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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 09:13
Comment permettre un réel partage des savoirs ?

Une évaluation pluraliste des politiques libérales est urgente. Elle doit déboucher sur l’identification de besoins immédiats et sur l’élaboration démocratique d’une nouvelle loi visant à libérer l’ESR à toutes les échelles des logiques de concurrence et de marchandisation du savoir. 

Dans l’immédiat, la loi de programmation pluriannuelle de la recherche doit être abrogée. C’est cette loi qui a conduit à une mobilisation inédite des chercheurs de toutes les disciplines pendant trois mois, jusqu’au confinement. Cette loi propose d’accroitre la précarité des chercheurs, notamment à leur entrée dans le métier, ce qui va détourner de nos professions des jeunes prometteurs. Elle exacerbe la concurrence entre chercheurs d’une même université, par la dérégulation des statuts. C’est également une erreur stratégique en matière de politique de recherche : on encourage les chercheurs à explorer des domaines où les résultats seraient plus probables. Et à délaisser la recherche fondamentale, celle qui permet les plus grandes découvertes. Voilà l’influence des logiques de rentabilité financière, en focalisant la recherche sur des objectifs de découvertes à court terme et marchandisables : c’est ainsi qu’après la crise du SRAS les crédits ont été coupés aux chercheurs qui envisageaient des stratégies d’étude des virus cousins du coronavirus pour prendre de l’avance en cas de pandémie.

Les crédits affectés au Crédit impôt recherche pourraient être réorientés vers la recherche publique.

Il faut donner à l’enseignement supérieur les moyens de sa démocratisation, permettre à la recherche de répondre aux défis de l’avenir : supprimer Parcoursup, doubler le budget public de l’ESR sur la législature, développer de l’emploi scientifique avec plan pluriannuel de dé-précarisation et création de 6 000 postes statutaires de la fonction publique par an, revaloriser les salaires et les carrières.

Enfin, il faut démocratiser les conseils d’administration des universités et des organismes de recherche et créer de nouvelles instances populaires consultatives sur les choix technologiques et scientifiques.

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 09:11
Salaires, temps, organisation et conditions de travail : comment bien vivre le travail ? Comment éradiquer le chômage et la précarité ?

En matière de travail et d’emploi, deux logiques s’affrontent.

La première : alimenter les profits. Pour cela transformer le travail, jusqu'à l'ubérisation, pour l'exploiter plus, en baissant la part des salaires et des dépenses sociales ou publiques dans l'ensemble de la valeur ajoutée. Dans ce sens, la guerre économique, la compétition entre tou·te·s et l'insécurité sociale, mais aussi la façon d'investir sont utilisées pour faire pression à la baisse sur ces dépenses.

Cette vision inspire la plupart des politiques conduites par les différents gouvernements depuis plus de trente ans. Elle s’attaque au code du travail ou à la Sécurité sociale et à tout ce qui met en cause la loi du capital et la loi du plus fort. Elle conduit à la dégradation des conditions de travail et à la souffrance au travail. Cette logique est au cœur de la politique d’Emmanuel Macron.

Pour les communistes, au contraire, le moteur d’une société moderne, c’est de libérer le travail de chacun, de permettre aux salarié·e·s de se réaliser dans leur activité professionnelle, de réaliser un travail de qualité, qui soit reconnu et dont ils et elles soient fier·e·s. Cela suppose de nouveaux droits pour les travailleur·euse·s (voir ci-dessous), qui constituent une sécurité d'emploi et de formation pour contribuer au développement de toute la société et de chacun·e.

La Sécurité sociale a constitué une grande avancée décisive en ce sens pour tous les travailleur·euse·s. Nous proposons de la défendre, de la développer et d'étendre sa logique au travail et à l'emploi pour en finir avec le chantage permanent au chômage dont sont victimes les salarié·e·s, et avec elles et eux toute la société. Nous proposons de faire du neuf, d’engager l’éradication progressive du chômage en promouvant un véritable système de sécurité de l’emploi et de la formation tout au long de la vie.

Ce système vise à assurer à chacun·e un emploi ou une formation rémunérée pour revenir ensuite à un meilleur emploi, avec une continuité de revenus et de droits relevés, sans passage par la case chômage. Il impliquerait une expansion systématique de la formation continue afin de répondre aux exigences de qualification des nouvelles technologies. Ce nouveau système assurerait une nouvelle liberté par de nouveaux droits et moyens pour les travailleur·euse·s :

  • le droit à la sécurité d'emploi et à une mobilité maîtrisée entre emploi et formation ;
  • le droit à une sécurité de revenu ;
  • le droit à une formation de haut niveau tout au long de la vie ;
  • le droit à une réduction du temps de travail ;
  • le droit d’intervenir sur la production et sur l’usage des fonds des entreprises.

 

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.lafranceencommun.fr/travail_vers_de_nouveaux_droits

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 09:09
 
Impôts, crédit, aides aux entreprises : comment mieux utiliser l'argent ?

 

L’argent dont nous voulons changer l’utilisation, c’est :

  • l’argent des entreprises (les profits), qui doit être investi pour sécuriser l’emploi, la formation et la création de richesses dans les territoires ;
  • l’argent des banques (le crédit), aujourd’hui détourné vers les placements financiers. L’immense potentiel que constitue la création monétaire des banques et de la Banque centrale européenne doit financer avec de faibles taux d’intérêt (0 % ou moins) les investissements favorables à la sécurisation de l’emploi et au développement maîtrisé des territoires ;
  • l’argent public (impôts, cotisations sociales et leur utilisation par l’État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale), qui doit servir à un développement tout à fait nouveau des services publics. Il doit également cesser d’inonder le patronat d’aides destinées à « faire baisser le coût du travail », et dont les effets pervers sont démontrés, et être au contraire utilisé sélectivement pour inciter les banques et les entreprises à changer l’orientation du crédit et celle des profits.

Nos propositions :

Pour mobiliser les ressources publiques : créer un fonds d’urgence sanitaire et de sécurisation doté de 205 milliards en 2020, et financé par des recettes fiscales nouvelles, par l'annulation du remboursement des exonérations sociales du CICE et par la création monétaire de la BCE.

Pour changer l’investissement des entreprises : créer un pôle public bancaire et financier à partir de nationalisations nouvelles de banques, de banques coopératives démocratisées, associées aux institutions publiques déjà existantes.

Pour atteindre la pleine efficacité du fonds d’urgence et du nouveau dispositif de crédit : des conférences de sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale.

S’attaquer au cancer financier au moyen d’une autre fiscalité et d’une autre conception de la dépense publique.

Lutter contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.

Utiliser, au niveau international, les droits de tirage spéciaux (DTS) du fonds monétaire international pour une création monétaire commune mondiale, répondant aux besoins de développement de toute l’humanité.

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.lafranceencommun.fr/prendre_le_pouvoir_sur_l_argent

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 17:09
Le gouvernement israélien s’acharne sur Salah Hamouri : la France doit agir - Pétition de l'AFPS à signer!
[PÉTITION]

Le gouvernement israélien s’acharne sur Salah Hamouri : la France doit agir

Voilà 20 ans qu’Israël s’acharne contre Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat, défenseurs des droits humains.

Ce lundi 18 octobre, il s’est vu notifier la révocation de son statut de résident de Jérusalem par Israël. Il ne lui reste qu’une toute dernière possibilité d’appel sous 30 jours.

Salah doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et ses enfants, c’est son droit le plus élémentaire.

Ajoutez votre signature à cet appel de personnalités pour que la France agisse afin que les autorités israéliennes rétablissent le statut de résident permanent à Jérusalem de Salah Hamouri et empêche son expulsion.

Pierre Laurent, président du Conseil National du PCF, vice-président du Sénat, signe cette pétition avec d'autres personnalités françaises: et vous?
 
Le gouvernement israélien s’acharne sur Salah Hamouri : la France doit agir
 
La ministre de l’Intérieur du gouvernement israélien, Ayelet Shaked a, le 18 octobre, signifié à l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri la révocation de son statut de résident de sa ville natale, Jérusalem, ouvrant la voie à son expulsion.
 
Cette décision, qui viole à la fois l’article 45 de la Convention de La Haye et l’article 49 de la 4e Convention de Genève, prétend se fonder sur des dossiers pourtant déjà jugés, d’autres « secrets ». Elle invoque une loi – « sur l’entrée en Israël », modifiée en 2018 pour permettre aux autorités de révoquer administrativement le statut de « résident permanent des Palestiniens de Jérusalem-Est » pour « défaut d’allégeance » à Israël.
 
Rappelons que l’annexion de Jérusalem-Est par Israël est condamnée par de nombreuses résolutions de l’ONU et que l’Union européenne « ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les Territoires occupés, y compris Jérusalem-Est ».
 
Ce faisant, le « nouveau » gouvernement israélien s’acharne, comme son prédécesseur, sur Salah Hamouri. Celui-ci a déjà passé 7 ans de sa jeune vie en prison, pour une tentative d’assassinat imaginaire attestée par des dénonciations d’agents provocateurs. S’y sont ajoutées près d’une année d’emprisonnement administratif sans le moindre motif et des restrictions de circulation en Cisjordanie. De surcroît, sa femme – expulsée enceinte de six mois en 2016 – et ses deux enfants sont interdits d’entrée en Israël. Il s’agit, a déclaré en substance Ayelet Shaked, de faire un exemple pour intimider tous les Palestiniens de Jérusalem.
 
Cette démarche incarne bien la politique du nouveau gouvernement israélien, dont les gestes cosmétiques cachent mal la violence accrue de la répression israélienne contre la population palestinienne. Selon les dernières statistiques de l’OCHA, le Bureau de l’ONU pour le Territoire occupé, depuis le 1er janvier 2021 l’armée a tué 331 Palestiniens (contre 30 en 2020) et en a blessé 15 860 (contre 2 668), alors que dans le même temps, 15 Israéliens ont perdu la vie (contre 3 en 2020).
 
L’ordre du ministre de la Défense Benny Gantz, le 22 octobre, déclarant comme «organisations terroristes » six grandes ONG palestiniennes de défense des droits de l’Homme, illustre aussi de manière inédite et particulièrement grave l’offensive du gouvernement israélien contre la société civile palestinienne. Rappelons que Salah Hamouri exerce son métier d’avocat auprès de l’une d’entre elles.
 
Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères avaient manifesté de longue date l’attention qu’ils portaient au cas de Salah Hamouri. La décision du gouvernement israélien représente donc à leur égard, s’agissant d’un citoyen français, un défi, voire une humiliation. Voilà qui le prouve à nouveau, s’il en était besoin : la complaisance à l’égard du gouvernement Bennett, comme de son prédécesseur, ne peut que l’encourager dans son escalade anti-palestinienne. Salah Hamouri, sa femme et ses enfants ont droit de vivre librement à Jérusalem !
 
C’est pourquoi nous appelons les autorités françaises à tout faire pour empêcher ce nouvel acte arbitraire, symbole de tous les autres. Il revient au président de la République de poser des gestes forts, notamment en recevant personnellement l’épouse de Salah Hamouri, d’exiger du gouvernement israélien l’annulation des mesures prises contre Salah Hamouri, et de prendre des sanctions vis-à-vis d’Israël si ses demandes ne sont pas suivies d’effet.
 
Jean-Christophe Attias, professeur de pensée juive médiévale à l'EPHE (Université PSL)
Clémentine Autain, députée, conseillère régionale.
Isabelle Avran, journaliste et militante associative
Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po Paris
Etienne Balibar, philosophe
Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris
Pascal Boniface, géopolitologue
Philippe Bouyssou, maire d’Ivry.
Rony Brauman, médecin et essayiste
Cécile Casey, militante écologiste
Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités
Geneviève Coudrais, avocate retraitée.
Laurence De Cock, historienne
Nadia Essayan, députée
Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine
François Gèze, éditeur
Alain Gresh, journaliste
Nacira Guénif, sociologue, anthropologue, professeure Université Paris 8
Bertrand Heilbronn, président de l’AFPS
Pierre Laurent, vice-président du Sénat
Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers
Jean-Paul Lecoq, député.
Jean-Claude Lefort, Comité de soutien à Salah Hamouri, député honoraire
Patrick Le Hyaric, député européen 2009-2019, directeur de L'Humanité 2000-2021
Renée Le Mignot, co-présidente du MRAP
Claude Léostic, présidente d'honneur de la Plateforme des ONG pour la Palestine
François Leroux, président de la Plateforme des ONG pour la Palestine
Nadège Magnon, avocate.
François Pradal, enseignant
Gilbert Roger, sénateur, président du groupe d’amitié France-Palestine
Gwendal Rouillard, député
Taoufiq Tahani, président d’honneur de l’AFPS
Bérenger Tourné, avocat
Dominique Vidal, journaliste et historien
Daniel Voguet, avocat
Francis Wurtz, ancien membre du Parlement européen
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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 14:49
Manifestation pour les mineurs non accompagnés le mercredi 3 novembre à Quimper
COVOITURAGE AU DEPART DE MORLAIX
collectifrefugiesmigrants@gmail.com
Contact tel 06 075 49 502 
 
Nous avons reçu du collectif Temps Partagé le message ci-dessous sollicitant le soutien d'un grand nombre d'organisations dont le PCF à l'appel à manifestation à Quimper du tribunal au Conseil départemental concernant la situation des mineurs isolés dont la minorité est contestée et qui sont mis à la rue sans attendre la possibilité légale d'un recours.
Nous avons répondu positivement pour le PCF Quimper et pour le PCF Finistère à cet appel comme nous l'avons toujours fait, en cohérence avec nos prises de position locales et nationales à ce sujet.
 

Les signataires:

Le Temps partagé, Droit d’asile, Solidaires 29, ACTES en Cornouaille, FSU, CNT 29, CGT Educ’Action, NPA, Collectif antifasciste, France Insoumise, LDH, PCF, ADJIM, EELV, Coopérative écologique et sociale, 100 pour un toit, Cimade, Collectif Humanité, Accueil migrants pays Bigouden, Fraternité Douarnenez, UD CGT Finistère.

 

 
Le conseil départemental nous a annoncé un risque de mise à la rue massif des mineurs isolés au vu des nouvelles pratiques du parquet de Quimper. Nous appelons à une manifestation le 3 novembre prochain à 17h pour dénoncer ces pratiques inacceptables.
 
Si votre organisation souhaite être aussi signataire de l'appel, merci de le confirmer par retour de mail avant vendredi 29 octobre, 12h (heure de la conférence de presse).
 

Appel pour une manifestation Mercredi 3 Novembre à 17h devant le Tribunal de Justice (48 quai de l'odet) pour se rendre au Conseil Départemental

Le mercredi 20 octobre, Le Conseil Départemental annonçait la fin de prise en charge et, par conséquence, la mise à la rue de 2 jeunes mineurs étrangers isolés. Au moins 7 jeunes ont été mis à la rue depuis début septembre et ce n’est que le début d’une longue liste.

Rappelons que, quand un mineur étranger isolé arrive en France, la loi oblige à le prendre en charge dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance gérée par le Conseil Départemental. Le Conseil Départemental conduit alors une évaluation pour déterminer si le jeune est réellement mineur. Dans le même temps, les services de police et de justice vérifient l’identité du jeune.

Le système est perverti par des pratiques inacceptables ; ainsi, dès qu’ils arrivent en Espagne, les mineurs sont quasiment obligés de laisser leurs empreintes et dire qu’ils sont majeurs. A défaut, ils se retrouvent dans des camps, avec des cours de langue mais n’ayant pas le droit de sortir.

Certains jeunes se retrouvent dans des situations kafkaïennes. La justice, depuis une nouvelle nomination au Parquet de Quimper, les déclarent majeurs au regard des fichiers d’empreintes que leur fournit la police espagnole alors que les évaluations conduites par le Conseil Départemental concluent à leur minorité.

Nous dénonçons avec force cette nouvelle pratique (après les test osseux, les rapports erronés de la Police aux Frontières..) qui ne juge pas de la minorité mais qui a bel et bien pour effet de jeter des jeunes de 15, 16 et 17 ans à la rue pendant des mois, le temps du recours.

Le Conseil Départemental décide alors de mettre ces jeunes à la rue avant qu’ils aient eu la décision concernant leur recours.

Nous demandons au Conseil Départemental de continuer sa prise en charge de ces jeunes, pendant la période de recours comme cela se fait dans d’autres départements.

Les premiers signataires :

Le Temps Partagé

Droit d’Asile Quimper Cornouaille

Solidaires 29

ACTES en Cornouaille

FSU

CNT 29

NPA

Collectif Antifasciste Quimper
PCF Quimper et Finistère, etc.
 
 
Espace associatif Quimper Cornouaille
1, allée Mgr Jean-René Calloc'h - Boîte 103
29000 QUIMPER
 
Tel : 07.74.71.47.00
 
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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 09:31

Voici un article paru dans l'Humanité en 2017, article qui garde toute son actualité. 

Jean Michel ETIEVENT, récemment décédé, était le biographie d'Ambroise CROIZAT 

 

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Si le mouvement ouvrier et le peuple ne se bouge pas plus que ça, la SECU C'EST FINI...et reviendra alors ce que Croizat appelait "la terrible angoisse du lendemain et la vieille obsession de la misère"...Michel Michel Etievent

Fin de la cotisation sociale, mort de la sécurité sociale…

Il est à craindre que les français ne soient pas conscients de ce qu'ils sont en train de perdre avec les attaques violentes contre la sécurité sociale. Ce formidable projet de société, imposé par le peuple français à la libération et qui, selon Ambroise Croizat, le bâtisseur, devait « mettre fin à l'obsession de la misère et aux incertitudes du lendemain" est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement solidaire : la cotisation sociale. Au fil des 70 ans qui nous séparent de sa création, un continuum acharné de mesures de dégradation et de plans de casse successifs n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale. Dès sa conception en effet, droite, patrons, médecins libéraux, lobbyings privés de tous ordres, ont peu à peu sapé les principes fondateurs de l’institution. A ces oppositions, un moment tues par le rapport de force de l’époque, s’est ajoutée une avalanche de réformes passant par les ordonnances gaulliennes de 1967 qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre de 1980 libérant les honoraires, les mesures Fabius ouvrant aux complémentaires santé la gestion de la protection sociale, l’impôt CSG de Rocard l’étatisant progressivement. Viendront ensuite les mesures Georgina Dufoix imposant forfait hospitalier et déremboursements successifs, les lois Veil Balladur de1993 à 1995 allongeant la durée de cotisation à 40 ans et accélérant la fermeture des hôpitaux de proximité, les plans Chirac Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les règles assurantielles et les normes européennes aux mutuelles. Sans oublier les lois Douste Blazy de 2004 qui videront les conseils d’administration de leurs pouvoirs en chapeautant la sécurité sociale par la création de l’Uncam directement nommée par l’état. N’oublions pas enfin l’instauration de la T2A en 2005, les lois Bachelot de 2009 confiant la gestion de la protection sociale aux « préfets sanitaires » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera un peu plus la voie de la privatisation,

Si la destruction affichée de la cotisation sociale par le gouvernement Macron, n’est pas récente, elle est aujourd’hui ouvertement frontale et délibérée. Le rêve du patronat devenu une arme de gouvernement néo libéral. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires. Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante. C’est un « salaire socialisé » fondé sur les richesses créées dans l’entreprise. La seule création de richesse qui va directement du cotisant vers le bien être des gens afin de faire face aux aléas de la vie sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La seconde peine réside dans la destination même de cette « économie » patronale. Elle n’ira ni vers l’emploi, ni l’investissement mais servira comme le gouvernement l’annonce à « restaurer » ou à augmenter les marges patronales et à gonfler les poches des actionnaires. (80% des profits patronaux terminent leur course dans la poche des actionnaires). A cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d‘impôt et plus gravement encore fiscalise et étatise un peu plus encore la sécurité sociale. ( Depuis 1995 la part de la fiscalisation dans le financement de la sécu est passé de 4, 9 à 28 % tandis que la part de la cotisation sociale tombe de 86,8 à 67,3 %) Imagine-t-on ce que pourrait devenir une sécurité sociale entièrement abandonnée aux mains de l’état ? Une seule loi ou ordonnance à l’image de ce qu’a vécu l’Espagne pourrait engendrer coupes sombres ou pire privatisation immédiate. La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du grand principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d‘autre que la mort de la sécu. Une coquille vide prête à être livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin du droit de vivre dignement…

Michel ETIEVENT ( article humanité)

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 09:14
 
Comment renforcer la santé publique et la sécurité sociale ?

 

Penser la santé dans sa globalité, avec au cœur de l'organisation le service public, à l'hôpital et en ville, la prise en charge à 100 %, constitue pour nous la seule façon de mettre « l'humain d'abord ». Les aspirations, les expériences et luttes citoyennes constituent un enjeu essentiel pour alimenter nos analyses et propositions et permettre une élaboration collective de véritables alternatives répondant aux besoins de la population.

La situation dramatique des hôpitaux, de la psychiatrie, des Ehpad, causée par l'austérité et exacerbée par la crise sanitaire, entraîne une multitude de mobilisations de personnels, d'élu·e·s, d'usager·e·s. Le Tour de France des hôpitaux des parlementaires communistes confirme ce diagnostic et engage le débat sur des solutions.

Le PCF propose des mesures immédiates s'inscrivant d'emblée dans un projet de société où l'humain passe avant la domination de la finance et où la démocratie permet la construction collective des réponses aux besoins de la population.

L'urgence aujourd'hui pour l'hôpital public et les Ehpad :

C’est créer massivement des emplois médicaux et paramédicaux avec plans de formation (100 000 emplois dans les hôpitaux et les 100 000 emplois / an sur 3 ans dans les Ehpad).

C'est donner des droits nouveaux aux personnels et aux usager·e·s pour inventer l'hôpital de demain.

C'est une augmentation d'au moins 300 euros de tous les salaires, avec une revalorisation des grilles indiciaires.

C'est un moratoire sur toutes les fermetures de lits, de services, sur les restructurations, moratoire qui doit permettre une élaboration démocratique de l’évaluation des besoins et des projets médicaux entre professionnel·le·s et leurs représentant·e·s, élu·e·s et associations citoyennes d’usager·e·s.

C'est engager la création d’un pôle public du médicament.

C'est libérer la recherche des logiques de profit.

C'est débloquer immédiatement 10 milliards pour les hôpitaux et les Ehpad.

Malgré le manque cruel de lits, d’effectifs, d’équipements et de moyens de protection engendrés par des années d’austérité, les personnes malades, pendant cette pandémie, ont été prises en charge en toute égalité. Cela a été possible grâce à notre système de financement solidaire, mis en place depuis bientôt 75 ans : la SÉCURITÉ SOCIALE.

La crise sanitaire va peser lourdement sur les comptes de la Sécurité sociale en général, et de l'assurance maladie en particulier, de par la hausse de la dépense hospitalière et surtout par le manque de recettes.

Face à l'offensive capitaliste de privatisation de la protection sociale, nous voulons au contraire en faire un levier de sortie de crise économique et financière en renforçant la Sécurité Sociale.

Nos propositions :

  • Remboursement à 100 % des soins prescrits par la Sécurité sociale pour mettre fin au gâchis financier des complémentaires.
  • Financement de la perte d'autonomie par l'assurance maladie.
  • Tourner définitivement la page de la réforme Macron de casse de notre système de retraites.
  • Financement : mise à contribution des revenus financiers des entreprises (100 milliards en prélevant sur ces revenus une cotisation égale à la cotisation patronale), modulation à la hausse pour les entreprises qui ont une politique anti-sociale ou anti-environnementale. L'augmentation des salaires et l'égalité salariale entre les femmes et les hommes contribuerait aussi à l'augmentation des recettes.

 

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.lafranceencommun.fr/la-sante-d-abord-france

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 09:07
 
Comment bien manger en préservant la planète ? Comment soutenir nos agriculteurs ?

 

Une minorité d’entreprises agricoles sont de plus en plus grandes intégrées aux marchés et aux filières agro-industrielles à la recherche du moins disant social et environnemental alors que beaucoup de petits agriculteurs sont dans une grande précarité. De nombreux jeunes renoncent à s’installer.

Les réformes successives de la Politique agricole commune ont conduit moins de régulation et plus de spéculation, ce qui entraîne une forte volatilité des prix. Le système d’aides directes favorise la concentration de la production, renforce la concurrence au sein de l’Europe et avec de nombreux pays du sud.

Le gouvernement ne porte pas de projet de rupture avec le modèle actuel. Il ne remet pas en cause le libéralisme et le productivisme au nom de la « compétitivité » de l’agriculture. Les stratégies de la grande distribution continuent d’être appliquées sans vergogne. Les gouvernements successifs ont permis aux distributeurs d’avoir les coudées franches. Faute de police des prix, la puissance publique laisse les producteurs subir des prix d’achat souvent inférieurs au coût de production. Pour la distribution, l’accroissement des importations vise à compresser les prix d’achat. Cette dernière qui affiche maintenant l’approvisionnement en fruits et légumes low-cost, de part le globe, aux conditions de dumping social et environnemental quasi affichées.

Le PCF défend l’agriculture paysanne et un nouveau modèle agricole produisant une alimentation saine, accessible à tous ; assurant une juste rémunération aux agriculteurs, comme aux salariés de l’agroalimentaire, notamment les retraites agricoles qui sont désormais protégées grâce à la loi qu’a fait adopter André Chassaigne à l’unanimité.

Une révolution des modes de production est nécessaire pour passer d’un modèle agricole productiviste à une agriculture agro-écologique, respectueuse de la santé des agriculteurs et de la population, protégeant l’environnement et contribuant à la lutte contre le changement climatique. Repenser les systèmes de production est indispensable. La production doit s’orienter vers des systèmes plus écologiques, autonomes et diversifiés. Il faut diminuer fortement l’usage des pesticides et herbicides de synthèse. Aussi, la levée partielle de l'interdiction des néonicotinoïdes est une aberration aux conséquences irréparables. La relocalisation des productions et le développement de circuits de proximité constituent un des fondements de la transition écologique de l’agriculture.

La création d’emplois agricoles directs et la fin de l’exclusion des exploitations les plus fragiles sont indissociables de notre projet car l’agriculture paysanne requiert beaucoup plus d’emplois. Elle vise aussi l’amélioration des conditions de travail : travailler moins et mieux, diversifier les tâches, améliorer la sécurité au travail, mais aussi retrouver le sens du travail avec le vivant.

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.lafranceencommun.fr/un_nouveau_modele_agricole

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 05:54
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
A coeur ouvert - le journal santé du PCF, octobre 2021 - édition Bretagne
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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 08:05

 

Le logement est à la fois un droit reconnu par la Constitution et un bien marchand qui fait l’objet de spéculation. Dans les métropoles, la hausse des prix du mètre carré pénalise les familles, jusqu’à les exclure des grandes villes ou les livrer à la merci de propriétaires peu scrupuleux. Nous devons refuser que le logement soit une marchandise. Le manque de logements dignes et durables à un coût accessible à toutes et tous est un problème majeur de notre pays. Derrière la volonté affichée de favoriser l’accès à la propriété, se cache le désir profond de ce gouvernement de s’attaquer au secteur du logement social. Il représente pourtant un rempart pour permettre à des familles aux revenus modestes de se loger dignement. L’habitat privé insalubre, qu’il soit lié à l’habitat ancien, aux copropriétés dégradées ou à la paupérisation du tissu pavillonnaire est loin d’être un épiphénomène. Dans certains secteurs, le nombre de logements insalubres représente jusqu’à 40 % du parc de logement privé. Dans un contexte de crise du logement, les marchands de sommeil prospèrent sur le dos de la précarité et de la fragilité de familles entières. Au vu de la situation, les réponses ne peuvent pas reposer que sur les épaules des communes. Une intervention publique d’ampleur est nécessaire. Malgré des efforts conséquents autour de la rénovation urbaine, la violation de la loi SRU par certaines communes, la hausse des loyers et la baisse des APL ont aggravé les difficultés des habitant·e·s. Nous affirmons que le droit au logement doit primer et qu’il doit être garanti pour permettre à chaque citoyen·ne, à chaque famille de se loger et de sortir d’une insécurité insupportable. Il est temps qu’émerge un véritable droit au logement pour toutes et tous. Nous proposons :

  • Un arsenal législatif renforcé contre les marchands de sommeil et le déblocage de moyens pour reloger et soutenir dans leurs procédures les victimes de ces délinquants.
  • La construction de 200 000 logements sociaux par an et le renforcement de la loi Solidarité renouvellement urbain en imposant 30 % de logements sociaux en zones urbaines. Des mesures coercitives plus fortes contre les villes qui ne respectent pas la loi doivent être prises.
  • Une aide à la pierre à hauteur de 40 % du coût des opérations pour permettre de construire massivement.
  • Un plan d’action national pour mettre un terme aux copropriétés dégradées et pour la rénovation thermique de l’habitat.
  • Un renforcement de l’encadrement des loyers, avec l’objectif que la proportion du loyer et des charges dans le budget des familles ne dépasse pas 20 % de leurs revenus ; revalorisation de l’APL et suppression de la caution dans le parc privé.
  • L’augmentation des taxes sur les logements vacants et les résidences secondaires dans les zones en déficit de logements.

Plus que jamais, la bataille à mener pour se loger dignement en France doit être une cause nationale.

 

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.lafranceencommun.fr/un_logement_digne_et_durable

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