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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 07:38

Défense : « Une augmentation sans politique de défense nationale au service du peuple et de la paix »

Après dix ans de disettes budgétaires, le gouvernement français vient de décider d’augmenter le budget de la Défense de 3,8 milliards d'euros ces quatre prochaines années afin, selon lui, de faire face à la menace terroriste.

Certes la France doit se donner les moyens humains, matériels et financiers d’assurer en toute indépendance sa défense nationale, comme tout elle doit aussi, et surtout, se donner les moyens de développer ses services publics, son éducation nationale, sa culture, sa recherche, son industrie, et une protection sociale et écologique de très haute qualité.

Or force est de constater que cette augmentation de budget ne se conjugue pas avec une réelle politique de défense nationale au service du peuple français et de la paix dans le monde.

Elle va alimenter le dispositif « Sentinelle » qui est avant tout une opération de communication destinée à rassurer à bons comptes et qui fait jouer à l’armée un rôle qui n’est pas le sien.

Elle va renforcer des interventions extérieures où la France devient la mercenaire d’une Europe forteresse où à l’image du désastre libyen, loin de résoudre les problèmes, on les aggrave. Or combattre les organisations politico-militaires qui utilisent le terrorisme demande une tout autre stratégie, une véritable politique internationale indépendante et la volonté de donner du sens à ce que devraient être aujourd’hui la nation et la République française.

L'augmentation du budget de la Défense se fait sans remise en cause de l’intégration française au commandement intégré de l’OTAN, ni de sa soumission aux ambitions géopolitiques des États-Unis, matérialisées par la mise sous commandement américain de notre porte avion lors de l’opération Chammal.

Cette augmentation se finance par la privatisation d’actifs industriels stratégiques pour l’indépendance de notre nation. Pire suite à l’intervention de François Hollande le 19 février à Istres reprenant le concept belliciste de « dissuasion élargie », elle alimente la menace gravissime d’une confrontation nucléaire avec la Russie à propos de l’Ukraine.

Le PCF considère qu’il est urgent d’ouvrir enfin un véritable débat populaire dans le pays sur la politique de défense nationale et de sécurité collective, visant la paix, la dénucléarisation et le désarmement, que notre pays devrait mettre en œuvre.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 07:28

TRIBUNE.

PAR LE COLLECTIF POUR UN AUDIT CITOYEN DE LA DETTE PUBLIQUE ​

Le 25 janvier 2015, le peuple grec a pris son destin en main. Il a décidé d’en finir avec les politiques d’austérité qui l’ont humilié et plongé dans la misère. Dans les pays victimes de la Troïka et dans bien d’autres pays européens, la victoire de Syriza a été perçue comme un espoir d’en finir avec ces politiques profitables aux puissances financières, désastreuses pour le monde du travail et la société dans son ensemble.

Mais les institutions et les dirigeants européens refusent que le nouveau gouvernement applique ses engagements électoraux, comme le rétablissement du salaire minimum et des conventions collectives. Ils menacent d’interrompre le refinancement de la dette grecque, ce qui impliquerait le défaut de la Grèce et sa possible expulsion de l’euro.

La Banque centrale européenne (BCE), outrepassant son mandat, a déjà coupé sa principale ligne de financement aux banques grecques.

A l’évidence, il s’agit de faire un exemple pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative possible. Les grands médias ont relayé un discours de discorde entre peuples européens : les Grecs, irresponsables, voudraient continuer leurs excès, et les faire payer aux contribuables des autres pays.

La réalité est bien différente. Comme le montrent les études et les audits citoyens de la dette qui se multiplient en Europe, partout l’explosion des dettes publiques est pour l’essentiel le résultat non d’une hausse des dépenses sociales mais de taux d’intérêts excessifs, des fonds publics consacrés au sauvetage des banques après 2008, et de la chute des recettes publiques. Celle-ci a elle-même résulté des cadeaux fiscaux au patronat et de l’évasion fiscale des riches, puis de la crise financière, et, enfin, de l’austérité qui détruit la société et bloque la transition écologique.

En Grèce, une commission d’audit a été mise en place afin de faire la vérité sur la dette grecque. Parlant de son élection en 2012, François Hollande disait qu’elle serait en Europe «un soulagement, un espoir, l’idée qu’enfin l’austérité ne pouvait plus être une fatalité».

Les dirigeants de l’Eurogroupe œuvrent à humilier la Grèce, qui refuse cette fatalité. Face au chantage, le gouvernement grec a signé, le 20 février, un accord temporaire qui limite fortement ses marges de manœuvre. A l’expiration de cet accord en juin, de nouvelles négociations vont décider du sort de la Grèce et de l’Europe. Nous demandons instamment à François Hollande de s’opposer à l’étranglement financier de la Grèce, ce double déni de démocratie par lequel il renie ses engagements devant les Français, et nie le droit des Grecs à décider de leur destin. Nous appelons nos députés, élus de juin 2012, à se rappeler pourquoi et pour quoi ils ont été élus. Nous participerons aux actions conjointes organisées à la mi-juin à l’initiative des mouvements sociaux européens, à partir de nos villages et quartiers, de nos lieux de travail et d’étude, pour dire ensemble : nous sommes avec les Grecs pour la dignité et la justice, pour une autre Europe.

Signataires :Jean-Claude Chailley Résistance sociale Thomas Coutrot Attac Jean-Baptiste Eyraud DAL Pascal Franchet CADTM Cécile Gondard-Lalanne Solidaires Elisabeth Gauthier Transform Bernadette Groison FSU Pierre Khalfa Fondation Copernic Bruno Lamour Collectif Roosevelt Philippe Martinez CGT Joëlle Moreau AC ! Jean Rousseau Emmaüs International Patrick Saurin Sud-BPCE Henri Sterdyniak Economistes atterrés Maya Surduts Collectif pour les droits des femmes. Et Etienne Balibar Philosophe Michel Broué Mathématicien Alain Caillé Sociologue Carmen Castillo Cinéaste Patrick Chamoiseau Ecrivain Eve Chiapello Professeure en gestion Benjamin Coriat Economiste Philippe Corcuff Sociologue Alexis Cukier Philosophe Jean Gadrey Economiste Susan George Ecrivaine Alain Grandjean Economiste ​Vincent Glenn Cinéaste, Coopérative DHR​ Jean-Marie Harribey Economiste Frédéric Lordon Economiste Dominique Méda Sociologue Edgar Morin Philosophe Dominique Plihon Economiste Yves Sintomer Sociologue Patrick Viveret Philosophe Sophie Wahnich Historienne, collectif Interdemos.

Avec le soutien de :​Clémentine Autain Ensemble Eric Coquerel PG Emmanuelle Cosse EE-LV Pierre Laurent PCF Christian Piquet GU.

Ce texte est signable en ligne sur : audit-citoyen.org

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:49

La CGT dans une déclaration nationale constate à l'analyse du bilan 2014 que l'an passé aura été l'année de 7352 suppressions d'emplois. Or, l'âge des postiers de plus de 55 ans étant de 25% dans l'effectif global, un plan de recrutement ambitieux s'imposerait au contraire. La poste a touché pourtant plus d'un milliard d'euros sur 3 ans au titre du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) pour créer de l'emploi, et elle ne cesse d'en supprimer, à travers la fermeture de bureaux de poste à la campagne comme à la ville, la limitation des horaires d'ouverture, la réorganisation des tournées et, à chaque, la dégradation des conditions de travail des personnels comme de service rendu au public.

Un seul objectif guide ce gouvernement et les dirigeants de La Poste: réaliser le profit le plus élevé à court terme. Aucune ambition, aucune perspective n'est annoncée pour développer La Poste à partir de ses activités diverses. Aucune réponse durable aux besoins des usagers et des élus.

La volonté de La Poste de ne pas embaucher se retrouve également sur le taux très élevé de 64% des emplois d'avenir n'ayant pas eu de propositions de contrats. Alors que ce gouvernement propose ce type d'emplois pour aider des jeunes en difficultés à s'insérer, seuls 370 CDI ont été proposés aux 1400 emplois d'avenir.

La précarité se retrouve dans l'augmentation de 7,68% d'intérimaires et il est à noter une augmentation des démissions, des licenciements, des révocations et moins de promotions. A cette précarité s'ajoute le faible niveau de rémunération car 71% des agents ont des salaires inférieurs ou égaux à seulement 2000 euros nets mensuels.

Le taux d'absentéisme pour maladie très élevé, de l'ordre de 6,37%, traduit aussi la dégradation des conditions de travail, la perte de sens du travail pour certains types de personnel qui avait connu la Poste comme service public de plein exercice, et leur usure psychologique face à des réformes néo-libérales et managériales à répétition qui se traduisent à chaque fois par plus de discours de rentabilité, moins d'effectifs.

En 2014, la masse salariale de la Poste a baissé de 3,54%. Le nombre d'agents formés a baissé de 4% et le nombre de jours de formation a chuté de 9%.

Dans le même temps, la Poste réalisait un résultat d'exploitation de 719 millions d'euros, auquel il faut ajouter les 352 millions au titre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE): l'Etat actionnaire principal réclame toujours plus de rentabilité à l'entreprise La Poste, et ne cesse de poursuivre la destruction de cet ancien service public au nom d'une conception du monde purement marchande.

La Poste: un bilan social 2014 toujours plus dégradé et marqué par 7352 suppressions d'emplois
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 19:46

Voici le courrier qui a été lu devant les élus concernés lors de la mobilisation des bibliothécaires brestois à l'occasion de la grève de la semaine passée:

Mesdames et Messieurs les élus,

Cette après-midi, toutes les bibliothèques de Brest sont fermées.

Cela prouve le grand mécontentement de l’ensemble des agents, et leur inquiétude pour le maintien de la qualité du service de lecture publique à l’échelle de la ville.

Ce mouvement social est intersyndical

Nous vous interpellons aujourd’hui sur les moyens humains et financiers mis à disposition pour réussir la réorganisation du réseau dans la perspective de l’ouverture de la Médiathèque des Capucins.

La méthode de concertation utilisée jusque-là (les groupes métiers, points d’étape…) n’a pas donné le sentiment aux agents d’être écoutés par les élus. Les agents sont pourtant les mieux placés pour se rendre compte des besoins sur le terrain.

Nous avons plusieurs fois fait remonter à notre direction ce qui nous semblait dangereux, inadapté, inconcevable… et tenons cette fois à vous l’exprimer directement. La presse et les publics seront également informés :

  • Nous nous opposons fermement au redéploiement des 5 ETP des quartiers vers les Capucins : cela mettrait en danger toutes les actions menées depuis des années en direction de divers publics : classes, crèches, adolescents, publics handicapés, publics éloignés, personnes âgées… Cela rendrait difficile le lien entre les bibliothèques de quartier et les Capucins.

  • Nous considérons que le nombre de postes prévus à ce jour pour la médiathèque des Capucins est largement insuffisant. Ce nouvel établissement, bibliothèque du XXIè siècle, doit offrir de nouveaux services : jeux de plateau, jeux vidéo, accentuation de l’offre numérique, collections particulièrement adaptées aux publics spécifiques…

  • Nous savons qu’avec la dernière proposition d’organigramme, la décision des élus d’ouvrir les dimanches n’est ni réaliste, ni réalisable. Le réseau est solidaire mais les récupérations des temps de travail impacteront trop lourdement les bibliothèques de quartiers, déjà fragilisées par la pénurie de postes.

Monsieur Coatanea nous a dit jeudi dernier que ce projet n’aurait pu être lancé aujourd’hui dans les contraintes budgétaires actuelles. Ce projet a été maintenu et la municipalité en fait une des grandes réalisations de son mandat. L’ensemble du personnel des bibliothèques de Brest s’y investit complètement. Cependant, il faut des moyens à la hauteur du projet : ce serait se moquer du public de proposer un bel écrin…vide.

Régulièrement, le réseau des bibliothèques de Brest est cité en exemple pour ses innovations, son organisation, son sens du service public, son taux d’emprunt. La politique d’austérité répercutée à l’échelle de la ville menace clairement cette réussite publique. Nous ne laisserons pas saper le travail de plusieurs années.

Suite aux événements de janvier, nos gouvernants n’ont cessé de réaffirmer l’importance de la culture et de l’éducation. Les bibliothèques sont un élément essentiel de cette ambition républicaine !

Les désarmer aujourd’hui serait irresponsable.

Nous vous demandons de trouver des solutions adaptées. Sans réponse satisfaisante de votre part d’ici le 7 mai, un nouveau préavis de grève sera déposé.

L’ensemble du personnel des bibliothèques de Brest, en AG le 28 avril 2015.

Intersyndicale : CGT, CFDT, FO, UNSA

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 11:38

Voici le lien d'une pétition que je vous propose de signer pour soutenir le combat des bibliothécaires afin de défendre un réseau brestois de bibliothèques publiques efficace et ouvert à tous et des moyens à la hauteur du projet de la grande médiathèque des Capucins !

Voici également des articles du Télégramme et de OF sur la lutte des bibliothécaires brestois.

Plus de 80% de grévistes pour exiger des moyens humains et financiers pour la nouvelle grande médiathèques des Capucins et le maintien de postes dans les bibliothèques de quartier.

Petit reportage sur la mobilisation à voir jusque mardi sur France 3 Iroise (à partir de 2'10" dans la vidéo du mardi 28 avril).


Erwan Rivoalan, bibliothécaire à Brest, membre du Bureau Exécutif du PCF Finistère.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 08:38

Hôpital de Morlaix. Il faudra trouver deux millions d'euros:
http://www.ouest-france.fr/hopital-de-morlaix-il-faudra-trouver-deux-millions-deuros-3372256

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 07:21
Ouest-France
Morlaix Communauté. L'eau et l'assainissement au cœur des débats

Le conseil communautaire avait lieu lundi soir, à la chambre de commerce et de l'industrie. Transfert de compétences, subventions... Le point sur les délibérations marquantes.

Un transfert de compétence qui passe mal

C'est le point qui a le plus mobilisé les débats, lundi soir, durant le conseil communautaire. Une étude a été entamée, en 2012, pour définir la faisabilité du transfert de la compétence "eaux et assainissement", des communes et syndicats à la communauté d'agglomération. "L'idée est d'actualiser et d'aller au bout de cette étude, qui n'est jamais allée à son terme", explique Jean-Luc Fichet, président PS de Morlaix communauté.

La délibération a été adoptée, mais deux élus ont voté contre la poursuite de l'étude, dont Jean-Michel Parcheminal, maire divers gauche de Plounéour-Ménez. Il a dénoncé un transfert de compétence qui ferait de certaines communes "des coquilles vides ou des communes annexes".

Agnès Le Brun, maire UMP de la ville de Morlaix, ainsi que l'ensemble de son groupe, se sont abstenus "sur les modalités, mais pas sur le fond", a-t-elle déclaré, évoquant des mutualisations qui deviennent des "remèdes miracles".

"Ce n'est pas de la mutualisation à outrance, c'est un transfert de compétence, a défendu Guy Pennec, maire divers gauche de Plourin-lès-Morlaix. C'est un manque de vision à long terme que de le refuser."

15 000 € de subventions pour l'Adess

L'association de développement de l'économie sociale et solidaire bénéficie cette année d'une subvention de 15 000 €. Insuffisant pour Sarah Noll, élue sans étiquette de l'opposition à la ville de Morlaix, qui escomptait une subvention de 20 000 € : "On chipote pour 5 000 €, ce qui n'est pas une somme extravagante, a-t-elle déclaré, l'Addess fait beaucoup, c'est un secteur économique important, peut-être plus que l'agriculture."

Intransigeant, Jean-Luc Fichet a rappelé que "le but est de maintenir les subventions à leur niveau de l'année précédente".

Jean-Guy Guégen, maire UMP de Carantec, a lui souhaité connaître "l'intérêt de la monnaie locale dans l'économie", promue par l'Adess.

La Région aide les montées de débit Internet

Morlaix communauté devait participer à hauteur de 426 260 € pour réaliser des opérations de montée en débit. Ces travaux permettent d'offrir des connexions Internet plus performantes aux usagers.

Finalement, la Région offre 234 673 € de subventions sur ces travaux, ce qui réduit la participation de Morlaix à 191 587 €. Une délibération qui ne s'est vue opposer aucun refus...

60 000 € pour Entre Terre et Mer

L'association des Fêtes maritimes en baie de Morlaix bénéficie de la même somme qu'il y a deux ans, lors de la dernière édition d'Entre Terre et Mer à Morlaix.

Sarah Noll a regretté que les associations et les acteurs locaux ne soient pas davantage invités à être "impliqués" dans le fonctionnement de la fête.

Agnès Le Brun a rétorqué qu'il existait déjà le rendez-vous Bel été, "qui fait rayonner les associations locales. Et nous n'avons pas d'ingérence à avoir dans le fonctionnement interassociatif".

http://www.ouest-france.fr/leau-et-lassainissement-au-coeur-des-debats-3381912

Article du Télégramme, 6 mai 2015

Article du Télégramme, 6 mai 2015

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 07:17

Permanences des élus d'opposition, à l'écoute des morlaisiens, tous les samedis de 10h à 12h:

samedi 9 mai : Ismaël Dupont
samedi 16 mai : Michèle Abramovicz
samedi 23 mai : Jean-Paul Vermot
samedi 30 mai : Jean-Pierre Cloarec
samedi 6 juin : Guenaëlle Clech
samedi 13 juin : Sarah Noll
samedi 20 juin : Loïc Digaire
samedi 27 juin : Elisabeth Binaisse

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 07:15

Voeu des 8 élus d'opposition (PS- Coopérative citoyenne- Front de Gauche) rédigé et lu par Jean-Paul Vermot.

La situation de l’hôpital de Morlaix a été présentée dans la presse la semaine dernière.

Le budget du centre hospitalier des Pays de Morlaix présente un déficit en 2014 de 2 millions d’euros.

Et cette année encore, malgré des efforts constants du personnel, la Directrice de l’hôpital souligne que les dotations de l’Etat vont baisser : « du coup, le financement qui nous est octroyé par l'Assurance-maladie va diminuer de 1 %, cette année ».

Par ce vœu, le Conseil Municipal de Morlaix souhaite réaffirmer son attachement à son Centre Hospitalier, garant d’une bonne prise en charge de la santé de l’ensemble de nos concitoyens.

En effet, entre suppression de jours de RTT pour le personnel, tarification à l’acte de l’activité, l’enjeu, pourtant vital, de la prise en charge de la santé publique semble quelquefois passer derrière les considérations comptables.

Derrière la disparition de 20 « équivalents temps plein », ce sont bien 20 emplois qui disparaissent de notre territoire, 20 emplois au service de la prise en charge des malades, notamment dans le secteur de la psychiatrie.

La Bretagne est riche et équilibrée grâce à ses villes moyennes, comme la notre. Mais nos villes moyennes ne résisteront que si elles sont en capacité d’offrir des services qui conservent leur attractivité. C’est pour l’hôpital, un cas d’espèce.

Les collectivités ne sont pas seules soumises aux réductions de dotations, et nous nous sommes, en ce Conseil, unanimement associé afin d’en souligner les dangers.

Aujourd’hui, par ce vœu, nous exprimons la nécessité de conserver le niveau des financements publics qui permette au Centre Hospitalier d’agir chaque jour à la guérison de nos concitoyens, mais au-delà, d’être le cœur des politiques de prévention qui doivent se renforcer.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 07:11

Voeu pour une minorité respectée

Rédigé et lu par Sarah Noll
Conseil municipal du 7 mai 20
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Motion proposée par la minorité municipale : Michèle Abramovicz, Elisabeth Binaisse, Guenaëlle Clech, Jean-Pierre Cloarec, Loïc Digaire, Ismaël Dupont, Sarah Noll, Jean-Paul Vermot

Il se dit en politique que l’on apprécie une majorité à la façon dont elle traite sa minorité. Si c’est le cas, nous pouvons dire que la majorité est de piètre qualité.
Cette 1ère année de mandat a été marquée par un manque total de transparence et de diffusion d’information envers la minorité morlaisienne. Cela doit faire partie de la politique globale de Mme Le Maire puisque, de la même façon, les syndicats ne reçoivent pas de réponses à leurs courriers et nos nombreuses suggestions de diffuser les comptes rendus des conseils municipaux sur le site de la ville de Morlaix se heurtent à une fin de non-recevoir.
Ceci étant les derniers évènements marquent le pli de cette politique. La minorité municipale vient d’être écartée du Comité Technique et du Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail, deux instances où elle siégeait et où les représentants de salariés n’ont désormais plus en face d’eux aucun représentant d’une vision alternative des relations avec le personnel municipal. La raison avancée par Madame Le Brun: une loi réduit le nombre de représentants municipaux, mais en aucun cas elle ne précise que cela doit se faire au détriment de la représentation minoritaire. La vrai raison : Mme Le Maire a peur que la majorité municipale soit mise en minorité sur certaines questions dans une instance qui reste consultative. Elle a d’ailleurs précédemment ignoré un vote où elle avait été mise en minorité. Il semble que pour éviter de travailler dans un véritable esprit de concertation avec les salariés, elle préfère s’assurer de toujours conserver la majorité ! Notons en passant un manque total de respect envers la minorité municipale, car aucun courrier ne nous a été envoyé pour nous informer de ces changements.
Nous ne nous étendrons pas sur l’absence de siège de la minorité au comité technique de l’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine, ni sur la façon dont toutes les questions importantes sont réglées en bureau du maire, échappant au travail d’analyse et de débat qui devrait être celui des commissions.
Nous nous contenterons d’émettre le voeu que cette citation de Paul Ricoeur fasse un jour partie de la culture de Mme Le Maire : «Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c'est-à-dire traversée par des contradictions d'intérêt et qui se fixe comme modalité, d'associer à parts égales, chaque citoyen dans l'expression de ces contradictions, l'analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d'arriver à un arbitrage».

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