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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:04
La fédération du Finistère du PCF apporte son soutien au monde du spectacle en lutte et à Brest à l'occupation du Quartz
La fédération du Finistère du PCF apporte son soutien au monde du spectacle en lutte et à Brest à l'occupation du Quartz.
 
Derrière les revendications du monde du théâtre – prolongation de l’année blanche, mesures d’accompagnement pour tous ceux qui ne peuvent pas travailler, réouverture des lieux avec des dispositions sanitaires, mesures d’accompagnement à la reprise – pourraient s’imaginer une démocratisation amplifiée de l’accès à la culture et un renouveau du spectacle vivant. Loin des miettes annoncées par Jean Castex, les prévisibles embouteillages de spectacles devraient aider à penser une nouvelle étape de la décentralisation culturelle, et la prolongation de l’année blanche pour les intermittents du spectacle, à imaginer des dispositifs novateurs pour les « intermittents de l’emploi » .
 
Mais le gouvernement confirme à chaque étape son choix du sacrifice de la culture. Elle n’a jamais été dans les priorités de la Macronie, mais voici désormais un an qu’elle est sous l’étouffoir.
A plusieurs reprises, l’exécutif a été pris en flagrant délit de l’oublier. En réalité, il n’y a pas d’oubli : elle ne fait tout simplement pas partie des choses essentielles à ses yeux. La crise dans laquelle se débat notre pays comme toute l’humanité n’est plus depuis longtemps seulement une crise sanitaire.
 
Le gouvernement aurait tort de penser que les manifestations qui appellent à rouvrir l’espace de la culture sont des enfantillages de professionnels bohèmes et élitistes et de se méprendre sur la dangerosité du blackout culturel, ils ne se méprennent pas sur la dangerosité du virus. Ce qui est à l’œuvre ne met pas seulement en cause leur existence présente et à venir, mais crée les conditions de la décivilisation.
Qu’on se rassure pourtant, tout n’est pas empêché : les cadors de l’industrie culturelle, ceux qui en font une marchandise standardisée, prennent cette situation comme un tremplin!
 
Pas question de minimiser la crise sanitaire, mais de revendiquer qu’elle ne se double plus d’une crise sociale et culturelle insurmontable qui serait un désastre pour l’ensemble de la société.Plutôt que l’extinction des feux, le moment que nous vivons appelle à changer de modèle. Il appelle à changer notre rapport à l’acte de création. Levez le rideau !
 
La fédération du Finistère du PCF apporte son soutien au monde du spectacle en lutte et à Brest à l'occupation du Quartz
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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 16:00

APPEL à rassemblement pour protéger l'enseignement des langues de Bretagne
 

Samedi 13 mars 2021 à Quimper
 

Convention Etat-Région sur l’enseignement des langues de Bretagne : les associations réclament une convention ambitieuse maintenant !
 

Les associations Div yezh Breizh, Diwan, Kelennomp, et les syndicats SNES-FSU et CFDT-FEP se sont réunis mardi à Rostrenen pour échanger sur les difficultés rencontrées pour l'enseignement du/en breton dans le second degré. Les associations et les syndicats sont préoccupés par la qualité de l'enseignement et par l'insuffisance des moyens nécessaires à la transmission de la langue bretonne, tant dans l'enseignement bilingue qu'optionnel. Les récentes difficultés rencontrées dans les collèges Diwan pour l'enseignement du breton ne sont pas isolées.
 

Dans un courrier du 2 mars, le président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard les a informés d' "un blocage de fond et de forme avec des nécessaires arbitrages du Ministre de l’Éducation Nationale qui n’aboutissent pas" à propos de la convention Etat-Région pour la transmission des langues de Bretagne et son usage dans la vie quotidienne.
Cette convention revêt une importance cruciale pour le développement de l’enseignement bilingue et de l’enseignement de la langue bretonne en général tant pour le réseau Diwan, que pour les réseaux d’enseignement public et catholique bilingue. Au-delà de l’enseignement, elle concerne également le développement de la langue dans la vie quotidienne (signalétique, médias, culture...).


Une convention pour les langues de Bretagne est la seule façon de donner les moyens aux Bretons de développer et de prendre en charge la transmission de la langue bretonne. Or, malgré l'engagement du Premier ministre, le 9 février 2019 dans le cadre du contrat pour l'action publique en Bretagne, malgré les contributions des associations et du Conseil culturel de Bretagne, sa signature n'a pas encore abouti.


Le temps est compté, cela se joue maintenant ! Alors qu'approche l'examen, par l'Assemblée nationale, de la proposition de loi sur les langues régionales, Div yezh Breizh, Diwan, Kelennomp, ainsi que Divaskell, la nouvelle association des parents d'élèves de l'enseignement bilingue catholique, et Kevre Breizh, la coordination des associations culturelles de Bretagne, demandent à l'unisson que cette convention délibérément ambitieuse, en phase avec la politique linguistique du conseil régional, soit conclue avant les élections de juin et que cessent les blocages dénoncés par Loïg Chesnais-Girard.
 

C'est pourquoi Diwan, Div yezh Breizh, Kelennomp, Divaskell et Kevre Breizh appellent toutes les personnes attachées à la transmission de la langue et de la culture bretonnes à se retrouver à Quimper le samedi 13 mars à 13h13* pour que vivent nos langues !
 

Unanet e vimp kreñv !
 

Unis nous serons forts !
 

https://drive.google.com/.../1joz4rs0DPBHM3I4mYgQ.../view...
* Port du masque obligatoire et gestes barrières pendant la manifestation

Appel à rassemblement pour protéger les langues de Bretagne - le samedi 13 mars 2021 à Quimper à 13h13

La fédération du Finistère du PCF apporte son soutien au rassemblement à Quimper le samedi 13 mars à 13h13 pour que vivent nos langues !

La promotion des langues et cultures régionales, ainsi que la mise en avant des activités de créations et des activités sociales porteuses de sens sur tout le territoire, en dehors d'une vision uniforme et standardisée de la culture.

Notre langue bretonne avec le parler gallo font partie de la culture bretonne et sont un patrimoine commun précieux . Ils contribuent à l’identité et à l’attractivité de la Bretagne, parmi d’autres éléments, comme le sport - la lutte bretonne ou gouren -, les jeux gallos ou bretons, la musique, les danses, les chants, la poésie, la littérature. Certains de ces éléments font l’objet d’une appropriation populaire et massive, comme la danse, la musique.

En revanche, l’apprentissage de la langue est beaucoup plus difficile, beaucoup plus long, mais indispensable, car il est la base de toute cette culture. Pour réussir, il faut informer les familles, recruter les enseignants, valoriser la langue au niveau des examens et assurer une continuité, à la fois dans le cursus scolaire et sur le plan géographique

L’État doit être le garant des langues de France et de leur statut, aux côtés des régions qui, mieux que quiconque, peuvent accompagner et mettre en œuvre les dynamiques nécessaires pour relancer une pratique populaire et massive de la langue . Actuellement, l'enseignement du breton est en difficulté, notamment dans l'enseignement public. Il faut lever ces blocages, il faut des moyens pour sauver la langue.

Une convention ambitieuse pour les langues de Bretagne est la seule façon de donner les moyens aux Bretons de développer et de prendre en charge la transmission de la langue bretonne.

Elle se doit d'être conclue avant les élections de juin. Pour cela, les blocages dénoncés par Loïg Chesnais-Girard doivent être levés.

Le PCF Finistère soutient le rassemblement du samedi 13 mars à Quimper à 13h13 pour protéger l'enseignement des langues de Bretagne et appelle à y participer nombreux. 

 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 15:55
Pour le PCF de Carhaix-Huelgoat, le vaccin doit être un bien public mondial. Le Télégramme, 11 mars.

Pour le PCF de Carhaix-Huelgoat, le vaccin doit être un bien public mondial. Le Télégramme, 11 mars.

Pour le PCF Carhaix, le vaccin doit être un bien public mondial
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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 06:38

Alain Pagano présentait lundi dernier devant le CEN (Conseil Exécutif National du PCF) le rapport sur l’actualité de la “loi climat”. Extraits.

 

 

Voyons concrètement ce projet de loi de transcription des mesures de la convention citoyenne. La transcription « sans filtre » a fait long feu, puisque, on s’en souvient, le Président a fait valoir d’emblée trois « jokers » :

  • Sur la limitation de vitesse à 110 km/h ;
  • Sur la taxe sur les dividendes (proposition que les entreprises qui distribuent plus de 10 millions d’euros de dividendes annuels participent, chaque année, à l’effort de financement de la transition écologique à hauteur de 4 % et celles dont les dividendes sont inférieurs ou égaux à 10 millions d’euros à hauteur de 2 %) ;
  • Sur la modification du préambule de la Constitution (nous y reviendrons plus tard).

D’autres propositions ont été enterrées par l’exécutif, dans les jours et mois suivants, parmi lesquelles : la fin des liaisons intérieures substituables par les trajets en train de moins de 4 h (E. Macron, 29 juin), la baisse de la TVA sur les billets de train (Bruno Le Maire, 30 juin), la régulation de la publicité sur les produits très polluants (Bruno Le Maire, 30 juin), la prise en compte du poids du véhicule dans le malus automobile (Bruno Le Maire, 28 septembre), l’augmentation de l’écocontribution sur les billets d’avion (Jean-Baptiste Djebbari, 21 septembre), la mise en œuvre d’une obligation de rénovation à destination des bailleurs (E. Macron, décembre).

Cela a alimenté la défiance et l’idée que les citoyens ne sont pas écoutés. Et que la promesse initiale est loin d’être tenue.

Ce à quoi le gouvernement répond qu’il considère avoir mis en œuvre 75 des propositions de la Convention citoyenne et que 71 autres sont en voie de l’être, à travers les mesures du plan de relance ou de la loi de finances, d’autres encore dans des décrets et une quarantaine dans le projet de loi qui vient en discussion. Si nombre de mesures peuvent être vues positivement en soi, ce qui pose problème, c’est l’ambition. Le gouvernement joue petit braquet ! Et donc cette réponse n’éteint pas les critiques, avec l’accusation (fondée) de censure d’un certain nombre de propositions, d’ambitions revues à la baisse pour nombre d’autres, voire différées ou d’application incertaine à terme rapproché. Ainsi, les membres de la Convention citoyenne ont jugé très sévèrement le gouvernement sur la mise en œuvre de leurs propositions (exécutif noté 3,3/10 de moyenne générale en réponse à la question : « Dans quelle mesure les propositions du gouvernement relatives aux propositions de la CCC permettent-elles de s’approcher de l’objectif de diminuer d’au moins 40 % d’ici à 2030 dans un esprit de justice sociale ? »

Au-delà de la Convention citoyenne, le CESE, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), le Conseil national de la transition écologique (CNTE) et les ONG (Réseau Action Climat, Greenpeace, FNE, WWF…) ou les associations telles que la Fondation Abbé-Pierre, sont extrêmement critiques à l’égard de ce texte, et ne croient pas que ce projet de loi se donne réellement les moyens d’atteindre l’objectif bas carbone affiché.

Le Parti, à travers ses interventions de parlementaires comme dans ses prises de parole publiques, doit, me semble-t-il, tenir cette exigence d’une politique volontariste pour lutter contre le réchauffement climatique, d’un changement de braquet, de mesures transformatrices : c’est le système qu’il faut changer, pas le climat : continuons à être au diapason de ses exigences transformatrices !

Objectif pratique : Je propose que nous participions, et que ce soit su et visible, aux manifestations prévues le 28 mars à l’appel de Cyril Dion, garant des conventionnels, afin d’obtenir une loi à la hauteur des nécessités.

Projet de référendum

La Convention proposait de modifier le Préambule de la Constitution pour y inscrire l’ambition d’une politique climatique. Le Président y répond presque mot pour mot en proposant dans le projet de loi la phrase soumise à référendum en ces termes : « Elle (la République) garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique. »

En outre, la Convention proposait de prioriser ce principe sur les autres principes dans le préambule de la Constitution, en y ajoutant l’alinéa suivant : « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l’environnement, patrimoine commun de l’humanité. » Cette proposition a fait l’objet d’un veto du Président de la République, qui estimait que : « Telle que proposée, la rédaction menace de placer la protection de l’environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques. »

Malgré ce veto présidentiel, la modification proposée par le Président à référendum n’est pas sans poser des questions juridiques. Ainsi, le Conseil d’État a formulé un avis très réservé et recommandé au gouvernement d’indiquer plus précisément, dans l’exposé des motifs du projet, les effets juridiques qu’il attend de la réforme, notamment sur la conciliation entre la préoccupation environnementale et les autres intérêts publics. Cela donne écho à des interrogations de juristes, ou d’associations environnementales qui pointent les potentiels régressions ou conflits d’interprétation sachant que la préservation de l’environnement figure déjà dans la Constitution... voire l’inutilité de cette proposition, sachant que la charte de l’environnement a déjà valeur constitutionnelle. Bref, le débat juridique est aiguisé et les termes de la formulation ne sont pas neutres dans leurs conséquences juridiques. (...)

Enfin, je vous donne quelques nouvelles des assises communistes de l’écologie. Nous nous proposons de faire une série de visioconférences thématiques espacées régulièrement (quelles politiques environnementales à l’échelon régional, propositions écologiques en matière de transport, de santé …) qui nous permette de préparer, nous l’espérons, une réunion en présentiel. Celle-ci aurait pour objectif de rédiger un manifeste communiste pour l’écologie, déclaration de principes généraux accompagnée d’un certain nombre de propositions concrètes. 

 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 06:33

 

1937/1938 : Alors que l’Espagne du Front populaire est victime de la non-intervention, lâchée par Paris et Londres, les communistes mettent sur pied une compagnie maritime pour nourrir et armer les Républicains.

 

 

1940 : Les nazis occupent le pays, Vichy s’installe, l’extrême droite pavane. France-Navigation a été mise en gérance, trois concurrents se partagent ses navires, la Transatlantique, les Chargeurs et Worms. La direction de la compagnie passe en procès en août, à Toulon. Il s’agit en fait de quatre de ses responsables dont Auguste Dumay et Simon Pozner (Georges Gosnat a été fait prisonnier sur le front belge par les Allemands en mai 40 et Allard/Ceretti a pu échapper à la police).

La presse collabo couvre largement le procès, elle parle de « compagnie étrange » qui se livrait à une « étrange activité ». Pourtant la justice a du mal à trouver la faille, et l’argent. Les preuves manquent, et l’avocat (Maître Moro-Giafferi, vedette du barreau et homme politique fameux) est bon. Les quatre dirigeants sont acquittés le 27 août 1940, et France-Navigation la rouge est blanchie, si l’on peut dire.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. La société suscite bien des appétits. Nombreux sont ceux qui veulent mettre la main sur les fonds de France-Navigation, des aventuriers en tout genre, trafiquants d’armes ou aigrefins, des affairistes vichystes et l’occupant allemand. Tous sont à la recherche des actions (30 000) et des actionnaires. Tous multiplient les enquêtes, les procédures. La Gestapo veille.

Dans les archives de France-Navigation, on peut lire les commentaires de l’administrateur judiciaire de la société, ces années-là ; il y est beaucoup question des investigations d’un officiel allemand, un certain Rosenchaft, gestapiste. Chargé de suivre le dossier, il se montre très actif ; pourtant, de procès en procès devant le tribunal de commerce de Paris, les choses n’avancent pas. « Rien ne semble pouvoir résoudre l’affaire », écrivent les auteurs de l’ouvrage Les brigades de la mer. Puis, coup de théâtre : les Allemands s’aperçoivent que Rosenchaft est en fait un rouge infiltré, un juif hollandais qui travaille pour l’Internationale ; il est arrêté, déporté. Le dossier de France-Navigation est au point mort. On bute sur des questions juridiques, de propriété, d’identité des actionnaires, de secret bien gardé.

Juin 44 : Paris se libère. Le même administrateur, qui tient toujours une sorte de journal de bord, décrit l’ambiance parisienne : « ça tire de partout ». Paniqué, et prudent, il s’enfuit.

1945, Georges Gosnat rentre du camp disciplinaire nazi de Lübeck. Il se retrouvera bientôt, on l’a dit, secrétaire d’État à l’Armement. Il récupère la société, re-identifie petit à petit les différents actionnaires (qu’on retrouve jusqu’en Suède…), remet la main sur les 30 000 actions (volées par un patron de presse indélicat). Et France-Navigation repart. Mais sur un mode marchand plus traditionnel. La compagnie sera vendue en 1953 ; celui qui s’occupe de cette transaction s’appelle Raymond Aubrac.

Pas de conclusion mais une remarque : lorsque les deux livres mentionnés plus haut sur l’histoire de « France-Navigation » sont sortis, dans les années 70, les médias de droite ou de gauche, du Figaro de Giscard au Matin de Mitterrand, ont réservé à ces ouvrages des critiques assez hargneuses. On ne discutait pas les faits, avérés, on traitait le dossier avec mépris. Pourquoi cette attitude ? Sans doute qu’il ne fallait pas créditer les communistes de cette histoire puissante. Ainsi fonctionnait à l’époque l’anticommunisme ambiant. N’empêche, les faits sont là, il reste une formidable histoire rouge.

Gérard Streiff

 

Cette série sur France-Navigation a été proposée par Yann Le Pollotec qui, le premier, en a eu l’idée.

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 06:30

 

Le nombre de colons israéliens en Cisjordanie, multiplié par cinq depuis les accords d’Oslo de 1993, approche aujourd’hui 700 000. Cette explosion de la colonisation est le fruit d’une politique délibérée menée depuis des décennies. Un rapport de deux ONG israéliennes, B’Tselem et Kerem Navot, en démonte le mécanisme.

Au cours de la dernière décennie, Israël a imposé un régime de suprématie juive à la terre qui s’étend des rives de la Méditerranée aux berges du Jourdain. Que la Cisjordanie n’ait finalement pas été officiellement annexée, comme le projetait l’année dernière le gouvernement de Benjamin Netanyahou, n’a rien changé au fait qu’elle a été traitée par Israël comme s’il s’agissait de son propre territoire. En particulier lorsqu’on voit le caractère massif des ressources investies dans le développement des colonies ou des infrastructures destinées à leurs résidents.

Cet investissement majeur démontre clairement la nature des plans du régime pour le long terme, qui scellent le statut de millions de Palestiniens en tant que sujets sans droits ni protections. Privés de toute possibilité d’influer sur leur propre avenir, contraints de vivre dans des enclaves séparées les unes des autres et en proie au marasme économique.

Ce constat est extrait d’un rapport alarmant de 50 pages (« This is ours – And this too ») que publient, mardi 9 mars, l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem et une autre ONG israélienne, Kerem Navot, qui étudie depuis 2002 le développement de la colonisation des territoires occupés.

Selon ce document, sur les 14 millions de personnes qui vivent aujourd’hui entre la Méditerranée et le Jourdain, près de 6,87 millions (48,7 %) sont des Israéliens, et 6,76 millions (47,9 %) des Palestiniens. Parmi les premiers, 6,2 millions vivent dans les limites actuelles d’Israël et 662 000 sont implantés dans les colonies de Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est).

Pour les Palestiniens, 2,75 millions vivent en Cisjordanie, près de 2,05 millions dans la bande de Gaza, 1,6 million sont des citoyens israéliens et 350 000 environ sont des résidents de Jérusalem-Est. Mais ces différentes populations sont loin de se développer dans les mêmes conditions et au même rythme.

À la fin de 2019, constatent les auteurs du rapport, 441 619 colons israéliens vivaient en Cisjordanie (hors Jérusalem-Est). Selon le Bureau central des statistiques israélien, la population des 280 colonies implantées en Cisjordanie a progressé de 42 % depuis 2010 – au lendemain du retour au pouvoir de Benjamin Netanyahou – et de 222 % par rapport à 2000. Pour la seule année 2019, le nombre de colons a progressé de 3,2 %. Soit 68 % de plus que la population globale d’Israël, dont l’accroissement, la même année, était seulement de 1,9 %.

À titre d’exemple de l’inégalité des taux de progression, selon les types de colonies ou de population, le rapport cite les cas des deux plus grandes colonies ultra-orthodoxes de Cisjordanie – Modi’in Illit, à mi-chemin entre Jérusalem et Tel-Aviv, et Beitar Illit, à l’ouest de Bethléem – qui réunissent 140 053 colons, soit un tiers de la population israélienne de Cisjordanie. Elles ont connu une progression démographique explosive de 435 % depuis 2000.

Comment s’expliquent ces progressions massives et ciblées qui font aujourd’hui de la Cisjordanie un assemblage de colonies de plus en plus nombreuses et peuplées, reliées par un réseau routier spécifique, qui rattache chaque centre de population juive au réseau routier israélien, tout en contribuant à l’éparpillement et à l’isolement des multiples îlots de l’archipel territorial palestinien ?

L’un des intérêts majeurs du rapport de B’Tselem et Kerem Navot est d’apporter des éléments de réponses clairs et documentés à cette question. « Depuis plus de cinq décennies, écrit-il, tous les gouvernements israéliens ont ouvertement et officiellement encouragé les Juifs à s’installer dans les colonies et développé des possibilités financières dans ce but, à destination des colonies et de leur environnement. Cette politique est appliquée à travers deux types d’allocations et d’incitations. Celles offertes aux colons sur une base individuelle et celles offertes aux colonies, qui sont clairement discriminatoires lorsqu’on les compare aux allocations attribuées aux collectivités locales à l’intérieur du territoire israélien. »

Les principales allocations offertes aux colons sont des aides au logement, qui peuvent atteindre des centaines de milliers de shekels (1 euro = 4 shekels). Ce qui peut permettre à des familles modestes d’acheter un logement dans une colonie. D’autres allocations, qui peuvent atteindre 1 million de shekels par personne, sont proposées aux entrepreneurs ou aux fermiers installés dans les colonies et même dans les « avant-postes » de colonisation créés sans autorisation officielle, mais la plupart du temps avec l’aide et le soutien de l’État.

L’un des principaux outils conçus et utilisés par le gouvernement israélien pour acheminer des ressources aux résidents des colonies est le classement de ces implantations en « zones de priorité nationale » (ZPN), ce qui autorise leurs résidents à bénéficier d’avantages divers et d’allocations spécifiques, notamment en matière de logement, d’éducation et d’aide sociale.

Cette politique d’incitation à la colonisation, qui s’applique aussi aux entreprises et aux exploitations agricoles, se traduit généralement par des appropriations sauvages, le plus souvent soutenues par l’armée, de terres palestiniennes. Ou par des expropriations administratives.

Le rapport de B’Tselem et Kerem Navot analyse aussi l’impact géographique et stratégique de deux blocs de colonies qu’Israël s’efforce depuis des années de renforcer et d’étendre.

Le premier, au sud-ouest de Bethléem, s’étend de la ligne verte – qui sépare symboliquement Israël de la Cisjordanie – à l’ouest, jusqu’aux confins du désert de Judée, à l’est. Le deuxième bloc, au centre de la Cisjordanie, s’étend depuis la colonie d’Ariel, à l’ouest, jusqu’aux hauteurs qui dominent la vallée du Jourdain, à l’est, englobant les colonies d’Eli, Shilo, Rehelim, Maale Levona et une dizaine d’avant-postes.

Ils ne rassemblent environ que 121 000 colons, mais ils permettent de contrôler deux des axes routiers nord-sud qui traversent la Cisjordanie. Et, surtout, ils contribuent à diviser le territoire occupé, à soustraire aux villageois d’énormes quantités de terres cultivables et à rendre impossible la création d’un espace politico-économique viable pour les Palestiniens.

« La politique de colonisation, écrivent en conclusion les auteurs du rapport, est une expression claire du régime israélien d’apartheid, qui recourt à de multiples moyens pour promouvoir et perpétuer la suprématie d’un groupe – les Juifs – sur un autre groupe – les Palestiniens – dans toute la région qui s’étend du Jourdain à la Méditerranée. »

Cette vision inquiétante de l’avenir d’Israël sera-t-elle débattue lors de la campagne en cours pour les élections législatives du 23 mars – le 4e scrutin en deux ans ? Les choses étant ce qu’elles sont aujourd’hui dans le pays, on peut en douter.

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 19:40
Trois ans après le rejet de notre proposition de loi, le Sénat adopte enfin l’individualisation de l’Allocation aux adultes handicapés.

Trois ans après le rejet de notre proposition de loi, le Sénat adopte enfin l’individualisation de l’Allocation aux adultes handicapés.

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 19:29
Enzo de Gregorio (photo Eugénie Cazaux)

Enzo de Gregorio (photo Eugénie Cazaux)

photo Eugénie Cazaux

photo Eugénie Cazaux

photo Eugénie Cazaux

photo Eugénie Cazaux

photo Eugénie Cazaux

photo Eugénie Cazaux

Cette après-midi à Brest on a dansé, on a chanté, on a ri, on a pleuré avec les artistes mobilisé·es sur le parvis du Quartz ! Et c'était magnifique !

Enzo de Gregorio et Eugénie Cazaux (PCF, Réseau Jeunes du Parti communiste)

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 19:17
Adam RAYSKI, résistant communiste de la FTP-MOI, décédé le 11 mars 2008 (Robert Clément)
Adam RAYSKI, décédé le 11 mars 2008
Mort à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans, le responsable de la section juive des communistes de la MOI fut un des combattants les plus lucides de la Résistance. Son parcours témoigne d'un humanisme éclairé. Parallèlement aux cours de journalisme à la Sorbonne et à l'École libre des sciences politiques, Adam RAYSKI intègre les organisations de jeunesses juives communistes de la MOI (Main-d'œuvre immigrée), groupes de langues étrangères qui rassemblent depuis la fin des années 1920 les immigrés au sein d'une commission centrale du Parti communiste). En janvier 1934, sa « section juive » lance un quotidien en langue yiddish, NAÏE presse (Presse nouvelle). RAYSKI y est engagé comme journaliste et permanent du Parti. En 1940, il rejoint un régiment de l'armée polonaise (alliée de la France) basé dans le Morbihan), il est fait prisonnier au moment de la débâcle, mais s'évade et rentre à Paris le 14 juillet. Sans illusions sur le régime vichyste, il s'attache à constituer dans la clandestinité des réseaux de solidarité et de soutien aux familles frappées par le statut antijuif et autres mesures de persécution. On le retrouve en 1941 délégué du PCF en zone sud où de nombreux juifs s'étaient repliés depuis l'exode. Il met en place un réseau d'évasion pour les internés des camps de rétention. Après l'invasion de l'URSS par Hitler, il est rappelé à Paris pour prendre la responsabilité nationale de la section juive alors que s'accentuent les persécutions et les exécutions d'otages. Après les grandes rafles de juillet 1942, auxquelles plusieurs milliers de personnes échappent grâce à l'alerte lancée par la section juive, il contribue à créer le 2e détachement juif qui constituera le fer de lance armé des FTP-MOI, sous la conduite de MISSAK MANOUCHIAN. Le réseau, ses combattants et ses martyrs seront décimés sur dénonciation à la fin 1943. C'est eux que l'Affiche rouge d'Aragon, et Ferré immortalisent. Dès octobre 1943, les organisations juives de la MOI qui sont passées en zone sud connaissent une montée en puissance exceptionnelle et sont reconnues par tous les autres courants de la vie juive comme partie intégrante de la résistance juive. En 1945, alors que le Parti communiste français décide l'intégration au Parti des organisations des immigrés (excepté l'UJRE qui échappe à la dissolution), RAYSKI participe à la conférence internationale de New York sur la situation du judaïsme européen. Il est mandaté pour établir des contacts avec les communistes américains. Il joue un rôle international établissant des relations constantes entre le mouvement communiste français et la gauche israélienne. En septembre 1949, Adam RAYSKI repart en Pologne où il occupe un poste de sous-secrétaire d'État à la presse. Lors du « printemps polonais » de 1956, il favorise la libéralisation des structures étatiques de la presse, mais il se détache de la politique de Gomulka qui parvient à éviter l'intervention armée soviétique au prix d'un alignement politique sur l'URSS qu'il réprouve. La rupture est consommée et RAYSKI revient en France en 1957. En pleine guerre froide, il sera accusé d'espionnage au profit de la Pologne ? et condamné en 1962 à sept ans de prison, mais il est libéré en mars 1963 puis amnistié. À sa sortie de prison, IL se retire de la vie politique, se consacrant à écrire l'histoire de la Shoah et de la résistance juive, témoignant en toute simplicité auprès des écoliers et des lycéens. Le 21 février 2004, le membre d'honneur du CRIF qu'il était participait encore à la soirée d'hommage aux 23 fusillés communistes du groupe MANOUCHIAN au siège de PCF. Un héros modeste.
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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 19:13
Coupe du monde au Qatar: la honte!!! - Eric Bocquet, parlementaire communiste
🔴 En 2022 aura lieu la Coupe du Monde de football au Qatar.
Evènement populaire et conviviale par excellence, qui passionne des millions de personnes à travers monde, la prochaine coupe du monde nous laissera à toutes et tous un arrière goût de sang dans la bouche.
➡ Non respects des droits humains, cadences infernales, sous payés, entassés dans des logements vétustes et trop petits, ce sont déjà 6 500 travailleurs étrangers qui sont décédés sur les chantiers du mondial de football et des mondiaux d'athlétisme.
🔴 Eric Bocquet, Sénateur communiste du Nord déclarait en 2019 lors des mondiaux :
"Les forçats qui construisent les stades, eux, touchent 180 euros, travaillent 11 heures par jour, sous les mêmes températures, 6 jours par semaine. Ils meurent d’accidents cardio-vasculaires et d’accidents du travail. Ils sont Indiens ou Népalais, prolétaires sacrifiés sur l’autel du football.
Je n’ai regardé aucune retransmission des épreuves, au-dessus de mes forces, dégouté ! Jamais cette phrase de Marx n’a été illustrée de manière aussi flagrante, le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, et, en l’occurrence, de la nature aussi."
➡ Agissons auprès de la fédération française de football et du gouvernement, nous ne devons pas être complices de ces drames, sciemment organisés.
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