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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:52

Le 30 novembre 2015

Monsieur le Préfet,

Du 16 au 23 novembre dernier, vous avez organisé une consultation publique afin de recueillir l'avis des citoyens sur votre projet d'arrêté d'ouverture des travaux. La participation a été massive et pour l’essentiel opposée à ce projet comme elle l’avait été comme pour l'enquête publique qui s'est déroulée du 25 octobre au 25 novembre 2010.

Le collectif Le Peuple des Dunes en Trégor vous demande de ne pas signer cet arrêté afin de respecter :

· La démocratie : les citoyens, les professionnels de la mer, les responsables économiques, les associations de protection de l'environnement, les associations dont l'activité est liée à la mer, LPO, Surfrider... se sont exprimés massivement contre ce projet

· les élus des communes riveraines et des parlementaires costarmoricains et finistériens opposés à ce projet

· Les 154 000 signataires, au niveau national, de la pétition en ligne sur Avaaz contre ce projet

· Les 4 000 manifestants à Trébeurden en mai 2012

· Les 7 000 manifestants à Lannion en janvier 2015

· Les 1 000 manifestants sur la plage de Tresmeur à Trébeurden en Novembre 2015

· Les avis des experts qui ont clairement exprimés un avis réservé, très réservé ou défavorable

· Les directives européennes

· Les sites Natura 2000 de Côte de Granit Rose et de Morlaix

· La réserve naturelle des Sept îles gérée par la Ligue de Protection des Oiseaux avec l'aide de l'Etat

· Les emplois locaux non délocalisables

· Les engagements de la plupart des têtes de liste aux élections régionales de cette fin d'année

Le président de la République a déclaré à propos du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes :

http://www.challenges.fr/france/20121116.CHA3220/francois-hollande-defend-l-aeroport-du-grand-ouest.html

I. "Mais, en même temps, il y a aussi la force du droit et la primauté de la volonté, non seulement de l'État, mais des élus, et au-delà même des alternances politiques"

Pour ce projet, le président précise clairement que cet aéroport se fera puisque telle est la volonté des élus locaux ; Dans le Trégor, les élus sont opposés et ce projet se ferait ? où est la cohérence ?

II. M. François Hollande rappelle que tous les recours ne sont pas encore épuisés. http://www.presseocean.fr/actualite/futur-aeroport-25-09-2015-170944

Dans une interview à « Aujourd’hui en France », à propos de la prochaine Conférence COP21 sur le climat. À la question « L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit-il voir le jour ? », François Hollande répond : « Toutes les concertations et les expertises possibles ont été organisées, mais les recours ne sont pas encore tous épuisés ».

Le président précise que les travaux ne commenceront pas tant que tous les recours n'ont pas été purgés

Pour le projet contesté en baie de Lannion, Lannion Trégor Communauté, Trébeurden Patrimoine et Environnement et quelques associations ont déposé un recours en annulation du décret ministériel accordant la concession devant le Conseil d'État . Si la parole du président de la République est respectée et si l’administration fait preuve d'un minimum de cohérence, les travaux dans la baie de Lannion ne devraient pas commencer.

Pour toutes ces raisons, M. le préfet, le collectif Le Peuple des Dunes en Trégor, vous demande de ne pas signer l'arrêté d'ouverture des travaux. M. le ministre E. Macron a déclaré lors d'une réunion à Bercy que ce dossier avait été mal administré, que c'était un échec, qu’aujourd’hui un tel projet ne serait pas instruit de cette manière. M. le Préfet, ayez le courage de le reconnaitre. Respectez l’avis de vos concitoyens Bretons et de leurs élus, puisqu’après tout, ce sont eux le Peuple de France.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de notre haute considération

Alain Bidal

Président du Collectif Le Peuple des Dunes enTrégor

Maison des associations

22560 Trébeurden

Tél.: 02.96.23.67.60 - 06.32.21.76.03

peupledesdunesentregor.com

peupledesdunesentregor@gmail.com

www.facebook.com/peupledesdunesentregor

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:46

Extraction de sable : l'écrivain Kenneth White saisit sa plume
http://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/extraction-de-sable-lecrivain-kenneth-white-saisit-sa-plume-3877709

Kenneth White prend sa plume :

« À un moment où les esprits sont emplis de terreur et d’horreur devant le spectacle de vies fauchées, où il est question dans la nation d’ « union sacrée », d’« état de siège », de « patrie en danger », il peut sembler inconvenant, voire indécent, d’évoquer le cas de quelques arpents de sable sous-marin de la côte bretonne.
Il n’en est rien.
Dans un contexte global qu’il ne faut pas perdre de vue, le sable breton a la même fonction symbolique, la même signification profonde, que quelques kilos de sel en Inde à l’époque de Gandhi.
L’affaire du sel indien, base de l’existence sur le continent, et sur lequel insistait Gandhi, fut le point de départ d’une levée en masse contre l’Empire britannique sur lequel celui-ci imposait une taxe. Avec le sable breton, nous avons affaire à un empire bien autrement puissant, bien autrement sournois, bien autrement malin que l’empire britannique. C’est l’empire d’une économie axée uniquement sur le profit, sur l’exploitation inconsidérée et éhontée des « ressources » de la Terre, sur la commercialisation de tout.

Au mépris total du peuple et de ses représentants

La protestation armoricaine qui s’est exprimée massivement dans la première enquête publique, ensuite par des manifestations et des pétitions, contre le projet d’extraction de milliers de tonnes de sable coquillier sur une dune de quatre kilomètres carrés située entre deux zones protégées par la convention Natura 2000, et qui entraînerait des conséquences néfastes sur toute l’économie de la région, ne relève pas d’un régionalisme fermé au modernisme macronique, d’une idéologie identitaire locale, encore moins d’une mystique du sol, mais de quelque chose de beaucoup plus profond : le rapport entre l’être et la Terre, entre l’esprit et l’espace. Quelque chose que beaucoup de contemporains, malgré tout un discours écologique ambiant, n’arrivent pas encore à comprendre.

Que la procédure des « autorités » ait été jusqu’ici scandaleuse, faite au mépris total du peuple et de ses représentants élus, est maintenant évident pour tous. Et voilà qu’on propose à la population, comme palliatif, et en comptant sans doute sur la lassitude, une deuxième enquête publique. On s’exécutera, avec un Non massif, pour qu’il ne puisse pas être dit que le peuple, en fin de compte, s’est tu. Mais qui ne peut y voir autre chose qu’un misérable leurre, afin que les décideurs puissent proclamer qu’ils ont écouté la voix du peuple, avant de signer définitivement le permis de massacrer.

Le SOS (« Save our Sand ») lancé par l’association Le Peuple des Dunes n’est pas un jeu de mots anodin, c’est un cri du cœur, mais derrière le cri du cœur il y a une lucidité froide. Une lucidité froide qui peut être la base d’un mouvement radical dans les domaines de la politique, de l’économie et de la culture.

La résistance armoricaine

Je termine en citant Michelet, le grand historien qui cessa d’écrire sur l’Histoire pour se tourner vers la montagne et la mer. Dans son Tableau de la France, il présente la « dure Bretagne » comme « la force de la France entassée au bout de la France », comme un pays marqué par « un génie indomptable de résistance et d’opposition intrépide ».

A bon entendeur, salut. »

Kenneth White

http://www.letregor.fr/2015/11/30/extraction-de-sable-le-cri-du-coeur-de-kenneth-white/

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:32

« NOS VIES D’ABORD ! » - PENSIONS, RÉVERSION, SANTÉ, FISCALITÉ, PERTE D’AUTONOMIE, UNE SOCIETÉ POUR TOUS LES ÂGES

« En ces temps de choc inouï et durablement éprouvant, une priorité s’impose : convoquer l’intelligence civique et citoyenne, rassembler les énergies vitales et les consciences disponibles, qui ne manquent pas, afin de retrouver le chemin de la pensée et de la raison dans le cadre républicain. Et surtout ? Résister ! Oui, résister aux terroristes, à la tentation de l’idéologie sécuritaire, aux injonctions guerrières, à la connerie mortifère de ceux qui veulent capitaliser sur les morts et la barbarie. Résister, c’est vouloir comprendre et réfléchir. Résister, c’est aussi se doter de régions plus humaines, cela passe donc par les urnes, en refusant démocratiquement les failles les plus sombres de notre société. Voilà ce que résister signifie. Aujourd’hui. Et demain. »

► Malgré l’état d’urgence, les retraité-e-s continuent d’exiger l’abandon des mesures régressives concoctées par le patronat et les tenants de la finance avec la complicité des gouvernements successifs. Elles et ils veulent des conditions de vie en adéquation avec les énormes possibilités scientifiques, techniques et économiques d’aujourd’hui. Les opérations de « com » ne suffiront pas.

► Refusant de tirer enseignement de l’échec de sa politique, le gouvernement maintient le désastreux cap de la purge sociale. Des millions de retraité-e-s, notamment les femmes, dont les revenus sont en-deçà du seuil de pauvreté, vivent les restrictions dans l’accès à la santé et aux soins, aux transports, à un logement digne, aux loisirs et à la culture.

► Ces restrictions seront aggravées par la loi de finance 2016 qui ampute les budgets de la santé, de l’Assurance maladie ainsi que ceux des collectivités locales, ce qui les contraindra à réduire les services publics de proximité que sont les transports, les maisons de retraite ou l’aide aux personnes âgées ou à augmenter les impôts. Les fumeuses opérations de communication d'Hollande et Valls autour des « exonérations fiscales », n’apaiseront pas les colères.

Pensions, réversion, santé, fiscalité, perte d’autonomie, une societé pour tous les âges !
Des politiques cruelles pour les retraité-e-s

Le durcissement des conditions d’obtention de la retraite, (allongement récent à 63 ans pour la retraite complémentaire), le blocage des pensions (minable 0,1% au 1er octobre), l’indexation du niveau des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, l’allongement de la durée de cotisation, l’invention d’une taxe de 0,3%(casa) pour les retraité-e-s imposables sont autant de décisions très négatives pour les retraité-e-s, plus de 900.000 retraité-e-s modestes matraqués par l’impôt.

Ces décisions sont injustes en aggravant encore les inégalités. Elles sont inefficaces car, dès lors que les salariés ou les retraités ont moins d’argent pour acheter ce dont ils ont besoin, l’économie ne pourra pas repartir et le chômage continuera d’augmenter.

Les choix gouvernementaux sont donc absurdes, sauf pour les fonds financiers et les grandes sociétés transnationales qui augmentent sans cesse leurs profits et les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires.

L’alternative existe, faisons la vivre

Dans cette situation, avec les désillusions et les écœurements accumulés, la droite et l’extrême droite se voient déjà au pouvoir. Elles considèrent les prochaines élections régionales de décembre comme un marchepied pour 2017 et l’occasion de faire pire encore dans la politique de recul social au profit du grand capital.

Comme le gouvernement actuel, ils conçoivent la question de la retraite, des « aînés » ou autres « vieux », uniquement comme une charge économique, en témoignent les réformes Balladur et Juppé. Il faut donc culpabiliser ceux qui vivent trop longtemps pour leur piquer leurs acquis à reverser aux tenants de la finance, puis faire preuve de compassion et les assister lorsque la paupérisation sera là.

Nous voulons faire vivre l’idée que le droit à la retraite est un choix de société essentiel qui suppose d’intégrer pleinement dans les politiques publiques mises en œuvre la notion de société pour tous les âges.

Cela nécessite d’émanciper pleinement toute la succession des âges sociaux, d'offrir à chacun des formations initiales de haut niveau, d'éradiquer le chômage, d’abord des jeunes, de désaliéner le travail, d'organiser une sécurité d’emploi et de formation, favorisant une vie hors travail riche, ouvrant ainsi la perspective de plusieurs dizaines d’années d’activités « retraitées » en bénéficiant d’une retraite par répartition indexée sur les salaires.

Cette politique du « vieillissement » dépasse la seule politique de la vieillesse. Elle fait face aux défis posés par les évolutions démographiques en poursuivant le principe d’une solidarité intergénérationnelle, mais elle implique que soient déployés les moyens financiers nécessaires et que soient accordés aux personnes âgées le pouvoir pour faire valoir de nouveaux droits.

« Nos vies…votre vie, d’abord »

Les retraité-e-s veulent avoir les moyens de vivre, de se projeter dans l’avenir, pouvoir participer à la vie sociale, avoir un rôle à jouer dans la société. De bonnes retraites et un service public nouveau peuvent considérablement encourager, amplifier, enrichir ces activités contribuant à construire une autre société.

C’est à partir de cette conception que nos candidats aux prochaines élections régionales abordent les questions de santé et d’accès aux soins, des établissements hospitaliers de proximité, des établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), de fiscalité, de traitement des pensions, de déplacement, d’habitât, d’accès aux services publics, à la culture et aux loisirs.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:29
ASSOCIATION MORLAIX - WAVEL : : Ventre de Céramiques

VENTE DE CERAMIQUES

Nous vendrons nos céramiques, les dimanches : 6 décembre au marché de Noël à Traon Nevez (Le Dourduff) , 13 et 20 décembre sur le parvis de la librairie Dialogues (Morlaix).

Ces céramiques sont achetées en Palestine (Hébron) et l’argent de la vente est utilisé pour l’achat de matériel scolaire pour les élèves et les étudiants (y compris les réfugiés syriens) du camp palestinien de Wavel (Liban).

Grâce à votre solidarité, nous finançons, depuis 2010, l’achat de fournitures scolaires.

Nous agissons également, suivant les résolutions de l’ONU, pour la reconnaissance de l’état palestinien et pour le retour des réfugiés Merci pour votre solidarité

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 21:01

La paix selon Netanyahou ou le viol du droit international comme préalable

http://www.france-palestine.org/La-paix-selon-Netanyahou-ou-le-viol-du-droit-international-comme-prealable

A la faveur de l’onde de choc provoquée par les attentats de Paris et du chaos syrien, B. Netanyahou, qui ne recule devant aucune énormité, a évoqué devant B. Obama la nécessité pour les États-Unis de reconnaître la « souveraineté israélienne » sur le plateau du Golan.

Ressentie pour ce qu’elle est, à savoir une provocation à l’égard de tous les pays de la région, elle s’est accompagnée, dans la presse israélienne, de plusieurs prises de position dans le même sens. La plus remarquable en matière de filouterie ou de gangstérisme sémantique est sans doute celle de Zvi Hauser, ancien secrétaire du cabinet du Premier ministre, appelant à « mener un dialogue constructif avec la communauté internationale quant à la modification des frontières au Moyen-Orient » depuis 1967, la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan devant servir « l’intérêt général en stabilisant la région ».

On croit rêver. Mais oui, on est bien en effet au cœur du cauchemar proche-oriental et on peut compter sur l’inventivité des dirigeants israéliens pour tenter d’y imposer leur novlangue et occulter les destructions de villages et l’expulsion de la majorité de la population syrienne après 1967.

Ils demandent tout simplement qu’on leur reconnaisse le doit de violer la Charte des Nations Unies qui postule l’inadmissibilité des conquêtes par la force.

Même attitude, avec d’autres mots mais avec la même arrogance, quand B. Netanyahou propose à John Kerry d’assouplir les mesures entravant la vie des Palestiniens de Cisjordanie… en échange de la reconnaissance du droit d’Israël à étendre les « blocs de colonies » !

L’occupation et la colonisation étant ce qu’elles sont, la situation en Palestine occupée et en Israël reste dramatiquement tendue : depuis début octobrequelque 120 morts, victimes pour plus des 5/6 d’entre eux des tirs israéliens, 12000 Palestiniens blessés dont 3000 par balles (balles « réelles » dans un grand nombre de cas). Les manifestations se poursuivent en étant réprimées avec la même violence, quant aux attaques au couteau, réelles ou imaginaires, elles se soldent toujours par de pures et simples exécutions extra judiciaires.

On est installé là dans une logique de domination et d’écrasement de l’autre qui ne peut mener qu’au chaos.

La France va-t-elle continuer longtemps à détourner les regards, à laisser sans réagir proférer de telles énormités et à s’exonérer de toute intervention politique sur la Palestine aux Nations Unies ?


--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)

La paix selon Netanyahou ou le viol du droit international comme préalable
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:58
Le FN, allié du capital et ennemi du peuple

Pour le peuple, contre le Front national

Collectif, éditions Le Temps des Cerises, 104 pages, 10 euros.

À ceux qui pensent que le Front national est un ami qui vous veut du bien, à ceux qui trouvent que le Front national est un ennemi qui s'exprime trop bien, la lecture de Pour le peuple, contre le Front national permettra de repartir du bon pied. Car le FN est un adversaire résolu du peuple. À travers sept textes (Pierre Laurent, Alexis Corbière, Matthias Tavel, Christian Piquet, Roger Martelli, Pierre Ivorra, Yvon Quiniou et Samir Amin), l'ouvrage collectif édité par le Temps des Cerises offre explications sur les raisons du succès du parti d'extrême droite (rai-sons politiques, économiques, sociales et idéologiques) tout en déconstruisant la démagogie de son programme nuisible. Le FN serait antisystème ? Contre la finance internationale ? Social ? Proche du peuple ? C'est plutôt un « excellent garant de la pérennité du libéralisme et du capitalisme, et un élément clé du verrouillage politique, d'autant plus efficace qu'il se présente comme l'inverse », rétorque, dans sa tribune, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

« À chaque fois que les intérêts du peuple sont en jeu, Marine Le Pen choisit les diversions et les divisions », poursuit Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, avec Matthias Tavel. Des exemples ? Pierre Ivora en fournit de nombreux. En cas de conflit social, le Front national est systématiquement du côté de la direction et du patronat, et vilipende à l'envi grévistes et syndicalistes. Il est contre l'augmentation du Smic, favorable au présidentialisme de la Ve République et hostile au logement social. Marine Le Pen s'est aussi prononcée pour le remboursement de la dette par la Grèce car « une dette est une dette ». Dans ce discours, nulle trace d'une dénonciation des dettes illégitimes qui asservissent et précarisent les peuples. Sans s’attaquer au totalitarisme des marchés et de la finance reine, comment la présidente du FN pourra-t-elle rétablir les services publics qu’elle prétend vouloir sauver, tout en faisant de la réduction des déficits sa priorité ? Avec la préférence nationale ? Une proposition mensongère, et dangereuse car elle instaure l’inégalité, en la légitimant par la stigmatisation de boucs émissaires.

Au fond, le FN épargne les causes réelles de problèmes uniquement évoqués pour « rabattre la critique du système sur (des) thèses xénophobes », accuse Pierre Laurent. « Il ne suffit pas au capital qu'il y ait inégalité : il faut qu'elle soit légitimée par des considérations de couleur de peau, d'origine, de culture, de religion ou d'orientation sexuelle », analyse l'historien Roger Martelli. Le capital trouve ainsi dans le FN un allié de taille. Le peuple y trouve un ennemi, qui cherche à le diviser pour l'empêcher de rester maître de son destin collectif

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:53
Vous avez dit tricolore ?

L'HUMANITE

Vendredi 27 novembre

Patrick Apel-Muller

L'appel aux Français à pavoiser leurs habitations vendredi, lancé par le président de la République en hommage aux victimes des tueries de Paris, suscite des sentiments mitigés. L'injonction rappelle des images des États-Unis et certains estiment qu'il n'y a qu'un pas du patriotisme au Patriot Act, qui a placé les libertés sous clef outre-Atlantique. De fait, le drapeau tricolore a souvent été brandi par ceux qui voudraient effacer le bleu et le rouge ¬ qui incarnent l'irruption du peuple de Paris au premier rang de la scène politique à l'aube de la Révolution française ¬ pour ne garder que le blanc, souvenir de la monarchie. Bien sûr, ses couleurs ont couvert parfois les menées haineuses du nationalisme, les conquêtes sanglantes du colonialisme, l'atroce boucherie de la Première Guerre mondiale ou les répressions de la contestation. Pour autant, ces dernières effacent-elles ces Marseillaise chantées et la bannière brandie sur les barricades des révolutions du XIXe siècle ¬ notamment sur celles de la Commune ¬, les brassards des FFI, l'élan formidable du Front populaire quand les couleurs nationales mêlent leurs plis à ceux du drapeau rouge ? Ne faut-il pas plutôt répliquer avec Alexandre Dumas : « Et le drapeau, morbleu ! Il ne faut pas laisser un drapeau aux mains de l'ennemi, même quand ce drapeau ne serait qu'une serviette ! » L'ambiguïté naît aujourd'hui de la rhétorique guerrière que brandit le pouvoir, d'une dérive sécuritaire qui évoque « l'ennemi intérieur » et juge secondaires les libertés, d'un culte d'une identité fermée qui oublie l'égalité, des tentations d'amalgames qui minent la fraternité.

« Vive la nation ! »

Un débat sous-tend les réactions de malaise, celui qui fait rage autour de l'idée de nation. L'extrême droite la conçoit comme un espace fermé, figé dans une histoire ancienne, défini par une référence chrétienne, lieu d'opposition et de résistance au vaste monde hostile. À droite, on n'en est pas si loin, sacralisant une notion réduite à une culture ou à des modes de vie. Si l'idée de nation chemine au long cours, avec ses esquisses moyenâgeuses, ses premières incarnations (Jeanne d'Arc, par exemple), c'est en 1792 et 1793 qu'elle se refonde spectaculairement. Le « Vive la nation ! » proclamé à Valmy par des citoyens soldats opposés à des mercenaires affirme l'irruption de la souveraineté populaire sur un territoire et un destin. Elle témoigne qu'un nouveau contrat social s'échafaude ; elle est un projet et une communauté. Loin de rejeter l'étranger, elle trouve aussi ses sources dans la déclaration de paix au monde proclamée en 1790, dans un esprit qui destine à tous la liberté et l'émancipation. Cette république accueillante allait, grâce au droit du sol, définir les règles les plus démocratiques de l'accès de tous à la citoyenneté.

L'écrivain allemand Goethe ressent immédiatement cet élan et voit « l'aube d'une nouvelle ère pour l'humanité ». Jaurès poursuit ce sillon et promeut « la pensée ouvrière complète », qui allie « l'Internationale et la nation », non pas comme un mariage de raison mais comme l'aboutissement de l'un et de l'autre. La nation, comme la République, devient alors une ambition de démocratie et de progrès social, un partage. Elle n'est pas l'enclos privatif mais l'ouverture à l'autre. En trouve-t-on une trace dans le bréviaire libéral d'Emmanuel Macron ? Est-ce cela que les discours de François Hollande et, pire encore, de Manuel Valls ont mis en avant depuis le carnage du 13 novembre ? Poser la question, c'est y répondre.

Liberté-Égalité-Fraternité

Que les dispositifs de protection des populations soient améliorés au plus vite est une exigence. Doit-elle passer par une obsession sécuritaire qui menacera plus sûrement les libertés que le terrorisme ? Tout ce qui ampute la devise républicaine sème la division et affaiblit dans les chaos du monde. Que fait-on de l'égalité quand les discriminations persistent, les stigmatisations fleurissent, les écarts de richesse bondissent ? À droite, et cette petite musique séduit dans certains rangs socialistes, on préfère se pencher sur « l'identité », celle que meurtrirait et bafouerait l'arrivée d'étrangers, selon la glose de Marine Le Pen. Il s'agirait en quelque sorte de réagir à l'injustice par l'exclusion des plus pauvres. Quant à la fraternité, elle est réduite au plus proche, selon le catéchisme du FN, ou limitée à une fraternité d'armes dans une guerre des civilisations, elle n'est plus un horizon mais un cachot ou un mot creux.

Penser plus loin que la gâchette

La rengaine était entonnée à droite et voilà que Manuel Valls reprend le refrain de « la culture de l'excuse ». Comme si quiconque, et notamment parmi les progressistes, excusait de quelque façon que ce soit le parcours sanguinaire des tueurs de Daech ! La formule a la vocation d'un sens interdit : interdit de chercher qui furent les premiers parrains de Daech (à la CIA, notamment) ; interdit de constater que les guerres de civilisation ou les guerres au terrorisme ont semé le pire en Irak, en Libye, en Syrie ; interdit de pointer combien les injustices en France et dans le monde sont un terreau propice aux désespoirs fanatiques ; interdit de constater que l'empire américain a partout mis le feu et qu'il est temps que l'ONU prenne les affaires en main en respectant les peuples ; interdit de dire qu'il est temps que les couleurs du drapeau tricolore soient ravivées afin que tous, d'ici ou d'ailleurs, recherchent ses plis. Excusezmoi, mais dans ces colonnes, nous essaierons toujours de penser plus loin que la gâchette ou les poses martiales

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:08
COP 21 - Le capitalisme se fout de la planète
►Climat, plus possible de reculer. Il est urgent de prendre des décision pour réduire le réchauffement climatique.
►Agir pour préserver le climat, c'est agir pour construire un monde solidaire dans une approche nouvelle de la mondialisation qui place en son cœur le développement humain durable, la coopération et la paix. Nous devons inventer, ensemble, un nouveau mode de développement responsable, respectueux de la nature en dehors du libre-échange mondialisé qui est une catastrophe sociale et écologique
►Alors que 1% les plus riches détiennent la moitié du patrimoine mondial (soit près de 130.000 milliards de $), ce n'est pas aux peuples de payer. Les chefs d'Etats réunis doivent se hisser à la hauteur des enjeux et décider d'un plan contraignant.

195 chefs d’État et l'Union européenne se réunissent au Bourget du 30 novembre au 11 décembre afin de négocier un accord pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C au plus.

Plus possible de reculer

Avec cette conférence internationale sur le climat, présidée par la France, sous l'égide de l'ONU, « le genre humain a une nouvelle fois rendez-vous avec son avenir » souligne à juste raison Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. En effet, un échec supplémentaire comme celui de Copenhague en 2009, serait désastreux. Tout retard pris serait catastrophique pour le quotidien de milliards de personnes dans le monde et celles des futures générations. Or, on le sait, les propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) formulées par les chefs d’État, à l'heure actuelle, conduisent à un réchauffement de 3°C. Si cela devait être confirmé la vie deviendrait rapidement insoutenable. Il est donc urgent de réduire fortement l'utilisation des énergies carbonées (gaz, pétrole, charbon) qui émettent les GES responsables du réchauffement climatique.

Face à cet enjeu, nous ne pouvons pas laisser les chefs d’État décider seuls car trop d'intérêts sont en jeu pour nos vies. L'égoïsme des grandes puissances, des pays industrialisés et pétroliers, risque de nous conduire à l'impasse climatique planétaire et aux renforcement des inégalités sociales comme environnementales.

Ce n'est pas aux peuples de payer !

Suite aux odieux et lâches actes terroristes de Paris et Saint-Denis, le gouvernement a décidé d'annuler, pour raison de sécurité, la grande marche citoyenne pour le climat initialement prévue le 29 novembre qui s'annonçait importante dans sa participation. Notre détermination à peser sur le cours des choses doit rester intacte. Agir pour préserver le climat c'est agir pour construire un monde solidaire dans une approche nouvelle de la mondialisation qui place en son cœur le développement humain durable, la coopération et la paix. Dans un monde meurtrit par les guerres où les inégalités ne cessent pas de se creuser et nourrissent tous les fanatismes, un autre partage des richesses s'impose. Comment admettre que 1 % de la population détiennent 50 % des richesses mondiales alors que des centaines de millions d'êtres humains souffrent de faim, de maladies pourtant guérissables, que l'accès aux énergies modernes leur est refusé, que le chômage partout sévit,… Selon l'ONU, si rien de sérieux n'est décidé lors de la COP 21, 250 millions de réfugiés climatiques quitteront leurs terres en 2050. C'est insoutenable !

Un nouveau mode de développement

Nous devons l'inventer ensemble, responsable, respectueux de la nature en dehors du libre-échange mondialisé qui est une catastrophe sociale et écologique. Impossible d'imaginer cette ambition dans le cadre du système capitaliste et productiviste. Pour préserver le climat, ce qu'il faut changer, c'est ce système.

Les chefs d’États doivent se hisser à la hauteur de la situation. Faisons entendre la voix des peuples qui exigent :

• L'obtention d'un accord ambitieux de réduction des émissions de GES . L'accord doit être juridiquement contraignant, vérifiable avec des sanctions si nécessaire et différencié selon le niveau de développement de chaque pays, sur la base de principes de solidarité et d'équité.

• Les pays riches, ceux du G20 en particulier, doivent tenir leur promesse de Copenhague de verser 100 milliards de dollars, par an, à partir de 2020, aux pays en développement et certains pays émergents afin qu'ils puissent s’adapter au réchauffement climatique et ainsi protéger leurs populations.

__________________________________________________________________________

Rendez-vous : 5 et 6 décembre à Montreuil Sommet citoyen pour le climat à Montreuil - du 7 au 11 décembre à Paris au 104 rue d'Aubervillers Zone d’Action pour le Climat - Coalition climat21 - 4-décembre 18h30 au siège du PCF Paris, place du Colonel Fabien : rencontre des peuples de notre Amérique pour la défense de la Terre mère et la justice sociale, les communistes de Paris et le Réseau pour les peuples de notre Amérique Pour en savoir plus : Planète Humanité et les n° spécial Climat de l'Humanité, la Revue du Projet et Progressistes www.pcf.fr ou renseignements : jyoudom@pcf.fr

COP 21 - Le capitalisme se fout de la planète
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 07:06

Le Front de gauche réaffirme sa condamnation des crimes abjects commis le vendredi13 novembre par de lâches assassins et renouvelle toutes ses condoléances aux familles et aux proches des victimes. En ciblant la jeunesse de Paris et de St Denis, les terrasses, les salles de concert et les stades, les terroristes ont visé la société française tout entière, la République elle-même dans ses principes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Ils veulent nous diviser, restons un peuple uni et solidaire, et refusons tout amalgame avec une partie de nos concitoyens du fait de leur croyance réelles ou supposées. Le Front de gauche réaffirme l'enjeu du combat contre toutes les formes de racisme.

La menace de nouveaux attentats est réelle et sérieuse. Les moyens nécessaires doivent être mis en œuvre pour arrêter les responsables de ces crimes atroces, protéger les populations et prévenir de nouveaux attentats. Cela peut et doit se faire dans le cadre de l’État de droit et sans remettre en cause les libertés publiques et la démocratie.

Pour le Front de Gauche, la lutte contre le terrorisme est d’abord étroitement liée au combat pour la paix. Il est nécessaire aujourd’hui d’ouvrir un large débat sur la politique étrangère de la France qui concerne tous les citoyens. L’organisation « État Islamique » s’enracine dans les guerres qui ravagent le Moyen-Orient depuis plusieurs décennies, en particulier l’intervention américaine en Irak.

Nous affirmons, comme préalable, qu’aucune solution ne doit se faire en dehors du droit international et de l’ONU dont l'action doit être refondée. Il est grand temps de mettre en place les moyens pour pour aider les forces qui combattent réellement Daesh sur le terrain à commencer par les forces démocratiques de Syrie et d’Irak dont les Kurdes sont le meilleur exemple. Au niveau économique, il faut assécher les ressources financières et pétrolières qui sont aujourd'hui aux mains de Daesh.

L’état d’urgence vient d'être prolongé. Nous sommes mobilisés pour combattre toute dérive, notamment concernant le champ d'application des perquisitions et assignations à résidences ainsi que le droit de manifester qui est une liberté fondamentale.

Nous partageons la nécessité de maintenir la COP 21 et nous nous opposons à l’interdiction de la marche mondiale pour le climat. L’État doit garantir le droit à cette mobilisation citoyenne dans la sécurité car c'est une condition de la réussite de la COP 21.

Nous exprimons notre opposition à la proposition du Président de la République et du gouvernement de constitutionnaliser un nouveau régime d'exception. La nécessaire sécurité de toute la population ne doit pas reléguer au second plan les graves problèmes sur lesquels pourrait déboucher la prolongation de l'état d'urgence de trois mois.

Ce n’est pas d’une refondation sécuritaire et autoritaire de la République en cherchant à s’entendre avec la droite dont nous avons besoin, mais au contraire de la refondation d’une République sociale et démocratique, de la construction d’une démocratie plus forte, qui permette réellement à chacun-e de s’impliquer dans les affaires collectives. Nous avons besoin de plus d’égalité, de justice sociale, de libertés.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 15:47

PCF Section du Pays de Brest 5 rue Henri Moreau

29200 Brest Tramway : station St Martin

Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62

@ : pcf_brest@yahoo.fr

Il ne faut pas fermer le collège de Kerichen !

La section du Pays de Brest du PCF et les élu-e-s communistes apportent leur soutien au rassemblement contre la fermeture du collège de Kerichen le vendredi 27 novembre à 18 h devant la mairie de Brest.

Pour nous 3 constats s'imposent:

Les effectifs sont ils trop faibles ?

Non, un collège de taille modeste (près de 300 élèves tout de même) permet une bonne connaissance des élèves par les personnels, un bon suivi de leurs besoins et une lutte efficace contre le décrochage scolaire.

Des économies importantes de réalisées?

Non, le collège de Kerichen est situé au sein d'une cité scolaire regroupant, en plus du collège, trois lycées (Vauban, Lesven et La Pérouse-Kerichen ). Une partie des services nécessaires à l'accueil des élèves sont mutualisés et les quatre établissements œuvrent ensemble pour exploiter au mieux leurs ressources et dépenser utilement l'argent public. Toujours dans le cadre de la collaboration entre établissements, les salles qui ne sont pas utilisées par le collège sont louées au lycée Lesven.

Une répartition facile sur les établissements les moins éloignés ?

Non, les locaux de l'Iroise et d'Anna Marly sont déjà à la limite de leur capacité maximale. Il s'agirait donc de charger encore un peu plus la barque ou de faire gonfler Penn-Ar-Cleuz qui, géographiquement, serait logiquement le collège de destination de la plupart des élèves de Pontanézen, en cas de fermeture de Kerichen. Et que fait-on de l'objectif de mixité sociale ? Mixité sociale qui est justement une des richesses du collège de Kerichen, puisqu'il accueille notamment des élèves de trois quartiers aux profils très variés : Kerinou, Montaigne-Kerichen et Pontanézen.

Conclusion : Le collège de Kerichen doit rester ouvert car au niveau éducation c'est un service public de proximité important de la vie du quartier de l'Europe et bien entendu de la ville de Brest.

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