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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 18:36

Ce mardi 8 mars, devant la presse et les caméras de France 3, une quarantaine de militants du collectif eau publique Morlaix-Saint Martin des Champs, parfois membres d'Attac, du PS, d'Europe Ecologie-Les Verts, du PCF, de la CFDT, de la FSU, parfois simples  citoyens engagés, ont applaudi sous un beau soleil dans le port de Morlaix le baptême et la mise à l'eau "du bateau de l'eau, bien commun", autrement appelé en pied de nez "Véoleur".

 

Mise à l'eau du Veoleur 8 mars 2011C'est l'occasion de regretter l'absence de réelle transparence de certains élus du SIVOM à l'approche de sa prise de décision finale le 25 mars concernant le choix de la continuation l'affermage de la gestion de l'eau avec un opérateur privé ou le retour en régie municipale.

Pourquoi la synthèse du cabinet Bert (qui a recueilli les offres de la Saur, de la Lyonnaise, de Véolia en fonction d'un cahier des charges définis par les élus et qui ne correspond pas exactement à l'ancien contrat et les a comparés à une estimation du coût pour la collectivité d'un retour en régie publique) n'est-elle pas communiquée dès maintenant aux élus pour qu'ils puissent l'analyser à froid, se faire conseiller, en informer la population afin de susciter un vrai débat public? S'ils n'en prennent connaissance que le 17 mars à l'occasion d'une réunion commune des élus municipaux de Morlaix et Saint Martin des Champs, ne peut pas penser qu'ils risquent, 8 jours avant le vote, d'être par trop sous l'influence de l'interprétation pas forcément désintéressée et objective qui sera fait devant eux des dossiers présentés par le cabinet Bert?

Pourquoi les documents écrits avec les comparatifs officiels ne sont-ils pas donné non plus au comité de pilotage citoyen qui accompagne les travaux préalables au renouvellement du contrat par le Sivom, ou encore au collectif eau publique Morlaix-Saint Martin des Champs, qui ne dispose d'aucune évaluation chiffrée écrite des différentes hypothèses en concurrence, même s'il se rejouit néanmoins de constater, avec les informations qu'on lui a donné, que la gestion en régie publique serait 30% moins chère pour l'usager de Morlaix et Saint-Martin des Champs que la gestion actuelle de Véolia pour la distribution, et 20% moins chère pour l'assainissement.

 

Mise à l'eau du Veoleur 8/03/2011A supposer que Véolia, grâce à la pression opportune des actions de sensibilisation de la population du collectif eau, soit parvenue à présenter une offre considérablement plus avantageuse que la collectivité que son précédent contrat, de manière à garder la délégation de service public, ne faut-il pas s'interroger sur la part de surtaxe qui restera à charge du SIVOM pour les investissements sur les réseaux et qui ne sera pas prix en compte, alors qu'elle fait partie du coût global de l'eau pour l'usager, dans l'évaluation par les élus de la proposition de Véolia? Cette part de surtaxe pour améliorer la qualité des réseaux ne sera t-elle pas d'autant plus importante que Véolia a manqué à ses obligations d'entretien pendant de nombreuses années jusqu'en 2003 pour mieux servir ses actionnaires? Et si l'offre de Véolia était présentée comme plus intéressante d'un point de vue comptable que le retour en régie publique, cela voudrait dire que la multinationale de l'eau, N°1 du secteur, est capable tout d'un coup de faire aussi bien à tarification indolore pour l'usager alors qu'elle présente des bilans financiers déficitaires 8 années sur les 10 dernières? Ne faudrait-il pas alors croire que Véolia s'est moqué pendant plusieurs années des élus et des citoyens, comme elle l'a fait ailleurs, et a présenté des bilans mensongers, cachant une évaporation de l'argent dans les poches des actionnaires? Dans le contexte de plainte pour fraudes et corruptions d'élus de Véolia Ouest et d'enquête judiciaire à Rennes et Saint Malo qui a conduit la municipalité de droite de Saint Malo à revenir en régie publique en début d'année, cette culture du secret, cette information parcimonieuse et tardive des élus, le refus de rendre public le conseil des conseillers municipaux de Saint Martin et Morlaix qui va débattre de la gestion de l'eau, cette absence d'organisation de réunions publiques avec les citoyens-usagers qui devront subir pendant 8 ou 10 ans les conséquences de la décision prise dans 15 jours pour la qualité de l'eau et leur pouvoir d'achat, ne peuvent qu'apparaître suspects et laisser à penser que certains, ayant déjà fait leurs choix, considèrent les procédures normales de débat démocratique et d'information objective des élus et des citoyens comme des dangers qu'il faut vider de leur substance?

Rappelons que le prix de l'eau à Morlaix, de 4,74 EUR au m3, est de 50% plus elevé que le prix de l'eau à Lannion, de 3, 07 EUR le m3, qui est depuis très longtemps en régie municipale. Cela prouve que quand la collectivité investit sur le long terme pour avoir des réseaux performants garantissant la qualité de l'eau et le minimum de fuites, cela se traduit sur le long terme par un coût de l'eau d'autant moins élevé qu'il n'est soumis à aucune exigence de profitabilité pour les actionnaires. Ainsi, même si les municipalités de Rennes et de Quimper ont pu prolonger leur délégation de service public avec Véolia en faisant croire que ses propositions étaient beaucoup moins coûteuses pour la collectivité que l'hypothèse du retour en régie publique, cette invocation du réalisme économique contre le parti-pris idéologique ne tient pas quand on fait les calculs sur le long terme, et quand on observe qu'en moyenne, le coût de l'eau gérée par le public est moins important que l'eau gérée par le privé.

 

Mise à l'eau Veoleur 8/03/2011Il faut donc ne pas oublier de voter le samedi 12 mars devant la mairie et place du Dossen à Morlaix et le dimanche 13 à Saint Martin des Champs (devant la mairie, sur le marché) pour participer à la votation citoyenne sur le choix de délégation de service public ou de gestion publique de l'eau afin de manifester la forte mobilisation des habitants du pays de Morlaix pour se réapproprier l'eau, leur bien commun, afin de le gérer selon des logiques d'intérêt général !

Ismaël Dupont

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 16:46

Quelques interrogations après le débat proposé par Mme La députée de Morlaix: Dépendance 5ème risque, Attention danger

 

Le débat sur l'aide à l'autonomie est lancé.

Mais à quoi servirait l'APA (Allocation Personnalisée Autonomie) seule? Gagner partout et pour tous le droit au bien vieillir nécessite certes des moyens financiers, mais aussi un service de maintien à domicile à la hauteur, des structures d'accueil en nombre et de qualité.

 

Mme Lebranchu nous a proposé un débat citoyen avec un succès de présence mais sans nous convaincre vraiment de sa volonté réelle de construire un droit universel alimenté par la seule Solidarité Nationale.

 

L'Etat porte, certes, une lourde responsabilité dans la situation actuelle du département. Il n'assume pas ses devoirs de solidarité envers les vieux. Pour autant, doit-on rester l'arme au pied ou proposer, comme le fait le conseil général, un seul objectif bassement financier: amputer gravement les plans d'aide?

 

Ce constat d'une évolution négative nous amène donc à réitérer nos multiples interrogations demeurées sans réponse.

  • De passage à Plouigneau, Mr Pierre Maille, président du conseil général, déclarait: sur le Finistère, il manque 2000 places d'accueil. Quelles décisions ont été prises depuis dans l'urgence pour améliorer l'état de la liste d'attente? Un article du Télégramme daté d'août 2009 indiquait qu'il y a 80000 finistériens de plus de 75 ans (9% de la population) et 219000 finistériens de plus de 60 ans. D'ici 20 ans, l'INSEE prévoit qu'en raison de l'allongement de la durée de vie, de la forte attractivité du territoire pour les personnes âgées venues d'autres départements séduites par un retour dans leur région d'origine, la beauté de la région et la modicité des loyers et des prix des maisons, la population de plus de 60 ans devrait augmenter de 40% là où les effectifs des autres tranches d'âge stagneront ou baisseront. Il y a quelque chose à faire pour augmenter la capacité d'accueil de ces personnes âgées, qui n'est que de 12500 places en maison de retraite actuellement, et surtout pour privilégier des investissements dans des maisons de retraite publiques ou associatives au coût accessible pour les familles. Or, l'UMP considère que vieillir est avant une charge pour les dépenses publiques, rabaisse le grand âge à une facture de 6 milliards d'euros, et s'apprête à échanger la question de santé publique de la dépendance devant être assumée par la solidarité nationale et la sécurité sociale par l'appel forcé à la souscription individuelle à des assurances privées pour la perte d'autonomie après 50 ans et par la solidarité familiale, avec le remboursement des héritiers pour les frais d'hospitalisation ou d'hébergement des vieux défunts. Ce retrait de la protection sociale universelle, solidaire et redistributive programmé dans la réforme de la Sécu et la création du 5ème Risque voulus par Sarkozy et le MEDEF, c'est le retour du: "chacun verra ses besoins satisfaits en fonction de ses moyens".       
  • De passage à Lanmeur, le préfet déclare "la réduction conséquente des dépenses publiques va nous imposer des mesures douloureuses pour les personnes âgées et leur famille". En réduisant les plans d'aides, le département n'a t-il pas anticipé cette affirmation? Quel appel à la mobilisation des usagers, des familles, des populations?
  • Une majorité de départements a voté des budgets en déficit pour montrer leur incapacité à faire face dans un contexte d'assèchement des dotations de l'Etat et de réforme fiscale libérale à des besoins sociaux incompréssibles. Quel a été l'engagement du Finistère? Résistance ou consentement à l'hyper-austérité et au moins disant-social sur le dos des personnes âgées?

La nomination d'un "référent structure" est annoncée. Cette nomination rendue nécessaire par les situations imposées aux personnels prenant en charge les personnes âgées: stress, congés maladie, manque de considération. Cela pose question.  

Ce constat s'accorde mal avec les besoins de reconnaissance, de formation, et de personnel suffisamment nombreux d'un métier très particulier nécessitant des qualités humaines exceptionnelles, celui d'aidant à domicile ou d'employé des maisons de retraite.

Une organisation syndicale dénonce par voix de presse la généralisation de la maltraitance institutionnelle: manque de personnel, de formation, de moyens. Une organisation syndicale lance par voix de presse un appel au secours: "ensemble, osons briser les silences: ça ne peut plus durer ainsi..."  

L'ADMR est dans la tourmente et ça dure depuis quelques mois... Par voix de presse, une aide-soignante alerte sur la détresse prévalant tant chez lezs personnels que chez les usagers.

 

Ces constats alarmants nous amènent à rappeler que l'APA est un maillon essentiel des devoirs de civilisation que l'on doit à la personne. S'occuper des vieux, c'est s'occuper du futur de chacun. C'est ce que voulait exprimer Simone de Beauvoir lorsqu'elle disait: on reconnait le degré de civilisation d'une société à la place qu'elle accorde à ses personnes âgées. 

Pour appuyer notre démarche d'humanité:  

- Nous lançons un appel aux personnels de la santé, du maintien à domicile et de la prise en charge de la dépendance: témoignez de vos conditions de travail et de la qualité de vie qu'elles génèrent pour les usagers.

- Nous lançons un appel aux usagers, aux familles, pour dire stop à des situations inacceptables, pour gagner partout le droit de bien vieillir.

 

Répondez à l'appel de Stephane Hessel, "Indignez vous!", et témoignez sur le blog du PCF Morlaix - le chiffon rouge, afin de libérer la parole et d'alerter les élus.

 

Jean Dréan 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 16:28

 

Le processus de paix israélo-palestinien dans l'impasse.

 

Un million et demi de Gazaouis qui vivent de manière misérable dans une prison à ciel ouvert surpeuplée depuis 2006, dans l'indifférence apparente de la vieille garde du Fatah contrôlant l'Autorité Palestinienne de Cisjordanie, qui fait tout pour conserver son pouvoir contesté par ses preuves d'impuissance et ses soupçons de corruption et pour fragiliser le Hamas, maître de Gaza. Israël qui continue sa politique d'isolement et de morcellement des zones palestiniennes de Cisjordanie tout en annexant par la politique du fait accompli de ses bulldozers escortés par des militaires armés jusqu'aux dents des pans entiers de Jérusalem-Est et des territoires occupés afin d'étendre ses colonies et de les sécuriser, fût-ce en détruisant des maisons palestiniennes et des champs d'oliviers et en expropriant leurs propriétaires. Un processus de paix moribond depuis les échecs du sommet de camp David et le déclenchement de la seconde Intifada suite à la visite par Ariel Sharon de l'esplanade des Mosquées. Un processus de paix qui n'est réactivé artificiellement par les américains avec la complicité du Fatah, que pour donner le change, calmer les belles âmes avides de justice en Occident et faire patienter les palestiniens exaspérés...

 

C'en est trop pour Ziyad Clot, cet avocat français d'origine palestinienne par sa mère qui raconte ses quelques mois d'expérience en tant que négociateur de l'OLP dans les négociations de paix engagées avec les israéliens à la fin du deuxième mandat de Bush, dans un essai amer mais vivant et instructif publié en 2010 aux éditions Max Milo, Il n'y aura pas d'Etat palestinien.

Le titre de l'essai peut apparaître comme une abdication ou le signe d'un défaitisme dangereux pour les droits spoliés des palestiniens. Il est en réalité la présentation provocatrice et brutale d'une thèse fondée sur une perception pragmatique de la situation au Proche-Orient et qui l'amène à penser que les intérêts concrets et immédiats des palestiniens de Gaza, de Cisjordanie, et d'Israël, comme des réfugiés, seront mieux défendus dans le cadre de la revendication d'une place dans un Israël ou une Palestine multi-ethnique.

 

Cachez cette collaboration de l'autorité palestinienne à l'occupation que je ne saurais voir...

 

Rappelons un peu le contexte et l'enchaînement des événements avec les éléments d'information que rappelle Ziyad Clot. Suite à la victoire du parti de résistance islamiste Hamas aux élections législatives du 25 janvier 2006, Mahmoud Abbas tente dans un premier temps de faciliter la mise en place d'un gouvernement d'union nationale. Mais Washington et Condoleeza Rice qui se rend à Ramallah pour rencontrer le président palestinien exigent qu'Abou Mazen (le nom arabe de Mahmoud Abbas) dissolve le gouvernement du nouveau premier ministre Ismaïl Haniyeh, et le président de l'autorité palestinienne s'exécute. On voit bien que la promotion du respect de la démocratie dans les pays arabes et plus largement du sud dépend très largement des intérêts stratégiques des américains et de leurs alliés... Le Hamas n'est pas le parti laïc, tolérant, hostile à toute forme d'antisémitisme et la solution de la provocation stérile d'un terrorisme inefficace politiquement que l'on aimerait voir triompher chez les Palestiniens, mais il aurait fallu lui laisser sa victoire électorale et le combattre politiquement sans punir toute la population israélienne par l'embargo sur Gaza et une séparation du peuple palestinien évitable.

Face à la violente réaction du Hamas devant son éviction illégitime, les Etats-Unis garantissent que le Fatah sera soutenu matériellement et politiquement, que ses forces de sécurité seront renforcées. L'Egypte, la Jordanie, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis contribuent au financement, à la formation et au développement des forces armées du Fatah.

Le 1er février 2007, les forces de Dahlan, chef de la sécurité du Fatah, prennent d'assaut l'université islamique de Gaza. Le Hamas répond par des attaques sur les postes de police du Fatah. L'Arabie Saoudite, en promettant de financer les salaires de l'Autorité palestinienne, amène les frères ennemis à trouver un accord et à s'engager à former un gouvernement d'union nationale mais les Etats-Unis de Bush font tout pour complaire au gouvernement israélien et faire échouer le projet de manière à continuer à isoler le Hamas. Comme l'Egypte et la Jordanie continuent à former et à armer les forces de sécurité palestiniennes, le Hamas se sent de plus en plus menacé à Gaza et engage en juin 2007 une série d'attaques contre les forces du Fatah. Le 15 juin 2007, les forces de sécurité du Fatah sont délogées de la bande de Gaza.

Entre cette date et la brutale offensive israélienne de trois semaines « Plomb durci sur Gaza » entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009 qui a fait 1400 morts côté palestinien, 50 blessés côté israélien, avec laquelle s'achève le récit de Ziyad Clot, le Hamas tente tant bien que mal de faire survivre la population de Gaza victime d'un embargo international voulu par les israéliens et les américains et accepté par l'Europe et l'Egypte, tout en purgeant violemment la société des partisans laïcs du Fatah et en envoyant quelques rockets sur la ville de Sdérot.

Pendant ce temps, Bush et Condoleeza Rice, enlisés en Afghanistan et en Irak, suscitant la détestation des peuples arabes dégoûtés par leurs politiques impérialistes et inéquitables, veulent faire croire en une résolution ferme d'avancer vers une paix négociée et une solution à deux Etats reconnaissant les droits respectifs des israéliens et des palestiniens sur la terre palestinienne sans menacer la survie, la puissance et le caractère de foyer juif d'Israël.

Les caciques de l'Autorité Palestinienne s'engagent dans les négociations avec beaucoup de scepticisme, ne se faisant guère d'illusion sur la volonté et la capacité du gouvernement Olmert succédant à celui de Sharon tombé dans le coma de faire des compromis à l'approche des législatives, mais forcés de faire comme s'ils avaient un interlocuteur de bonne foi prêt au compromis car il ne peuvent se maintenir au pouvoir malgré le mécontentement grandissant de la population des territoires occupées qu'avec l'appui des américains. « J'ai maintenant compris, écrit Ziyad Clot à l'issue de son expérience de négociateur, que l'Autorité Palestinienne, au fil des années, est devenue une autorité d'occupation. Elle est réduite à faire le sale boulot en Cisjordanie en lieu et place des Israéliens, avec le soutien des Américains et de l'Union Européenne ».

« Le processus de paix, ajoute l'auteur, est un spectacle, une farce, qui se joue au détriment de la réconciliation palestinienne, au prix du sang versé sur Gaza » (p.104)... Pendant que les Israéliens avec la complicité de la communauté internationale affament et privent de tout les gazaouis, que les israéliens obligent les négociateurs palestiniens à faire des compromis sur le droit au retour des réfugiés palestiniens tout en continuant à charcuter les territoires palestiniens de Cisjordanie et à mener une politique de nettoyage ethnique pour construire le tramway de Jérusalem, protéger les colonies et les multiplier sur les zones les plus favorables à l'installation, le Fatah endort son peuple de promesses de souveraineté et de dignité retrouvée tout en le décourageant de se révolter violemment.

Ziyad Clot était tout particulièrement chargé de la question du retour et de l'indemnisation des descendants de réfugiés palestiniens expulsés entre 1947 et 1949 (comme son propre grand-père maternel) et en 1967. Les 7 millions de réfugiés, chrétiens et musulmans, installés au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Europe ou en Amérique, constituent aujourd'hui 70% des palestiniens, pour la plupart vivant à moins de 100km de la frontière palestinienne. Beaucoup, particulièrement en Jordanie et au Liban, sont considérés comme des citoyens de seconde zone victimes de discrimination depuis des décennies, vivant dans la misère et la frustration, et considérés comme potentiellement dangereux par des régimes d'états arabes qui composent avec Israël, qu'ils craignent.

Pour Ziyad Clot, si l'on veut prendre réellement en compte l'intérêt des réfugiés palestinens, qui est de pouvoir retourner chez eux s'ils le souhaitent ou d'être indemnisés pour que l'injustice de l'expropriation et de l'exil forcé qu'ils ont subi soit reconnue, comme l'intérêt des populations des territoires occupées ou des territoires placés sous administration palestinienne, victimes d'un véritable apartheid, il faut renoncer à cette chimère d'une solution à deux États. En effet, les israéliens ne laisseront jamais un État pleinement souverain et disposant d'un territoire suffisamment cohérent pour accueillir les réfugiés et vivre en dehors du goutte à goutte de la communauté internationale et de son aide humanitaire se constituer.

 

Est-il souhaitable et envisageable de renoncer à l'objectif de la paix dans la séparation en deux États?

 

Depuis les accords d'Oslo, Israël fait croire au monde arabe, à la communauté internationale et aux dirigeants du mouvement de résistance palestinienne qu'il est prêt à accepter la formation d'un Etat palestinien souverain, à condition que les États voisins fassent la paix avec l'État hébreu, qu'ils reconnaissent ses frontières, et que les forces organisées palestiniennes lui assurent sa sécurité. Pendant ce temps, la réalité sur le terrain s'aggrave: les discriminations dont sont l'objet les arabes israéliens se renforcent, la colonisation progresse en ne laissant à la population palestinienne que des lambeaux de territoires discontinus séparés par des centaines de barrages militaires qui asphyxient la vie économique palestinienne, et le regain des injustices et de la misère nourrissent un désarroi chez les palestiniens qui renforce les conflits internes et l'extrémisme.

Dès lors, pourquoi ne pas prendre acte du fait qu'Israël ne laissera jamais un État palestinien viable se former à ses côtés et ne fait qu'agiter cette promesse pour gagner du temps et poursuivre sans craindre de trop les foudres des américains et de la communauté internationale une politique d'expropriation et de marginalisation brutale des populations palestiniennes?

S'il existe de bonnes raisons de s'accorder avec ce constat, on peut se demander si la solution d'un Etat israélien pluri-culturel au pouvoir décentralisé et confiant une large autonomie aux communautés locales palestiniennes que semble préconiser Ziyad Clot est plus satisfaisante et plus réalisable. En effet, elle exigerait, comme le préconisait jadis la gauche israélienne universaliste et communiste, que les israéliens renoncent à leur programme sioniste de définition ethnico-religieuse de la citoyenneté israélienne et du droit à vivre dans l'État israélien et qu'ils acceptent le principe du droit au retour des réfugiés palestiniens. Comment, dans un contexte de droitisation et de la société israélienne et au vu des forts moyens de pression des petits partis religieux et d'extrême droite sioniste dans une Knesset élue à la proportionnelle, des partis de gauche, qui sont de surcroît également parfois sujets à l'angoisse concernant la forte natalité arabe et le risque d'un déséquilibre démographique altérant le caractère juif de l'Etat d'Israël, accepteraient une telle solution d'un Etat pour tous avec des citoyens égaux, reconnus dans leur droit à la différence?

L'alternative à la solution des deux Etats préconisée par Ziyad Clot, dans le sillage du professeur de philosophie et président de l'université Al Qods de Jérusalem, n'est-elle donc tout aussi irréalisable? Est-elle même souhaitable si l'on songe au risque de violences internes né de l'histoire conflictuelle des juifs israéliens et des palestiniens, de la nécessaire limitation de l'immigration juive en Israël qu'implique le droit au retour des palestiniens et des inégalités sociales qui séparent actuellement juifs et palestiniens chrétiens ou musulmans?

Il n'empêche que la question mérite d'être posée, étant donné le rôle de leurre et d'écran de fumée que peut jouer l'espoir de création d'un État palestinien dans une situation où, en réalité, depuis l'assassinat d'Isaac Rabin, les gouvernements sionistes israéliens ne visent qu'à créer des situations irréversibles pour des politiques d'appropriation du territoire unilatérales afin de servir les clientèles électorales des colonies et le rêve mortifère d'Eretz Israël, un foyer de peuplement juif dans les frontières de l'installation hébreu antique.

 

Ismaël Dupont.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:19

Le collectif eau publique Morlaix/ Saint Martin des Champs s'est constitué il y a un an et demi pour réclamer le retour en gestion publique directe de l'eau dans le pays de Morlaix et s'est transformé en association loi 1901 en septembre 2010 afin de pouvoir avoir les moyens de se pourvoir en justice si besoin était.  Il compte à peu près 150 adhérents, dont des citoyens engagées et des organisations telles que Attac, la FSU, le PS, Europe Ecologie-les Verts, le PCF, la CFDT...

Quel est le contexte? L'alimentation en eau des morlaisiens et des Saint-Martinois est gérée par l'entreprise privée Véolia depuis 35 ans et le contrat entre la compagnie et le syndicat intercommunal SIVOM arrive à terme en 2011.

 

8 années sur les 10 années précédentes, les bilans financiers que Véolia a présenté aux élus s'affichaient déficitaires. Or, le tarif de l'eau à Morlaix et Saint Martin des Champs (4,74 EUR/ m3) est un des plus elevés de Bretagne: 30% supérieur à la moyenne du Finistère et 54% supérieur à celui de Lannion, ville qui présente des caractéristiques comparables mais qui est restée en gestion en régie directe. Parallèlement, comme l'objectif de Véolia est la rentabilité immédiate pour l'actionnaire et non le service de l'intérêt général, les réseaux sont mal entretenus, ce qui se traduit par un taux de fuite des canalisations d'à peu près 25%, tandis que de nombreux morlaisiens se plaignent d'avoir des pressions d'eau trop faibles ou trop fortes dans leurs robinets ou des eaux boueuses quasiment imbuvables par moment.

 

Le maire UMP de Morlaix, Agnès Le Brun, membre du SIVOM, est opposé à une gestion municipale. Les élus du Sivom ont néanmoins accepté de transmettre leurs chiffres à un comité de pilotage composé d'un membre d'Attac et de citoyens de Morlaix et de Saint Martin des Champs qui ont pu informer le comité eau publique. Le Sivom a aussi commandé l'an passé une étude menée par le Cabinet de consultants Rafaël Bert pour comparer les offres de contrats proposés par 3 opérateurs privés et le coût d'un retour en régie publique.

Les résultats de ces consultations ont été présentés au SIVOM il y a 15 jours par le cabinet BERT: il semblerait que selon leurs projections, le retour en régie publique présenterait un coût pour la collectivité de 15% à 35% plus elevé qu'une délégation de service public à un opérateur privé pour la distribution de l'eau, et de 30% plus elevé à 15% moins elevé pour l'assainissement.

 

Ces chiffres nous étonnent car dans les villes où l'eau est gérée en régie publique, le coût de l'eau est presque tout le temps bien moins élevé que là où c'est le privé qui s'en charge et les investissements faits pour améliorer la qualité des réseaux et diminuer les fuites sont en général amortis sur le long terme, ce que considère la régie publique mais non l'opérateur privé qui n'est pas assuré du renouvellement de son contrat.

 

Par ailleurs, à supposer que Véolia puisse annoncer aujourd'hui pour les prochaines années des coûts de gestion bien moins importants que ce qu'elle annonçait les années précédentes, n'est-ce pas parce que ses bilans déficitaires des années précédentes étaient mensongers? N'est-ce pas parce que le Sivom s'est décidé à gérer les plus grosses canalisations qui étaient mal entretenues jusqu'ici, socialisant ainsi les investissements et laissant les profits à l'opérateur privé? Dans ce cas, la facture pour l'usager ne devrait pas dimuner sensiblement même si Véolia rabaisse ses exigences en termes de facturation, car le Sivom devra recourir à davantage d'impôts pour financer ses nouvelles prérogatives...

 

C'est le 25 mars que le comité syndical du SIVOM doit statuer pour le retour en régie publique ou le renouvellement du contrat pour entre 8 et 12 ans avec Véolia ou un autre opérateur privé.

 

Sachant qu'une ville gérée par la droite, Saint Malo, où l'eau distribuée et assainie par Véolia était la plus chère en Bretagne, s'est décidée précipitemment en février 2011 à revenir en régie publique suite à des accusations de fraudes et de corruptions qui semblent fondées, il nous semble que les citoyens comprendraient mal un renouvellement de contrat avec Véolia, qui n'est pas à l'abri de poursuites judiciaires futures pour sa gestion opaque à Morlaix.

 

C'est pourquoi, après avoir assuré plusieurs projections suivies par des centaines de personnes et des élus du film documentairedénonçant les malversations et l'emprise sur les élus des multinationales de l'eau, "Water makes money" ,  le collectif Eau Publique-Morlaix Saint-Martin des Champs organise deux actions de sensibilisation des morlaisiens et des saint-Martinois pour faire pression sur le SIVOM qui semble s'orienter vers une perpétuation de la délégation de service public.

 

Le mardi 8 mars, à 10h30, au port de Morlaix, sur la petite place en face de l'IUT côté Léon, aura lieu une mise à l'eau symbolique avec baptême au mousseux d'un bateau de l'eau-bien public.

 

Le samedi 12 mars, toute la journée, aura lieu devant et derrière la mairie, devant l'intermarché du centre ville une votation citoyenne à laquelle nous espérons que des centaines de morlaisiens participeront pour indiquer leur préférence pour la régie publique ou la gestion privée, ou leur absention. L'annonce a été faite avec un argumentaire dans la page de l'opposition du bulletin municipal. Le dimanche 13 mars, la même votation citoyenne aura lieu à Saint Martin des Champs, la commune voisine.


Soyons nombreux à participer à ces actions pour rappeler aux élus que l'eau est un bien public qui doit être geré par les représentants de la collectivité afin d'assurer une gestion transparente et motivée par l'intérêt général et de ne pas nourrir des profits privés en surfacturant les services aux  usagers, en laissant les réseaux et la qualité de l'eau potable et de l'assainissement se détériorer.   

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 18:15

Compte-rendu réalisé par Daniel Ravasio

La compétitivité

 

Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux au monde agricole. Lors de ses vœux à l’interpellation du monde agricole sur le manque de compétitivité de la « ferme France », il a annoncé un certain nombre de mesures et notamment des mesures visant à faciliter le regroupement des exploitations laitières.

Réponse d’André CHASSAIGNE

Je ne suis pas opposé par principe à des simplifications (regroupement).

Mais on apporte toujours des réponses aux difficultés du monde agricole uniquement en terme de compétitivité et on ne s’attaque pas à l’organisation agricole, en particulier à l’OMC.

Si on en reste à la recherche de compétitivité et rentabilité, dans ce cadre :

  • On en reste à une véritable course à l’échalote qui ne permet pas de résoudre à long terme les problèmes.

  • Cela peut donner une bouffée d’oxygène, assez dérisoire d’ailleurs, mais les problèmes de fond ne sont pas limités à la seule compétitivité : il faut prendre des mesures permettant de garantir des prix rémunérateurs aux producteurs.

La flambée des prix des matières premières agricoles

 

Avis d’André CHASSAIGNE

Il faut sortir l’agriculture de l’OMC : en étant dans l’OMC on est sur la spéculation ; on est avec des produits alimentaires qui sont considérés au même titre que les produits manufacturés.

Il faut une organisation mondiale de l’agriculture mais pas sur les mêmes créneaux que l’OMC, une organisation qui s’appuie sur des coopérations, qui préconise des mesures très strictes contre la spéculation, qui tienne compte de l’urgence alimentaire avant de tenir d’une approche de profits financiers.

Avis du syndicaliste agricole

Il y a nécessité d’une régulation. Il ne faut pas considérer les productions agricoles comme les autres marchandises

  • Il faut rétablir un niveau de régulation faisant appel à des prix planchers, par la constitution de stocks notamment de stocks stratégiques.

  • A l’échelle nationale il faut rentrer dans une ère de contractualisation (mise en adéquation de la production et de la demande des entreprises) permettant aux producteurs de pouvoir faire des prévisions et de pouvoir mieux anticiper.

Avis d’André CHASSAIGNE

Je suis dubitatif sur les résultats de la contractualisation.

  • La contractualisation a pour objectif de garantir des prix et d’avoir, par le biais des interprofessions, des regroupements et une force de frappe qui serait censé rééquilibrer, dans les négociations commerciales, les rapports producteurs – grande distribution.

  • La LME (loi de modernisation de l’économie) donne au contraire d’avantage de pouvoirs aux acheteurs.

  • Je préférerais qu’il y ait des encadrements avec des prix planchers, tenant compte des coûts de production, intégrant un système de coefficients multiplicateurs de façon à ce que, s’il y a des augmentations de prix au niveau de la vente aux consommateurs il y a une répercussion pour les producteurs.

Il faut d’avantage de solidarité sur l’ensemble de la chaine.

Quelques chiffres : En 2005 les producteurs de lait touchaient 32% du prix contre 26% en 2009.

Pour les industriels on est passé de 34% à 52 % tandis que pour la grande distribution on est passé de 28,5% à 17% [Attention : il y a des mécanismes se traduisant par le fait que les prix de la grande distribution ne représentent pas tout à fait la réalité].

Il est nécessaire de s’attaquer à la fabrication des prix.

 

La grande distribution affirme que la hausse des prix vient de l’amont !

 

Avis du syndicaliste agricole

L’ère de la volatilité dans laquelle on nous a fait rentrer a des conséquences que personne ne sait gérer :

  • Soit on fait ce choix et les conséquences doivent s’appliquer d’un bout à l’autre de la chaine.

  • Soit on choisit d’encadrer et on sera dans un régime beaucoup plus stable.

La LME oblige à des négociations annuelles : il y a nécessité de négociations plusieurs fois par an.

Ce qu’on a fait de la LME ne fonctionne pas : les négociations sur les tarifs se tiennent effectivement mais les compensations prévues n’ont pas vu le jour.

Avis d’André CHASSAIGNE

Le gouvernement doit reconnaître que la LME est un échec.

  • Il faut tout remettre à plat.

  • Il faut des mesures plus strictes (ex = temps de paiement).

  • Il s’attaquer à la domination de la grande distribution.

  • Il faut étudier les marges des industriels.

  • L’observatoire des prix et des marges doit faire son travail en allant au fond des choses [Ce n’est pas le cas aujourd’hui : il y a des blocages], obtenir tous les renseignements sur la réalité des prix et des coûts.

Le dumping social

 

Avis d’André Chassaigne

Quand la FNSEA propose, notamment en terme de charges sociales, de s’aligner sur ce qui se passe dans d’autres pays, il s’agit d’essayer de régler les problèmes en tirant vers le bas.

L’Europe doit, au contraire, tirer vers le haut : il faut une politique européenne plus exigeante au niveau du social, ne permettant pas d’avoir tant de distorsion de concurrence.

L’Europe, telle qu’elle est construite sur la base de la libre concurrence pour répondre aux impératifs du système économique, n’est pas à même de prendre ces décisions là. Il faut donc faire évoluer l’Europe vers une direction beaucoup plus sociale, tenant compte de l’humain avant de tenir compte du fric.

Avis du syndicaliste agricole

On ne peut pas avoir une Europe qui livre les marchés d’une manière très libérale sur des mécaniques d’encadrement qui sont nationales.

Si l’Europe décide de libéraliser, elle doit mettre en place une harmonisation d’un cadre social et d’un cadre économique.

Si on n’est pas capable de corriger les mécanismes actuels de distorsion de concurrence (ex : Allemagne) soit par un ajustement de la France soit par une harmonisation Européenne, on aura des problèmes (perte de parts de marché) avec des répercussions sur l’emploi.

Avis d’André Chassaigne

Une image :

Dans une maison qui prend l’eau, il y a 2 solutions : déplacer le lit et mettre un parapluie ou réparer le toit. Pour le moment on met en œuvre la 1ère solution.

Il faut donc transformer la maison Europe de façon à faire plus de social.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:31

Lien avec l'interprétation de Brel: http://www.wat.tv/video/jaures-jacques-brel-xx6q_2frhb_.html


Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:26

Les communistes 7 sept

 

 

Lien avec le clip d'un concert Alexis HK et les Saltimbanks: http://www.youtube.com/watch?v=31J3mUI6ua0&feature=related. Autre lien avec l'interprétation de la chorale de Attac Morlaix lors d'une des grandes manifs contre la réforme des retraites, en octobre 2010:  http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/morlaix-a-la-manif-on-ne-lache-28012

 

Les paroles originales:

 

Du fond de ma cité HLM
Jusque dans ta campagne profonde
Notre réalité est la même
et partout la révolte gronde
Dans ce monde on avait pas notre place
On avait pas la gueule de l'emploi
On est pas né dans un palace
On avait pas la CB à papa

SDF, chômeur, ouvriers
Paysans, immigré, sans papiers
Ils ont voulut nous diviser
Faut dire qu'ils y sont arrivés
Tant que c'était chacun pour sa gueule
leur système pouvait prospérer
Mais fallait bien qu'un jour on se réveil
et qu'les têtes s'remettes à tomber

Refrain :
On lache rien, on lache rien
on lache rien, ON lache riiiiiien
On lache rien (wallou)
On lache rien (wallou)
On lache rien, on lache rien

Ils nous parlaient d'égalité
et comme des cons on les a cru
Démocratie fait moi marrer
Si c'était le cas on l'aurai su
Que pèse notre bulletin de vote
face à la loi du marché,
C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser
Que paise les droits de l'homme face à la vente d'un airbus
Au fond y a qu'une règle en somme
se vendre plus pour vendre plus
La république se prostitue sur le trottoir des dictateurs
Leurs belles paroles on y croit plus,
Nos dirigeants sont des menteurs

REFRAIN

C'est tellement con, tellement banal
de parler d'paix, d'fraternité
quand des SDF crève sur la dalle
et qu'on mène la chasse au sans papiers
Qu'on jette des miettes aux prolétaires
Juste histoire de les calmer,
qu'ils s'en prennent pas aux patrons millionnaires
trop précieux pour notre société
C'est fou comme ils sont protégés tout nos riches et nos puissants
Y a pas à dire ça peut aider
d'être l'ami du Président
Chers camarades, chers électeurs,
chers citoyens consommateurs
le réveil à sonné il est l'heure
D'remettre à zéro les compteurs

Tant qu'y a d'la lutte, Y a dl'espoir
Tant qu'y a dl'a vie, Y a du combat
Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout
Tant qu'on est debout on lâchera pas
La rage de vaincre coule dans nos veines
maintenant tu sais pourquoi on s'bat
notre idéal bien plus qu'un rêve
Un autre monde , on a pas l'choix

REFRAIN

(Merci à Imen pour cettes paroles)
Du fond de ma cité HLM
Jusque dans ta campagne profonde
Notre réalité est la même
et partout la révolte gronde
Dans ce monde on avait pas notre place
On avait pas la gueule de l'emploi
On est pas né dans un palace
On avait pas la CB à papa

SDF, chômeur, ouvriers
Paysans, immigré, sans papiers
Ils ont voulut nous diviser
Faut dire qu'ils y sont arrivés
Tant que c'était chacun pour sa gueule
leur système pouvait prospérer
Mais fallait bien qu'un jour on se réveil
et qu'les têtes s'remettes à tomber

Refrain :
On lache rien, on lache rien
on lache rien, ON lache riiiiiien
On lache rien (wallou)
On lache rien (wallou)
On lache rien, on lache rien

Ils nous parlaient d'égalité
et comme des cons on les a cru
Démocratie fait moi marrer
Si c'était le cas on l'aurai su
Que pèse notre bulletin de vote
face à la loi du marché,
C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser
Que baise les droits de l'homme face à la vente d'un airbus
Au fond y a qu'une règle en somme
se vendre plus pour vendre plus
La république se prostitue sur le trottoir des dictateurs
Leurs belles paroles on y croit plus,
Nos dirigeants sont des menteurs

REFRAIN

C'est tellement con, tellement banal
de parler d'paix, d'fraternité
quand des SDF crève sur la dalle
et qu'on mène la chasse au sans papiers
Qu'on jette des miettes aux prolétaires
Juste histoire de les calmer,
qu'ils s'en prennent pas aux patrons millionnaires
trop précieux pour notre société
C'est fou comme ils sont protégés tout nos riches et nos puissants
Y a pas à dire ça peut aider
d'être l'ami du Président
Chers camarades, chers électeurs,
chers citoyens consommateurs
le réveil à sonné il est l'heure
D'remettre à zéro les compteurs

Tant qu'y a d'la lutte, Y a dl'espoir
Tant qu'y a dl'a vie, Y a du combat
Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout
Tant qu'on est debout on lâchera pas
La rage de vaincre coule dans nos veines
maintenant tu sais pourquoi on s'bat
notre idéal bien plus qu'un rêve
Un autre monde , on a pas l'choix

REFRAIN
nov 2010

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 11:34

Lien avec le clip: http://www.dailymotion.com/video/x5oepy_jean-ferrat-camarade_music

 

 

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s'épanouissaient
Camarade Camarade

C'est un nom terrible Camarade
C'est un nom terrible à dire
Quand, le temps d'une mascarade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d'août s'obscurcit
Camarade Camarade

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu'il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 11:22

Lien avec le clip dailymotion: http://www.dailymotion.com/video/xckhpt_jean-ferrat-ma-france_music

 

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 11:06

Lien http://www.wat.tv/audio/jean-ferrat-chant-partisans-unc6_2h237_.html

Interprétation des Motivés:  http://www.youtube.com/watch?v=WYLpN-l_zAI

 

LE CHANT DES PARTISANS
(Chant de la Libération)


Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines?
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne?
Ohé! partisans,
Ouvriers et paysans,
C'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes!

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades!
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades...
Ohé! les tueurs,
A la balle et au couteau,
Tuez vite!
Ohé! saboteur,
Attention à ton fardeau:
Dynamite!

C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères,
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère...
Il y a des pays
Ou les gens au creux de lits
Font des rêves;
Ici, nous, vois-tu,
Nous on marche et nous on tue,
Nous on crève.

Ici chacun sait
Ce qu'il veut, ce qui'il fait
Quand il passe...
Ami, si tu tombes
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Sifflez, compagnons,
Dans la nuit la Liberté
Nous écoute...

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