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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 21:15

Suite à l'article du Ouest-France paru le Jeudi 3 septembre: "Communes, Jean-Jacques Urvoas à fond pour les fusions", le Front de Gauche du pays de Daoulas, concerné directement par une fusion qui fait du bruit (Daoulas, Logonna, L'Hôpital-Camfrout souhaite apporter son point de vue.

Notre position est très claire: pas de fusion sans consultation, sans référendum.

Nous rappellerons qu'aucun maire actuel n'avait inscrit l'idée d'une fusion ou de la création d'une commune nouvelle dans son programme.

Il y a 283 maires dans le Finistère, représentant les 900 000 habitants qui sont eux les vrais détenteurs de ces "biens communs", de ces foyers de démocratie communale, de proximité, parce qu'ils y vivent, y paient les impôts locaux, y animent la vie associative, sportive, culturelle, économique. Aucune commune n'est donc le "bien privé" d'un maire quel qu'il soit.

Comment des Maires élu-e-s avec même 51 ou 60% des voix peuvent-ils, sans un vote majoritaire clair, incluant des explications donnant les avantages et les inconvénients, rayer de la carte du Finistère "100 communes de moins de 1000 habitants" pour reprendre le chiffre de Jean-Jacques Urvoas.

Pas dans les programmes, méthodes "à la hussarde", réunion des conseils à huis-clos (pas d'administrés, pas de journalistes): qu'ils soient pour ou contre le principe des fusions et les arguments avancés, nos concitoyens sont à fond contre ces fusions antidémocratiques. Cela ne passe pas du tout. Et les gens se posent de vraies bonnes questions: nos écoles, nos transports, nos salles polyvalentes, nos clubs du 3ème âge, nos de demandes de permis de construire, que vont-ils devenir demain?

C'est inévitable: la démocratie de proximité s'éloignera et les mairies annexes ne seront que des bureaux ou des guichets plus ou moins fermés régulièrement!

Nous ne citerons qu'un exemple, la mairie de Berrien n'aurait sans doute pas pu défendre son école avec succès en cas de fusion.

Quant à remonter à la création des communes par la Révolution française et en conclure que 225 ans, c'est donc vieux et qu'il faut "adapter", c'est oublier et cacher que la création des 36 000 communes fut un acte de décentralisation majeur contre le régime féodal et la royauté absolue. La Révolution, avec cette innovation démocratique, "citoyenne", rééquilibrait le "jacobinisme". Une question pour la réflexion: sans les 36 000 communes et ses départements, la France ne se serait jamais couverte d'Ecoles Publiques, jusque dans les moindres villages, après les lois de Jules Ferry, ni accueilli des Services Publics, si maltraités aujourd'hui par la politique libérale austéritaire du gouvernement Hollande/ Valls/ Macron/ Urvoas.

En réalité, les lois de 2014 et 2015 (N.O.T.R.E: Nouvelle organisation territoriale de la république) en créant 13 super Régions et 12 super Métropoles et en poussant à la fusion des communes anticipent sur le terrain de la RGPP, la Rénovation Générale des Politiques Publiques de l'Etat, qui n'est aujourd'hui que la déclinaison française, sarkoziste, puis Hollandiste et socialiste, de la "règle d'or" dictée par l'Europe de la Finance.

Quand l'Etat se désengage financièrement, ses élites, ses élus, inventent toujours une sauce prétendue moderniste pour faire avaler le plat des futurs impôts locaux qui, eux, augmenteront mécaniquement.

Le "mille-feuille" français est lourd, illisible et coûte cher? Mais chaque amateur de patisserie le sait: le mille-feuille s'attaque par son sommet, par sa tranche supérieure, jamais par sa base, par son socle. Et si vous commenciez à "enlever" le Sénat, Monsieur Urvoas, quelles économies de plusieurs centaines de millions d'euros nous ferions. De plus, il est aussi très vieux: 210 ans! 210 ans de conservatisme, de postes bien pépères.

Qu'attendons nous pour le transformer!

Pour le Front de Gauche du Pays de Daoulas: André Le Gac et Patricia Laroche

vue de l'Hôpital Camfrout

vue de l'Hôpital Camfrout

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 20:52

Déclaration de Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne

lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers-

en résistance à la haine du FN- samedi 5 septembre 2015

Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

- respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.

- mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU

- soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent

-remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin

- dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.

Drame des réfugiés: déclaration de Pierre Laurent
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 10:00
Photos de François Rippe (Ensemble, Front de Gauche Morlaix)

Photos de François Rippe (Ensemble, Front de Gauche Morlaix)

AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu
AG régionale du Front de Gauche à Rennes, 5 septembre: un premier compte rendu

A l'assemblée générale du Front de Gauche et de la liste de gauche alternative anti-libérale de Rennes le samedi 5 septembre étaient présents quelques camarades du PCF Finistère (Erwan Rivoalan, Anne-Marie Alayse, Christian Le Belle, Michel Le Goff, Dominique Gontier, Alain David, Sylviane Papin et moi) et du Front de Gauche Morlaix ( François Rippe, Yann Guéméné, Nicole Labelle, Alain David et moi) parmi la centaine de participants qui avaient fait le déplacement à la "capitale": représentants des composantes, PCF, Parti de Gauche, Ensemble, et des représentants des collectifs locaux du Front de Gauche, une délégation du NPA, et un des initiateurs d'un Rassemblement Citoyen qui s'est constitué sur les réseaux sociaux.

Après le mot d'accueil de Denis Kermen, secrétaire départemental du PCF Ille-et-Vilaine, Sylvie Larue (Ensemble) a fait une introduction politique très appréciée sur l'enjeu de ces régionales, qui est à situer dans le cadre de la construction de la révolte populaire et d'un renouveau des luttes contre la domination des logiques libérales et financières en France et en Europe. Elle a redit, malgré des doutes sur leurs intentions dues aux déclarations dans la presse régionale samedi attribuées à René Louail, notre espoir d'aboutir à un accord avec les Verts qui changerait la donne à gauche pour les Régionales en Bretagne.

Parmi les premiers à prendre la parole ensuite, des militants du NPA qui nous ont expliqué leurs positions politiques dans le contexte, tout en disant à la fin de la journée qu'ils ne partiraient probablement pas avec nous.

Plusieurs camarades ont posé les enjeux de l'élection en terme de contenu en rupture, qui fasse le lien entre l'échelon européen, national, et régional, qui donne du sens à travers une valorisation de la Bretagne que nous voulons construire en opposition avec les logiques libérales et capitalistes qui prévalent actuellement, un contenu qui donne un de l'espoir et l'envie de voter, pour créer une dynamique, « y compris de quatrième tour », dans les luttes et l'implication citoyenne et sociale.

Ce qui nous intéresse dans cette élection, c'est que les pouvoirs grandissants de la région ne servent pas d'appui aux politiques de démantèlement des services publics, d'austérité, mais qu'ils soient au contraire utilisés pour développer la démocratie de participation citoyenne, l'écologie, et la réponse aux besoins sociaux et économiques.

Nous aspirons aussi à faire bouger des choses dans le paysage politique pour donner une perspective et un espoir aux citoyens, dans la perspective de 2017 et d'une construction à plus long terme d'un pôle de gauche populaire et anti-libéral puissant, au-delà de la concurrence déprimante entre la droite, l'extrême-droite, et le PS très libéral et de plus en plus droitier lui aussi, afin de construire des résistances et des révoltes démocratiques comme en Grèce, en Espagne, en Irlande...

Beaucoup de participants ont rappelé la nécessité de partir unis au Front de Gauche, interpellant le Parti de Gauche sur sa démarche parallèle jusqu'à présent de construction d'un Rassemblement Citoyen en Bretagne.

Le Parti de Gauche a fait comprendre qu'il était prêt aujourd'hui à partir dans une construction commune avec le PCF, Ensemble, les collectifs locaux et citoyens du Front de Gauche, en visant comme nous tous l'alliance à la gauche du PS entre le Front de Gauche, EELV, Nouvelle Donne, des socialistes en rupture qui ont quitté le PS pour dénoncer la politique droitière de Hollande, Macron et Valls (tendance Liem Hoang-Ngoc et Philippe Noguès, le député morbihanais) ... et bien sûr l'implication citoyenne pour changer la donne. Le Parti de Gauche, opposé pour sa part à toute éventualité de rassemblement avec le PS ou d'appel à voter pour lui, a aussi insisté fortement sur la question du mode de décision pour la définition du positionnement de second tour en préalable, proposant un vote en Assemblées Citoyennes selon le principe "un homme, une voix" au soir du premier tour.

Certains comme Noëlle Péoc'h (non encartée, Collectif Front de Gauche centre Finistère) ont rappelé la nécessité de prolonger des batailles locales contre TAFTA, la défense des services publics locaux, d'être clairs et cohérents, notamment pour le second tour, en ne s'associant pas avec le PS quoiqu'il arrive.

De manière générale, le débat sur le second tour a pris une place très importante, certains disant qu'il fallait attendre l'issue du premier tour pour juger démocratiquement dans nos organisations de notre position au regard d'une évaluation de la situation objective, du rapport de force et de l'issue des efforts produits dans notre campagne (la position du PCF) avant de savoir si on refuse toute idée de fusion ou si on engage des discussions dans le respect de nos engagements anti-austérité et du programme qui a obtenu la confiance de nos électeurs, d'autres voulant qu'on exclut par avance toute possibilité d'appel à voter pour le PS, un parti qui gouverne le pays à droite, c'est clair pour tout le monde, si nous n'étions pas présents au second tour ou de rassemblement pour faire barrage à la droite.

Beaucoup sont aussi intervenus, au PCF notamment, pour dire qu'il ne fallait pas mettre la charrue avant les bœufs et que les citoyens étaient avant tout intéressés par un discours et des pratiques de proposition et de lutte plus que par des questions stratégiques ou la question du second tour, et que de toute façon il y avait un premier tour très important à jouer d'abord où nous aurons l'ambition d'être en tête et surtout de faire une belle campagne à partir de la réalité des attentes et des besoins non satisfaits de la population pour continuer à faire progresser l'idée que oui, on peut changer la donne si le peuple s'en mêle.

D'autres au PCF comme Elsa Lafaye, la jeune militante de Fougères, candidate aux dernières départementales, ont rappelé que le Front de Gauche devait être offensif, ambitieux, se situer dans un état d'esprit de conquête et avoir envie de changer les choses dans les instances.

A Ensemble et chez un certain nombre de représentants de collectifs citoyens, même s'il y avait l'idée qu'il serait incohérent et contre-productif de fusionner si la question se posait avec la liste du PS au second tour, il y avait aussi l'idée qu'il ne fallait pas poser de préalable pour s'unir et partir en campagne avec un Front de Gauche rassemblé car ce qui comptera d'abord et avant tout, c'est la qualité de notre campagne et de notre score du premier tour, la mobilisation des citoyens sur des objectifs partagés de transformation sociale, démocratique et écologique et la relance du Front de Gauche. C'est finalement cette position qui a prévalu l'après-midi, les propositions faites par Denis Kermen ayant été validées par l'assemblée à une très large majorité:

- continuer à construire le programme en ateliers avec une large participation des militants du Front de Gauche des collectifs ou assemblées citoyennes locales et des membres des composantes

- ne pas anticiper sur le second tour avant le résultat du 1er tour et déterminer démocratiquement notre position dans les composantes et les collectifs de campagne après le 1er tour en laissant leur liberté de conscience et de positionnement aux candidats.

Le temps de construction de nos propositions en ateliers entre 12h et 14h30 a été très riche, et les restitutions par les rapporteurs très stimulantes. A 16h, nous avions déjà commencé à identifier les grandes lignes de notre projet présenté aux Bretons. Sans être exhaustif, voilà des éléments sur ce qui s'est dit:

- Porter la colère et le besoin d'un mieux vivre des 9% de chômeurs bretons, des précaires, des pauvres dont le nombre grandit en Bretagne, particulièrement dans certaines régions sur un axe Guingamp-Lorient et dans le centre-Bretagne où le décrochage économique et la perte des emplois sont très prononcés (20% de taux de pauvreté à Rostronen, à Guingamp). Dénoncer les choix économiques qui creusent les inégalités et augmente la pauvreté et la précarité en Bretagne: depuis 2 ou 3 ans, c'est 40% de fréquentation en plus chaque année au secours populaire dans plusieurs villes. Lutter contre les logiques de désertification et de précarisation de la Bretagne intérieure et des petites et moyennes communes par une politique d'aménagement du territoire, de défense des services publics.

- Ne pas nous poser en simples gestionnaires de l'état des choses et des compétences laissées aux Régions dans un environnement de contraintes créé par le libéralisme au pouvoir en Europe et en France mais situer nos propositions dans le cadre d'une transformation sociale émancipatrice et du refus de collaborer avec les orientations libérales de l'Europe et du gouvernement. Nous devons mettre l'enjeu des Régionales en lien avec la remise en cause de la démocratie par un libéralisme et un capitalisme de plus en plus autoritaire au niveau mondial, européen, et français. La question de l'affection et du partage des richesses, la question de l'égalité, des droits et des territoires, sont centrales. Face au ministre de la Guerre, VRP de Dassault et d'autres marchands d'armes, qu'est Jean-Yves Le Drian nous porterons aussi le projet d'une Bretagne délivrée du nucléaire militaire, de la course aux armements, engagée dans des logiques de paix, de coopération et de solidarité internationale.

- Dénoncer la réforme territoriale parfaitement anti-démocratique et néo-libérale dans ses inspirations que porte le PS, la dévitalisation des communes, les logiques de construction d'un territoire de mise en concurrence avec la métropolisation, la création des 13 nouvelles grandes régions, véritables monstres technocratiques même si la Bretagne a conservé ses limites anciennes, avec la question du rattachement de la Loire-Atlantique qui devrait faire l'objet d'une consultation citoyenne.

- Continuer à informer sur les répercussions de la politique d'austérité, des orientations européennes, et du Traité Grand Marché Transatlantique sur la casse des services publics et des outils d'égalité et de solidarité, l'écologie et la santé publique. Ne pas nous en tenir au cadre des compétences et des moyens actuels des régions pour faire nos propositions.

- Présenter nos propositions en positif en valorisant une Bretagne que nous voulons terre rebelle, d'expérimentation sociale et démocratique.

- Porter l'exigence de restriction du cumul des mandats, de participation des citoyens en co-élaboration des politiques régionales dans des conseils participatifs, de création d'un statut de l'élu qui permette de rompre avec les logiques de professionnalisation et de carriérisme, de vraie consultation des habitants, de défense des services publics en milieu rural et des communes.

- Dans le domaine du développement économique, soutenir les potentialités nouvelles d'une économie maritime, notamment en termes de réindustrialisation (déconstruction navale, EMR). Imposer une vraie conditionnalité sociale et écologique des aides aux entreprises.Faire du bilan carbone un critère de choix dans les appels d'offre. Réfléchir à l'opportunité de la mise en place d'un pôle financier public régional.

- Au niveau des transports et de l'énergie, défendre l'abandon du Projet de Notre-Dame-des Landes, et la remise en débat du projet de Centrale à Gaz de Landivisiau contre laquelle les collectifs Front de Gauche du Finistère militent. Défendre une reprise en gestion publique des aéroports du Grand Ouest, aujourd'hui gérés par Vinci. Défendre le maintien des gares de proximité (Concarneau), la desserte de Fougères par le train (qui pourrait aussi dynamiser l'axe ferroviaire Rennes-Caen en rendant les trajets moins longs), l'amélioration et la meilleure exploitation de certaines lignes ferroviaires par des investissements pour les moderniser (Quimper- Brest, Morlaix-Roscoff, par exemple). Le tout TGV ou LGV n'est pas une solution: il faut aussi penser au développement du fret, et à son contrôle public (aujourd'hui, il y a beaucoup de trains de marchandises privés anglais qui circulent en Bretagne), aux trajets de proximité entre les villes bretonnes, à la défense de la ligne Quimper-Bordeaux. Défendre aussi l'investissement dans le cabotage, le fret maritime. Penser aussi autrement que par le prisme de l'accompagnement des mobilités: les Bretons doivent pouvoir vivre et travailler au pays, ce qui suppose de défendre l'originalité de la Bretagne, son réseau de petites et moyennes villes, contre les logiques de concentration des investissements et de l'emploi dans les métropoles et les logiques d'abandon des services publics locaux "non rentables"... On ne peut différencier la problématique des transports ou du développement économique des territoires. Faire en sorte que les pôles métropolitains (Rennes, Nantes, et dans une moindre mesure Brest) ne cannibalisent pas le développement de la région. Soutenir résolument l'aide à la rénovation thermique des logements, aux économies de consommation d'énergie et d'électricité. Réclamer le retour en maîtrise publique de l'énergie en étant vigilant notamment sur l'exploitation commerciale des éoliennes, dont beaucoup sont gérées par Total.

- Dans le domaine de l'école, de la formation initiale, de l'apprentissage (46% du budget), priorité au public. Le Conseil Régional ne peut plus rester à une idée qu'il faut maintenir un statut quo 60% Public 40% Privé dans les établissements scolaires bretons et refuser de développer des établissements ou filières dans le Public si l'équivalent existe dans le privé dans le même secteur. Il doit assurer la Gratuité des Manuels scolaires, et des chèques livres pour des achats périphériques liés à la scolarité. Il doit veiller aussi à favoriser les organismes de formation professionnelle publics.

- le Conseil Régional doit jouer un rôle de contre-pouvoir démocratique face à l'ARS pour défendre les hôpitaux de proximité. Il doit contribuer à lutter contre les déserts médicaux, à alerter sur la situation très tendue et bientôt dramatique de l'aide aux personnes âgées en perte d'autonomie et de leur accueil en structures: manque de moyens, d'adaptation de la société au vieillissement,

- La culture en Bretagne, 3% du budget du conseil général, doit être soutenue dans sa diversité avec volontarisme, avec plusieurs lignes directrices: 1/ co-développement culturel sur le mode de l'éducation populaire 2/ refus que la culture soit une économie comme une autre, même si c'est un pôle d'activité et d'emploi important, aussi, refus de la culture marchandisée 3/ reconnaissance et soutien aux créateurs, aux intermittents. 4/Maintenir le soutien à la langue et à la culture bretonne et gallo

- sur le plan de l'agriculture, s'adresser aussi bien au monde agricole et au secteur agro-alimentaire (56000 salariés en Bretagne) qu'aux consommateurs et à la population. Inverser le processus de concentration dans le monde agricole, lutter contre la disparition des petites exploitations et la course au gigantisme. Changer le fonctionnement des SAFER. Affirmer la nécessité d'une juste rémunération du travail agricole à travers un interventionnisme d'Etat par le biais de conférences annuelles sur les prix, de coefficients multiplicateurs, d'un encadrement des marges de la grande distribution. Relocaliser, développer les circuits courts, renouer avec la nature et la production végétale (ne pas oublier que 50% de la production en bio consommée en France vient de Bretagne). Ne pas continuer à injecter des millions d'euros dans la défense d'un modèle centrée sur le bas coût et l'export pour la volaille et le porc. Aller vers une agriculture de transition écologique prenant en compte la lutte contre les algues vertes, mais aussi et surtout l'obligation de nourrir la planète, l'Europe, la France, la région. Se battre contre les logiques de mises en concurrence des producteurs, de dumping social et d'alignement sur le bas coût.

Gérard Peron, l'ancien maire communiste d'Hennebont, tête de liste du Front Breton de Gauche en 2010 aux Régionales, a fait particulièrement apprécié et applaudi en forme de retour sur expérience.

A la fin de la réunion, entre 16h et 17h30, nous avons entériné le fait que les composantes du Front de Gauche partiraient unies dans la campagne, en espérant aboutir à un accord programmatique sérieux avec les Verts pour faire liste commune.

Les listes seront constituées en impliquant largement des citoyens non adhérents à un parti politique, ceux des collectifs FDG mais aussi ceux avec qui nous partageons des combats - élus locaux, militants associatifs, syndicalistes, personnalités reconnues - mais qui ne travaillent pas dans le Front de Gauche tout en partageant notre volonté de faire bouger les choses.

Le programme sera construit aussi en assemblée citoyenne et ateliers participatifs impliquant tous ceux qui le souhaitent. Un rendez-vous du programme sous la forme d'une AG départementale du Front de Gauche est déjà fixé à Berrien dans le Finistère le dimanche 20 septembre.

Une équipe de campagne pluraliste, avec des membres de toutes les composantes, sera constituée.

Une réflexion aura lieu d'ici septembre sur le mode de décision à adopter pour organiser la consultation de nos militants (des organisations politiques et des collectifs de campagne) dans l'entre-deux tours, sachant que nous visons la présence au second tour.

Nous entrons en campagne dès la semaine prochaine avec nos deux têtes de tête pour le Front de Gauche, Xavier Compain et Sylvie Larue, qui ont déjà eu l'occasion de participer ensemble à la campagne des européennes du Front de Gauche avec Myriam Martin il y a un an.

Les listes à parité seront composées dans les départements en tenant compte de la possibilité d'accord ou non avec EELV, Nouvelle Donne, les ex-socialistes en rupture avec la politique de leur parti et du gouvernement, dans chaque département suivant plusieurs critères indiquées par Joël Gallais, secrétaire départemental du PCF Morbihan:

- diversité sociale et professionnelle

- représentation des différentes composantes et des citoyens non encartés qui militent avec le Front de Gauche

- présence de nos alliés

- affirmation dans nos candidatures de personnalités emblématiques des luttes que nous soutenons

- âge, rajeunissement

Pour finir, sur la base de cette volonté de lancer la campagne d'un Front de Gauche rassemblé en Bretagne, nous avons élus nos deux têtes de liste: Xavier Compain et Sylvie Larue.

Compte rendu partiel par Ismaël Dupont

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:55

Le Front de Gauche organisait ce samedi à Rennes une réunion dans le cadre des préparations des prochaines élections régionales.

Une soixantaine* de personnes ont ainsi participé aux différents travaux afin de dégager les grandes lignes d'un programme antilibéral opposé « aux politiques d'austérité » et dont la volonté est de mettre en avant « le développement social et la transition écologique ».

« Notre adversaire c'est la droite et l'extrême droite qui ne rêvent que de conquête au vu notamment du renoncement à gauche mené par la politique du gouvernement » explique Xavier Compain, chef de file des communistes pour les élections régionales.

La poursuite de la construction du rassemblement était aussi au cœur de cette réunion, au sein du Front de Gauche d'abord, à travers ses différentes composantes et au-delà de façon élargie avec EELV, les frondeurs socialistes ou encore Nouvelle Donne.

« Notre ambition est d'avoir des listes Front de Gauche qui rassemblent toutes les énergies citoyennes, acteurs du territoire, associatifs, souligne Xavier Compain. La gauche alternative et sociale a vocation à rencontrer la gauche écologiste. Nous sommes en discussion avec EELV et nous devons nous revoir la semaine prochaine. »

Des appels à une large coalition, « dans le respect de toutes les sensibilités », qui pourrait se préciser, le cas échéant, dans les jours à venir pour le responsable communiste qui enfonce le clou en indiquant : « Il serait incompréhensible que les forces du Front de Gauche ne soient pas rassemblées à l'occasion des élections régionales ».

En attendant, les délégués présents ont déjà désigné deux têtes de liste : Xavier Compain (PC, Côtes d'Armor) et Sylvie Larue (Ensemble, Ile et Vilaine).

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/regionales-le-front-de-gauche-reve-d-un-rassemblement-rouge-et-vert-05-09-2015-10763228.php

*En réalité, plus de 100 personnes sur l'ensemble de la journée.

Xavier Compain

Xavier Compain

Sylvie Larue

Sylvie Larue

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:12

Le 4è salon du livre jeunesse du pays de Morlaix aura lieu les 28 & 29 novembre...

Mais dès le 23 septembre (à partir de 17 h 30) un échange sera organisé au café littéraire du Roudour autour du thème 2015 : "Même pas peur". Julia Thatje, la présidente de la baie des Livres, fera une petite "conférence", tandis que la médiathèque de St Martin présentera des ouvrages.

La belle affiche du Salon du Livre Jeunesse réalisée par notre amie Kristell Coïc

La belle affiche du Salon du Livre Jeunesse réalisée par notre amie Kristell Coïc

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:11
LIBEREZ L’INFORMATION

Un été meurtrier pour le pluralisme

Vous ne vous reconnaissez pas dans les médias ? Vous trouvez que les débats n'y sont pas réellement contradictoires ? C'est toujours les mêmes qui y parlent, souvent les mêmes qui en sont absents ? Pas étonnant !

Les grands patrons du CAC 40 ont fait main basse sur la plupart des médias

Contre ce déni démocratique permanent, le Parti communiste lance une campagne « Libérez les médias »

Pas de démocratie sans médias libres

La période estivale 2015 a mis en exergue tous les dangers qui pèsent sur une information pluraliste avec l’accélération des concentrations et son corollaire qu’est le contrôle des médias par une poignée de grands groupes capitalistes nationaux ou à taille mondiale. Le pluralisme de l’information est battu en brèche alors que la démocratie dépend de la transmission des informations aux citoyen-ne-s pour leur permettre de posséder les clés pour comprendre les questions aussi variées et controversées que la crise grecque, l’arrivée de réfugiés en Europe fuyant la guerre et la misère, la crise palestinienne, mais aussi les politiques d’austérité appliquées par les gouvernements successifs en France, comme dans les autres pays. Sans oublier les questions économiques, les problèmes sociaux, les sujets sociétaux, le sport ou la culture.

Main basse sur les médias

Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Berger-Niels-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de liberté de l’information et du savoir. Leur conquête des contenants et contenus a été réalisée avec la complicité des pouvoirs politiques, de la droite décomplexée aux représentants du social-libéralisme.

Un état des lieux édifiant

Le groupe NextRadioTV (RMC/BFM-TV) est passé en juillet sous la coupe de Patrick Drahi, le propriétaire de SFR Numéricâble, 6e fortune de France. Il a acquis auparavant Libération et de nombreux titres du groupe Roularta. L’homme d’affaire, exilé en Suisse, possède la chaîne d’information i24 News. Le groupe du luxe LVMH (Louis Vitton Moët-Hennesy) s’est « payé » Le Parisien Libéré qui est passé du groupe Amaury à celui de Bernard Arnault, qui règne déjà sur Les Echos. Le PDG de LVMH, 3ème fortune de France, a vu l’action de son groupe croître de 34% en 2014. Vincent Bolloré, patron de Canal+ via Vivendi (I-Télé, Unviversal etc), a mis de l’ »ordre » dans la chaîne en censurant « Les Guignols de l’Info » qui seront désormais cryptés. La liberté de ton et les critiques des amis politiques du milliardaire ne plaisaient pas à tout le monde. Toujours prêt à aider son clan, Bolloré aurait joué les censeurs empêchant la diffusion d’un reportage sur Canal accusant une des filiales de son ami banquier Michel Lucas (Crédit Mutuel) de favoriser l’évasion fiscale. Lucas possède le premier groupe de presse quotidienne régionale (toute la zone nord-est de la France).

Qui s’étonnera alors du monopole de la pensée unique qui triomphe au détriment du pluralisme, du débat démocratique, d’une information citoyenne censée donner des clés pour appréhender les questions sur l’état du monde, de la société.

A quand la vérité cryptée ?

Hollande complice

Le pouvoir actuel, comme le précédent, acquiesce aux vente-acquisitions des titres par ces capitaines d’industrie, qui s’accompagne du bradage des contenus, des mises au pas des rédactions, de la précarisation des journalistes, de plans de départ…Les promesses du candidat Hollande ont fait pschitt, tant sur les aides à la presse, que sur les droits des journalistes (secret des sources)… Jamais le secteur des industries de l’information n’a été à ce niveau contrôlé par les grands groupes bancaires ou industriels liés, pour certains, aux commandes de l’Etat. Clairement, il n’existe quasiment plus de titres indépendants hormis des titres comme l’Humanité, Politis, La Croix.…

Aujourd’hui, la liberté de la presse, la liberté d’expression, le pluralisme sont en danger. Il y a urgence à ne plus laisser faire. Il y a urgence à réaffirmer les valeurs du CNR pour faire vivre le pluralisme comme élément clé de la démocratie. Il y a urgence à poser tous ensemble la question de la libération de l’information des chaînes de l’argent et de la rentabilité.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:06

Gérard Le Puill Mardi,

1 Septembre, 2015

Alors que le pays est miné par le chômage et la précarité de l’emploi, le suspens entretenu jusqu’à 8 septembre par le pouvoir sur une éventuelle baisse des impôts en 2016 devient totalement indécent.

Le président de la République doit tenir sa conférence de presse de rentrée le lundi 8 septembre. En attendant cette date, de nombreux moyens de communication comme de nombreux commentateurs tentent de nous tenir en haleine pour savoir quel sera le public cible de la baisse des impôts sur le revenu en 2016 promis par François Hollande « quoiqu’il arrive » d’ici là en matière de croissance économique.

Après d’autres, Le Figaro du premier septembre croit savoir que l’allègement sera de l’ordre de 2 milliards d’euros et « pourrait prendre la forme d’une nouvelle remontée des bornes d’entrée dans l’impôt sur le revenu, en prolongement de la suppression de la première tranche intervenue cette année, afin de permettre à certains foyers imposables de ne pas rentrer dans l’impôt » .

Dit autrement, on n’imposera peut-être pas en 2016 les plus pauvres des imposables de 2015, ce qui ne veut pas dire qu’ils gagneront quelque chose dans l’affaire, si, par ailleurs, la taxe d’habitation payée par chaque foyer et la taxe foncière dont s’acquittent aussi les propriétaires aux revenus modestes augmentent dans des proportions plus importantes que le gain obtenu via la baisse ciblée de l’impôt sur le revenu. Or le Parlement a voté au printemps un article qui majore de 0,9% la base imposable des appartements des maisons pour l’impôt foncier. Si on ajoute les hausses d’impôts locaux votés par les communes, les conseils généraux et les conseils régionaux, on peut penser qu’il y aura beaucoup plus de milliards supplémentaires de récoltés en 2016 sur 2015, y compris au détriment des contribuables modestes.

Payer un impôt progressif sur le revenu n’a rien d’anormal ni d’indécent. Surtout quand les recettes tirées de cet impôt sont ensuite utilisées judicieusement par l’Etat, ce qui n’est guère le cas depuis de longues années. Mais alimenter le suspens sur le ciblage de ces deux milliards d’euros de réduction relève d’une démarche politicienne indécente qui n’honore pas le président de la République et son gouvernement. D’autant que beaucoup de ménages « bénéficiaires » de cette réduction d’impôts peuvent aussi perdre davantage à travers, par exemple, une revalorisation insuffisante de certaines prestations comme, par exemple, l’Aide personnalisée au logement (APL) en 2016.

On peut voir aussi que les ménages de salariés dont les deux salaires cumulés tournent en 2015 autour de 4.500€ par mois sans augmentation sur 2014 se voient réclamer en 2016 , une augmentation des prélèvements mensuels supérieure de 5% et plus sur l’année en cours. Dans les ménages de parents aux ressources un peu plus confortables, l’impôt pourrait augmenter tandis que la diminution des allocations familiales (non imposables) amputera légèrement le revenu total de ces ménages. S’agissant enfin des retraités dont les pensions sont bloquées depuis plus de deux ans alors que qu’ils subissent par ailleurs des augmentations de cotisations au titre de la CSG, une réduction d’impôts de quelques dizaines d’euros en 2016 ne se traduira nullement par une amélioration du pouvoir d’achat. Voilà qui ajoute encore de l’indécence au battage médiatique entretenu par un président de la République qui ne semble penser qu’à remonter dans les sondages avec l’espoir de pouvoir se représenter devant le suffrage des Français.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 13:38
Joseph Stiglitz, « La démocratie, arme contre la crise »

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu et Bruno Odent

Mercredi, 2 Septembre, 2015

L'Humanité

De passage à Paris pour la sortie de son dernier ouvrage, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, relève que les inégalités sont au cœur de l’instabilité économique mondiale et développe ses propositions alternatives.

Les inégalités que vous évoquez dans votre livre furent déjà le principal ingrédient du Krach de 2007-2008. Est-ce que cela veut dire qu’aucun enseignement n’en a été vraiment tiré depuis et que de nouvelles crises du même type vont surgir ?

Joseph Stiglitz. Je ne pense pas que nous avons résolu le problème de 2007/2008. Il y aura, il y a déjà une autre crise. Une des raisons sous-jacente du krach fut la croissance des inégalités et la baisse de la demande. Parce que les personnes qui sont en haut de l’échelle dépensent finalement moins que ceux qui sont en bas. Cela a débouché sur une faible dynamique économique. La réserve fédérale (la banque centrale des Etats-Unis) a décidé, à l’époque, de contrebalancer cette faiblesse en créant une bulle financière. Celle-ci a permis à 80% des citoyens des Etats-Unis de dépenser 110% de leurs revenus. Mais ce n’était pas durable. Et finalement la bulle a explosé. Les dégâts restent considérables. Les inégalités se sont accrues. Les personnes qui ont été les plus affectées sont celles qui figurent au milieu et au bas de l’échelle sociale. Ainsi entre 2009 et 2012, 91% de la croissance a été capturée par les 1% les plus riches. Le reste des gens, les 99%, n’ont pas vu la couleur de la reprise.

Est-ce qu’il n’y a pas de nouvelles bulles, Wall Street a battu à nouveau des records ces derniers mois…

Joseph Stiglitz : Il y a une forte probabilité de présence d’une nouvelle bulle. Le gouvernement a refusé de soutenir l’économie avec des politiques fiscales favorisant la demande. Il a privilégié la politique monétaire (l’abaissement des taux d’intérêt et l’injection de liquidités bons marchés) tout en échouant sur la réglementation du secteur financier. L’objectif déclaré était de stimuler l’activité et l’investissement. Mais dans les faits les prêts aux PME/PMI sont restés en-dessous du niveau de 2007. L’argent ainsi déversé n’a pas conforté l’économie, si ce n’est à la marge. Car la plupart des crédits bons marchés ont été aspirés par les marchés financiers avec donc la probable création d’une nouvelle bulle. .

Vous vous êtes fortement engagé contre l’austérité en Europe et le creusement des inégalités, vous avez soutenu publiquement Alexis Tsipras et le « non » au référendum grec. Quelles seront les conséquences du diktat du 13 juillet imposé aux dirigeants grecs ?

Joseph Stiglitz. Une récession plus dure et plus longue. Même le FMI dit que l’économie grecque va de nouveau se contracter. Elle se situe déjà 25% sous son niveau d’avant la crise. Le paquet de mesures exigées risque d’être particulièrement funeste à l’économie grecque. La chose étrange c’est que très normalement quand quelqu’un prête de l’argent, il met des conditions. Celles-ci permettent de s’assurer que celui qui emprunte puisse rembourser. Mais dans le schéma retenu par les européens et la troïka on impose des conditions qui rendent le remboursement quasi-impossible. Aujourd’hui l’Allemagne veut que le FMI soit présent dans ce programme mais le FMI ne veut pas en faire partie s’il n’y a pas de restructuration de la dette. Le FMI et l’Allemagne font partie de la Troïka mais avancent des logiques opposées. Si vous êtes un électeur grec vous ne pouvez pas savoir quoi faire. On peut prier, espérer que l’Allemagne va finir par comprendre, va voir la lumière, et qu’il y aura des révisions. On peut espérer que le FMI convainque l’Allemagne de changer les termes du contrat. Les Grecs ont signé l’accord sur cette base.

Ce qui s’est passé en Grèce n’illustre-t-il pas une crise qui est, comme vous le dite, avant tout démocratique ?

Joseph Stiglitz. Je crois que l’euro, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, a créé un déficit de démocratie. Pas seulement en Grèce mais à travers toute l’Europe les peuples ont voté pour des gouvernements qui étaient contre l’austérité. Mais le conseil des ministres de l’économie et des finances (ECOFIN) leur a imposé l’austérité. Les gouvernements qui ont été élus pour lutter contre l’austérité ont dû céder. Les électeurs se disent partout : mais que se passe-t-il avec notre démocratie. Nous pensions que nos élections avaient un sens. Les gouvernements ont trahi.

Un autre fonctionnement de la zone euro est-il possible ?

Joseph Stiglitz. Il faudrait rendre l’euro fonctionnel pour qu’il engendre moins de divisions. Mais cela nécessiterait des réformes très importantes : une union bancaire, une coopération fiscale, et surtout un soutien aux pays qui ont des problèmes. Les blocages contre ce type de réformes sont énormes. L’Allemagne refuse une « Union de transferts ». Seulement pour que l’euro fonctionne, tout le monde en est d’accord, il faut une Europe plus forte. Ce qui signifie que celle-ci doit comprendre un degré minimum de solidarité. Lorsque la Californie a eu un problème aux Etats-Unis, tous les autres états ont aidé la banque de Californie, nous avons un certain niveau de solidarité. Cette solidarité n’existe pas en Europe.

La France est un membre important de la zone euro. Est-ce que Paris n’aurait pas pu mieux faire valoir cette solidarité ? Paris a-t-il été à la hauteur face à Berlin?

Joseph Stiglitz. L’interprétation la plus évidente est que la France a eu peur. Peur, que si elle titille trop l’Allemagne et qu’à l’avenir, au cas où des investisseurs se mettent à quitter la France, à retirer leur argent du système financier et qu’elle ait besoin de ses voisins d’outre-Rhin, l’Allemagne refuse de l’aider. L’Italie, L’Espagne, La France, tous intimidés de la même façon, ont rendu les armes. Bien que tous les économistes disent que l’Allemagne a eu tort de réagir de la sorte il ne s’est trouvé aucune personnalité pour contester ces choix. Pas même la France qui possédait pourtant, sur le papier, la dimension la plus appropriée pour « convaincre » Berlin. Tout le monde a cédé à la peur.

François Hollande affirme qu’il ne fait pas d’austérité…

Joseph Stiglitz. Tout est une question de définition. Mais les chiffres sont là. On a aujourd’hui un demi million d’employés en moins qu’avant 2008. C’est cela l’austérité. En fait une bonne politique économique suppose qu’en cas de récession, vous augmentiez le budget de l’état pour stimuler l’activité. Mais si vous coupez dans le budget et bien vous déprimez l’économie. Et cela s’appelle l’austérité.

Le gouvernement Hollande a décidé d’offrir 40 milliards d’euros de baisses d’impôts aux entreprises pour stimuler l’économie. Qu’en pensez-vous ?

Joseph Stiglitz. François Hollande fondait son espoir sur un regain d’investissements. Or il n’existe aucune preuve qu’un allégement des impôts sur les entreprises conduise mécaniquement à plus d’investissements. Il y a d’autres mesures que de faire un cadeau aux entreprises, ce qui revient à jeter de l’argent par les fenêtres et accroître l’inégalité. Si vous dites que vous investissez et que vous créez des emplois en France, à ce moment vous pouvez avoir une réduction d’impôts. Mais si vous n’investissez pas en France il faut que vous soyez imposé plus fortement. C’est une autre logique qu’il faut suivre, celle d’une incitation à la création d’emplois. Je l’ai dit, en son temps, au gouvernement français mais je n’ai pas été entendu….

Vous faites la démonstration que des décisions politiques sont à l’origine des dysfonctionnements du système et vous dites que les solutions sont également politiques. Mais aux Etats-Unis Wall street bénéficie d’une législation qui lui permet de financer de façon illimitée les campagnes électorales. Est ce que les dés ne sont pas fondamentalement pipés parce que Wall street est ainsi, de fait, quasiment juge et parti ?

Joseph Stiglitz. C’est ce qui, à vrai dire, entame mon optimisme. Mais c’est aussi ce qui me renforce dans la conviction que l’on ne peut agir strictement sur le terrain des réformes économiques. Il faut promouvoir d’un même mouvement des changements dans la sphère politique. Une réforme de la loi électorale sur le financement des campagnes par exemple. D’autres choses cependant me remplissent déjà d’espoir. Il y a eu des mouvements de citoyens qui ont réussi à surmonter ces terribles handicaps. Il y a eu des hausses du salaire minimum dans certaines grandes villes comme New – York, Los Angeles ou Seatle en dépit de l’influence des banques qui y étaient totalement opposées. Et à New-York, où se trouve le cœur financier du pays, on a même pu même élire un maire, Bill De Blazio qui a mené campagne contre les inégalités. .

Précisément en termes d’espoirs concrets, comment analysez vous le phénomène Bernie Sanders, le candidat à la primaire démocrate qui se réclame du socialisme ?

Joseph Stiglitz. L’aspect positif du débat aux Etats-Unis c’est que dans les deux partis il y a une reconnaissance du problème des inégalités. Et au sein du parti démocrate tous les candidats sont en faveur de réformes pour réduire les inégalités et mettre une muselière aux banques. Il y a ici et là des différences sur ce qu’il faudrait privilégier, s’il faut mettre davantage l’accent sur l’éducation ou sur autre chose mais il n’y a aucun désaccord entre les candidats sur cette philosophie contre les règles actuelles du capitalisme. Par exemple Hillary Clinton veut responsabiliser les entreprises sur leurs résultats à long terme. Il y a sur ce point unanimité en faveur des solutions progressistes. C’est sans doute aussi un reflet de la désillusion par rapport à la politique menée par Barack Obama et la montée de la conscience des dégâts occasionnés par les inégalités.

Quant à Bernie Sanders, c’est celui qui milite sur ces questions depuis le plus longtemps. J’ai travaillé à plusieurs reprises avec lui notamment sur les questions de la couverture santé. Ce qui est intéressant c’est qu’aujourd’hui il n’est plus isolé. Il est écouté dans le pays.

Il ne faut pas se cacher cependant que si la grande fracture a produit cette intéressante évolution au sein du parti démocrate elle génère aussi une réaction totalement opposée, ultra-conservatrice dans le parti républicain.

Aux Etats-Unis pour renverser la situation et créer un nouveau new deal vous proposez une réforme fiscale d’ampleur en taxant les entreprises en fonction de leur effort d’investissements et de leur politique sociale. Pouvez-vous nous préciser les contours de la réforme que vous proposez ?

Joseph Stiglitz. Le principal problème pour la fiscalité sur les entreprises c’est la mondialisation. Car celle-ci a décuplé les possibilités d’évasion fiscale. Apple soutient ainsi que ses bénéfices sont réalisés dans une entreprise de 300 personnes en Irlande. Je ne sais pas si vous connaissez cette expression : « le double jeu irlandais et le sandwich hollandais.» C’est une manière imagée de caractériser certains des instruments très complexes destinés à échapper à l’impôt.

Mais en fait Apple ou Google n’existent qu’en raison des investissements de l’Etat. Dans ces recherches dans l’électronique, par exemple, qui ont mené à la création de l’internet ; ou encore dans les écoles qui ont permis de former ces ingénieurs très qualifiés, capables de mettre au point des produits extrêmement brillants. Et cette même intelligence qui leur permet l’élaboration de productions les plus sophistiquées que tout le monde veut acheter, il la mette au service de l’évasion fiscale. Les entreprises discourent parfois volontiers sur leur responsabilité sociale. Moi je dis que la plus importante des responsabilités sociales c’est de payer l’impôt. Et quand elles ne le font pas elles sont socialement irresponsables.

La question c’est est ce que l’on peut réformer le système. Je fais partie d’une commission internationale indépendante de réforme de la fiscalité des multinationales. Les principes fondamentaux sont très clairs. Il faut que l’on puisse imposer ces sociétés sur une base globale avec une imposition des bénéfices dont une fraction revient dans chaque pays à proportion des revenus qui y sont réalisés.

Nous savons comment créer ce type de modèle. Il ne permettra pas un fonctionnement parfait mais constituerait déjà une amélioration considérable. Il faut prévoir un impôt mondial minimum que ces sociétés ne puissent éviter de payer à un état ou à un autre.

Très récemment je me suis rendu à Addis-Abeba pour une conférence de l’ONU sur le financement du développement. Tout le monde est d’accord sur le fait que le développement a besoin de financement. Tout le monde dit que les promesses du G7 (0,7% du PIB des pays riches consacré au développement, NDLR) sont vides de sens. Mais les pays en développement ont ouvert leur marché aux multinationales comme l’occident l’a demandé. Et maintenant ces pays disent que ces compagnies qui sont venues s’installer chez eux doivent y payer des impôts. Et là nous avons eu un débat très chaud à Addis Abéba. Les Etats-Unis se sont opposés bec et ongles aux réformes réclamées par l’Inde et les pays en développement et l’Europe malheureusement les a suivis. Une grande déception pour moi.

Est-ce que le ralentissement chinois ne peut pas être l’ébauche d’une nouvelle phase d’instabilité ?

Joseph Stiglitz. Je crois qu’il constituera une nouvelle phase de l’affaiblissement de l’économie mondiale. La période après 2008 a vu la Chine devenir le moteur de la croissance économique. Ce pays a fourni une part énorme de l’accroissement du PIB mondial. Il a provoqué par contrecoup une croissance en Afrique, en Amérique latine. Aux Etats-Unis et en Europe, nous avons ainsi bénéficié de la croissance chinoise de manière directe mais aussi indirecte. Ce ralentissement aura donc des répercussions du même type. Ainsi par exemple un grand pays comme le Brésil est entré en récession. Pour plusieurs raisons. Mais l’une d’entre elle c’est que les exportations vers la Chine sont plus faibles.

Nous savions tous que la Chine allait ralentir et que le passage d’une économie tournée vers les exportations à une économie davantage centrée sur la demande intérieure serait difficile. Mais ce ralentissement a été plus rapide que celui auquel on s’attendait De plus les gens n’avaient pas tout a fait compris ce que signifiait le changement de la structure de l’économie chinoise et qu’il y aurait bien une plus forte demande intérieure mais d’abord dans les services, comme l’éducation, la santé. Or une grande partie de ces activités là ne génère pas de demande vers les autres pays.

Est-ce que cela ne pourrait pas devenir un problème majeur pour l’Allemagne ?

Joseph Stiglitz. Oui dans la mesure où l’Allemagne exporte beaucoup vers la Chine. Ce sont des voitures, des biens d’équipement, des machines outils et le ralentissement chinois – la production industrielle a chuté aujourd’hui de façon très importante – va réduire les débouchés des groupes exportateurs de la première économie de la zone euro.

Il va y avoir la COP 21 à Paris en décembre. Peut-on concilier les enjeux du réchauffement avec ceux de l’économie ?

Jospeh Stiglitz. Cela pourrait aider l’économie mondiale. J’affirme que le problème essentiel se situe dans le manque de demande. Or si l’on prend un engagement sur la réduction des gaz à effet de serre il y aura nécessité de réformer l’économie pour éviter le réchauffement et cela peut constituer un stimulant pour la demande. Des investissements seront nécessaires non seulement pour la production d’énergies renouvelables mais aussi pour la réfection, l’isolement des bâtiments etc. Une COP 21 réussie serait bonne pour l’environnement et pour l’économie. A ce stade je ne suis pas très optimiste. Mais j’espère qu’un élan pourra être donné à Paris. S’il est suffisant, les entreprises vont comprendre le signal et donc la nécessité d’investir sur ce terrain. Et cela en dépit de l’opposition du congrès à majorité républicaine aux Etats-Unis.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 13:33
L’avenir de la Grèce (et de l’Europe) n’est pas écrit!

HUMANITE DIMANCHE

LA CHRONIQUE DE FRANCIS WURTZ (*)

LE TERRIBLE REVERS GREC POSE UNE QUESTION VITALE: « COMMENT FAIRE BOUGER LES RAPPORTS DE FORCES EN EUROPE ET RÉORIENTER SA CONSTRUCTION EN VUE DE SA REFONDATION ? »

Le 13 juillet noir de la Grèce a vu l’ambition transformatrice du gouvernement Tsipras se fracasser sur le « bloc des durs » – qui concentre aujourd’hui l’essentiel du pouvoir européen – et leur bras armé: la Banque centrale européenne. Ce terrible revers – même si les objectifs finaux d’un Schäuble n’ont pas été atteints – suscite naturellement une immense déception dans la gauche européenne. L’expérience de Syriza était la première brèche ouverte par un gouvernement dans la forteresse austéritaire européenne. Le courage des dirigeants grecs dans l’interminable bras de fer avec « les institutions » a forcé notre admiration. Leur loyauté exemplaire à l’égard des citoyens a nourri notre confiance. L’impressionnante dignité du peuple grec a dopé nos espoirs. La désillusion est aujourd’hui à la mesure de cette espérance.

Dans ce contexte douloureux, les opinions les plus diverses sinon contradictoires s’expriment sur les causes de cette issue malheureuse. Certaines d’entre elles se concentrent sur les dirigeants grecs, et notamment le premier d’entre eux, accusé d’avoir capitulé quitte à sacrifier son peuple.

Comment expliquer alors qu’il continue de bénéficier d’une large confiance de la part de ses concitoyens ? Ne serait-ce pas précisément en raison du respect qu’il leur témoigne en toute circonstance ? D’abord, en leur donnant à voir l’ensemble des éléments de la situation, sans chercher à en émousser les contradictions, ni à taire ses propres erreurs. Ensuite, en les appelant à trancher les différends de fond qui ont surgi au sein de la majorité qu’ils ont élue. Enfin, en restant fidèle au projet qu’il incarne depuis la victoire de Syriza: il s’est, en effet, engagé – comme aucun de ses prédécesseurs ne l’avait jamais fait – aussi loin que le lui permettent les rapports de forces dans l’Europe d’aujourd’hui.

Justement: comment les faire bouger, ces rapports de forces en Europe ? Voilà un enjeu crucial pour qui nourrit l’ambition de réorienter (pour de bon) la construction européenne en vue de sa refondation. À cet égard, certains courants de la gauche européenne devraient coûte que coûte dépasser la vision – illusoire et coûteuse – du « il n’y a qu’à », sous peine de négliger des exigences incontournables pour élargir pas à pas les marges d’action favorables qui nous font cruellement défaut aujourd’hui.

Ainsi, la question qui mérite avant tout d’être débattue, à gauche, me semble être: sommes nous au niveau requis en matière de bataille politique – permanente et de haut niveau – dans chaque société sur les enjeux européens (sans simplification outrancière) ? Et surtout: notre stratégie de rassemblement, de recherche d’alliés, de construction de convergences – y compris sur le plan européen – est-elle suffisamment audacieuse ? Pour faire bouger le molosse, il faut faire le poids: en nombre, en diversité de sensibilités et en intelligence politique des citoyens. Et c’est possible! La crise de légitimité de l’actuelle « Union » est de plus en plus profonde. L’attitude de ses actuels « patrons » visà-vis de la Grèce a scandalisé de larges secteurs de nos sociétés, bien au-delà des forces de progrès traditionnellement engagées dans le combat pour changer l’Europe! Les gens en recherche d’Europe solidaire sont légion. Voilà pourquoi l’avenir de la Grèce, et de l’Europe, n’est pas écrit. C’est le moment, à gauche, de reprendre l’initiative.

(*) Député honoraire du Parlement européen.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:37
Article suite à la conférence de presse du samedi 29 août (seul le Ouest-France a souhaité y participer)

Article suite à la conférence de presse du samedi 29 août (seul le Ouest-France a souhaité y participer)

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