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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 15:07

 

Le mardi 16 mars, des milliers de jeunes ont défilé partout en France à l’appel de quatorze organisations de jeunesse. Un an après l’annonce du premier confinement, nous avons dénoncé avec force l’inaction du gouvernement face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la jeunesse.

 

 

Depuis plus d’un an maintenant, la situation des jeunes se dégrade. 22 % des jeunes actifs sont actuellement au chômage, plus d’un étudiant sur six est en situation de décrochage, le retard scolaire ne cesse de s’accumuler, et des dizaines de milliers de jeunes sont obligés de se tourner vers des organismes de distributions alimentaires. La précarité de nos situations, couplée avec le manque de perspectives quant à notre avenir, plonge de plus en plus de jeunes dans une détresse psychologique.

Les mesures prises par le gouvernement pour y répondre ne sont pas à la hauteur. Pire, l’annonce d’un nouveau confinement sans aucun plan d’urgence pour la jeunesse plonge la nouvelle génération dans le désarroi le plus total.

Pour les étudiant·e·s, si les repas à un euro et l’aide ponctuelle de 150 euros pour les boursier·ère·s en décembre sont à saluer, ils ne permettent pas de sortir les étudiant·e·s de la précarité. De même, l’aide de janvier annoncée par Emmanuel Macron n’a jamais vu le jour et l’ouverture des discussions pour une réforme des bourses se fait toujours attendre. Alors même que le nombre d’étudiant·e·s en décrochage est colossal, aucune annonce n’a été faite sur une possible reprise des cours en présentiel avant la fin de l’année universitaire, ni sur la mise en place de nouveaux moyens matériels ou pédagogiques pour le permettre.

Pour les lycéen·ne·s, la situation n’est pas plus enviable. Alors que nous faisons face à une crise éducative sans précédent, le gouvernement continue la sélection à l’entrée de l’université. Avec la fin du caractère national du baccalauréat, car en contrôle continu, la sélection sera plus inégalitaire que jamais. Alors que les conditions d’études au lycée sont plus que jamais dégradées, le ministre de l’Éducation fait le choix de supprimer 1 800 postes de professeurs : en refusant d’investir dans le service public, c’est le quotidien au lycée et l’avenir de tous les élèves qui sont bradés.

Pour lutter contre le chômage des jeunes, Jean Castex a lancé le plan “Un jeune, une solution” le 23 juillet dernier. Huit mois après, force est de constater que celui-ci ne fonctionne pas. Pire, en favorisant les CDD et les services civiques, il précarise encore davantage l’emploi des jeunes.

Malgré les mobilisations d’ampleur depuis plusieurs mois et le contexte inédit dans lequel se trouve la jeunesse, le gouvernement refuse toujours d’écouter les revendications légitimes des organisations étudiantes, lycéennes et de jeunesse.

Fort du succès de la mobilisation, nous sommes bien déterminé·e·s à nous faire entendre. C’est pour ces raisons que nous appelons l’ensemble des jeunes à se mobiliser le 8 avril prochain. Nous demandons :

Pour les étudiant·e·s :

  • Un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros contre la précarité étudiante, débutant par une augmentation immédiate des bourses et des APL.
  • La mise en place d’un filet de sécurité sociale pour l’ensemble des étudiant·e·s, garantissant une protection sociale supérieure au seuil de pauvreté.
  • La réouverture des universités à 50 % avec les moyens économiques et humains nécessaires et l’obligation d’enregistrer/filmer les cours et mettre un format écrit à disposition, afin de ne pas pénaliser les étudiant·e·s n’ayant plus de logement près de leur établissement.
  • L’embauche de personnels éducatifs, leur titularisation, la construction d’infrastructures pour rattraper le retard accumulé et faire face au décrochage.

Pour les lycéen·nes :

  • La fin de Parcoursup et de toute plateforme sélective post-baccalauréat.
  • La non pénalisation des stages non réalisés au lycée et dans le supérieur.
  • Un plan de recrutement massif d’enseignant·e·s pour rattraper le retard.

Pour l’emploi des jeunes :

  • L’ouverture immédiate du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en insertion.
  • La suppression des contrats précaires pour tendre vers le CDI et la titularisation comme norme d’embauche.
  • L’interdiction de toute rémunération en dessous du SMIC, même pour les services civiques, stages et apprentissages.
  • Un plan de recrutement pour les jeunes dans la santé, l’éducation, les transports et l’énergie.
  • La rémunération des stages minimum au SMIC dès la première heure travaillée. µ

Signataires :

MJCF, UEC, UNEF, UNL, FIDL, MNL, L’alternative, FSE, Jeunes écologistes, Jeunes socialistes, Jeunes génération.s, Jeunes insoumis.

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 21:19
Théâtre de Morlaix, 24 mars

Théâtre de Morlaix, 24 mars

On fait le choix du plaisir, de l'imaginaire, du rêve, du dire, de la beauté.

Le théâtre donne à penser, il montre l'invisible et aussi le réel, le visible qu'on ne voit pas car pas le temps (pris par la vie quotidienne). Le théâtre est un lieu d'amitié. 

Quand la culture est confinée, n'est-ce pas par définition la mort de la création humaine?

La culture et l'art sont au cœur des rapports sociaux.

Les traditions françaises ont toujours fait de la culture une question importante du mouvement du progrès social. 

La culture, c'est tout ce qui vous sort de votre village, qui vous ouvre l'esprit à la dimension du monde.

Le PCF a une politique culturelle, il ne suffit pas d'avoir des artistes autour de nous.

La culture qui nous rend et nous fait humain est comme une antidote à la haine.

La culture et les arts ont une résonance symbolique, consciente et inconsciente.

Utopie et espoir trouvent inspiration dans l’œuvre des artistes.

Actuellement, l'art est sacrifié sur l'autel du consumérisme.

La culture, c'est refonder le monde autrement, s'outiller pour devenir des êtres libres, des citoyens conscients.

Elle sert à penser ensemble, à éprouver ensemble.

Lucienne Nayet et Corentin Derrien,

Messages laissés dans la boîte à cris du Théâtre de Morlaix - 24 mars 2021

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 21:05
une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle

une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle

Après Lucienne Nayet la veille, une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix (Daniel Ravasio, Corentin Derrien, Martine Carn, Pietro d'Oriano, Marie Françoise Madec Jacob, Lucienne Nayet, Patrick Gambache, Ismael Dupont) est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle pour la réouverture des lieux de culture et contre la réforme de l'assurance chômage, frappant les intermittents, artistes et techniciens, mais pas que, bien sûr.

Pendant que les profits explosent pour quelques milliardaires et actionnaires d'entreprises du CAC 40, ce sont des centaines de milliers de chômeurs, de travailleurs précaires, par intermittence, qui trinquent avec la réforme de l'assurance chômage. C'est toute la société qui est privée d'une grande partie des créations culturelles et artistiques et de ses libertés par un gouvernement incapable d'organiser son système de santé et la protection sanitaire par un accès généralisé aux vaccins et aux dépistages.

Un mouvement ouvert et inclusif d'occupation avec des agoras chaque jour permettant à tous, et tous les citoyens venus les soutenir, de s'exprimer, des initiatives créatives, fraternelles et joyeuses!

Le Théâtre de Morlaix fait partie des quatre lieux de culture finisteriens, avec le Théâtre de Cornouaille, le Quartz, la salle de spectacle de Plouguerneau, et d'autres salles comme le Carré Magique à Lannion que sont venus soutenir nos camarades costarmoricains du PCF hier, occupés pour que la culture et ses acteurs, la qualité de sens, de joie, d'imaginaire, d'intelligence critique qu'ils créent, soient considérés comme des biens essentiels, même en temps d'épidémie, et que tout ne soit pas sacrifié à l'économie marchande!

Un mouvement remarquable pour réveiller les consciences et l'esprit de liberté la population, pour arrêter de faire payer la culture. 

Le collectif qui occupe le théâtre, composé d'intermittents, d'artistes, de techniciens, invite les citoyens du pays de Morlaix à venir échanger au Théâtre et tous les soirs à 17h, 17h30, sur l'esplanade en extérieur, devant le théâtre, dans le respect des gestes barrières et des protections sanitaires.

Soutien aux intermittents et aux acteurs de la culture occupant le Théâtre de Morlaix pour lever le rideau sur les activités de créations et de diffusions culturelles et artistiques!
Soutien aux intermittents et aux acteurs de la culture occupant le Théâtre de Morlaix pour lever le rideau sur les activités de créations et de diffusions culturelles et artistiques!
Soutien aux intermittents et aux acteurs de la culture occupant le Théâtre de Morlaix pour lever le rideau sur les activités de créations et de diffusions culturelles et artistiques!
Madame la ministre de la Culture, levez le rideau !
Mercredi 20 Janvier 2021

Par Pierre Dharréville, délégué national du PCF à la culture et député PCF des Bouches- du-Rhône.

Madame la ministre,

Vous avez annoncé en reprenant Pablo Neruda, que « le printemps est inexorable ». Cette formule, le grand poète communiste chilien l’appuyait sur un constat : « Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui lont fait triompher, qui lont fait fleurir… » Or les choses sont clairement établies : le gouvernement n’en fait pas partie. Il en fait d’autant moins partie qu’il confirme à chaque étape son choix du sacrifice de la culture. Elle na jamais été dans les priorités de la Macronie, mais voici désormais bientôt un an qu’elle est sous l’étouffoir.

A plusieurs reprises, l’exécutif a été pris en flagrant délit de l’oublier. En réalité, il n’y a pas d’oubli : elle ne fait tout simplement pas partie des choses essentielles à ses yeux. La crise dans laquelle se débat notre pays comme toute l’humanité n’est plus depuis longtemps seulement une crise sanitaire. Nos esprits se dessèchent de n’être plus suffisamment alimentés, sollicités, interrogés, bousculés, transportés…

Quon se rassure pourtant, tout nest pas empêché : les cadors de lindustrie culturelle, ceux qui en font une marchandise standardisée, prennent cette situation comme un tremplin. Vous avez opposé dans une rhétorique un peu facile la création supposée élitiste d’un côté et les usages supposés populaires de l’autre, l’une étant à l’arrêt, l’autre perdurant.

Certes tout accès à des créations n’est pas éteint. Certes, l’art se pratique encore dans les soupentes. Certes, il s’en partage encore tant soit peu sur les réseaux et à travers les écrans. Certes, des compagnies se préparent à un insaisissable recommencement.

Non, laspiration à la culture na pas disparu. Mais elle peut aussi s’étioler, se perdre, se dissoudre. Nous le savons à l’heure où la raison est si souvent malmenée par le complot et la politique par les populismes. Et dans ce désert où les propositions sont aussi rares que des oasis, se fabriquent de nouvelles normes qui en viennent à formater les désirs. Il dépérit, le peuple qui ne danse plus, qui ne monte plus sur les planches, qui ne rit plus, qui ne s’émerveille plus, qui ne se rencontre plus, qui ne rêve plus.

Vous auriez tort de penser que les manifestations qui appellent à rouvrir l’espace de la culture sont des enfantillages de professionnels bohèmes et élitistes. Tandis que vous vous méprenez sur la dangerosité du blackout culturel, ils ne se méprennent pas sur la dangerosité du virus. Ce qui est à l’œuvre ne met pas seulement en cause leur existence présente et à venir, mais crée les conditions de la décivilisation.

Vous avez pointé du doigt pour vous excuser la « faiblesse chronique de la réflexion des partis politiques sur l’enjeu culturel ». Parlez pour votre camp. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons de cesse que d’agir pour en faire un enjeu central car elle est la condition de la politique, et plus profondément la condition de l’émancipation humaine. C’est pourquoi nous refusons de la laisser entre les mains du marché ou des identitaires de toutes obédiences. Les communistes français ont joué un très grand rôle dans le développement des politiques publiques de l’art et de la culture ainsi que de leur démocratisation ; ils sont toujours porteurs d’un projet émancipateur de refondation qui donnerait un nouveau souffle à la création artistique et à la démocratie culturelle. Ouvrez donc des espaces pour en discuter. Dans l’immédiat nous vous demandons donc derechef la réouverture des lieux de culture accompagnées de conditions sanitaires adéquates, ainsi que le développement significatif de la commande publique et des soutiens financiers correspondants.

Plutôt que l’extinction des feux, le moment que nous vivons appelle à changer de modèle. Il appelle à changer notre rapport à l’acte de création. Levez le rideau !

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 20:59
Contradiction

Plus le pays souffre, plus la Bourse s’éclate. « La Bourse de Paris s’est envolée de 60 % en un an », titre cette semaine la presse économique qui parle encore de « climat particulièrement favorable au CAC 40 ». Une belle illustration du divorce radical entre la société et l’argent. Une belle définition aussi du capitalisme. Par esprit de contradiction, on a presque envie de dire que la définition du communisme, ce pourrait être : plus la Bourse souffrira, plus le pays s’éclatera.

Gérard Streiff

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 12:23
Mardi de l'éducation populaire, 15 octobre 2019 - Main basse sur l'énergie: le film de Gilles Ballastre (2018) et Bernard Jasserand exposent la grande arnaque du démantèlement, de la privatisation, et de la mise en concurrence du service public de l'énergie

Mardi de l'éducation populaire, 15 octobre 2019 - Main basse sur l'énergie: le film de Gilles Ballastre (2018) et Bernard Jasserand exposent la grande arnaque du démantèlement, de la privatisation, et de la mise en concurrence du service public de l'énergie

Voici l'intervention de Bernard Jasserand, militant communiste, maire-adjoint de Quimper et conseiller communautaire, le 18 mars dernier au conseil communautaire de QBO (Quimper agglomération) au sujet de la fermeture des agences Enedis de Douarnenez, Pont L'Abbé et Quimperlé.

Le jeudi 28 janvier dernier, les élus communistes de Quimper, Bernard Jasserand, Ronan Sinquin, Yvonne Rainero étaient au rassemblement de Douarnenez à l'appel de la CGT pour protester contre ces fermetures et dénoncer les projets Hercule et Clamadieu. Arnaud Derit y avait pris la parole pour la CGT.

 

Intervention au Conseil Communautaire de QBO du 18 mars 2021.

Fermeture des 3 agences Enédis.

 

Je souhaite poursuivre l’information de notre assemblée sur les évolutions du projet de fermeture des 3 agences d’exploitation Enédis de Douarnenez, Pont L’Abbé et Quimperlé.

Qu’est-ce qu’une agence d’exploitation aujourd’hui ?

C’est 4 ou 5 agents qui montent l’astreinte dont un manager de proximité.

Un camion poids lourd nacelle.

Des véhicules d’astreinte de type Master.

2 ou 3 véhicules légers.

Des bureaux et des vestiaires.

Un magasin qui n’est pas seulement utilisé par le personnel de l’agence mais aussi par les agents de passage.

Ces 3 agences sont des points d’appui de proximité pour intervenir au plus vite dans notre péninsule bretonne où nous faisons souvent face à des périodes climatiques très dégradées. Mettre en sécurité, réparer rapidement, rénover et développer les réseaux …nécessite d’avoir une grande proximité et une bonne connaissance du terrain. Assurer l’astreinte en dehors des heures ouvrables implique aussi que l’on habite à proximité de sa zone de travail. Or qu’en sera-t-il lorsque les agents seront basés demain à Quimper ou à Caudan, quand les titulaires d’aujourd’hui auront quitté leur poste et qu’ils seront remplacés par des agents qui pour des raisons de qualité de vie bien compréhensibles souhaiteront habiter près de leur lieu de travail ? Ils seront alors loin des communes de Penmarch, Guilvinec ou Treffiagat... et bien loin de Plogoff, Audierne ou Plouhinec. Quand aux communes de Bannalec, Riec sur Belon, Saint Thurien et Le Trévoux aujourd’hui très proches de Quimperlé elles vont se retrouver demain avec ce projet de fermeture très éloignées de leur nouveau rattachement à Quimper.

104 000 usagers sont concernés par ces 3 fermetures.

Elles auront aussi des incidences négatives sur l’organisation de la base Enedis de Quimper d’où devront partir des interventions lointaines.

Quimper qui gère aujourd’hui 42 communes devra en gérer 81 demain.

N’oublions pas non plus le bilan carbone de tous ces allongements de déplacement qui seront accentués durant la période touristique.

Alors comment justifier ces fermetures qui vont forcément éloigner les agents et les matériels des zones d’action ?

La crise sanitaire, le télétravail, les visioconférences, les liens familiaux par internet, renforcent la nécessité d’une excellente continuité de service. Les familles ne peuvent plus rester plusieurs jours sans électricité. Les défaillances du réseau seront très mal vécues.

Élus, citoyens, organisations syndicales, nous sommes plusieurs à être inquiets par ce projet. J’ai alerté le SDEF 29 sur la situation, son président a immédiatement organisé une rencontre avec Enédis m’invitant à y participer avec les maires et les Vices Présidents concernés. Elle devait avoir lieu ce matin elle a été reportée à la demande d’Enédis. Tout comme celle demandée il y a quelques jours par la communauté de commune du pays du Cap Sizun Enédis renvoyée à la rencontre de ce matin ?. Cette attitude d’évitement devant les élus ne présage rien de bon.

Fermetures des bureaux de poste, les fermetures de classes, des structures hospitalières, des centres des impôts… et maintenant fermetures des agences rurales d’exploitation Enédis. Il faut que cela cesse !

J’invite tous les élus a intervenir auprès d’Enédis pour qu’elle renonce à ces 3 fermetures d’agences d’exploitation et qu’elle engage les améliorations du service public attendues par les usagers.

                                                                                                                                                                                                   Bernard JASSERAND

                                                                                                                                                             Conseiller communautaire de QBO (PCF)

 

Voir aussi:

Mardi de l'éducation populaire, 15 octobre 2019 - Main basse sur l'énergie: le film de Gilles Ballastre (2018) et Bernard Jasserand exposent la grande arnaque du démantèlement, de la privatisation, et de la mise en concurrence du service public de l'énergie

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 06:31

 

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 20:56
Alain David - Croquis par Christophe Ducourant

Alain David - Croquis par Christophe Ducourant

Discours d'hommage à deux voix et au nom du PCF à Alain David pour sa cérémonie d'obsèques à Saint-Thégonnec le 23 mars 2021:

Daniel Ravasio:

"Alain, c’est le jour anniversaire des 150 ans de la Commune, que tu nous as quitté.

Cette nouvelle laisse nombre de nos camarades sans voix, tristes, ému-es.

Il nous revient, la gorge nouée, de faire partager combien tu comptais pour nous, combien tu vas nous manquer, toi qui as marqué l’histoire morlaisienne pendant des dizaines d’année, toi qui n’as pas compté ton temps au service de ton parti, au service de la population, dans tous les combats pour la justice sociale, l’égalité des droits, la lutte contre l’extrême-droite, pour la solidarité internationale.

C’est au collège du Château que nous avons eu l’occasion de nous découvrir, de nous apprécier. Militants tous les deux, nous nous sommes épaulés dans les actions, les luttes pour un enseignement public digne de ce nom avec les moyens nécessaires à son bon fonctionnement. Là, je savais déjà que je pouvais compter sur toi pour un conseil, une aide. J’en garde un souvenir ému.

Tu as adhéré au Parti Communiste à Morlaix pendant le mouvement de mai 1968, à 26 ans.

Et très rapidement tu prends des responsabilités dans la section, succédant comme secrétaire de section à Michel Derrien, décédé lui aussi il y a quelques semaines (et pour qui Alain David avait prononcé un vibrant éloge funèbre à Saint Thégonnec).

Tu disais avec émotion de Michel Derrien le 31 décembre dernier, au même endroit, il y a à peine plus de deux mois :  

"Avec ta disparition le parti communiste perd un militant aux qualités humaines unanimement reconnues qui s’est investi sans relâche dans toutes ses activités pendant des années. Mais la ville de Morlaix et ses habitants perdent aussi un élu, un soutien qui n’a ménagé ni son temps ni son énergie pour améliorer la vie de ses concitoyens particulièrement les plus fragiles.

Je t'ai connu en 1968, l’année de mon adhésion au Parti. J’ai tout de suite été frappé par la qualité de ta réflexion, de ton apport à la réflexion collective en tant que secrétaire de section de Morlaix et au rayonnement des idées communistes.

Tu avais beaucoup lu et avais donc une culture très étendue, même si tu ne l’étalais pas.

Tu avais un souci permanent d’ouverture du Parti invitant à participer aux réunions, au-delà de nos rangs sur des sujets divers, de l’éducation populaire sans en dire le nom.

Parmi les activités que tu ne manquais jamais il y avait, comme temps fort, la préparation des congrès. 

Tu tenais à ce que le maximum de camarades puisse participer aux échanges, à la réflexion et aux propositions. Là encore ta réflexion, ton expérience, ta rigueur étaient précieuses.

Tu étais toujours soucieux de la précision des choses et de l’accessibilité des formulations. Je t’entends encore me dire : « tu sais, nous les communistes, il faut que nous soyons compris par tout le monde. S’il y a plusieurs façons de dire les choses, sans en altérer le sens, choisis toujours la plus simple, la plus compréhensible ».

Et tu concluais ton discours d'hommage à Michel par ces mots:

"(...) En cette année où l’on fête le 100ème anniversaire du PCF, on célèbre beaucoup et c’est bien normal, les grandes avancées sociales à son actif et toutes celles et tous ceux qui y ont joué un grand rôle. Mais le rôle du PCF c’est aussi le résultat du combat de centaines de milliers de militants et d’élus qui, comme toi,  ont  toute leur vie lutté pour bâtir cette France fraternelle que chantait Jean FERRAT. A l’heure où l’humanité est confrontée à des défis colossaux pour dépasser cette société d’exploitation, de domination et d’aliénation qui sème tant de drames et de misère, à l’heure où la vie même est menacée sur la planète, il est temps que les choses changent. Cela a été le combat de ta vie".

Combien cet hommage magnifique que tu fais à Michel, qui fut un de tes premiers maîtres en militantisme, s'applique bien à toi, Alain !

Comme on te retrouve là...

83 jours après que tu ais prononcé ces mots ici même pour dresser le portrait de Michel, et faire le bilan de tout ce qu'il t'avait et nous avait apporté, nous reprenons tes propres mots, Alain, pour définir ce qu'il y avait de plus essentiel et remarquable dans ton apport militant et ta personne : ça pour nous, c'est aussi toi, c'est ta leçon, c'est ton exemple, c'est ce pourquoi nous t'admirons et t'aimons". 

______________________________________________


Ismaël Dupont:

"Les premiers engagements d’Alain ont eu lieu sur fond des bruits de bottes de la guerre d’Algérie. A l’École Normale de Quimper, Alain David, avec André Bernard, André GOURIOU (le papa de Isabelle ASSIH l'actuelle Maire de Quimper) et quelques Camarades du cercle des JC, a passé quelques nuits à recopier et à dupliquer à la ronéo à alcool la QUESTION de Henri ALLEG, notre camarade journaliste communiste à Alger torturé par les paras, des tracts qu’ils allaient ensuite distribuer autour des Halles de Quimper. C'était l'époque des premiers engagements militants sur les bases du refus de la guerre et pour la paix en Algérie au côté de Jean-François HAMON, la figure emblématique du PC Quimpérois. 

Depuis ta prise de carte au moment du mouvement de mai-juin 68 à la cellule de Saint-Martin-des-Champs, puis ton passage à la cellule Maurice Thorez du Pouliet avec François Paugam, tu as été, Alain, la grande voix du Parti communiste dans la région de Morlaix.

Quelle longévité, quelle constance !

« En ces temps où les responsables politiques semblent souvent préparés et élevés en batterie, Alain, tu étais, comme Alphonse Penven, que tu saluais ainsi il y a quelques mois, et qui fut ton premier suppléant aux législatives, un témoin d'une autre époque où les valeurs étaient chevillées au corps"

Un homme de caractère qui ne renonce jamais, un homme de générosité, un passionné, prêt à sacrifier beaucoup de choses pour son Parti, « pas une fin en soi mais un outil pour changer les choses », disais-tu, ce qui n’a pas dû être simple pour sa famille, ses enfants.

Il n’y a pas de militant et d’homme politique avec cet engagement sans une femme admirable avec lui pour l’aider, s’occuper des enfants, de l’intendance, lui servir de secrétaire pour Monique, payer le prix de l’engagement au PCF de son mari au travail, où sa carrière a été sans doute bloquée dans son entreprise : oui Monique, souvent dans l’ombre, même si elle était engagée elle aussi, dans le syndicat, la CGT bien entendu, et sans qui Alain n’aurait pas été ce qu’il a été, n’aurait pas fait ce qu’il a fait. Cet hommage, il est aussi pour toi Monique. Il est pour vos enfants, qui peuvent être fiers de leur père même s’il a sans doute été trop absent pour eux, dans leur enfance.

Alain, tu as été candidat pour le Parti communiste sur de nombreuses élections : législatives, départementales, municipales.

Tu as été secrétaire de la section PCF Morlaix, élu à l’exécutif et au Conseil Départemental de la Fédération PCF Finistère.

De 1986 à 2000, tu as été membre du secrétariat de la fédération du Finistère en charge de responsabilités diverses : la formation militante, une responsabilité que tu affectionnais, le réseau des élus communistes et sympathisants (jusqu’à 300 à cette époque). Robert Clément, ancien président du Conseil Départemental de Seine St Denis, ancien président de l’ANECR et maire de Romainville, a d’ailleurs tenu à exprimer la sympathie qu’il avait pour toi.

En 2015, quand je suis devenu secrétaire départemental du PCF, tu m’as donné des conseils précieux, tu m’as aidé et tu as participé quelques mois au Conseil Départemental du PCF pour faciliter la transition. C’était un vrai plaisir de traverser les Monts d’Arrée avec toi pour aller à nos réunions à Pont-de-Buis, comme de 2012 à 2015 pour participer aux réunions départementales du Front de Gauche que tu contribuais à animer avec moi et François Rippe notamment, pour le collectif Front de Gauche de Morlaix.

Alain, tu as aussi fait partie de ceux qui ont lancé le comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, aujourd’hui présidé par Martine Carn, en 2015, prolongement logique à ton implication dans l’Atelier citoyen santé Bretagne du PCF avec Christiane Caro, et à l’organisation de débats sur des sujets toujours d’une brûlante actualité : prise en charge de la perte d’autonomie, centres de santé.

Jusqu’à il y a 15 jours, tu étais toujours très investi. Tu as participé à de nombreuses initiatives de campagne de la liste « Morlaix ensemble » conduite par Jean-Paul Vermot, avec notamment Marylise Lebranchu, présente aussi aujourd’hui. Tu écrivais pour le Chiffon Rouge, tu échangeais sur Facebook, et tout récemment aussi tu as écrit avec Lucienne NAYET un bel éditorial pour le prochain numéro du journal « LE VIADUC », journal de la section PCF Morlaix, tu exprimais ta satisfaction de voir désormais la section de Morlaix compter 19 élus communistes ou sympathisants sur le territoire. Symbole de ton optimisme de la volonté, cet article s’appelait : « Ensemble, construisons l’avenir !!! »

Oui, Alain, ensemble, nous nous battrons pour construire un meilleur avenir que celui qui nous est promis actuellement. Et nous aurons toujours pour cela au cœur des souvenirs et en tête tes leçons.

Tu étais toujours présent pour échanger et donner des conseils à ses camarades, tenir le stand politique du PCF à la fête du Viaduc, participer aux débats et à la réflexion collective, et volontaire pour donner un coup de main.

Tu étais tout particulièrement content de voir des jeunes rejoindre le Parti Communiste et, ainsi, assurer la relève. Jusque sur ton lit d’hôpital après ton accident et tes brûlures, tu demandais au téléphone à Jean-Luc et à Lucienne un rapport détaillé sur la dernière réunion de section, la présence des JC.

Alain tu as été élu pendant 31 ans à la ville de Morlaix, de 1977 à 2008 (quatre mandats d’adjoint, deux aux affaires scolaires, deux à l’urbanisme, un mandat dans l’opposition).

En 2007, tu as fait savoir que tu ne repartirais pour une nouvelle aventure municipale. Dans une interview au journal Le Télégramme tu disais à Jean-Philippe Quignon :

« Mon militantisme ne s’est jamais limité à mon engagement municipal, et heureusement d’ailleurs, car c’est à mes yeux un des dangers qui guette les élus locaux, trop souvent cantonnés à un rôle de gestionnaires. Ce militantisme a donné un sens à mon action locale ».

Alain, tu étais un tribun, un débatteur redoutable, un homme charismatique dont la parole, allant toujours à l’essentiel, soucieuse d’être comprise par tous, et pleine de sagesse, était respectée et entendue.

En même temps, tu es resté modeste, proche des gens, te mettant à la portée de chacun, bienveillant, attentif aux autres et d'une grande générosité pour autrui. La multitude d’hommage que tu as reçus depuis vendredi de gens qui t’aimaient, te respectaient, t’admiraient, avaient de l’affection pour toi, témoigne de cela.

Comme élu, militant et citoyen, tu as toujours travaillé pour réduire les inégalités, faire grandir les solidarités, pour la justice sociale. Tu disais encore au journaliste du Télégramme en 2007:

« On a l’impression que ceux qui nous gouvernent estiment que nos compatriotes ne sont pas aptes à réfléchir… Lorsque j’ai adhéré au PC, c’était d’abord pour dire mon refus des injustices. Je n’avais pas lu tout Marx ou Lénine. Si j’y suis resté, c’est parce que j’ai toujours été convaincu qu’il fallait que demeure en France une organisation politique qui prenne en compte les besoins immédiats des gens. Un parti qui, par ailleurs, dépasse le capitalisme et affirme haut et fort que ce n’est pas la loi de l’argent qui domine tout. Comme toute entreprise humaine, on s’est trompé. Longtemps on a pas voulu le reconnaître. Par contre, on est le seul parti à pouvoir l’affirmer, on ne s’est jamais trompé de camp».

Parallèlement, tu as eu des engagements associatifs : tu fus notamment président de MAJ (Morlaix Animation Jeunesse) pendant 16 ans, association que tu contribuas à créer et où tu t’investis jusqu’à il y a peu de temps encore, avec Françoise Abalain. Il y a eut également l’engagement à Morlaix-Wavel, pour la Palestine, la paix et la solidarité internationale.

En tant qu’élu aux affaires scolaires, c’est sous ton mandat que fut créée l’école expérimentale de Kerfraval, où travaillait Annick, la femme de Jean Dréan, institutrice, dont tu prononças l’hommage en août 2018. Ce fut toi qui porta le projet des tarifs dégressifs dans les cantines, les activités périscolaires et centres de loisirs communaux pour corriger les conséquences des inégalités de revenus, et cela contre l’avis du sous-préfet de l’époque, et aussi de nombreux parents d’élèves. Aujourd’hui, près de la moitié des Morlaisiens mettant leurs enfants dans le public bénéficient pour leurs enfants d’un repas à la cantine entre 1€ et 2€. ça c’est du concret !!!

Garantir l'égalité concrète d'accès aux droits (restauration scolaire, loisirs, logement de qualité, etc.), était ta préoccupation constante.

Tu as eu en tant qu’adjoint à l’urbanisme le souci de développer des lotissements à haute valeur environnementale et du logement social de qualité.

Les employés municipaux gardent un bon souvenir de toi en tant qu’élu.

Pour tes collègues élus de la majorité, et notamment ceux du groupe communiste, tu étais d’un grand soutien et, en même temps que tu fixais haut la barre de l’exigence politique, pour les intérêts des morlaisiens, ta boussole, tu avais le sens du collectif, de l’association de tous à l’élaboration des décisions.

Si Morlaix a été en pointe des solidarités, et des dispositifs de justice sociale pendant des années, c’est en partie à Alain David qu’on le doit.

Ferme dans ses convictions, Alain n’était pas sectaire. Il argumentait, ne désespérait jamais de convaincre, était ouvert à la confrontation d’idées et à leur diversité. Il était toujours soucieux de prendre en compte ce qu’il y avait dans la tête des gens à un moment donné, par delà nos propres certitudes. En cela, c’était un vrai marxiste.

Il avait l’intelligence et le recul nécessaire, en même temps qu’une grande courtoisie. Il refusait les arguments en dessous de la ceinture et les attaques personnelles, et était respecté dans des milieux très divers, par des gens de sensibilité et de conviction différentes. On le voyait quand on tractait au marché avec lui ou quand on venait nous demander de ses nouvelles dans nos initiatives militantes, dans les manifs.

Le décès d’Alain est une immense perte pour Morlaix et pour le Parti communiste. Ta personnalité, Alain, était tellement attachante. Nous avons tant appris auprès de toi".

23 mars 2021 - Discours d'hommage du PCF à Alain David, par Daniel Ravasio et Ismaël Dupont
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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 20:52
Photo Jean-Paul Cam - collage à Brest ce 23 mars

Photo Jean-Paul Cam - collage à Brest ce 23 mars

10 adhésions au PCF Finistère ces 2 dernières semaines et parmi eux plusieurs jeunes.

Le Parti communiste, un outil pour résister, bâtir, apporter des solutions et changer la société!

Rassemblons-nous pour lutter!

 https://www.pcf.fr/mon_pcf_adhesion

Fédération du Parti communiste français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

federation@29.pcf.fr

pcf29.org

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 19:43

Les intermittents du spectacle occupent le Théâtre de Morlaix. Ils demandent la réouverture des lieux culturels.

Lucienne NAYET est allée mardi 23 mars (dans la matinée) pour les rencontrer et apporter un soutien de la part du PCF Morlaix.

Elle a participé à l’AG organisée ce mardi 23 mars.

Une délégation du PCF Morlaix se rendra demain, mercredi 24 mars à 14h, au Théâtre pour apporter le soutien des communistes au monde de la culture morlaisien.

Ouest-France

À Morlaix, le théâtre est occupé en solidarité pour les intermittents

Les intermittents du théâtre de Morlaix (Finistère) rejoignent le mouvement national et occupent l’édifice culturel, symboliquement, depuis ce lundi 22 mars 2021. Ils devraient y passer la nuit et vont s’organiser pour le faire vivre.

« Qui est pour l’occupation de jour comme de nuit du théâtre ? », questionne Oriane, intermittente. Dix-sept mains levées émergent du cercle formé autour de la jeune femme. La décision est prise : l’établissement culturel de Morlaix (Finistère) rejoint le mouvement national lancé par le théâtre de l’Odéon. Ses portes sont donc ouvertes et quelques personnes font revivre le hall, à partir de ce lundi 22 mars 2021. Des bannières « Occupé » et des pancartes détaillant les revendications ont été accrochées juste devant l’accueil.

Morlaix devient ainsi le 73e théâtre de France occupé, pour une prolongation de l’année blanche pour les intermittents, contre la réforme de l’assurance chômage, et pour la réouverture des lieux culturels. | OUEST-FRANCE

« Dans la Grèce antique, le théâtre et l’agora étaient des lieux de réflexion et de discussion pour faire avancer la démocratie. On veut retrouver cette énergie ici », expose Oriane, en amont du vote à main levée. Le théâtre de Morlaix n’a pu accueillir que trois spectacles durant sa saison 2020-2021, étant contraint de fermer à cause de la crise sanitaire.

La voix de son directeur, Jean-Yves Gourvès, s’était déjà élevée pour demander la réouverture express des lieux culturels. Là, ce sont les intermittents qui prennent le relais, pour aller encore plus loin. « Je soutiens leur cause, bien évidemment, mais je les laisse parler et prendre des décisions entre eux », relate le directeur, dans l’encadrement de la porte d’entrée du théâtre.

« Je vais me retrouver au RSA dans trois mois »

« Prolongation de l’année blanche et son extension pour tous les intermittents de l’emploi », « réouverture des lieux culturels », « abandon total de la réforme de l’assurance chômage », sont les revendications du groupe.

« On a aucune nouvelle du gouvernement concernant la prolongation de l’année blanche. Si ce n’est pas le cas, je vais me retrouver au RSA dans trois mois », poursuit l’intermittente, qui alterne activités de danse et travail en régie lumière au théâtre.

« Rester respectueux » des lieux

Deux heures plus tard, une petite vingtaine de personnes, artistes, musiciens ou simple citoyens ont fait le déplacement, pour poser le cadre de cette « occupation ». Mais faut-il la rendre nocturne ? La question soulève des interrogations, notamment autour de la sécurité du monument, classé. « Notre mouvement doit s’inscrire dans la durée, aujourd’hui nous sommes dans la prise de possession des lieux, justifie Maud Raymond, régisseuse depuis plus de seize ans au théâtre. On va passer une première nuit et on verra demain comment ça se passe. »

D’autres réunions sont prévues mardi 23 mars 2021, afin d’organiser l’occupation. « Il faut faire vivre les locaux, avec de la joie, de la musique, des actions. Le soir, on respectera le couvre-feu. Le but n’est pas de faire des soirées dans le théâtre, mais bien de rester respectueux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-le-theatre-est-occupe-en-solidarite-pour-les-intermittents-0428973c-8b1e-11eb-be07-a782e4049e5a

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 19:38
Côtes d'Armor - les communistes appellent à se mobiliser avec les acteurs du monde culturel (Ouest-France, 23 mars 2021)

"Les communistes estiment que cette protestation est « bien légitime contre la politique de mépris du gouvernement à leur égard et que met en lumière la crise sanitaire »."

Dans un communiqué, la fédération des Côtes-d’Armor du Parti communiste assure de son soutien le milieu culturel.

« Un mouvement d’occupation de lieux de culture voit le jour et s’étend dans toute la France. C’est le cas à La Passerelle, à Saint-Brieuc, et au Carré magique, à Lannion. Les acteurs de la culture, souvent précaires – contrairement à l’image faussée qu’en donnent les tenants de la culture « marchandisée » – y défendent leurs revendications professionnelles. »

Les communistes estiment que cette protestation est « bien légitime contre la politique de mépris du gouvernement à leur égard et que met en lumière la crise sanitaire ».

Ils appellent ainsi les citoyens, les associations culturelles et leurs bénévoles à se joindre aux initiatives publiques qu’organisent les acteurs du monde de la culture

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