour vingt ans plus tard. On ne compte au départ que 120 ouvriers, mais ils seront 1 500 six ans plus tard. La production annuelle est alors de 1 150 voitures. Pendant la Première Guerre mondiale, 18 000 salariés travaillent à Corso Dante, où l’activité s’arrêtera en 1922, les locaux devenant trop exigus.

 Découvrez tous les articles de cette série en un seul clic

Ce lieu reste l’un des plus vieux de la lutte ouvrière en Italie. Il fut le théâtre du « biennio rosso », ces deux années rouges – 1919 et 1920 – où l’Italie faillit basculer, inspirée par le soleil de l’avenir qui s’était levé à l’Est, dans le camp de la révolution. Toute l’année 1919, la conflictualité sociale s’aiguise. Au second semestre, sous l’influence de la rédaction du journal socialiste l’Ordine nuovo (« ordre nouveau »), au sein de laquelle on trouve les futurs secrétaires du Parti communiste italien Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti, les ouvriers de la ville forment des comités d’usine, élisent leurs représentants, sur le modèle des soviets, qui ont vocation à aller au-delà de la seule représentation syndicale.

« La bataille est finie, la guerre continue » 

ORDINE NUOVO

Le conflit entre patronat et ouvriers est permanent

Le 20 mars, le passage à l’heure d’été, peu populaire, entraîne la « grève des aiguilles » dans les usines Fiat. Les salariés demandent à pouvoir embaucher, le 21 mars, une heure plus tard. Le patronat refuse. Face à cette affirmation du pouvoir des directions d’entreprise, les commissaires des conseils de la Fiat avancent alors d’une heure les aiguilles de l’horloge de l’usine. Ils sont licenciés. Une grève est déclenchée qui s’étend à toutes les usines de la ville. Le patronat fait fermer les établissements, qui ne rouvriront qu’après le 23 avril, le syndicat de la métallurgie Fiom acceptant une réduction des pouvoirs des commissions internes. « La bataille est finie, la guerre continue », proclamera l’Ordine nuovo.

La conflictualité est permanente. Ainsi, en juillet 1919, une grève est organisée pendant deux jours en soutien aux soviets de Hongrie et de Russie. En août 1920, le patronat, la Confindustria, adresse une fin de non-recevoir aux demandes des travailleurs. Partout dans le pays, la Fédération des ouvriers et employés de la métallurgie (Fiom) organise un ralentissement de la production. En réponse, le 30 août, le patronat fait entourer par l’armée une usine de la Romeo à Milan. Les salariés, parfois en armes, occupent alors 3 000 établissements dans cette ville. La Confindustria fait fermer toutes les usines de la péninsule. Les ouvriers en occupent donc une grande partie, comme à Turin. À la Fiat Centro, le futur communiste Giovanni Parodi s’assied dans le siège de Giovanni Agnelli, fondateur du groupe.

 

Les moyens de production sont socialisés

Le conseil d’usine gère l’approvisionnement, la production, comme dans les autres fabriques. Trente-sept voitures sortent de la ligne de production quotidiennement. Les moyens de production sont socialisés. Mais faute de s’étendre au-delà de Milan et Turin, les directions socialiste et syndicale n’empruntant pas la voie révolutionnaire, cette expérience fera long feu. À la suite des épisodes de violence, le président du Conseil, le libéral Giolitti, organise des discussions entre le syndicat et le patronat. Peu à peu, l’ordre revient. Il ne sera pas nouveau, comme le souhaitaient les socialistes turinois. Deux ans plus tard, les fascistes, appuyés par des industriels animés par la peur du rouge, marchent sur Rome.

 

Les quartiers ouvriers sont tous au sud de Turin

Turin restera terre de luttes et capitale ouvrière. Mais son cœur battant se trouvera plus au sud de la ville. En 1922, la Fiat crée un nouveau quartier industriel, le Lingotto, inspiré des très modernes usines Ford, aux États-Unis, modèles de l’organisation scientifique du travail. On y trouve une piste de courses automobiles, mais les lieux sont désormais transformés en centre commercial, signe des investissements de la famille propriétaire Agnelli vers autre chose que l’industrie. Mais, plus au sud, un autre quartier, Mirafiori, créé à partir de 1936, vit encore au rythme de l’industrie. Les usines se succèdent aux usines. Les routes se croisent en surface. On compte onze kilomètres de sous-sols qui relient les différentes usines. Le quartier compte 20 kilomètres de voies ferroviaires. Il y a même une usine électrique.

«Agnelli, l’Indochine, tu l’as dans ton usine »

C’est là qu’en 1943, « l’officina 19 » se met en grève, faisant vite entrer dans le mouvement social pas moins de 100 000 ouvriers. C’est un coup dur pour le régime fasciste, qui s’effondrera quelques mois plus tard. En 1969, Mirafiori est à nouveau le poumon des luttes des métallurgistes. On doit cette année-là 7 % des 20 millions d’heures de grève enregistrées dans le secteur aux ouvriers de la Fiat. L’inventivité n’est alors pas un vain mot.

Un conseil central inspiré des conseils d’antan est installé : le « consiglione », qui animera les luttes. La « grève articulée » apparaît. Un atelier fait grève, ne fournissant plus les pièces aux autres, qui ne peuvent donc plus travailler. Pour populariser leurs luttes, les syndicalistes organiseront des « cortèges internes » qui passent d’atelier gigantesque en atelier gigantesque. Parfois au cri de « Agnelli, l’Indochine, tu l’as dans ton usine ». Depuis, la crise des années 1970-1980 est passée par là, les restructurations des années 2000 également, et le nombre d’ouvriers a certes baissé. Mais les lieux restent l’une des plus grosses citadelles ouvrières et industrielles du beau pays.

Un parc pour les victimes d’accident de travail. La mémoire ouvrière est faite de luttes, mais aussi de tragédies. À l’est de Turin, on trouve des jardins publics, le long de la rivière Dora Riparia, au sud de la Borgata Frassati. C’est le Parc des victimes de l’incendie dans l’établissement de ThyssenKrupp, situé non loin de l’usine qui a flambé, le 6 décembre 2007. On trouve beaucoup de rues pour les « Tombés au travail » dans la Péninsule. Mais cet incendie fut particulier. Il se déclencha sur la ligne 5 de l’usine ThyssenKrupp et tua sept personnes, soit le plus meurtrier des accidents de travail de ces dernières décennies. L’enquête montrera que les mesures de sécurité n’ont pas été prises, avec des matériaux incendiaires dans l’établissement. Elle fut exemplaire et permis, chose rare, de condamner plusieurs dirigeants à de la prison ferme pour homicide. « C’est une victoire, une victoire pour nous et pour toutes les victimes mortes au travail », réagirent alors les familles des victimes.

 

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 05:38
Le Vendredi 13 août la « caravane des jours heureux » de Fabien Roussel sera présente à Morlaix sur la Place Zoé Puyo (à proximité de la manu) De 14 h à 19 h
Le Vendredi 13 août la « caravane des jours heureux » de Fabien Roussel sera présente à Morlaix sur la Place Zoé Puyo (à proximité de la manu) De 14 h à 19 h

Parti Communiste Français

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                   

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/     


Le Vendredi 13 août la « caravane des jours heureux » sera présente à Morlaix sur la Place Zoé Puyo (à proximité de la manu) De 14 h à 19 h

Les communistes organisent, durant cet été 2021 le
tour de France de la caravane des Jours Heureux.

Cette caravane floquée aux couleurs de la
campagne de Fabien Roussel, s’élance sur les
routes françaises pour présenter aux habitantes-
s, aux saisonnières-s et aux touristes la
candidature Communiste à l’élection
présidentielle de 2022.

Le vendredi 13 août la caravane  de la campagne de FABIEN ROUSSEL
sera sur la Place Zoé Puyo
à Morlaix de 14 h à 19h.
 
Venez NOMBREUX !

Nous voulons faire connaître cette candidature pour
faire partager ses propositions.
Nous souhaitons également écouter et recueillir les besoins et les attentes de milliers de citoyens afin d’enrichir notre programme et de présenter des
propositions en adéquation avec les demandes de la
population.

La caravane des Jours Heureux alliera échanges politiques et convivialité, nous souhaitons en faire un  lieu de débats, de rencontres, mais également de jeux et de bonne humeur.

Nous vous donnons rendez-vous tout au long de l’été
sur le parcours de la caravane pour participer vous
aussi, à relever le défi des Jours Heureux !


Nous décidons pour cela de proposer à notre peuple, au monde du travail, à la jeunesse, aux électeurs de gauche mais pas seulement eux, à tous les Françaises et les Français, d’écrire ensemble un contrat, de conclure un pacte pour la France.
Le pacte national de progrès et d’avenir sera un engagement pris avec tous les Français. Son but ? Rétablir l’égalité entre tous les êtres,  vivre mieux et bien dans la sécurité
quotidienne et dans la paix... Ouvrir l’ère des jours heureux.

Le Vendredi 13 août la « caravane des jours heureux » de Fabien Roussel sera présente à Morlaix sur la Place Zoé Puyo (à proximité de la manu) De 14 h à 19 h

AVEC VOUS, UN PACTE NATIONAL POUR L’AVENIR DE LA FRANCE

Fabien Roussel vous propose d’ouvrir de grands chantiers:
La jeunesse vit dans le moule d’un capitalisme qui n’a pas d’autres ambitions pour elle  que d’être son instrument au service de l’argent.
Construisons un pacte national pour la jeunesse.

Son but ?

Libérer la jeunesse de ce carcan  étroit et égoïste, lui rendre confiance en son avenir. Permettre à chaque jeune d’être autonome  et libre de ses choix. Pour y parvenir, l’éducation et la formation doivent être portées à un  niveau jamais atteint pour assurer la réussite de chacun. Un haut degré de savoir et de culture,
c’est garantir l’avenir de nos enfants. C’est l’assurance pour la France d’être prête à affronter  les défis du 21e siècle.


La santé est réduite à l’état de marchandise !
Notre objectif : permettre l’accès sans conditions de ressources à tous les soins. Mettre l’industrie pharmaceutique sous tutelle de la nation est une mesure urgente.
L’alimentation est un grand marqueur des inégalités...
Pour la démocratie alimentaire ! De l’agriculteur au consommateur, de la fourche à la fourchette, conjuguons nos savoir-faire et nos connaissances avec pour objectif que chacun  puisse manger sain, manger bien et protéger ainsi sa santé.

L’égalité est mise à mal !
Pour l’égalité réelle sans distinction de genre, de religion, d’origine ou de couleur de peau, développons des politiques publiques contre toutes les discriminations.
La précarité envahit nos vies, la pauvreté grandit...
Valorisons le travail et la sécurisation des parcours professionnels. Pour garantir le droit à un  emploi, à un salaire décent, garantir l’accès aux formations que l’évolution permanente des  sciences et des techniques impose.
 

Pour l’emploi, pour le climat, relocalisons notre industrie !

Pour le développement d’une industrie nouvelle, de services d’excellence et d’une énergie sous maîtrise publique, ouvrant rapidement la voie au plein emploi et à une prospérité partagée.
La culture, pourtant essentielle, est malmenée. La culture est essentielle pour l’émancipation humaine et la cohésion sociale. Elle est créatrice d’emplois, source de développement. Permettons-lui de jouer pleinement son rôle et de rester un facteur décisif de la grandeur de la France et de son attractivité.
Le gouvernement rogne nos libertés démocratiques et nos prérogatives citoyennes...
 

Pour une nouvelle République laïque et sociale, pour la démocratisation et pour le développement des pouvoirs des citoyens et des salariés, de nos quartiers à l’entreprise.
La nation est spoliée... Faisons de la lutte contre l’évasion fiscale une priorité nationale et changeons l’utilisation de l’argent de l’État, des banques et des entreprises.
La voix de la France s’est éteinte. Faisons de notre pays un artisan de la paix et un acteur majeur de la coopération internationale, basée sur la solidarité et sur le respect des peuples comme de leur souveraineté.
Notre Terre étouffe ! Nous entrons dans la dernière décennie où il est encore possible d’inverser la tendance dangereuse du réchauffement climatique. Changeons de système économique pour sauver le climat !

Engageons la révolution sociale et écologique, indispensable pour sauver la planète tout en luttant contre les inégalités

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 05:37

 

Olivier Véran était déjà connu quand il était député comme quelqu’un d’irascible et adepte de propos désobligeants pour ses contradicteurs.

Je me souviens d’un débat au cours duquel, à bout d’arguments, il s’était fendu d’un

« C’est normal, monsieur Prudhomme, vous êtes à la CGT qui est toujours contre tout ».

Affirmation de poids s’il en est !

Aujourd’hui ministre de la Santé, toutes les barrières sont visiblement tombées et il laisse libre cours à ses invectives et à ses provocations, que ce soit vis-à-vis des parlementaires mais surtout aussi à l’encontre des personnels soignants.

Après sa sortie sur le « loisir » que constituerait la grève pour les personnels de santé, il en rajoute une couche dans une récente interview par un

« A partir d’un moment cela suffit ! »

pour qualifier les protestations contre la récente loi sur la crise sanitaire.

Monsieur le ministre, je vous retourne vos propos.

Effectivement, cela suffit du mépris des personnels.

Cela suffit de votre référence permanente à l’exceptionnalité des mesures du Ségur de la santé qui n’ont rien réglé. Cela suffit du refus du dialogue social et à l’exclusion des organisations syndicales qui n’adhèrent pas à votre politique.

● Cela suffit des visites à visée médiatique dans nos établissements où la police est présente en nombre sur notre lieu de travail pour nous empêcher de vous approcher.

● Cela suffit de l’absence de formation en nombre suffisant des professionnels de santé, ce qui permet d’accélérer les plans de restructuration avec des fermetures de lits.

● Cela suffit des services d’urgences et des SMUR qui ferment du jour au lendemain et laissent la population sans recours.

Oui, cela suffit!

Sachez, monsieur le Ministre que vous n’êtes absolument pas à la hauteur de votre fonction et que votre attitude ne fait que renforcer notre colère et nos ressentiments.

Une nouvelle fois, en plein été, nous nous mobilisons, non pour répondre à vos injonctions,

mais parce que nous savons que les patients ont besoin de nous.

Mais nous n’oublierons rien.

Dr Christophe Prudhomme médecin urgentiste au Samu 93, responsable à la fédération CGT de la Santé et Action

 

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 05:37

 

Chômage de masse, défiance de la jeunesse, scandale des diamants de Bokassa, affaire Papon et discipline de l’électorat de gauche ont bouleversé la présidentielle de 1981. Un an avant le 10 mai, Valéry Giscard d’Estaing était donné loin devant.

Juin 1981. Valéry Giscard d’Estaing rumine sa défaite survenue le 10 mai. L’ancien président de la République a trouvé refuge en Grèce, dans un monastère orthodoxe niché sur le mont Athos. Comment a-t-il pu se retrouver si loin de l’Élysée ? Un an avant le soir du second tour, un sondage le donne pourtant gagnant face à François Mitterrand, avec le score canon de 61 % des voix. Un écart bien supérieur à celui obtenu lors de sa victoire face au même homme en 1974.

De quoi endormir toute prudence ? Nous sommes alors en mai 1980 et VGE déclare à « l’Express » avoir déjà réalisé les trois quarts de ce qu’il souhaitait faire. Les dernières échéances électorales ont même tourné à son avantage : la majorité présidentielle a remporté les législatives de mars 1978, et même les européennes de juin 1979. Aucun autre président de la Ve République ne pourra en dire autant.

La majorité a gagné les législatives de 1978, et même les européennes de 1979. Aucun autre président de la Vne pourra en dire autant.

La présidentielle de 1981 semble donc lui sourire. L’Union de la gauche a volé en éclats entre les socialistes, les communistes et les radicaux. Mieux : François Mitterrand est de plus en plus contesté au sein du PS par Michel Rocard. Et le secrétaire général du PCF, Georges Marchais, prépare sa candidature en annonçant que « si ­Mitterrand est élu à la tête de l’État, il fera la même politique de droite que Valéry ­Giscard d’Estaing ». Le président est également persuadé de s’être mis la jeunesse dans la poche, grâce à plusieurs ­réformes sociétales courageuses : le droit à l’avortement, la majorité civile et électorale à 18 ans, le divorce par consentement mutuel. Mais les réformes dans les lycées et universités, les lois liberticides portées par le ministre de la Justice, Alain Peyrefitte, et la brutalité du ­ministre de l’Intérieur, ­Michel Poniatowski, achèvent de rendre VGE de plus en plus impopulaire auprès de la jeunesse. Sur le front de l’emploi, il perd aussi des points.

 

C’est sous son mandat, en répondant au choc pétrolier par une libéralisation de l’économie, une casse de l’industrie et une ­rigueur budgétaire inédite, que s’installe le chômage de masse. Le cap du million de chômeurs est, pour la première fois, franchi. Mais VGE se croit bon gestionnaire et s’enorgueillit d’avoir nommé à Matignon celui qu’il estime être le « meilleur économiste de France » : ­Raymond Barre. Pour répondre à la crise économique, le gouvernement lance le CDD, faisant le pari qu’un contrat plus précaire que le CDI permettra de relancer l’activité. Peine perdue.

VGE ne voit pas la situation basculer, lui qui avait pourtant créé la surprise en 1974. Mitterrand écarte Rocard à la suite d’un savant renversement d’alliance au PS. Tant mieux, se dit la Giscardie, persuadée que Rocard, situé à l’aile droite de son parti, aurait été un adversaire plus dangereux. Quant à la candidature de Coluche, qui monte à 16 % avant de décrocher, elle n’inquiète pas outre mesure. « Qui voudrait d’un candidat soutenu du bout des lèvres à la fois par Rocard et par ­Coluche, et que les communistes ne veulent pas voir gagner ? » se rassurent les giscardiens, qui ne comptent pourtant pas que des amis à droite. Un de ses ­ténors est bien décidé à prendre la place de VGE : son ancien premier ministre, un certain Jacques Chirac, tout frais élu maire de Paris.

Le refrain de Georges Marchais

En janvier 1981, le candidat du PCF, Georges Marchais, baisse le ton contre Mitterrand, et réclame même une présence des communistes au gouvernement en cas de victoire du socialiste, ce qui constituera une formidable réserve de voix au second tour. « Battre Giscard » devient le refrain préféré de Marchais, qui propose « d’éliminer complètement le chômage » à travers la création de 1,5 million d’emplois, dont 1 million grâce à la réduction du temps de travail et 200 000 dans les services publics. Raymond Barre sourit. François Mitterrand, devant les 18 % de Marchais dans les sondages, propose de « changer la vie » en présentant une feuille de route de 110 propositions qui, si elle rompt avec le programme commun de la gauche, est résolument tournée de ce côté.

« Pourquoi ai-je échoué ? En raison du chômage ? D’une lassitude des Français ? J’étais crédité de 60 % de bonnes opinions et puis, tout à coup... », écrira plus tard VGE.

Le 16 mars, Mitterrand se ­déclare contre la peine de mort dans sa « conscience profonde » et annonce qu’il l’abolira s’il est élu. Huit jours plus tard, Jacques Chirac annonce qu’il supprimera lui aussi la peine capitale en cas de victoire de son camp. Les ministres de VGE expliqueront plus tard avoir voulu abolir la peine de mort en fin de mandat avant que l’Élysée n’y renonce par crainte de déplaire aux Français…

Affaires Boulin et de Broglie

Le président sortant déclare finalement sa candidature en mars 1981, reconnaît son échec concernant le chômage et l’emploi des jeunes, et ­promet un plan pour le plein emploi. Il essuie ensuite l’immense ­polémique des diamants offerts par le dictateur Bokassa, avant de le faire renverser en Centrafrique. VGE admet avoir reçu des pierres précieuses entre 1973 et 1975, mais assure avoir remis le montant à des organisations caritatives ! Le scandale va le poursuivre durant toute la campagne, les militants de gauche collant des diamants à la place de ses yeux sur ses ­affiches officielles.

Ce n’est pas le seul événement qui entache sa crédibilité. Fin 1979, le ministre du Travail, Robert Boulin, est retrouvé mort dans un étang. Jean de Broglie et Joseph Fontanet, tous deux anciens ministres, sont assassinés, ce qui participe à entretenir un climat politique particulièrement délétère. « On meurt beaucoup et beaucoup trop mystérieusement sous la Ve République », s’inquiète le sénateur de droite Pierre Marcilhacy. En fin de campagne, une révélation majeure vient frapper de plein fouet VGE : son ministre du Budget, Maurice Papon, a participé à organiser la déportation des juifs sous ­Vichy. Le président reste confiant, ­refusant même d’utiliser une photo dénichée par ses équipes qui montre un Mitterrand reçu par Pétain en 1942.

L’« homme du passé » face à l’« homme du passif »

Comme en 1974, VGE et Mitterrand se retrouvent au second tour en 1981, avec 28,32 % des voix pour le premier et 25,85 % pour le second. À gauche, Georges Marchais, qui a obtenu 15,35 % des suffrages, appelle à voter pour le candidat socialiste. Mais, à droite, Jacques Chirac ne se prononce en faveur de VGE qu’à « titre personnel ». Les deux adversaires s’affrontent lors d’un débat télévisé au cours duquel le champion de la gauche, qualifié « d’homme du passé » par VGE sept ans plus tôt, lui rétorque que lui est devenu « l’homme du passif ». Au second tour, Mitterrand l’emporte avec 51,76 % des voix. Les sondages le donnaient battu avec un score de 39 % un an plus tôt…

Il obtient finalement un million de voix de plus que VGE, et rassemble largement le vote des jeunes et des ouvriers. La gauche s’impose pour la toute première fois dans l’histoire de la Ve République. VGE lance un « au revoir » télévisé devenu mythique dont la solennité tombe à plat. « Pourquoi ai-je échoué ? En raison du chômage ? D’une lassitude des Français ? J’étais crédité de 60 % de bonnes opinions et puis, tout à coup, une tornade s’est levée. C’est un phénomène étrange », écrira-t-il bien plus tard, une fois revenu du mont Athos, sans avoir compris pourquoi rien ne se passe jamais comme prévu. La présidentielle de 1988 en sera une nouvelle illustration.

 

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 05:35

 

Sur 31 variables, 18 « signes vitaux » de la planète atteignent des records historiques, préviennent un collectif réunissant plusieurs milliers de scientifiques. Pour les chercheurs à l’origine de l’étude, il faut des actions rapides : éliminer les énergies fossiles, s’éloigner du modèle de croissance actuel comme restaurer les écosystèmes.

Sous les coups de la « surexploitation de la Terre par l’homme », les « signes vitaux » de la planète s’affaiblissent, alertent des scientifiques. Dans une étude publiée le 28 juillet dans la revue Biosciences, ils s’inquiètent de l’imminence de certains « points de bascule » climatiques.

 

Un échec systématique

Il y a deux ans, ces près de 13 000 scientifiques de 153 pays, lançaient un appel pour « déclarer une urgence climatique mondiale » en même temps qu’ils faisaient un premier état des lieux. Depuis ? Rien ne s’est passé du côté des gouvernements, dénoncent-ils. Les chercheurs estiment qu’ils ont, de manière systématique, échoué à s’attaquer aux causes du changement climatique. Quand bien même «  1 990 juridictions dans 34 pays ont désormais reconnu ou déclaré l’urgence climatique », reconnaissent-ils.

Nous vous conseillons aussi cette interview du climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : Catastrophes climatiques : « Nous entamons un voyage sans retour »

À moins de 100 jours de la conférence mondiale pour le climat (COP 26) qui se tiendra du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, ce groupe de scientifiques refait le point. «  Nous avons étudié les changements récents dans les signes vitaux de la planète depuis notre dernière publication : sur les 31 variables que nous suivons, 18 sont à des niveaux records », écrivent-ils.

Parmi ceux-là : la forêt amazonienne, l’épaisseur des glaciers, les émissions de gaz à effet de serre, ou l’acidité des océans. « Il existe des preuves croissantes que nous approchons, ou avons déjà franchi, des points de bascule dans des parties critiques du système planétaire, notamment les calottes glaciaires de l’Antarctique occidental et du Groenland, les récifs coralliens d’eau chaude, et la forêt amazonienne », constatent-ils.

 

De la forêt amazonienne à la banquise arctique

Dans le détail : un point de bascule pourrait avoir été franchi au sein de la forêt amazonienne, qui sous l’effet des incendies, de la sécheresse et de la déforestation illégale est devenue une source d’émissions de carbone plutôt qu’un puits, note ainsi l’étude. « Le taux de perte annuelle de la forêt amazonienne brésilienne a augmenté en 2019 et 2020, atteignant le pic de 1,11 million d’hectares détruits, du jamais vu depuis 12 ans », détaillent les chercheurs.

Sur la banquise arctique, l’effet du changement climatique est plus visible qu’ailleurs. En 2020, la banquise minimale estivale de l’Arctique a atteint son deuxième niveau le plus bas en termes de surface. L’épaisseur des glaciers a également établi un nouveau record. «  Les glaciers fondent beaucoup plus vite qu’on ne le croyait auparavant ; ils perdent 31 % plus de neige et de glace par an qu’il y a à peine 15 ans », écrivent les scientifiques.

 

4 milliards d'animaux pour l'alimentation

En matière d’alimentation, les chercheurs soulignent que pour la première fois la masse du bétail, avec quatre milliards d’animaux, dépasse, désormais, celle des humains et des animaux sauvages combinés. « La production de viande par habitant a baissé de 5,7 % entre 2018 et 2020, mais ce n’est dû qu’à l’émergence de la fièvre de la peste porcine africaine qui a réduit la production de porc en Chine. Dans le futur, une baisse de la consommation de viande ne se produira pas sans passer à une alimentation basée sur les plantes », pointent-ils encore.

Les océans, eux, se réchauffent et le niveau de la mer se fixe à des nouveaux records. « Pour les récifs coralliens, menacés par l’acidité des océans, et dont dépendent un demi-milliard de personnes, l’atteinte d’un point de non-retour est également possible », soulignent-ils.

 

S'attaquer à la source

Les auteurs réclament des actions rapides et radicales dans plusieurs domaines : éliminer les énergies fossiles, réduire la pollution, restaurer les écosystèmes, opter pour des régimes alimentaires basés sur les plantes, s’éloigner du modèle de croissance actuel et stabiliser la population mondiale.

« Nous devons arrêter de traiter l’urgence climatique comme un problème indépendant, le réchauffement n’est pas le seul problème de notre système Terre sous pression », a insisté William Ripple, de l’université d’État de l’Oregon. Selon lui, « les politiques pour combattre la crise climatique ou tout autre symptôme devraient s’attaquer à la source : la surexploitation de la planète par les humains ».

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 05:33

Le 9 mai 2021, Fabien Roussel a été investi candidat à la présidentielle 2022 par le Parti Communiste

 

Il s’agira de mieux faire connaître la candidature de Fabien Roussel, candidat du Parti communiste. Ce sera l’unique étape finistérienne de ce tour de France estival.

Le 9 mai 2021, Fabien Roussel a été officiellement investi candidat à la présidentielle de 2022 par le Parti communiste. | THOMAS SAMSON/ AFPAfficher le diaporama

« Faire connaître la candidature de Fabien Roussel (Parti communiste), recueillir les besoins et les attentes de milliers de citoyens afin d’enrichir son programme et présenter ses propositions (augmentation du Smic et des salaires, développement des services publics et réindustrialisation…) » : c’est le triple objectif de « La caravane des jours heureux » qui, après Lanester (Morbihan) et avant Cancale ou Dinard (Ille-et-Vilaine), fera étape à Morlaix (Finistère) vendredi 13 août 2021, de 14 h à 19 h, place Puyo.

« C’est à la fois un lieu de débats, de rencontres et de jeux », fait savoir la section morlaisienne dans un communiqué. Au programme, notamment, « un questionnaire » et « la possibilité d’envoyer une carte postale au Président de la République sur différentes thématiques (pouvoir d’achat, droit aux vacances, jeunesse, retraites)

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 05:30

 

Fermé à la fin des années 1980, le site d’extraction minière du Valenciennois a recouvré une seconde jeunesse. Transformée en lieu dédié à l’image et aux nouveaux médias numériques, l’ancienne mine, dans laquelle a été tourné Germinal, de Claude Berri, a réussi sa reconversion en conservant les vestiges parfaitement rénovés de son passé ouvrier.

Les trois chevalements d’Arenberg percent toujours le ciel bas du Valenciennois. Comme un défi à la mémoire, une invitation à se souvenir des milliers de gueules noires qui, des entrailles de cette fosse, remontèrent près de 32 millions de tonnes de charbon en près d’un siècle d’exploitation.

Ce 31 mars 1989, les journaux télévisés ont le ton mâtiné de nostalgie, alors que le seul site du bassin minier de Valenciennes encore en activité ferme définitivement ses portes. Les caméras et les appareils photo des journalistes se pressent pour graver sur pellicule l’ultime sortie des derniers mineurs de fond d’Arenberg. « C’est triste, oh oui, c’est triste. Mais c’est comme ça, il faut bien que ça se termine », lâchera l’un d’eux dans un sourire forcé, le casque grisâtre sur la tête et le visage encore noirci des poussières de charbon.

La récession des années 1970

À l’aube d’une nouvelle décennie, s’écrivent ce jour-là les derniers mots d’un illustre chapitre de notre histoire industrielle ouvert en 1899, lorsque la Compagnie des mines d’Anzin inaugure la fosse d’Arenberg, quatre ans avant sa mise en exploitation effective en 1903. Très vite, le site devient la colonne vertébrale des activités de la compagnie. Le fleuron du bassin minier atteint des productions record dans la première moitié du xxe siècle, dégageant des tréfonds plus de 450 000 tonnes par an au tournant des années 1930. Dans les années 1960, plus de 2 000 mineurs s’affairent sur le site d’Arenberg. Mais bientôt la récession des années 1970 conjuguée à l’épuisement naturel des ressources et la décision politique de mettre un terme à l’activité extractive des Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais – ces entités nationalisées à la Libération qui gèrent les anciennes concessions privées – auront raison de la fosse d’Arenberg. Les trois puits sont remblayés dans la foulée et les imposants bâtiments de briques rouges, laissés à l’abandon.

Pourtant, loin de devenir l’une de ces friches industrielles vaguement évocatrices d’un passé glorieux, le site minier situé sur la commune de Wallers est parvenu à renaître. Une deuxième vie, qui, aux ténèbres de la mine, verra succéder les lumières du septième art. Aujourd’hui, plus de trente ans après la dernière remontée des gueules noires, les trois chevalements d’Arenberg marquent désormais l’entrée du site d’Arenberg Creative Mine, lieu de tournage, pôle d’études et de conférences dédiées à « l’image et aux arts numériques d’avenir ». Un destin tout tracé, un trait d’union entre réalité et fiction esquissé ici dès 1992, lorsque Claude Berri, trois ans à peine après la fermeture de la mine, a fait d’Arenberg le décor idéal de son célèbre Germinal. « Il y a une logistique très importante, on ne fait pas Germinal comme ça, en deux minutes, il faut s’y prendre des mois et des mois à l’avance », confie le réalisateur en ce 18 janvier 1992 alors qu’il effectue, sur le site de l’ancienne mine, un sixième repérage avant tournage, flanqué de son directeur de la photographie, du chef décorateur et de Renaud, chanteur populaire qui campe dans Germinal, aux côtés de Miou-Miou et de Gérard Depardieu, le rôle d’Étienne Lantier, un jeune chômeur devenu mineur. Face à la caméra de FR3, le réalisateur lance même un appel aux téléspectateurs, potentiels figurants : « Lisez, relisez Germinal et écrivez pour dire : j’ai lu le roman et je crois que je serai bien pour ce rôle. » Pendant que Berri balise son tournage, Renaud, fils d’une mère ayant vécu à Valenciennes et petit-fils de mineur à Lens, s’imprègne des lieux et du personnage dont, « pour des raisons historiques et familiales », il se sent « proche ». Au micro de FR3, l’acteur-chanteur poursuit en confiant : « Par son itinéraire d’éducation, par son itinéraire politique, Lantier me fascine. »

Si Germinal a su rendre à la mine d’Arenberg toute la splendeur de son architecture, le site, inscrit aux monuments historiques depuis 1992, n’en reste par moins menacé. Il aura fallu l’indéfectible mobilisation d’anciens mineurs et d’acteurs locaux, au premier rang desquels le maire communiste de Saint-Amand-les-Eaux, Alain Bocquet, pour acter la sauvegarde d’un tel patrimoine ouvrier. En sa qualité de président de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut – qui ira jusqu’à installer son siège sur le site minier en 2001 –, l’élu participera à l’impulsion d’une véritable dynamique de revitalisation du bassin minier. C’est dans cette perspective qu’en 2002 la communauté d’agglomération lance un vaste appel à projets, dont la plupart se trouvent tournés vers l’image et le cinéma.

Au patrimoine mondial de l’humanité

En 2005, débutent de colossaux travaux de rénovation du site de Wallers-Arenberg. D’abord, les bâtiments les plus anciens, puis « les parements des bâtiments datant du xix siècle. Les maçonneries sont en brique locale couronnée de cordon en pierre de Lunel originaire des carrières du Boulonnais », détaille la plaquette d’Arenberg Creative Mine. Deux ans plus tard, le clos et le couvert (qui assurent l’étanchéité à l’eau et à l’air) du bâtiment des recettes, surmonté de son chevalement, sont également restaurés, ainsi que la passerelle, le bâtiment sanitaire et la salle des pendus – vestiaire où les mineurs suspendaient leurs vêtements au plafond. Ce type de pièces qui comprenaient aussi des douches a équipé la grande majorité des sites d’extraction du début du xxe siècle. En tout, plus de 11,5 millions d’euros seront investis dans la rénovation des lieux et leur transformation. Cette nouvelle page de l’histoire de la mine s’ouvre officiellement en 2015, par l’inauguration de ce nouveau lieu consacré à l’image et aux médias numériques, en partenariat avec l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (UVHC), en présence du réalisateur Costa-Gavras et d’un millier d’invités. Ce jour-là, Alain Bocquet ne cache pas sa fierté de voir le projet aboutir. « Mon rêve, c’est qu’ici il y ait beaucoup d’étudiants, beaucoup de personnes qui viennent visiter (le site), que des gens viennent manger dans ce qui sera demain le restaurant, que s’y tiennent des séminaires d’entreprise, qu’il y ait de la vie », déclarera l’élu communiste.

Entre-temps, le 30 juin 2012, l’Unesco inscrit 353 biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l’humanité. Parmi eux, le lot numéro 15, le plus vaste en termes d’envergure, comprend, entre autres, Wallers et la fosse d’Arenberg des mines d’Anzin.

Trois décennies après la mise à l’arrêt définitif de son activité, le site nordiste a réussi sa reconversion. Plus de 50 films, téléfilms et clips y ont été tournés. Pari réussi. À Wallers-Arenberg, la mémoire des mineurs côtoie le cinéma, l’innovation et les nouvelles technologies. Et des briques rouges de ses monumentaux bâtiments, transpire désormais ce subtil équilibre où se conjuguent le passé et l’avenir.

Les terrils d’arenberg, l’un préservé, l’autre exploité

L’exploitation de la fosse d’Arenberg pendant quatre-vingt-dix ans a créé, aux abords du site, deux terrils – immenses amas de résidus miniers issus de l’excavation et composés de schistes –, l’un conique, l’autre plat. Ce dernier, mesurant 20 mètres de hauteur sur quelque 2 kilomètres d’envergure, est entièrement préservé. En 2012, il faisait en effet partie du lot 15, classé, au même titre que 353 autres lieux du bassin minier, au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. En revanche, le terril conique, monumental, a quant à lui été exploité dès 1980. Atteignant 105 mètres de haut pour 77 000 mètres carrés de superficie au sol et lourd d’au moins 2,5 millions de mètres cubes de matériaux, il a fourni, entre autres, plus de 800 000 tonnes de terres de remblais aux entreprises du BTP œuvrant, à l’époque, à la construction de l’autoroute Lille-Valenciennes. Le terril conique d’Arenberg fut vendu, comme beaucoup d’autres, par les houillères gestionnaires à une société concessionnaire pour trente ans. Au début des années 1980, il en coûtait aux entreprises acheteuses de ces schistes de première qualité de 5 à 10 francs la tonne (de 0,76 à 1,52 euro).

 

 

 

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 05:29

 

De 1932 à 1936, un groupe amateur de jeunes acteurs et actrices, communistes de cœur ou de carte pour la plupart, va monter une série de spectacles militants ébouriffants, créés par Jacques Prévert.

 

 

À Leningrad puis à Moscou, la troupe est accueillie « comme des Very Important People, dirait-on aujourd’hui, assure Arlette Besset. Excellente organisation pour un pays qui, en 1933, commençait seulement à surmonter ses difficultés internes et où la misère était visible à chaque coin de rue. Tous les groupes étaient logés, nourris, transportés et chaleureusement accueillis dans les clubs, les usines et les théâtres où ils jouaient. » À Leningrad, ils sont logés à l’hôtel Octobre, le bien nommé.

Jacques Prévert est ravi du séjour : « Il y avait des troupes extraordinaires qui venaient de tous les pays, il y avait surtout des troupes russes qui venaient de très loin, de provinces très éloignées, qui jouaient des pantomimes extraordinaires. Nous avons reçu un accueil enthousiaste, les gens comprenaient bien, c’était facile parce que ce sont des choses courtes que l’on pouvait traduire très facilement, et surtout c’était de la pantomime, les Russes étaient ravis, cela leur plaisait beaucoup. »

Au Grand Théâtre de Moscou (où Prévert joue Nicolas II et Hitler), le groupe Octobre remporte le Premier Prix des Olympiades ! Le Chanois avoue : « Je dois dire que nous avions épaté les Russes. Nous en avions beaucoup rajouté et ils étaient très stupéfaits par ce genre de théâtre. »

Sur les impressions d’URSS, en vérité, il y avait dans le groupe des enthousiastes et d’autres plus réservés mais, au retour à Paris, la camaraderie entre membres de la troupe reste intacte, en grande partie grâce au dynamisme de Jacques Prévert : « C’était sa grande époque, dit son frère Pierre, il était brillant, intarissable. » Les répétitions reprennent bientôt avenue Mathurin Moreau.

Les tensions politiques en France s’avivent. Les fascistes s’agitent beaucoup (journées de février 1934), les ripostes antifascistes s’organisent et le groupe Octobre se montre particulièrement actif dans les milieux ouvriers : maisons des syndicats, siège de la cellule communiste du XVIIIe arrondissement, goguettes, bistrots, usines. Un de leurs textes, inédit, proclame : « Travailleurs, attention/ Votre vie est à vous/ ne vous la laissez pas prendre/ Socialistes/ Sans parti/ Communistes/ La main qui tient l’outil ressemble à la main qui tient l’outil. »

La composition du groupe change en permanence, de nouveaux arrivants s’installent.

Au fil des mois, on va y croiser de nouveaux noms, Maurice Baquet (c’est lui, le violoncelliste du film Monsieur Klein de Losey), Paul Grimault, Jean-Louis Barrault, les frères Mouloudji, Gilles Margaritis (grand nom à venir de la télévision française), Roger Blin.

Prévert, ses amis produisent une farandole de pièces : « Une vie de famille », « Actualités 34 », « Les fantômes », « Marche ou crève », « le 14 Juillet », etc. ; elles parlent de misère ouvrière, de violences, de luttes, d’espoir, d’unité. Dans « Les fantômes », le chœur final appelle le spectateur à dépasser ses peurs, ses conformismes, à changer : « C’est comme un charnier, un cimetière/ Ils se cramponnent à la vie d’autrefois/ Ils ont peur de la vie nouvelle/ Ils se cramponnent, ils vont tomber/ Viens avec nous, laisse-les tomber. Dehors il va faire beau et le monde va chanter ».

De cette époque survoltée, retenons encore la pièce « Suivez le druide ». Elle est annoncée dans l’Humanité de juin 1935, à l’occasion d’une grande fête bretonne, sous la présidence de Marcel Cachin, donnée par la municipalité communiste de St-Cyr-l’École. Octobre (Roger Blin est dans le coup) organise une parade monstre, un défilé humoristique et revendicatif, construit des stands puis joue « Suivez le druide », revue bretonne en six tableaux, une Bretagne version lutte des classes (comme « la chanson des sardinières »). Le succès populaire est garanti, la droite dénonce « une odieuse mascarade communiste ». On lit dans le très réactionnaire l’Écho de Paris : « Certes les habitants de St-Cyr sont habitués après 12 ans de municipalité communiste à voir défiler les hordes révolutionnaires sous leurs fenêtres, à entendre l’Internationale. Jamais cependant l’audace de ces voyous n’était allée jusque-là ».

C’est l’époque aussi où Octobre marque un vif intérêt pour le cinéma : « Le cinéma et le groupe Octobre sont si proches l’un de l’autre, observe l’historien Michel Fauré ; le cinéma nourrit certains membres du groupe et Octobre en revanche alimente le cinéma de ses meilleurs talents. »

On retrouve le groupe dans une multitude d’actions militantes, le 29 mars 1934 à la fête des « Comités de défense de l’Humanité », le 25 avril à la Fête des « Amis de l’URSS », le 12 mai à la fête de « Mon Camarade », le 29 juin à celle du « Front Commun », le 20 octobre au gala du Secours rouge international ; et puis la troupe sillonne la banlieue, Asnières, Bagnolet, Suresnes, Ivry, Noisy-le-Grand, Villejuif, Alfortville, Bezons, Survilliers, Garches, Saint-Denis, Gentilly…

C’est aussi sa manière de hâter la venue du Front populaire.

Gérard Streiff

 

 

 

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